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	<title>Archives des patrimoine africain &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des patrimoine africain &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sanké Mô de San 2026 : 626 ans de tradition, patrimoine UNESCO et fierté culturelle du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La ville de San a célébré la 626e édition du Sanké Mô, rite ancestral inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Une tradition emblématique du Mali qui allie mémoire collective, cohésion sociale, tourisme et souveraineté culturelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour la 626e fois, la ville de San a commémoré ce jeudi le rite ancestral du Sanké Mô, cérémonie de pêche collective autour de la mare Sanké. Un événement qui transcende le folklore pour incarner l&rsquo;identité et la cohésion d&rsquo;un peuple — et que l&rsquo;État malien entend faire rayonner bien au-delà des rives du Bani.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines traditions résistent au temps mieux que les empires. Le Sanké Mô en est la preuve vivante. Ce jeudi 11 juin 2026, la ville de San, au centre du Mali, a ouvert la 626e édition de ce rite multiséculaire, l&rsquo;une des cérémonies culturelles les plus anciennes et les plus emblématiques du continent africain. La cérémonie officielle d&rsquo;ouverture s&rsquo;est tenue en présence des autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, ainsi que de délégations venues de l&rsquo;ensemble des régions du Mali et de la diaspora malienne — témoignage de l&rsquo;attachement profond que cette célébration suscite bien au-delà des frontières de San.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme était représenté par une délégation conduite par Amadou Diabaté, chargé de mission, accompagné de Moulaye Coulibaly, directeur national du Patrimoine culturel. Portant les salutations du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, M. Diabaté a salué l&rsquo;engagement des communautés locales dans la préservation et la transmission de cette pratique «&nbsp;<em>multiséculaire, inscrite au patrimoine culturel national et porteuse de valeurs de solidarité, de paix et d&rsquo;unité</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une origine liée à la fondation de la cité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sanké Mô — littéralement «&nbsp;<em>pêche collective dans la mare Sanké</em>&nbsp;» en bamanankan — plonge ses racines dans la fondation même de la cité de&nbsp;<em>Santoro ni Karantela</em>, l&rsquo;ancienne appellation de San. Organisé chaque année le deuxième jeudi du septième mois lunaire, le rite commémore cet acte fondateur et rassemble les différentes communautés qui composent la ville et sa région. Il se déroule autour de la mare Sanké, étendue d&rsquo;eau douce dont les populations locales ont fait le théâtre d&rsquo;une liturgie collective : des milliers de participants se jetant dans les eaux pour capturer le poisson à mains nues, dans un élan à la fois symbolique et communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien plus qu&rsquo;une fête de village, le Sanké Mô est reconnu comme un acte de mémoire collective qui perpétue les liens entre les générations, rappelle les pactes fondateurs de la cité et réaffirme, année après année, que les différentes composantes de la société sanoise partagent une même origine et un même destin. C&rsquo;est cette dimension de&nbsp;ciment social&nbsp;qui a valu au Sanké Mô son inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;humanité de l&rsquo;UNESCO — une reconnaissance internationale qui rejaillit sur l&rsquo;ensemble du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un levier économique et touristique à valoriser</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Sanké Mô est d&rsquo;abord un acte culturel et spirituel, il génère aussi une dynamique économique locale non négligeable. L&rsquo;afflux de visiteurs — Maliens de l&rsquo;intérieur, membres de la diaspora, touristes étrangers attirés par l&rsquo;authenticité de la cérémonie — alimente l&rsquo;hôtellerie, la restauration et l&rsquo;artisanat local pendant plusieurs jours. Les griots, musiciens, artisans et commerçants trouvent dans cette mobilisation annuelle une occasion de revenus qui compte dans l&rsquo;économie de San.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément cet axe que le ministère entend renforcer. En affichant sa présence à San et en positionnant le Sanké Mô comme un événement d&rsquo;envergure nationale, les autorités envoient un signal aux opérateurs du tourisme culturel : le Mali dispose d&rsquo;un patrimoine immatériel exceptionnel, encore insuffisamment exploité sur le plan touristique. La cérémonie de San rejoint dans cette logique d&rsquo;autres grands rendez-vous du calendrier culturel malien — le Festival sur le Niger de Ségou, le Festival du Désert de Tombouctou ou les célébrations dogon — qui constituent autant de vitrines d&rsquo;un pays riche d&rsquo;une diversité culturelle rare en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Patrimoine et souveraineté culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La valorisation du Sanké Mô s&rsquo;inscrit aussi dans un contexte politique particulier. Depuis l&rsquo;arrivée des autorités de la Transition, le discours sur la souveraineté culturelle occupe une place croissante dans le narratif officiel : affirmer l&rsquo;identité malienne, ses traditions, ses langues et ses savoirs comme des ressources à défendre et à promouvoir. Dans ce cadre, le soutien institutionnel à une cérémonie qui existe depuis 626 ans — bien avant l&rsquo;État malien lui-même — revêt une cohérence symbolique évidente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants de San et les communautés qui gravitent autour de la mare Sanké, la 626e édition de leur rite fondateur est avant tout une célébration intime, une affaire de famille au sens large du terme. Mais c&rsquo;est aussi, pour le reste du monde, un rappel que l&rsquo;Afrique abrite des traditions vivantes d&rsquo;une profondeur historique que peu de civilisations peuvent égaler. Rendez-vous est pris, l&rsquo;année prochaine, pour la 627e édition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Festival du Triangle du Balafon 2026 : Sikasso réunit Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire autour de la souveraineté culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 21:08:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Du 5 au 8 novembre 2026, Sikasso accueille la 10e édition du Festival international du Triangle du Balafon. Un rendez-vous culturel majeur réunissant le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire autour du patrimoine, de l’identité et de la souveraineté culturelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres malien a annoncé le 10 juin 2026 la tenue de la 10e édition du Festival international du Triangle du Balafon à Sikasso, du 5 au 8 novembre 2026. Sous le thème de la renaissance et de la souveraineté culturelles, cet événement panafricain réunit trois pays de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest autour d&rsquo;un instrument millénaire — et d&rsquo;une vision commune de l&rsquo;identité partagée.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 5 au 8 novembre 2026, Sikasso — troisième ville du Mali, capitale du Kénédougou, carrefour historique des cultures mandingues et sénoufo — accueillera la 10e édition du Festival international du Triangle du Balafon. L&rsquo;annonce a été faite le 10 juin lors du Conseil des ministres présidé par le général d&rsquo;armée Assimi Goïta, sur rapport du ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Festival international du Triangle du Balafon est la plus grande manifestation artistique et culturelle à caractère sous-régional d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Il met en compétition les troupes artistiques du Burkina Faso, du Mali et de la Côte d&rsquo;Ivoire — les trois pays qui partagent l&rsquo;espace géographique et culturel du «&nbsp;<em>Triangle du Balafon</em>&nbsp;», ce vaste territoire où l&rsquo;instrument à lames de bois est au cœur de la vie sociale, rituelle et festive depuis des siècles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le balafon : bien plus qu&rsquo;un instrument</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la portée de ce festival, il faut d&rsquo;abord comprendre ce qu&rsquo;est le balafon dans l&rsquo;espace culturel ouest-africain. Ce xylophone à résonateurs en calebasse est l&rsquo;un des instruments les plus anciens du continent : les chroniques arabes du XIIIe siècle en font déjà mention dans les récits de l&rsquo;Empire du Mali. Inscrit en 2012 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;UNESCO, le balafon est un instrument de cour, de cérémonie et de médiation sociale — joué lors des fêtes, des funérailles, des investitures, des réconciliations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est surtout un instrument transfrontalier. Le balafon ne connaît pas les frontières héritées de la colonisation. Il est joué par les Sénoufo de Côte d&rsquo;Ivoire et du Mali, par les Bobo et les Bwa du Burkina Faso, par les Malinké des trois pays, avec des variations de forme et de répertoire qui témoignent d&rsquo;une histoire partagée — celle de sociétés qui ont commercé, migré, combattu et coexisté bien avant que des lignes sur une carte ne les séparent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Souveraineté culturelle : un thème politique assumé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème choisi pour cette 10e édition — «&nbsp;<em>Le Balafon, pilier d&rsquo;une identité sous-régionale et symbole de renaissance et de souveraineté culturelles</em>&nbsp;» — n&rsquo;est pas neutre. Il s&rsquo;inscrit pleinement dans le discours que les autorités de la Transition malienne portent depuis 2021 : celui d&rsquo;une reconquête de l&rsquo;identité africaine face aux héritages culturels imposés par la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La notion de «&nbsp;<em>souveraineté culturelle</em>&nbsp;» est au cœur du projet de refondation nationale porté par Bamako. Elle se traduit institutionnellement par la co-officialité des langues nationales inscrite dans la Constitution de 2023, par le Programme national d&rsquo;éducation aux valeurs fondé sur les traditions mandingues, par la promotion des arts et savoirs traditionnels. Le Festival du Triangle du Balafon en est une expression festive et collective — un moment où la fierté culturelle se donne à voir, à entendre et à partager entre trois peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un festival au cœur de l&rsquo;intégration sous-régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend ce festival particulièrement remarquable en 2026, c&rsquo;est son contexte géopolitique. Le Mali et le Burkina Faso sont tous deux membres de l&rsquo;Alliance des États du Sahel — une rupture avec la CEDEAO qui a provoqué des tensions diplomatiques avec plusieurs voisins de la sous-région, dont la Côte d&rsquo;Ivoire. Or, le Festival du Triangle du Balafon réunit précisément ces trois pays — deux membres de l&rsquo;AES et un État membre de la CEDEAO — autour d&rsquo;un projet culturel commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que réside la force silencieuse de cet événement. Quand la diplomatie officielle se heurte à des obstacles institutionnels, la culture continue de circuler. Les troupes de Bobo-Dioulasso, d&rsquo;Abidjan et de Sikasso monteront sur la même scène en novembre, dans une compétition fraternelle qui dit, mieux que n&rsquo;importe quel communiqué, que les peuples de ces trois pays partagent quelque chose d&rsquo;essentiel — une mémoire, un son, une façon d&rsquo;être ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 10e édition s&rsquo;inscrit dans la continuité de l&rsquo;Année 2025, décrétée «&nbsp;<em>Année de la Culture</em>&nbsp;» par les autorités maliennes, et dans les objectifs de 2026, décrétée «&nbsp;<em>Année de l&rsquo;Éducation et de la Culture&nbsp;</em>». Le balafon, instrument millénaire, portera en novembre prochain à Sikasso un message que les discours politiques peinent parfois à formuler : l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest est une, même quand elle se divise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Construire avec la terre : Renaissance de l&#8217;architecture en banco comme réponse écologique et culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 09:19:59 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali et dans le Sahel, le banco revient au cœur des débats sur l’habitat durable. Écologique, économique et adapté au climat, l’architecture en terre crue apparaît comme une alternative crédible au béton face aux défis environnementaux et urbains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deux milliards de personnes vivent encore dans des bâtiments en terre crue. Le ciment, lui, produit chaque année 2,5 milliards de tonnes de CO₂, soit 7 % des émissions mondiales. Au Mali, à Djenné, à Tombouctou, au Burkina Faso et dans tout le Sahel, le banco — cette argile mêlée de paille ou de la bouse de vache — a façonné des cités durant des siècles. Aujourd&rsquo;hui, une génération d&rsquo;architectes, de chercheurs et d&rsquo;artisans tente de redonner à ce matériau sa place légitime. Non pas comme vestige folklorique, mais comme réponse rigoureuse à la double urgence climatique et sociale du XXI</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em>&nbsp;siècle.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut commencer par nommer le paradoxe. Dans la ville de Djenné, au cœur du Mali, se dresse le plus grand édifice en terre crue du monde : la Grande Mosquée, inscrite au patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO depuis 1988. Construite initialement au XIIIᵉ&nbsp;siècle, reconstruite en 1907 dans le style soudano-sahélien, elle accueille chaque année le rituel du crépissage — une mobilisation collective de toute la communauté djennékée pour enduire ses murs de banco frais avant la saison des pluies. Ce geste n&rsquo;est pas de la nostalgie : c&rsquo;est de l&rsquo;ingénierie sociale et thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, à quelques rues de là, les habitants détruisent leurs maisons en terre pour les reconstruire en parpaings et en ciment. Non par conviction technique, mais par mimétisme social : dans l&rsquo;imaginaire collectif forgé par des décennies de «&nbsp;<em>modernisation</em>&nbsp;», la maison en béton est signe de réussite, et le banco signe de pauvreté. Cette hiérarchie symbolique est l&rsquo;un des obstacles les plus redoutables à surmonter. Elle n&rsquo;est pas irrationnelle — elle est le produit d&rsquo;une histoire coloniale et postcoloniale qui a systématiquement déprécié les savoirs locaux au profit de matériaux importés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est documenté : l&rsquo;UNESCO signale depuis plusieurs années que <a href="https://africarenewal.un.org/fr/magazine/mali-le-site-des-villes-anciennes-de-djenne-ajoute-la-liste-du-patrimoine-mondial-en-peril" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;introduction du ciment</a>, des briques cuites et des huisseries métalliques dans le tissu ancien de Djenné altère l&rsquo;authenticité du site classé, et accélère la dégradation des structures traditionnelles en modifiant leurs propriétés hygrothermiques d&rsquo;origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que la science dit du banco : des chiffres, pas des mythes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;architecture en terre crue n&rsquo;est pas qu&rsquo;une affaire d&rsquo;esthétique ou d&rsquo;identité. Elle est d&rsquo;abord une technique aux performances mesurables, documentées par la recherche contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Première propriété fondamentale : l&rsquo;inertie thermique. Les murs en banco présentent un déphasage thermique de 10 à 12 heures — ce qui signifie que la chaleur absorbée en journée n&rsquo;est restituée vers l&rsquo;intérieur que la nuit, quand les températures extérieures ont baissé. Dans un climat sahélien où <a href="https://www.jle.com/en/revues/sec/e-docs/les_parcours_du_sahel_270087/article.phtml%60" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les écarts jour/nuit peuvent dépasser 20 °C</a>, cette propriété est capitale. Elle permet de maintenir une température intérieure stable sans aucune énergie mécanique — sans climatiseur, sans ventilateur, sans générateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième propriété : le bilan carbone. Selon les données disponibles sur les matériaux de construction, la production d&rsquo;une tonne de ciment Portland génère entre 800 kilos et une tonne de CO₂. L&rsquo;industrie cimentière mondiale est responsable d&rsquo;environ <a href="https://www.ecocemglobal.com/wp-content/uploads/2023/03/FR-06445-Ecocem-%E2%80%93-State-of-the-Cement-Nation-Report-V8_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2,5 milliards de tonnes de CO₂ par an</a>, soit 7 % des émissions mondiales — un chiffre comparable à celui de l&rsquo;aviation internationale. La terre crue, elle, ne subit aucune cuisson, aucune transformation chimique énergivore. Son énergie grise — c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;énergie nécessaire à sa production — est jusqu&rsquo;à dix fois inférieure à celle des briques cuites, et radicalement moindre que celle du béton armé, selon des experts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième propriété : la réversibilité. Un mur en banco peut, en fin de vie, retourner à la terre. Il n&rsquo;existe pas de déchet inerte, pas de gravat non recyclable. Dans un continent africain qui devra construire des millions de logements dans les prochaines décennies pour absorber une urbanisation sans précédent — <a href="https://unhabitat.org/topic/housing" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UN-Habitat</a> évaluait en 2016 le besoin à 90 000 logements par jour d&rsquo;ici 2030 pour 3 milliards de personnes mal logées — la question du coût environnemental des matériaux n&rsquo;est pas secondaire. Elle est centrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Djenné, Tombouctou, le Sahel : un patrimoine vivant sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali concentre quelques-uns des monuments en terre les plus importants au monde. Outre la Grande Mosquée de Djenné — le plus grand édifice en adobe du monde —, la ville <a href="https://whc.unesco.org/fr/actualites/1520" target="_blank" rel="noreferrer noopener">abrite plus de 2 000 maisons traditionnelles</a>, toutes inscrites au patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO. À Tombouctou, la mosquée Djingareyber, construite au XIVᵉ siècle, est la plus vieille construction en terre d&rsquo;Afrique subsaharienne encore debout. Ces monuments ne sont pas des musées : ils sont des preuves vivantes de la durabilité d&rsquo;une technique constructive quand elle est correctement entretenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://the.akdn/en/how-we-work/our-agencies/aga-khan-trust-culture" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;Aga Khan Trust for Culture</a></em> (AKTC), qui intervient à Djenné depuis 2006, a conduit une restauration complète de la Grande Mosquée après avoir constaté que des décennies de surcrépissage avaient accumulé plus de 500 tonnes de banco sur la toiture, fragilisant l&rsquo;ensemble de la structure. Cette intervention illustre une leçon essentielle : l&rsquo;architecture en terre n&rsquo;est pas une technique passive. Elle exige un entretien régulier, des savoir-faire transmis, une organisation communautaire. C&rsquo;est précisément là que réside sa dimension culturelle irremplaçable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le banco n&rsquo;est pas seulement un matériau de construction — il est un vecteur de cohésion sociale. Le crépissage annuel de la mosquée de Djenné est un événement culturel qui mobilise l&rsquo;ensemble de la communauté, transmet les techniques aux jeunes générations, et réaffirme collectivement l&rsquo;appartenance à un lieu et à une histoire. Cet aspect — difficile à quantifier dans une feuille de calcul carbone — est pourtant l&rsquo;une des ressources les plus précieuses que l&rsquo;architecture en banco peut offrir à des sociétés sahéliennes traversées par les fractures de la modernité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La renaissance est en marche — mais elle se bat contre des vents contraires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis quelques années, un écosystème d&rsquo;acteurs travaille à réhabiliter l&rsquo;architecture en terre crue comme option sérieuse pour la construction contemporaine au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, l&rsquo;École supérieure d&rsquo;ingénierie, d&rsquo;architecture et d&rsquo;urbanisme (<a href="https://legrandfrere.africa/etablissement/esiau/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ESIAU</a>) porte le réseau <a href="https://www.factsahelplus.com/le-reseau" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FACT Sahel+,</a> un forum qui fédère architectes, maçons, ingénieurs et chercheurs du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Bénin et au-delà. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;échelle internationale, le <a href="https://amaco.org/terra-award-premier-prix-mondial-des-architectures-contemporaines-terre-crue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">TERRA Award</a> — premier prix mondial des architectures contemporaines en terre crue, lancé en 2016 sous l&rsquo;égide de la chaire UNESCO « <em>Architectures de terre, cultures constructives et développement durable</em> », portée par le laboratoire CRAterre de l&rsquo;ENSAG — a déjà récompensé des réalisations sahéliennes et démontré que l&rsquo;architecture en banco peut être à la fois rigoureuse, esthétique et économiquement accessible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives se heurtent cependant à des obstacles structurels considérables. Les normes de construction en vigueur dans la plupart des pays sahéliens ont été conçues pour le béton armé : elles ignorent ou pénalisent les matériaux locaux. Les bailleurs de fonds internationaux — banques de développement, agences d&rsquo;aide bilatérale — financent plus volontiers du béton «&nbsp;<em>standardisé</em>&nbsp;» que de la terre «&nbsp;<em>vernaculaire</em>&nbsp;». Et les architectes formés dans des écoles aux références occidentales manquent souvent des compétences techniques spécifiques à la construction en terre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce qu&rsquo;il faut faire : une politique, pas une nostalgie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La renaissance du banco ne peut pas reposer sur la seule bonne volonté des militants de l&rsquo;architecture durable. Elle nécessite des décisions politiques claires, à plusieurs niveaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier impératif est normatif. Les États malien, burkinabè, nigérien et leurs voisins doivent adapter leurs codes de construction pour intégrer les matériaux locaux — banco, brique de terre compressée (BTC), pisé — avec des normes de mise en œuvre claires et des exigences de formation adaptées. Sans reconnaissance légale, les artisans et architectes qui choisissent la terre restent dans un vide juridique pénalisant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième impératif est éducatif. L&rsquo;architecture en terre doit entrer dans les cursus des écoles d&rsquo;architecture et d&rsquo;ingénierie du Sahel — non pas comme module optionnel exotique, mais comme compétence fondamentale. L&rsquo;expérience de l&rsquo;ESIAU et du réseau FACT Sahel+ montre que la demande existe chez les étudiants. Il manque des ressources pédagogiques, des équipements, et une reconnaissance institutionnelle de ces formations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième impératif est financier. Les programmes d&rsquo;aide au logement, qu&rsquo;ils émanent des États ou des bailleurs internationaux, doivent intégrer des critères favorisant les matériaux locaux à faible empreinte carbone. Dans un contexte où le continent africain va devoir construire massivement pour loger une population en forte croissance, orienter ces flux financiers vers des filières locales de construction en terre est à la fois un choix climatique et un choix de développement économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième impératif, souvent négligé, est symbolique. Tant que la maison en banco sera perçue comme signe de pauvreté et le parpaing comme signe de réussite, les campagnes techniques échoueront. Changer cette perception suppose un travail de longue haleine — dans les médias, dans les programmes scolaires, dans l&rsquo;architecture des équipements publics. Lorsqu&rsquo;une mairie, une école ou un dispensaire est construit en banco de qualité, avec un soin architectural visible, le message est puissant : ce matériau est digne, il est contemporain, il est nôtre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La terre n&rsquo;est pas un retour en arrière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait naïf de prétendre que le banco seul peut répondre à tous les besoins de construction du Sahel contemporain. Les villes croissent trop vite, les programmes sont trop massifs, les contraintes trop diverses. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de remplacer le ciment par la terre de manière idéologique, mais d&rsquo;intégrer la terre crue dans une palette de matériaux raisonnée — là où ses performances thermiques, son coût, sa disponibilité locale et sa dimension culturelle en font le meilleur choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix est déjà celui de près de deux milliards d&rsquo;êtres humains sur la planète. Il est celui de civilisations sahéliennes qui ont bâti des cités entières, des mosquées millénaires, des greniers centenaires avec cette argile modeste et généreuse. La science du XXIᵉ&nbsp;siècle ne fait que confirmer ce que les maçons de Djenné savaient depuis longtemps : la terre est un matériau intelligent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n&rsquo;est pas de savoir si l&rsquo;architecture en banco est capable de répondre aux défis du présent. Elle l&rsquo;est. La vraie question est de savoir si nos politiques, nos institutions et nos imaginaires collectifs sont capables de lui faire confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Culture malienne : comment rester soi-même dans un monde globalisé ?</title>
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		<pubDate>Fri, 08 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali entend préserver son identité culturelle face à la mondialisation. Entre héritage des empires, langues nationales, diaspora et révolution numérique, le pays entend concilier tradition et modernité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Carrefour millénaire des civilisations sahéliennes, le Mali fait face à une équation délicate : comment rester soi-même tout en s&rsquo;ouvrant à un monde qui ne vous attend pas ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, sur la rive gauche du fleuve Niger, le griot Seydou Camara récite depuis l&rsquo;aube les généalogies de sa communauté. Quelques rues plus loin, un jeune Malien suit une formation en ligne depuis son téléphone, connecté à un serveur situé à des milliers de kilomètres. Ces deux images, si elles peuvent paraître antinomiques, résument pourtant toute la complexité de ce que vit aujourd&rsquo;hui la société malienne : une civilisation d&rsquo;une profondeur extraordinaire, soudainement projetée dans l&rsquo;accélération du monde contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le Mali n&rsquo;est pas un pays ordinaire. Héritier de l&#8217;empire du Mali et de l&#8217;empire songhay — dont Tombouctou fut la capitale intellectuelle rayonnant de ses madrasas jusqu&rsquo;en Europe —, il porte en lui une mémoire longue, structurée, vivante. Les langues — bambara, peul, dogon, soninké, songhai — ne sont pas de simples idiomes : elles sont des architectures du monde, des systèmes de valeurs transmises dans les proverbes, les contes, les cérémonies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mondialisation, un miroir à double face</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée massive des technologies numériques, des plateformes de divertissement et des modèles économiques importés a bouleversé les équilibres culturels en quelques décennies à peine. La musique urbaine malienne, héritière de la kora et du balafon, côtoie désormais le rap en bambara, l&rsquo;afrobeats et les algorithmes de Spotify. Ce syncrétisme est parfois fertile — il a donné naissance à des artistes reconnus mondialement comme Oumou Sangaré ou Salif Keïta — mais il peut aussi diluer, par sédimentation progressive, ce qui fait la singularité profonde d&rsquo;une civilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La problématique n&rsquo;est pas nouvelle : toute culture vivante est le produit de métissages successifs. Tombouctou elle-même n&rsquo;était grande que parce qu&rsquo;elle était un carrefour. Mais la mondialisation néolibérale actuelle présente une particularité : elle ne propose pas un échange entre égaux. Elle impose des standards, des esthétiques, des logiques économiques qui réduisent la diversité culturelle au rang de folklore consommable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;éducation, première ligne de résistance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces pressions, plusieurs leviers s&rsquo;offrent aux sociétés maliennes. Le premier, et sans doute le plus structurant, est celui de l&rsquo;éducation. Depuis plusieurs années, des expériences pédagogiques innovantes tentent de réconcilier les savoirs académiques avec les épistémologies locales. Des écoles communautaires intègrent l&rsquo;enseignement en langues nationales aux côtés du français. Des chercheurs maliens numériques, depuis Bamako ou la diaspora, travaillent à archiver les manuscrits de Tombouctou, dont beaucoup restent encore inédits.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi faut-il souligner l’initiative du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta de décréter la période 2026-2027, «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;»&nbsp;<em>afin «&nbsp;d’engager un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain, condition première de la prospérité partagée »,</em>&nbsp;a déclaré le président de la transition tout en soulignant que l’ambition est de former&nbsp;<em>« un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence ».&nbsp;&nbsp;</em>2025&nbsp;avait été&nbsp;consacrée «&nbsp;<em>année de la culture</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre cela, la constitution du 22 juillet 2023 réserve aux langues nationales du Mali le statut de langue officielle alors que le français est relégué uniquement au rang de langue de travail. Ce n’est pas tout. Il convient de souligner également le programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) qui vise la revalorisation de la culture malienne à travers l’éducation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le président Goïta,&nbsp;la culture est le&nbsp;<em>« pilier de l’identité nationale ». Elle&nbsp;</em>devait continuer à être valorisée et intégrée dans les programmes éducatifs afin de consolider la cohésion sociale et la souveraineté culturelle.&nbsp;<em>« La culture ne saurait être enfermée dans un calendrier, elle doit être portée par un engagement durable, car elle est une force de cohésion, de dignité et de souveraineté »</em>, a indiqué le Président de la transition, en invitant le Gouvernement à poursuivre et intensifier la revitalisation culturelle dans toutes les régions du pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives, souvent fragiles faute de financements stables, témoignent d&rsquo;une vitalité intellectuelle réelle. Elles montrent qu&rsquo;il est possible de penser la transmission sans muséification : non pas conserver le passé comme une relique, mais le rendre actif, opérant, capable de dialogue avec le présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Repère. Les manuscrits de Tombouctou. On estime à plusieurs centaines de milliers le nombre de manuscrits islamiques et scientifiques conservés à Tombouctou, couvrant mathématiques, astronomie, médecine et droit. Après les destructions commises par des groupes armés en 2012, une course contre la montre s&rsquo;est engagée pour les numériser. Le projet Ahmed Baba, soutenu par l&rsquo;UNESCO, en a sauvegardé une partie — mais de nombreux textes restent encore vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Préserver sans s&rsquo;isoler : le défi de la souveraineté culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équation posée est donc celle de la souveraineté culturelle : comment affirmer sa propre grammaire du monde sans tomber dans le repli identitaire ? Car les deux dangers sont réels. D&rsquo;un côté, l&rsquo;absorption passive par une mondialisation qui homogénéise. De l&rsquo;autre, le refuge dans un essentialisme figé qui fétichise le passé et ferme les portes au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse que tentent de construire nombre d&rsquo;intellectuels, d&rsquo;artistes et d&rsquo;acteurs de terrain maliens passe par un mot d&rsquo;ordre simple mais exigeant : participer sans se dissoudre. Diffuser sa musique sur les plateformes mondiales sans abandonner les modes de transmission orale. Utiliser les réseaux sociaux pour faire vivre les langues nationales plutôt que pour les supplanter. Intégrer les outils numériques dans les pratiques artisanales sans en effacer la logique propre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains pays ont tracé des voies utiles à cet égard. Le Maroc, le Sénégal ou encore le Ghana ont développé des politiques culturelles ambitieuses articulant promotion internationale et ancrage local. Le Mali, malgré les crises politiques qui l&rsquo;ont secoué ces dernières années, conserve un tissu associatif et artistique d&rsquo;une remarquable résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La diaspora, pont ou fossé ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette équation, la diaspora malienne — l&rsquo;une des plus importantes d&rsquo;Afrique subsaharienne, présente en France, en Italie, aux États-Unis — joue un rôle ambivalent. Elle représente à la fois un vecteur de diffusion culturelle vers l&rsquo;extérieur et un relais de réinterprétation des identités. Les secondes générations, souvent écartelées entre deux appartenances, inventent des formes hybrides qui peuvent enrichir autant que brouiller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la diaspora est aussi une ressource économique et intellectuelle considérable. Les transferts de fonds qu&rsquo;elle envoie dépassent souvent l&rsquo;aide publique au développement. Et les projets culturels qu&rsquo;elle finance — associations, labels de musique, maisons d&rsquo;édition — participent d&rsquo;une économie culturelle malienne transnationale encore en construction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, la question de l&rsquo;identité culturelle malienne face à la mondialisation n&rsquo;est pas une question de survie au sens strict. La culture malienne, portée par ses griots, ses artisans, ses écrivains, ses musiciens, ses philosophes, a traversé bien des tempêtes. Ce qu&rsquo;elle réclame aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est moins une protection qu&rsquo;une juste reconnaissance : celle d&rsquo;une civilisation qui n&rsquo;a rien à envier à personne, et qui mérite d&rsquo;entrer dans le concert mondial non comme objet d&rsquo;exotisme, mais comme sujet de sa propre histoire. C’est tout le sens du projet&nbsp;<em>Malidenya</em>, porté par le ministre de l’Artisanat, de la culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la revitalisation du Musée national au cœur d’un projet de coopération avec l’Espagne </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À Bamako, le Mali lance le projet « Repenser le Musée national du Mali » afin de moderniser l’institution, améliorer la conservation des collections et renforcer la médiation culturelle avec le soutien de la coopération espagnole.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, les autorités maliennes ont lancé mardi 21 avril un programme visant à moderniser et revitaliser le Musée national du Mali, l’une des principales institutions culturelles du pays. Baptisé « Repenser le Musée national du Mali », le projet ambitionne de renforcer la conservation des collections, d’améliorer l’accueil du public et de redonner à l’établissement un rôle central dans la transmission du patrimoine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie officielle de lancement s’est tenue dans l’enceinte du musée, en présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, ainsi que de diplomates, de responsables culturels et de partenaires internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moderniser-une-institution-emblematique"><strong>Moderniser une institution emblématique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de la capitale malienne, le Musée national constitue depuis plusieurs décennies l’un des principaux lieux de conservation et de valorisation du patrimoine historique et artistique du pays. Sculptures, objets rituels, textiles, masques et pièces archéologiques y témoignent de la diversité culturelle du Mali et de l’histoire des grandes civilisations sahéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’institution fait face à plusieurs défis, notamment le manque de moyens pour la conservation des collections, la nécessité d’adapter les espaces d’exposition et la baisse de fréquentation observée ces dernières années dans un contexte sécuritaire et économique difficile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce cadre que le projet de revitalisation a été lancé, avec le soutien de l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement (AECID).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-axes-pour-relancer-le-musee"><strong>Trois axes pour relancer le musée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme s’articule autour de trois priorités principales : le renforcement des compétences du personnel, l’amélioration des conditions de conservation et de sécurité des collections, ainsi que le développement de la médiation culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de moderniser les pratiques muséales tout en rapprochant l’institution du public, en particulier des jeunes générations. Des formations spécialisées seront ainsi proposées aux équipes du musée, tandis que des améliorations techniques devraient permettre une meilleure protection des œuvres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le directeur général du musée, Daouda Keïta, ce partenariat représente une opportunité importante pour renforcer l’expertise des équipes et améliorer l’image de l’établissement, tant au niveau national qu’international.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-soutenu-par-la-cooperation-culturelle"><strong>Un projet soutenu par la coopération culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présent lors de la cérémonie, l’ambassadeur d’Espagne au Mali, Antonio Guillén Hidalgo, a salué une initiative qu’il considère comme essentielle pour la préservation du patrimoine. Selon lui, le Musée national joue un rôle clé non seulement dans la transmission de l’histoire, mais aussi dans le dialogue culturel et la coopération entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le ministre Mamou Daffé a mis l’accent sur la dimension stratégique du projet. Selon lui, la revitalisation du musée constitue une réponse aux difficultés rencontrées par les institutions culturelles maliennes ces dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le musée demeure un symbole fort de la mémoire collective</em>&nbsp;», a-t-il déclaré, affirmant l’engagement de l’État malien à soutenir les initiatives visant à préserver et valoriser le patrimoine national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce projet, les autorités entendent redonner au Musée national du Mali un rôle central dans la vie culturelle du pays et renforcer son rayonnement au-delà des frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, chercheurs et institutions débattent de la protection du patrimoine en temps de crise </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À l’occasion de la Journée internationale des monuments et des sites, une conférence organisée à Bamako par l’UNESCO et ICOMOS Mali a souligné l’importance des langues nationales dans la protection et la transmission du patrimoine culturel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’occasion de la Journée internationale des monuments et des sites, célébrée chaque 18 avril, acteurs culturels, institutions et experts se sont réunis à Bamako pour réfléchir aux moyens de protéger le patrimoine culturel dans un contexte de crises sécuritaires et de mutations sociales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre s’est tenue le 18 avril au Mémorial Modibo Keita, à l’initiative de ICOMOS Mali, en partenariat avec le ministère malien chargé de la Culture et le bureau local de l’UNESCO. L’événement s’inscrivait dans le cadre de la Journée internationale des monuments et des sites, instaurée en 1983 pour sensibiliser les États et les populations à la protection du patrimoine culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-traduire-le-patrimoine-pour-mieux-le-proteger"><strong>Traduire le patrimoine pour mieux le protéger</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’édition 2026, les échanges ont porté sur un thème national original : la traduction et l’interprétation des notions liées au patrimoine culturel en Bamanankan, l’une des principales langues nationales du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont débattu de l’importance de rendre accessibles les concepts liés au patrimoine dans les langues locales afin de renforcer l’appropriation par les communautés. Car, pour les organisateurs, la sauvegarde des monuments et des traditions ne peut se faire sans la participation active des populations qui en sont les gardiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence s’inscrivait également dans le thème international de la journée : «&nbsp;<em>Interventions d’urgence pour le patrimoine vivant dans des contextes de conflits et de catastrophes&nbsp;</em>». Une problématique particulièrement sensible pour des pays comme le Mali, confrontés depuis plusieurs années à l’insécurité et à la fragilisation de certains sites culturels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-langue-et-patrimoine-un-lien-indissociable"><strong>Langue et patrimoine, un lien indissociable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre s’est tenue en présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre, ainsi que de Ali Mohamed Sinane, chef de bureau par intérim et représentant de l’UNESCO au Mali. Ce dernier a insisté sur le rôle central des langues nationales dans la transmission du patrimoine culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Lorsque les notions du patrimoine sont comprises et exprimées dans les langues nationales, le patrimoine devient plus accessible, plus inclusif et mieux protégé »</em>, a-t-il déclaré, soulignant que protéger le patrimoine revient également à préserver les langues qui le transmettent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-culturel-et-politique"><strong>Un enjeu culturel et politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des débats académiques, la rencontre a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays sahéliens dans la préservation de leur patrimoine culturel. Entre conflits armés, pressions climatiques et transformations sociales rapides, de nombreux sites et traditions restent vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette célébration, le bureau de l’UNESCO au Mali réaffirme sa volonté d’accompagner les autorités maliennes, les institutions culturelles et les communautés locales dans plusieurs domaines : la promotion des langues nationales comme vecteurs de transmission culturelle, le renforcement des capacités des acteurs du patrimoine et la mise en œuvre des conventions internationales relatives à la protection du patrimoine matériel et immatériel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays riche d’une diversité culturelle exceptionnelle, la sauvegarde du patrimoine demeure un levier essentiel de cohésion sociale et de consolidation de la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gao : la restauration du tombeau des Askia marque une étape pour le patrimoine malien </title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, les travaux de réhabilitation du tombeau des Askia à Gao ont été officiellement achevés. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce monument emblématique de l’Empire songhaï fait l’objet d’une restauration destinée à préserver l’un des sites historiques majeurs d’Afrique de l’Ouest.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Gao, la réhabilitation du célèbre Tombeau des Askia marque une nouvelle étape dans la préservation du patrimoine culturel malien. Les travaux de restauration de ce monument emblématique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, ont officiellement été clôturés le 17 avril lors d’une cérémonie réunissant autorités locales, partenaires internationaux et habitants de la ville.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Construit en 1495 par l’empereur Askia Mohamed, le monument constitue l’un des vestiges les plus emblématiques de l’ancien Empire songhaï. Édifié en banco, selon les techniques traditionnelles de l’architecture sahélienne, le site incarne à la fois l’histoire politique de la région et la mémoire collective des populations de Gao.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004, le tombeau demeure l’un des sites culturels les plus importants du Mali. Il symbolise l’identité historique de Gao et témoigne de la puissance de l’Empire songhaï, qui domina une grande partie de l’Afrique de l’Ouest aux XVe et XVIe siècles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-travaux-pour-preserver-un-site-fragile"><strong>Des travaux pour préserver un site fragile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux de restauration ont été menés sous l’égide du ministère malien de la Culture, en partenariat avec l’UNESCO et la Fondation ALIPH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chantier, supervisé par des architectes spécialisés dans l’architecture de terre, a permis de consolider les piliers du monument, d’alléger la charge du banco sur la toiture, de renouveler les charpentes et de renforcer l’ensemble de la structure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La restauration a également mobilisé des maçons et artisans locaux de Gao, dans le respect des techniques traditionnelles de construction en terre crue, essentielles pour préserver l’authenticité du monument.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sortir-le-site-de-la-liste-du-patrimoine-en-peril"><strong>Sortir le site de la liste du patrimoine en péril</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présent à la cérémonie au nom du ministre de la Culture, Mamou Daffé, le conseiller technique Mamadou Cissé a salué l’engagement des partenaires et des communautés locales. Selon lui, cette réhabilitation constitue une étape importante pour permettre au site de sortir de la liste du patrimoine mondial en péril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable a également appelé les jeunes générations à s’impliquer dans la préservation du monument, soulignant que la protection du patrimoine culturel reste un enjeu majeur pour la transmission de l’histoire et de l’identité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie s’est conclue par une visite guidée du monument restauré, permettant aux participants de découvrir les travaux réalisés et de mesurer l’importance de cette restauration pour la sauvegarde d’un site emblématique du patrimoine africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Célébration de la Journée de l’Afrique : un projet citoyen pour la jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La Journée de l’Afrique célèbre la culture et l'éducation, des piliers pour bâtir une Afrique digne et intégrée en 2026.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 s’est déroulé à l’École supérieure de Journalisme et à l’École Cheick Modibo Diarra. L’événement a enregistré la présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M.&nbsp;&nbsp;Mamou Daffé,&nbsp;&nbsp;du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye ainsi que du ministre de l’Économie numérique, de la Communication et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag Ilyène.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème choisi, «&nbsp;<em>La culture et l’éducation, deux leviers indispensables pour une Afrique digne et intégrée</em>&nbsp;», traduit une ambition politique et sociale. Il s’inscrit dans l’Année de l’éducation et de la Culture décrétée par le Président de la Transition, Assimi GOÏTA. Ce choix met en avant deux piliers essentiels pour construire une société africaine plus solidaire, où la jeunesse devient actrice de la transmission et de la cohésion nationale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-orientation-strategique-pour-l-avenir"><strong>Une orientation stratégique pour l’avenir</strong></h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1023" height="527" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga.jpeg" alt="Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga" class="wp-image-21910" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga.jpeg 1023w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-300x155.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-768x396.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-585x301.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Dr-Aboubacar-Abdoulwahidou-Maiga-600x309.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, Directeur général de l’École supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) du Mali, lors du lancement des activités de la Journée de l&rsquo;Afrique, le 16 avril 2026, à Bamako. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/ Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Directeur général de l’École supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) du Mali, Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a rappelé l’importance de l’Université de Tombouctou comme référence intellectuelle et historique. Associer les établissements modernes à cette tradition académique revient à bâtir un pont entre héritage et avenir. Ce rapprochement symbolique souligne que l’Afrique doit puiser dans ses racines pour construire son futur, en donnant à la jeunesse les outils nécessaires pour affronter les défis contemporains avec dignité et confiance.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Directrice de la Tour de l’Afrique, Mme Maïga Mariam Maïga, a insisté sur la transversalité de la culture au service de l’éducation. Elle a affirmé que «&nbsp;<em>la culture est le socle d’un peuple, et l’éducation en est la croix de la transmission</em>&nbsp;». En remettant des kits composés de recueils littéraires et poétiques aux écoles participantes, elle a voulu traduire une solidarité gouvernementale concrète, renforçant la connaissance du continent et valorisant la créativité des jeunes générations.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-activites-pedagogiques-innovantes"><strong>Des activités pédagogiques innovantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les activités pédagogiques ont pris une dimension pratique : dissertations et commentaires de texte pour le Concours littéraire, questionnaires et poèmes via l’application TIYABOU pour le Parcours pédagogique. Ces exercices ne sont pas de simples épreuves scolaires, mais des moyens de stimuler la réflexion critique et l’expression artistique. Les meilleures productions seront primées et compilées dans des recueils, destinés à enrichir les bibliothèques et à servir de référence pour les générations futures.&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique-.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="520" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--1024x520.jpeg" alt="Participants à la Journée de l'Afrique" class="wp-image-21909" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--1024x520.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--300x152.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--768x390.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--585x297.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique--600x305.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/Participants-a-la-Journee-de-lAfrique-.jpeg 1044w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 , le 16 avril 2026, à Bamako. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a montré que culture, éducation et innovation peuvent marcher ensemble. Le numérique, introduit par l’application TIYABOU, a permis aux élèves de travailler sur des questionnaires interactifs et de partager leurs créations. Cette intégration des technologies dans l’apprentissage illustre une volonté de moderniser l’éducation, tout en gardant un ancrage culturel fort. L’Afrique se projette ainsi dans une dynamique où tradition et innovation se complètent.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-annee-de-l-education-et-de-la-culture"><strong>L’Année de l’éducation et de la Culture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de l’Année de l’éducation et de la Culture. En décrétant 2026 comme une année dédiée à ces deux piliers, le Président Assimi GOÏTA a voulu rappeler que la culture est le sang qui coule dans les veines du peuple africain, et que l’éducation en est la respiration. Cette orientation politique vise à donner un souffle nouveau aux institutions éducatives et culturelles, en les plaçant au centre du projet national.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse a été mise en avant comme moteur de cohésion sociale. Les élèves et étudiants, en produisant dissertations, poèmes et réflexions, ont montré que la créativité peut devenir un outil de dialogue et de paix. Leurs œuvres, une fois compilées, ne seront pas seulement des textes, mais des témoignages vivants d’une génération qui veut prendre ses responsabilités et affronter ses défis avec confiance et détermination.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-actrice-de-la-cohesion"><strong>Une jeunesse actrice de la cohésion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé, en clôturant la cérémonie, a salué l’engagement des jeunes, affirmant que leurs créations représentent une source d’espoir et de dignité pour l’Afrique. Selon lui, l’avenir du continent dépend de cette capacité à unir culture et éducation, à transformer la créativité en force collective. L’événement devient ainsi un symbole : celui d’une Afrique debout, consciente de son héritage et résolument tournée vers l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 ne se limite pas à une commémoration. Il s’impose comme un acte fondateur, où institutions, écoles et jeunesse se rencontrent pour bâtir un projet commun. En liant culture et éducation, les autorités maliennes ont voulu montrer que l’Afrique peut se réinventer à travers ses propres valeurs. Cette célébration devient un manifeste pour une Afrique digne, intégrée et prête à conquérir sa place dans le concert des nations.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-citoyenne-et-strategique"><strong>Une vision citoyenne et stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative traduit une volonté politique et sociale de placer la jeunesse au centre des priorités. Les activités lancées ne sont pas seulement des concours ou des exercices pédagogiques, mais des instruments de construction citoyenne. Elles rappellent que l’Afrique, riche de son patrimoine et de sa diversité, peut s’appuyer sur ses jeunes pour bâtir une société plus juste, plus solidaire et tournée vers l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 illustre une vision stratégique : celle d’un continent qui veut se construire par la culture et l’éducation. Les institutions, les écoles et les jeunes ont montré qu’ensemble, ils peuvent créer une dynamique nouvelle. Ce projet citoyen devient une référence, où la créativité et le savoir se conjuguent pour donner à l’Afrique une place forte dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : quand les élèves partent à la conquête de leur histoire</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 12:27:02 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les monuments et places emblématiques de Bamako à travers la sortie pédagogique organisée pour les élèves de la capitale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une trentaine d’élèves de Bamako ont parcouru, samedi 14 mars, plusieurs monuments et places emblématiques de la capitale dans le cadre d’une sortie pédagogique organisée par le Conseil national de transition et le ministère de la Culture. L’initiative, qui s’inscrit dans le programme des activités culturelles du mois de mars, vise à sensibiliser les jeunes à l’histoire nationale et à renforcer leur attachement au patrimoine malien.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre des activités culturelles du mois de mars, une trentaine d’élèves de Bamako ont participé, samedi 14 mars 2026, à une sortie pédagogique à travers plusieurs sites emblématiques de la capitale malienne. L’initiative, organisée par le Conseil national de transition en partenariat avec le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, vise à renforcer l’éducation citoyenne et la connaissance du patrimoine national chez les jeunes. Une activité pleinement en phase avec «&nbsp;<em>l’année de l’éducation et de la culture&nbsp;</em>» décrétée par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour la période 2026-2027.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-immersion-dans-l-histoire-de-bamako"><strong>Une immersion dans l’histoire de Bamako</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les monuments et places historiques de Bamako ont servi de salle de classe à ciel ouvert pour une trentaine d’élèves issus de l’École de la Poudrière, de l’École du Quartier Mali et du lycée Aminata Bâ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encadrée par Magma Gabriel Konaté, désigné parrain des activités culturelles du mois de mars par le ministre de la Culture, Mamou Daffé, la sortie avait pour objectif de familiariser les jeunes générations avec les symboles historiques de la capitale malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long de la journée, les élèves ont parcouru plusieurs lieux emblématiques, découvrant leur signification historique et leur rôle dans la construction de la mémoire collective du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation a entamé sa tournée par la Tour de l’Afrique, avant de se rendre successivement à la Place Sogolon, au Monument Kwame Nkrumah, à la Place Mamadou Konaté et à la Place Daniel Ouezzin Coulibaly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite s’est achevée au Musée national du Mali, véritable centre de conservation et de valorisation du patrimoine culturel malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant toute la tournée, le guide Daouda Koné a assuré les explications historiques, en vue d’offrir aux élèves une plongée vivante dans l’histoire politique et culturelle du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-autorites-mobilisees-autour-de-l-education-culturelle"><strong>Les autorités mobilisées autour de l’éducation culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement a également enregistré la présence de représentants du ministère de la Culture. Le chef de cabinet du département, Salia Malé, représentait le ministre Mamou Daffé. Il était accompagné de la chargée de mission Fadimata Walet Aghatham.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à rapprocher la jeunesse malienne de son patrimoine historique, afin de renforcer le sentiment d’appartenance nationale et le sens civique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la simple visite touristique, cette sortie pédagogique s’inscrit dans une démarche éducative plus large. Elle vise à sensibiliser les élèves à l’importance des figures historiques et des symboles nationaux dans la construction de l’identité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où les autorités maliennes affirment leur volonté de placer la culture et l’éducation au cœur des politiques publiques, ce type d’initiative contribue à renforcer le lien entre éducation, mémoire et citoyenneté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les responsables culturels, transmettre l’histoire nationale aux jeunes générations constitue un levier essentiel pour bâtir une société consciente de son héritage et tournée vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Forum mondial des civilisations : Tombouctou, carrefour du savoir et du dialogue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 11:58:22 +0000</pubDate>
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<p>Le Forum mondial des civilisations réunit experts et acteurs culturels pour discuter de l'histoire et du développement à Tombouctou.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le deuxième jour du Forum mondial des civilisations s’est tenu samedi 20 décembre 2025 à Tombouctou, dans l’amphithéâtre de l’Institut Ahmed Baba (IHERI-AB). Cette rencontre internationale a réuni chercheurs, diplomates et acteurs culturels autour de panels consacrés à la mémoire historique, au dialogue interculturel et au développement local. L’événement s’est imposé comme une plateforme de réflexion universelle, confirmant la vocation de Tombouctou à accueillir des débats sur le patrimoine et l’avenir des civilisations.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier panel, intitulé «&nbsp;<em>Les manuscrits de Tombouctou, source de connaissances de l’histoire</em>&nbsp;», a été animé par Dr Mohamed Diagayete et M. Moulaye Coulibaly, sous la modération de M. El-Bouhari Ben Essayouti. Les intervenants ont mis en lumière la richesse patrimoniale des manuscrits, témoins d’une tradition savante séculaire. Ils ont insisté sur leur rôle essentiel dans la transmission du savoir et leur contribution à l’écriture de l’histoire universelle, consolidant Tombouctou comme haut lieu de mémoire intellectuelle africaine. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-manuscrits-piliers-de-la-memoire-universelle"><strong>Les manuscrits, piliers de la mémoire universelle</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second panel, «&nbsp;<em>Diplomatie culturelle, facteur de rapprochement des peuples&nbsp;</em>», a réuni l’Ambassadeur Abdourahamane Baby, l’Ambassadeur Mahmoud Mohamed Arby et Dr Oumar Keïta, sous la modération de M. Sansy Kaba Diakité. Les échanges ont porté sur la capacité de la culture à dépasser les frontières et à instaurer un climat de confiance entre nations. Les intervenants ont souligné l’importance de la diplomatie culturelle comme outil de paix, de compréhension mutuelle et de consolidation des relations internationales. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-1024x683.jpeg" alt="Forum mondial des civilisations à Tombouctou" class="wp-image-20574" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-1024x683.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-768x512.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-585x390.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1-600x400.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/12/Forum-mondial-des-civilisations-a-Tombouctou-1.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les acteurs culturels réunis à Tombouctou, au Forum mondial des civilisations. © Présidence du Mali. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième panel, «&nbsp;<em>Culture et Développement local&nbsp;</em>», animé par Alpha Mahamane Touré et El-Bouhari Ben Essayouti, a abordé les enjeux, défis et perspectives liés à l’ancrage culturel dans les dynamiques de développement. Les discussions ont mis en évidence la nécessité de renforcer les initiatives locales, de valoriser les savoirs endogènes et de promouvoir la culture comme moteur de croissance. Les intervenants ont plaidé pour une meilleure synergie entre acteurs culturels et institutions afin de stimuler l’économie locale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diplomatie-culturelle-et-developpement-endogene"><strong>Diplomatie culturelle et développement endogène</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des débats, cette deuxième journée du Forum a illustré la volonté des participants de replacer Tombouctou au cœur des échanges mondiaux. La ville, symbole de savoir et de tolérance, s’est affirmée comme un espace privilégié pour réfléchir aux civilisations et à leur rôle dans l’histoire commune. Les panels ont permis de croiser les regards, d’enrichir les perspectives et de renforcer l’idée que la culture constitue un socle pour l’avenir. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces panels ont marqué la clôture de la première édition du Forum mondial des civilisations Tombouctou 2025. En réunissant des voix diverses autour de thématiques universelles, l’événement a confirmé la vocation de Tombouctou comme carrefour du savoir et du dialogue interculturel. Les débats ont ouvert des perspectives prometteuses pour la valorisation des manuscrits, la diplomatie culturelle et le développement local. Ce forum s’impose désormais comme une plateforme incontournable pour penser l’histoire et bâtir des ponts entre les peuples.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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