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	<title>Archives des passeport africain &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>55 pays, un passeport : le rêve impossible du citoyen africain</title>
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		<pubDate>Mon, 25 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Soixante-trois ans après la création de l’OUA, la libre circulation des Africains reste limitée par les visas, les barrières administratives et des politiques migratoires restrictives malgré les ambitions de l’Union africaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 25 mai 1963, les pères fondateurs de l&rsquo;OUA promettaient l&rsquo;unité du continent. Soixante-trois ans plus tard, un Malien a besoin d&rsquo;un visa pour aller au Nigeria. Un Gabonais pour entrer en Éthiopie. La libre circulation, promesse cardinale du panafricanisme, reste pour des millions d&rsquo;Africains une abstraction administrative — quand ce n&rsquo;est pas une humiliation quotidienne.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose d&rsquo;absurde, et de profondément révélateur, dans la situation suivante : un ressortissant de l&rsquo;Union européenne peut traverser vingt-sept pays avec une seule carte d&rsquo;identité. Un citoyen de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest — la CEDEAO, souvent présentée comme le bloc régional africain le plus intégré — doit, selon sa nationalité, jongler avec des régimes de visa différents dès qu&rsquo;il quitte l&rsquo;espace communautaire. Et même à l&rsquo;intérieur de cet espace, la théorie de la libre circulation se heurte quotidiennement à des barrages routiers, des agents zélés et des formulaires kafkaïens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les textes existent. Le Protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes date de 1979. Le Passeport africain, lancé par l&rsquo;Union africaine en 2016 lors du sommet de Kigali, devait permettre à tout citoyen du continent de circuler librement d&rsquo;un État membre à l&rsquo;autre d&rsquo;ici 2020. Nous sommes en 2026. Le passeport n&rsquo;a été délivré, à titre symbolique, qu&rsquo;à une poignée de chefs d&rsquo;État et de hauts fonctionnaires. La grande majorité des 1,5 milliard d&rsquo;Africains n&rsquo;y a pas accès.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le visa, instrument de fragmentation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres de l&rsquo;Indice d&rsquo;ouverture des visas en Afrique, publié annuellement par la Commission de l&rsquo;UA et la Banque africaine de développement, sont éloquents. En 2025, les ressortissants africains avaient besoin d&rsquo;un visa préalable pour accéder à 46 % des autres pays du continent. Seuls 27 % des pays offraient une entrée libre sans visa à tous les autres ressortissants africains. Le reste relevait du visa à l&rsquo;arrivée — une amélioration, certes, mais loin de la promesse d&rsquo;intégration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fragmentation a un coût économique considérable. La Banque mondiale estime que les barrières à la mobilité intra-africaine réduisent les échanges commerciaux entre pays du continent de 30 à 50 % par rapport à leur potentiel. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), entrée en vigueur en 2021, ne peut pas déployer tout son potentiel si les hommes d&rsquo;affaires, les ingénieurs, les chercheurs et les artisans ne peuvent pas se déplacer librement pour conclure des accords, former des équipes ou livrer des services.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-sur-la-libre-circulation-des-africains-en-2026.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="799" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-sur-la-libre-circulation-des-africains-en-2026-1024x799.png" alt="Diagramme sur la libre circulation des africains en 2026" class="wp-image-22510" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-sur-la-libre-circulation-des-africains-en-2026-1024x799.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-sur-la-libre-circulation-des-africains-en-2026-300x234.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-sur-la-libre-circulation-des-africains-en-2026-768x599.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-sur-la-libre-circulation-des-africains-en-2026-1170x913.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-sur-la-libre-circulation-des-africains-en-2026-585x457.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-sur-la-libre-circulation-des-africains-en-2026-600x468.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-sur-la-libre-circulation-des-africains-en-2026.png 1276w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Diagramme sur la libre circulation des africains en 2026. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong></strong><strong>Les bons élèves et les récalcitrants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout n&rsquo;est pas sombre. Quelques pays ont fait le choix délibéré de l&rsquo;ouverture, et les résultats parlent d&rsquo;eux-mêmes. Le Rwanda de Paul Kagame a ouvert ses frontières à tous les ressortissants africains sans visa depuis 2018 : le tourisme continental a bondi, les investissements étrangers africains ont suivi, et Kigali est devenu l&rsquo;un des hubs économiques les plus dynamiques du continent. Les Seychelles et le Bénin ont fait de même, avec des effets similaires sur leur attractivité. Depuis le 18 mai 2026,&nbsp;le Togo aussi applique une exemption de visa pour tous les ressortissants des pays africains détenteurs d&rsquo;un passeport valide, pour des séjours allant jusqu&rsquo;à 30 jours.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;opposé, certains pays érigent des murs administratifs qui défient toute logique d&rsquo;intégration. Le Nigeria, première économie du continent, applique des règles de visa strictes à la majorité de ses voisins. L&rsquo;Afrique du Nord reste largement fermée au reste du continent — le Maghreb est, statistiquement, la sous-région la moins intégrée à l&rsquo;Afrique subsaharienne. Des États d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe oscillent entre ouverture proclamée et réalité frontalière beaucoup plus restrictive.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mobilité comme condition de l&rsquo;identité africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la question administrative et économique se joue quelque chose de plus profond : la définition même de ce que signifie être africain. Le panafricanisme des pères fondateurs — de Nkrumah à Nyerere, de Sékou Touré à Modibo Keïta — était fondé sur une vision : celle d&rsquo;un continent dont les peuples partageraient un destin commun, circuleraient librement, construiraient ensemble. Soixante-trois ans après la création de l&rsquo;OUA, cette vision reste largement une métaphore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, les populations africaines, elles, ne se sont jamais enfermées dans ces frontières héritées de Berlin. Les Peuls élèvent leurs troupeaux du Sahel au golfe de Guinée. Les Haoussa commercent de Kano à Accra. Les Somaliens de la diaspora font des allers-retours entre Nairobi, Djibouti et Mogadiscio. Les artistes circulent, les footballeurs émigrent, les entrepreneurs cherchent leurs marchés. Ce que la bureaucratie étatique bloque, les peuples africains continuent de le vivre — clandestinement, péniblement, parfois dangereusement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>2063 : échéance ou mirage ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Agenda 2063 de l&rsquo;Union africaine prévoit explicitement la libre circulation des personnes comme l&rsquo;un de ses objectifs centraux. Il reste moins de quarante ans. La trajectoire actuelle ne permet pas d&rsquo;y croire sans réserve. Mais des signaux positifs émergent : la ZLECAf crée une dynamique commerciale qui rend la mobilité des personnes plus urgente ; plusieurs pays ont annoncé des réformes de leur politique de visa ces dernières années ; et une nouvelle génération de leaders africains, formés dans des universités continentales et brassés par des expériences transnationales, commence à penser l&rsquo;Afrique autrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette Journée mondiale de l&rsquo;Afrique, la question la plus honnête n&rsquo;est peut-être pas : combien de temps faudra-t-il ? Mais plutôt : qui a intérêt à ce que rien ne change ? Les réponses — droits de douane, protectionnisme des marchés du travail, contrôle des flux migratoires pour des raisons sécuritaires ou politiques — sont connues. Ce qui manque, c&rsquo;est la volonté politique de les surmonter. Car un continent qui ne laisse pas ses propres citoyens circuler librement n&rsquo;est pas encore vraiment un continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L&#8217;UA doit se réformer pour devenir une institution dont l&#8217;Afrique a besoin. </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 11:40:33 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez pourquoi il est urgent de réformer l'Union africaine pour renforcer son efficacité au service des peuples africains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une tribune critique sur l’avenir du panafricanisme institutionnel, Mike Omuodo, expert panafricain en relations publiques et communication basé à Nairobi, appelle l’Union africaine à engager des réformes profondes pour redevenir une organisation au service des peuples africains. Face aux accusations de déconnexion, d’inefficacité et de complaisance envers certains régimes, l’auteur interroge la capacité de l’UA à incarner une véritable intégration politique, économique et sécuritaire du continent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un commentaire publié en ligne, sur un groupe de plus 800 000 membres, un internaute a posé une question intrigante : « <em>Si l&rsquo;Union africaine (UA) n&rsquo;est pas capable de créer une monnaie unique, une armée unifiée ou un passeport commun, alors quel est exactement le but de cette union ? </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La section des commentaires s&rsquo;est enflammée, certains internautes affirmant que l&rsquo;UA ne sert plus les intérêts du peuple africain, mais plutôt ceux de l&rsquo;Occident et des nations individuelles avides des ressources de l&rsquo;Afrique. Certains ont même déclaré en plaisantant qu&rsquo;elle devrait être rebaptisée « <em>Western Union </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ua-un-club-de-cabales"><strong>L’UA, un club de cabales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais sérieusement, comment un pays comme la France a-t-il réussi à maintenir une influence économique sur 14 États africains grâce à son système du franc CFA, alors que le continent est incapable de créer son propre régime monétaire unique ? Pourquoi le continent semble-t-il accepter sans broncher que les puissances mondiales établissent leurs bases militaires sur son territoire, mais ne semble pas intéressé par la création de sa propre armée unifiée ? Pourquoi l&rsquo;idée d&rsquo;une ouverture des frontières effraie-t-elle nos dirigeants, les poussant à se réfugier derrière la souveraineté ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces questions remettent en cause la pertinence de l&rsquo;UA dans la géopolitique actuelle. Il ne fait aucun doute que l&rsquo;UA reste pertinente, car elle continue de parler au nom de l&rsquo;Afrique sur les plateformes mondiales en tant que symbole de l&rsquo;unité du continent. Mais le malaise qui l&rsquo;entoure est justifié, car le symbolisme ne suffit plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un continent aux prises avec des conflits persistants, une fragmentation économique et des reculs démocratiques, les institutions sont jugées non pas sur leur présence, mais sur leur impact.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après le chat et plusieurs autres groupes de discussion sur les réseaux sociaux, la plupart des Africains sont mécontents des résultats obtenus jusqu&rsquo;à présent par l&rsquo;Union africaine. Pour beaucoup, l&rsquo;organisation est déconnectée de la réalité et ils réclament désormais une refonte immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À leurs yeux, l&rsquo;UA est un club de cabales dont la principale réalisation a été de protéger leurs acolytes criminels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un commentateur a déclaré : « <em>La principale tâche de l&rsquo;UA est de féliciter les dictateurs qui tuent leurs citoyens pour conserver le pouvoir grâce à des élections truquées. </em>» Un autre a déclaré : « <em>L&rsquo;UA est une bande de dirigeants atrophiés qui dansent sur les tombes de leurs citoyens, pillant les ressources de leur peuple pour les cacher à l&rsquo;étranger.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces opinions peuvent sembler sévères, mais elles reflètent bien la façon dont les gens perçoivent l&rsquo;organisation à travers le continent.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-floue"><strong>Une vision floue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Union africaine, créée en juillet 2002 pour succéder à l&rsquo;OUA, est née d&rsquo;une vision ambitieuse visant à unir le continent vers l&rsquo;autosuffisance en favorisant l&rsquo;intégration économique, en renforçant la paix et la sécurité, en encourageant la bonne gouvernance et en représentant le continent sur la scène internationale, après la fin du colonialisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil du temps, cependant, le fossé entre cette vision et la réalité sur le terrain s&rsquo;est creusé. L&rsquo;UA semble impuissante à résoudre les conflits croissants qui secouent le continent, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de coups d&rsquo;État incessants, d&rsquo;élections chaotiques ou d&rsquo;agressions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette faiblesse chronique a lentement érodé la confiance du public dans l&rsquo;organisation et, de ce fait, l&rsquo;UA est désormais considérée comme un forum de discours plutôt que de solutions. Comme le dit un commentateur, « <em>l&rsquo;UA est devenue une tribune de discussion grotesque, incapable d&rsquo;agir ou de mordre </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appel-a-la-creation-d-un-nouvel-organisme"><strong>Appel à la création d&rsquo;un nouvel organisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sentiment général sur le terrain est que l&rsquo;UA stagne et n&rsquo;a pas grand-chose à montrer après plus de 60 ans d&rsquo;existence (depuis l&rsquo;époque de l&rsquo;OUA). Elle est également considérée comme impuissante et soumise aux caprices de ses « <em>maîtres</em> ».&nbsp; Certains commentateurs ont même appelé à sa dissolution et à la création d&rsquo;un nouvel organisme qui servirait les intérêts du continent et de ses populations.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ressemble à un vote de défiance. Pour regagner la faveur du public et rester une force au service du bien-être du continent, l&rsquo;UA doit entreprendre des réformes cruciales, renforcer la responsabilité et faire preuve de courage politique de toute urgence. Sans cela, elle risque de survivre en apparence tout en perdant de son essence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n&rsquo;est pas de savoir si l&rsquo;Afrique a besoin de l&rsquo;UA, mais si l&rsquo;UA est disposée et prête à devenir l&rsquo;institution dont l&rsquo;Afrique a besoin, une institution suffisamment audacieuse pour initier une démarche courageuse vers un marché commun, une monnaie unique, une armée unifiée et un régime de passeport commun. C&rsquo;est possible !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Omuodo </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Adresse :  </em></strong><a href="mailto:mike.omuodo@mediafast.co.ke"><strong><em>mike.omuodo@mediafast.co.ke</em></strong></a><strong><em> </em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chapô est de notre rédaction. </em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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