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	<title>Archives des Participation citoyenne &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : comment la Charte nationale pour la paix donne un rôle clé aux femmes, aux jeunes et aux personnes handicapées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale consacre un rôle inédit aux femmes, aux jeunes et aux personnes handicapées dans le processus de paix et la reconstruction nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En inscrivant dans la loi la participation active des groupes les plus vulnérables au processus de réconciliation nationale, les autorités de la Transition posent un acte politique courageux et historique. Une rupture assumée avec les pratiques du passé.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des textes qui marquent une époque. Des documents qui, bien au-delà de leur dimension juridique, disent quelque chose de profond sur la vision qu&rsquo;un peuple a de lui-même et de son avenir. La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, promulguée le 22 août 2025 par le Président de la Transition, le Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, est de ceux-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses nombreuses innovations, l&rsquo;une mérite une attention particulière : pour la première fois dans l&rsquo;histoire institutionnelle du Mali, les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap sont reconnus non pas comme de simples bénéficiaires de la paix, mais comme ses artisans à part entière. Une révolution silencieuse, mais profonde.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un choix politique assumé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On ne mesure pas toujours ce que représente, dans un texte fondamental, le fait d&rsquo;être nommé. D&rsquo;exister. D&rsquo;être reconnu comme acteur et non comme spectateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition ont fait ce choix délibéré. Tout au long de la Charte, à chaque fois qu&rsquo;il est question d&rsquo;initiatives pour la paix, de conditions pour la réconciliation, de mécanismes pour la cohésion sociale, les mêmes groupes sont cités, systématiquement, avec la même insistance : les personnes âgées, les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une formule rhétorique. C&rsquo;est une orientation politique. Le texte prévoit concrètement leur «&nbsp;<em>implication dans le processus de paix</em>&nbsp;», leur «&nbsp;<em>participation aux instances de prise de décision&nbsp;</em>», l&rsquo;«&nbsp;<em>accélération de leur autonomisation&nbsp;</em>» et la mise en place de «&nbsp;<em>mesures spécifiques</em>&nbsp;» en leur faveur. Il va jusqu&rsquo;à exiger que la Charte elle-même soit traduite en braille et en langue des signes, pour que nul ne soit exclu de sa connaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui, avant la Transition, avait pensé à cela ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les femmes maliennes : de l&rsquo;ombre à la lumière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a toujours su, au fond de lui-même, que les femmes étaient les gardiennes silencieuses de sa cohésion sociale. Dans les villages, dans les quartiers, dans les familles traversées par des deuils ou des disputes, ce sont elles qui cousent, qui réconcilient, qui maintiennent le lien quand tout menace de se défaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte dit cette vérité à voix haute. Elle reconnaît que la paix durable nécessite «&nbsp;<em>l&rsquo;instauration d&rsquo;une justice économique à travers un accompagnement des femmes</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>l&rsquo;épanouissement de l&rsquo;enfant et l&rsquo;accélération de l&rsquo;autonomisation des femmes.</em>&nbsp;» Elle prévoit de «&nbsp;<em>faciliter l&rsquo;accès des femmes au financement pour la création et le renforcement de leur entreprise.&nbsp;</em>» Elle inscrit leur représentation dans «&nbsp;<em>les instances de prise de décisions&nbsp;</em>» comme un impératif, non comme une option.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la reconnaissance officielle et solennelle d&rsquo;un rôle que les femmes maliennes jouent depuis toujours, mais que les institutions peinaient à voir. Les autorités de la Transition ont eu l&rsquo;intelligence et l&rsquo;honnêteté de le mettre en lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les zones affectées par les conflits, dans le centre et le nord du pays, les femmes ont été de véritables ambassadrices de la paix, maintenant des ponts entre communautés que la guerre cherchait à séparer définitivement. La Charte leur rend justice. Elle transforme leur engagement quotidien en mandat national.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La jeunesse : de terreau du désespoir à force de refondation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic que pose la Charte sur la situation des jeunes est d&rsquo;une lucidité remarquable. Elle reconnaît sans détour que le chômage, l&rsquo;exclusion et le manque de perspectives constituent «&nbsp;<em>un terreau favorable à l&rsquo;émigration irrégulière, au recrutement des jeunes par les groupes armés terroristes et à d&rsquo;autres comportements déviants.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais là où d&rsquo;autres textes s&rsquo;arrêtent au constat, la Charte propose une vision. Les jeunes n&rsquo;y sont pas décrits comme un problème à gérer, mais comme une solution à mobiliser. Le texte appelle à «&nbsp;<em>la formation massive et qualitative des jeunes en entrepreneuriat »,</em>&nbsp;à&nbsp;<em>« faciliter l&rsquo;accès des jeunes au financement</em>&nbsp;», à «&nbsp;<em>promouvoir l&rsquo;auto-emploi</em>&nbsp;», à «&nbsp;<em>renforcer le partenariat entre les structures de formation professionnelle et les entreprises.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus encore, la Charte confie aux jeunes une responsabilité morale et civique explicite. Elle les invite à «&nbsp;<em>adopter des pratiques d&rsquo;exploitation durable des ressources naturelles</em>&nbsp;», à «&nbsp;<em>participer à la lutte contre la cybercriminalité et le terrorisme</em>&nbsp;», à «&nbsp;<em>participer à la préservation du cadre de vie.&nbsp;</em>» Ce n&rsquo;est pas une mise sous tutelle. C&rsquo;est une invitation à la souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition ont compris ce que trop de gouvernements africains ont mis du temps à admettre : qu&rsquo;une jeunesse sans avenir est une bombe à retardement, mais qu&rsquo;une jeunesse mobilisée et valorisée est la plus puissante des forces de construction nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les personnes handicapées : une inclusion historique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être là que la Charte accomplit son geste le plus audacieux. Dans l&rsquo;histoire des politiques publiques maliennes, les personnes vivant avec un handicap ont trop souvent été réduites au statut d&rsquo;assistées, quand elles n&rsquo;étaient pas tout simplement invisibles dans les textes officiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte rompt avec cette tradition d&rsquo;exclusion silencieuse. Elle les cite nominalement comme acteurs du processus de paix, aux côtés des femmes et des jeunes. Elle prévoit des «&nbsp;<em>mesures spécifiques&nbsp;</em>» en leur faveur, exige que le texte de la Charte soit accessible en braille et en langue des signes, et insiste sur leur participation aux initiatives de cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce faisant, les autorités de la Transition envoient un message fort : la réconciliation nationale ne sera complète que si elle est inclusive. Que si elle atteint celles et ceux que la société a trop longtemps laissés sur le bord du chemin. Qu&rsquo;une paix qui exclut une partie de ses citoyens n&rsquo;est pas une paix, mais une trêve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une conception exigeante, et c&rsquo;est précisément pour cela qu&rsquo;elle est juste.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;observatoire : une garantie institutionnelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour que ces engagements ne restent pas lettre morte, la Charte prévoit la mise en place d&rsquo;un observatoire rattaché à la Présidence de la République, chargé de veiller à sa promotion et à sa mise en œuvre. Cette&nbsp;instance institutionnelle, déjà créée, est chargée de veiller à l&rsquo;application de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, issue du Dialogue inter-maliens. Il est présidé par l&rsquo;ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga.&nbsp;C&rsquo;est une décision sage. La création de l’observatoire traduit la conscience des autorités que les bonnes intentions ne suffisent pas, et qu&rsquo;un mécanisme de suivi rigoureux est indispensable pour transformer les mots en actes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet observatoire reflète la diversité que la Charte promeut. Il est composé d’une équipe pluridisciplinaire, selon le décret présidentiel du 2 mars 2026, signé par le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition. On y retrouve des figures comme Zeïni Moulaye, ancien ministre des Affaires étrangères, expert en diplomatie, ainsi que Fatoumata Sékou Dicko, ex-ministre chargée des Réformes politiques et institutionnelles. Le guide religieux Thierno Hady Thiam siège également au sein de cette instance. L’Observatoire intègre également des représentants de la classe politique, de l’administration et de la société civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition ont montré, en adoptant ce texte, qu&rsquo;elles avaient la volonté politique de changer les choses. L&rsquo;observatoire sera le lieu où cette volonté se traduira en résultats mesurables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une page nouvelle pour le Mali</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali traverse depuis plus d&rsquo;une décennie une crise multidimensionnelle d&rsquo;une rare intensité. Crise sécuritaire, crise institutionnelle, crise de confiance entre l&rsquo;État et ses citoyens. Nombreux étaient ceux qui doutaient que ce pays puisse se relever, se retrouver, se réconcilier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, issu du dialogue inter-maliens, est une réponse à ce doute. Elle dit que oui, le Mali peut se réconcilier. Que oui, les blessures peuvent cicatriser. Et que cette guérison passera par celles et ceux que l&rsquo;on avait si longtemps négligés : les femmes qui tiennent les familles debout, les jeunes qui portent l&rsquo;avenir du pays dans leurs mains, les personnes handicapées dont la résilience force le respect.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En leur donnant une place centrale dans le grand récit de la reconstruction nationale, les autorités de la Transition ont accompli un acte fondateur. Elles ont dit à ces millions de Maliennes et de Maliens : vous comptez. Vous êtes la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il appartient désormais à chacun, à tous les niveaux de la société, de transformer cette promesse en réalité. La Charte a tracé le chemin. Le peuple malien, dans toute sa diversité, saura le parcourir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le président Goïta à la jeunesse : « la relève ne se décrète pas, elle se prépare »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 11:30:10 +0000</pubDate>
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<p>Le général Assimi Goïta souligne l'importance de la jeunesse lors de son discours au Conseil national de la jeunesse au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, devant le Conseil national de la jeunesse du Mali, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a expliqué l&rsquo;importance de la formation des jeunes à leurs responsabilités futures. Entre formation, civisme et souveraineté intellectuelle, le dirigeant malien fait de la jeunesse la clé de voûte de l’avenir du Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la cérémonie officielle de présentation des vœux de Nouvel An du Conseil national de la jeunesse du Mali, le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a livré un discours dense qui éclaire l’axe central de sa stratégie politique, qui est de faire de la jeunesse le levier principal de la refondation nationale. Derrière les formules protocolaires, la transmission des responsabilités ne saurait être improvisée. Elle exige un travail de formation, d’encadrement et d’investissement à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-erigee-en-pilier-de-la-refondation"><strong>Une jeunesse érigée en pilier de la refondation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’emblée, le chef de l’État a salué « <em>la voix d’une jeunesse consciente, engagée, fière de son pays </em>», y voyant la preuve d’une génération prête à participer activement à la construction nationale. Dans un contexte sécuritaire et institutionnel fragile, cette reconnaissance publique dépasse l’exercice symbolique. Elle vise à légitimer le rôle politique des jeunes comme acteurs à part entière du projet d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours insiste sur leur participation aux initiatives de médiation sociale, de mobilisation citoyenne et de reconstruction, présentées comme autant de signes d’une maturité civique. L’objectif est de transformer la jeunesse en force structurante plutôt qu’en simple catégorie démographique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-former-avant-de-transmettre"><strong>Former avant de transmettre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage le plus marquant du discours — « <em>la relève ne se décrète pas, elle se prépare </em>» — résume l’orientation stratégique des autorités de la transition. Cette phrase, qui sonne comme un principe doctrinal, renvoie à une conception graduelle du renouvellement des élites. La succession politique, sociale doit être précédée d’un investissement massif dans l’éducation, la formation technique et l’apprentissage civique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président a détaillé plusieurs mesures présentées comme les instruments de cette préparation : renforcement de l’éducation aux valeurs républicaines, relance du service national des jeunes, modernisation des infrastructures scolaires et promotion de l’enseignement professionnel . À ces dispositifs s’ajoutent des programmes d’insertion et d’entrepreneuriat destinés à favoriser l’autonomie économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-education-et-la-culture-comme-horizon-politique"><strong>L’éducation et la culture comme horizon politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette logique, les autorités ont proclamé la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture </em>», choix décrit comme « <em>un acte de solidarité </em>» fondé sur l’idée que le développement national repose d’abord sur la consolidation du capital humain . L’accent mis sur le savoir et la compétence traduit une volonté de déplacer le débat public. La souveraineté ne se limite plus aux enjeux militaires ou diplomatiques, mais s’enracine aussi dans la formation intellectuelle de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche s’inscrit dans un discours plus large sur l’autonomie stratégique et la résilience nationale, dans lequel la jeunesse devient l’interface entre projet politique et transformation sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État a également mis en garde contre des dangers qu’il qualifie de nouveaux : manipulations informationnelles, campagnes de désinformation et stratégies d’influence visant à « <em>affaiblir le moral collectif</em> » . Il a appelé les jeunes à devenir des « <em>sentinelles de la vérité</em> ». La bataille de l’opinion est désormais un front stratégique à part entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce volet révèle une dimension sécuritaire élargie. La stabilité ne dépend plus seulement du contrôle territorial, mais aussi de la cohésion sociale et narrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des annonces, le discours esquisse une philosophie du pouvoir. La transition ne doit pas seulement gérer l’urgence, mais préparer les conditions d’un futur État stable. La jeunesse y apparaît comme la charnière entre présent et avenir, entre refondation institutionnelle et projection historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, réorganisation administrative de Bamako : la capitale malienne érigée, de nouveau, en une seule commune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:30:12 +0000</pubDate>
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<p>La réorganisation administrative de Bamako est cruciale pour le Mali. Apprenez comment ce projet transforme le pays et ses régions.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La refondation du Mali passe aussi par une bonne réorganisation territoriale et administrative du pays. Cette réorganisation permet non seulement à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l’État</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;central d&rsquo;avoir un contrôle sur l&rsquo;ensemble du territoire, mais aussi aux populations d&rsquo;être fortement impliquées dans le développement de leurs localités. C&rsquo;est dans ce cadre que les autorités de</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>la transition, après de nombreuses concertations, ont procédé au nouveau découpage territorial&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>et&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>administratif du pays en 19 régions administratives, un (01) district. Et ce district unique qui est Bamako, la capitale du pays, &nbsp;est redevenu une seule et unique commune.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision des autorités d&rsquo;ériger Bamako en une seule commune est le fruit d&rsquo;un processus inclusif et de divers constats. Il est apparu dans la dernière loi sur le statut particulier de Bamako (&nbsp;loi n°96-025 du 21 février 1996 ) des faiblesses, insuffisances et lacunes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lacunes-et-faiblesses-constatees"><strong>Lacunes et faiblesses constatées</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse critique de la loi n°96-025 a fait apparaître de nombreuses lacunes et insuffisances telles que la juxtaposition de deux niveaux de collectivités territoriales ; le nombre insuffisant d&rsquo;adjoints au maire du district de Bamako ; le chevauchement des attributions du district et des communes qui le composent. En ce qui concerne la juxtaposition, la loi n°96-025 du 21 février 1996 dit que le District de Bamako est une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et qu&rsquo;il est divisé en Communes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, le District et ses Communes sont régis par les dispositions du code des collectivités territoriales. Ce qui constitue une source de difficultés dans la coordination des interventions de différents départements ministériels et institutions de la République dans le tissu urbain du District. Bamako en tant que capitale administrative et politique du pays est le siège de toutes les institutions de la République, de tous les&nbsp;ministères et autres services centraux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, on constate un enchevêtrement entre services étatiques et services propres du District et des Communes. Tous les services étatiques intervenant au niveau du District de Bamako ne relèvent pas de l’autorité du&nbsp;maire du District. Mieux leurs compétences territoriales ne se bornent pas au seul ressort du District. Par rapport à l&rsquo;insuffisance d&rsquo;adjoints au maire du district, &nbsp;la loi n°96-025 du 21 février 1996 dispose que l’organe exécutif du District comporte un Maire, Président du conseil et de deux adjoints.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de l’ampleur du volume de travail de l’administration d’une capitale comme Bamako, deux adjoints sont insuffisants. D&rsquo;ailleurs pour palier cette insuffisance, le Maire du District a créé un cabinet à son niveau. Concernant le chevauchement des attributions du district et des communes qui le composent, il y a des similitudes et spécificités entre les compétences dévolues au district et celles des communes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, les écoles du niveau fondamental et des centres de santé relevant normalement du niveau cercle en vertu du code des Collectivités Territoriales, deviennent des attributions des communes du District de Bamako au regard du statut particulier du District de Bamako. Mais dans la pratique, l’exercice des compétences semblables crée souvent des incompréhensions, des équivoques et souvent des conflits de compétences entre les Collectivités Territoriales de Bamako.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-i-nstitution-d-une-administration-decentralisee-unique-nbsp">I<strong>nstitution d&rsquo;une administration décentralisée unique&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de ces lacunes et insuffisances, les acteurs du secteur, après un processus de réflexions et d&rsquo;études, sont arrivés à la conclusion d&rsquo;ériger Bamako en une seule commune. Ainsi, les plus hautes autorités ont entériné cette proposition. Ce qui fait&nbsp;que&nbsp;Bamako n&rsquo;est plus composé par des communes mais par des arrondissements au nombre de sept (7) dont les sous-préfets ont été nommés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces arrondissements sont fondés sur les six anciennes communes auxquelles des nouveaux quartiers ont&nbsp;été ajoutés. L&rsquo;arrondissement de Kalabancoro précédemment rattaché au cercle de Kati a été érigé comme 7ème arrondissement de Bamako.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux quartiers rattachés aux différents arrondissements étaient des localités environnantes de Bamako. Par exemple, l&rsquo;ancienne Commune I devient le premier arrondissement de la capitale. Les nouveaux quartiers qui y ont été ajoutés sont au nombre de douze (12) :&nbsp;Sangarébougou,Sarambougou, Soukeymanebougou, Fombabougou, Moribabougou, N&rsquo;gabacoro-Droit, &nbsp;Titibougou, Seydoubougou, Dialakorodji, &nbsp;Dogobala. N&rsquo;Teguedo-Samassebougou, N&rsquo;Teguedo- Sirakoro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler que Bamako a été une seule et unique commune de 1960 à 1968&nbsp;avec un&nbsp;maire et un Conseil municipal élus. De 1969 à 1978, elle était dotée d’un conseil élu placé sous l’autorité d’un&nbsp;administrateur&nbsp;délégué nommé, et divisée en arrondissements présidés par des adjoints à l’administrateur&nbsp;délégué.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De 1978 à 1996, la capitale était gérée par un conseil élu, présidé par un&nbsp;gouverneur de&nbsp;district nommé, et la ville a été divisée en six communes, dotées chacune d’organes délibérant et exécutif élus. C&rsquo;est à partir de 1998 que la capitale malienne a été dotée d&rsquo;un&nbsp;maire du district (maire central) en plus d&rsquo;un&nbsp;gouverneur et d&rsquo;un &nbsp;maire&nbsp;pour chacune &nbsp;des six communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong>  </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commune VI de Bamako : entre modernisation locale et défis urbains, un modèle de gouvernance en mutation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La commune VI du District de Bamako expérimente une gestion de la mairie axée sur la durabilité et la participation citoyenne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>À Bamako, la Commune VI s’impose comme un laboratoire de gouvernance urbaine en pleine effervescence. Entre modernisation administrative, participation citoyenne et défis liés à l’urbanisation galopante, les autorités locales expérimentent un nouveau modèle de gestion de proximité. Un pari&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ambitieux&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>pour inscrire le développement communal dans la durabilité et la transparence.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la chaleur de la capitale malienne, la Commune VI s’impose peu à peu comme un laboratoire de la gouvernance urbaine de proximité. Entre réalisations concrètes et défis structurels, les autorités locales tentent d’incarner une nouvelle approche du développement communal, fondée sur la planification, la transparence et la participation citoyenne.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-en-construction"><strong>Un modèle en construction</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier rapport de suivi de la Commune VI dresse un tableau contrasté mais encourageant : infrastructures sociales, voirie, gestion des déchets, éducation, santé — tous les secteurs stratégiques font l’objet d’un suivi régulier. Derrière cette dynamique, une volonté affichée du maire et de son équipe de rendre plus lisible l’action publique et d’ancrer les projets dans une logique de durabilité.<br>Les priorités : fluidifier la circulation dans les quartiers enclavés, renforcer la couverture sanitaire, mais aussi rapprocher l’administration des habitants. Dans une ville où la croissance démographique ne faiblit pas, la Commune VI joue un rôle clé dans l’aménagement de Bamako et la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tout n’est pas qu’harmonie. Le rapport met en lumière les difficultés persistantes : pression foncière, insalubrité, insécurité urbaine, et manque de ressources financières. L’urbanisation galopante, nourrie par un exode rural continu, complique la mise en œuvre des projets d’assainissement et de voirie.<br>Les autorités locales peinent parfois à suivre le rythme des besoins, tandis que la participation citoyenne, bien qu’en progrès, reste encore timide. Le défi, selon plusieurs observateurs, est de transformer la Commune VI en un pôle de gouvernance inclusive, où chaque décision répond à une concertation réelle avec les habitants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-gouvernance-de-proximite-efficace"><strong>Vers une gouvernance de proximité efficace</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces contraintes, la Commune VI s’illustre par des initiatives novatrices : digitalisation progressive des services, campagnes communautaires d’assainissement, partenariats avec les ONG locales et internationales, et appui aux initiatives économiques des jeunes et des femmes.<br>Les efforts de coordination entre les services techniques et les structures communautaires commencent à porter leurs fruits. Les projets de réhabilitation des écoles et des centres de santé témoignent d’une volonté de replacer l’humain au centre de la politique locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La clé de la réussite, rappellent les autorités communales, repose sur la synergie entre les différents acteurs — mairie, services déconcentrés de l’État, organisations de la société civile et partenaires au développement.<br>L’ambition à moyen terme&nbsp;est de&nbsp;faire de la Commune VI un espace pilote où la gouvernance participative s’ancre dans la culture institutionnelle.&nbsp;Le développement communal n’est pas seulement une question de projets, mais de cohérence et de confiance entre l’État et les citoyens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres et des rapports, la Commune VI reflète les mutations d’un Mali en pleine redéfinition de sa gouvernance territoriale. Si les défis sont nombreux, l’élan vers une administration plus proche des réalités locales semble amorcé.<br><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>FESTI-FEM 2025 : la première édition officiellement lancée </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 09:17:30 +0000</pubDate>
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<p>Le 22 novembre 2025, le lancement de FESTI-FEM pour célébrer la force des femmes africaines et souligner les violences de genre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le samedi 22 novembre 2025, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ a accueilli la conférence de presse de lancement du Festival International des Femmes (FESTI-FEM). Porté par CIRA Charity et ses alliés, cet événement ambitionne de valoriser la femme africaine, promouvoir la paix et sensibiliser sur les violences basées sur le genre. &nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’ouverture a débuté par une minute de silence en mémoire des victimes civiles et militaires, ainsi qu’en hommage aux femmes ayant subi des violences. Le cas de Fatoumata Amadou, jeune lycéenne tragiquement disparue à Ménaka, a été évoqué comme symbole des souffrances endurées par les femmes. Ce moment solennel a rappelé l’urgence de poursuivre le combat pour la dignité, la sécurité et les droits des femmes au Mali et en Afrique. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence a été animée par Mme Assétou Traoré, présidente de CIRA Charity. Dans son allocution, elle a affirmé : «&nbsp;<em>Nous voulons faire entendre la voix des femmes, valoriser leur contribution et leur donner les moyens de devenir des actrices visibles du changement social, économique et culturel&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-festival-inclusif-et-porteur-de-sens"><strong>Un festival inclusif et porteur de sens</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le FESTI-FEM se tiendra au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ. Placé sous le thème «&nbsp;<em>Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles&nbsp;</em>», il s’inscrit dans l’Année de la Culture décrétée par les autorités de transition. Pendant quatre jours, panels, conférences, expositions artisanales, défilés de mode et concerts mettront en lumière la créativité féminine et favoriseront le dialogue intergénérationnel entre plus de 300 participantes. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="571" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-1024x571.jpeg" alt="Assétou Traoré, présidente de CIra Charity et initiatricve de FESTI-FEM" class="wp-image-20278" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-1024x571.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-300x167.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-768x428.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-585x326.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM-600x334.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/11/Assetou-Traore-presidente-de-CIra-Charity-et-initiatricve-de-FESTI-FEM.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Assétou Traoré, présidente de CIra Charity et initiatricve de FESTI-FEM, lors du lancement de la première édition de FESTI-FEM, le 22 novembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Traoré a insisté sur la dimension citoyenne du festival : «&nbsp;<em>Le FESTI-FEM sera un espace de dialogue, d’expression artistique et de mobilisation citoyenne. Il sera également une contribution concrète à la réconciliation nationale et communautaire&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-objectifs-concrets-et-mesurables"><strong>Des objectifs concrets et mesurables</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs visent un impact social et culturel tangible. Le festival prévoit 1 500 bénéficiaires directs et 10 000 personnes sensibilisées indirectement. Cent femmes seront autonomisées économiquement grâce aux activités génératrices de revenus. Dix panels thématiques traiteront du leadership féminin, de la prévention des violences basées sur le genre et de l’innovation sociale. L’événement ambitionne aussi de réduire les tabous liés aux violences et de renforcer la cohésion nationale par la culture. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondée en 2013, CIRA Charity s’est imposée comme un acteur social de référence au Mali. L’organisation intervient dans l’éducation, la santé, la cohésion sociale, la sécurité alimentaire et la défense des droits humains. Le FESTI-FEM apparaît comme le prolongement culturel de cet engagement. «&nbsp;<em>Rien de grand ne se bâtit seul. Le FESTI-FEM est un rêve collectif, une œuvre commune&nbsp;</em>», a rappelé Mme Traoré. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cira-charity-au-coeur-de-l-initiative"><strong>CIRA Charity au cœur de l’initiative</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de dix ans, CIRA Charity mène des projets à fort impact humain : campagnes de prévention VIH/SIDA, bourses scolaires pour filles vulnérables, micro-crédits pour femmes, formations en entrepreneuriat et projets agricoles pour veuves. Le FESTI-FEM s’inscrit dans cette continuité, en offrant une plateforme culturelle et citoyenne où les femmes deviennent protagonistes de la paix et du développement. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Traoré a souligné : «&nbsp;<em>Soutenir le FESTI-FEM, c’est investir dans la paix, dans l’avenir et dans la force créatrice des femmes. Chaque femme valorisée, chaque jeune fille inspirée, chaque voix féminine entendue est une victoire pour le Mali et pour l’Afrique</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-rendez-vous-porteur-d-espoir"><strong>Un rendez-vous porteur d’espoir</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des festivités, le FESTI-FEM 2025 incarne un acte de résistance culturelle et citoyenne. Il offre une scène où les femmes, longtemps reléguées au second plan, deviennent les protagonistes de la cohésion sociale et du développement. Le festival sera aussi un hommage aux victimes de violences. Toute chose qui rappelle&nbsp;la nécessité de protéger les droits fondamentaux et de briser les tabous. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’un événement, le FESTI-FEM s’impose comme un symbole : celui d’une Afrique où la voix des femmes ne se tait plus, mais résonne comme une force créatrice capable de transformer les sociétés et d’inspirer les générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>DCC au cœur de la réconciliation : les citoyens prennent la parole à Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Sep 2025 08:46:37 +0000</pubDate>
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<p>La SENARE 2025 a rassemblé des acteurs clés pour discuter du développement communautaire à Bamako. En savoir plus ici.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La 4&nbsp;ᵉ journée de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025) a été consacrée, ce jeudi&nbsp;18&nbsp;septembre à Bamako, à des débats citoyens et intellectuels autour de l’approche du Développement Conduit par les Communautés (DCC). L’événement s’est tenu en présence du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général Ismaël Wagué, accompagné de ses homologues en charge de la Santé, du Développement social, de l’Agriculture, de l’Énergie et de l’Eau.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le ministre de la Réconciliation a insisté sur le rôle central des communautés dans la définition et la mise en œuvre des projets de développement. « <em>Le développement, c’est d’abord la capacité des personnes à choisir et à agir pour transformer leur vie</em> », a-t-il rappelé, citant le prix Nobel d’économie Amartya Sen. Selon lui, confier aux habitants la responsabilité de porter leurs propres priorités transforme le développement en « <em>un instrument de liberté collective</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a également souligné que le DCC permet de recréer la confiance entre l’État et les citoyens. « <em>Les villageois savent ce qu’ils veulent et où ils vont. Notre rôle, c’est de les accompagner avec des facilitateurs, du début à la fin, pour que leurs projets soient réellement exécutés et porteurs de changements</em> », a-t-il affirmé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Ismael-Wague.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="842" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Ismael-Wague-1024x842.jpeg" alt="Ismaël Wagué" class="wp-image-19799" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Ismael-Wague-1024x842.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Ismael-Wague-300x247.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Ismael-Wague-768x631.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Ismael-Wague-585x481.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Ismael-Wague-600x493.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2025/09/Ismael-Wague.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général Ismaël Wagué, le 18 septembre 2025, lors des débats citoyens sur l&rsquo;approche DCC, à Bamako. ©Cheickna Coulibaly/Sahel Tribune. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dialogue-continu-comprehension-mutuelle-et-projets-integrateurs"><strong>Dialogue continu, compréhension mutuelle et projets intégrateurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en saluant l’appui des partenaires et la collaboration intergouvernementale, il a rappelé que la réconciliation dépasse l’absence de conflits&nbsp;: elle suppose « <em>un dialogue continu, une compréhension mutuelle et des projets intégrateurs qui produisent des bénéfices tangibles pour les communautés </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les débats, marqués par la participation d’acteurs communautaires, d’intellectuels et de représentants de la société civile, ont mis en évidence les atouts et les défis liés à l’appropriation des politiques publiques par les populations locales. L’approche&nbsp;DCC est apparue comme un levier innovant pour rapprocher l’État des citoyens et renforcer la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La SENARE&nbsp;2025 se poursuit avec pour ambition d’explorer davantage les synergies entre paix, culture et développement, dans un Mali en quête de stabilité et d’unité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le pouvoir du peuple </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 09:03:19 +0000</pubDate>
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<p>Face à l’essoufflement du modèle électoral occidental, une nouvelle forme d’expression populaire émerge en Afrique de l’Ouest. À travers l’exemple de l’AES, ce billet explore comment les peuples reprennent le&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à l’essoufflement du modèle électoral occidental, une nouvelle forme d’expression populaire émerge en Afrique de l’Ouest. À travers l’exemple de l’AES, ce billet explore comment les peuples reprennent le pouvoir — en renouant avec des traditions politiques enracinées, mais longtemps oubliées.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous avez dit «&nbsp;<em>démocratie</em>&nbsp;» ? Ce mot noble que l’on répète à l’envi, sur les plateaux de télévision occidentaux, dans les discours des chancelleries, jusque dans les slogans des rues de Bamako ou Ouagadougou. Démocratie — ce système censé incarner l’expression du peuple, par le peuple et pour le peuple. Mais encore faut-il que ce peuple en question existe dans la réalité des décisions, et pas seulement dans les livres des constitutionnalistes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-centralite-du-consensus"><strong>La centralité du consensus</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps, les urnes ont été présentées comme l’alpha et l’oméga de cette expression populaire. On votait, donc on existait. Mais si voter suffit à définir une démocratie, alors certains régimes parmi les plus autoritaires du continent en auraient été les champions. La vérité est plus complexe, moins confortable : les urnes ne sont qu’un instrument. Un moyen, pas une fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’on voit aujourd’hui au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), dans cette Afrique de l’Ouest secouée par les vents chauds de la révolte et du réveil, c’est la naissance d’une nouvelle grammaire politique. Ici, le peuple ne se contente plus de glisser un bulletin dans une boîte. Il consulte, il participe, il débat. Il s’impose. Par des dialogues populaires, par des assises nationales, par une réappropriation du politique au quotidien. Une démocratie d’essence communautaire, au sens noble du terme. Moins procédurale, plus existentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rendons à César ce qui appartient à Soundiata. La Charte du Mandé, ce code oral de gouvernance, bien avant Montesquieu, Rousseau ou Tocqueville, affirmait déjà les droits de chacun, la centralité du consensus, la dignité de l’individu. L’Afrique n’a pas importé la démocratie. Elle l’a pratiquée, à sa manière, dans ses propres langues, avant d’en perdre la mémoire sous le poids de l’écriture — celle des autres. Pendant trop longtemps, n’a existé que ce qui était écrit. Et l’Afrique, disait-on, n’avait rien écrit. Donc rien produit. Donc rien été.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-peuple-reprend-la-parole-autrement"><strong>Le peuple reprend la parole autrement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais voilà que le stylo change de main. Voilà que les Africains écrivent. Leur histoire, leurs constitutions, leurs modèles. Fini le temps de l’hétéro-histoire. Voici venu celui de l’auto-histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AES, qu’on le veuille ou non, marque une rupture. Elle ébranle les dogmes. Elle réinvente une légitimité populaire qui ne passe plus uniquement par les vieilles recettes électorales coûteuses, risquées, souvent biaisées. Le peuple y reprend la parole autrement, peut-être plus authentiquement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas une fin de la démocratie. C’est peut-être, simplement, la fin de sa version sous-traitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si l’Histoire devait retenir une chose, c’est que sur les terres de l’ancien Manding, le pouvoir du peuple ne se négocie plus dans les chancelleries, mais se réinvente à ciel ouvert, au rythme des peuples qui, enfin, s’écrivent eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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