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	<title>Archives des partenariat stratégique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>À Kazan, Bamako et Moscou concluent un accord stratégique sur les hydrocarbures et les intrants agricoles</title>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2026 18:31:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Kazan, le Mali et la Russie ont conclu un accord stratégique visant à sécuriser l’approvisionnement en hydrocarbures et en intrants agricoles, dans un contexte de tensions logistiques et géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En marge du KazanForum, les délégations malienne et russe ont arrêté un agenda opérationnel pour sécuriser l&rsquo;approvisionnement du Mali en carburant et en engrais. Un accord aux implications économiques et géopolitiques majeures pour un pays enclavé et sous pression.</em></strong><strong></strong></p>



<p>C&rsquo;est en marge du grand-messe diplomatico-économique de Kazan que s&rsquo;est joué, discrètement mais avec une portée considérable, l&rsquo;un des accords les plus concrets noués entre Bamako et Moscou depuis le rapprochement des deux pays. La sécurisation de l&rsquo;approvisionnement du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles était au cœur des discussions entre les deux délégations, réunies à l&rsquo;occasion du Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique</em>&nbsp;».</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure-.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="128" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1024x128.png" alt="statistiques des besoins du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles" class="wp-image-22417" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1024x128.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--300x38.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--768x96.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1170x146.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--585x73.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--600x75.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure-.png 1406w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">statistiques des besoins du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles. ©Généré par IA. </figcaption></figure>
</div>


<p>Ces deux chiffres résument à eux seuls l&rsquo;ampleur du défi logistique auquel fait face le Mali. Pays enclavé, sans accès à la mer, tributaire de corridors de transit longs et exposés aux aléas politiques régionaux, le Mali dépend structurellement de chaînes d&rsquo;approvisionnement extérieures pour alimenter son économie et nourrir ses populations. La campagne agricole, en particulier, exige une disponibilité des engrais et des semences dans des fenêtres calendaires très précises — tout retard se paye cash, en pertes de rendement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte international sous tension</strong></h2>



<p>Les perturbations logistiques mondiales, amplifiées par les tensions persistantes au Moyen-Orient, ont rendu encore plus vulnérables les pays sahéliens, déjà fragilisés par l&rsquo;instabilité sécuritaire intérieure et les effets des changements climatiques. Face à cette équation, les autorités de la transition malienne ont engagé une stratégie de diversification de leurs sources d&rsquo;approvisionnement, cherchant à réduire leur dépendance vis-à-vis de filières traditionnelles insuffisamment fiables ou trop conditionnées à des exigences politiques.</p>



<p>La Russie s&rsquo;inscrit dans ce cadre comme un fournisseur alternatif de poids, disposant de capacités exportatrices importantes en hydrocarbures — elle demeure l&rsquo;un des premiers producteurs mondiaux de pétrole et de gaz — ainsi qu&rsquo;en engrais azotés et potassiques, domaine dans lequel elle occupe une position de premier plan à l&rsquo;échelle mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un agenda opérationnel, pas seulement des déclarations</strong></h2>



<p>Ce qui distingue les échanges de Kazan des multiples rounds de discussions russo-africaines des dernières années, c&rsquo;est la dimension concrète des engagements pris. Les deux délégations sont convenues d&rsquo;établir un agenda opérationnel assorti d&rsquo;un calendrier de livraison, accompagné «&nbsp;<em>des dispositifs logistiques et financiers nécessaires à la mise en œuvre des engagements pris</em>&nbsp;», selon le communiqué officiel malien.</p>



<p>Sur le volet hydrocarbures, le schéma envisagé prévoit un acheminement russe jusqu&rsquo;aux ports de transit — vraisemblablement Dakar ou Abidjan, voire Lomé —, les opérateurs économiques maliens prenant ensuite en charge la redistribution intérieure vers les différentes régions du pays. Pour les intrants agricoles, l&rsquo;accent a été mis sur la nécessité d&rsquo;anticipation : les livraisons devront impérativement respecter le calendrier cultural pour ne pas compromettre la prochaine campagne.</p>



<p>Selon&nbsp;Moussa Alassane Diallo, ministre malien de l&rsquo;Industrie et du Commerce,&nbsp;<em>«&nbsp;Cette coopération va permettre de stabiliser notre système d&rsquo;approvisionnement en hydrocarbures, mais également de donner au Mali des perspectives d&rsquo;approvisionnement à moyen et long terme.&nbsp;»</em></p>



<p>Le choix des mots du ministre est révélateur. «&nbsp;<em>Stabiliser</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>moyen et long terme</em>&nbsp;» : l&rsquo;objectif affiché n&rsquo;est pas une solution d&rsquo;urgence mais bien l&rsquo;inscription de la Russie comme partenaire structurel dans l&rsquo;architecture d&rsquo;approvisionnement du Mali. Un signal fort envoyé aux autres partenaires traditionnels du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le KazanForum, vitrine de la diplomatie économique russe</strong></h2>



<p>Le Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique : KazanForum</em>&nbsp;» se tient à Kazan du 12 au 17 mai 2026. Organisé dans la capitale du Tatarstan, région à majorité musulmane de la Fédération de Russie, il réunit des délégations de plus de 90 pays, dont de nombreux pays africains. Il constitue l&rsquo;une des principales plateformes utilisées par Moscou pour consolider ses partenariats économiques avec les pays du Sud global, en marge des enceintes occidentales dont la Russie est désormais largement exclue.</p>



<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, l&rsquo;accord de Kazan marque une étape supplémentaire dans l&rsquo;approfondissement du partenariat russo-malien, qui s&rsquo;est déjà traduit par une coopération militaire étroite via la présence de&nbsp;<em>l&rsquo;Africa Corps</em>&nbsp;sur le territoire malien. La logique est désormais celle d&rsquo;une relation globale, militaire et économique, que Bamako entend construire avec Moscou comme alternative au modèle partenarial occidental jugé obsolète ou trop contraignant.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le réalisme diplomatique du Mali</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:09:24 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les enjeux diplomatiques liés au Mali-Maroc et les décisions sur la reconnaissance de la RASD dans un contexte géopolitique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En diplomatie, certaines décisions prennent du temps. Celle annoncée par Bamako le 10 avril 2026, consistant à retirer la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), appartient à cette catégorie. Elle n’est ni improvisée ni circonstancielle. Elle est le produit d’une longue maturation stratégique.</em></strong></p>



<p>Depuis 1982, le Mali reconnaissait la RASD, dans le sillage des positions adoptées par de nombreux États africains à l’époque des indépendances, lorsque le principe d’autodétermination constituait un marqueur politique majeur du continent. Mais les réalités géopolitiques ont profondément changé depuis lors. Et les États, confrontés à leurs propres défis de souveraineté et de stabilité, sont contraints d’ajuster leurs doctrines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-defendre-pour-les-autres-ce-qu-on-exige-pour-nous-memes-nbsp"><strong>Défendre pour les autres ce qu’on exige pour nous-mêmes&nbsp;</strong></h2>



<p>Pour le Mali, confronté depuis les années 1990 à des crises sécuritaires et à des mouvements à visée sécessionniste dans le nord de son territoire, la question de l’intégrité territoriale n’est pas une abstraction diplomatique. Elle est une ligne rouge politique et stratégique.</p>



<p>Dans ce contexte, maintenir indéfiniment une position héritée d’un autre cycle historique revenait à entretenir une ambiguïté diplomatique. Le retrait de la reconnaissance de la RASD marque donc une clarification. Bamako choisit désormais d’aligner sa politique extérieure sur un principe simple — défendre pour les autres ce qu’il exige pour lui-même.</p>



<p>Ce choix s’inscrit aussi dans une recomposition plus large des équilibres diplomatiques en Afrique et au Sahel. Le Mali, comme ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel, revendique désormais une politique étrangère fondée sur la souveraineté des décisions et la primauté des intérêts nationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-solide-malgre-les-turbulences-historiques-nbsp"><strong>Un partenariat solide malgré les turbulences historiques&nbsp;</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement stratégique, le rapprochement avec le Maroc marque une évolution logique. Les deux pays ont toujours entretenu des relations particulières, fondées sur des liens historiques, humains et religieux profonds. Malgré les divergences sur la question du Sahara, Rabat et Bamako ont continué à coopérer dans des secteurs essentiels : formation, diplomatie, agriculture ou lutte contre l’extrémisme violent.</p>



<p>Cette continuité diplomatique a souvent été décrite comme une «&nbsp;<em>exception malienne</em>&nbsp;» dans les relations avec le Maroc : une capacité à préserver un partenariat solide malgré un désaccord politique majeur.</p>



<p>Aujourd’hui, ce partenariat pourrait entrer dans une nouvelle phase. L’annonce d’une augmentation des bourses d’études destinées aux étudiants maliens ou encore la levée de certaines restrictions administratives affectant les déplacements des Maliens vers le Maroc illustrent déjà les bénéfices potentiels de ce rapprochement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epoque-des-alignements-automatiques-est-revolue-nbsp"><strong>L’époque des alignements automatiques est révolue&nbsp;</strong></h2>



<p>Plus largement, la position malienne s’inscrit dans la dynamique diplomatique actuelle autour du dossier du Sahara occidental. En soutenant une solution politique dans le cadre des Nations unies, fondée sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, Bamako rejoint une approche que plusieurs puissances internationales considèrent désormais comme la plus crédible pour sortir d’un conflit figé depuis des décennies.</p>



<p>En réalité, la décision malienne dit beaucoup de l’évolution du continent africain lui-même. L’époque des alignements automatiques et des solidarités idéologiques héritées de la guerre froide s’efface progressivement. Les États africains privilégient désormais des diplomaties de pragmatisme, centrées sur la sécurité, la stabilité et le développement. Le Mali vient d’en donner une illustration.</p>



<p>Dans un monde marqué par les recompositions géopolitiques, les États qui savent adapter leurs positions aux réalités du moment sont ceux qui renforcent le mieux leur souveraineté. En ce sens, la décision de Bamako relève moins d’un changement de cap que d’un acte de lucidité stratégique.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi le sommet Russie-Afrique de 2026 pourrait marquer un tournant diplomatique</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 23:14:27 +0000</pubDate>
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<p>Le sommet Russie-Afrique de 2026 promet d'être une étape clé pour renforcer l'engagement entre l'Afrique et la Russie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À l’approche du troisième sommet Russie-Afrique prévu en 2026 sur le continent, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, défend, au micro du média African Initiative</em></strong>,<strong><em>  l’idée d’un partenariat « gagnant-gagnant » fondé sur le respect mutuel et la multipolarité. En toile de fond, les États africains cherchent à peser davantage dans un ordre international en recomposition.</em></strong></p>



<p>Le prochain sommet Russie-Afrique, annoncé pour 2026 sur le continent, est perçu par Ouagadougou comme une étape importante dans la redéfinition des équilibres diplomatiques. Dans un entretien accordé au média African Initiative, le ministre burkinabè des affaires étrangères estime que ce rendez-vous offrira aux pays africains « <em>l’occasion de se faire connaître</em> » et d’élaborer « <em>un nouveau format de coopération </em>».</p>



<p>Selon lui, la tenue en 2025 d’une réunion ministérielle Russie-Afrique pour la première fois en Afrique constitue « <em>un signal fort de la place importante que l’Afrique occupe de plus en plus dans les relations internationales </em>».</p>



<p>Le ministre insiste sur « <em>l’authenticité </em>» des relations avec la Russie, qu’il attribue à un « <em>respect mutuel </em>» entre les partenaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-a-redefinir-dans-un-monde-en-recomposition"><strong>Un partenariat à redéfinir dans un monde en recomposition</strong></h2>



<p>Pour le Burkina Faso, l’organisation du sommet sur le sol africain répond à une demande formulée par les États du continent lors des précédentes rencontres. Elle traduit, selon le ministre, la volonté d’inscrire la coopération dans une logique « <em>gagnant-gagnant »</em>.</p>



<p>Le forum doit, selon lui, servir de plateforme pour « <em>harmoniser les visions </em>» sur les grandes questions internationales, dans un contexte marqué par la multiplication des crises et des tensions géopolitiques.</p>



<p>Face aux défis globaux et aux menaces pesant sur la multipolarité, il juge nécessaire que les États renforcent le dialogue sur les enjeux « <em>qui touchent leur survie et leur organisation </em>».</p>



<p>Ces déclarations interviennent après la visite du chef de la diplomatie burkinabè à Moscou, les 12 et 13 février, au cours de laquelle plusieurs accords ont été signés avec la partie russe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-en-quete-d-affirmation-internationale"><strong>L’Afrique en quête d’affirmation internationale</strong></h2>



<p>Les deux pays ont notamment conclu des textes portant sur les fondements de leurs relations, la création d’une commission intergouvernementale ainsi que la coopération dans les domaines de l’éducation et des sciences.</p>



<p>Au-delà des enjeux bilatéraux, le ministre voit dans le sommet de 2026 un espace de réflexion sur « <em>le format idéal de coopération </em>» et sur la place du continent dans le multilatéralisme.</p>



<p>Il estime que l’Afrique doit davantage s’affirmer sur la scène internationale et corriger une image longtemps réduite à des représentations éloignées de son potentiel. Le sommet sera ainsi l’occasion, selon lui, de « <em>rediscuter des nouveaux axes et de la nouvelle vision de coopération</em> ».</p>



<p>Dans un contexte où plusieurs puissances cherchent à renforcer leur influence en Afrique, le sommet Russie-Afrique apparaît comme un rendez-vous diplomatique majeur.</p>



<p>Pour Ouagadougou, il va contribuer à structurer un partenariat appelé à s’inscrire dans la durée, tout en offrant aux États africains une tribune pour peser davantage dans la définition des équilibres internationaux.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Rabat, Ousmane Sonko appelle à dépasser les tensions nées de la CAN et scelle un partenariat renforcé avec le Maroc</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 21:36:35 +0000</pubDate>
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<p>Ousmane Sonko au Maroc : explorez les accords de coopération signés pour renforcer les liens entre Dakar et Rabat.</p>
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<p><strong><em>En «&nbsp;voyage de confirmation, de dépassement et de refondation&nbsp;» officiel des liens entre le Sénégal et le Maroc, à Rabat, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a affirmé la solidité des relations entre Dakar et Rabat après les tensions nées de la finale de la CAN. Dix-sept accords de coopération ont été signés lundi 26 janvier, illustrant la volonté des deux pays de dépasser l’épisode sportif pour consolider un partenariat stratégique.</em></strong></p>



<p>« <em>L’amitié sénégalo-marocaine est plus forte que les émotions </em>», a déclaré Ousmane Sonko devant les membres de la commission mixte maroco-sénégalaise qu’il coprésidait avec le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch. Depuis la victoire du Sénégal face au Maroc (1-0) en finale de la CAN, le 18 janvier, des échanges virulents entre supporters des deux pays se sont multipliés sur les réseaux sociaux, alimentés par les incidents ayant marqué la fin de la rencontre.</p>



<p>Le Premier ministre sénégalais a toutefois rejeté l’idée d’une visite d’apaisement. « <em>Ce n’est pas un voyage d’apaisement, mais un voyage de confirmation, de dépassement et de refondation du lien à la hauteur de deux nations qui se respectent, se reconnaissent et se projettent ensemble </em>», a-t-il affirmé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-exces-emotionnels-pas-une-crise-politique"><strong>Des « excès émotionnels », pas une crise politique</strong></h2>



<p>Qualifiant les débordements observés lors de la finale de simples « <em>excès émotionnels produits par la ferveur </em>», Ousmane Sonko a insisté sur leur caractère non politique. « <em>Ils ne doivent pas être interprétés comme des facteurs politiques ou culturels </em>», a-t-il souligné.</p>



<p>Son homologue marocain, Aziz Akhannouch, a rappelé que les relations entre le Maroc et le Sénégal reposaient sur « <em>une assise solide</em> », fondée sur des décennies de coopération diplomatique, économique et humaine. Quelques jours plus tôt, le roi Mohammed VI avait lui aussi exprimé sa confiance dans le fait que « <em>la fraternité interafricaine </em>» prévaudrait après les « <em>fâcheux incidents </em>» survenus lors de la finale.</p>



<p>À l’issue des travaux de la commission mixte, dix-sept accords ont été signés dans des domaines stratégiques tels que l’enseignement supérieur, l’agriculture, l’industrie et l’économie numérique. Un forum économique maroco-sénégalais est également prévu durant la visite d’Ousmane Sonko, illustrant la volonté commune de renforcer les échanges commerciaux et les investissements croisés.</p>



<p>Cette séquence diplomatique intervient dans un contexte marqué par les événements sportifs, mais aussi par une interdépendance croissante entre les deux pays, notamment sur les questions migratoires et économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-relation-humaine-dense"><strong>Une relation humaine dense</strong></h2>



<p>La finale de la CAN, disputée à Rabat, avait été marquée par une série d’incidents : un but refusé au Sénégal, suivi d’un penalty accordé au Maroc après recours à l’assistance vidéo, avait provoqué la sortie momentanée de plusieurs joueurs sénégalais du terrain, avant leur retour à la demande de leur star, Sadio Mané.</p>



<p>Dans les tribunes, des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir la pelouse pendant près de quinze minutes, notamment au moment où Brahim Diaz s’apprêtait à tirer le penalty, finalement manqué. Dix-huit supporters sénégalais sont actuellement poursuivis en détention pour des faits de « <em>hooliganisme </em>», leur prochaine audience étant fixée au 29 janvier.</p>



<p>Au-delà de l’épisode sportif, les liens humains entre les deux pays restent profonds. Selon le Haut-Commissariat au plan (HCP), les ressortissants d’Afrique subsaharienne représentaient près de 60 % des migrants étrangers installés au Maroc en 2024, contre 26,8 % en 2014. Les Sénégalais constituent la première nationalité étrangère du royaume, avec 18,4 % des résidents étrangers.</p>



<p>Pour Dakar comme pour Rabat, l’enjeu est désormais de transformer cet épisode de tension en opportunité diplomatique. « <em>Nous devons dépasser l’émotion pour consolider un partenariat stratégique </em>», a résumé Ousmane Sonko, appelant à faire de la coopération bilatérale un levier de stabilité et de fraternité interafricaine.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique–Europe : le sommet du réalisme et des rééquilibrages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 09:06:50 +0000</pubDate>
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<p>Le Sommet Afrique-Europe à Luanda en 2025 a célébré 25 ans d'amitiés et de défis entre l'Afrique et l'Europe.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>À Luanda, entre promesses renouvelées et ambitions contenues, Africains et Européens ont tenté de redonner souffle à une relation vieille d’un quart de siècle. Plus qu’un sommet diplomatique, celui de 2025 s’est voulu un test grandeur nature pour un partenariat à la croisée des chemins.</em></strong></em></strong><strong></strong></p>



<p>Sous le soleil implacable de Luanda, les 24 et 25 novembre 2025,&nbsp;chefs d’État, diplomates et stratèges&nbsp;venus des deux rives de la Méditerranée ont célébré un anniversaire symbolique :&nbsp;25 ans de partenariat UA-UE.</p>



<p>Mais derrière les sourires et les poignées de main, un constat s’imposait :&nbsp;l’Afrique n’est plus la même, et&nbsp;l’Europe non plus. L’une revendique son autonomie stratégique, l’autre cherche à préserver son influence dans un continent désormais convoité par Pékin, Moscou et Ankara.</p>



<p>Le thème choisi –&nbsp;<em>« Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif »</em>&nbsp;– sonnait presque comme un plaidoyer : celui d’un&nbsp;multilatéralisme de survie, à l’heure où les fractures mondiales se creusent et où les alliances se recomposent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-en-quete-d-equilibre"><strong>Un partenariat en quête d’équilibre</strong><strong></strong></h3>



<p>João Lourenço, hôte du sommet et président angolais, a donné le ton d’entrée :&nbsp;<em>« Ce partenariat doit désormais se penser d’égal à égal. »</em><em>&nbsp;</em>Les représentants européens ont acquiescé, parfois à contre-cœur. Car si le discours du respect mutuel s’impose,&nbsp;la réalité des rapports économiques et sécuritaires reste profondément asymétrique.</p>



<p>L’Europe, fidèle à sa stratégie de «&nbsp;<em>Global Gateway</em>&nbsp;» — son contrepoids au rouleau compresseur chinois des Nouvelles Routes de la soie —, a promis&nbsp;150 milliards d’euros d’investissements&nbsp;sur le continent africain. Mais l’Afrique, de son côté,&nbsp;n’entend plus être une périphérie de la prospérité européenne&nbsp;: elle veut des transferts de technologie, une industrialisation réelle et une part plus équitable dans la création de valeur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ombre-du-sahel-et-la-tentation-de-la-souverainete"><strong>L’ombre du Sahel et la tentation de la souveraineté</strong><strong></strong></h3>



<p>Au cœur des échanges, les crises africaines ont plané comme des spectres familiers :&nbsp;Sahel, Soudan, RDC, Corne de l’Afrique.&nbsp;L’Europe plaide pour une stabilité régionale ; l’Afrique, elle, exige désormais la&nbsp;souveraineté dans la gestion de ses conflits.</p>



<p>L’échec des dispositifs de sécurité imposés par l’extérieur – du G5 Sahel à la MINUSMA – hante encore les esprits.&nbsp;L’UA réclame que les opérations de paix africaines soient&nbsp;financées directement par l’ONU, avec un soutien renforcé du&nbsp;Fonds européen pour la paix.</p>



<p>La guerre en Ukraine, omniprésente dans les discussions, a aussi révélé un clivage :&nbsp;l’Afrique refuse de s’aligner, préférant le pragmatisme des alliances multiples au suivisme diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-climat-a-la-connectivite-les-nouveaux-chantiers"><strong>Du climat à la connectivité : les nouveaux chantiers</strong><strong></strong></h3>



<p>Le sommet a aussi voulu parler d’avenir.&nbsp;L’Afrique&nbsp;et l’Europe se sont engagées à&nbsp;fournir une énergie propre à 100 millions d’Africains d’ici 2030, tout en&nbsp;accélérant la transformation numérique&nbsp;du continent.</p>



<p>Mais derrière ces promesses se cache une bataille d’intérêts : celle des&nbsp;minéraux critiques, du&nbsp;lithium congolais au cobalt zambien, qui alimente les industries vertes européennes.&nbsp;L’Afrique réclame que cette transition écologique ne soit pas&nbsp;un nouveau pacte de dépendance, mais un levier d’industrialisation.</p>



<p>Sur le commerce, la&nbsp;ZLECAf&nbsp;(Zone de Libre-Échange Continentale Africaine) est apparue comme le grand pari africain, encore fragile mais porteur d’espoir. L’Europe, en retour, a promis d’adapter certaines de ses politiques commerciales, notamment sur la&nbsp;taxe carbone aux frontières, jugée injuste par les pays du Sud.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-afrique-jeune-une-europe-vieillissante"><strong>Une Afrique jeune, une Europe vieillissante</strong><strong></strong></h3>



<p>Entre les deux continents, le fossé générationnel saute aux yeux.&nbsp;L’Afrique,&nbsp;plus jeune que jamais, aspire à l’emploi, à la mobilité, à la reconnaissance.&nbsp;L’Europe,&nbsp;plus vieillissante, redoute l’immigration mais a besoin de talents et de main-d’œuvre.&nbsp;La question migratoire, abordée avec diplomatie, reste le grand non-dit de ce partenariat.</p>



<p>Les dirigeants africains ont insisté sur&nbsp;l’autonomisation des jeunes et des femmes, tandis que Bruxelles a mis l’accent sur&nbsp;la migration légale et maîtrisée&nbsp;— un euphémisme pour contenir sans fermer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-multilateralisme-a-reinventer"><strong>Un multilatéralisme à réinventer</strong><strong></strong></h3>



<p>Enfin, l’appel à une&nbsp;réforme du Conseil de sécurité de l’ONU&nbsp;et des&nbsp;institutions financières internationales&nbsp;a fait consensus.&nbsp;Les Africains veulent&nbsp;siéger à la table où se décident les règles du monde, et non plus dans la salle d’attente du développement.&nbsp;L’Europe, consciente de la perte de son monopole moral, s’y est montrée favorable… du moins sur le papier.</p>



<p>La&nbsp;déclaration finale, forte de 49 points, se veut ambitieuse.&nbsp;Mais à Luanda, chacun savait que la crédibilité du partenariat UA-UE ne se jouera plus sur les communiqués, mais sur les&nbsp;résultats tangibles.&nbsp;Le continent africain ne veut plus de promesses creuses : il veut&nbsp;des routes, des usines, des emplois, des satellites.</p>



<p>À l’heure où le monde entre dans une ère de compétition globale,&nbsp;le partenariat Afrique–Europe doit prouver qu’il peut encore être une alliance d’intérêt et non de dépendance.&nbsp;Ce sommet de 2025 aura au moins eu un mérite : rappeler que&nbsp;le temps des illusions postcoloniales est révolu, et que l’Afrique, désormais,&nbsp;parle d’égal à égal.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Le Mali et la Russie se tiennent côte à côte pour […] faire face au néocolonialisme et bâtir un monde juste et multipolaire », a déclaré l’ambassadeur Igor Gromyko</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 10:39:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Le Mali et la Russie commémorent 65 ans de coopération diplomatique. Découvrez l'impact de cette relation sur le développement malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Mali et la Russie célèbrent cette année le 65ᵉ anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, symbole d’une coopération ancienne et toujours dynamique. À cette occasion, l’ambassade de Russie à Bamako a organisé une conférence de presse, le mardi 14 octobre 2025 —&nbsp;présidée par l’ambassadeur Igor Gromyko, en présence des représentants du ministère malien des Affaires étrangères, de chefs de missions diplomatiques, de personnalités publiques et de médias des deux pays.</em></strong></p>



<p>Depuis 1960, l’Union soviétique puis la Fédération de Russie ont joué un rôle clé dans la construction de l’État malien. Des milliers de techniciens, enseignants et ingénieurs soviétiques ont pris part à la réalisation de grands projets économiques et à la formation des premiers cadres du pays. Aujourd’hui, cette amitié historique fondée sur le respect mutuel et la coopération équitable reste un pilier des relations bilatérales.</p>



<p>Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son homologue malien, Abdoulaye Diop, ont échangé des messages de félicitations, réaffirmant leur volonté commune de renforcer les liens d’amitié au service de la paix et du développement du continent africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-politique-et-economique-renforcee"><strong>Une coopération politique et économique renforcée</strong></h2>



<p>Le partenariat entre Moscou et Bamako s’est intensifié ces dernières années, marqué par la visite officielle du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, à Moscou en juin 2025. Cette rencontre au sommet a permis la signature de plusieurs accords intergouvernementaux majeurs, ouvrant une nouvelle ère de coopération économique, technique et militaire.</p>



<p>En juillet 2025, la première session de la Commission intergouvernementale russo-malienne s’est tenue à Bamako. Elle a débouché sur la création d’un centre consultatif tripartite réunissant le Mali, le Niger et le Burkina Faso au sein de la Chambre de commerce et d’industrie de Russie, afin de dynamiser les échanges commerciaux et l’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-strategique-dans-la-securite-et-la-defense"><strong>Un partenariat stratégique dans la sécurité et la défense</strong></h2>



<p>Le Mali demeure, selon Moscou, un partenaire stratégique dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Les forces de défense maliennes bénéficient d’un soutien militaire et technique constant, notamment à travers des livraisons d’équipements russes et la formation d’unités spécialisées par des instructeurs russes.</p>



<p>Plus de 10 000 spécialistes maliens ont été formés dans les établissements civils et militaires russes depuis l’indépendance du pays. Un programme d’échanges universitaires et techniques continue de consolider ces liens. Ce qui contribue à la professionnalisation des forces et au développement du capital humain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cote-a-cote-pour-defendre-la-souverainete-africaine"><strong>« Côte à côte pour défendre la souveraineté africaine »</strong></h2>



<p>Dans son allocution, l’ambassadeur Igor Gromyko a salué «&nbsp;<em>l’engagement constant du Mali à défendre sa souveraineté</em>&nbsp;» et la convergence de vues entre Bamako et Moscou face aux défis géopolitiques actuels.</p>



<p>«&nbsp;<em>Aujourd’hui, le Mali et la Russie se tiennent côte à côte pour défendre leur souveraineté, faire face au néocolonialisme et bâtir un monde juste et multipolaire</em>&nbsp;», a-t-il déclaré, rappelant les fondements d’une coopération fondée sur l’égalité et la solidarité entre partenaires.</p>



<p>Le diplomate a également dénoncé «&nbsp;<em>la nature néocoloniale de la politique menée par certaines anciennes puissances coloniales&nbsp;</em>», tout en réaffirmant l’attachement de la Russie à une approche multilatérale équilibrée dans ses relations avec l’Afrique.</p>



<p>La cérémonie a aussi été l’occasion de distinguer plusieurs acteurs engagés dans la promotion de la langue et de la culture russes au Mali. Des lettres de remerciement du ministère russe de la Science et de l’Enseignement supérieur ont été remises à Amadou Sékou Gambi, président de l’Association malienne des étudiants et amis de la langue russe, et à Ibrahim Bagna, enseignant à l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-appelee-a-se-renforcer"><strong>Une coopération appelée à se renforcer</strong></h2>



<p>Les deux nations entendent poursuivre la consolidation de leurs partenariats, notamment dans les domaines énergétique, agricole, industriel et éducatif.<br>Le ministre Sergueï Lavrov et son homologue Abdoulaye Diop ont réaffirmé leur conviction que les relations russo-maliennes continueront de se développer au profit des peuples des deux pays, tout en contribuant à la stabilité et à la sécurité du continent africain.</p>



<p>Soixante-cinq ans après leur établissement, les relations entre Moscou et Bamako demeurent un modèle de fidélité politique et de coopération pragmatique — une alliance historique qui, loin de s’essouffler, entre dans une nouvelle phase de maturité et de confiance mutuelle.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title> Mali–Russie : un forum médical pour sceller un partenariat stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2025 13:04:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le forum médical a rassemblé des experts pour discuter de la coopération sanitaire entre le Mali et la Russie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a servi de cadre, le jeudi&nbsp;21&nbsp;août 2025, au lancement du Forum médical international Mali–Russie, organisé par l’association Perspective sahélienne en partenariat avec l’agence russe African Initiative. Placé sous le thème « Coopération sanitaire et opportunités économiques pour un partenariat durable », l’événement a réuni chercheurs, médecins, pharmaciens, représentants institutionnels et acteurs du secteur privé des deux pays.</em></strong></p>



<p>Dans son allocution d’ouverture, l’honorable Aboubacar Sidick Fomba, président de la Commission Santé, Développement social et Solidarité du Conseil natioanl de transition (CNT) et parrain de la cérémonie, a salué l’élargissement de la coopération Mali–Russie au domaine sanitaire, après les succès enregistrés dans la coopération militaro-technique. Il a mis en avant la nécessité pour le Mali de bâtir une véritable souveraineté sanitaire à travers la production locale de médicaments essentiels, la modernisation des infrastructures hospitalières, l’équipement en laboratoires de diagnostic biologique, le développement de la télémédecine et la formation de spécialistes de haut niveau. Il a proposé la mise en place d’un Comité stratégique Mali–Russie pour la coopération sanitaire, chargé de suivre les engagements pris, de concevoir des projets pilotes et de faire de Bamako un pôle ouest-africain d’innovation médicale et pharmaceutique.</p>



<p>Au nom de l’association organisatrice, Mamadou Bah, président de Perspective sahélienne, a rappelé que la santé constitue le socle du développement du Sahel. Selon lui, « <em>le développement du Sahel passe impérativement par le renforcement de son capital humain, dont la santé est le pilier fondamental</em> ». Il a expliqué que ce forum vise à créer une plateforme d’échanges techniques et scientifiques entre experts maliens et russes, afin d’adapter les solutions médicales aux réalités locales et de jeter les bases d’une coopération durable dans les domaines de la recherche biomédicale, de la pharmacologie, de l’ingénierie hospitalière et de la santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-perspectives-concretes-de-cooperation"><strong>Des perspectives concrètes de coopération</strong></h2>



<p>L’événement a également enregistré l’intervention en visioconférence du député de la Douma russe, Dmitri Kouznetsov. Ce dernier a proposé la création d’un groupe de travail interparlementaire Mali–Russie sur les questions de santé. Une telle structure aurait pour mission de renforcer le dialogue institutionnel, de coordonner les initiatives bilatérales et d’accélérer la mise en œuvre des projets conjoints, notamment dans les secteurs de la production pharmaceutique, de la prévention des maladies infectieuses et de la modernisation hospitalière.</p>



<p>Les travaux du forum vont permettre d’identifier plusieurs axes de collaboration. Il s’agit de l’autonomie dans la production pharmaceutique locale, de la certification et de la régulation des produits médicaux, de la fabrication et de la distribution des dispositifs médicaux, de la formation et de la spécialisation du personnel de santé, du développement de la recherche appliquée sur les maladies tropicales ainsi que de la prévention et du contrôle des épidémies.</p>



<p>Les organisateurs ont présenté ce forum comme une étape importante pour positionner Bamako en futur hub ouest-africain d’innovation sanitaire et biomédicale. Les participants ont souligné que la coopération avec la Russie pouvait permettre de mutualiser les compétences, de transférer le savoir-faire et de développer une industrie pharmaceutique et médicale locale capable de répondre aux besoins croissants de la région.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : cinq ans pour briser le miroir colonial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 10:31:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Cinq ans de souveraineté : une transition qui a ouvert les yeux sur les vérités cachées du néocolonialisme en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Cinq années de transition ont suffi à mettre à nu ce que l’on taisait depuis des décennies : la duplicité des interventions militaires occidentales, le piège dans la diplomatie, le pillage organisé des ressources africaines. Au Mali, la rupture assumée avec l’Occident a ouvert les yeux d’un continent entier. Désormais, le mensonge néocolonial ne passe plus.</em></strong></p>



<p>On se souvient du fracas du 18 août 2020. Un coup d’État militaire, vite suivi d’un second, faisait basculer le Mali dans ce que d’aucuns appellent encore avec dédain « <em>une parenthèse</em> ». Cinq ans plus tard, il faut se rendre à <a href="https://saheltribune.com/le-second-mandat-de-donald-trump-un-miroir-des-defis-de-lafrique-et-du-monde/">l’évidence</a> ; cette transition, prolongée, mal aimée à l’étranger, souvent décriée par les commentateurs de salon, aura produit un effet inattendu. Elle a décillé les yeux. Pas seulement ceux des Maliens, mais, par ricochet, ceux d’un continent entier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plus-barkhane-montait-en-puissance-plus-les-drapeaux-noirs-s-etendaient"><strong>Plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient</strong></h2>



<p>Car sous nos tropiques, il est des vérités qu’on savait, qu’on chuchotait, mais qu’on n’osait pas dire trop fort, bien que des groupements de citoyens commençaient déjà à les dénoncer à travers des manifestations ou des lettres ouvertes. La transition malienne, elle, les a jetées à la face du monde. L’échec français dans la guerre contre le terrorisme ? Acté. La duplicité du franc CFA, cette monnaie coloniale qui perdure sous un vernis d’indépendance ? Révélée. Le pillage en règle des ressources naturelles africaines par des <a href="https://saheltribune.com/souverainete-economique-le-mali-rachete-la-mine-dor-de-morila/">multinationales étrangères </a>? Démontré, preuves à l’appui.</p>



<p>Et voilà qu’au détour d’une <a href="https://saheltribune.com/bnda-un-capital-majoritairement-nationalise-pour-le-developpement-agricole/">décision de souveraineté</a> — l’expulsion des forces Barkhane en 2022 — le peuple malien découvre que neuf années de présence militaire française avaient non pas réduit la menace djihadiste, mais coïncidé avec son expansion. Cruelle ironie : plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient. À Bamako, les autorités parlent aujourd’hui de libération. Et dans les rues de Ouagadougou ou de Niamey, des foules acclament ce choix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nationalisation-des-mines-strategiques-nbsp"><strong>Nationalisation des mines stratégiques&nbsp;</strong></h2>



<p>Autre tabou brisé : celui du franc CFA. Depuis 1945, cet instrument sert d’ancrage aux économies d’Afrique de l’Ouest. Mais à qui profite-t-il ? Certainement pas aux peuples. Comme le rappelait&nbsp;<a href="https://bamada.net/ce-nest-pas-une-monnaie-africaine-le-franc-cfa-est-un-obstacle-a-la-souverainete-economique-du-continent-affirme-le-professeur-moussa-diallo">un économiste malien</a>&nbsp;en 2024 : «&nbsp;<em>Le CFA, celui qui le détient ne l’utilise pas. Celui qui l’utilise, ne le détient pas.&nbsp;</em>» En d’autres termes, une monnaie sans souveraineté. Quand Bamako décide d’ouvrir ce débat, c’est tout un continent qui réalise l’absurdité d’un système monétaire sous tutelle.</p>



<p>Et puis il y a l’or. Ce métal qui brille à Londres et à Dubaï, mais qui laisse la terre malienne exsangue. <a href="https://www.africangoldreport.org/fr/mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soixante-cinq tonnes</a> extraites chaque année, dont les profits échappent largement au pays. En janvier 2025, la <a href="https://lactualite.com/actualites/le-mali-saisit-trois-tonnes-dor-de-la-canadienne-barrick-dans-un-litige-fiscal/#:~:text=Un%20haut%20responsable%20de%20Barrick,pas%20autoris%C3%A9%20%C3%A0%20parler%20publiquement." target="_blank" rel="noreferrer noopener">saisie de trois tonnes d’or</a> appartenant à Barrick Gold, d’une valeur de 240 millions d’euros, a servi d’électrochoc. Pour la première fois, l’opinion découvre comment ses richesses étaient siphonnées par des compagnies étrangères sous couvert de contrats léonins. Depuis, le Burkina Faso et le Niger ont suivi, nationalisant à leur tour des mines stratégiques.</p>



<p>Faut-il encore parler de l’uranium ? Ressource vitale pour les centrales françaises, dont&nbsp;<a href="https://afriquexxi.info/L-uranium-nigerien-au-service-de-la-grandeur-de-la-France">30 % provenait</a>&nbsp;du seul Niger. On comprend mieux, dès lors, l’obsession sécuritaire de Paris dans la région. Il ne s’agissait pas seulement de protéger Bamako, Niamey ou Ouagadougou, mais aussi d’assurer le courant électrique de Marseille et de Lyon.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-voile-s-est-leve"><strong>Le voile s’est levé</strong></h2>



<p>Ce qui s’esquisse, c’est une recomposition géopolitique. Au Mali, la coopération avec Moscou et Pékin, moquée par les chancelleries occidentales, a permis d’affirmer une évidence : l’Afrique n’est pas condamnée à choisir toujours la même tutelle. En septembre 2024, l’élévation des relations Mali–Chine au rang de <a href="https://www.studiotamani.org/171664-le-mali-et-la-chine-vers-un-partenariat-strategique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>partenariat stratégique </em>»</a> illustre cette diversification. Quant à la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), en septembre 2023, confédération entre Mali, Niger et Burkina, elle marque un séisme politique : sortie de la CEDEAO, projet de monnaie commune, solidarité régionale affichée.</p>



<p>Bien sûr, tout n’est pas rose. La situation sécuritaire demeure précaire, les attaques djihadistes continuent, l’économie malienne souffre d’un assèchement des financements extérieurs. Mais l’essentiel est ailleurs : le voile s’est levé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-a-servi-de-miroir"><strong>Le Mali a servi de miroir</strong></h2>



<p>Car ce que cinq années de transition ont légué, c’est un vocabulaire, une grille de lecture nouvelle. « <em><a href="https://saheltribune.com/aes-la-souverainete-au-coeur-de-lengagement/">Souveraineté</a></em> », « <em>panafricanisme</em> », « <em>anti-impérialisme</em> » : des mots qu’on croyait désuets, qu’on entendait dans les manuels d’histoire, et qui redeviennent des armes politiques. Pour la jeunesse africaine, hyperconnectée et avide d’images, c’est un récit mobilisateur. Les « <em>videomans</em> » maliens qui relaient en bambara les discours anti-impérialistes d’Assimi Goïta touchent plus de cœurs que n’importe quelle dépêche de l’AFP.</p>



<p>Alors oui, il y a des limites, des excès, des contradictions. Mais il y a aussi une certitude : le Mali a servi de miroir. Dans ce miroir, les Africains ont vu l’étendue du pillage, la complicité de leurs élites, et la possibilité d’un autre chemin. Que ce chemin mène au salut ou au désastre, l’histoire le dira. Mais une chose est sûre : les yeux sont désormais ouverts.</p>



<p>Et un continent qui ouvre les yeux ne les referme jamais.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sécurité : la première puissance militaire de l’Afrique disposée à faire front avec le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 08:09:49 +0000</pubDate>
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<p>Le renforcement de la coopération Mali-Egypte marque une nouvelle ère dans la lutte contre le terrorisme et la sécurité régionale.</p>
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<p><strong><em>Après la puissance militaire du monde, c’est le tour de celle de l’Afrique qui propose son appui au Mali pour lutter contre le terrorisme. Décidément, la vision des autorités de la transition attire de plus en plus les puissances. Le chef de la diplomatie égyptienne a indiqué que son pays</em></strong>&nbsp;<strong><em>soutient le Mali dans sa lutte contre le terrorisme.</em></strong></p>



<p>C’était à l’issue d’une audience que le Président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a accordée au Dr Badr Abdellaty, ministre des Affaires étrangères, de l’Immigration et des Expatriés de la République Arabe d’Égypte. C’était le jeudi&nbsp;24&nbsp;juillet 2025 au Palis de Koulouba. Accompagné d’une importante délégation, le chef de la diplomatie égyptienne a expliqué que son pays est disposé à renforcer sa coopération bilatérale dans les domaines militaire, sécuritaire, économique et du développement. Il a, aussi, souligné que l’Égypte soutient le Mali dans sa lutte contre le terrorisme, tant sur le plan sécuritaire que par des approches idéologiques et de développement durable.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-declic-a-travers-le-premier-ministre-par-interim-de-l-epoque"><strong>Déclic à travers le Premier ministre par intérim de l’époque</strong></h2>



<p>Dr Abdellaty a, également, évoqué les opportunités de partenariat dans des secteurs stratégiques tels que les mines, l’énergie, l’agriculture et les infrastructures, dans le cadre d’une coopération Sud-Sud fondée sur les intérêts mutuels et le respect de la souveraineté. Cette audience s’est déroulée après une séance de travail avec son homologue malien. Et puis, un forum économique s’est tenu entre hommes d’affaires égyptiens et maliens. Pour concrétiser tout cela, un mémorandum a été signé par les deux parties. Il faut signaler que cette visite est le fruit d’un processus de réchauffement des relations entamé depuis la rectification de la trajectoire de la transition opérée le 24&nbsp;mai 2021.</p>



<p>À la suite de plusieurs coulisses propres à la diplomatie, la rencontre du Premier ministre par intérim, Abdoulaye Maïga avec son homologue égyptien, Mostafa Madbouly a été un déclic de relancement de la coopération égypto-malienne. Cette rencontre s’est déroulée, le mardi&nbsp;8&nbsp;novembre 2022, en marge du sommet sur le climat&nbsp;COP27. Les deux personnalités avaient échangé sur le renforcement de la coopération entre les deux pays en matière de sécurité et de développement. Dès lors, les échanges entre les eux pays n’ont point faibli.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-multiplication-des-echanges-nbsp-nbsp"><strong>Multiplication des échanges&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p>Depuis la rencontre entre les deux hautes personnalités, des échanges entre les deux pays se sont multipliés. C’est ainsi que par exemple, le ministre de la Défense et des anciens Combattants et le ministre des Affaires étrangères ont effectué, en décembre 2024, une visite de travail dans le pays des pharaons. Cette mission a abouti à la signature d’un mémorandum d’entente dans le domaine militaire et économique entre les deux pays.&nbsp;</p>



<p>À leur retour, le ministre de la Défense a reçu en audience, le 19&nbsp;décembre 2024, l’ambassadeur égyptien. Rien n’a filtré de leur entretien. Auparavant, le jeudi&nbsp;08&nbsp;aout 2024, le chef de la diplomatie malienne avait eu un entretien téléphonique avec son homologue égyptien.&nbsp;</p>



<p>En 2025, les entretiens avec les deux parties se sont intensifiés dans les domaines de la sécurité avec l’ambassadeur de l’Égypte au Mali qui a rencontré tour à tour plusieurs membres du gouvernement. C’est ainsi que l’ambassadeur Mohamed El Gammal a rencontré entre autres le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ceux de la sécurité, de l’intégration africaine, de la réconciliation nationale.</p>



<p>Rappelons que selon « <em>Global Fire Power</em> », l’Égypte est la première puissance militaire de l’Afrique et la 19<sup>e</sup>mondiale sur 145&nbsp;pays classés. D’après le cabinet américain d’études en défense et sécurité, l’Égypte dispose notamment de 440 000&nbsp;militaires actifs, 480 000&nbsp;réservistes, 300 000&nbsp;éléments de forces paramilitaires, 3620&nbsp;chars, 1093&nbsp;avions militaires et 150&nbsp;navires et bâtiments de guerre. En 2024, le pays de feu Abdel Galal Nasser était à la tête du classement des pays africains.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre le terrorisme : Donald Trump propose son appui à Assimi Goïta </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 09:52:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p>L'appui américaine au Mali est crucial pour lutter contre le terrorisme, suite à la mission envoyée à Bamako.</p>
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<p><strong><em>Moins de deux semaines après la visite officielle du Général d’armée Assimi Goïta en Russie, les États unis d’Amérique dépêchent une mission à Bamako pour proposer un appui dans la lutte contre le terrorisme. Cette mission s’effectue au même moment où le président américain recevait chez lui cinq chefs d’États africains qu’il a triés sur le volet.</em></strong></p>



<p>A son retour d’une visite officielle en Russie sur invitation du président Vladimir Poutine, le chef de l’État du Mali a accordé une interview à la radiotélévision publique, l’Ortm (Office de radiodiffusion télévision du Mali). Dans cet entretien, le Général d’armée Assimi Goïta avait affirmé que le partenaire russe a doté le Mali d’équipements militaires de haute technologie que ni l’or ni même l’argent ne pouvaient permettre d’en acquérir.&nbsp;<em>« Il ne s’agit pas seulement de nouvelles armes, mais de capteurs de puissance militaire qui ne sont accessibles qu’à travers des partenariats géopolitiques de haute intensité, et non par de simples transactions financières »,&nbsp;</em>avait déclaré le chef de l’État malien. Il a ajouté qu’« <em>Aujourd’hui, nous disposons d’armes qui, si elles sont dévoilées, feraient du Mali une menace aux yeux de ses voisins. »&nbsp;</em>Ceci prouve que la visite en Russie a été payante.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Certainement, c’est ce qui a amené les États unis d’Amérique à se précipiter pour proposer un appui sécuritaire au Mali et au-delà le Sahel. C’est ainsi que le mercredi&nbsp;9&nbsp;juillet 2025 s’est rendue au Mali une mission de haut niveau dirigée par le Lieutenant -colonel à la retraite Rudy Atallah, Directeur adjoint principal de la lutte contre le terrorisme au Conseil de Sécurité nationale de la présidence américaine. La délégation américaine s’est réunie avec la partie malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné de son collègue de la sécurité et de la protection civile, Daoud Aly Mohammedine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-accompagner-le-mali-face-a-la-menace-terroriste-croissante"><strong>Accompagner le Mali face à la menace terroriste croissante</strong></h2>



<p>À l’issue de la rencontre, l’émissaire de Donald Trump a, face à la presse, souligné la volonté américaine de renforcer la stabilité et la lutte contre le terrorisme. Sous l’égide de l’ambassadrice des États unis au Mali, Rachna Sachdeva Korhonen, Atallah a détaillé les priorités des États-Unis : accompagner le Mali face à la menace terroriste croissante et consolider la coopération bilatérale et régionale, notamment avec la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).&nbsp;</p>



<p>D’après Attalah, l’expertise américaine en stratégie antiterroriste vise à développer des réponses efficaces dans le respect de la souveraineté malienne. Et de poursuivre que la coopération régionale est désormais cruciale pour faire face à l’intensification du terrorisme en Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi, dit-il, son pays encourage la création de la force conjointe de l’AES pour mutualiser les ressources et le renseignement. L’émissaire a ajouté qu’au-delà du volet militaire, Washington met l’accent sur la stabilisation politique, la réconciliation nationale, la transparence et la bonne gouvernance comme moteurs d’investissement et de croissance.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-vision-du-mali-exposee-a-l-emissaire-de-trump-nbsp"><strong>La vision du Mali exposée à l’émissaire de Trump&nbsp;</strong></h2>



<p>Quant à la partie malienne, elle s’est réjouie de cette initiative américaine. Selon le Bureau de l’Information et de la Presse du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, elle a exposé la vision du pays par rapport à la lutte contre le terrorisme.&nbsp;</p>



<p>Cette vision est axée sur la reprise en main de la défense et de la sécurité du Mali par les Autorités de la transition ; le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité ; la prise en compte de la dimension Confédération AES dans la lutte contre le terrorisme. Aussi, s’agit-il du soutien apporté par certains pays aux terroristes opérant dans le Sahel ; de la nécessité d’engager une lutte sincère et globale contre le terrorisme ainsi que l’intérêt des Autorités américaines pour le Mali en vue de la promotion des investissements dans le cadre d’une coopération gagnant-gagnant.&nbsp;</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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