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	<title>Archives des partenariat gagnant-gagnant &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>BAMEX 2025 : Le Mali affirme sa souveraineté et sa vision sécuritaire panafricaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 08:21:54 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez BAMEX 2025 : le Mali renforce sa souveraineté et sa vision sécuritaire panafricaine lors de cet événement historique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce mardi 11 novembre 2025, le Parc des expositions de Bamako a accueilli l’ouverture solennelle du Salon international de l’industrie de la défense et de la sécurité de Bamako (BAMEX 2025). C’est un événement inédit dans la sous-région sahélienne. Placé sous la présidence du Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, ce salon marque une étape décisive dans la volonté du Mali de bâtir une architecture de sécurité autonome, fondée sur ses propres forces, compétences et alliances stratégiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la tribune, le général de corps d’armée Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens combattants, a livré un discours sans concession, dénonçant «&nbsp;<em>un complot longtemps tramé&nbsp;</em>» contre le Mali et «&nbsp;<em>une cabale médiatique en cours</em>&nbsp;» visant à diaboliser la crise malienne. Il a affirmé avec force que «&nbsp;<em>le Mali subsistera</em>&nbsp;». Il a profité de l’occasion pour saluer la présence de délégations venues de Türkiye, de Russie, de la République démocratique du Congo, du Burkina Faso et d’autres pays comme la preuve éclatante de la résilience diplomatique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-riposte-diplomatique-a-l-isolement"><strong>Une riposte diplomatique à l’isolement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le BAMEX 2025 se veut un cadre de dialogue et de partenariat entre décideurs politiques, industriels, chercheurs, forces de défense, start-up et investisseurs. Pendant quatre jours, les participants venus du Togo, du Ghana, du Nigeria, de la Libye, du Maroc, du Soudan, de l’Iran et des pays de l’Alliance des États du Sahel auront l’occasion de découvrir les innovations et les savoir-faire des exposants dans le domaine de la sécurité et de la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’invitée d’honneur de cette édition, la République de Türkiye, occupe une place centrale dans la dynamique du salon. Le ministre Sadio Camara a salué la coopération stratégique entre Bamako et Ankara, fondée sur le respect mutuel et le partenariat gagnant-gagnant. Il a souligné que cette relation bilatérale incarne une vision partagée par les présidents Assimi Goita et Recep Tayyip Erdogan.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-turkiye-un-partenaire-strategique-assume"><strong>Türkiye, un partenaire stratégique assumé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le Mali accueille la Türkiye, le Mali accueille l’Afrique, le Mali accueille le monde</em>&nbsp;», a-t-il déclaré, en insistant sur la solidité de cette alliance face aux tentatives d’isolement diplomatique. Selon lui, ce salon est la preuve concrète que le Mali reste fréquentable et attractif malgré les pressions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition est animée par une trentaine de fabricants turcs d’armement, dont&nbsp;<em>The Peak Défense</em>, reconnus mondialement pour leur expertise dans les technologies de défense avancées. Les visiteurs peuvent découvrir une large gamme de systèmes de défense de pointe : plateformes terrestres, aériennes et navales, armes et munitions, systèmes de communication militaire, satellites et technologies spatiales, ainsi que des armements lourds.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vitrine-technologique-pour-le-mali-et-ses-allies"><strong>Une vitrine technologique pour le Mali et ses alliés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a rendu un hommage appuyé à la Türkiye, tout en&nbsp;&nbsp;soulignant son rang parmi les premiers exportateurs mondiaux d’équipements militaires. Il a également critiqué les modèles traditionnels de financement de la défense, basés sur l’assistance extérieure et les prêts militaires étrangers, en valorisant les approches novatrices turques fondées sur la coopération industrielle et le cofinancement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de la Défense a par ailleurs accusé certaines puissances étrangères de soutenir des groupes terroristes opérant dans le Sahel, dans le but de maintenir les États de la région «&nbsp;<em>sous contrôle pour continuer de profiter de nos immenses richesses</em>&nbsp;». Il a dénoncé «&nbsp;<em>l’hypocrisie et le double jeu&nbsp;</em>» de ces acteurs. Le général Camara a également affirmé que leur stratégie repose sur «&nbsp;<em>l’art et la science du blanchiment du terrorisme</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte international marqué par la persistance des crises transnationales, la cybercriminalité, la criminalité organisée et les influences étrangères, le BAMEX 2025 s’inscrit dans une dynamique de souveraineté sécuritaire africaine. Il met en lumière la montée en puissance de l’industrie de défense malienne et sahélienne, inspirée du modèle turc, et réaffirme la volonté du continent de construire une sécurité collective fondée sur la coopération régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À l’ONU, le Mali frappe fort : quand Bamako accuse Kyiv et Paris de nourrir le terrorisme sahelien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 08:50:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali accuse Ukraine et Paris de complicité dans des attaques meurtrières. Découvrez la vision de Bamako sur la guerre froide actuelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, ils sont nombreux à déclamer des discours trop longs, trop fades, trop creux. Pas le Premier ministre malien. Général de division à la voix posée et au ton martial, Abdoulaye Maïga n’est pas venu quémander des aides ni quémander des excuses. Il est venu livrer une charge. Un acte d’accusation. Une radiographie brutale de la nouvelle guerre froide, vue depuis le sable du Sahel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tinzawatène. Juillet 2024. Une attaque meurtrière contre une patrouille malienne. Le gouvernement de Bamako avait alors pointé du doigt une connivence troublante : celle de conseillers militaires ukrainiens qui, selon les autorités maliennes, ont publiquement revendiqué leur soutien à l’opération terroriste. Un an plus tard, Maïga enfonce le clou :&nbsp;<em>« L’Ukraine est devenue l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes aux groupes terroristes dans le monde. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une phrase choc. Une rhétorique offensive. Mais pas gratuite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-kyiv-a-kidal-le-fil-rouge-du-chaos"><strong>De Kyiv à Kidal, le fil rouge du chaos</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que Bamako convoque l’Ukraine dans sa dénonciation du désordre mondial. Mais c’est quasiment la première fois que le lien entre guerre russo-ukrainienne et instabilité sahélienne est affirmé aussi frontalement à l’ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Maïga, le soutien militaire occidental à Kyiv ne serait rien d’autre qu’une diversion stratégique. Une manière, pour les puissances occidentales, de détourner les projecteurs d’un autre théâtre de guerre : celui du Sahel. Dans cette lecture, la France occupe un rôle central, accusée de jouer à la fois le pompier et l’incendiaire :&nbsp;<em>« Un régime nostalgique de la colonisation, préoccupé par sa perte d’influence dans la région, qui sponsorise les groupes terroristes tout en prétendant combattre l’insécurité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-requete-sans-suite-des-preuves-sans-audience"><strong>Une requête sans suite, des preuves sans audience</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 15 août 2022, le Mali dit avoir saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour exposer ce qu’il qualifie de preuves «&nbsp;<em>irréfragables</em>&nbsp;» de l’implication française dans les activités terroristes. Deux ans plus tard, silence radio du côté des Nations unies. Une inaction qui, pour Bamako, équivaut à une complicité passive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maïga ne mâche pas ses mots :&nbsp;<em>« Il est temps que la conscience mondiale se réveille. »</em>&nbsp;Et d’appeler à une refondation du multilatéralisme, moins inféodé à l’Occident, plus à l’écoute des souverainetés retrouvées du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aes-une-confederation-contre-les-vents-dominants"><strong>AES : une confédération contre les vents dominants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée en 2024, la Confédération des États du Sahel (AES) regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans une alliance politique, militaire et économique sans précédent dans l’histoire moderne du Sahel. Un pacte de survie, mais aussi de défiance vis-à-vis des modèles imposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le chef du gouvernement malien en fait le socle d’une vision stratégique alternative : endogène, panafricaniste, affranchie. Une puissance émergente en construction, dotée bientôt d’une banque d’investissement propre, d’une armée confédérale, et d’une feuille de route fondée sur l’industrialisation, l’énergie, la souveraineté alimentaire et monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est clair : le Sahel ne veut plus être un protectorat de fait, pas même au nom du droit humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-guerre-hybride-devient-doctrine"><strong>Quand la guerre hybride devient doctrine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Maïga, la guerre menée contre le Mali n’est plus asymétrique : elle est hybride. Elle mêle drones, mercenaires, sanctions économiques, campagnes médiatiques et ingérences diplomatiques. Et certains États voisins ne sont pas en reste. L’Algérie est nommément accusée d’avoir abattu un drone malien et de tolérer, sur son sol, la planification d’attaques contre le Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des propos durs, assumés, que Maïga entoure d’ironie grinçante et de citations de sages africains.&nbsp;<em>« Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-onu-face-a-son-miroir"><strong>L’ONU face à son miroir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours du Mali est aussi un miroir tendu à l’ONU elle-même. À 80 ans, l’organisation internationale semble, aux yeux de Bamako, en perte d’utilité. Incapable de faire respecter ses propres principes. Aveugle sur l’Afrique.&nbsp;<em>« Si l’ONU continue à feindre l’ignorance, elle cessera d’être la somme du monde et deviendra le bras passif de l’injustice mondiale. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais loin d’être un repli, ce diagnostic s’accompagne d’une main tendue : le Mali et l’AES se disent prêts à jouer leur partition dans la réforme du système multilatéral. Mais pas à n’importe quelle condition :&nbsp;<em>« Nous ne demandons pas l’aumône. Nous appelons à la conscience. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-de-rupture-pas-de-soumission"><strong>Un discours de rupture, pas de soumission</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la salle, les diplomates notent, froncent les sourcils, se regardent. Certains applaudissent, d’autres fuient le regard du général malien. Mais une chose est sûre : le Mali ne parle plus en périphérie. Il parle au centre, quitte à bousculer les équilibres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revisitant la cartographie des menaces, en accusant sans trembler des États membres permanents du Conseil de sécurité, et en érigeant le Sahel en nouveau front de la géopolitique globale, Bamako n’implore plus. Il défie, il dénonce, il reconstruit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans cette parole assumée, il y a une leçon à entendre : la fin du temps des tutelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assimi Goïta, l’appel de Moscou : entre souveraineté retrouvée et guerre d’usure contre le terrorisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 08:36:58 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le discours franc d'Assimi Goïta sur la coopération avec la Russie et l'avenir du Mali devant ses compatriotes.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis Moscou, devant ses compatriotes établis en Russie, le Président de la Transition malienne, Assimi Goïta, a livré un discours sans filtre. Coopération stratégique avec la Russie, bilan sécuritaire, défense acharnée de l’Alliance des États du Sahel (AES) et lutte contre le terrorisme érigée en combat de civilisation. Le chef de l’État trace, avec une certaine gravité, les contours d’un Mali nouveau, affranchi des tutelles, décidé à briser l’ordre établi.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un Assimi Goïta combatif, presque prophétique, qui s’est adressé à la diaspora malienne à Moscou. Loin des formules diplomatiques, le Président de la Transition a préféré la franchise rugueuse du soldat. Et s’il n’a pas mâché ses mots, c’est sans doute parce que l’enjeu lui semble immense&nbsp;: assurer au Mali sa souveraineté pleine et entière, sécuritaire comme diplomatique, au prix, s’il le faut, de l’isolement ou de l’affrontement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton est donné d’emblée&nbsp;:&nbsp;<em>« Il était normal que nous rencontrions la Russie pour renouveler nos liens de coopération ».</em>&nbsp;Une phrase anodine, si elle ne venait résumer l’un des plus grands virages géopolitiques du Mali depuis l’indépendance. Car pour Goïta, il ne s’agit pas d’un simple changement d’allié, mais d’un changement de paradigme.&nbsp;<em>« Pendant près de dix ans, environ 19 500&nbsp;soldats étrangers étaient présents sur notre sol. La sécurité n’est jamais revenue. »</em>&nbsp;Deux ans de coopération avec Moscou, affirme-t-il, auront suffi à reprendre le contrôle de l’ensemble des capitales régionales sur l’ensemble du territoire national. Une victoire militaire, mais aussi psychologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-d-interet-pas-d-allegeance"><strong>Une diplomatie d’intérêt, pas d’allégeance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie n’est pas ici perçue comme une puissance tutélaire, mais comme un partenaire stratégique. Une relation&nbsp;<em>« gagnant-gagnant »</em>, martèle Goïta, qui cite à l’appui les transferts de compétences, les bourses d’études, les coopérations dans l’énergie, les mines, les télécommunications. Et le message est limpide&nbsp;:&nbsp;<em>« Nous sommes venus défendre les intérêts de notre peuple. Et ce sera satisfait. »</em>&nbsp;Point.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Mais l’essentiel est ailleurs, dans cette conception élargie de la souveraineté qui intègre la sécurité, le développement et la diplomatie dans un même logiciel stratégique&nbsp;: la Confédération des États du Sahel (AES), créée à Niamey (Niger), le 6 juillet 2024. Pour Goïta, l’AES n’est pas une entité conjoncturelle, mais une réponse structurelle à un système mondial vicié, dominé par des puissances étrangères qui utilisent le terrorisme comme un levier d’influence.&nbsp;<em>« Le terrorisme, ce n’est ni l’ethnie, ni la religion. C’est un instrument géopolitique. Une nouvelle forme de colonisation. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-ou-la-rupture-assumee"><strong>L’AES ou la rupture assumée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière le verbe, une conviction&nbsp;: celle d’un monde post-Françafrique, où&nbsp;<em>« la dynamique de précarré et de porte-plume »</em>&nbsp;est révolue. Dans la bouche du chef de l’État, le langage se fait tranchant, presque corrosif&nbsp;:&nbsp;<em>« Des États sponsors soutiennent ces groupes terroristes. »</em>&nbsp;Et pourtant, pas d’appel à la haine. Seulement un appel à la vigilance, à la cohésion, à&nbsp;<em>l’« union sacrée »</em>&nbsp;derrière les autorités légitimes. La menace, selon lui, ne vient plus du désert, mais des réseaux sociaux, où la désinformation ronge les fondations de la jeune alliance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AES, affirme-t-il, est désormais&nbsp;<em>« verrouillée »</em>. Et la clé ?&nbsp;<em>« Jetée à la mer. »</em>&nbsp;Drapeau, hymne, devise, passeport, banque d’investissement, plateforme de communication…&nbsp;: les institutions prennent forme. Reste à&nbsp;<em>« déconstruire un système mental instauré depuis plus de 60&nbsp;ans »</em>. Un combat générationnel, un&nbsp;<em>« combat pour l’éternité »</em>, porté par la jeunesse, seule capable, dit-il, de&nbsp;<em>« mener les batailles que personne ne peut mener à notre place. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-un-combat-un-prix"><strong>Une vision, un combat, un prix</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y aura&nbsp;<em>« pas de marche arrière »</em>, prévient Goïta. Loin des grandes messes internationales, le Mali fait donc le choix du silence assourdissant de ses armes et de la résilience stratégique. Goïta le sait. Cette guerre sera longue, semée d’embûches et d’embargos, mais pour lui, l’essentiel est ailleurs. Dans l’idée que, pour la première fois depuis des décennies, le pays se bat pour lui-même — sans traducteurs, sans tuteurs, sans compromis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assimi Goïta n’a pas seulement parlé à Moscou. Il a lancé un avertissement au monde. Et une promesse à son peuple&nbsp;: celle d’un Mali debout, sans peur, sans maître, et plus que jamais prêt à écrire sa propre histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso–Russie : une coopération « exponentielle » en marche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 May 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le président du Burkina Faso évoque une coopération exponentielle avec Moscou pour l'éducation et le développement national.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En visite officielle à Moscou, le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a exprimé sa volonté de renforcer « de manière exponentielle » la coopération avec la Russie. Lors d’un entretien avec Vladimir Poutine, il a mis l’accent sur la formation de la jeunesse burkinabè dans les domaines scientifique, militaire et technologique. Cette rencontre, tenue en marge du 80e&nbsp;anniversaire de la Victoire russe contre le nazisme, marque un tournant dans les relations russo-burkinabè, axées désormais sur le développement, l’éducation et la lutte contre le terrorisme.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;« <em>Nous souhaitons que la coopération que nous avons puisse se renforcer de façon exponentielle</em> », a-t-il déclaré. Insistant sur le rôle clé de la jeunesse, le chef de l’État burkinabè a souligné l’importance d’un partenariat approfondi dans les domaines scientifique, militaire et technologique. « <em>Il faut que la Russie puisse nous aider à former notre jeunesse, notamment dans le domaine des sciences, pour que nous puissions développer chez nous la machinerie</em> », a-t-il plaidé.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-transfert-de-connaissances-et-bourses-pour-les-etudiants-burkinabe"><strong>Transfert de connaissances et bourses pour les étudiants burkinabè</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’accent a également été mis sur l’éducation et la formation académique. Pour Ibrahim Traoré, la coopération bilatérale doit désormais aller au-delà de la sécurité pour s’étendre à l’enseignement supérieur. Il a ainsi exprimé le souhait d’un élargissement du programme de bourses russes en faveur des étudiants burkinabè, en particulier dans les disciplines militaires et scientifiques. « <em>L’aide que vous pouvez nous octroyer, c’est surtout ce transfert de connaissances que nous voulons </em>», a-t-il insisté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En retour, le président Traoré n’exclut pas que le Burkina Faso offre à son tour des bourses à ses étudiants pour étudier en Russie, illustrant sa volonté de bâtir un partenariat gagnant-gagnant. Selon lui, former une génération de jeunes spécialistes capables de prendre en main le développement de leur pays est une priorité nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-relations-russo-burkinabe-empreintes-de-solidarite"><strong>Des relations russo-burkinabè empreintes de solidarité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté russe, Vladimir Poutine a salué la visite de son homologue, qu’il a qualifiée de « <em>geste fort </em>» traduisant le caractère amical des relations entre les deux nations. Il a rappelé que leur première rencontre en 2023 à Saint-Pétersbourg, en marge du sommet Russie-Afrique, avait déjà jeté les bases d’une coopération solide. Cette nouvelle entrevue s’inscrit donc dans la continuité d’un partenariat en pleine croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Ce qui nous unit aujourd’hui, c’est la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme</em> », a déclaré le président russe, évoquant les défis sécuritaires que connaît le Burkina Faso. Il a assuré que la Russie allait poursuivre ses efforts pour accompagner ce pays sahélien dans la restauration de son ordre constitutionnel, en particulier dans les zones sous emprise de groupes armés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-avancees-notables-et-une-vision-partagee"><strong>Des avancées notables et une vision partagée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre élargie aux deux délégations a permis d’aborder plusieurs sujets d’importance capitale, renforçant l’engagement des deux pays à collaborer plus étroitement dans tous les secteurs. Vladimir Poutine a souligné que « <em>des avancées importantes ont été accomplies dans divers domaines de notre collaboration</em> » au cours des deux dernières années. Cette dynamique, selon lui, doit se poursuivre et s’intensifier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capitaine Traoré, de son côté, a remercié la Russie pour son invitation à la commémoration de la victoire de 1945. Il a souligné l’importance historique de cet événement&nbsp;: « <em>Nous avons pu comprendre tous les sacrifices que le peuple russe a consentis pour que nous soyons dans un monde libre aujourd’hui. »</em>&nbsp;Il en a profité pour affirmer sa vision d’un Burkina Faso déterminé à surmonter les obstacles actuels&nbsp;: « <em>Face aux difficultés, émerge une détermination à les surmonter</em> », a-t-il martelé.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-avenir-renforce-par-l-education-et-la-souverainete"><strong>Vers un avenir renforcé par l’éducation et la souveraineté</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La visite d’Ibrahim Traoré en Russie ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour le Burkina Faso. Le chef de l’État burkinabè estime que la priorité, au-delà de la défense, est désormais l’éducation scientifique et technologique. Il ambitionne de doter son pays d’une jeunesse capable de faire émerger une industrie militaire et civile forte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Finir avec cette guerre, avoir une armée forte et lancer le développement de notre patrie, telle est l’essence de notre combat </em>», a-t-il résumé. Dans cette optique, le partenariat avec la Russie s’impose comme un levier stratégique majeur, fondé sur un socle commun de lutte contre le terrorisme, de respect mutuel et de coopération équitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre entre les présidents Traoré et Poutine scelle une nouvelle ère de coopération stratégique entre Ouagadougou et Moscou. En misant sur le savoir, la sécurité et la technologie, le Burkina Faso trace ainsi les contours d’un avenir plus souverain et résilient, porté par une jeunesse formée et engagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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