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	<title>Archives des panique au village &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>#AuMondeDesEaux 11 : l’installation finale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2020 07:41:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans ce onzième et dernier épisode de notre série de billets fictifs « Au monde des eaux », il est surtout question de l’hospitalité et de la cohésion sociale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce onzième et dernier épisode de notre série de billets fictifs « Au monde des eaux », il est surtout question de l’hospitalité et de la cohésion sociale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon père ordonne à ma mère de préparer une chambre pour moi et ma femme. J’ai demandé à mon âme sœur d’aller aider sa belle-mère à faire le ménage. Entre temps, je discutais avec mon père. Je lui demandais les nouvelles de mes autres frères et sœurs, et surtout ma petite sœur bien-aimée et méchante qui a entraîné mon départ forcé. À cette demande, il me fait savoir que tous mes frères s’étaient rendus à l’étranger afin de poursuivre leurs études dans d’autres universités. Quant à ma sœur, elle n’a pas réussi à être dans un foyer. Elle est toujours sans enfants. Finalement, elle a décidé de s’en aller. Personne ne sait où elle est réellement partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque la chambre a été bien aménagée, j’installe les bagages à l’intérieur. Dans la chambre, je voyais plein d’autres bagages stockés dans un coin. J’étais sûrement le seul à les voir pour le moment. Pendant que j’étais en compagnie de ma femme à l’intérieur, mon père et ma mère sont sortis pour se rendre chez le chef de village afin de lui annoncer mon retour. À la grande surprise de mes parents, le chef de village leur fait comprendre qu’il attendait depuis plus de quatre ans ce grand jour qui lui avait été annoncé par le vieux bozo du village. Il se met alors à raconter l’histoire&nbsp;: <em>« Lorsque le jeune homme avait disparu et qu’on l’avait cherché en vain sur la surface. On avait décidé sur la base d’un indice, ses chaussures, d’aller fouiller le fond du fleuve. C’est de là que le vieux bozo est retourné avec une impression sans preuve palpable d’un possible enlèvement du garçon, car, dit-il, il sentait de l’odeur humaine au fond du fleuve. Puisqu’il n’y avait pas de preuves et de peur de ne pas vous donner de faux espoirs, je lui ai strictement interdit de lui en parler à qui que ce soit. »</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant tout ce temps, les villageois continuaient à nous considérer comme des ressuscités, des morts-vivants, et nous ne pouvions même pas encore sortir dans la rue pour ne pas causer la panique. Par contre, d’autres venaient par curiosité nous rendre visite afin de s’assurer qu’il s’agissait bel et bien de moi. Parmi ces hommes qui venaient me rendre visite, il y avait d’autres que je connaissais et d’autres non. Tout compte fait, j’avais déjà tissé une amitié avec certains d’entre eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour pallier cette situation, le chef de village convoque les habitants à une grande réunion. Au cours de celle-ci, il leur explique toute ma situation du début jusqu’à la fin. En fin de compte, il demande à tous les villageois de rester sereins, de ne plus se paniquer puisque je ne suis pas un zombie comme beaucoup le pensent. Seulement, la situation familiale était devenue difficile pour moi et j’avais été contraint à l’exil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il recommande alors à ces « <em>dugu ndew</em> » (aux villageois) de me traiter comme tout le monde. <em>« Maintenant qu’il est de retour, allons lui souhaiter les bienvenus parmi nous et lui témoigner toute notre joie », </em>a-t-il recommandé.À ces mots, tout le monde se dirige vers notre logement. Dès ce jour, on a cessé de me traiter comme un ressuscité ; je suis devenu comme tout le monde. Ma femme et moi pouvions nous promener désormais comme bon nous semblait sans craindre d’entraîner la moindre panique dans le village.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fin !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>#AuMondeDesEaux 11 : le mort-vivant!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2020 12:42:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[cadavre]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[mort-vivant]]></category>
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		<category><![CDATA[retour de migrant]]></category>
		<category><![CDATA[sirène]]></category>
		<category><![CDATA[zombie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le village s’était désordonné, on pouvait entendre : « Le mort revient se venger ! Sortez vite ! Sortez vite ! Quel désastre ! » Les hommes couraient dans tous les sens. Certains tombaient sous l’effet de la panique. Les plus dynamiques cherchaient rapidement refuge dans des villages environnants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 11<sup>e</sup> épisode de notre série de billets fictifs « Au monde des eaux », nous vous expliquons le choc que crée le retour d’un proche que nous avions pris pour mort durant des années.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque nous sommes arrivés au village, tout le monde fuyait en poussant des cris de détresse. Le village s’était désordonné, on pouvait entendre&nbsp;: <em>« Le mort revient se venger ! Sortez vite ! Sortez vite ! Quel désastre ! »</em> Les hommes couraient dans tous les sens. Certains tombaient sous l’effet de la panique. Les plus dynamiques cherchaient rapidement refuge dans des villages environnants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1690&amp;action=edit">Au monde des eaux 1 : victime de sa haine</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ce chaos créé par mon retour, j’ai gardé le sang-froid auprès de ma femme qui ne doit se sentir en danger. J’ai compris dans ces agissements que ma présence, après tant d’années, est la source d’une grande panique au village.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma femme et moi avancions à pas de géants de chez nous. De loin, nous apercevions ma mère arrêtée impatiemment à la porte nous attendre. Pendant toutes ces années passées, elle n’avait jamais perdu espoir de me voir encore un jour dans ses bras.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque je l’ai aperçue, je me suis précipité dans ses bras en pleurant de toutes mes forces. Elle m’accueille à bras ouverts. Tout le monde était étonné. Elle explique alors aux villageois que je n’étais point mort. J’étais plutôt entre les mains des diables qui s’occupaient d’ailleurs bien de moi. Elle poursuit en disant qu’elle avait été voir le devin du village qui lui avait confirmé cela. Et ça fait longtemps qu’elle attendait ce grand jour&nbsp;: celui de mon retour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1976&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux2 : citoyen d’un nouveau monde</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré toute cette harangue de ma mère, personne n’arrivait à croire que j’étais en vie dans un autre monde durant tout ce temps. Ma mère n’attend rien pour nous donner place sous le grand hangar au milieu de la cour. Nous avons pris place. Elle nous sert à boire et à manger. Entre temps, elle entre dans la chambre pour informer mon père qui sursaute de son lit, épris de peur. Mais comme on le dit souvent chez nous, l’homme ne doit pas afficher sa peur. Il garde alors son sang-froid et vient nous accueillir à son tour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les salutations, il commence à m’interroger après que nous ayons fini de manger&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Qui est-elle ?, me demande-t-il.</li>



<li>Elle, c’est ma femme, ai-je répondu.</li>



<li>Alors, où étais-tu ?</li>



<li>J’étais dans le fleuve.</li>



<li>Idiotie ! Comment pourrait-on vivre sous l’eau. Étais-tu devenu une sirène ou un poisson ?, a-t-il repris.</li>



<li>Une sirène, on peut dire.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Je décide alors de raconter toute mon aventure &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2164&amp;action=edit">#AuMondeDesEaux 3 : un cadavre qui médite sur la mort</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quand tu m’as pourchassé jusque dans la forêt, j’ai vite trouvé refuge sous des arbres très touffus. Je te voyais rôder autour de ces arbres avec ta torche. Mais je retenais tellement mon souffle que tu ne pouvais pas me voir. Je savais aussi que me montrer équivalait à ma mort ce jour-là. Fatigué, tu es retourné à la maison, et moi, j’ai passé un bout de temps sous ces arbres, histoire de me rassurer davantage que tu étais réellement rentré. Aux environs de minuit trente, je me suis rendu au bord du fleuve, en pleine forêt, sans aucune peur. C’est là que j’ai rencontré celle-ci qui sortait pour ses promenades nocturnes sur la rive. Elle m’a rapproché et m’a demandé ce que je venais faire au bord du fleuve à pareille heure de la nuit. Je lui ai raconté l’histoire comme je le fais maintenant. Elle a décidé de m’amener chez elle au fond du fleuve pour s’occuper de moi. Et c’est ce qu’elle a fait durant tout ce temps. De temps en temps, nous venions acheter nos condiments au marché ici, et nous nous profitions souvent pour donner un bonjour à maman. Mais celle-ci ne s’est jamais rassuré que c’était moi. Par conséquent, puisque, j’étais très proche de celle-ci et que c’est elle qui m’a aussi sauvé, son père, roi de toutes les tribus des sirènes, a décidé de me la donner en mariage. »</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Elle est alors une sirène ?</li>



<li>Elle l’était. Mais plus maintenant comme tu puisses le constater.</li>



<li>OK, soyez les bienvenus.</li>



<li>Merci père. Vous nous aviez vraiment manqué.</li>



<li>Pareil pour nous aussi. Je sais que tu sauras m’excuser pour tous les maux que je t’ai causés, me demande-t-il.</li>



<li>Oh, père, tu ne m’as absolument rien fait de mal si ce n’est de m’éduquer.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant, place à l’installation. Mon beau-père m’a fait comprendre que le reste de mes valises sont déjà arrivées chez moi. Alors je dois vérifier où se trouvent ces bagages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À suivre !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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