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	<title>Archives des Ousmane Sonko &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Ousmane Sonko &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Finances publiques : Dakar promet 55 milliards de FCFA d’économies en supprimant 19 agences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 03:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement sénégalais annonce la suppression de 19 agences, une mesure pour économiser 55 milliards de francs CFA.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Confronté à un déficit budgétaire proche de 14 % du PIB et à une dette publique élevée, le gouvernement sénégalais a décidé de supprimer 19 agences publiques et parapubliques. Une réforme présentée comme un levier de rationalisation de l’État et d’économies budgétaires, mais dont l’impact réel – 55 milliards de FCFA sur trois ans – reste modeste au regard des défis financiers du pays.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement sénégalais poursuit son chantier de rationalisation de l’appareil d’État. Réuni le 4 mars 2026, le Conseil des ministres a annoncé la suppression prochaine de 19 agences publiques et parapubliques, une mesure destinée à réduire les dépenses publiques et à assainir les finances du pays, confronté à un déficit budgétaire élevé et à une dette publique importante.</p>



<p>Selon le communiqué officiel, cette réforme doit permettre à l’État d’économiser 55 milliards de francs CFA sur les trois prochaines années. Une somme qui représente environ 83,8 millions d’euros, dans un contexte où le Sénégal fait face à un déficit budgétaire proche de 14 % de son produit intérieur brut (PIB) et à une dette du secteur public et parapublic estimée provisoirement à 132 % du PIB à la fin de 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-promesse-de-campagne-du-pastef"><strong>Une promesse de campagne du Pastef</strong></h2>



<p>La suppression de ces structures s’inscrit dans l’une des promesses phares du parti au pouvoir, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), qui avait fait de la réduction du train de vie de l’État un axe majeur de sa campagne.</p>



<p>Près de deux ans après l’arrivée au pouvoir du parti dirigé par Ousmane Sonko, le Premier ministre a confirmé la volonté du gouvernement de rationaliser les dépenses publiques et de simplifier l’architecture administrative.</p>



<p>D’après le groupe de travail chargé d’examiner les structures publiques, les 19 agences visées exerçaient des missions jugées redondantes ou trop proches, ce qui justifie leur suppression. Leur fonctionnement mobilisait environ 28 milliards de francs CFA par an, soit près de 42,7 millions d’euros, selon les estimations officielles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sort-des-agents-en-question"><strong>Le sort des agents en question</strong></h2>



<p>La question du devenir des agents concernés reste toutefois sensible. Les 19 agences emploient au total 982 personnes, dont le futur statut suscite déjà des interrogations.</p>



<p>Lors du Conseil des ministres du 4 mars, Ousmane Sonko a assuré qu’un comité spécifique sera chargé d’organiser leur redéploiement dans l’administration publique. Le gouvernement insiste sur le fait qu’il n’est pas question de licenciements, mais plutôt d’une réaffectation des personnels.</p>



<p>En parallèle, dix autres agences publiques devraient voir leur cadre d’intervention redéfini, dans le cadre du même processus de rationalisation administrative.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-modeste-face-au-defi-budgetaire"><strong>Une économie modeste face au défi budgétaire</strong></h2>



<p>L’objectif affiché d’économiser 55 milliards de francs CFA sur trois ans correspond au cap fixé par le Premier ministre lors de la présentation, en août 2025, de son plan de redressement économique.</p>



<p>Mais cette somme reste relativement limitée au regard de l’ampleur du défi budgétaire auquel le Sénégal est confronté. Le déficit public du pays est en effet estimé à environ 1 245 milliards de francs CFA, soit près de 1,9 milliard d’euros.</p>



<p>Dans les milieux économiques, certains observateurs restent prudents quant à la mise en œuvre effective de la réforme. D’autant que la liste des agences concernées n’a pas encore été rendue publique, alimentant les incertitudes autour de l’ampleur réelle de la réforme.</p>



<p>Par ailleurs, certains analystes soulignent une contradiction apparente : les effectifs de la fonction publique ont continué d’augmenter depuis l’arrivée au pouvoir du Pastef en 2024. Selon des données de la Direction de la prévision et des études économiques, plus de 8 000 fonctionnaires ont été recrutés en un an.</p>



<p>Entre volonté d’assainissement budgétaire et réalités administratives, la réforme annoncée par le gouvernement sénégalais sera donc observée de près par les partenaires économiques et financiers du pays.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commissariat universitaire : le Sénégal s’inspire-t-il du modèle du Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 07:26:40 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement sénégalais envisage l'installation d'un commissariat universitaire suite à des événements tragiques sur le campus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>Après la mort d’un étudiant à Dakar, le gouvernement sénégalais envisage l’installation d’un commissariat universitaire. Une piste qui rappelle les choix sécuritaires opérés ces dernières années au Mali, où la violence estudiantine avait profondément marqué la gouvernance des universités.</em></strong></p>



<p>La tension monte autour de la question sécuritaire dans l’enseignement supérieur au Sénégal. Mardi 24 février, le Premier ministre Ousmane Sonko était auditionné devant l’Assemblée nationale du Sénégal lors d’une séance de questions d’actualité dominée par plusieurs dossiers sensibles, dont la crise universitaire.</p>



<p>La mort d’un étudiant survenue le 9 février après l’intervention des forces de l’ordre sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop, dans un contexte de contestation liée aux bourses, était au centre des discussions. Interpellé par les députés, le chef du gouvernement a annoncé vouloir « <em>renforcer la sécurité à l’université </em>» et étudier la possibilité d’installer un commissariat dans l’enceinte du campus social. Il a également évoqué la délocalisation partielle du site, expliquant que la concentration de 25 000 étudiants dans un même espace constitue un facteur de risque.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-precedent-malien-en-toile-de-fond"><strong>Le précédent malien en toile de fond</strong></h2>



<p>Cette orientation n’est pas sans rappeler les mesures adoptées ces dernières années au Mali, notamment à Bamako, où les autorités ont fini par mettre en place des postes de police aux abords des universités pour faire face à une violence chronique. Depuis le début des années 2000, l’espace universitaire bamakois était régulièrement secoué par des affrontements entre groupes étudiants, des agressions et des intrusions extérieures, poussant l’État à instaurer des dispositifs de sécurisation dédiés.</p>



<p>Ces postes, implantés à proximité mais hors des campus afin de respecter le principe de franchise universitaire, visaient à permettre des interventions rapides, contrôler les accès et protéger les infrastructures publiques. Présentés comme des « <em>pôles de sécurité spécialisés</em> », ils étaient articulés avec les commissariats territoriaux et les autorités académiques.</p>



<p>Cette stratégie était un moyen de lutter contre l’impunité et les violences dans l’espace universitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-exemple-de-l-aeem-symbole-d-un-tournant"><strong>L’exemple de l’AEEM, symbole d’un tournant</strong></h2>



<p>La question sécuritaire dans les universités maliennes a pris une dimension politique en mars 2024 avec la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali, organisation historique née lors des mobilisations démocratiques contre le régime de Moussa Traoré au début des années 1990.</p>



<p>Accusée par les autorités d’être devenue un foyer de violences, de racket et d’affrontements armés entre factions rivales, l’association a été dissoute après un nouvel épisode meurtrier survenu fin février 2024. Le gouvernement a justifié cette décision par la nécessité de restaurer l’ordre dans les établissements scolaires et universitaires.</p>



<p>Pour ses partisans, cette dissolution a permis de briser un système paralysant les cours et sapant l’autorité académique.</p>



<p>L’hypothèse d’un commissariat universitaire au Sénégal ouvre ainsi un débat déjà bien connu ailleurs sur le continent : comment concilier protection des étudiants et respect de l’autonomie académique ? Dans plusieurs pays africains, la création d’unités de police dédiées aux universités a suscité des interrogations similaires, entre impératif d’ordre public et crainte d’un contrôle politique des mobilisations estudiantines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-question-regionale"><strong>Une question régionale</strong></h2>



<p>À Dakar comme à Bamako, les autorités avancent l’argument de la prévention des violences, de la sécurisation des biens publics et la garantie de la continuité pédagogique. Mais l’expérience malienne montre que ces dispositifs, s’ils répondent à une demande réelle de sécurité, s’accompagnent presque toujours d’un débat plus large sur la gouvernance universitaire et la place de la contestation étudiante.</p>



<p>La réflexion engagée par le gouvernement sénégalais s’inscrit finalement dans la problématique régionale de la massification de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest, combinée à la précarité sociale et à la politisation des mouvements étudiants. Une situation qui transforme les campus en espaces sensibles où se jouent à la fois des enjeux éducatifs, sociaux et sécuritaires.</p>



<p>Reste à savoir si Dakar adoptera réellement une approche inspirée du modèle malien ou s’il inventera un dispositif propre. Il est toutefois certaine que la sécurité universitaire, autrefois marginale dans les politiques publiques, s’impose désormais comme une question centrale dans la gestion des systèmes éducatifs africains.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Rabat, Ousmane Sonko appelle à dépasser les tensions nées de la CAN et scelle un partenariat renforcé avec le Maroc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 21:36:35 +0000</pubDate>
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<p>Ousmane Sonko au Maroc : explorez les accords de coopération signés pour renforcer les liens entre Dakar et Rabat.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En «&nbsp;voyage de confirmation, de dépassement et de refondation&nbsp;» officiel des liens entre le Sénégal et le Maroc, à Rabat, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a affirmé la solidité des relations entre Dakar et Rabat après les tensions nées de la finale de la CAN. Dix-sept accords de coopération ont été signés lundi 26 janvier, illustrant la volonté des deux pays de dépasser l’épisode sportif pour consolider un partenariat stratégique.</em></strong></p>



<p>« <em>L’amitié sénégalo-marocaine est plus forte que les émotions </em>», a déclaré Ousmane Sonko devant les membres de la commission mixte maroco-sénégalaise qu’il coprésidait avec le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch. Depuis la victoire du Sénégal face au Maroc (1-0) en finale de la CAN, le 18 janvier, des échanges virulents entre supporters des deux pays se sont multipliés sur les réseaux sociaux, alimentés par les incidents ayant marqué la fin de la rencontre.</p>



<p>Le Premier ministre sénégalais a toutefois rejeté l’idée d’une visite d’apaisement. « <em>Ce n’est pas un voyage d’apaisement, mais un voyage de confirmation, de dépassement et de refondation du lien à la hauteur de deux nations qui se respectent, se reconnaissent et se projettent ensemble </em>», a-t-il affirmé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-exces-emotionnels-pas-une-crise-politique"><strong>Des « excès émotionnels », pas une crise politique</strong></h2>



<p>Qualifiant les débordements observés lors de la finale de simples « <em>excès émotionnels produits par la ferveur </em>», Ousmane Sonko a insisté sur leur caractère non politique. « <em>Ils ne doivent pas être interprétés comme des facteurs politiques ou culturels </em>», a-t-il souligné.</p>



<p>Son homologue marocain, Aziz Akhannouch, a rappelé que les relations entre le Maroc et le Sénégal reposaient sur « <em>une assise solide</em> », fondée sur des décennies de coopération diplomatique, économique et humaine. Quelques jours plus tôt, le roi Mohammed VI avait lui aussi exprimé sa confiance dans le fait que « <em>la fraternité interafricaine </em>» prévaudrait après les « <em>fâcheux incidents </em>» survenus lors de la finale.</p>



<p>À l’issue des travaux de la commission mixte, dix-sept accords ont été signés dans des domaines stratégiques tels que l’enseignement supérieur, l’agriculture, l’industrie et l’économie numérique. Un forum économique maroco-sénégalais est également prévu durant la visite d’Ousmane Sonko, illustrant la volonté commune de renforcer les échanges commerciaux et les investissements croisés.</p>



<p>Cette séquence diplomatique intervient dans un contexte marqué par les événements sportifs, mais aussi par une interdépendance croissante entre les deux pays, notamment sur les questions migratoires et économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-relation-humaine-dense"><strong>Une relation humaine dense</strong></h2>



<p>La finale de la CAN, disputée à Rabat, avait été marquée par une série d’incidents : un but refusé au Sénégal, suivi d’un penalty accordé au Maroc après recours à l’assistance vidéo, avait provoqué la sortie momentanée de plusieurs joueurs sénégalais du terrain, avant leur retour à la demande de leur star, Sadio Mané.</p>



<p>Dans les tribunes, des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir la pelouse pendant près de quinze minutes, notamment au moment où Brahim Diaz s’apprêtait à tirer le penalty, finalement manqué. Dix-huit supporters sénégalais sont actuellement poursuivis en détention pour des faits de « <em>hooliganisme </em>», leur prochaine audience étant fixée au 29 janvier.</p>



<p>Au-delà de l’épisode sportif, les liens humains entre les deux pays restent profonds. Selon le Haut-Commissariat au plan (HCP), les ressortissants d’Afrique subsaharienne représentaient près de 60 % des migrants étrangers installés au Maroc en 2024, contre 26,8 % en 2014. Les Sénégalais constituent la première nationalité étrangère du royaume, avec 18,4 % des résidents étrangers.</p>



<p>Pour Dakar comme pour Rabat, l’enjeu est désormais de transformer cet épisode de tension en opportunité diplomatique. « <em>Nous devons dépasser l’émotion pour consolider un partenariat stratégique </em>», a résumé Ousmane Sonko, appelant à faire de la coopération bilatérale un levier de stabilité et de fraternité interafricaine.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : le président de l’Assemblée nationale critiqué pour l’achat de véhicules de luxe aux députés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 22:57:10 +0000</pubDate>
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<p>En pleine crise économique, l’achat de 4×4 pour les députés sénégalais provoque une vague d’indignation. El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée, s’explique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En pleine crise économique, l’achat de dizaines de 4×4 pour les parlementaires sénégalais provoque une vive controverse. El Malick Ndiaye, proche du président Bassirou Diomaye Faye, est accusé d’opacité et d’incohérence avec les promesses de rupture du pouvoir.</em></strong></p>



<p>La polémique enfle à Dakar. En plein ralentissement économique, marqué par une dette publique record et un déficit budgétaire estimé à 14 % du PIB, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a confirmé début janvier la livraison d’un premier lot de véhicules de fonction flambant neufs pour les députés.</p>



<p>Selon la presse locale, 76 Toyota Land Cruiser Prado, d’une valeur unitaire estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, ont été réceptionnées, en attendant les livraisons suivantes destinées à l’ensemble des 165 élus.</p>



<p>Une décision qui passe mal, jusque dans les rangs de la majorité, tant elle semble contredire les engagements de sobriété et de transparence du Pastef, le parti du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, arrivé au pouvoir avec la promesse de rompre avec les privilèges du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-symbole-de-rupture-qui-tourne-a-la-controverse"><strong>Un symbole de rupture qui tourne à la controverse</strong></h2>



<p>Élu à la tête de la 15ᵉ législature après la victoire écrasante du Pastef (130 sièges sur 165), El Malick Ndiaye avait pourtant voulu marquer une différence avec le régime de Macky Sall.</p>



<p>Dès son arrivée, il avait supprimé l’indemnité mensuelle de transport des députés — fixée à 900 000 francs CFA — instaurée sous l’ancien président. Mais l’achat de véhicules 4×4, jugés luxueux, a rapidement fait dérailler sa stratégie d’exemplarité.</p>



<p>« <em>La remise de véhicules aux députés a démarré. Mais le président de l’Assemblée, si prompt à communiquer, reste silencieux sur cette opération </em>», a dénoncé Thierno Alassane Sall, député d’opposition et leader du parti <em>La République des valeurs</em>. Ce dernier réclame un audit complet : « <em>À quel prix ces voitures ont-elles été achetées ? Selon quelle procédure ? </em>»</p>



<p>Même dans la majorité, des voix s’élèvent. Guy Marius Sagna, député du Pastef, confie : « <em>Je ne connais ni la marque ni le prix de la voiture que l’Assemblée va me remettre. Les députés n’ont reçu aucune information ni n’ont été consultés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aucune-opacite-assure-el-malick-ndiaye"><strong>« Aucune opacité », assure El Malick Ndiaye</strong></h2>



<p>Face aux critiques, le président du perchoir a tenté de calmer les esprits dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux lors de ses vœux de Nouvel An : « <em>76 voitures ont déjà été réceptionnées, les autres suivront. Il n’y a aucune opacité : le concessionnaire, le montant, la procédure, tout est documenté </em>», a-t-il affirmé, assurant que les députés pourraient consulter les dossiers.</p>



<p>Il s’est même dit prêt à organiser un point de presse conjoint avec la commission des marchés pour « <em>éclairer la lanterne des Sénégalais</em> ». Une promesse restée lettre morte à ce jour.</p>



<p>Dans un pays confronté à une inflation persistante, à un chômage élevé et à une dette publique estimée à 132 % du PIB, l’affaire tombe au plus mauvais moment. Pour une opinion publique déjà éprouvée par la crise du coût de la vie, ces véhicules de luxe apparaissent comme un symbole de déconnexion entre les élites et les réalités sociales.</p>



<p>Les réseaux sociaux s’enflamment, et les appels à la transparence se multiplient. Pour nombre d’observateurs, cette polémique illustre les premières fissures du discours de rupture du Pastef, qui s’était fait le chantre d’une gouvernance éthique et d’une gestion rigoureuse des ressources publiques.</p>



<p>Au-delà de la controverse budgétaire, c’est la crédibilité politique du nouveau pouvoir qui se joue. L’affaire, loin d’être close, devrait continuer à peser sur les débuts du mandat de Malick Ndiaye — et, par ricochet, sur l’image du Pastef, désormais attendu au tournant sur le terrain de la moralisation de la vie publique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Le Sénégal en crise : entre espoir et désillusion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bocar Harouna Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 08:25:59 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la crise politique au Sénégal et ses impacts sur la démocratie et la société civile dans le pays de la Teranga.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>Au moment où le Sénégal traverse l’une des crises politiques les plus profondes de son histoire récente, les espoirs de renouveau démocratique se heurtent à la réalité des fractures institutionnelles et sociales. Entre un pouvoir exécutif divisé, une société civile désabusée et un territoire marqué par de fortes disparités, le pays de la Teranga vacille entre promesse de refondation et désillusion collective. À la croisée des chemins, le Sénégal cherche à préserver son image de modèle de stabilité démocratique dans une Afrique de l’Ouest en pleine recomposition.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>La crise politique qui a secoué le Sénégal fin 2025 se présente comme le reflet des vagues tumultueuses qui déferlent sur les côtes de l&rsquo;engagement civique et des aspirations démocratiques. En cette période de grande incertitude, les fondements mêmes du paysage politique national sont ébranlés, reflétant de profondes tensions enracinées dans une histoire politique complexe et des évolutions socio-territoriales marquées par des inégalités exacerbées.<br>La scène politique sénégalaise connaît aujourd&rsquo;hui une polarisation aiguë, le pouvoir exécutif semblant divisé entre deux forces opposées. D&rsquo;un côté, le Président&nbsp;Bassirou Diomaye Faye, soutenu par son mouvement, revendique une légitimité renouvelée ; de l&rsquo;autre, le camp&nbsp;Ousmane Sonko&nbsp;continue d&rsquo;influencer les rouages institutionnels, révélant un héritage lourd de désillusion. Cette dichotomie crée un climat de tension institutionnelle, où chaque décision politique devient un acte de défi entre deux blocs, exacerbant les divisions sociales et régionales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-fractures-territoriales-et-sociales-au-coeur-du-malaise"><strong>Les fractures territoriales et sociales au cœur du malaise</strong><strong></strong></h3>



<p>Les crispations se multiplient dans un contexte de manifestations populaires, reflétant une société civile en pleine tourmente qui, après avoir caressé l’espoir du changement, se retrouve aujourd’hui en proie à la confusion et à la désillusion. Ces manifestations, qui auraient pu être l’expression d’une démocratie épanouie, deviennent le théâtre d’un mécontentement généralisé.<br>Une analyse géographique du territoire sénégalais met en évidence de profondes&nbsp;inégalités économiques et sociales&nbsp;: les grandes villes comme Dakar, avec leurs infrastructures modernes, contrastent fortement avec les zones rurales, souvent délaissées. Cette fracture nourrit un sentiment d’abandon et d’injustice, renforçant la méfiance envers les institutions.<br>La polarité urbaine face aux zones rurales devient une source majeure d’instabilité. Les populations rurales, privées d’accès aux services de base, risquent de se tourner vers des acteurs politiques radicaux pour se faire entendre. Cette frustration territoriale pourrait dégénérer si les élites politiques échouent à instaurer un&nbsp;dialogue inclusif&nbsp;prenant en compte les dynamiques locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-de-stabilite-africaine-a-la-croisee-des-chemins"><strong>Un modèle de stabilité africaine à la croisée des chemins</strong><strong></strong></h3>



<p>Sur la scène internationale, le Sénégal, longtemps perçu comme un&nbsp;havre de stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, voit son image écornée. Les investisseurs, alarmés par la montée des tensions, pourraient se détourner du pays, compromettant ainsi la croissance économique patiemment acquise.<br>Les relations diplomatiques avec les voisins et les partenaires internationaux risquent également d’en pâtir. Une gestion maladroite de la crise interne pourrait fragiliser la sécurité régionale et entraîner une&nbsp;réévaluation des alliances stratégiques.</p>



<p>Au seuil de décembre 2025, le Sénégal traverse donc une période troublée où l’instabilité politique plane comme un mirage, éclipsant les promesses d’une démocratie renouvelée. Le retour au&nbsp;dialogue et à la réconciliation nationale&nbsp;apparaît désormais comme une nécessité impérieuse.<br>La capacité du pays à retrouver la voie de la stabilité dépendra de son aptitude à concilier les aspirations démocratiques modernes et les réalités sociales enracinées dans le vécu quotidien du peuple sénégalais.</p>



<p><strong>Bocar H DIALLO, Géographe</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : Diomaye Faye — Ousmane Sonko, la fin de l’innocence politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:28:42 +0000</pubDate>
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<p>Le couple présidentiel, Ousmane Sonko et Diomaye Faye, traverse une crise marquée par des ambitions rivales et des tensions croissantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Moins de deux ans après leur victoire historique, le tandem qui incarnait le renouveau politique sénégalais se fissure. Entre le président Bassirou Diomaye Faye, soucieux d’affirmer son autorité, et son Premier ministre Ousmane Sonko, toujours porté par sa ferveur militante, la tension est désormais palpable. Derrière les sourires officiels, une guerre froide s’installe, faite de calculs politiques, de défiance réciproque et d’ambitions rivales.</em></strong></p>



<p>Par un de ces retournements dont la politique sénégalaise a le secret, l’idylle entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a viré à la méfiance. Le duo fraternel de la conquête est devenu un couple présidentiel en crise. Le rêve de la cohabitation harmonieuse s’effrite, laissant place à une guerre froide où chacun affûte désormais ses armes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-l-amitie-militante-a-la-rivalite-d-etat"><strong>De l’amitié militante à la rivalité d’État</strong></h2>



<p>Ceux qui les ont connus dans les geôles du régime Sall, partageant le même idéal de rupture, peinent à reconnaître les deux anciens compagnons d’infortune. À peine un an et demi après la victoire éclatante de mars 2024, les fissures sont devenues crevasses.<br>Depuis juillet 2025, les signaux d’alerte s’accumulent&nbsp;: Sonko, fidèle à son « <em>verbe volcanique</em> », avait publiquement reproché au chef de l’État son « <em>silence</em> » face aux attaques de ses adversaires. Faye, plus feutré, avait tenté d’éteindre l’incendie en rappelant que le Sénégal avait « <em>d’autres urgences</em> ». Mais sous le vernis de la fraternité, les rancunes couvaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-jour-ou-tout-a-bascule"><strong>Le jour où tout a basculé</strong></h2>



<p>Le 11&nbsp;novembre 2025, la hache de guerre est déterrée. Par un décret laconique, Diomaye Faye écarte Aïda Mbodj, fidèle lieutenante de Sonko, de la coordination de la coalition présidentielle, pour confier la tâche à Aminata Touré. Un choix audacieux — certains diront provocateur — tant l’ex-Première ministre incarne la technostructure politique que le Pastef voulait précisément balayer.</p>



<p>Sonko encaisse mal le coup&nbsp;: trois jours plus tôt, à Téra, il avait publiquement juré qu’Aïda Mbodj « <em>ne bougerait pas</em> ». En rétorquant que « <em>celui qui veut s’affirmer n’a qu’à descendre dans l’arène </em>», le Premier ministre adressait, sans la nommer, une flèche au palais.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-des-legitimites"><strong>La guerre des légitimités</strong></h2>



<p>Derrière cette querelle de casting, une bataille plus vaste se dessine&nbsp;: celle de la légitimité. Diomaye Faye, élu président mais longtemps considéré comme l’héritier politique de Sonko, veut désormais s’émanciper. Sonko, lui, refuse de devenir un ornement institutionnel, cantonné à la primature.</p>



<p>Le communiqué présidentiel évoque pudiquement des « <em>facteurs de division</em> » ; les stratèges, eux, y voient la volonté de Faye de préparer son avenir. En réactivant la coalition sous un visage plus docile, le chef de l’État trace son propre sillon, au-delà de l’ombre tutélaire de son mentor. 2029 n’est pas si loin.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pastef-sort-les-griffes"><strong>Le Pastef sort les griffes</strong></h2>



<p>La riposte du parti de Sonko est immédiate. Dans un communiqué incendiaire, le Pastef dénonce une « <em>décision illégitime</em> » et refuse de reconnaître Aminata Touré. Traduction politique&nbsp;: le Premier ministre défie ouvertement l’autorité de son président. Le Sénégal découvre alors une cohabitation de feu, où chaque camp revendique l’héritage du même électorat.</p>



<p>Les juristes y voient une question de prérogatives ; les politistes, un choc d’egos entre deux visions du pouvoir&nbsp;: celle, institutionnelle et hiérarchique, de Faye ; celle, messianique et populaire, de Sonko.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-piegee-par-son-propre-succes"><strong>Une alliance piégée par son propre succès</strong></h2>



<p>Le paradoxe est cruel. La victoire de 2024 devait incarner la renaissance politique du pays. Elle se mue en guerre de positions. Faye, jadis secrétaire général discret, s’impose désormais comme un président soucieux d’ordre et de méthode. Sonko, tribun charismatique et chef de file du Pastef, reste l’âme du mouvement, mais plus tout à fait le maître du jeu.</p>



<p>Ce tandem improbable, uni contre Macky Sall, se retrouve aujourd’hui enlisé dans la mécanique du pouvoir&nbsp;: l’un veut gouverner, l’autre continue de militer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-spectre-d-une-rupture-annoncee"><strong>Le spectre d’une rupture annoncée</strong></h2>



<p>Pour l’heure, les deux hommes jurent que rien ne les oppose. Mais le climat, dans les couloirs de la primature comme à la présidence, est électrique. Des proches de Faye murmurent qu’un remaniement pourrait sceller la fin de la cohabitation. D’autres évoquent, du côté de Sonko, la tentation d’une démission fracassante, au nom de la « <em>cohérence morale</em> ».</p>



<p>Dans un pays où la stabilité politique repose souvent sur l’équilibre subtil des egos, ce duel fraternel pourrait peser lourd.</p>



<p>Cette brouille ne se joue pas seulement à deux. Elle interroge une jeunesse sénégalaise qui, en mars 2024, croyait voter pour un renouveau. Les promesses de rupture, de justice et de souveraineté économique peinent à survivre au choc des ambitions.</p>



<p>Le pouvoir Faye-Sonko, né de la révolte, risque de mourir de la normalisation. Le Sénégal, laboratoire démocratique de l’Afrique de l’Ouest, entre dans une zone de turbulences.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : Diomaye–Sonko, l’irrésistible implosion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les tensions entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko plongent le Sénégal dans une tempête institutionnelle. Un examen approfondi.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le duo qui voulait tout changer est désormais à deux doigts de tout faire basculer. À Dakar, le pouvoir exécutif se dédouble, se défie et s’épuise dans une guerre d’ego à ciel ouvert. Tandis que le pays s’enfonce dans la dette, les deux figures de proue du « renouveau sénégalais » s’accusent, se contredisent, s&rsquo;épient. Dans cette pièce aux airs de tragédie classique, la question n’est plus de savoir qui gouverne, mais combien de temps le bateau tiendra encore le cap.</em></strong></p>



<p>Ils avaient promis la rupture, ils offrent la fracture. À Dakar, le vent de renouveau soufflé par le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko s’est mué, en l’espace d’un an, en tempête institutionnelle. Le président et son Premier ministre, autrefois camarades de cellule et frères d’armes politiques, s’affrontent désormais à mots à peine couverts dans un duel au sommet de l’État. Une mise en scène de crise sous les tropiques qui mêle ego, défiance, ambitions contrariées et rhétorique révolutionnaire.</p>



<p>Le 10 juillet 2025, devant une salle médusée, Ousmane Sonko, lors de l’installation du Conseil national de son parti PASTEF, a tiré la première salve :&nbsp;<em>« Le Sénégal ne traverse pas une crise politique, mais une crise d’autorité. »</em>&nbsp;Un missile verbal dirigé, sans ambiguïté, contre son propre président, accusé de mollesse face aux tensions internes et aux attaques ciblant le chef du gouvernement. Le ton est donné. Les digues du pacte du Camp Manuel, scellé entre les deux hommes avant leur conquête du pouvoir, ont cédé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-poison-du-pouvoir-partage"><strong>Le poison du pouvoir partagé</strong></h2>



<p>Dans l’antichambre du pouvoir, les illusions de fraternité ont rarement longue vie. Ce qui n’était qu’un murmure devient un fracas. Sonko soupçonne son président de pactiser avec les juges, de bloquer ses ambitions, de ralentir son agenda. Diomaye Faye, de son côté, freine des quatre fers lorsque son Premier ministre tente d’imposer un remaniement ministériel à sa main, épurant les proches du chef de l’État pour y placer ses propres affidés. Résultat : un veto présidentiel sec, glacial, assorti de silences éloquents.</p>



<p>La confirmation par la Cour suprême de la condamnation de Sonko dans l’affaire de diffamation contre Mame Mbaye Niang n’a fait qu’envenimer les choses. Dans les couloirs feutrés du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor, l’exaspération monte.&nbsp;<em>« Je ne démissionnerai pas, qu’il me démette s’il l’ose »,&nbsp;</em>assène Sonko. L’hypothèse d’un retour à l’Assemblée nationale est désormais sur la table, comme menace autant que parade.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-reve-panafricaniste-au-cauchemar-comptable"><strong>Du rêve panafricaniste au cauchemar comptable</strong></h2>



<p>Le divorce politique s’opère dans un contexte économique exsangue. La dette publique a franchi le seuil des 119 % du PIB, transformant le Sénégal en champion continental de l’endettement, devant même le Soudan ou le Mozambique. Le FMI suspend son assistance. La promesse de renégocier les contrats pétroliers gaziers – autre cheval de bataille du duo – reste lettre morte. Et pendant ce temps, le prix du ciment grimpe, les chantiers s’arrêtent, l’inflation étouffe les ménages.</p>



<p>Les soutiens de Sonko pointent une «&nbsp;<em>dette cachée</em>&nbsp;» de 7 milliards de dollars, héritée de Macky Sall. Mais l’argument tourne en boucle sans convaincre. L’héritage est lourd, certes, mais la magie politique ne suffit pas à faire pousser du riz, construire des logements ou relancer la croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-justice-terrain-mine"><strong>La justice, terrain miné</strong></h2>



<p>Au chapitre des grandes réformes, la chasse aux sorcières bat son plein. Cinq anciens ministres de Macky Sall sont traduits devant la Haute Cour de justice. Trois dorment à Rebeuss. Deux autres attendent leur tour. L’initiative séduit les électeurs en quête de rupture morale, mais fait grincer les dents des magistrats.</p>



<p>Sonko, fidèle à sa dialectique de confrontation, tape du poing : «&nbsp;<em>La justice ne leur appartient pas. Nous sommes l’État.</em>&nbsp;» Une petite phrase à l’effet ravageur. L’Union des magistrats, vent debout, s’indigne. Le risque d’un bras de fer institutionnel se précise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-sans-boussole"><strong>Réformes sans boussole ?</strong></h2>



<p>Entre deux altercations de palais, l’État tente de réformer. Un dialogue national sur la gouvernance électorale s’est tenu fin mai. On y a évoqué l’interdiction du cumul des fonctions présidentielles et partisanes, la création d’une CENI indépendante, la refonte du Conseil constitutionnel… Un catalogue de vœux pieux en attente d’implémentation réelle.</p>



<p>L’enjeu est clair : donner des gages de transparence à une société civile de plus en plus critique, tout en empêchant l’opposition de crier au hold-up démocratique. Mais comment convaincre quand les deux têtes de l’exécutif s’écharpent à ciel ouvert ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-opposition-en-ordre-disperse"><strong>L’opposition en ordre dispersé</strong></h2>



<p>L’ancien régime, lui, ne fait pas mieux. Khalifa Sall tente de maintenir son capital politique, pendant que Barthélémy Dias joue sa partition en solo. L’APR, ex-majoritaire, se replie sur une ligne victimiste :&nbsp;<em>« justice instrumentalisée »,</em>&nbsp;répète-t-elle en boucle. Le jeu de reconstruction reste balbutiant. Le temps presse pourtant. Les législatives de 2027 se profilent.</p>



<p>L’étrangeté du moment sénégalais tient dans ce paradoxe : jamais les aspirations populaires au changement n’ont été aussi vives, jamais le pouvoir n’a semblé aussi déboussolé. En voulant rompre avec l’ancien monde, le duo Diomaye–Sonko risque de précipiter le pays dans l’inconnu.</p>



<p>Leur alliance, bâtie sur une promesse de refondation, pourrait bien devenir l’acte de décès politique de l’un ou de l’autre. À moins, improbable mais pas impossible, qu’un compromis à la sénégalaise ne finisse par s’imposer, comme un baume sur les vanités blessées.</p>



<p>Mais le temps presse. L’État, lui, n’attend pas.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : la Cour suprême confirme la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 09:32:41 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les détails de la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko et son impact sur la démocratie sénégalaise.</p>
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<p><strong><em>&nbsp;La démocratie sénégalaise, souvent saluée comme modèle en Afrique de l’ouest, entre de nouveau dans une véritable zone de turbulence. La Cour suprême a confirmé, le mardi 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 2025, la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko pour diffamation. Une décision rare pour un dignitaire en fonction. Cette affaire, qui maintient une peine de prison avec sursis et la déchéance de ses droits civiques, relance le débat sur l’indépendance de la justice et la résilience des institutions sénégalaises. La contre-attaque de Sonko, qui demande une révision de son procès, soulève des questions et met à l’épreuve l’équilibre des pouvoirs dans le pays.</em></strong></p>



<p>La confirmation de la peine contre Ousmane Sonko est un événement rare sur le continent. Alors qu&rsquo;il occupe désormais le poste de numéro trois de la République, le Premier ministre se voit imposer les conséquences d&rsquo;un jugement prononcé alors qu&rsquo;il était encore dans l&rsquo;opposition. Il écope six mois de prison avec sursis, 200 millions de F CFA de dommages et intérêts, et surtout, la déchéance de ses droits civiques. Cette dernière clause l&rsquo;avait déjà écarté de la course à la dernière présidentielle.</p>



<p>Ce verdict, validé en appel par les plus hautes instances judiciaires, est perçu par beaucoup comme un témoignage de la solidité des institutions sénégalaises. Dans une région où l&rsquo;impunité des dirigeants est parfois la norme, le Sénégal semble tracer une voie différente. Ce n&rsquo;est pas la première fois que la justice sénégalaise fait preuve d&rsquo;une telle fermeté. En 2024 déjà, elle avait joué un rôle crucial en mettant fin aux tentatives de l&rsquo;ancien chef de l&rsquo;État, Macky Sall, de s&rsquo;accrocher au pouvoir. La confirmation de la condamnation de Sonko, loin d&rsquo;être un acte isolé, renforce l&rsquo;idée qu&rsquo;au Sénégal, les institutions sont suffisamment fortes pour que nul ne puisse se soustraire à la Justice, fût-il un haut dignitaire. Le droit est la seule boussole.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-contre-offensive-du-premier-ministre-justice-ou-calcul-politique"><strong>La contre-offensive du Premier ministre, justice ou calcul politique ?</strong></h2>



<p>La réaction d&rsquo;Ousmane Sonko à ce revers judiciaire n&rsquo;a pas tardé. Loin de s&rsquo;incliner, il a immédiatement déposé une demande de révision de son procès auprès du ministère de la Justice. Il promet d&rsquo;y apporter des preuves qu&rsquo;il affirme déterminantes, notamment le fameux document de l&rsquo;Inspection Générale des Finances (IGF), qu&rsquo;il invoquait pour justifier ses accusations de malversations financières à l&rsquo;encontre de Mame Mbaye Niang dans le cadre du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC).</p>



<p>Bien que la loi sénégalaise offre cette voie de recours, cette initiative du Premier ministre suscite de vives interrogations sur ses réelles motivations. Pour de nombreux observateurs, cette démarche vise avant tout à donner une coloration politique à l&rsquo;affaire. L&rsquo;idée serait de transférer le dossier à de nouveaux magistrats, potentiellement nommés par le pouvoir en place, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;obtenir un revirement de situation. Cette perception est renforcée par le fait que Sonko demande également la révision de l&rsquo;affaire de viol pour laquelle il avait également été condamné.</p>



<p>Cette stratégie interroge la cohérence du discours sur l&rsquo;État de droit. Si Ousmane Sonko cherchait véritablement à prouver son attachement à une justice impartiale, n&rsquo;aurait-il pas dû, selon ses critiques, se plier au verdict de la Cour suprême, d&rsquo;autant plus que ce sont ses propres avocats qui avaient initialement interjeté appel ? La question est simple et cinglante : qu&rsquo;aurait-il fait si la décision de la Cour avait été en sa faveur ? Il est probable qu&rsquo;il l&rsquo;aurait célébrée comme une victoire de la justice, tandis que la partie plaignante aurait dénoncé un scandale. Cette divergence d&rsquo;appréciation est un classique des décisions de justice, toujours perçues différemment selon les intérêts des parties en conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enjeux-d-une-democratie-en-pleine-evolution"><strong>Les enjeux d&rsquo;une démocratie en pleine évolution</strong></h2>



<p>L&rsquo;affaire Sonko dépasse largement le cadre d&rsquo;un simple litige judiciaire. Elle met à l&rsquo;épreuve la maturité démocratique du Sénégal. Elle soulève des questions fondamentales sur la véritable séparation des pouvoirs et la capacité du pays à maintenir la confiance de ses citoyens envers son système judiciaire. La façon dont ce dossier sera géré dans les prochains mois aura des répercussions bien au-delà des frontières sénégalaises.</p>



<p>Le Sénégal est confronté à un immense défi. Il doit garantir que la justice reste impartiale, même lorsque le Premier ministre est impliqué, tout en naviguant dans un paysage politique complexe. Le pays se trouve à un tournant crucial. C&rsquo;est une réelle opportunité pour le Sénégal de réaffirmer son statut de modèle en Afrique. Il peut prouver que même face aux plus grands enjeux de pouvoir, le droit demeure et doit rester la seule boussole.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dialogue national à Dakar : un exercice sans crise ou une crise sans issue ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 10:06:14 +0000</pubDate>
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<p>Analysez le Dialogue national au Sénégal: rituels politiques ou véritables solutions pour des tensions persistantes?</p>
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<p><strong><em>Alors que les autorités sénégalaises affirment qu’aucune crise politique ne mine le pays, le dialogue national qui s’ouvre ce 28 mai à Dakar soulève une question de fond : exercice démocratique sincère ou rituel de façade pour masquer des tensions bien réelles ?</em></strong></p>



<p>Au Sénégal, les traditions ont parfois des allures de scénarios bien huilés. Chaque fois que les tensions politiques prennent un tour trop aigu, qu’une tempête menace de noyer le fragile équilibre républicain, une même parade institutionnelle est convoquée : le dialogue national. Et chaque fois, le rituel s’exécute dans la grande salle feutrée du Centre international de conférence Abdou-Diouf, à Diamniadio, avec ses mots choisis, ses intentions proclamées, ses absents remarqués.</p>



<p>Le cru 2025 n’échappe pas à la règle. Officiellement, il ne s’agit pas de résoudre une crise — puisqu’il n’y en a pas, martèle Ousmane Sonko, Premier ministre en croisade contre «<em>&nbsp;la politique politicienne&nbsp;</em>». Il s’agit, dit-on, de&nbsp;<em>réformer le système électoral</em>, de&nbsp;<em>clarifier le rôle de l’opposition</em>, de&nbsp;<em>donner un sens plus transparent au financement des partis</em>, de&nbsp;<em>rationaliser le calendrier</em>&nbsp;et, en toile de fond, de légitimer, par la forme, un pouvoir fraîchement installé mais déjà contesté.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-table-ronde-aux-contours-flous"><strong>Une table ronde aux contours flous</strong></h3>



<p>Autour de la table, pendant huit jours, un aréopage de personnalités politiques, syndicales, universitaires, religieuses, et une société civile en rangs dispersés. Il faut dire que l’agenda du dialogue semble plus voulu que vécu : ni l’APR, le parti de Macky Sall, ni ses figures les plus emblématiques – Barthélémy Dias, Aïssata Tall Sall, Thierno Alassane Sall – n’ont jugé utile de s’y asseoir. Ils dénoncent en chœur&nbsp;<em>« un climat de chasse aux sorcières »</em>, dominé par les inculpations ciblées d’anciens ministres du régime précédent, avec en point d’orgue, l’arrestation du beau-frère de Macky Sall, Mansour Faye, 48 heures avant l’ouverture des travaux.</p>



<p>Une coïncidence judiciaire, diront certains. Un signal politique, murmureront les autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-apr-aux-abonnes-absents-le-pds-de-retour"><strong>L’APR aux abonnés absents, le PDS de retour</strong></h3>



<p>Le paradoxe est là : ceux qui ont jadis incarné le pouvoir refusent le débat, pendant que ceux qui l’ont longtemps combattu, comme Khalifa Sall ou le PDS version Karim Wade, font acte de présence. Dans une démocratie où l’alternance ne fait plus débat, la conflictualité ne disparaît pas, elle se déplace — des urnes vers les tribunaux, des débats vers les boycotts.</p>



<p>Le gouvernement Diomaye Faye, qui veut incarner une «&nbsp;<em>rupture</em>&nbsp;», assure de son côté que ce dialogue est une initiative proactive, non une réponse à une crise. Mais comment ignorer que cette édition 2025 s’inscrit, une fois encore, dans une séquence de tensions politiques mal digérées ? 2023 : dialogue à la veille de la condamnation d’Ousmane Sonko. 2024 : dialogue au cœur de la polémique sur le report de la présidentielle. 2025 : dialogue au lendemain d’une vague d’inculpations de figures de l’ancien régime.</p>



<p>Sur le papier, les ambitions sont nobles : un fichier électoral plus juste, des partis mieux financés, une opposition mieux définie, une justice électorale plus indépendante. Dans les faits, le pays ne parvient pas à dégager un consensus de fond, ni même à éviter l’instrumentalisation des procédures. Une douzaine de milliers de contributions en ligne sur la plateforme Jubbanti — à l’échelle d’un pays de 17 millions d’habitants — donne la mesure de la distance entre l’inclusivité affichée et l’enthousiasme réel.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-dialogue-outil-democratique-ou-rideau-de-scene"><strong>Le dialogue : outil démocratique ou rideau de scène ?</strong></h3>



<p>On peut voir dans ces assises une tentative sincère de rationaliser la vie politique, ou un mécanisme habile pour occuper l’espace, désamorcer les critiques, voire légitimer un pouvoir qui cherche ses marques. Dans un cas comme dans l’autre, le Sénégal, dont les transitions démocratiques ont jusqu’ici fait figure d’exemple sur le continent, semble aujourd’hui englué dans un entre-deux : celui d’un système électoral à bout de souffle et d’une classe politique toujours en guerre de légitimité.</p>



<p>Pendant ce temps, les urgences sociales – chômage, jeunesse désorientée, tension sur les prix – restent en suspens. Le dialogue national aura-t-il un écho dans le quotidien des Sénégalais ? Rien n’est moins sûr.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-theatre-sans-public"><strong>Un théâtre sans public ?</strong></h3>



<p>Si dialogue il y a, encore faut-il qu’il débouche sur des actes. Et surtout, qu’il ne soit pas l’alibi poli d’une régression démocratique maquillée en concertation ouverte. La démocratie sénégalaise, souvent célébrée pour sa maturité, donne ici un spectacle étrange : celui d’un théâtre sans public, où l’on parle de tout sauf de ce qui fâche vraiment.</p>



<p>Alors, le Sénégal a-t-il un problème politique ? Officiellement non. Mais ce déni, martelé à la une des journaux, est peut-être la meilleure preuve du contraire.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Billet d’humeur — Sénégal : l’alternance, mais à quel prix ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 05:57:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Diomaye Faye]]></category>
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		<category><![CDATA[Ousmane Sonko]]></category>
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<p>Il a salué la démocratie, puis refermé la porte sans bruit. En livrant un État endetté jusqu’à l’os, Macky Sall n’a pas passé le témoin. Il a tendu un piège. À Diomaye Faye et Ousmane Sonko de le désamorcer sans y laisser leur légitimité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Il a salué la démocratie, puis refermé la porte sans bruit. En livrant un État endetté jusqu’à l’os, Macky Sall n’a pas passé le témoin. Il a tendu un piège. À Diomaye Faye et Ousmane Sonko de le désamorcer sans y laisser leur légitimité.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>C’est donc pour ça. Oui, c’était trop beau. Trop net. Trop élégant. Un président sortant, qui, après avoir muselé l’opposition, enfermé ses principaux adversaires et verrouillé l’espace public, se retire au dernier moment en saluant la victoire de ses bourreaux électoraux. Une leçon de démocratie, disait-on. Un modèle d’alternance pacifique. Et certains, déjà, rêvaient d’ériger Macky Sall en sage continental, prêt à siéger dans quelque panel de hauts médiateurs africains entre deux républiques à feu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La prudence comme vertu</strong></h3>



<p>Mais à Dakar, comme ailleurs, il y a toujours une autre lecture. Une lecture moins médiatique, moins naïve, mais diablement plus lucide. Car on ne laisse pas un État en cadeau d’adieu quand on a passé plus d’une décennie à en contrôler chaque vis.</p>



<p>Macky Sall n’a pas cédé. Il a piégé.<strong>&nbsp;</strong>Il a tendu à Diomaye Faye et à Ousmane Sonko un État saturé, surendetté, piégé à l’excès. Une sorte de palais bien repeint en surface, mais aux fondations minées. Un pays à gouverner avec, pour seuls instruments, des tiroirs vides et des dettes invisibles.</p>



<p>L’ancien président n’a pas égorgé le poulet sur le linge blanc, comme on dit. Il a égorgé sous la nappe, discrètement, sans éclaboussures.</p>



<p>Il aurait suffi que Sonko et Faye, grisés par leur victoire, se jettent à corps perdu dans les nominations, les réformes, les symboles. Il aurait suffi qu’ils négligent l’ombre pour ne voir que la lumière. Très vite, l’odeur aurait monté. Très vite, les Sénégalais, promptement retournés, les auraient traités d’illusionnistes. Et le pays, encore engourdi par les déceptions passées, se serait enfoncé dans le chaos.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ce n’est pas la façade qui compte, mais les fondations</strong></h3>



<p>Mais un homme averti, dit-on, en vaut deux. Et les nouveaux venus au pouvoir ont compris qu’avant de gouverner, il fallait savoir dans quoi on avait mis les pieds.</p>



<p>Leur premier réflexe n’a pas été de changer les rideaux du palais. Il a été d’ouvrir les comptes. De fouiller les bilans. De sonder la dette. Et ce qu’ils y ont trouvé dépasse les simples irrégularités comptables. C’est un système. Une architecture. Une dette cachée d’au moins 7 milliards de dollars, révélée par la Cour des comptes, confirmée par le FMI.</p>



<p>Un État livré comme un cheval de Troie, beau à l’extérieur, explosif à l’intérieur. La démocratie, ce n’est pas seulement perdre des élections. C’est aussi savoir ce qu’on laisse à ceux qui arrivent. Et à ce jeu-là, Macky Sall n’a rien d’un démocrate modèle. Il a le vernis, pas la sincérité. Il a soigné la sortie, mais piégé l’entrée.</p>



<p>Et comme toujours en Afrique, ce n’est pas la façade qui compte, mais les fondations.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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