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	<title>Archives des Ouagadougou &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Burkina Faso : 11 ans de prison pour un scandale de fonds destinés aux déplacés</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 00:09:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Laure Zongo condamnée pour détournement de fonds destinés aux populations déplacées. Découvrez les détails de ce procès.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La justice burkinabè a condamné vendredi 27 mars l’ancienne ministre de l’Action humanitaire, Laure Zongo, dans une affaire de détournement de fonds destinés aux populations déplacées par le terrorisme. Le procès, très suivi à Ouagadougou, met en lumière la gestion controversée de plusieurs milliards de francs CFA destinés à l’aide humanitaire.</em></strong><br>Au terme de onze jours d’audience, la justice burkinabè a rendu un verdict sévère dans une affaire emblématique de lutte contre la corruption. Plusieurs prévenus, dont l’ancienne ministre Laure Zongo Hien, ont été condamnés pour détournement de deniers publics et infractions connexes.</p>



<p>C’est un jugement très attendu qui est tombé vendredi au Burkina Faso. Après près de deux semaines de débats, le tribunal a rendu sa décision dans l’affaire dite «&nbsp;<em>Yé Yaké Camille et autres</em>&nbsp;», portant sur un montant estimé à 115 millions de francs CFA. Un dossier emblématique, mêlant accusations de détournement de fonds publics, complicité, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.</p>



<p>Parmi les condamnations les plus marquantes figure celle de l’ancienne ministre Laure Zongo Hien. Elle écope de cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende de 10 millions de francs CFA. Le tribunal a également délivré à son encontre un mandat d’arrêt. Selon des sources judiciaires, elle est hospitalisée depuis le 24 mars.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-peines-lourdes-pour-les-principaux-accuses"><strong>Peines lourdes pour les principaux accusés</strong></h2>



<p>Considéré comme le principal protagoniste du dossier, Yé Yaké Camille a été condamné à la peine la plus lourde : 11 ans de prison ferme et une amende de 462,8 millions de francs CFA. Le juge a ordonné son placement sous mandat de dépôt.</p>



<p>Dans le même dossier, Issiaka Sangaré a été condamné à cinq ans de prison ferme, accompagnés d’une amende de 67,5 millions de francs CFA. Là encore, un mandat de dépôt a été prononcé.</p>



<p>En revanche, Pasco Billa a bénéficié d’une peine plus clémente : 15 mois de prison avec sursis et une amende ferme de 5 millions de francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-relaxes-et-zones-d-ombre"><strong>Relaxes et zones d’ombre</strong></h2>



<p>Le tribunal a toutefois prononcé la relaxe de plusieurs prévenus. Lydie Bonkoungou, Kouka Dimanche Yaméogo et Billy Zongo ont été acquittés au bénéfice du doute concernant les accusations de complicité de détournement de deniers publics. Ils ont également été relaxés pour les faits de blanchiment de capitaux, faute d’infraction constituée.</p>



<p>L’homme d’affaires Ismaël Ouédraogo a, lui aussi, été relaxé des charges d’enrichissement illicite et de blanchiment.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-proces-sous-tension"><strong>Un procès sous tension</strong></h2>



<p>Tout au long des audiences, les accusés ont rejeté en bloc les faits qui leur étaient reprochés, plaidant non coupable. Le parquet, de son côté, avait estimé les infractions suffisamment établies et requis des peines allant jusqu’à 11 ans de prison ferme, assorties d’amendes pouvant dépasser 500 millions de francs CFA.</p>



<p>L’affaire «&nbsp;<em>Yé Yaké Camille et autres</em>&nbsp;» s’inscrit dans un ensemble plus large de dossiers judiciaires liés à la délinquance économique. Elle est notamment connexe à celle impliquant Amidou Tiegnan, portant sur un présumé détournement de plus de 3 milliards de francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-politique-et-judiciaire"><strong>Un signal politique et judiciaire</strong></h2>



<p>Très suivi par l’opinion publique, ce procès intervient dans un contexte de renforcement affiché de la lutte contre la corruption au Burkina Faso. Les autorités entendent multiplier les poursuites et les sanctions contre les crimes économiques, dans un pays où la question de la gouvernance reste au cœur des préoccupations.</p>



<p>Ce verdict, à la fois sévère et contrasté, envoie le signal que la justice burkinabè entend désormais traiter avec fermeté les affaires de détournement de fonds publics, tout en respectant les principes du contradictoire et du doute raisonnable.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Sahel, l’Alliance des États du Sahel trace les contours d’une souveraineté nouvelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 11:14:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez l'importance de l’Alliance des États du Sahel dans la géopolitique ouest-africaine et ses implications historiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>Alors que les équilibres géopolitiques se redessinent en Afrique de l’Ouest, la Confédération des États du Sahel (AES) s’impose comme une expérience politique inédite. Dans cette tribune, le philosophe Mikailou Cissé analyse la portée historique et symbolique d’un projet qui rompt avec les tutelles anciennes et revendique une souveraineté endogène. Entre recomposition régionale, résistances extérieures et adhésion populaire, l’AES se présente comme la matrice d’un nouvel horizon politique africain.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Dans un monde où les puissances redéploient leurs influences sous des formes renouvelées, la dynamique sahélienne incarne une contestation vivante de l’ordre établi. Cette audace politique explique à la fois les résistances qu’elle affronte et l’espoir qu’elle suscite, bien au-delà des frontières du Sahel.</p>



<p>La recomposition géopolitique en cours ne s’appréhende pleinement qu’en la replaçant dans le désordre plus large qui traverse l’Afrique de l’Ouest. Tandis que l’Alliance des États du Sahel (AES) avance, étape par étape, vers une structuration confédérale appelée à devenir fédérale, l’ordre régional hérité révèle ses fissures, ses incohérences et ses renoncements. Ce contraste justifie la virulence des oppositions au projet autant que l’adhésion populaire qu’il suscite.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nigeria-puissance-regionale-fragilite-interne"><strong>Nigeria : puissance régionale, fragilité interne</strong></h3>



<p>Le discours officiel sur le retrait français du Sahel illustre parfaitement cette duplicité stratégique. Loin d’un désengagement réel, il s’est agi d’un redéploiement spatial et doctrinal. Les forces spéciales françaises, opérant désormais depuis des pays côtiers comme la Côte d’Ivoire, exercent une influence directe sur les dispositifs sécuritaires de certains États, à l’image du Bénin.</p>



<p>L’armée béninoise, formellement nationale, s’insère ainsi dans une architecture de commandement et de renseignement exogène. Ce «&nbsp;<em>départ&nbsp;</em>» annoncé relevait davantage d’un geste médiatique, imposé par la pression populaire et l’effet politique de l’AES, que d’une rupture stratégique authentique.</p>



<p>Cette logique se prolonge dans l’espace nigérian. Présenté comme un pilier sécuritaire régional, le Nigeria révèle un paradoxe profond : capable de mobiliser sa puissance institutionnelle contre des menaces politiques extérieures, il demeure impuissant face à la prolifération de groupes armés sur son propre territoire.</p>



<p>Ces espaces, riches en ressources naturelles, sont devenus des économies de guerre exploitées par des bandes criminelles hybrides sous couvert d’idéologie religieuse, et convoitées par des puissances étrangères.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ambivalence-du-role-americain"><strong>L’ambivalence du rôle américain</strong></h3>



<p>L’implication des États-Unis au Nigeria s’inscrit dans cette même contradiction. Leurs démonstrations militaires spectaculaires visent moins à protéger les populations qu’à sécuriser les corridors maritimes et les ressources au service d’intérêts géostratégiques. Leur incapacité persistante à prévenir les attaques contre les civils, les enlèvements de masse et les attentats dans les lieux de culte atteste de l’échec d’une approche purement sécuritaire.</p>



<p>Face à ces impasses, l’AES se trouve prise en étau entre des autorités voisines contestant la légitimité de ses dirigeants et des peuples qui, massivement, soutiennent ses orientations. Cette dissociation marque une rupture fondamentale entre la légalité institutionnelle défendue par certains États et la légitimité politique née de l’adhésion populaire.</p>



<p>Loin d’être une simple alliance militaire, l’AES est devenue un projet symbolique de réappropriation de la souveraineté, porté par des autorités locales trop longtemps reléguées au rang d’administrateurs de terrains d’opération.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-religion-politique-et-instrumentalisation-du-conflit"><strong>Entre religion, politique et instrumentalisation du conflit</strong></h3>



<p>C’est dans ce contexte que se déploient des stratégies de déstabilisation plus diffuses. Le rôle de l’Algérie, jadis perçue comme un acteur central des processus de paix au Mali, apparaît aujourd’hui ambigu. La destruction d’un drone malien en mission de surveillance sur son territoire a été perçue comme une atteinte directe à la souveraineté sécuritaire malienne.</p>



<p>Plus récemment, l’émergence de discours et de mouvements prétendument «&nbsp;<em>résistants&nbsp;</em>», portés par des figures religieuses ou politiques marginalisées, s’inscrit dans une stratégie de fragmentation interne.</p>



<p>La sortie publique, en différentes langues locales, de l’imam Mahmoud Dicko illustre cette séquence. Longtemps érigé en autorité morale, il s’est révélé politiquement affaibli et prisonnier d’ambiguïtés dangereuses. Ses positions laissent entrevoir des proximités troubles avec des acteurs armés se réclamant du djihadisme ou de la rébellion. Cette confusion entre discours religieux, contestation politique et violence armée nourrit le terrorisme contemporain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-refondation-politique-et-symbolique"><strong>Une refondation politique et symbolique</strong></h3>



<p>En rompant avec ces ambiguïtés, l’AES assume une ligne claire : le djihadisme n’est ni une résistance ni une revendication sociale légitime, mais une entreprise de prédation instrumentalisée par des intérêts extérieurs.</p>



<p>En opérationnalisant la&nbsp;Force unifiée&nbsp;et en dénonçant le&nbsp;terrorisme médiatique, judiciaire et informationnel, ses chefs d’État affirment que la guerre se joue autant sur le terrain militaire que sur celui du récit et de la souveraineté symbolique.</p>



<p>Le sommet confédéral de Bamako a marqué une étape clé. L’adoption d’instruments institutionnels, la création d’organes financiers autonomes, la coordination diplomatique et la perspective d’un passage de la Confédération à la Fédération traduisent une volonté politique rare dans l’histoire contemporaine de la région.</p>



<p>Ce projet n’est pas une fuite en avant, mais une refondation. Là où les modèles importés ont fragmenté les territoires et déresponsabilisé les États, l’AES reconstruit une cohérence politique fondée sur la sécurité collective, l’autonomie économique et l’adhésion populaire.</p>



<p>L’enjeu dépasse le Sahel. Il pose à l’Afrique contemporaine une question centrale :&nbsp;<em>peut-on déléguer indéfiniment la sécurité sans perdre la souveraineté ?</em><em>&nbsp;</em>L’AES esquisse une réponse radicale, imparfaite mais historiquement nécessaire : la stabilité ne s’impose pas de l’extérieur, elle se construit par des États assumant leur destin, en alliance avec leurs peuples.</p>



<p><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>C-130 nigérian à Bobo : l’AES rappelle ses lignes rouges</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 23:22:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'incident de la violation de l'espace aérien de l'AES soulève des tensions. Apprenez-en plus sur cet atterrissage controversé.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au lendemain de la tentative de changement de régime au Bénin et de l’intervention annoncée de la CEDEAO, l’atterrissage d’un appareil militaire nigérian dans l’espace AES sans autorisation rallume les tensions régionales. Bamako, Ouagadougou et Niamey dénoncent une intrusion et réaffirment leur doctrine de fermeté.</em></strong></p>



<p>Le 8 décembre 2025, un avion militaire nigérian de type C-130 a été contraint de se poser en urgence à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. À bord, onze militaires — deux membres d’équipage et neuf passagers — que les autorités burkinabè ont pris en charge après l’atterrissage. Rapidement, les services compétents ont établi que l’appareil n’avait bénéficié d’aucune autorisation de survol du territoire, a expliqué sur les antennes de la télévision publique malienne (ORTM), le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, ce lundi 8 décembre. Ce qui aurait pu n’être qu’un simple incident technique s’est transformé en affaire diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-survol-non-autorise-la-confederation-denonce-une-violation"><strong>Un survol non autorisé : la Confédération dénonce une violation</strong></h2>



<p>La Confédération des États du Sahel (AES), dans un communiqué ferme, a qualifié l’événement de « <em>violation de l’espace aérien confédéral </em>» et de « <em>mépris du droit international et des règles d’aviation civile et militaire </em>». Signée par le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition malienne et président en exercice de l’AES, la déclaration met en garde contre de telles intrusions — dorénavant passibles d’une « <em>neutralisation</em> » si elles devaient se reproduire.</p>



<p>Depuis le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO et la constitution de la Confédération, en juillet 2024, la question de la maîtrise de l’espace aérien revêt une dimension presque identitaire. En décembre 2024, les chefs d’État sahéliens avaient d’ores et déjà ordonné la mise en alerte maximale des défenses aériennes et antiaériennes : tout aéronef non autorisé serait intercepté. L’incident de Bobo marque un nouveau test, avec, pour la première fois, une application concrète de cette doctrine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-regional-deja-tendu-le-benin-le-ciel-qui-vacille"><strong>Un contexte régional déjà tendu : le Bénin, le ciel qui vacille</strong></h2>



<p>La veille, le 7 décembre, le Bénin a été le théâtre d’une tentative de coup d’État. Un groupe de militaires s’est emparé brièvement de la télévision publique pour annoncer la dissolution du gouvernement, la suspension de la Constitution, et se proclamer « <em>Comité militaire de refondation </em>». Le pouvoir serait remplacé, les frontières fermées, selon leurs déclarations. Mais l’armée loyaliste est rapidement intervenue : le ministre de l’Intérieur a affirmé que la mutinerie avait été « <em>mise en échec »</em> quelques heures plus tard.</p>



<p>Face à cette attaque contre l’ordre constitutionnel, la CEDEAO n’a pas tardé à réagir. Le bloc régional a condamné l’action comme « <em>anticonstitutionnelle </em>», a promis son soutien au gouvernement béninois et — de façon plus spectaculaire — a décidé le déploiement immédiat de sa force en attente pour « <em>défendre la Constitution et l’intégrité territoriale</em> » du pays.</p>



<p>Des avions et troupes, notamment du Nigeria, se sont mobilisés en urgence, marquant une intervention militaire rapide — un signal fort envoyé à toute la sous-région : la légitimité constitutionnelle reste une ligne rouge.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-ciel-ouest-africain-en-recomposition-rivalites-souverainete-bloc-sahara"><strong>Un ciel ouest-africain en recomposition : rivalités, souveraineté, bloc Sahara</strong></h2>



<p>L’enchaînement des événements — le changement manqué de régime à Cotonou, l’intervention de la CEDEAO, puis l’atterrissage forcé du C-130 nigérian — fragilise encore un peu plus la confiance entre États voisins et redéfinit les frontières invisibles du pouvoir. Dans un contexte de crise sécuritaire, de retrait d’alliances traditionnelles, de recomposition institutionnelle, chaque incursion, chaque vol, chaque manœuvre aérienne se lit désormais comme un message politique.</p>



<p>Pour l’AES, l’affaire est symptomatique : le ciel, comme la terre, n’est plus un espace neutre. Il est devenu un marqueur de souveraineté, une frontière vivante, un enjeu stratégique. L’autorité confédérale s’affirme — imposant ses règles, brandissant sa capacité de coercition, rappelant que l’intégrité territoriale, même dans les airs, n’est pas négociable.</p>



<p>Reste à savoir comment Abuja — aux prises avec les incertitudes autour de l’intervention béninoise — interprétera la manœuvre du C-130 : simple urgence technique, audace militaire ou défi politique. Quoi qu’il en soit, le ciel de l’Afrique de l’Ouest vient de rappeler qu’il n’est plus un terrain d’ombre, mais un espace soumis à l’arbitrage des puissances terrestres.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Confédération du Sahel : les ministres préparent la deuxième session du Collège des Chefs d’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 12:48:08 +0000</pubDate>
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<p>La deuxième session du Collège des Chefs d'État de l'AES renforce la coordination diplomatique au Sahel. En savoir plus ici.</p>
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<p><strong><em><strong><em>La capitale burkinabè a accueilli ce mercredi, 26 novembre 2025, une importante réunion des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>m</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>inistres des Affaires&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>trangères de la Confédération des États du Sahel (AES)</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>. Cette rencontre</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;marqu</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;une nouvelle étape dans la coordination diplomatique et la consolidation de l’espace confédéral. Cette rencontre s’est tenue sous la présidence de Abdoulaye Diop,&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>m</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>inistre des Affaires&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>trangères et de la Coopération&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>i</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>nternationale du Mali, chef de la délégation malienne.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>La réunion a rassemblé les délégations des trois pays membres de l’AES. Le Burkina Faso était représenté par &nbsp;Karamoko Jean Marie Traoré,&nbsp;ministre des Affaires&nbsp;étrangères, de la Coopération&nbsp;régionale et des Burkinabè de l’extérieur, tandis que le Niger était conduit par Bakary Yaou Sangaré,&nbsp;ministre des Affaires&nbsp;étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rencontre-de-haut-niveau"><strong>Une rencontre de haut niveau</strong><strong></strong></h2>



<p>Précédée par une session des Hauts&nbsp;fonctionnaires des piliers Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement, la rencontre ministérielle avait pour objectif principal de préparer la deuxième session ordinaire du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel, prévue du 22 au 23 décembre 2025, à Bamako.</p>



<p>La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par les allocutions des trois ministres. Chacun&nbsp;a&nbsp;réaffirmé&nbsp;l’importance de cette étape dans la mise en œuvre de la vision des Chefs d’État de l’AES :&nbsp;le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État du Mali, également Président de la Confédération ;&nbsp;le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso ; et Le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger. &nbsp;</p>



<p>Tous ont insisté sur la nécessité de bâtir un espace souverain, sécurisé et prospère, au service des populations du Sahel, confrontées depuis des années aux défis du terrorisme et de l’instabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-avancees-tangibles-depuis-niamey"><strong>Des avancées tangibles depuis Niamey</strong><strong></strong></h2>



<p>Les ministres ont salué les progrès enregistrés depuis le sommet du 6 juillet 2024 à Niamey, qui avait marqué une étape fondatrice pour l’AES. Sous la présidence du Général Assimi Goïta, la Confédération a consolidé son front commun dans la lutte contre le terrorisme, la coordination diplomatique et la promotion du développement socio-économique. &nbsp;</p>



<p>Ils ont également examiné plusieurs projets d’instruments juridiques destinés à renforcer l’architecture institutionnelle de l’AES, en prélude à la prochaine session du Collège des Chefs d’État.</p>



<p>L’analyse des dynamiques géopolitiques régionales a mis en lumière l’évolution des modes opératoires des groupes terroristes, désormais orientés vers la perturbation des activités économiques dans l’espace confédéral. Les ministres ont dénoncé avec fermeté ce qu’ils qualifient de «&nbsp;<em>terrorisme médiatique</em>&nbsp;», visant à fragiliser les États membres par des campagnes de désinformation. &nbsp;</p>



<p>Ils ont condamné la récente campagne dirigée contre le Mali, exprimant leur solidarité et leur soutien au gouvernement et au peuple maliens. La résilience et le courage des populations ont été salués comme un exemple de résistance face aux tentatives de déstabilisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reponse-mediatique-la-radio-aes"><strong>Une réponse médiatique, la radio AES</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans cette dynamique de riposte, les ministres ont salué le lancement officiel de la radio AES «&nbsp;<em>Daandė Liptako&nbsp;</em>», inaugurée à Ouagadougou le jour même. Ce nouvel outil de communication est destiné à promouvoir le narratif de la Confédération et à mobiliser les populations autour des idéaux de souveraineté, de dignité et de coopération. &nbsp;</p>



<p>La création de ce média constitue une réponse stratégique à la désinformation et un instrument de cohésion pour les peuples du Sahel.</p>



<p>Enfin, les ministres ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la construction de l’espace confédéral dans la continuité de la vision des trois Chefs d’État. Une motion spéciale de remerciements a été adressée au Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, pour son rôle déterminant dans la consolidation de l’AES et la défense de la souveraineté africaine. &nbsp;</p>



<p>Cette réunion ministérielle, au-delà de son caractère préparatoire, apparaît comme une étape décisive dans la structuration de la Confédération des États du Sahel. Elle illustre la volonté des trois pays de transformer leur alliance en un véritable espace de stabilité et de prospérité partagée, malgré les défis sécuritaires et médiatiques.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : Ibrahim Traoré invite les Afrodescendants à rejoindre le combat panafricain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 08:22:29 +0000</pubDate>
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<p>Le retour des migrants ouvre la voie à des investissements dans les secteurs clés du Burkina Faso. En savoir plus sur cet événement. </p>
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<p><strong><em>Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a rencontré le 7 novembre 2025 près de 700 Afrodescendants venus des États-Unis, d’Europe et des Caraïbes dans le cadre de l’événement « Bienvenue chez vous ». À cette occasion, il a annoncé la suppression de la condition financière pour obtenir la carte de résident permanent, tout en appelant la diaspora à s’engager dans la lutte panafricaine et à investir dans les secteurs clés du Burkina Faso.</em></strong></p>



<p>Depuis le 26 octobre, ces visiteurs séjournent à Ouagadougou pour un programme de plusieurs semaines consacré au rapprochement identitaire et à la redécouverte des racines africaines. Conférences, visites culturelles, rencontres communautaires et échanges institutionnels rythment leur séjour, dans une dynamique de réconciliation mémorielle et de construction d’un avenir commun.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mesure-forte-pour-faciliter-le-retour-aux-racines"><strong>Une mesure forte pour faciliter le retour aux racines</strong></h2>



<p>Lors de son allocution, le capitaine Traoré a salué l’engagement des participants, soulignant leur volonté affirmée de s’investir durablement au Burkina Faso. Il a exprimé sa reconnaissance envers cette diaspora qui, malgré les siècles de séparation, manifeste un attachement profond à la terre africaine et une volonté de contribuer à son développement.</p>



<p>En geste concret d’ouverture et d’encouragement, le chef de l’État a annoncé la levée de la condition financière liée à la délivrance de la carte de résident permanent pour les Afrodescendants désireux de s’établir au Burkina Faso. Cette mesure, hautement symbolique, vise à lever les barrières administratives et à faciliter leur intégration dans le tissu national, en reconnaissance de leur droit au retour.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-panafricaine"><strong>Un appel à la mobilisation panafricaine</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Nous ne luttons pas pour le Burkina Faso seulement, nous luttons pour l’Afrique. Nous luttons pour l’Homme noir. Nous luttons pour la dignité de l’Afrique</em>&nbsp;», a déclaré le président Traoré, dans un discours empreint de conviction et de portée historique. Il a affirmé que le combat du Burkina Faso dépasse les frontières nationales et s’inscrit dans une dynamique panafricaine de libération, de souveraineté et de dignité.</p>



<p>Ce message, porteur d’une vision transcontinentale, résonne comme un appel à l’unité des peuples africains et afrodescendants face aux défis contemporains. Il traduit une volonté de rupture avec les logiques de domination et d’aliénation, et invite à une mobilisation collective pour la reconstruction d’une Afrique libre, forte et solidaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-opportunites-concretes-pour-la-diaspora"><strong>Des opportunités concrètes pour la diaspora</strong></h2>



<p>Le capitaine Traoré a également exhorté les Afrodescendants et les peuples épris de liberté à s’associer à la lutte contre l’impérialisme, en rappelant la résistance historique des Africains face aux multiples adversités. Il a souligné que cette lutte ne saurait être menée uniquement sur le plan politique, mais qu’elle exige aussi une implication économique, culturelle et intellectuelle forte.</p>



<p>Dans cette optique, le président du Faso a présenté les opportunités d’investissement offertes par le Burkina Faso dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, les infrastructures, le tourisme, les énergies renouvelables et les industries culturelles. Il a promis un accompagnement institutionnel et technique pour la concrétisation de projets économiques viables portés par les membres de la diaspora, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-salue-par-les-representants-de-la-diaspora"><strong>Un message salué par les représentants de la diaspora</strong></h2>



<p>S’exprimant au nom de la délégation, Dr Arikana Chihombori-Quao, ancienne ambassadrice de l’Union africaine aux États-Unis et figure emblématique du panafricanisme, a salué la vision du capitaine Traoré. Elle l’a qualifié de premier chef d’État contemporain à appeler officiellement la diaspora africaine à un retour aux sources, à travers son message «&nbsp;<em>Back to your roots</em>&nbsp;».</p>



<p>Pour Dr Chihombori-Quao, ce geste marque une rupture avec les politiques passées souvent marquées par l’indifférence ou la méfiance envers la diaspora. Elle a souligné que cette invitation ouvre une nouvelle ère de réconciliation, de reconstruction collective et de renaissance africaine, où les enfants dispersés du continent peuvent enfin retrouver leur place dans l’histoire et le développement de l’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-burkina-faso-carrefour-de-la-renaissance-africaine"><strong>Le Burkina Faso, carrefour de la renaissance africaine</strong></h2>



<p>L’événement «&nbsp;<em>Bienvenue chez vous</em>&nbsp;» s’inscrit dans une dynamique de réappropriation identitaire, de coopération Sud-Sud et de diplomatie culturelle. Il répond aux aspirations profondes de nombreux Afrodescendants à renouer avec leur héritage africain, à contribuer au développement du continent et à participer à la construction d’un avenir commun fondé sur la mémoire, la dignité et la solidarité.</p>



<p>À travers cette rencontre historique, le Burkina Faso se positionne comme un carrefour de la renaissance africaine, un espace de convergence des mémoires et des projets, où les blessures du passé peuvent se transformer en forces pour l’avenir. Le message du capitaine Traoré, porté par une vision panafricaine audacieuse, pourrait bien marquer le début d’un mouvement global de retour, d’investissement et de solidarité entre l’Afrique et sa diaspora mondiale.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
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		<title>La peur a changé de camp : l’AES, cauchemar des parrains du chaos</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 08:03:55 +0000</pubDate>
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<p>Le deuxième sommet de l'AES approche. Apprenez comment cette réunion pourrait transformer la dynamique politique du Sahel.</p>
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<p><strong><em>Elle devait être une simple alliance de circonstance. Elle est devenue un cauchemar géopolitique pour certains. L’Alliance des États du Sahel — devenue Confédération le 6&nbsp;juillet 2024 — avance, silencieuse et déterminée. À sa tête, trois hommes que tout oppose sauf la même obsession&nbsp;: rendre au Sahel sa souveraineté. Et cela, visiblement, fait peur.</em></strong></p>



<p>Au bord du Niger, la chaleur écrase les façades poussiéreuses, mais dans les bureaux feutrés des palais présidentiels des trois États, on s’active. Le général Assimi Goïta, en concertation avec les deux autres chefs d’État du Burkina Faso et du Niger, a décidé de tenir la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), prévue initialement en juillet 2025, en décembre prochain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-suscite-autant-de-fascination-que-de-crainte-nbsp"><strong>L’AES suscite autant de fascination que de crainte&nbsp;</strong></h2>



<p>Une décision officielle dictée par « <em>des ajustements logistiques</em> ». En réalité, une manœuvre stratégique. Car à mesure que l’échéance approche, les pressions se font plus lourdes, les attaques plus ciblées, les sabotages plus visibles.&nbsp;En effet, alors que tous les regards restaient rivés sur ces trois pays où devrait se tenir en juillet 2025, le 2<sup>e</sup>&nbsp;sommet tant attendu, les attaques se sont multipliées au Mali, visant principalement les positions militaires des Forces armées de sécurité (FAMa) dans plusieurs régions du pays.&nbsp;</p>



<p>En avril, une embuscade meurtrière sur l’axe Guiré-Nara et une attaque contre la zone aéroportuaire de Sévaré ont relancé un cycle de violences aux lourdes pertes civiles et militaires. Le mois de juin a vu une escalade spectaculaire avec l’assaut du camp de Boulikessi, plusieurs soldats tués, et des attaques coordonnées à Tombouctou, Ségou, Nioro du Sahel, Kayes et Niono, parfois appuyées par des drones explosifs.&nbsp;</p>



<p>En juillet, les offensives se sont multipliées, traduisant l’extension géographique et la sophistication croissante des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Dans le même contexte, la nuit du 31&nbsp;mars au 1er&nbsp;avril 2025 a vu un incident diplomatique majeur&nbsp;: un drone militaire malien Akinci, immatriculé TZ_98D, a été abattu par l’Algérie près de Tinzaoutène, dans la région de Kidal. Bamako a dénoncé une « <em>agression délibérée</em> » et saisi le Conseil de sécurité de l’ONU, accusant Alger de provocation et de complicité avec les groupes terroristes. Alger a justifié son acte par une prétendue violation de son espace aérien, version catégoriquement rejetée par le Mali.&nbsp;</p>



<p>L’AES, cette union inédite entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, suscite autant de fascination que de crainte. Ses ennemis la redoutent, ses alliés la scrutent, ses peuples y croient — farouchement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-nee-dans-la-douleur"><strong>Une alliance née dans la douleur</strong></h2>



<p>Tout est parti d’un refus. Celui de trois jeunes chefs d’État militaires qui ont dit non à la soumission, non aux injonctions, non aux tutelles extérieures. Le 16&nbsp;septembre 2023, à Bamako, naissait l’Alliance des États du Sahel, avec la signature de la Charte du Liptako-Gourma. Moins d’un an plus tard, le 6&nbsp;juillet 2024, à Niamey, l’alliance se transformait en Confédération. Une étape de plus vers la souveraineté assumée et la marche inexorable de ces trois États vers le fédéralisme. Cette transformation, personne ne l’avait vu venir dans certaines puissances occidentales opposées aux politiques intérieures de ces États, et qui ne souhaitaient que leur décadence afin de pouvoir s’accaparer de leurs ressources, comme elles l’ont toujours fait. Toutefois, une telle initiative ne va pas sans des défis à relever que les peuples de ces États doivent comprendre.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Depuis juillet 2024, les réunions se succèdent entre les États de l’AES, les symboles s’empilent. Drapeau commun, hymne, armée confédérale, force conjointe, devise, bientôt une banque confédérale. L’AES, c’est une idée devenue projet, puis projet devenu menace — pour ceux qui, depuis l’extérieur, avaient pris l’habitude de parler au nom du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tiani-nbsp-c-est-le-peuple-du-sahel-qui-conduit-la-revolution"><strong>Tiani&nbsp;: « C’est le peuple du Sahel qui conduit la révolution »</strong></h2>



<p>Lors de sa dernière visite à Bamako, en septembre 2025, le général Abdourahamane Tiani, chef de l’État nigérien, a pris soin de rappeler à juste titre&nbsp;: « <em>Le peuple du Mali, du Burkina et du Niger conduit une révolution. Une révolution pour la souveraineté, la dignité et la sécurité.</em> »</p>



<p>Dans son intervention, c’est surtout la prochaine opérationnalisation de la force militaire unifiée avec état-major à Niamey, dès cette année, qui a d’abord retenu les attentions. Les premiers bataillons conjoints sont déjà en action, souvent dans l’ombre, sur des théâtres discrets entre les trois frontières. « <em>Nous voulons que tous les problèmes de défense soient pris en charge par cette force confédérale</em> », explique Tiani. L’armée aésienne est désormais une force sans tutelle, évoluant dans les airs comme sur terre, sans avoir besoin d’autorisation venant de l’extérieure. L’intervention du général Tiani a été un séisme géopolitique, notamment du côté des sponsors étatiques du terrorisme, qui ne souhaite que maintenir le chaos contrôlé au sein de ces États.</p>



<p>Le président nigérien confirme également lors de sa mission officielle au Mali la mise en place de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement. Une banque, qui sera officiellement, un instrument financier destiné à financer les projets structurants, mais, officieusement, qui sera une préfiguration monétaire. Certains diplomates y voient déjà la première pierre d’une future monnaie sahélienne, affranchie du franc CFA. En témoignent plusieurs publications sur les réseaux sociaux, provenant d’influenceurs.&nbsp;</p>



<p>Les sourcils de certains anciens partenaires des États du Sahel commencent à froncer parce qu’ils voient que le Sahel est en train d’écrire sa propre économie.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-traore-nbsp-l-enigme-de-l-albinos-noir"><strong>Traoré&nbsp;: l’énigme de « l’albinos noir »</strong></h2>



<p>Trois ans après le renversement politique intervenu à Ouagadougou, le capitaine Ibrahim Traoré a pris aout au feu de la scène médiatique. Devant dix journalistes burkinabè, en septembre dernier, il s’est livré, comme à son habitude, sans prompteur ni langue de bois. « <em>Est-ce que nous allons gagner cette guerre ? Nous ne pouvons que la gagner </em>», lance-t-il, le regard fixe.</p>



<p>Puis, dans un sourire énigmatique, il annonce l’apparition d’un « <em>monstre</em> » dans l’espace AES&nbsp;: « <em>Bientôt, vous verrez apparaître un albinos noir.</em> » Phrase mystérieuse, à la fois prophétique et provocatrice, qui laisse les observateurs perplexes. Est-ce un code ? Une allégorie ? Une référence interne à une opération en préparation ? Personne, jusqu’ici, ne peut donner des explications précises à cette déclaration. Mais beaucoup estiment qu’il s’agirait d’une grande annonce pour le prochain sommet, annoncé pour se tenir à Bamako, en décembre prochain.&nbsp;</p>



<p>Dans le style Traoré, l’ésotérisme est souvent un message à double détente&nbsp;: un mot pour galvaniser, un autre pour inquiéter. Mais à Ouagadougou aussi bien que dans l’espace AES, le ton reste confiant. La victoire n’est plus une hypothèse, c’est une question de calendrier.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-goita-nbsp-le-pivot-silencieux"><strong>Goïta&nbsp;: le pivot silencieux</strong></h2>



<p>À Bamako, le général Assimi Goïta joue le rôle de chef d’orchestre. Moins loquace que ses homologues, il avance ses pions dans le calme d’un stratège. Sous sa présidence, le Mali est devenu la plaque tournante du projet confédéral. C’est là que se tiendra le sommet de décembre, celui que beaucoup redoutent. Car c’est à Bamako que doivent être annoncées des décisions historiques — parmi elles, la mise en marche formelle des institutions confédérales et, selon certaines sources, un projet de déclaration de souveraineté économique et monétaire.</p>



<p>Autant dire que certains acteurs extérieurs ont tout intérêt à ce que le sommet n’ait pas lieu.&nbsp;Et&nbsp;comme une&nbsp;coïncidence, les attaques terroristes&nbsp;aussi bien que des tentatives de déstabilisation&nbsp;se sont&nbsp;encore&nbsp;multipliées&nbsp;au&nbsp;Mali depuis quelques mois déjà.&nbsp;Entre août et octobre 2025, le Mali a été confronté à une nouvelle vague d’attaques terroristes, ciblant principalement les forces armées dans le centre, l’ouest.</p>



<p>En octobre, la menace s’est maintenue, les terroristes recourant de plus en plus à des drones explosifs. Dans ce climat de tension extrême, le gouvernement de transition a déjoué, dès le 1er&nbsp;août, une tentative de déstabilisation orchestrée par un réseau mêlant militaire, civil et un ressortissant français, Vizilier Yann, un agent du renseignement français.&nbsp;</p>



<p>Selon le général de division Daoud Aly Mohammedine, plusieurs officiers maliens, dont les généraux Abass Dembélé et Nema Sagara, ont été impliqués dans ce complot visant à « <em>briser la dynamique de refondation du Mali avec l’aide d’États étrangers </em>». Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a pris le 7&nbsp;octobre une série de décrets prononçant la radiation de plusieurs des officiers impliqués dans ce complot des rangs des Forces armées maliennes, dans le cadre d’une « <em>mesure disciplinaire</em> » visant à maintenir la rigueur et la discipline au sein de l’armée.</p>



<p>Ces tentatives de sabotage se poursuivent encore à travers le soutien aux groupes armés terroristes, qui tentent désespérément d’imposer sur le pays un blocus économique en s’en prenant aux camions-citernes qui acheminent le carburant.&nbsp;</p>



<p>Les observateurs avertis s’accordent donc pour dire qu’il s’agit d’une stratégie d’asphyxie avec comme objectif d’empêcher la tenue de ce sommet et par ricochet remettre les pays de l’AES à genou afin de reprendre le pillage de leurs ressources. Car, empêcher la Confédération d’avancer, c’est maintenir le Sahel dans son éternel provisoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-confederation-en-sous-marin"><strong>La Confédération en sous-marin</strong></h2>



<p>Dans cet espace, rien ne fuite. Les documents stratégiques circulent à peine. Les réunions se tiennent dans un silence monacal. L’AES avance en sous-marin. C’est aussi cela sa force. Le secret est devenu sa meilleure arme. Cette opacité alimente toutes les spéculations&nbsp;: monnaie unique, réseau logistique intégré, stratégie de défense régionale, voire diplomatie parallèle.</p>



<p>Les grandes capitales, autrefois partenaires peu sincères et fiables, s’agitent. On parle de « <em>bloc sahélien</em> », d’« <em>autarcie stratégique </em>», de « <em>rupture silencieuse</em> ». Ce qui est sûr, c’est que l’AES dérange — parce qu’elle casse les codes. Parce qu’elle ne demande plus la permission d’exister. Parce qu’elle parle d’égal à égal avec les puissances qui, hier encore, se posaient en tuteurs.</p>



<p>À Niamey, Ouagadougou et Bamako, les drapeaux se lèvent, les hymnes s’accordent, les mots « <em>indépendance</em> » et « <em>souveraineté</em> » reprennent sens. Dans les rues, les jeunes y croient, les anciens s’interrogent, les chancelleries s’inquiètent. Mais pour les trois chefs d’État, l’heure n’est plus aux justifications.&nbsp;</p>



<p>« <em>Avec le peuple comme guide, le succès est au bout du chemin</em> », a conclu Tiani, à Bamako. Cette phrase résume l’état d’esprit d’une Confédération qui avance dans la tempête, sûre de sa cause, certaine de son destin. L’AES fait peur — mais elle fait surtout espérer. Parce qu’au cœur du Sahel, un mot longtemps confisqué retrouve enfin sa place&nbsp;: la souveraineté.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La Nuit des LOMPOLO et la FILO 2025 : Le Burkina Faso mise sur la diplomatie culturelle au service de l’intégration sahélienne </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 14:17:13 +0000</pubDate>
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<p>La Nuit des LOMPOLO et la FILO 2025 s'annoncent comme des moments forts de la culture ouest-africaine à Ouagadougou.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Lors d’une conférence de presse tenue, ce jeudi 16 octobre 2025 dans la salle Fodé Kouyaté du Centre international de conférence, les autorités culturelles du Burkina Faso ont annoncé deux grands rendez-vous prévus à Ouagadougou fin 2025, notamment la 5ᵉ édition de la Nuit des LOMPOLO et la 18ᵉ Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO). Deux événements d’envergure régionale placés sous le signe de la résilience, de l’unité et de l’intégration au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger.</em></strong></p>



<p>Ouagadougou s’apprête à devenir, fin 2025, le cœur battant de la culture ouest-africaine et le symbole de la résilience régionale. Le pays des «&nbsp;<em>Hommes intègres</em>&nbsp;» accueillera coup sur coup deux rendez-vous majeurs : la 5ᵉ édition de la Nuit des LOMPOLO et la 18ᵉ Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO). Deux manifestations qui, au-delà de leur dimension artistique et littéraire, traduisent une ambition claire : faire de la culture un instrument d’unité et d’intégration au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).</p>



<p>L’annonce de ces événements, faite à Bamako, a réuni plusieurs personnalités dont Dr Parfait Ilboudo, chargé d’appui technique à la Direction générale de la Culture et des Arts du Burkina Faso, et Adama Koïté, représentant le ministre burkinabè de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, désigné parrain de la Nuit des LOMPOLO. Ce choix symbolique de Bamako illustre la volonté des États membres de l’AES d’ancrer la culture au cœur de leur stratégie d’intégration régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-nuit-des-lompolo-un-hommage-vibrant-aux-arts-dramatiques"><strong>La Nuit des LOMPOLO, un hommage vibrant aux arts dramatiques</strong></h2>



<p>Le premier acte de cette dynamique culturelle se jouera le 24 octobre 2025 avec la Nuit des LOMPOLO, événement dédié à la promotion des arts de la scène : théâtre, conte, humour, cirque et marionnettes. Créée en hommage à Lompolo Koné, figure emblématique des arts dramatiques burkinabè, cette célébration met à l’honneur les artistes qui, par leur créativité, participent à la construction du dialogue social et à la transmission des valeurs africaines.</p>



<p>Mais la Nuit des LOMPOLO se veut plus qu’une simple cérémonie de distinction. Elle sera également marquée par un colloque international sur le thème :&nbsp;<em>« Représentations identitaires et expressions culturelles dans les arts dramatiques »</em>. Cette rencontre réunira chercheurs, universitaires, dramaturges et acteurs culturels venus du Burkina Faso, du Mali, du Niger et d’ailleurs. Ensemble, ils réfléchiront à la manière dont les arts de la scène traduisent les réalités sociales et identitaires des peuples du Sahel, tout en contribuant à la consolidation d’une identité commune.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-filo-2025-le-livre-au-service-de-la-souverainete-et-de-l-identite"><strong>La FILO 2025, le livre au service de la souveraineté et de l’identité</strong></h2>



<p>Un mois plus tard, du 25 au 30 novembre 2025, la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) prendra le relais. L’édition 2025 revêt une dimension particulière : elle marquera le 25ᵉ anniversaire de la foire et se déroulera sous le thème&nbsp;<em>« Livre, identités culturelles et souveraineté nationale »</em>. Ce choix de thème s’inscrit dans le contexte actuel de redéfinition des repères politiques et culturels au sein de l’AES.</p>



<p>Les activités de la FILO se tiendront principalement à la Bibliothèque nationale du Burkina Faso et mettront en avant des innovations majeures. Parmi celles-ci, l’augmentation du nombre de Grands Prix littéraires, qui passeront de six à dix, afin d’encourager la diversité des genres et d’honorer davantage d’auteurs. La grande nouveauté sera l’institution du Grand Prix AES de l’Intégration, destiné à récompenser une œuvre littéraire promouvant l’unité, la solidarité et la coopération entre les peuples sahéliens.</p>



<p>Ce nouveau prix, qui symbolise la fusion culturelle du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ambitionne de faire du livre un outil de souveraineté et de cohésion régionale. En donnant la parole aux écrivains et aux éditeurs sahéliens, la FILO entend favoriser la production intellectuelle locale et valoriser les récits africains face à la mondialisation culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-culturelle-au-service-de-l-aes"><strong>Une diplomatie culturelle au service de l’AES</strong></h2>



<p>À travers la Nuit des LOMPOLO et la FILO 2025, le Burkina Faso confirme son rôle moteur dans la mise en œuvre d’une diplomatie culturelle au service de l’intégration régionale. Ces deux rendez-vous, complémentaires dans leur essence — l’un donnant voix à la scène, l’autre à la plume —, participent à la redéfinition du paysage culturel sahélien.</p>



<p>Dans un contexte où les défis sécuritaires, économiques et sociaux demeurent pressants, la culture apparaît comme un espace de résilience et de rassemblement. En célébrant la créativité, la mémoire et la pensée sahélienne, le Burkina Faso et ses partenaires de l’AES envoient un message fort : celui d’un Sahel debout, fier de ses identités, et convaincu que l’unité des peuples commence par le partage de la culture.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : huit membres d’une ONG arrêtés pour espionnage, dont deux Français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 21:48:13 +0000</pubDate>
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<p>Huit membres d'une ONG au Burkina Faso ont été arrêtés pour espionnage. En savoir plus sur cette affaire controversée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les autorités burkinabè accusent l’organisation INSO de collecter des informations sensibles au profit de puissances étrangères.</em></strong><em>&nbsp;<strong>Huit membres de l’ONG International NGO Safety Organisation (INSO), dont deux ressortissants français, ont été arrêtés au Burkina Faso pour « espionnage ». L’annonce a été faite mardi 7 octobre par le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana. Selon ce dernier, l’organisation « collectait et fournissait à des puissances étrangères des informations sécuritaires sensibles pouvant être préjudiciables à la sécurité nationale ».</strong></em></p>



<p>Parmi les personnes interpellées figurent le directeur pays de l’ONG, un Français, son adjointe franco-sénégalaise, le directeur général adjoint tchèque, un ressortissant malien ainsi que quatre employés burkinabè. Ces arrestations interviennent dans un contexte de tension croissante entre Ouagadougou et plusieurs partenaires occidentaux, notamment la France, que les autorités de la transition du Faso accusent régulièrement d’ingérence.</p>



<p>INSO, basée à La Haye (Pays-Bas), se présente comme une organisation à but non lucratif fournissant des analyses sécuritaires aux ONG humanitaires opérant dans des zones de conflit. Cependant, fin juillet, ses activités avaient été suspendues au Burkina Faso pour une durée de trois mois. À l’époque, les autorités lui reprochaient déjà la «&nbsp;<em>collecte de données à caractère sensible sans autorisation préalable&nbsp;</em>». Malgré cette suspension, certains responsables auraient poursuivi des activités jugées illégales, conduisant à leur arrestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-activites-clandestines-malgre-la-suspension"><strong>Des activités clandestines malgré la suspension</strong></h2>



<p>Selon le ministre Mahamadou Sana, INSO aurait continué à organiser des&nbsp;<em>« réunions en présentiel et en ligne</em>&nbsp;», en violation de la mesure de suspension prononcée le 31 juillet. Il a affirmé que le directeur général adjoint de l’organisation, basé à La Haye, s’était même rendu à Ouagadougou le 8 septembre pour coordonner des activités sur place.&nbsp;</p>



<p>Les autorités affirment que ces initiatives visaient à «&nbsp;<em>collecter et transmettre des informations sécuritaires sensibles à des puissances étrangères&nbsp;</em>», sans préciser lesquelles. Les dates exactes des arrestations n’ont pas été rendues publiques, mais les responsables burkinabè assurent que les huit personnes sont actuellement détenues et entendues par les services compétents. De son côté, l’ONG n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations. INSO, active dans plusieurs pays sahéliens, revendique depuis sa création un rôle d’appui aux acteurs humanitaires pour renforcer leur sécurité et leurs capacités d’analyse dans des zones instables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-de-mefiance-envers-les-ong-etrangeres"><strong>Un climat de méfiance envers les ONG étrangères</strong></h2>



<p>Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de durcissement notable de la politique du Burkina Faso envers les organisations internationales et les partenaires occidentaux. Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en 2022, plusieurs ONG ont été suspendues ou interdites d’activité dans le pays.<br>Entre juin et juillet derniers, les autorités burkinabè ont ainsi révoqué l’autorisation d’exercer de 21 ONG et suspendu dix autres pour une durée de trois mois. Les motifs invoqués sont souvent liés à des «&nbsp;<em>manquements aux obligations légales</em>&nbsp;» ou à des «&nbsp;<em>atteintes à la souveraineté nationale&nbsp;</em>».<br>Cette méfiance s’étend également aux diplomates et aux ressortissants étrangers. En 2023, le gouvernement avait exigé le départ des troupes françaises engagées dans la lutte antiterroriste et expulsé plusieurs diplomates français. Quatre fonctionnaires français, accusés d’espionnage, avaient été détenus pendant un an avant leur libération en décembre 2024, à la suite d’une médiation menée par le Maroc.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-d-autonomisation-securitaire-au-sein-de-l-aes"><strong>Une stratégie d’autonomisation sécuritaire au sein de l’AES</strong></h2>



<p>Les autorités burkinabè justifie leur approche par la volonté de «&nbsp;<em>recouvrer la pleine souveraineté</em>&nbsp;» et de réduire la dépendance envers l’étranger dans la lutte contre le terrorisme. Le Burkina Faso, tout comme le Mali et le Niger, fait face à des violences djihadistes persistantes qui touchent de vastes zones rurales et entraînent des milliers de déplacés.</p>



<p>Ces trois pays sahéliens, désormais gouvernés par des régimes militaires, ont décidé de renforcer leur coopération en créant l’Alliance des États du Sahel (AES<strong>)</strong>, une confédération visant à mutualiser leurs efforts de défense et de développement. Cette alliance traduit aussi leur rapprochement politique et stratégique, marqué par une rupture progressive avec les puissances occidentales et un rapprochement accru avec des partenaires comme la Russie.</p>



<p>À la fin de l’année 2024, le Niger avait lui aussi révoqué l’autorisation d’exercer d’INSO sur son territoire, accusant l’organisation d’activités contraires à la sécurité nationale. Au Mali, un ressortissant français est d’ailleurs détenu depuis août 2025, accusé de travailler pour les services de renseignement français des accusations que Paris juge «&nbsp;<em>sans fondement</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>MansA : Macron inaugure son caveau africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 07:23:18 +0000</pubDate>
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<p>Emmanuel Macron inaugure la Maison des mondes africains à Paris. Une vitrine culturelle ou un reflet du déclin français en Afrique ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Paris, Emmanuel Macron inaugure sa Maison des mondes africains comme on dresse un décor de théâtre sur des ruines. Neuf millions d’euros pour une vitrine culturelle dans le 10ᵉ arrondissement, alors même que Bamako, Ouagadougou et Niamey l’ont congédié. L’Afrique s’émancipe, la France meuble. Le roi est nu.</em></strong><em></em></p>



<p>Il y a des inaugurations qui ressemblent à des enterrements. Le 4 octobre, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, Emmanuel Macron coupera le ruban de la Maison des mondes africains (MansA). On dira que c’est une vitrine culturelle. En réalité, c’est un caveau. Le caveau où la France enterre son influence africaine, remplacée par des papiers peints fluo et des expositions bien-pensantes.</p>



<p>Le nom, déjà, trahit l’embarras : un peu de latin (<em>mansio</em>), un peu de folklore sahélien (Mansa Moussa), comme si invoquer le souvenir d’un souverain malien du XIVᵉ siècle pouvait masquer la vérité nue : la France n’a plus d’Afrique. Elle en a été chassée à Bamako, humiliée à Ouagadougou, priée de quitter Niamey. Et la voici réduite à bricoler une «&nbsp;<em>maison africaine</em>&nbsp;» à deux pas du canal Saint-Martin. Une géopolitique de bistrot, version hipster.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-influence-part-reste-la-deco"><strong>Quand l’influence part, reste la déco</strong></h2>



<p>On nous présente MansA comme «&nbsp;<em>un lieu de débats sans filtre</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>un tremplin pour la jeunesse afro-descendante</em>&nbsp;». En clair : un décor pour masquer la défaite. Quand l’armée recule, on sort les pinceaux. Quand l’économie recule, on allume les projecteurs. Quand l’influence recule, on invente des maisons. La France, privée de partenaires sur le continent, s’offre une vitrine parisienne pour se convaincre qu’elle compte encore.</p>



<p>On inaugure donc avec Roxane Mbanga, 29 ans, artiste «&nbsp;<em>douce et apaisante</em>&nbsp;», comme dit la directrice. Douceur, apaisement : tout ce que Paris ne trouve plus ni au Sahel ni dans ses propres rues, où Macron est cerné par les manifestations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-est-ailleurs"><strong>L’Afrique est ailleurs</strong></h2>



<p>Pendant que l’on joue aux mondes africains rue Goncourt, le vrai mouvement est à Lagos, Nairobi, Kinshasa. Nollywood écrase Hollywood en volume, les start-up kényanes font trembler la Silicon Valley, les musiciens congolais imposent leur tempo planétaire. Et Bamako, fière, proclame chaque jour : «&nbsp;<em>Le Mali n’a plus de tuteur.</em>&nbsp;<em>Il est souverain</em>.&nbsp;»</p>



<p>L’Afrique de 2025 ne vient plus quémander un strapontin dans les salons parisiens. Elle n’a que faire d’un couloir tapissé de tresses béninoises et de paysages guadeloupéens. Elle se raconte elle-même, dans ses propres capitales, sur ses propres réseaux, avec ses propres symboles. À Paris, on croit encore que l’Afrique a besoin d’une maison. L’Afrique, elle, a déjà quitté l’appartement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-roi-est-nu"><strong>Le roi est nu</strong></h2>



<p>Soyons honnêtes : MansA est une illusion. Un rideau de fumée. Une bouée de sauvetage pour un président qui ne contrôle plus ni ses places africaines ni ses boulevards parisiens. Emmanuel Macron s’accroche à ses «&nbsp;<em>maisons</em>&nbsp;» comme un naufragé à un morceau de bois flottant. Mais chacun le voit : le roi est nu.</p>



<p>La Maison des mondes africains ? Ce n’est pas une ouverture. C’est un mausolée. Celui d’une France qui croit encore séduire, alors qu’elle n’inspire plus que méfiance et indifférence.</p>



<p>Macron pense inaugurer une maison. Il inaugure sa sortie de l’histoire africaine.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sommet d’Abuja : Mali et Burkina refusent-ils de siéger avec la CEDEAO ? </title>
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		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 19:26:29 +0000</pubDate>
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<p>Le Sommet d’Abuja a rassemblé des chefs militaires africains pour discuter des enjeux de sécurité, sans le Mali ni le Burkina Faso.</p>
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<p><strong><em>Alors que s’ouvrait à Abuja, du 25 au 27&nbsp;août, une conférence militaire africaine sur la sécurité, le Mali et le Burkina Faso ont refusé d’y participer. Un geste interprété par certains comme une crispation, mais qui traduit en réalité la ligne claire de l’Alliance des États du Sahel (AES) à savoir ne plus se diluer dans les cénacles régionaux jugés inféodés aux agendas extérieurs, et affirmer leur propre stratégie souveraine de défense.</em></strong></p>



<p>La capitale nigériane s’est transformée, le temps de trois jours, en grand carrefour militaire africain. Chefs d’état-major venus de tout le continent, promesses de « <em>solutions locales</em> » et appels à « <em>une architecture sécuritaire dirigée par l’Afrique</em> ». Dans ce décor solennel, deux absences ont fait grand bruit&nbsp;: celles du Mali et du Burkina Faso, tous deux membres de l’Alliance des États du Sahel, qui ont décliné l’invitation.</p>



<p>Officiellement, seul le Niger — représenté par son attaché de défense à Abuja — a pris part aux discussions. Mais Bamako et Ouagadougou avaient déjà donné le ton. Depuis leur retrait de la CEDEAO en janvier dernier, ces deux capitales n’entendent plus s’asseoir à des tables où les décisions, selon elles, sont influencées de l’extérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-politique-assume"><strong>Un choix politique assumé</strong></h2>



<p>À Abuja, le général Christopher Musa, chef d’état-major nigérian, a rappelé que « <em>la véritable sécurité ne s’obtient pas dans l’isolement </em>». Une formule qui sonnait comme un reproche voilé à l’adresse des pays de l’AES. Mais pour Bamako et Ouagadougou, la véritable question est ailleurs&nbsp;: comment construire une sécurité crédible quand ceux qui organisent les sommets sont les mêmes qui, hier encore, menaçaient d’envoyer leurs troupes renverser des régimes voisins ?</p>



<p>Car au Sahel, la mémoire est tenace. En 2023, c’est bien sous l’égide du Nigeria que la CEDEAO avait brandi la menace d’une intervention armée contre Niamey. Et si la tempête diplomatique s’est depuis apaisée, l’épisode a scellé une conviction à Bamako comme à Ouagadougou&nbsp;: la sécurité sahélienne ne se décrète pas depuis Abuja, Accra ou Abidjan, elle se construit sur le terrain, dans le sang versé face aux jihadistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aes-nbsp-une-autre-voie"><strong>AES&nbsp;: une autre voie</strong></h2>



<p>Pour les trois pays sahéliens, la création de l’AES en septembre 2023 est plus qu’une alliance militaire; c’est une déclaration d’indépendance. Refuser Abuja, ce n’est pas s’isoler, mais marquer une différence. Là où certains prônent la coopération régionale sous bannière CEDEAO — perçue comme le prolongement de vieilles tutelles —, le Mali, le Burkina et le Niger revendiquent une logique de souveraineté, quitte à s’attirer les critiques.</p>



<p>Leur credo&nbsp;: s’appuyer d’abord sur les forces nationales, sur la mobilisation populaire et sur des partenariats choisis — Moscou, Ankara, voire Téhéran — pour bâtir une défense débarrassée des agendas extérieurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-symbole-d-abuja"><strong>Le symbole d’Abuja</strong></h2>



<p>Difita, Gao, Djibo ou Tillabéri&nbsp;: sur le terrain, la guerre continue. Mais sur le plan politique, l’absence de Bamako et Ouagadougou à Abuja envoie un signal. L’AES ne veut plus être spectatrice dans des conférences où l’on parle en son nom, mais actrice d’un destin commun forgé par ceux qui paient le prix fort de la guerre contre le terrorisme.</p>



<p>Au-delà des formules diplomatiques, la fracture est nette. D’un côté, une CEDEAO sous parapluie occidental, cherchant encore à se poser en garante de la stabilité. De l’autre, une AES qui, au nom de la souveraineté, préfère l’action au terrain des palabres.</p>



<p>Dans ce bras de fer silencieux, le rendez-vous d’Abuja restera comme une illustration. Parfois, l’absence en dit plus long que tous les discours.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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