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	<title>Archives des OTAN &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des OTAN &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>[Tribune] Aucune guerre ne vaut la peine de la mort d’un seul enfant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 13:06:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réflexion sur la conséquence de la guerre américaine en Iran sur les enfants et les répercussions sur leurs vies futures.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Voici quatre ans, en mars 2022, une semaine avant les toutes premiers négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, à Istanbul du 28 au 30 mars 2022, je partageais un article sur le réseau LinkedIn. Je vous le présente ici, tel quel, sans y altérer la moindre ligne. Son propos, j&rsquo;en suis convaincu, conserve toute sa pertinence en ce mois de mars 2026, après quatre années de guerre en Ukraine et quelques jours depuis le début de l’agression de l’Iran.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Étant le père ayant connu la mort d’un de ces quatre enfants, étant une personne qui a vu la guerre de face &#8211; je suis bien placé pour le dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux qui ont des difficultés à voir au-delà de l’image, qui n’arrivent pas à voir clair sous l’inondation des propagandes en cours et pour ceux qui ne connaissent pas assez bien l’histoire, voici une petite remise en ordre des idées sur les véritables coupables du chaos dans le monde, dont les derniers événements en Ukraine ne sont que le dernier exemple sur une longue liste et ne sont, certainement pas, les derniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici les faits sur les principales victimes de la Russie ? Non – sur les principales victimes de la « <em>démocratie</em> » de l&rsquo;État américain (à ne pas confondre avec le peuple), ainsi que les remarques sur la situation de l’indignation du «&nbsp;<em>monde civilisé</em> » qui ont accompagné les massacres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-chiffres-qui-font-froid-dans-le-dos-nbsp"><strong>Des Chiffres qui font froid dans le dos&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ne pas être trop long, je ne donnerai que quelques brefs exemples en commençant depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Je ne parlerai pas des plus de 65 000 civils français qui ont été assassinés, plus de 100 000 blessés par les bombes made in USA de 1941 à 1945. Je ne parlerai pas non plus des beaux exploits « <em>démocratiques</em> » des États-Unis avant 1941, comme les près de 12 000 000 de morts du génocide des amérindiens de 1492 à 1900, dans lequel les Américains ont fait une contribution capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres que j’indique n’incluent pas non plus les morts des combattants, ni les dizaines de millions de civils blessés, mutilés et déplacés. Les chiffres n’indiquent que le nombre de cadavres, sans exposer le désastre total de la déstabilisation globale des zones visitées par les fiers défenseurs des « <em>valeurs du monde civilisé </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la Corée et de la Chine (1950-1953), où près de 3 000 000 de civils ont été tués, au Guatemala (1954-1996), avec plus de 250 000 morts après plus de quarante ans de guerre civile, tous des conflits attribués aux États-Unis et à leurs alliés. Je cite également l’Indonésie (1958-1966), où les bombardements de 1958 ont fait quelques centaines de victimes civiles et où la guerre civile soutenue jusqu’en 1966 a causé plus de 23 000 000 de morts ; le Vietnam (1955-1975), avec plus de 430 000 civils tués ; le Cambodge (1969-1975), avec près de 150 000 morts ; ainsi que l’Irak (1990-1991), où environ 100 000 civils, principalement des enfants, ont péri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Poursuivons la liste avec la Bosnie (1994-1995), près de 50 000 civils tués ; la Serbie (1999), environ 3 000 civils morts en 78 jours de bombardements et 22 000 tonnes de bombes larguées, détruisant un tiers des écoles du pays ; l’Irak (2003-2022), avec environ 130 000 civils tués selon certaines estimations occidentales, mais plus de 1 000 000 de victimes civiles selon d’autres évaluations, dont près de 500 000 enfants ; l’Afghanistan (2014-2022), plus de 50 000 civils morts ; et la Syrie (2014-2021), plus de 1 000 civils tués par des frappes américaines et alliées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette accumulation de chiffres, nous devons nous interroger sur l’absence d’indignation du « <em>monde civilisé</em> » face à ces bilans humains et dénoncer la réaction internationale sélective.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ukraine-06-04-2014-23-03-2022-nbsp"><strong>Ukraine / 06.04.2014-23.03.2022&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 3 500 civils assassinés à l&rsquo;est de l&rsquo;Ukraine, dans le Donbass. Où était l&rsquo;indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dénominateur officiel du massacre dans le Donbass : « ATO » &#8211; Opération Anti-terroriste. Les 15 % des Ukrainiens habitant dans la région du Donbass, dès 2014, ont été classés par le pouvoir de Kiev comme terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces « <em>terroristes</em> », dont plus de 150 enfants, sont assassinés majoritairement non pas par les troupes « <em>conventionnelles</em> » constituées d&rsquo;hommes « <em>normaux</em> », mais par des troupes ultranationalistes et réellement néo-nazies (régiment « <em>Azov</em> », milice « <em>Secteur Droit</em> », bataillon Donbass, etc.) dont l&rsquo;existence est due à une tolérance à toute épreuve de la part des pouvoirs ukrainiens successifs, dès février 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi une telle tolérance ? C&rsquo;est simple : ce sont bien les membres de ces structures constituées des rébus de la société ukrainienne qui ont été le fer de lance dans le processus du renversement du gouvernement ukrainien « <em>pro-russe </em>» en 2014. Ces marginaux d&rsquo;hier sont le nouveau « <em>état profond </em>» de l&rsquo;Ukraine d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était beaucoup trop dangereux pour le pauvre Zelensky (qui a été, d&rsquo;ailleurs, élu sur son programme de régularisation de la situation dans le Donbass et d&rsquo;instauration de la paix) de s&rsquo;attaquer à ces exécutants de la création, par les Etats-Unis avec le soutien « <em>logistique</em> » de leur vassal, l&rsquo;UE, du nouvel état ukrainien d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Élément important : ce sont bien les Etats-Unis et leur vassal, l&rsquo;UE, qui ont insisté (sous la table, cela va de soi) pour que cette bande paramilitaire « <em>bataillon Azov</em> » intègre l&rsquo;armée ukrainienne en tant que régiment régulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">N&rsquo;oublions pas : nous parlons principalement de l&rsquo;époque avant Trump, quand la quasi-totalité non seulement des populations de l&rsquo;UE, mais également des gouvernements de cette dernière ont vécu dans la folle certitude que les Etats-Unis ne pensent pas et n&rsquo;ont jamais pensé qu&rsquo;à leurs propres intérêts et étaient sûrs que les slogans américains coïncidaient parfaitement avec la réalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ukraine-24-03-2022-nbsp"><strong>Ukraine / 24.03.2022&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Où est l’indignation du « <em>monde civilisé</em> » ? Elle est là ! Enfin. Et ce, même avant l’apparition des victimes parmi les civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela change complètement tout pour le « <em>monde civilisé</em> » dès le moment qu’il y a un conflit qui ne fait pas partie des massacres de masse perpétrés directement par les Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se passe actuellement en Ukraine est, tout simplement, le « <em>Jackpot du siècle</em> » pour le pouvoir outre-Atlantique. Si les soi-disant négociations de paix entre 2014 et 2022 n’ont strictement rien donné, ce n’est en aucun cas à l’initiative des marionnettes de Kiev, directement dirigées par le gouvernement de Washington. Une véritable négociation de paix dès demain serait une vraie catastrophe géopolitique et financière pour le gouvernement américain. Ce dernier fera donc tout pour que ce conflit dure le plus longtemps possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour exposer en détails les très nombreux éléments de ce « <em>Jackpot du siècle </em>», c’est un gros chapitre à part.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour être bref, j&rsquo;ai parlé seulement des 12 principaux crimes contre l’humanité perpétrés par les gouvernements américains successifs. Je n’ai pas parlé de tant d’autres opérations « <em>officielles</em> » de « <em>bienfaisance</em> » avec des bombardements directs de civils par les Etats-Unis de par le monde, comme à Cuba en 1959-1961, au Congo en 1964, au Laos en 1964-1973, à Grenade en 1983, au Liban en 1983, au Salvador en 1980-1990, au Nicaragua en 1980-1990, en Iran en 1987, au Panama en 1989, au Koweït en 1991; en Somalie en 1993, en 2007-2008, en 2011-2022 ; au Soudan en 1998; au Yémen en 2002, en 2009, en 2011-2022; au Pakistan en 2007-2015; en Libye en 2011, en 2015-2019. Et je n’ai parlé non plus de tant d’opérations « <em>confidentielles</em> » menées en masse par le monde dans le même noble objectif de protection des « <em>American interests</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 250 ans d’existence des US, c’est seulement durant environ 20 ans que ce pays n’a pas mené de guerre en dehors de ses frontières. Le reste du temps – 230 ans de massacres de masse extra-muros. Dès 2014, ce fut le tour de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, parmi tant d’autres, pays vassal des Etats-Unis depuis plus de 50 ans, hormis quelques petites « <em>rébellions</em> » qui ne sont que des petits accidents de parcours en tant qu’assujetti, est toujours d’un soutien indéfectible vis-à-vis des actions de « <em>démocratisation</em> » entreprises par son maître. La quasi-intégralité des actions « <em>démocratiques</em> » mentionnées a été vue, à un moment donné, d’un très bon œil par les différents pouvoirs consécutifs de l’Élysée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-indignation-du-monde-civilise-ne-vaut-rien"><strong>L’indignation du « monde civilisé » ne vaut RIEN</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si nous avons une vision globale du monde des 70 dernières années et non pas l’aveuglement hystérique des derniers jours – l’indignation d’aujourd’hui apparaît presque malsaine et perverse, car totalement coupée du contexte de la réalité de ce qui se passe chaque jour dans le monde depuis tant de décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-il possible que la vieille Europe de l’Ouest se libère un jour de la domination américaine ? Ceci est totalement impossible. Les pays vassaux fervents que les Etats-Unis ont fait entrer au sein de l’UE avec le droit de veto sur les décisions de la « <em>vraie</em> » Europe : Pologne, Roumanie, Bulgarie, Lettonie, Lituanie, Estonie, Tchéquie, Slovaquie, Slovénie – sont les exécutants du pouvoir américain incontestable et irréversible au sein de l’Europe. Aucune « <em>décision</em> » de ces pays n’ira jamais à l’encontre de la volonté du maître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, je ne suis nullement naïf : vu le niveau de l’endoctrinement généralisé et le degré de propagande locale imperméable – je suis parfaitement conscient que la majorité des lecteurs occidentaux de cette missive ont un avis préformaté bien différent sur le sujet. Cela ne me dérange nullement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les populations des pays occidentaux de l’OTAN ont de très graves difficultés, depuis toujours, à comprendre que les beaux principes et valeurs appliqués intra-muros n’ont strictement rien à voir, même de très loin, avec ceux proliférés par les bras armés du « <em>monde civilisé </em>» en dehors de leurs territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les occidentaux voient depuis un mois et sur quoi ils ont été totalement aveugles durant les 8 années consécutives qui ont précédé ce dernier mois – ce n’est nullement une nouvelle guerre qui vient de commencer. Ce n’est que l’élargissement de la zone des combats, qui passe dorénavant de 3 % du territoire de l’Ukraine (peuplé de 15 % d’habitants du pays) à 15 % du territoire, à ce jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence entre vous et les Russes : les Russes voient le bombardement des villes, la destruction des infrastructures civiles, les cadavres d’enfants, les crimes de guerre et les réfugiés en masse depuis 95 mois et vous – depuis 30 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">P.S. : aujourd’hui, c’est le tour de l’Iran. Demain, c’est le tour de quoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Notre rédaction a apporté quelques modifications au texte. Certains passages ont été réécrits pour s’adapter à notre format.&nbsp;</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Groenland : L&#8217;humeur prédatrice de Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 15:20:05 +0000</pubDate>
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<p>La tentative d'annexion du Groenland par Trump soulève des questions cruciales sur le néocolonialisme et la souveraineté nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dans cette tribune, Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant de presse à l’étranger accrédité par le ministère grec des affaires étrangères et membre de l’Association des correspondants de presse à l’étranger de Grèce, analyse la tentative de Donald Trump de s’approprier le Groenland. Une démarche qu’il qualifie de néocoloniale, révélatrice d’un rapport de force brutal et d’une remise en cause inquiétante des principes de souveraineté et du droit international.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La tentative du président américain Donald Trump de «<em>s&#8217;emparer</em>» du Groenland constitue une tentative néocoloniale de la part d&rsquo;un «<em>shérif</em>» mondial qui ne respecte manifestement pas la souveraineté nationale et les droits fondamentaux de l&rsquo;île.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des manifestations ont donc eu lieu à Nuuk, la capitale – les plus importantes de l&rsquo;histoire du Groenland – et à Copenhague, avec des slogans tels que «<em>Le Groenland n&rsquo;est pas à vendre</em>» et «<em>Le Groenland appartient aux Groenlandais</em>», soulignant ainsi la volonté d&rsquo;autodétermination. Parallèlement, les sondages montrent qu&rsquo;environ 85% des Groenlandais rejettent la perspective d&rsquo;un rattachement aux États-Unis. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, âgé de 34 ans, a par ailleurs qualifié ces pressions d&rsquo;«<em>irrespectueuses</em>» et a appelé à la fin des menaces et des discours d&rsquo;annexion «<em>entre amis</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-groenland-la-plus-grande-ile-de-notre-planete"><strong>Le Groenland, la plus grande île de notre planète</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, s&rsquo;exprimant au Parlement le mardi 20 janvier 2026, a déclaré : « <em>Nous traversons une période sombre</em>» et a précisé que «<em>le Danemark ne peut négocier sa souveraineté, son identité, ses frontières et sa démocratie</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le revirement ultérieur du président américain Donald Trump concernant son projet d&rsquo;occuper le Groenland par la force militaire et l&rsquo;annulation des droits de douane supplémentaires imposés à huit États membres européens de l&rsquo;OTAN qui s&rsquo;opposaient à son projet d&rsquo;acquisition de l&rsquo;île sont phénoménaux, car ses dispositions agressives et conquérantes n&rsquo;ont en réalité pas diminué du tout, tandis que la «<em>fracture</em>» au sein de l&rsquo;axe euro-atlantique s&rsquo;est approfondie, mettant à l&rsquo;épreuve la cohésion du monde occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais voyons quelles sont les données concernant le Groenland et pourquoi cette île est si importante. Le Groenland est la plus grande île de notre planète, avec une superficie de 2&nbsp;166&nbsp;086 kilomètres carrés. L&rsquo;Australie, bien que plus vaste, est considérée comme un continent et non une île. Le Groenland est actuellement une île autonome et membre du Royaume du Danemark, lequel est membre de l&rsquo;OTAN et allié des États-Unis depuis 1721.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-organisation-historique-et-geographique-du-groenland"><strong>L’organisation historique et géographique du Groenland</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland était une colonie danoise jusqu&rsquo;en 1953. Depuis, il est un comté du Danemark. Il est autonome depuis 1979 et, en 2009, il s&rsquo;est vu octroyer une autonomie encore plus grande, avec le droit d&rsquo;exploiter ses ressources naturelles, une mesure que beaucoup ont perçue comme prélude à une indépendance totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l&rsquo;État est le roi Frédéric X du Danemark (depuis le 14 janvier 2024), représenté par un haut-commissaire. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, élu par le Parlement. Le gouvernement est également élu par le Parlement, appelé Landstinget. Les 31 membres du Parlement sont élus par le peuple au scrutin proportionnel simple dans des circonscriptions plurinominales et leur mandat dure 4 ans. Toute personne âgée de 18 ans ou plus a le droit de vote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La majorité de la population, qui s&rsquo;élève à environ 56 000 personnes, est composée d&rsquo;Inuits (Esquimaux), qui se sont mélangés aux premiers colons européens (d&rsquo;origine danoise et norvégienne) et parlent le groenlandais et le danois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette île arctique est géographiquement située en Amérique du Nord, tandis que sur les plans culturel, démographique et politique, le Groenland est une île liée à l&rsquo;Europe. Au sud-est du Groenland se trouvent l&rsquo;océan Atlantique et l&rsquo;Islande, à l&rsquo;est la mer du Groenland, au nord l&rsquo;océan Arctique et à l&rsquo;ouest la baie de Baffin et le Canada.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-pas-riche-au-sens-conventionnel-du-terme"><strong>Un pays, pas riche au sens conventionnel du terme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La majeure partie de l&rsquo;île, soit environ 80 % de sa superficie (1&nbsp;700&nbsp;000 km²), est recouverte d&rsquo;une immense calotte glaciaire. Seules les zones côtières sud-ouest et sud-est, qui représentent les 20 % restants, sont libres de glace. Il s&rsquo;agit de la seule zone habitée et non recouverte de glace, mais elle est aride, parsemée de rochers, de fjords et d&rsquo;îlots. Chaque été, pendant deux mois, elle connaît le «<em>soleil de minuit</em>», une lumière continue, tandis qu&rsquo;en hiver, elle subit la «<em>nuit polaire</em>», une obscurité permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland ne possède pas de réseau routier développé reliant les villes et les villages. Les transports se font principalement par voie maritime et aérienne, avec des aéroports et des héliports répartis sur l&rsquo;ensemble du territoire. Sur terre, les déplacements se font en motoneige et en traîneau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;économie de l&rsquo;île, dont la monnaie est la couronne danoise et dont le PIB est estimé par la Banque mondiale entre 3,5 et 4 milliards de dollars, repose sur la pêche, qui représente 95 % des exportations du Groenland, et sur la transformation du poisson, une activité industrielle majeure. Quelques habitants pratiquent également une agriculture de subsistance sur la côte sud-ouest, où ils élèvent des bovins, des ovins et de la volaille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland n&rsquo;est donc pas riche au sens conventionnel du terme, ses ressources étant largement sous-exploitées. Son économie est petit et, pour «<em>survivre</em>», il reçoit une subvention annuelle de 520 millions d&rsquo;euros du Danemark, soit environ 9&nbsp;000 euros par habitant. C&rsquo;est aussi pourquoi nombre d&rsquo;habitants de l&rsquo;île hésitent à réclamer une indépendance immédiate du Danemark, qui a par le passé fait preuve de comportements coloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-il-est-inacceptable-que-regne-la-loi-du-plus-fort-dans-notre-monde"><strong>Il est inacceptable que règne la loi du plus fort dans notre monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland possède également des gisements d&rsquo;or, d&rsquo;uranium et de charbon. Selon des recherches récentes, on y trouve aussi des gisements de pétrole et de gaz naturel. Son territoire recèle également d&rsquo;importants gisements de terres rares. D&rsquo;après des données fiables, 25 des 34 minéraux que la Commission européenne a classés comme «<em>matières premières critiques</em>» sont présents sur l&rsquo;île.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis, cependant, ne considèrent pas le Groenland comme un simple réservoir de matières premières, mais comme une île d&rsquo;une valeur stratégique qui garantit l&rsquo;accès, la surveillance et la défense au-dessus des corridors de l&rsquo;Atlantique Nord et de l&rsquo;Arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan militaire, les États-Unis exploitent déjà la base spatiale de Pituffik au nord-ouest du Groenland, près de Kanak, l&rsquo;une des villes les plus septentrionales du monde. Cette base abrite des radars d&rsquo;alerte précoce, intégrés au réseau de défense antimissile américain, et constitue un élément avancé du système NORAD pour la détection des tirs de missiles balistiques traversant l&rsquo;Arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Danemark, quant à lui, renforce constamment sa présence dans la région grâce à de nouveaux navires de guerre, des drones et une infrastructure satellitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, je tiens à souligner que seuls les habitants du Groenland sont compétents pour décider du sort et de l&rsquo;avenir de l&rsquo;île. Il est inacceptable que notre monde, la communauté internationale, devienne un monde où les principes du droit international sont bafoués, réduits à néant, et où règne la loi du plus fort. Par conséquent, toute personne démocrate et rationnelle ne peut s&#8217;empêcher de crier haut et fort&nbsp;: «<em>Trump, ne touchez pas au Groenland!</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Isidoros Karderinis</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le chapô et les inter-titres sont de notre rédaction. </strong></em></p>
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		<title>Groenland &#8211; Etats-Unis &#8211; l’UE : le bal de l’hypocrisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 08:14:31 +0000</pubDate>
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<p>Le Groenland - Etats-Unis - l’UE : un aperçu des aspirations de Donald Trump et de leurs implications internationales.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d&rsquo;acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVIe siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l&rsquo;intérêt américain pour cette colonie arctique danoise.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l&rsquo;enlèvement du président vénézuélien légitime le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l&rsquo;action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d&rsquo;Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-pretextes-fallacieux-nbsp"><strong>Les prétextes fallacieux&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L&rsquo;époque où l&rsquo;on exhibait à l&rsquo;ONU une prétendue fiole d&rsquo;anthrax, comme le fit le secrétaire d&rsquo;État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l&rsquo;invasion de l&rsquo;Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d&rsquo;un pays et le massacre de son peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;anéantissement de l&rsquo;Irak, ne nous y trompons pas, n&rsquo;était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d&rsquo;une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l&rsquo;initiative de Saddam Hussein contre le «&nbsp;<em>pétrodollar</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa «&nbsp;<em>menace</em>&nbsp;» à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d&rsquo;euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l&rsquo;Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l&rsquo;anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Forte de l&rsquo;impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l&rsquo;humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l&rsquo;annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu&rsquo;elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l&rsquo;océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s&rsquo;étend jusqu&rsquo;à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l&rsquo;extraction américaine de terres rares et d&rsquo;uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d&rsquo;une telle exploitation (affaire d&rsquo;Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d&rsquo;une pollution imminente. Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l&rsquo;opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d&rsquo;intérêt que l&rsquo;avis des Européens concernant l&rsquo;annexion de l&rsquo;île. Cette indifférence stratégique s&rsquo;inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l&rsquo;histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Un conflit ou une tentative d&rsquo;annexion du territoire d&rsquo;un pays membre de l&rsquo;OTAN par un autre pays également membre de l&rsquo;OTAN serait la fin du monde tel que nous le connaissons »</em>, a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d&rsquo;Outre-Atlantique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="277" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1024x277.jpg" alt="DÉCLARATION DES TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX." class="wp-image-20910" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1024x277.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-300x81.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-768x207.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1536x415.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-2048x553.jpg 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1920x519.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-1170x316.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-585x158.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/01/2-600x162.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">DÉCLARATION DES<br>TRAITÉS ET ACCORDS INTERNATIONAUX. Capture d&rsquo;écran. </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-presence-americaine-au-groenland"><strong>La présence américaine au Groenland</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l&rsquo;océan Arctique ne nécessite nullement l&rsquo;annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington D.C. une latitude d&rsquo;action militaire significative dans la région arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur Truth Social, suggérant que « <em>L’OTAN deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà&nbsp;de cela est inacceptable </em>», n&rsquo;altèrent pas la nature juridique de l&rsquo;accord existant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l&rsquo;exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l&rsquo;île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-hypocrisies-de-l-union-europeenne-nbsp"><strong>Les hypocrisies de l’Union Européenne &nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l&rsquo;Union Européenne, abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l&rsquo;initiative des États-Unis d&rsquo;Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant d&rsquo;Allemagne, du Royaume-Uni, de France, d&rsquo;Italie, de Pologne et d&rsquo;Espagne).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette déclaration, confinée à l&rsquo;expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;instar des prédateurs opportunistes, l&rsquo;appareil politico-bureaucratique de l&rsquo;UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d&rsquo;une perversité indéniable, se révèle inéluctablement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La devise de l’Union&nbsp;Européenne est bien celle formulée jadis par les Romains : «&nbsp;<em>Ce qui est permis à Jupiter n&rsquo;est pas permis au bœuf&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La protection des démocraties, des droits de l&rsquo;homme et de la liberté d&rsquo;expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Union Européenne redécouvre avec soudaineté l&rsquo;existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l&rsquo;UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, ces mêmes acteurs ont fait preuve d&rsquo;un empressement notable à participer au démembrement illégal de la Yougoslavie en 1999, en violation totale dudit droit.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, les indignations européennes face aux bombardements russes de l’infrastructure énergétique ukrainienne (après avoir laissé la chance à la partie adverse d’entendre la raison durant plus de 3 années consécutives) remportent haut la main le concours de l’hypocrisie, sur le fond de la destruction de plus de 70% non seulement de l’infrastructure énergétique civile, mais également de l’accès à l’eau potable en Yougoslavie par l’organisation criminelle du Traité Atlantique Nord dès les premiers jours de son agression en 1999 et sur le fond de la déclaration officielle de l’OTAN concernant la privation des populations de l’accès à l’électricité et à l’eau potable&nbsp;: « <em>Si Milosevic veut vraiment que ses citoyens aient de l&rsquo;eau et de l&rsquo;électricité, tout ce qu&rsquo;il a à faire est d&rsquo;accepter les conditions de l&rsquo;OTAN et nous arrêterons cette campagne </em>[&#8230;]. <em>Si cela a des conséquences pour la population, ce sont ses problème</em>s <em>!</em> » (porte-parole de l&rsquo;OTAN, l’anglais Jamie Shea, le 25 mai 1999). En ce moment de l’histoire et dans tant d’autres crimes qui ont suivi depuis, le droit international semblait d’un intérêt bien plus limité pour ces acteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’Union Européenne et de leurs « <em>élites</em> » politiques face à ces deux revendications ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1er janvier 2026).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des « <em>élites</em> » européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, dont les « <em>défenseurs des droits de l’homme </em>» sont non seulement restés silencieux, mais souvent, sont directement responsables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolinguistique de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d&rsquo;échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des « <em>élites</em> » (à ne pas confondre avec les peuples) du « <em>jardin fleuri</em> » aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de « <em>jungles</em> » <em>(« L&rsquo;Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle », Josep Borrell, Haut représentant de l&rsquo;UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne)</em>, sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent. Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de <em>La Ferme des animaux</em> : « T<em>ous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres</em> », ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures :&nbsp; aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France « <em>ne sous-estimait pas</em> » les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à « <em>faire preuve d’une solidarité totale</em> » avec le Danemark.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En guise d&rsquo;illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des « <em>élites</em> » européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Président du CCIE<em>(</em><a href="http://www.c-cie.eu"><em>www.c-cie.eu</em></a><em>)</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne,ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</strong></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le futur de l’armée ukrainienne : le zugzwang pour l’UE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 08:19:48 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le zugzwang&nbsp;est une situation dans le jeu d’échecs dans laquelle le joueur n&rsquo;a aucun mouvement favorable possible &#8211; toute action qu&rsquo;il fera entraînera une détérioration imminente de sa position sur le plateau de jeu.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre des actuelles négociations officieuses de l’accord de paix entre l’Ukraine et la Fédération de Russie ou, pour être plus précis, entre le bloc de l’OTAN et Moscou, la question du nombre du contingent de l’armée ukrainienne de la période post-guerre est présentée comme un des points clés du désaccord entre les Russes et les Ukrainiens, avec les «&nbsp;<em>va-t-en-guerre&nbsp;</em>» européens derrière.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans présenter l’analyse de l’ensemble des clauses d&rsquo;un éventuel accord de paix, je m’arrêterai sur la question quantitative de la future armée ukrainienne, dont l&rsquo;importance, singulièrement sous-estimée, transcende les narrations propagandistes des grands médias occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit dominant oppose la volonté de Moscou de minimiser le nombre de militaires dans l&rsquo;armée ukrainienne à la position du camp ukraino-européen, réticent à toute réduction d&rsquo;effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan de paix proposé par l&rsquo;administration Trump préconise une réduction de l&rsquo;armée ukrainienne à 600 000 militaires actifs, tandis que les exigences de l&rsquo;Union Européenne oscillent autour de 800 000 individus.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant, il est à souligner que la focalisation sur l&rsquo;aspect sécuritaire de cette question s&rsquo;avère non seulement fallacieuse, mais aussi déconnectée des impératifs socio-économiques de la réalité que l’Ukraine connaîtra dans un avenir proche. L&rsquo;équation est considérablement plus complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-effectifs-de-l-armee-nbsp"><strong>Les effectifs de l’armée&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le nombre exact de soldats et d&rsquo;officiers servant dans l&rsquo;armée ukrainienne reste indéterminé. Les estimations, issues de sources officielles et non officielles, suggèrent une fourchette de 800 à 950 mille individus, incluant un nombre significatif de déserteurs, estimé entre 200 et 300 mille selon diverses sources ukrainiennes (le chiffre officiel de plus de 120 000 poursuites judiciaires intentées contre des militaires ayant déserté les rangs de l&rsquo;armée ukrainienne ne reflète guère l&rsquo;ampleur réelle de l&rsquo;exode).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, l&rsquo;effectif réel de l&rsquo;armée ukrainienne se situerait entre 500 et 750 mille personnes, dont environ 200 mille sont directement engagées dans les combats sur la ligne de front.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quelle-est-la-signification-de-ces-chiffres-presentes-nbsp"><strong>Quelle est la signification de ces chiffres présentés ?&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait que ces effectifs s&rsquo;inscrivent bien dans la « <em>zone de marchandage</em> » proposée par Washington, suggérant une absence de demande de sacrifices en termes d&rsquo;effectifs de la future armée ukrainienne, constitue un aspect non éclairé par les médias mainstream occidentaux, mais, néanmoins, secondaire de la problématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est pertinent de rappeler qu&rsquo;avant l’entrée de la Russie en guerre, l&rsquo;ensemble des forces armées ukrainiennes comptait environ 200 mille soldats et officiers. Ce chiffre tenait déjà compte de la guerre menée par Kiev dans la région du Donbass depuis avril 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les armées les plus importantes des pays de l&rsquo;Union Européenne en termes d&rsquo;effectifs actifs, telles que celles de la France et de la Pologne, comptent également près de 200 mille militaires chacune. Cette taille relativement réduite s&rsquo;explique par le fait qu&rsquo;en temps de paix, des armées plus importantes pour des pays ayant le poids démographique et économique de la France constitueraient une charge économique excessive. Une augmentation hypothétique des effectifs militaires français de 200 à 300 mille serait fortement préjudiciable à une économie se situant déjà au bord de la récession.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Ukraine, confrontée à un effondrement économique et démographique avéré, ne sera pas en mesure de financer une armée de 800 mille hommes, ni même de maintenir un effectif de 200 mille militaires actifs comme avant 2022. À l&rsquo;issue du conflit, le pays sera plongé dans une récession profonde et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;ils le veuillent ou non, même une fois le conflit actuel achevé, les contribuables européens devront inéluctablement continuer de financer Kiev par le biais de dotations massives, se chiffrant à plusieurs dizaines de milliards d&rsquo;euros par an et&nbsp;crevant ainsi durablement les finances publiques des pays européens.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-piege-ukrainien-nbsp-zugzwang"><strong>Le piège ukrainien&nbsp;: zugzwang</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les narratifs véhiculés par les canaux de propagande du bloc otanien quant au rôle futur et crucial de l’armée ukrainienne dans la défense de l’Union Européenne divergent considérablement de la réalité. Contrairement aux affirmations publiques, aucun gouvernement européen, aussi russophobe soit-il, ne consentira à des sacrifices substantiels au profit d&rsquo;une armée étrangère, dont la fonction se limite à constituer un rempart temporaire face à l&rsquo;armée russe, un « <em>consommable</em> » stratégique pendant les quelques années nécessaires au renforcement des forces armées nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;issue de ce processus, il est certainement prévu que l&rsquo;armée ukrainienne, déjà chroniquement sous-alimentée même en période de guerre, soit progressivement abandonnée à son propre sort, faute d&rsquo;une dotation annuelle de plusieurs dizaines de milliards d’euros, indispensable au maintien du niveau de capacité affiché dans les déclarations officielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant, le futur drame réputationnel des capitales européennes réside dans le fait que, sans reléguer l&rsquo;Ukraine au statut d&rsquo;État paria et sans fermer hermétiquement sa frontière avec l&rsquo;UE, l&rsquo;interruption des perfusions financières susmentionnées s&rsquo;avérera irréalisable, même en cas d&rsquo;accession massive au pouvoir, dans les pays de l&rsquo;Union, de gouvernements souverainistes, voire ouvertement anti-ukrainiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-nbsp-nbsp"><strong>Pourquoi&nbsp;?&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, la rémunération d&rsquo;un soldat de rang directement engagé dans les zones de combat excède fréquemment 100 000 hryvnias, soit près de 2 000 euros par mois. Depuis plusieurs années, plus de 200 000 individus, sur un effectif total estimé entre 500 000 et 750 000 militaires d&rsquo;active au sein de l&rsquo;armée ukrainienne, se sont non seulement familiarisés avec la confrontation directe à la mort et l&rsquo;acte de tuer, mais également habitués à percevoir une rétribution qui, pour la majorité d&rsquo;entre eux, représente un multiple de 5 par rapport à leurs revenus civils antérieurs au conflit. À titre indicatif, le revenu moyen de la population ukrainienne en 2021 s&rsquo;élevait à 14 018 hryvnias par mois, soit environ 434 euros bruts (ministère des Finances de l’Ukraine, 2021).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sortir du conflit armé, des centaines de milliers de combattants retrouveront une vie civile désenchantée, confrontés à une économie en ruines et à la quête ardue d&rsquo;un emploi précaire, rétribué au mieux quelques centaines d&rsquo;euros mensuels.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sondages déjà réalisés en Ukraine sont sans équivoque et n’ont aucun effet de surprise&nbsp;: tout au moins, plusieurs dizaines de milliers de personnes habituées à tuer, et avec la psyché détruite par la guerre, prendront le chemin de l’Union Européenne afin d’y retrouver le niveau de rémunération auquel elles se sont habituées depuis des années de guerre, et ce par tous les moyens qui seront à leur disposition. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les capitales européennes seront alors confrontées à un choix très restreint&nbsp;: soit maintenir un financement substantiel et pérenne de l&rsquo;armée et de l&rsquo;économie ukrainiennes, soit accueillir sur leur sol des dizaines de milliers d&rsquo;individus déséquilibrés ayant l’expérience de tuer, en quête d&rsquo;un niveau de vie confortable, soit, comme mentionné plus haut, mettre l’Ukraine sous le statut d’état paria et fermer sa frontière à la libre circulation avec l’UE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard des politiques menées ces dernières années par Bruxelles et la majorité des gouvernements européens, et considérant les risques inhérents pour les «&nbsp;<em>élites&nbsp;</em>» à la seconde option, le maintien d&rsquo;un financement conséquent de Kiev apparaît comme le moindre mal. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l&rsquo;indignation affichée par les décideurs européens face à la proposition de l&rsquo;administration Trump de ramener les effectifs de l&rsquo;armée ukrainienne à 600 000 hommes à la fin du conflit relève d&rsquo;une grossière chimère dont l&rsquo;objectif véritable serait d’empêcher la signature d&rsquo;un accord de paix et de faire perdurer la guerre le temps nécessaire pour l’Union Européenne de restructurer ses armées au prix de sacrifices socio-économiques que ses contribuables feront de gré ou de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a>Oleg Nesterenko</a></strong>, <strong>Président du CCIE (</strong><a href="http://www.c-cie.eu/"><strong><u><strong>www.c-cie.eu</strong></u></strong></a><strong>)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>(Ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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