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	<title>Archives des orpaillage &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des orpaillage &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le Mali va créer un Office des substances précieuses pour encadrer l’orpaillage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 18:59:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali met en place l'Office des substances précieuses pour une gestion transparente de l'or et une stratégie de souveraineté économique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Mali poursuit sa stratégie de reprise en main de ses ressources naturelles. Réuni le 18 mars 2026 à Koulouba, le Conseil des ministres a adopté la création de l’Office malien des substances précieuses, un nouvel outil destiné à encadrer la commercialisation de l’or artisanal et à renforcer la souveraineté économique de l’État.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté économique. Réuni le 18 mars 2026 au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres, présidé par le général Assimi Goïta, a adopté des projets de texte portant création de l’Office malien des substances précieuses. Une réforme qui vise à mieux encadrer la commercialisation de l’or, notamment issu de l’orpaillage et des petites mines, dans un secteur clé mais encore largement opaque.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-secteur-strategique-mais-difficile-a-controler"><strong>Un secteur stratégique mais difficile à contrôler</strong></h2>



<p>Au Mali, l’or demeure le pilier de l’économie nationale. En 2022, la production a atteint 72,227 tonnes, dont environ 6 tonnes issues de l’orpaillage, générant près de 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur aurifère représente à lui seul 9,2 % du produit intérieur brut.</p>



<p>Mais derrière ces performances se cachent d’importantes failles. Les autorités pointent des écarts significatifs entre les volumes officiellement déclarés et les quantités exportées vers les pays de destination, signe d’une fuite persistante des ressources hors des circuits formels. L’or artisanal, en particulier, échappe encore largement au contrôle de l’État.</p>



<p>C’est dans ce contexte que s’inscrit la création de l’Office malien des substances précieuses. Placé au cœur de la réforme du secteur minier, cet organisme aura pour mission principale d’assurer la centralisation, la régulation et la sécurisation de la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-souverainete-economique-renforcee"><strong>Vers une souveraineté économique renforcée</strong></h2>



<p>Cette initiative s’appuie sur les dispositions de la loi n°2023-040 portant Code minier et de la loi n°2023-041 relative au contenu local, adoptées en août 2023. L’objectif est de doter l’État d’un instrument opérationnel capable de mieux maîtriser la chaîne de valeur et de capter une part plus importante des revenus générés.</p>



<p>Au-delà de la régulation, la réforme traduit une ambition politique plus large. Celle de renforcer la souveraineté économique du Mali sur ses ressources naturelles. En centralisant les flux commerciaux, les autorités entendent limiter les circuits informels, améliorer la traçabilité de l’or et accroître les recettes fiscales.</p>



<p>Dans un contexte régional marqué par la montée des revendications souverainistes autour des ressources extractives, cette décision s’inscrit dans une dynamique plus globale de reprise en main des secteurs stratégiques.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Exploitation minière au Mali : l’enfer des mines artisanales raconté par un employé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 09:15:36 +0000</pubDate>
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<p>L'exploitation minière artisanale au Mali attire de nombreux jeunes. Explorez les défis et les réalités de cette ruée vers l'or.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Depuis quelques années, l</em></strong>’<strong><em>exploitation minière a pris de l</em></strong>’<strong><em>ampleur au Mali. Ce phénomène a entraîné une ruée vers les localités dont le sous-sol est susceptible de regorger de minerais, notamment l</em></strong>’<strong><em>or. Beaucoup de jeunes hommes et femmes migrent vers ces zones pour en chercher. Peu d</em></strong>’<strong><em>entre eux y gagnent réellement leur vie, malgré un travail effectué dans des conditions d</em></strong>’<strong><em>enfer. Un jeune employé rencontré dans le village de Prokoto en témoigne.</em></strong></p>



<p>Au Mali, il existe trois types de mines : les mines industrielles, les mines semi-industrielles et les mines artisanales. Le premier type, au nombre de quatorze, est tenu par de grandes compagnies internationales en collaboration avec l’État. Les mines semi-industrielles utilisent des matériels et outils classiques et sont majoritairement exploitées par des expatriés, notamment des Chinois. Quant aux mines artisanales, elles appartiennent à des nationaux qui utilisent des moyens rudimentaires et emploient toute catégorie de personnes, sans qualification professionnelle en la matière.</p>



<p>Malheureusement, beaucoup de jeunes se retrouvent dans ces mines artisanales, travaillant dans des conditions très dures dépassant l’entendement humain. Les horaires légaux de travail, le montant légal des salaires, la prise en charge sécuritaire et sanitaire, entre autres, ne sont jamais respectés.</p>



<p>Pour corroborer cet état de fait, A.K., un employé, se met à table. Ayant quitté son travail de tailleur dans son village de Somo, dans le cercle de San, notre interlocuteur s’est retrouvé dans une mine artisanale à Prokoto, un village situé à 17 km de la mine industrielle de Sadiola, elle-même située à 80 km de Kayes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-ami-qui-m-a-fait-miroiter-le-reve-d-etre-riche"><strong>Un ami qui m</strong>’<strong>a fait miroiter le rêve d’être riche</strong></h2>



<p>« <em>J</em>’<em>ai séjourné à Bamako pendant près de quatre ans pour apprendre le métier de tailleur. Après avoir acquis des connaissances dans ce métier, mon oncle chez qui je logeais m</em>’<em>a acheté une machine à coudre et m</em>’<em>a demandé d</em>’<em>aller l</em>’<em>installer au village</em> », nous dit A.K. dès l’entame de notre entretien.</p>



<p>Au village, le jeune A.K., âgé d’une trentaine d’années, avait acquis une notoriété en qualité de tailleur, car il était pratiquement le seul. Deux ans plus tard, après son retour au village, il décide de rassembler toutes ses économies pour se rendre à Prokoto, une zone minière.</p>



<p>« <em>C</em>’<em>est un ami originaire d</em>’<em>un village voisin du mien qui m</em>’<em>a entraîné dans cette aventure. De retour des mines, cet ami venait souvent discuter dans mon atelier. Il m</em>’<em>a fait rêver : il avait construit une nouvelle maison pour sa famille, acheté des bœufs de labour pour son père et possédait une grosse mobylette </em>“<em>Sanili”. Quelques temps après, il est malheureusement décédé suite à une maladie dont personne ne connaît l</em>’<em>origine</em> », raconte A.K.</p>



<p>Arrivé sur place après un périple périlleux et coûteux, le jeune tailleur dépose ses valises à Prokoto. Auparavant, il avait séjourné à Kayes chez une connaissance. C’est au cours de ce séjour qu’il croise un recruteur pour une mine artisanale, par l’intermédiaire d’une personne fréquentant la famille de son logeur.</p>



<p>Deux jours après, il quitte Kayes pour Sadiola sans aviser son hôte. Là, il passe une nuit avant de se rendre au village, embarqué sur une moto-taxi assurant le trajet Sadiola–Prokoto.</p>



<p>Sur place, il appelle par téléphone la personne indiquée par le recruteur, qui vient à sa rencontre.</p>



<p>« <em>C’était un mercredi aux environs de 15 heures que mon futur patron est venu me chercher. Après les salutations d</em>’<em>usage, il m</em>’<em>embarque sur une grosse moto à destination d</em>’<em>une colline où se trouve la mine artisanale. Et ce même jour, j</em>’<em>ai commencé à travailler sans avoir au préalable discuté des conditions de travail (salaire, avantages, sécurité, etc.) </em>», indique-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-horaires-de-travail-insoutenables"><strong>Des horaires de travail insoutenables</strong></h2>



<p>A.K. affirme que sa toute première journée de travail a consisté à transporter, à l’aide d’une brouette et d’une pelle, de la boue issue de la carrière d’un endroit à un autre distant d’environ 600 mètres.</p>



<p>« <em>Même la nuit tombée, je continuais à travailler avant d’être autorisé par le chef d’équipe à prendre une pause d</em>’<em>une demi-heure, au cours de laquelle il m</em>’<em>a offert à manger et à boire en compagnie des autres employés, qui sont au nombre de douze</em> », raconte-t-il d’une voix cassée.</p>



<p>D’après lui, les employés présents étaient méconnaissables tant ils transpiraient et étaient couverts de boue et de poussière. Il poursuit en précisant qu’ils avaient le torse nu.</p>



<p>Aux environs de 2 heures du matin, leur équipe a été remplacée par une autre, et le chef d’équipe leur a donné rendez-vous pour le matin à 6 heures. Ainsi, dit-il, ils ont regagné les hangars en bois couverts de bâches en plastique noir servant de dortoirs.</p>



<p>« <em>Nous dormons à même le sol sur des bâches noires, souvent à quatre voire cinq sur un espace d</em>’<em>au moins 10 m²</em> », souligne A.K.</p>



<p>Le lendemain, avant de partir à la carrière, le patron est venu lui remettre son emploi du temps : travailler pendant une semaine, y compris le dimanche et les jours fériés, de 6 heures à 18 heures, puis la semaine suivante de 18 heures à 6 heures du matin.</p>



<p>« <em>Depuis bientôt deux ans, je vis dans ces conditions infernales de travail, tout comme les autres employés parmi lesquels figurent des étrangers originaires du Burkina Faso, du Togo et même du Bénin</em> », ajoute-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-remunerations-au-compte-goutte"><strong>Des rémunérations au compte-goutte</strong></h2>



<p>Une semaine après avoir commencé à travailler, A.K. ose demander au chef d’équipe les conditions salariales. En réponse, celui-ci lui rétorque qu’il ne gère pas cette question et qu’il doit attendre le patron.</p>



<p>Deux jours passent. Une nuit, lors du passage du patron venu voir un employé malade, A.K. l’interpelle. Celui-ci lui répond violemment : « <em>La nourriture et l</em>’<em>eau que toi et les autres consommez sont prises en charge par moi. </em>»</p>



<p>Après cette menace, le patron l’invite à s’écarter du regard des autres. « I<em>ci, les rémunérations se font sur la base de ce que l</em>’<em>on gagne comme pépites d</em>’<em>or. À chaque minerai obtenu, la moitié revient aux employés et l</em>’<em>autre moitié à moi-même. </em>»</p>



<p>En entendant ces propos, le jeune tailleur confie qu’il a failli faire une crise. Sentant sa désolation, le patron lui dit toutefois qu’il peut lui prêter, de temps en temps, de l’argent à rembourser chaque fois qu’il y aura des pépites d’or.</p>



<p>« <em>Depuis mon arrivée, nous avons obtenu de l</em>’<em>or au moins trois fois. Malheureusement, une grande partie de ce que j</em>’<em>ai gagné comme rémunération a servi à rembourser les dettes du patron</em> », affirme A.K.</p>



<p>Il explique qu’il ne peut pas rentrer au village avec une économie qui dépasse à peine ce qu’il gagnait lorsqu’il était tailleur.</p>



<p>Et de conclure qu’il a été trompé par son ami : « <em>Je regrette amèrement d’être venu ici. Je conseille à tous les jeunes qui veulent s</em>’<em>aventurer dans cette voie de bien s</em>’<em>informer avant de prendre la route des zones minières </em>», nous dit A.K., la tête baissée, les larmes presque aux yeux.</p>



<p>Certes, l’orpaillage traditionnel au Mali joue un rôle socio-économique important. Il procure des revenus à de nombreuses communautés, contribuant à leur subsistance et à l’amélioration de leurs conditions de vie, tout en étant une source de revenus pour l’État. Cependant, il soulève de graves questions, notamment celle de la surexploitation silencieuse des employés, majoritairement des jeunes.</p>



<p><strong>Nianacoro&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Villages sans jeunes : qui reste quand l’avenir part ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 07:32:08 +0000</pubDate>
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<p>L'exode rural n'est pas qu'une absence, c'est une nouvelle norme. Découvrez son effet sur les anciennes structures villageoises.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Ils sont partis vers les villes, les mines d’or ou l’étranger. Dans les villages maliens, l’absence des jeunes n’est plus une parenthèse mais une nouvelle norme. Ce vide recompose en profondeur le pouvoir, le travail et la transmission, laissant aux femmes, aux anciens et aux enfants la charge de faire tenir un monde rural sous perfusion migratoire.</em></strong></p>



<p>D’après le rapport de l’ONU sur l’urbanisation mondiale, <em>World Urbanization Prospects</em>, publié le 18 novembre 2025, 81 % de la population mondiale vit en zone urbaine en 2025, contre 55 % dans le précédent rapport de 2018. Selon ces travaux, 45 % de la population mondiale réside dans de grands centres urbains, dont la majorité compte moins de 250 000 habitants, tandis que 36 % vit dans de plus petites villes. Les 19 % restants demeurent en milieu rural, souligne l’hebdomadaire britannique citant le rapport.</p>



<p>Les dynamiques de cette urbanisation varient fortement selon les régions du monde. En Asie, l’exode rural constitue le principal moteur, les populations quittant les campagnes pour poursuivre des études supérieures ou accéder à l’emploi. En Europe et en Amérique du Nord, la croissance des villes est surtout alimentée par la migration internationale. En Afrique subsaharienne, en revanche, l’augmentation de la population urbaine s’explique avant tout par un taux de natalité supérieur au taux de mortalité.</p>



<p>Quand les jeunes partent, le village ne meurt pas. Il se transforme. Il se recompose autour de ceux qui restent, de l’argent qui revient, et de liens désormais entretenus à distance. Au Mali, plus d’une personne sur deux vit encore en milieu rural, mais cette réalité statistique masque une mutation profonde : dans de nombreux villages, la jeunesse active a déserté l’espace local pour rejoindre Bamako, les sites d’orpaillage ou les routes de la migration régionale et transsaharienne. Ce qui était autrefois un passage saisonnier est devenu une structure sociale durable.</p>



<p>L’exode rural ne vide pas seulement les villages, il redéfinit le pouvoir, le travail et la mémoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qui-tient-encore"><strong>Qui tient encore ?</strong></h2>



<p>Dans les campagnes maliennes, ce sont d’abord les anciens qui restent. Ils détiennent la mémoire, incarnent l’autorité coutumière, arbitrent les conflits et gardent la parole collective. Mais leur pouvoir est désormais dissocié de la force de travail. « <em>Nous gardons les champs, mais nos forces sont parties </em>», nous résume un chef de village, dans la région de Dioïla.</p>



<p>À leurs côtés, les femmes tiennent l’essentiel. Elles assurent la production vivrière, l’éducation des enfants, le petit commerce, parfois même la gestion informelle du foncier et des récoltes. Dans des villages où les hommes de 18 à 35 ans sont absents une grande partie de l’année, l’organisation quotidienne est massivement féminisée, sans que cette réalité ne se traduise par une reconnaissance institutionnelle. Les femmes portent la survie économique, mais restent largement exclues des espaces formels de décision.</p>



<p>Les enfants, enfin, grandissent dans cet entre-deux. Ils apprennent très tôt que l’horizon ne se situe pas nécessairement là où ils sont nés. Le départ devient une norme avant même l’enracinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ceux-qui-travaillent-ne-sont-pas-forcement-ceux-qui-decident-nbsp"><strong>Ceux qui travaillent ne sont pas forcément ceux qui décident&nbsp;</strong></h2>



<p>Le pouvoir villageois ne se limite plus au chef et au conseil des anciens. Il circule désormais avec l’argent et la mobilité. Les transferts financiers des migrants – plusieurs centaines de milliards de francs CFA chaque année – ont profondément modifié les équilibres locaux. Celui qui finance un forage, une salle de classe, une mosquée ou une moto-pompe agricole exerce une influence décisive, même à distance.</p>



<p>Ainsi se met en place une gouvernance éclatée, où la décision se négocie entre tradition locale et contributions extérieures. Les jeunes partis continuent de peser sur les choix collectifs depuis Bamako, Abidjan ou plus loin encore. Le village devient un espace administré à plusieurs niveaux, où l’autorité symbolique reste sur place tandis que le pouvoir financier circule.</p>



<p>Le Mali demeure un pays majoritairement rural, mais ceux qui travaillent effectivement la terre ne sont plus ceux qui la travailleront demain. L’agriculture repose de plus en plus sur les femmes, les jeunes restés faute d’alternative, et les anciens encore valides. Les champs sont parfois abandonnés, parfois sous-exploités, parfois entretenus en attendant un retour hypothétique.</p>



<p>Le travail rural se fragmente : agriculture saisonnière, petits métiers informels, migration temporaire, projets financés par les remises. Cette diversification permet de survivre, mais fragilise la continuité productive. Le village ne produit plus seulement pour se nourrir : il produit pour rester connecté à ceux qui sont partis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-transmission-intergenerationnelle-serieusement-entamee-nbsp"><strong>La transmission intergénérationnelle sérieusement entamée&nbsp;</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, ce qui disparaît le plus lentement – mais le plus sûrement – ce sont les savoirs. La transmission intergénérationnelle, autrefois fondée sur la proximité quotidienne, se délite. Les initiations, les gestes agricoles, les récits fondateurs, l’apprentissage des métiers traditionnels se raréfient.</p>



<p>La mémoire n’est pas effacée, mais déplacée. Elle circule désormais par téléphone, messages vocaux, appels vidéo. Les anciens parlent à des jeunes absents. Les normes se négocient à distance. Le village se souvient sans toujours pouvoir transmettre pleinement.</p>



<p>Il ne s’agit pas de folklore perdu, mais d’une rupture intergénérationnelle silencieuse, aux conséquences durables sur l’identité rurale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-tensions-invisibles"><strong>Les tensions invisibles</strong></h2>



<p>L’exode rural n’est pas une success story unanime. Il génère des jalousies autour des envois d’argent, des soupçons à l’égard de ceux qui ne partent pas, une dévalorisation sociale des jeunes restés. Les femmes, souvent seules pendant de longues périodes, subissent contrôles et rumeurs. Le village, loin d’être apaisé, devient parfois un espace de tensions feutrées, où chacun dépend de quelqu’un qui n’est pas là.</p>



<p>Si les villages ne sont plus peuplés de jeunes, à qui appartiendra demain le monde rural malien ? À ceux qui restent sans pouvoir partir ? À ceux qui décident depuis ailleurs ?&nbsp;</p>



<p>Le véritable exode n’est peut-être pas celui des corps, mais celui de l’avenir. Tant que le village ne sera pensé que comme un lieu de départ – et non comme un espace d’opportunités, de droits et de projection – il continuera de se vider de sa jeunesse, tout en survivant grâce à elle.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre le chômage : plus de 105 000 emplois créés en dix-huit mois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:41:10 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les critères du chômage et l'importance de l'emploi pour la dignité et l'autonomie des individus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La dignité d’une personne se trouve dans l’exercice d’un emploi le permettant de ne pas dépendre de quelqu’un et de subvenir à ses principaux besoins. C’est pourquoi la quête d’emploi est de plus en plus le souci permanent des hommes, surtout des jeunes. Cette quête est valable sous tous les cieux. Préoccupées par cette situation, les autorités maliennes viennent de publier les efforts qu’elles ont consentis pour la création d’emplois.</em></strong></p>



<p>C’était à la faveur de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;10&nbsp;septembre 2025. D’après le communiqué qui en est ressorti, le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des ministre<em>s&nbsp;</em>des créations et des pertes d’emplois enregistrées en 2024 et au premier semestre 2025.&nbsp;<em>« Conformément à sa mission de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion des données statistiques sur le marché du travail, l’Observatoire national de l’Emploi et de la Formation réalise un suivi trimestriel des créations d’emplois effectuées par le secteur public et le secteur privé. »</em>&nbsp;peut-on lire dans le communiqué.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, les données recueillies font ressortir que le secteur public et le secteur privé ont créé respectivement 32 019 et 32 292&nbsp;emplois courant l’année&nbsp;2024 ; 25 939 et 14 962&nbsp;emplois au 1<sup>er</sup>&nbsp;semestre&nbsp;2025. En récapitulant, il s’agit de 64 311&nbsp;créés en 2024 (12 mois) et, 40 901 dans le premier semestre de l’année&nbsp;2025. Ce qui fait un total de 105 212&nbsp;emplois créés en dix-huit (18) mois. Cette performance peut sembler invraisemblable. Mais en prenant connaissance des normes internationales de qualification en emploi de telle ou telle activité, l’on peut comprendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qu-appelle-t-on-un-emploi"><strong>Qu’appelle-t-on un emploi ?</strong></h2>



<p>Selon le BIT (Bureau International du Travail) qui assure le secrétariat permanent de l’organisation internationale du travail (OIT), pour être considéré comme chômeur, il faut remplir simultanément trois conditions&nbsp;: ne pas avoir travaillé, même pas une seule heure, durant la semaine de référence ; être disponible pour commencer un emploi dans un délai court (généralement deux semaines) ; avoir activement cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines (candidatures, consultations d’annonces, démarches concrètes, etc.)&nbsp;</p>



<p>En plus, quand un enquêteur sur le chômage se présente chez quelqu’un, il lui pose la question suivante :<em>&nbsp;« Au cours des 7&nbsp;derniers jours, avez-vous travaillé ? Ne serait-ce qu’une seule heure, en échange d’une rémunération ? »</em>&nbsp;Dès que l’enquêté répond par l’affirmative, il n’est plus considéré comme un chômeur. En appliquant cette norme et les critères du BIT, le taux de chômage est, selon le ministre de l’Économie et des Finances, passé de 6,5&nbsp;% en 2022 à 3,5&nbsp;% en 2024 alors que le taux moyen dans la sous-région ouest-africaine est de 6,5&nbsp;%. Ce taux pourrait même être plus bas si l’on prend en considération les nombreux emplois informels. À titre d’exemple, l’introduction récente des moto-taxis ainsi que la pratique de l’orpaillage traditionnel ont créé des milliers d’emplois informels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-milliers-d-emplois-formels-en-cours"><strong>Des milliers d’emplois formels en cours</strong></h2>



<p>En plus de ces emplois déjà acquis, on peut dire qu’il y a beaucoup d’emplois qui sont sur le point d’être pourvus tant dans le secteur public que dans le privé. Dans le secteur public, on peut citer, entre autres, le vaste programme de recrutement dans les rangs des forces de sécurité. En effet, un communiqué daté du 12&nbsp;juin 2025 annonce le recrutement de 2000&nbsp;policiers et de 1000&nbsp;agents de la protection civile (sapeurs-pompiers). En sus, plusieurs concours de recrutement dans le secteur public sont en cours tels que pour ceux des auditeurs de justice de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif.&nbsp;</p>



<p>Dans le secteur privé, on peut évoquer, entre autres, le cas de la compagnie minière&nbsp;B2GOLD qui a annoncé la création prochaine de 2000&nbsp;emplois. Cette annonce a été faite à l’issue d’une audience que le Premier ministre avait accordée, le 23&nbsp;juillet 2025, au vice-président de B2GOLD, Bill Lytle. Auparavant, à l’occasion du lancement officiel de la construction de la raffinerie d’or, il a été dit que cette structure créera 500&nbsp;emplois directs et 2000&nbsp;emplois indirects.&nbsp;</p>



<p>Cependant, il faut noter que parallèlement à la création d’emplois, l’observatoire national de l’emploi a recensé des milliers de pertes d’emploi sur la même période. Les pertes enregistrées s’élèvent à 3 619&nbsp;emplois pour 2024 et 2 037&nbsp;emplois pour le 1<sup>er</sup>&nbsp;semestre&nbsp;2025.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pollution de l’eau : le SUTEELEC et ses partenaires tirent la sonnette d’alarme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 09:11:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Le SUTEELEC alerte sur la pollution de l’eau au Mali. Apprenez-en plus sur cette problématique cruciale pour l'environnement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Syndicat Unique des Travailleurs de l’Eau et de l’Électricité (SUTEELEC), en collaboration avec plusieurs organisations de la société civile, a tenu un point de presse le samedi 2 août 2025 dans les locaux de la SOMAGEP-SA à Djikoroni Para. Cette rencontre avait pour but d’alerter les autorités et la population sur la dégradation préoccupante de la qualité des cours d’eau au Mali.</em></strong></p>



<p>Parmi les participants figuraient notamment la Coalition Malienne «&nbsp;<em>Publiez Ce Que Vous Payez</em>&nbsp;», le Syndicat Malien du Commerce et des Mines (SYMACOM), DJAMANA KOLOCHI TONBA, l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA) et la Coalition Nationale pour la Sauvegarde du Fleuve Niger (CNSFN).</p>



<p>Dans son intervention, Bocar Témé, secrétaire général du SUTEELEC, a dénoncé une pollution croissante des eaux due notamment au dragage illégal et à l’orpaillage. Il a expliqué que la turbidité, ou trouble de l’eau, est bien plus élevée qu’avant, et ce, même hors saison de pluie. «&nbsp;<em>Nos cours d’eau sont en train de mourir à petit feu, leur qualité diminue de manière alarmante&nbsp;</em>», a-t-il déclaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-situation-preoccupante-pour-la-sante-et-l-economie"><strong>Une situation préoccupante pour la santé et l’économie</strong></h2>



<p>Cette dégradation affecte gravement plusieurs secteurs vitaux notamment l’approvisionnement en eau potable, la production hydroélectrique, la pêche, et même la santé publique des populations.</p>



<p>Présent également à la conférence, Ernest Dembélé, coordonnateur national de la Coalition Malienne «&nbsp;<em>Publiez Ce Que Vous Payez</em>&nbsp;», a rappelé que ce problème n’est pas nouveau. Il a évoqué la conférence de presse organisée le 12 février 2025, lors de laquelle plusieurs recommandations avaient déjà été formulées.</p>



<p>M. Dembélé a notamment insisté sur la nécessité de faire respecter le Code minier de 2023 qui interdit le dragage dans les cours d’eau. Il a souligné que si des machines de dragage ont récemment été saisies et détruites à Kangaba, ce type d’actions doit être renforcé et généralisé sur tout le territoire.</p>



<p>Le coordonnateur national de la Coalition Malienne « <em>Publiez Ce Que Vous Payez</em> » a aussi alerté sur l’utilisation illégale de pesticides dangereux, importés malgré les interdictions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-generale"><strong>Un appel à la mobilisation générale</strong></h2>



<p>Les intervenants ont tous insisté sur le fait que la sauvegarde des cours d’eau est une responsabilité collective. Il ne s’agit pas seulement d’un combat des syndicats ou des autorités, mais de celui de toute la population, des collectivités et des acteurs économiques. Sans une eau propre, la vie elle-même est menacée.</p>



<p>Pour clore la conférence, plusieurs slogans ont été rappelés. «&nbsp;<em>L’eau, c’est la vie », « Protégeons nos cours d’eau » et « Sauvons le fleuve, sauvons le Mali</em>&nbsp;». Ces mots résonnent comme un appel vibrant à l’action.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali – Le vert se meurt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 16:04:15 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, la déforestation menace l'avenir. Informez-vous sur les efforts de reboisement et les enjeux environnementaux cruciaux.</p>
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<p><strong><em>Face à une déforestation galopante, le Mali multiplie les campagnes de reboisement et les réformes législatives. Mais sur le terrain, entre gouvernance défaillante, exploitation anarchique des ressources et inertie administrative, la forêt continue de reculer. Analyse d’une urgence écologique devenue enjeu national.</em></strong><em></em></p>



<p>À quarante kilomètres à peine de Bamako, la forêt classée de la Faya agonise lentement, dans une indifférence feutrée. Feux de brousse, tranchées artisanales, sacs de charbon dissimulés sous des bâches poussiéreuses… Voilà ce qu’il reste, en 2025, de ce qui fut l’un des derniers refuges de biodiversité de la région. Comme un symbole. Le Mali, vaste pays sahélien dont 80&nbsp;% de la population dépend encore du bois pour cuisiner, semble bien décidé à aller au bout de ses ressources naturelles, jusqu’à la dernière branche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-plants-des-chiffres-et-peu-d-arbres"><strong>Des plants, des chiffres… et peu d’arbres</strong></h2>



<p>Officiellement, tout va mieux. On plante. On réforme. On surveille. En août dernier, lors de la 30e&nbsp;campagne nationale de reboisement — slogan dans le vent&nbsp;: « <em>Plantons des arbres, restaurons nos terres</em> » — le gouvernement malien annonçait fièrement avoir produit plus de 18&nbsp;millions de plants, pour couvrir, à terme, quelque 8 000&nbsp;hectares. Mais la réalité, elle, est plus coriace que les slogans&nbsp;: le pays perd chaque année près de 100 000&nbsp;hectares de forêts, soit l’équivalent de cinq fois la superficie de Bamako. Le ministère de l’Environnement assure que certaines plantations affichent un taux de réussite de 95&nbsp;%. Un chiffre qui fait sourire jusque dans les villages de la Faya, où l’on vous montre du doigt des plants morts de soif avant même d’avoir atteint un mètre.</p>



<p>Selon une étude de Global Forest Watch, en 2020, le Mali comptait 6,93&nbsp;millions d’hectares de forêt naturelle, ce qui représentait 5,5&nbsp;% de la superficie totale du pays.&nbsp;En 2023, le pays a perdu 28 100&nbsp;hectares de forêt naturelle, ce qui équivaut à 7,64&nbsp;millions de tonnes d’émissions de CO2.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-charbon-de-bois-orpaillage"><strong>Charbon de bois, orpaillage </strong></h2>



<p>Les causes de cette lente déforestation ne sont ni nouvelles ni mystérieuses. La pauvreté, d’abord. Le charbon de bois est le pétrole du pauvre — et à Bamako, son prix peut doubler en un temps record pour passer souvent de 5 000 à 9 000&nbsp;francs CFA le sac, par endroit. Ensuite, l’or. Ou plus exactement, l’orpaillage semi-mécanisé, version moderne et incontrôlée du pillage organisé. Puis viennent le pâturage intensif, les feux de brousse mal maîtrisés, et le défrichement pour l’agriculture de subsistance. Il ne manque plus que la corruption et l’indifférence administrative pour que le cocktail soit complet. Et justement.</p>



<p>Un rapport récent du Bureau du Vérificateur Général s’est penché sur la Direction Générale des Eaux et Forêts&nbsp;: fonds mal gérés, marchés opaques, recommandations ignorées… La moitié des mesures correctrices proposées est restée lettre morte. Une administration qui, dans bien des cas, gère l’environnement comme on gère un dossier de routine. Et dans les zones où l’État ne s’aventure plus, la forêt devient l’affaire des plus forts — ou des plus armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-jeunesse-s-eveille"><strong>La jeunesse s’éveille</strong></h2>



<p>Certes, des signaux positifs existent. L’initiative de la Grande Muraille Verte, qui vise à reverdir la bande sahélo-saharienne, a trouvé au Mali un terrain d’adhésion. À Bamako, on tient des conseils des ministres sur le sujet. On envoie des drones au-dessus de la réserve de la Boucle du Baoulé. On installe des logiciels de cartographie. Et pendant ce temps, au sol, les coupeurs de bois passent encore plus vite que les satellites.</p>



<p>Le président Assimi Goïta, conscient de l’enjeu, a tenté de réagir. En mars dernier, suite à des incidents dans les mines artisanales, il a suspendu des permis d’exploitation, saisi des dizaines de pelles hydrauliques et durci la législation sur les défrichements. Un geste fort, applaudi par les ONG. Mais sans chaîne de mise en œuvre fiable, la loi pourrait rester lettre morte, et les arbres contineront à tomber en silence.</p>



<p>Reste un espoir&nbsp;: la jeunesse. Lors de la 26e&nbsp;Quinzaine de l’Environnement, des élèves de Bamako ont lancé un cri d’alerte. Ils réclament que l’on enseigne, dès le primaire, la protection de la nature. Qu’on les forme à reconnaître un baobab menacé. Qu’on leur apprenne à aimer un sol vivant. Qu’on arrête enfin de dire que planter un arbre suffit à sauver un pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reboiser-oui-mais-pas-seulement"><strong>Reboiser ? Oui, mais pas seulement</strong></h2>



<p>Mais au Mali, l’environnement est encore vu comme un luxe — une affaire de technocrates en réunion, pas de survie collective. Pourtant, les chiffres sont sans appel&nbsp;: la dégradation des terres coûte chaque année plus de 20&nbsp;% du PIB national. Un cancer lent, sans tumulte, qui ronge l’économie et épuise les populations.</p>



<p>Et alors que le pays tente de redéfinir ses alliances sécuritaires et de retrouver sa souveraineté, il lui faudrait peut-être se souvenir d’une évidence oubliée&nbsp;: sans arbres, il n’y a ni eau, ni paix, ni avenir. Et lorsqu’une forêt tombe dans un État fragile, c’est souvent tout l’État qui vacille avec elle.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Construction d’une première raffinerie d’or à Bamako : l’or est en train, de plus en plus, briller pour les Maliens </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2025 11:55:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>La création d'une raffinerie d'or nationale marque un tournant pour les Maliens. L'or commence enfin à briller pour tous.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le slogan, « L’or doit briller pour tous les Maliens », tant chanté par le passé est en train de devenir une réalité au regard de la prise de courageuses décisions par les autorités actuelles. Après avoir fait un audit des mines ayant débouché sur la révision du Code minier, l’État a créé une société publique pour la recherche et l’exploitation minière, et a pris un décret pour recouvrer les manques à gagner. Et voilà qu’en cette fin du mois de mai, il a pris la décision de créer une raffinerie d’or, une première dans le pays.</em></strong></p>



<p>L’information a été rendue publique, à l’issue de la session du Conseil des ministres du mercredi&nbsp;28&nbsp;mai 2025. C’est sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseyni Sanou, que le gouvernement a adopté un projet de loi autorisant la participation de l’État au capital social de la société de Raffinerie d’Or du Mali ; et un projet de décret fixant les modalités de participation de l’État au capital social de la société de raffinerie d’or du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-textes-repondant-a-des-recommandations-des-anr"><strong>Des textes répondant à des recommandations des ANR</strong></h3>



<p>Selon le communiqué du conseil des ministres, pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale et l’accroissement de sa valeur ajoutée, plusieurs recommandations ont été formulées par les Assises nationales de la refondation ( ANR).</p>



<p>Ces recommandations sont entre autres l’augmentation de la participation de l’État au capital des sociétés minières ; la relecture du Code minier pour augmenter les revenus de l’État ; la création d’une société d’État d’exploitation minière ; la réalisation d’une raffinerie nationale pour contrôler la production d’or, la traçabilité de l’exploitation artisanale pour maintenir la valeur ajoutée dans notre pays.&nbsp;</p>



<p>« <em>C’est dans ce cadre que le Gouvernement a entrepris des réformes qui ont abouti en 2023 à l’adoption d’un nouveau Code minier et d’une loi relative au contenu local dans le secteur minier. </em>», peut-on lire dans le communiqué. Toujours d’après le communiqué, « <em>La création de cette raffinerie qui s’inscrit dans cette dynamique prévoit le traitement de l’or par l’État à travers une unité installée au Mali. </em>» Et le gouvernement poursuit en indiquant que « <em>Pour ce faire, l’État du Mali a signé un protocole d’Accord avec la société russe Yadran pour la construction et l’opérationnalisation d’une raffinerie d’or d’une capacité de 200&nbsp;tonnes par an dans laquelle l’État détient une participation de 62&nbsp;% du capital social.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-entreprise-russe-choisie-comme-partenaire-nbsp"><strong>Une entreprise russe choisie comme partenaire&nbsp;</strong></h3>



<p>L’accord pour la construction de la raffinerie d’or au Mali a été signé en octobre 2024, avec la signature d’un protocole d’accord entre le Mali et Yadran. Ce protocole d’accord vise la construction et l’opérationnalisation de la raffinerie, permettant une meilleure intégration du secteur minier dans l’économie nationale. Il s’agit d’un protocole d’accord, ce qui signifie un accord préliminaire qui peut être suivi de contrats plus précis.&nbsp;</p>



<p>Yadran est le partenaire avec lequel le Mali a conclu cet accord pour la construction et l’exploitation de la raffinerie. La construction de cette raffinerie vise à assurer la transformation locale de l’or produit au Mali, permettant ainsi de créer des emplois et d’augmenter les revenus liés à l’extraction aurifère. C’est une raffinerie qui sera située à Bamako, avec une capacité prévue de 200&nbsp;tonnes par an. La réalisation de cette industrie aurifère permettra de mettre fin à la dépendance du pays envers les raffineries étrangères (notamment en Suisse et aux Émirats arabes unis) et a mieux contrôlé sa production aurifère.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-decret-n-nbsp-2016-0801-p-rm-du-20-nbsp-octobre-2016"><strong>Le décret n°&nbsp;2016 — 0801/P-RM du 20&nbsp;octobre 2016</strong></h3>



<p>Il faut signaler que dans la perspective de faire briller davantage l’or pour les Maliens, les autorités de la transition avaient pris un important décret relatif aux infractions financières dans le secteur minier local. C’était à l’issue de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;11&nbsp;septembre 2024. « <em>Le projet de décret, adopté, modifie le décret n°&nbsp;2016 — 0801/P-RM du 20&nbsp;octobre 2016 pour permettre un traitement correct des infractions constatées et préserver les intérêts économiques et financiers essentiels de l’État et du secteur minier </em>», indique le compte-rendu de ce conseil des ministres.&nbsp;</p>



<p>C’est en application de ce nouveau décret afin de corriger les irrégularités que le gouvernement a engagé des négociations avec les compagnies minières pour recouvrer les 300 à 600&nbsp;milliards&nbsp;F CFA de manque à gagner qu’a fait ressortir le rapport de l’audit des mines. Cet audit, commandité par le Chef de l’État, a été réalisé entre 2022 et 2023.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : suspension de l&#8217;orpaillage sur la Falémé pour sauver l&#8217;environnement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 06:11:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[Falémé]]></category>
		<category><![CDATA[interdiction]]></category>
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		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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<p>L'orpaillage sur la Falémé au Sénégal : une menace pour l'environnement et les communautés locales. Découvrez les actions entreprises pour remédier à cette situation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Face à la grave pollution de la rivière Falémé due à l&rsquo;orpaillage intensif, le gouvernement sénégalais a décidé de suspendre toutes les activités minières sur la rive gauche pour trois ans. Cette mesure vise à préserver l&rsquo;environnement et protéger la santé des populations riveraines, victimes collatérales de cette ruée vers l’or.</em></strong></p>



<p>La Falémé, autrefois source de vie et de prospérité pour les communautés riveraines, est aujourd&rsquo;hui un symbole tragique de la dégradation environnementale que subit cette région. Les eaux jadis claires de cette rivière, principal affluent du fleuve Sénégal, sont désormais souillées par les produits chimiques toxiques utilisés pour l&rsquo;exploitation de l&rsquo;or. Mercure, cyanure, plomb – des mots qui devraient être rares, mais qui se retrouvent tristement dans les conversations quotidiennes, dans les puits, les terres agricoles, et même dans le corps de des bêtes et de des enfants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-decision-salutaire-pleine-de-defis-nbsp"><strong>Une décision salutaire pleine de défis&nbsp;</strong></h3>



<p>Le gouvernement sénégalais a finalement pris une décision salvatrice : suspendre toutes les activités minières le long de la rive gauche de la Falémé pour une période de trois ans. Ce décret présidentiel, publié le 28 août, vise à protéger l&rsquo;environnement et la santé des populations locales. Pourtant, on ne peut s&#8217;empêcher de se demander pourquoi il a fallu tant de temps pour en arriver là. Pourquoi permettre à la ruée vers l&rsquo;or de transformer une terre en un champ de mines toxiques, avant de prendre ces mesures désespérées ?</p>



<p>La région de Kédougou, autrefois paisible et verdoyante, est devenue le théâtre d&rsquo;une course effrénée pour l&rsquo;or, attirant des milliers de chercheurs de fortune venus de toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Mais cette quête du métal précieux a un coût terrible, que payent les Sénégalais. Les produits chimiques utilisés pour extraire l&rsquo;or se retrouvent dans la Falémé, empoisonnant l&rsquo;eau que boivent les populations, la terre qu’elles cultivent, et les animaux qu’ils élevent. Chaque jour, elles sommes confrontés aux conséquences de cette pollution, qui menace non seulement leur santé, mais aussi leur sécurité alimentaire et leur avenir.</p>



<p>Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a raison de dire que cette situation est une « <em>question de sécurité nationale </em>». La Falémé n&rsquo;est pas seulement un cours d&rsquo;eau local ; elle est le principal affluent du fleuve Sénégal, un pilier vital pour toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Suspendre l&rsquo;orpaillage n&rsquo;est donc pas une simple mesure de préservation environnementale, mais une nécessité pour protéger l&rsquo;ensemble de la région. Mais cette décision, aussi louable soit-elle, soulève de nombreuses questions. Comment faire respecter ce décret dans une région où l&rsquo;activité minière illégale est devenue incontrôlable ? Comment recenser et localiser des orpailleurs qui opèrent en toute clandestinité, loin des radars des autorités ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-faleme-ne-peut-plus-attendre"><strong>La Falémé ne peut plus attendre</strong></h3>



<p>Oudy Diallo, militant écologiste de Kédougou, a raison de souligner que la lutte contre cette pollution ne peut réussir sans l&rsquo;implication des populations locales. Ce sont les habitants, les chefs de village, qui connaissent le terrain et qui peuvent alerter les autorités sur la présence des orpailleurs. Mais cela suffit-il ? Comment garantir que cette suspension sera effectivement respectée, alors que même les autorités peinent à maîtriser les va-et-vient des mineurs ?</p>



<p>La Falémé a besoin de protecteurs, pas seulement de décrets. La population a besoin d&rsquo;une vigilance accrue, d&rsquo;une action collective, et surtout, d&rsquo;une réelle volonté politique pour mettre fin à cette catastrophe environnementale. Les riverains de la Falémé ont déjà payé un prix trop lourd. Il est temps que leurs voix soient entendues, que leurs souffrances soient prises en compte, et que des actions concrètes soient menées pour restaurer cette rivière à sa gloire passée.</p>



<p>Le Sénégal a fait un premier pas en suspendant l&rsquo;orpaillage le long de la Falémé. Mais la route est encore longue. Il ne suffit pas de décréter, il faut agir. Et pour cela, chaque citoyen, chaque chef de village, chaque membre des forces de sécurité doit s&rsquo;engager à protéger cette rivière, notre patrimoine commun, contre ceux qui la détruisent pour un gain rapide. La Falémé ne peut plus attendre. Ses eaux, ses terres, et ses habitants méritent mieux.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les mines d&#8217;orpaillage suspendues : un choix nécessaire mais douloureux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 13:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[suspension des activités]]></category>
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<p>Suspension des activités d'orpaillage au Mali : une mesure pour réguler et sécuriser les sites et prévenir de nouvelles tragédies.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le 25 juin 2024, le ministre des Mines, Amadou Kéïta, a annoncé la suspension des activités d&rsquo;orpaillage sur toute l&rsquo;étendue de la République du Mali, conformément à l&rsquo;Arrêté Interministériel n°1907/MM-MATD-MSPC-MEADD du 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 2015.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Cette mesure, en vigueur du 15 juin au 30 septembre 2024, s&rsquo;inscrit dans un effort de régulation et de sécurisation des sites d&rsquo;orpaillage, souvent sources de tragédies insupportables.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vivre-dignement-et-offrir-un-avenir-meilleur-nbsp"><strong>Vivre dignement et offrir un avenir meilleur&nbsp;</strong></h3>



<p>Mais derrière cette décision nécessaire se cache une réalité bien plus sombre et complexe. Plus de 20 orpailleurs ont trouvé la mort récemment, et plusieurs autres sont portés disparus suite à l&rsquo;effondrement d&rsquo;un site d&rsquo;orpaillage à Kalako, dans le cercle de Yanfolila, région de Bougouni. Ce drame, survenu le 8 juin, n&rsquo;est malheureusement pas un cas isolé. En janvier dernier, un autre effondrement à Kobadani avait déjà coûté la vie à 70 personnes. Ces chiffres terrifiants révèlent la fragilité extrême des conditions de travail dans les mines artisanales d’or du Mali.</p>



<p>Ces jeunes, parfois à peine sortis de l’adolescence, se lancent tête baissée dans ces gouffres d’insécurité, armés uniquement de leur détermination et de leur espoir. Pourquoi prennent-ils de tels risques ? Parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas d&rsquo;autre choix. Dans un pays où la pauvreté et le chômage sévissent, l&rsquo;orpaillage artisanal est souvent la seule solution pour subvenir aux besoins de leurs familles. Les autorités locales, les organisations de la presse et les exploitants des localités concernées sont donc exhortés à respecter strictement cette suspension. Mais comment réagiront-ils face à cette interdiction, sachant que pour beaucoup, c’est une question de survie ?</p>



<p>Chaque drame dans ces mines artisanales est une claque à notre humanité, un rappel brutal de l&rsquo;injustice sociale qui gangrène notre société. Ce ne sont pas seulement des vies que nous perdons à chaque effondrement, ce sont des rêves, des espoirs, des futurs qui s’éteignent sous des tonnes de terre. Les orpailleurs ne cherchent pas seulement de l&rsquo;or, ils cherchent à vivre dignement, à offrir un avenir meilleur à leurs proches.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sacrifier-ses-enfants-sur-l-autel-de-la-survie"><strong>Sacrifier ses enfants sur l’autel de la survie</strong></h3>



<p>Les autorités maliennes peinent à trouver des solutions durables pour réguler et sécuriser ces sites. Les investissements étrangers dans les mines industrielles ne profitent pas aux sites artisanaux, où les conditions de travail frisent souvent l’esclavage moderne. Faranida, Kalako, Kobadani&#8230; ces noms résonnent comme des cris de détresse, des appels à une prise de conscience urgente.</p>



<p>Il est impératif que nous, en tant que société, prenions au sérieux ces tragédies récurrentes. Les autorités doivent mettre en place des mesures de protection et de soutien aux orpailleurs artisanaux, transformer cette quête désespérée en une activité sécurisée et respectueuse des droits humains. La vie de ces jeunes vaut bien plus que quelques grammes d&rsquo;or.</p>



<p>Cette suspension des activités d&rsquo;orpaillage, bien que nécessaire, doit être accompagnée de mesures concrètes et efficaces pour offrir des alternatives viables à ces jeunes. Nous devons transformer cette période de suspension en un temps de réflexion et d’action, pour qu’à la reprise des activités, nous soyons mieux préparés à protéger nos orpailleurs. Le Mali ne peut plus se permettre de sacrifier ses enfants sur l’autel de la survie.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tragédie à Faranida : quand l’espoir se mue en désespoir</title>
		<link>https://saheltribune.com/tragedie-a-faranida-quand-lespoir-se-mue-en-desespoir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 08:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[effondrement d'un mine artisanal]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mine d&#039;or]]></category>
		<category><![CDATA[mines]]></category>
		<category><![CDATA[orpaillage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'effondrement tragique d'un site d'orpaillage au Mali met en lumière les conditions de travail dangereuses dans les mines artisanales d'or.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au Mali, le rêve de richesse se heurte souvent à la dure réalité. Le 8&nbsp;juin, ce rêve s’est transformé en cauchemar pour une vingtaine de jeunes orpailleurs sur le site de Faranida, dans la région de Bougouni. Ce drame rappelle cruellement que, dans ce coin du sud malien, l’espoir de trouver quelques grammes d’or est trop souvent payé au prix fort.</em></strong></p>



<p>Les mines artisanales d’or, véritables gouffres d’insécurité, sont le théâtre régulier de tragédies. À Faranida, le tunnel où s’étaient aventurés les jeunes mineurs s’est effondré, ensevelissant 21 d’entre eux sous les décombres. Le site, situé à Kalako dans la commune de Kalana, est pourtant voisin d’une mine exploitée par la multinationale canadienne Endeavour. Mais ici, point de casques de sécurité ou d’équipements sophistiqués. Juste des jeunes, des adolescents parfois, qui creusent avec une détermination aveugle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-tunnels-de-fortune"><strong>Des tunnels de fortune</strong></h2>



<p>Les victimes de cette tragédie étaient pour la plupart des jeunes, âgés d’une quinzaine à une vingtaine d’années. Leurs nationalités reflètent la diversité de l’orpaillage artisanal au Mali&nbsp;: Maliens, Burkinabè, Guinéens, Ivoiriens, tous unis par la même quête désespérée de survie.</p>



<p>Les informations de la Fédération nationale des orpailleurs du Mali (Fenom) sont claires&nbsp;: les éboulements de ce type sont monnaie courante. Mais pourquoi, malgré le danger omniprésent, ces jeunes continuent-ils de risquer leur vie dans ces tunnels de fortune ? La réponse est simple et tragique&nbsp;: parce qu’ils n’ont pas d’autre choix. Dans un contexte de pauvreté endémique et de chômage galopant, l’orpaillage artisanal est souvent l’unique moyen de subvenir aux besoins de leur famille.</p>



<p>Travailler dans ces conditions, c’est faire face à une multitude de dangers&nbsp;: éboulements, insalubrité, maladies, conflits pour l’or. Les orpailleurs savent qu’un simple faux pas, un mauvais coup de pelle, peut être fatal. Pourtant, chaque matin, ils retournent sous terre, l’espoir chevillé au corps.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avenir-englouti-sous-des-tonnes-de-terre"><strong>Un avenir englouti sous des tonnes de terre</strong></h2>



<p>Les autorités maliennes, conscientes de ces drames récurrents, peinent à trouver des solutions durables. La régulation et la sécurisation des sites d’orpaillage artisanal demeurent un défi colossal. Les investissements étrangers dans les mines industrielles contrastent cruellement avec l’abandon des sites artisanaux, où les conditions de travail frisent l’esclavage moderne.</p>



<p>Faranida n’est pas un cas isolé. C’est le reflet d’un problème plus vaste, plus profond, celui d’une jeunesse sacrifiée sur l’autel de la survie. Ces jeunes ne cherchent pas la fortune, ils cherchent à vivre. À manger. À envoyer leurs frères et sœurs à l’école. Ils rêvent d’un avenir meilleur, mais trop souvent, cet avenir est englouti sous des tonnes de terre.</p>



<p>Chaque éboulement est une claque au visage de l’humanité, un rappel brutal de l’injustice sociale. Ce n’est pas seulement de l’or que ces jeunes cherchent, mais une dignité, un respect, un espoir de jours meilleurs. À chaque corps extrait des décombres, c’est une vie de rêves brisés, de familles endeuillées, de communautés en larmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appel-aux-autorites-et-a-la-communaute-internationale">Appel aux autorités et à la communauté internationale</h2>



<p>Il est temps que les autorités et la communauté internationale se penchent sérieusement sur cette situation. La vie de ces jeunes vaut plus que quelques grammes d’or. Il est urgent de mettre en place des mesures de protection, de régulation, de soutien aux orpailleurs artisanaux. Il faut transformer cette quête désespérée en une activité sécurisée, respectueuse des droits humains.</p>



<p>En attendant, à Faranida, les pioches se sont tues. Le silence règne, lourd et accablant. Les familles pleurent leurs morts, les camarades se serrent les coudes, la terre cache encore ses secrets d’or et de mort. Et quelque part, dans ce silence, résonne un appel à la justice, à l’humanité, à la dignité. Car au fond de ces tunnels, ce sont des vies, des espoirs, des rêves que nous devons sauver.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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