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	<title>Archives des or malien &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des or malien &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Fonds minier de développement local : Pourquoi Bamako change les règles du jeu dans les mines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 13:02:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Fonds minier de développement local transforme la gouvernance minière au Mali, avec des bénéfices directs pour les territoires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La redistribution de plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales marque une étape importante dans la stratégie économique engagée par les autorités maliennes autour du secteur minier. Derrière cette opération se dessine en réalité une transformation progressive de la gouvernance de la rente extractive dans l’un des principaux pays producteurs d’or du continent.</em></strong></p>



<p>Le 12 mars 2026, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités territoriales maliennes dans le cadre du Fonds minier de développement local. Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali. Au-delà d’un simple transfert financier, cette réforme traduit une volonté de repenser la gouvernance de la rente minière dans l’un des principaux pays producteurs d’or d’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-redistribution-inedite-des-revenus-miniers"><strong>Une redistribution inédite des revenus miniers</strong></h2>



<p>Le Mali figure depuis plusieurs années parmi les grands producteurs d’or du continent africain. Ce secteur constitue la première source d’exportation du pays et un pilier essentiel de l’économie nationale. Pourtant, la question de la redistribution des revenus miniers reste un sujet sensible, notamment dans les zones où se concentrent les activités d’extraction.</p>



<p>Le 12 mars 2026, sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, les autorités maliennes ont redistribué plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales dans le cadre du Fonds minier de développement local.</p>



<p>L’objectif est de permettre aux territoires concernés par l’exploitation minière ainsi que l’ensemble des communes de la République du Mali,&nbsp; de bénéficier plus directement des richesses produites sur leur sol.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-un-fonds-minier"><strong>Pourquoi un fonds minier ?</strong></h2>



<p>L’instauration d’un fonds dédié au développement des collectivités répond à un constat largement partagé. Pendant longtemps, les revenus générés par l’exploitation minière ont profité principalement aux entreprises extractives et aux partenaires extérieurs, tandis que les populations locales percevaient peu de retombées visibles.</p>



<p>Le Fonds minier de développement local vise ainsi à corriger ce déséquilibre en finançant directement les plans nationaux, régionaux et communaux de développement.</p>



<p>Concrètement, les entreprises titulaires de titres d’exploitation minière et les opérateurs industriels exploitant des carrières contribuent au fonds à hauteur de 0,75 % de leur chiffre d’affaires trimestriel. Ces ressources sont ensuite redistribuées aux collectivités territoriales afin de financer des projets d’infrastructures, d’équipements publics ou de développement économique local.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-cinq-fonds-crees-par-le-code-minier-de-2023"><strong>Les cinq fonds créés par le Code minier de 2023</strong></h2>



<p>La réforme introduite par le Code minier de 2023 ne se limite pas à la création du Fonds minier de développement local. Elle prévoit également la mise en place de plusieurs mécanismes financiers destinés à structurer et renforcer l’ensemble du secteur extractif.</p>



<p>Au total, cinq fonds ont été institués : le Fonds minier de développement local, le Fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés, le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement des capacités et de la formation, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.</p>



<p>Cette architecture institutionnelle traduit la volonté des autorités maliennes de mettre en place une gouvernance plus intégrée des ressources minières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transformer-la-rente-miniere-en-developpement-territorial"><strong>Transformer la rente minière en développement territorial</strong></h2>



<p>Au-delà de son aspect financier, le Fonds minier de développement local répond à un enjeu politique et économique majeur : transformer la rente extractive en moteur de développement pour les territoires.</p>



<p>Les ressources allouées aux collectivités doivent être intégrées dans leurs programmes d’investissement communautaire, conformément aux plans de développement conclus entre les sociétés minières et les autorités locales.</p>



<p>L’utilisation de ces fonds est également encadrée par des mécanismes de contrôle. Les collectivités doivent produire des rapports annuels validés par les conseils municipaux et régionaux, tandis que les ministères chargés des Mines et des Finances publient un rapport conjoint sur les contributions et l’utilisation des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-issue-des-assises-nationales-de-la-refondation"><strong>Une réforme issue des Assises nationales de la refondation</strong></h2>



<p>La création du Fonds minier de développement local s’inscrit dans une dynamique politique plus large. Elle répond notamment à l’une des recommandations majeures des Assises nationales de la refondation (ANR) organisées en 2021, qui ont appelé à une gestion plus équitable des ressources naturelles.</p>



<p>Cette orientation rejoint également les ambitions de la Vision Mali 2063, qui vise à renforcer la souveraineté économique du pays et à promouvoir un développement territorial plus équilibré.</p>



<p>Si la redistribution de plus de 18 milliards de FCFA marque une étape importante, l’efficacité du fonds dépendra largement de la manière dont les ressources seront utilisées sur le terrain.</p>



<p>Transparence dans la gestion, capacité des collectivités à porter des projets structurants et suivi rigoureux des investissements seront autant de facteurs déterminants pour assurer le succès de cette réforme.&nbsp;</p>



<p>Le président de la transition a rassuré sur la mise en place d’un mécanisme de suivi de l’utilisation des fonds alloués aux collectivités. Ces suivis s’effectueront à partir du niveau communal, ensuite régional et enfin national. Le but est qu’il y ait plus de transparence dans l’utilisation de ce fonds.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, l’État autorise le transfert du permis de la mine d’or de Kobada</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 22:52:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 28 janvier, le Conseil des ministres a autorisé le transfert du permis d'exploitation de la mine d'or de Kobada à une nouvelle société.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Réuni le 28 janvier, le Conseil des ministres malien a autorisé le transfert du permis d’exploitation de la mine d’or de Kobada à une société de droit malien, dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau code minier adopté en 2023.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien a autorisé, mercredi 28 janvier, le transfert du permis d’exploitation de la mine d’or de Kobada, située dans le cercle de Kangaba, à une nouvelle société de droit malien. La décision a été entérinée lors du Conseil des ministres réuni au palais présidentiel de Koulouba, sous la présidence du général Assimi Goïta, président de la transition.</p>



<p>Sur proposition du ministre des Mines, l’exécutif a adopté un projet de décret permettant le passage du permis d’exploitation de grande mine, jusqu’ici détenu par African Gold Group Mali-SARL, à la société Mines de Kobada S.A., entité créée dans le cadre de la réorganisation juridique du projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reevaluation-des-reserves-apres-le-nouveau-code-minier"><strong>Une réévaluation des réserves après le nouveau code minier</strong></h2>



<p>Le gisement de Kobada est connu de longue date. Le permis de recherche initial avait été attribué en 2001 à la Compagnie minière d’or, avant d’être cédé en 2006 à African Gold Group Mali-SARL, après deux renouvellements. Les travaux de prospection menés sur le site ont permis d’identifier des réserves estimées, à l’époque, à 36 millions de tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 1,05 gramme d’or par tonne, soit environ 37,6 tonnes d’or métal.</p>



<p>Sur la base de ces résultats, un permis d’exploitation industrielle avait été accordé en 2015. Mais le projet n’a jamais réellement démarré, la société ayant été confrontée à des difficultés techniques et financières, selon les autorités.</p>



<p>L’adoption, en août 2023, d’un nouveau code minier au Mali a relancé le dossier. African Gold Group Mali-SARL a alors procédé à une nouvelle étude de faisabilité, concluant à des réserves réévaluées à 53,8 millions de tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 0,90 gramme par tonne, soit 1,56 million d’onces d’or contenues, équivalant à 48,52 tonnes d’or métal.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-envoye-aux-investisseurs"><strong>Un signal envoyé aux investisseurs</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, la société a modifié sa structure juridique. Rebaptisée Toubani Resources-SARL en janvier 2023, elle a créé une filiale locale, Toubani Resources Mali-SARL, ainsi qu’une société d’exploitation de droit malien, Mines de Kobada S.A., conformément aux exigences du code minier en vigueur.</p>



<p>Le décret adopté par le Conseil des ministres autorise formellement le transfert du permis d’exploitation à cette nouvelle entité, ouvrant la voie à une possible relance du projet minier. Pour les autorités de transition, cette décision s’inscrit dans une volonté affichée de sécuriser juridiquement les investissements miniers tout en renforçant l’ancrage local des sociétés opérant dans le secteur.</p>



<p>L’or demeure l’un des principaux moteurs de l’économie malienne et une source essentielle de recettes publiques. La relance effective de la mine de Kobada dépendra toutefois de la capacité de l’opérateur à mobiliser les financements nécessaires et à lancer les travaux dans un contexte sécuritaire et économique encore fragile.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, mines: finalement, Barrickgold lâche du lest face à la fermeté de l&#8217;État malien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 07:38:35 +0000</pubDate>
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<p>L'État malien et Barrick Gold ont trouvé un accord après un différend fiscal. Les détails de cette importante entente sont ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>Après plus d&rsquo;un an de différend relatif au paiement de taxes et d&rsquo;impôts consécutif à l&rsquo;application du nouveau&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>C</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ode minier, l&rsquo;État malien et la multinationale canadienne Barrickgold sont finalement parvenus à un accord. La cérémonie de signature du document a eu lieu, le lundi 24 novembre 2025 au ministère de&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l’Économie</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>F</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>inances. C&rsquo;était en présence&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>de Alousséni Sanou</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, du ministre des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>M</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ines</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, Amadou Kéïta</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et, d&rsquo;une délégation de Barrickgold.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Depuis sa prise de fonction en qualité de Président de la transition,&nbsp;le général d&rsquo;Armée Assimi Goïta a fait de la défense des intérêts du peuple son cheval de bataille. C&rsquo;est dans ce cadre qu&rsquo;il a commandité un audit des mines du Mali qui a révélé un manque à gagner pour l&rsquo;État de 300 à 600 milliards de FCFA. Pour&nbsp;que cela ne se reproduise plus, un nouveau&nbsp;Code minier a été adopté en 2023.&nbsp;&nbsp;Ce nouveau texte augmente non seulement &nbsp;la participation nationale à 35% ( État malien : 30% et &nbsp;5% pour les privés maliens) dans les actions , mais aussi supprime les exonérations fiscales accordées aux multinationales au cours de l&rsquo;exploitation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-deux-compagnies-recalcitrantes-nbsp"><strong>Les deux compagnies récalcitrantes&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans le cadre de la mise en œuvre de ce code,&nbsp;en vue de réclamer les arriérés d&rsquo;impôts et taxes aux multinationales, le gouvernement&nbsp;a&nbsp;adopté un projet de modification du décret n°2016-0801/P-RM du 20 octobre 2016 fixant les conditions d’acceptation d’une transaction avant la mise en œuvre de l’action judiciaire dans le cadre des poursuites pour infraction à la&nbsp;réglementation&nbsp;des relations financières extérieures des&nbsp;États&nbsp;membres de l’Union&nbsp;Économique&nbsp;et Monétaire Ouest Africaine.</p>



<p>C&rsquo;était le rapport du&nbsp;ministre de&nbsp;l’Économie&nbsp;et des&nbsp;Finances. C&rsquo;était lors de la session du conseil des ministres du mercredi 11 septembre 2024. Après l&rsquo;adoption de ce décret, les autorités ont mené des actions de sensibilisation auprès des multinationales afin qu&rsquo;elles se confirment aux dispositions du nouveau&nbsp;Code.&nbsp;&nbsp;Hormis&nbsp;le&nbsp;Canadien&nbsp;Barrickgold, toutes les autres compagnies minières, à &nbsp;commencer par la SEMOS-SA (Société d&rsquo;exploitation des mines d&rsquo;or de Sadiola) ont accepté la nouvelle situation en s&rsquo;acquittant des arriérés d&rsquo;impôts et taxes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comprendre-l-opposition-de-barrick-au-gouvernement-malien-nbsp"><strong>Comprendre l’opposition de Barrick au gouvernement malien&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Le&nbsp;ministre de&nbsp;l’Économie&nbsp;et des&nbsp;Finances, lors de la rentrée parlementaire du CNT d&rsquo;octobre 2024, avait indiqué que l&rsquo;État a perçu, à l&rsquo;issue des négociations avec les multinationales minières, 500 milliards FCFA. Les deux compagnies minières récalcitrantes étaient l&rsquo;australien Resolute Mining et le canadien Barrickgold.</p>



<p>Cependant, suite à l&rsquo;interpellation, le vendredi 08 novembre 2024, de son directeur général Terry Holohan et de deux de ses collaborateurs, la société australienne Resolute Mining s&rsquo;est ravisée à respecter les nouvelles dispositions légales.&nbsp;</p>



<p>Dans un communiqué, elle avait déclaré lundi 11 novembre 2024, qu&rsquo;elle verserait 160 millions de dollars (soit 100 milliards F CFA) au gouvernement malien et qu&rsquo;elle avait effectué un premier paiement de 80 millions de dollars et effectuera des paiements ultérieurs d&rsquo;environ 80 millions de dollars dans les mois suivants à partir de ses sources de liquidités existantes. Quant à Barrickgold, il s&rsquo;est totalement insurgé contre la nouvelle loi. Il a ouvert, ainsi, un feuilleton digne d&rsquo;un film hollywoodien qui a pris fin le lundi 24 novembre 2025 par la conclusion d&rsquo;un accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-accord-conforme-au-nouveau-nbsp-c-ode-minier"><strong>Un accord conforme au nouveau&nbsp;</strong><strong>C</strong><strong>ode minier</strong><strong></strong></h2>



<p>Il prévoit une série de concessions mutuelles. &nbsp;Par rapport à la clôture&nbsp;de l&rsquo;arbitrage et libération des employés,&nbsp;Barrick s&rsquo;engage à abandonner son arbitrage en cours auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID).&nbsp;En retour, le gouvernement malien s&rsquo;engage à retirer toutes les accusations portées contre Barrick et à libérer immédiatement quatre de ses employés qui étaient retenus.&nbsp;En outre, il&nbsp;met fin à la mise sous administration provisoire du complexe Loulo-Gounkoto, restituant le contrôle opérationnel complet à Barrick.&nbsp;</p>



<p>Concernant l&rsquo;alignement sur le nouveau&nbsp;Code&nbsp;minier, Barrickgold s&rsquo;engage à s&rsquo;y conformer. D&rsquo;après le ministre d l&rsquo;Economie et des&nbsp;Finances, Alousséni Sanou, l&rsquo;accord va permettre d&#8217;empocher annuellement 220 milliards de F CFA.&nbsp;</p>



<p>Par ailleurs, selon le&nbsp;média&nbsp;américain « <em>Bloomberg</em>« ,&nbsp;dans une publication du mardi 25 novembre 2025,&nbsp;le règlement du litige s’accompagne du versement par la compagnie de 244 milliards FCFA (environ 430 millions USD) à&nbsp;l&rsquo;État malien. Et,&nbsp;le média américain d&rsquo;ajouter que Barrick versera 144 milliards FCFA au gouvernement malien, dans les six jours suivant la signature de l’accord. Barrick ayant déjà remis 50 milliards FCFA l’année dernière dans le cadre du règlement du litige, la compagnie ne devra compléter que 50 milliards FCFA, par le biais de crédits de TVA ( Taxe sur la valeur ajoutée).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-differend-a-plusieurs-rebondissements-nbsp"><strong>Un différend à plusieurs rebondissements&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Pour faire respecter le nouveau&nbsp;Code, les&nbsp;autorités&nbsp;avaient procédé, le 25 septembre 2024, à l&rsquo;arrestation de quatre hauts cadres de la compagnie canadienne Barrickgold. &nbsp;Après quelques jours de détention, ils ont été élargis suite à un accord portant sur le paiement de ce que la compagnie doit à l&rsquo;État, soit plus de 300 milliards F CFA.&nbsp;</p>



<p>Selon cet accord, Barrickgold avait indiqué qu&rsquo;il allait verser, en octobre 2024, 50 milliards de FCFA. Mais&nbsp;l’État&nbsp;avait indiqué, le 23 octobre 2024, à &nbsp;travers un communiqué conjoint de deux ministres (&nbsp;Economie et&nbsp;Finances,&nbsp;Mines), que Barrickgold n&rsquo;avait pas tenu ses engagements.&nbsp;</p>



<p>Suite à cela, le pôle judiciaire national économique et financier a émis un mandat d&rsquo;arrestation, le 04 décembre 2024, à l&rsquo;encontre de Mark Bristow, directeur général à l&rsquo;époque de Barrickgold et de Cheick Oumar Coulibaly, directeur général du complexe « Gounkoto-Loulo ». En sus, les autorités nationales ont décidé d&rsquo;interdire la sortie du pays du stock d&rsquo;or de trois (03) tonnes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nomination-d-une-nbsp-administration-provisoire-nbsp"><strong>Nomination d’une&nbsp;</strong><strong>administration provisoire&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>En réaction à cet acte de&nbsp;l’État&nbsp;malien, le directeur général de Barrickgold, dans un communiqué de presse publié depuis Toronto (Canada) le 06 janvier 2025, a estimé que le blocage de son stock d&rsquo;or va affecter la bonne marche de ses activités et que ce sont 8000 maliens travaillant directement et indirectement avec sa mine, qui vont en pâtir. Dans le même communiqué, Mark Bristow a souligné que des employés de sa compagnie sont injustement incarcérés au Mali suite à des accusations sans fondement. Il dit avoir porté le différend qui l&rsquo;oppose à l&rsquo;État malien devant le centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Un procès qu&rsquo;il a perdu.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, le 11 janvier 2025, l&rsquo;État malien a pris une ordonnance judiciaire de saisie du stock d&rsquo;or prêt à sortir du pays. Face à cette nouvelle situation, Barrick Gold a décidé de suspendre ses activités dans sa mine malienne de Loulo-Gounkoto. Pour combler ce vide, le 16&nbsp;juin 2025, le tribunal de commerce de Bamako a ordonné la mise sous administration provisoire pour six mois du complexe Loulo-Gounkoto, et a nommé l’ancien ministre de la&nbsp;Santé, expert-comptable de profession, Soumana Makadji, pour en assurer la gestion.&nbsp;</p>



<p>Les autorités maliennes ont également bloqué les exportations d’or issues du site et procédé à la saisie de plusieurs autres stocks d&rsquo;or appartenant aux filiales locales de Barrick. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;environ trois tonnes d’or ont été transportées par hélicoptère sur ordre du gouvernement depuis Loulo-Gounkoto, une opération que la Barrickgold avait qualifiée d’illégale. La compagnie canadienne avait aussi affirmé que l’administrateur provisoire a tenté de vendre une partie de ses réserves afin de financer des activités sur place.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-changement-a-la-tete-de-la-compagnie-nbsp"><strong>Changement à la tête de la compagnie&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Face à toutes ces mesures, Barrickgold a engagé une procédure d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), invoquant la violation des conventions minières en vigueur.&nbsp;En septembre 2025, le sud-africain Mark Bristow&nbsp;a&nbsp;démissionné de la tête de la compagnie canadienne. Et, Mark Hill a été nommé cille intérimaire. Le nouveau patron a tout de suite relancé les négociations avec l&rsquo;État malien. Ce qui a abouti à l&rsquo;accord du 24 novembre 2025.</p>



<p>Il faut signaler que le&nbsp;dénouement de ce différend a été possible grâce à la fermeté des autorités quant à l&rsquo;application des textes et à la préservation des intérêts nationaux. Une fermeté qui est incarnée par le ministre des&nbsp;Mines et son collègue de l&rsquo;Economie et des&nbsp;Finances. A cela, il faut ajouter la nomination stratégique d&rsquo;Hilaire Bébian Diarra comme conseiller spécial du Président de la transition. Diarra est un expert minier malien&nbsp;devenu une figure respectée de l’industrie aurifère en Afrique de l’Ouest. Il a été directeur général de la mine d&rsquo;or de Tongo ( Côte d&rsquo;Ivoire) appartenant à Barrickgold qui l&rsquo;a vendue.&nbsp;</p>



<p><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fin du litige minier : l’État malien obtient 220 milliards FCFA par an  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 10:24:37 +0000</pubDate>
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<p>Le Litige minier Mali-Barrick Gold est résolu. Un nouvel accord apporte des bénéfices financiers significatifs pour le Mali.</p>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, le coup de maître de Bamako face au géant Barrick</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 08:28:59 +0000</pubDate>
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<p>La nomination de Hilaire Diarra à la présidence du Mali marque un tournant dans le secteur minier et face à Barrick.</p>
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<p><strong><em>En débauchant Hilaire Diarra, figure respectée du secteur minier et ancien cadre stratégique de Barrick, les autorités maliennes de la transition marquent un point décisif dans le bras de fer engagé avec le géant canadien. Désormais, c’est l’État malien qui impose son tempo et non les multinationales.</em></strong><em></em></p>



<p>Nouvelle déconvenue pour Barrick Mining. Après avoir vu, le 16&nbsp;juin dernier, la mine stratégique de Loulo-Gounkoto placée sous administration provisoire, le groupe canadien vient de subir une nouvelle perte symbolique, mais hautement politique.&nbsp;&nbsp;Hilaire Bebian Diarra, ex-directeur général de la mine d’or de Tongon (Côte d’Ivoire), a été nommé en août conseiller spécial du président de la Transition, le général Assimi Goïta.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-hautement-strategique"><strong>Un choix hautement stratégique</strong></h2>



<p>Spécialiste reconnu en sciences de la Terre, Diarra n’est pas un technicien ordinaire. C’est l’un des cadres les plus expérimentés du secteur aurifère ouest-africain, ayant longtemps travaillé au cœur des opérations de Barrick. Son ralliement à Bamako consacre une bascule. Le Mali, troisième producteur d’or du continent, démontre qu’il n’entend plus laisser à des sociétés étrangères le monopole du savoir-faire et du pilotage stratégique.</p>



<p>Cette nomination intervient dans un contexte où les autorités de Transition ont multiplié les signaux de fermeté vis-à-vis des multinationales extractives. L’or, ressource vitale qui représente près de 75 % des recettes d’exportation du pays, ne peut plus être un simple gisement de rente pour des intérêts extérieurs. L’arrivée de Diarra au palais de Koulouba illustre une logique désormais assumée. Il s’agit de transformer le capital humain et l’expertise locale en levier de souveraineté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-au-dela-du-mali"><strong>Un signal au-delà du Mali</strong></h2>



<p>Pour Barrick, la perte est double. D’un côté, le groupe est affaibli par la mise sous tutelle de Loulo-Gounkoto, fleuron de sa présence au Mali ; de l’autre, il voit l’un de ses anciens piliers régionaux rejoindre l’adversaire. Au-delà du symbole, c’est tout un rapport de force qui bascule. À Bamako, certains évoquent déjà « <em>la fin du temps des concessions </em>» où les États se contentaient de royalties symboliques en échange de ressources stratégiques.</p>



<p>Avec ce recrutement, le Mali laisse comprendre que le temps de la dépendance est révolu, place à l’affirmation souveraine. Dans le Sahel confédéré au sein de l’AES (Mali, Burkina Faso, Niger), cette décision est perçue comme une étape supplémentaire d’un processus irréversible, à savoir la maîtrise nationale des ressources naturelles.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : cinq ans pour briser le miroir colonial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 10:31:21 +0000</pubDate>
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<p>Cinq ans de souveraineté : une transition qui a ouvert les yeux sur les vérités cachées du néocolonialisme en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Cinq années de transition ont suffi à mettre à nu ce que l’on taisait depuis des décennies : la duplicité des interventions militaires occidentales, le piège dans la diplomatie, le pillage organisé des ressources africaines. Au Mali, la rupture assumée avec l’Occident a ouvert les yeux d’un continent entier. Désormais, le mensonge néocolonial ne passe plus.</em></strong></p>



<p>On se souvient du fracas du 18 août 2020. Un coup d’État militaire, vite suivi d’un second, faisait basculer le Mali dans ce que d’aucuns appellent encore avec dédain « <em>une parenthèse</em> ». Cinq ans plus tard, il faut se rendre à <a href="https://saheltribune.com/le-second-mandat-de-donald-trump-un-miroir-des-defis-de-lafrique-et-du-monde/">l’évidence</a> ; cette transition, prolongée, mal aimée à l’étranger, souvent décriée par les commentateurs de salon, aura produit un effet inattendu. Elle a décillé les yeux. Pas seulement ceux des Maliens, mais, par ricochet, ceux d’un continent entier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plus-barkhane-montait-en-puissance-plus-les-drapeaux-noirs-s-etendaient"><strong>Plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient</strong></h2>



<p>Car sous nos tropiques, il est des vérités qu’on savait, qu’on chuchotait, mais qu’on n’osait pas dire trop fort, bien que des groupements de citoyens commençaient déjà à les dénoncer à travers des manifestations ou des lettres ouvertes. La transition malienne, elle, les a jetées à la face du monde. L’échec français dans la guerre contre le terrorisme ? Acté. La duplicité du franc CFA, cette monnaie coloniale qui perdure sous un vernis d’indépendance ? Révélée. Le pillage en règle des ressources naturelles africaines par des <a href="https://saheltribune.com/souverainete-economique-le-mali-rachete-la-mine-dor-de-morila/">multinationales étrangères </a>? Démontré, preuves à l’appui.</p>



<p>Et voilà qu’au détour d’une <a href="https://saheltribune.com/bnda-un-capital-majoritairement-nationalise-pour-le-developpement-agricole/">décision de souveraineté</a> — l’expulsion des forces Barkhane en 2022 — le peuple malien découvre que neuf années de présence militaire française avaient non pas réduit la menace djihadiste, mais coïncidé avec son expansion. Cruelle ironie : plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient. À Bamako, les autorités parlent aujourd’hui de libération. Et dans les rues de Ouagadougou ou de Niamey, des foules acclament ce choix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nationalisation-des-mines-strategiques-nbsp"><strong>Nationalisation des mines stratégiques&nbsp;</strong></h2>



<p>Autre tabou brisé : celui du franc CFA. Depuis 1945, cet instrument sert d’ancrage aux économies d’Afrique de l’Ouest. Mais à qui profite-t-il ? Certainement pas aux peuples. Comme le rappelait&nbsp;<a href="https://bamada.net/ce-nest-pas-une-monnaie-africaine-le-franc-cfa-est-un-obstacle-a-la-souverainete-economique-du-continent-affirme-le-professeur-moussa-diallo">un économiste malien</a>&nbsp;en 2024 : «&nbsp;<em>Le CFA, celui qui le détient ne l’utilise pas. Celui qui l’utilise, ne le détient pas.&nbsp;</em>» En d’autres termes, une monnaie sans souveraineté. Quand Bamako décide d’ouvrir ce débat, c’est tout un continent qui réalise l’absurdité d’un système monétaire sous tutelle.</p>



<p>Et puis il y a l’or. Ce métal qui brille à Londres et à Dubaï, mais qui laisse la terre malienne exsangue. <a href="https://www.africangoldreport.org/fr/mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soixante-cinq tonnes</a> extraites chaque année, dont les profits échappent largement au pays. En janvier 2025, la <a href="https://lactualite.com/actualites/le-mali-saisit-trois-tonnes-dor-de-la-canadienne-barrick-dans-un-litige-fiscal/#:~:text=Un%20haut%20responsable%20de%20Barrick,pas%20autoris%C3%A9%20%C3%A0%20parler%20publiquement." target="_blank" rel="noreferrer noopener">saisie de trois tonnes d’or</a> appartenant à Barrick Gold, d’une valeur de 240 millions d’euros, a servi d’électrochoc. Pour la première fois, l’opinion découvre comment ses richesses étaient siphonnées par des compagnies étrangères sous couvert de contrats léonins. Depuis, le Burkina Faso et le Niger ont suivi, nationalisant à leur tour des mines stratégiques.</p>



<p>Faut-il encore parler de l’uranium ? Ressource vitale pour les centrales françaises, dont&nbsp;<a href="https://afriquexxi.info/L-uranium-nigerien-au-service-de-la-grandeur-de-la-France">30 % provenait</a>&nbsp;du seul Niger. On comprend mieux, dès lors, l’obsession sécuritaire de Paris dans la région. Il ne s’agissait pas seulement de protéger Bamako, Niamey ou Ouagadougou, mais aussi d’assurer le courant électrique de Marseille et de Lyon.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-voile-s-est-leve"><strong>Le voile s’est levé</strong></h2>



<p>Ce qui s’esquisse, c’est une recomposition géopolitique. Au Mali, la coopération avec Moscou et Pékin, moquée par les chancelleries occidentales, a permis d’affirmer une évidence : l’Afrique n’est pas condamnée à choisir toujours la même tutelle. En septembre 2024, l’élévation des relations Mali–Chine au rang de <a href="https://www.studiotamani.org/171664-le-mali-et-la-chine-vers-un-partenariat-strategique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>partenariat stratégique </em>»</a> illustre cette diversification. Quant à la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), en septembre 2023, confédération entre Mali, Niger et Burkina, elle marque un séisme politique : sortie de la CEDEAO, projet de monnaie commune, solidarité régionale affichée.</p>



<p>Bien sûr, tout n’est pas rose. La situation sécuritaire demeure précaire, les attaques djihadistes continuent, l’économie malienne souffre d’un assèchement des financements extérieurs. Mais l’essentiel est ailleurs : le voile s’est levé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-a-servi-de-miroir"><strong>Le Mali a servi de miroir</strong></h2>



<p>Car ce que cinq années de transition ont légué, c’est un vocabulaire, une grille de lecture nouvelle. « <em><a href="https://saheltribune.com/aes-la-souverainete-au-coeur-de-lengagement/">Souveraineté</a></em> », « <em>panafricanisme</em> », « <em>anti-impérialisme</em> » : des mots qu’on croyait désuets, qu’on entendait dans les manuels d’histoire, et qui redeviennent des armes politiques. Pour la jeunesse africaine, hyperconnectée et avide d’images, c’est un récit mobilisateur. Les « <em>videomans</em> » maliens qui relaient en bambara les discours anti-impérialistes d’Assimi Goïta touchent plus de cœurs que n’importe quelle dépêche de l’AFP.</p>



<p>Alors oui, il y a des limites, des excès, des contradictions. Mais il y a aussi une certitude : le Mali a servi de miroir. Dans ce miroir, les Africains ont vu l’étendue du pillage, la complicité de leurs élites, et la possibilité d’un autre chemin. Que ce chemin mène au salut ou au désastre, l’histoire le dira. Mais une chose est sûre : les yeux sont désormais ouverts.</p>



<p>Et un continent qui ouvre les yeux ne les referme jamais.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cession à l’Etat des mines de Morila et de Yatela : une grande avancée dans la souveraineté de l&#8217;exploitation minière</title>
		<link>https://saheltribune.com/cession-a-letat-des-mines-de-morila-et-de-yatela-une-grande-avancee-dans-la-souverainete-de-lexploitation-miniere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 09:16:30 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les enjeux de la cession à l’État des mines de Morila et de Yatela pour l'avenir du secteur minier au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Depuis l&rsquo;audit du secteur minier en 2022-2023 qui a abouti à des réformes majeures, les autorités de la transition, sous le leadership du Général d&rsquo;armée Assimi Goïta, ne cessent de poser des actes qui vont dans le sens de l&rsquo;appropriation par l&rsquo;État de l&rsquo;exploitation minière au bénéfice exclusif du peuple malien. L&rsquo;un des tous derniers actes est la cession de deux importantes mines à l&rsquo;État.</em></strong></p>



<p>L&rsquo;information est tombée à l&rsquo;issue de la session du Conseil des ministres du vendredi 27 juin 2025. C&rsquo;est sur le rapport du ministre des Mines, que cette session a adopté&nbsp;&nbsp;deux projets de décret portant respectivement cession à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM SA) des actions de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Yatéla-S.A. et de celles de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Morila-S.A.&nbsp;</p>



<p>Ces projets de décret, adoptés, consacrent la cession, à titre gratuit, de l’intégralité des actions détenues par l’État dans les sociétés Yatéla S.A. et Morila S.A. à la SOREM S.A. la société d&rsquo;État au capital 100% public. Les deux mines d’or rétrocédées sont confrontées à des difficultés dans leur gestion, en raison de l’absence d’organes de décision suite au départ des sociétés opératrices, qu’il convient de corriger. Toutefois, chacune d&rsquo;elles a sa propre spécificité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eviter-la-fermeture-et-sauvegarder-les-emplois-a-yatela"><strong>Éviter la fermeture et sauvegarder les emplois à Yatéla</strong></h2>



<p>Selon le communiqué, l’exploitation de la Mine de Yatéla a subi l’influence négative de la baisse du cours de l’or en 2013 qui a conduit à l’arrêt de ses activités en 2016, alors que les réserves ne sont pas totalement épuisées. «&nbsp;<em>Pour éviter la fermeture de la mine et sauvegarder les emplois, l’État du Mali et la Société Sadiola Exploration Limited ont signé, le 16 octobre 2024, un contrat de cession d’actions permettant à l’État d’acquérir les 80% des actions qu’elle détient dans la Société des Mines d’Or de Yatéla&nbsp;»,&nbsp;</em>souligne le communiqué.&nbsp;</p>



<p>Avec la signature et l’entrée en vigueur du contrat de cession, l’opérateur minier Sadiola Exploration Limited s’est retiré en laissant à l’État la conduite de l’ensemble des opérations. A noter que la Société des Mines d’Or de Yatéla S.A. a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or du même nom. Son capital était détenu à 80% par Sadiola Exploration Limited et à 20% par l’État du Mali.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-continuer-l-exploitation-des-ressources-auriferes-mises-en-evidence"><strong>Continuer l’exploitation des ressources aurifères mises en évidence</strong></h2>



<p>Telle est la motivation principale des autorités en reprenant en main la Société des Mines de Morila qui a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or de Morila. Son capital est détenu par l’État malien à hauteur de 20%, Anglogold Ashanti à 40% et Randgold Resources à 40%.&nbsp;</p>



<p>D&rsquo;après le communiqué du conseil des ministres, la Société Randgold Resources, opératrice de la mine de Morila jusqu’en 2019, n’ayant plus d’intérêt à développer et à exploiter le potentiel de la mine, a entamé les procédures de sa fermeture. Et le communiqué de poursuivre que c’est dans cette situation que le 10 novembre 2020, la Société Firefinch Limited a acquis les parts actionnariales de 80% des Sociétés Barrick Gold Corporation et Anglogold-Ashanti au sein de la Société des Mines d’Or de Morila S.A.&nbsp;<em>«&nbsp;La Société Firefinch, après avoir entrepris des travaux de forage avec des résultats probants, a rencontré de nombreuses difficultés qui l’ont amenée à abandonner, en 2022, la mine laissant des passifs environnementaux et financiers importants&nbsp;»</em>, précise le communiqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pres-de-800-millions-de-dollars-collectes-en-2024"><strong>Près de 800 millions de dollars collectés en 2024</strong></h2>



<p>Afin de continuer l’exploitation des ressources aurifères mises en évidence suite aux travaux de Firefinch, de préserver les emplois et de promouvoir le développement durable local, l’État du Mali a signé, le 6 mai 2024, un protocole d’Accord avec la Société Firefinch qui prévoit la reprise de la mine de Morila par l’État du Mali, peut-on lire dans le communiqué.</p>



<p>Il faut noter que depuis la mise en œuvre des réformes minières, le Mali connaît une hausse spectaculaire de ses revenus issus de l’or. Selon les données récemment publiées par le ministère des Mines, le pays devrait engranger 1,4 milliard de dollars en 2024 grâce à l’exploitation aurifère, soit une hausse de 52,5 % par rapport à l’année précédente. Elles ont particulièrement permis au Mali de renforcer son contrôle sur les entreprises minières, en limitant notamment les transferts de bénéfices vers l’étranger. En 2024, environ 800 millions de dollars ont été collectés par l’État malien sous forme d’impôts et de redevances minières.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mines d’or de Yatéla et Morila : l’État malien reprend le contrôle pour relancer l’exploitation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 08:52:10 +0000</pubDate>
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<p>La cession des actions de l'État dans les mines d'or de Morila et Yatela vise à renforcer la souveraineté nationale au Mali.</p>
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<p><strong><em>Lors du Conseil des ministres du vendredi&nbsp;27&nbsp;juin, le gouvernement, sur rapport du ministère des Mines, a adopté deux décrets actant la cession à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali (SOREM-Mali S.A.) des actions détenues par l’État dans les mines d’or de Yatéla et Morila. Cette décision stratégique vise à relancer l’exploitation de ces sites en difficulté, sauvegarder les emplois menacés et renforcer la souveraineté nationale sur des ressources aurifères clés pour l’économie malienne.</em></strong></p>



<p>Cette décision illustre la volonté du gouvernement malien de redonner un nouveau souffle à ces sites miniers emblématiques, confrontés depuis plusieurs années à des difficultés structurelles et financières. Elle répond aussi à un objectif plus large : renforcer la souveraineté nationale sur les ressources naturelles et valoriser durablement le potentiel minier du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-yatela-et-morila-deux-mines-au-parcours-seme-d-embuches"><strong>Yatéla et Morila, deux mines au parcours semé d’embûches</strong></h2>



<p>La Société des Mines d’Or de Yatéla S.A., créée en 2000, exploitait le gisement aurifère du même nom, détenu à 80&nbsp;% par Sadiola Exploration Limited et 20&nbsp;% par l’État malien. Mais la forte baisse du cours de l’or en 2013 a gravement compromis la rentabilité du site, entraînant l’arrêt des activités en 2016, malgré des réserves encore exploitables.</p>



<p>Pour éviter une fermeture définitive et préserver des centaines d’emplois directs et indirects, l’État et Sadiola Exploration Limited ont signé, le 16&nbsp;octobre 2024, un contrat de cession permettant au Mali d’acquérir la totalité des parts détenues par son partenaire étranger. Depuis cette opération, la gestion de la mine est passée sous contrôle exclusif de l’État.</p>



<p>De son côté, la mine d’or de Morila, également fondée en 2000, était détenue à 20&nbsp;% par l’État malien et à 40&nbsp;% respectivement par Anglogold Ashanti et Randgold Resources. Après avoir longtemps contribué de manière significative à l’économie nationale, la mine a vu son opérateur principal, Randgold Resources, se retirer en 2019, entamant les procédures de fermeture. En novembre 2020, la société Firefinch Limited reprend les 80&nbsp;% de parts détenues par les sociétés étrangères, engage des travaux de forage prometteurs, mais se retire à son tour en 2022, confrontée à de lourdes difficultés financières et environnementales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nouvel-elan-avec-la-sorem-mali-s-a"><strong>Un nouvel élan avec la SOREM-Mali S.A.</strong></h2>



<p>Face à ces difficultés, l’État malien a réagi pour éviter l’abandon complet des sites et la perte d’emplois. À Yatéla, le transfert des parts permet de réorganiser la gouvernance et de relancer les activités grâce à la SOREM-Mali S.A. Pour Morila, un protocole d’accord signé le 6&nbsp;mai 2024 entre l’État et Firefinch ouvre la voie à la reprise du site par le Mali, afin de valoriser les ressources encore disponibles, réhabiliter les terrains affectés et maintenir les emplois locaux.</p>



<p>Le Conseil des ministres a ainsi validé la cession, à titre gratuit, de toutes les actions de l’État dans ces deux sociétés minières à la SOREM-Mali S.A., un acteur public mieux structuré pour conduire la relance. L’objectif est d’assurer une exploitation plus efficace, responsable et durable des gisements, tout en renforçant la contribution du secteur minier au développement socio-économique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pas-vers-plus-de-souverainete-et-de-developpement-durable"><strong>Un pas vers plus de souveraineté et de développement durable</strong></h2>



<p>Avec ces décisions, le Mali affirme sa volonté de reprendre la main sur son patrimoine minier et de mieux maîtriser la chaîne de valeur de l’or, ressource vitale pour son économie. La relance de Yatéla et Morila ne vise pas seulement à accroître la production d’or, mais aussi à garantir la protection de l’environnement, la création d’emplois durables et la participation active des communautés locales.</p>



<p>En confiant ces missions à la SOREM-Mali S.A., le gouvernement inscrit ces projets dans une stratégie plus large de souveraineté économique et de développement durable, pour que la richesse du sous-sol malien profite davantage au pays et à ses citoyens.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Kazan, Goïta redessine les contours de l’axe Mali-Russie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 10:33:13 +0000</pubDate>
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<p>La visite du Président Goïta à Kazan révèle les ambitions diplomatiques du Mali avec un partenaire clé en Russie.</p>
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<p><strong><em>Dans l’ombre du Kremlin, l’autre cœur battant de la Russie a tendu la main au Mali. À Kazan, capitale industrielle du Tatarstan, le Président Assimi Goïta a trouvé plus qu’un partenaire technique : un miroir stratégique pour les ambitions industrielles, éducatives et diplomatiques de Bamako. À la clé, des partenariats concrets, une convergence géopolitique assumée, et un message limpide : le Mali regarde vers l’Est, mais pas seulement Moscou.</em></strong></p>



<p>Depuis que le Mali a choisi de diversifier ses alliances, la boussole diplomatique de Bamako n’a eu de cesse d’explorer de nouveaux azimuts. Après Moscou, c’est à Kazan que le Général Assimi Goïta a posé sa vision d’un partenariat au pluriel. Une visite discrète, certes, mais lourde de signification. Dans la logique d’une diplomatie décentralisée, Kazan, capitale d’un Tatarstan aussi musulman qu’industriel, s’est imposée comme l’un des carrefours potentiels du «&nbsp;<em>Mali nouveau&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kazan-capitale-d-un-pacte-industriel-en-gestation"><strong>Kazan, capitale d’un pacte industriel en gestation</strong></h2>



<p>Le 25 juin 2025, à l’aéroport international de Kazan, l’accueil est soigné, presque cérémonial. Pain et sel selon le rite russe, tchak-tchak à la mode tatare – rien n’est laissé au hasard. Le Président Roustam Minnikhanov, en homme d’affaires averti, reçoit son homologue malien avec une chaleur toute orientale, entouré de figures de poids comme le vice-ministre russe de la Défense, Iounous-Bek Evkourov. L’enjeu dépasse le symbolique, il s’agit d’arrimer le Mali à l’écosystème économique et industriel le plus dense de la Fédération de Russie.</p>



<p>Pourquoi Kazan ? Parce que cette ville est le noyau dur d’une Russie industrielle qui ne dit pas son nom. Ici sont conçus les célèbres hélicoptères Mi-8 et Mi-38, produits dans les ateliers des Hélicoptères Kazan. Là-bas, les camions Kamaz, véritables monstres de la route, sortent chaque jour des chaînes de montage. Ce savoir-faire intéresse Bamako au plus haut point. Goïta ne s’en cache pas : la coopération avec Kamaz et d’autres géants industriels est en ligne de mire. Objectif ? Réindustrialiser le Mali, secteur par secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-l-or-malien-a-la-haute-technologie-tatare"><strong>De l’or malien à la haute technologie tatare</strong></h2>



<p>Les discussions entre les deux délégations ne sont pas restées lettre morte. Déjà, le projet de raffinerie d’or à Bamako, porté par la société Yadran, avance. Mais Kazan veut voir plus loin : exploitation minière, agro-industrie, transfert de technologie, infrastructures, tout est sur la table. Et la formule magique est lancée par Minnikhanov lui-même : «&nbsp;<em>L’Afrique est un partenaire stratégique.</em>&nbsp;» Traduction : le Tatarstan veut sa part de l’or noir, jaune, vert du continent, et le Mali pourrait bien en être la porte d’entrée.</p>



<p>La force du Tatarstan ne se limite pas à l’industrie lourde. Avec ses universités de haut niveau, Kazan accueille aujourd’hui 35 étudiants maliens. Goïta l’a compris. C’est aussi dans les amphis que se dessinent les coopérations durables. Minnikhanov, habile, pousse le curseur plus loin en conviant le Mali au prochain Forum Russie-Monde islamique de 2026. Entre finance islamique, industries halal et diplomatie spirituelle, l’offre est complète. Et le message sous-jacent est clair : ici, à l’est de Moscou, l’Afrique n’est pas un prétexte, mais une priorité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-kazan-prelude-a-une-nouvelle-route-de-la-cooperation-russo-malienne"><strong>Kazan, prélude à une nouvelle route de la coopération russo-malienne ?</strong></h2>



<p>Dans un contexte où l’axe Bamako-Moscou se consolide autour d’un nouveau logiciel sécuritaire, le détour par Kazan ressemble à une manœuvre fine. Loin du ton martial, cette escale tataro-malienne fait la part belle à l’économie, à la formation, à l’avenir. C’est la diplomatie des outils et non celle des slogans, à l’image d’un Mali qui veut écrire sa propre équation géopolitique.</p>



<p>Si la visite de Goïta en Russie restera marquée par la signature de trois accords majeurs à Moscou, c’est peut-être à Kazan que s’est dessiné l’avenir industriel du Mali. En pariant sur le Tatarstan, Bamako pose les jalons d’un partenariat ciblé, équilibré, fondé sur la complémentarité. Dans le grand jeu russo-africain, le Mali ne joue plus le rôle d’un pion. Il avance, stratégie en main, sur plusieurs échiquiers. Et Kazan pourrait bien en être l’un des coups les plus prometteurs.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Construction de la raffinerie d’or du Mali : la fin du tout-export, le début du raffinement national</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 14:00:04 +0000</pubDate>
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<p>La raffinerie d’or du Mali marque un tournant économique. Apprenez-en davantage sur ses implications pour le pays.</p>
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<p><strong><em>À Bamako, le 16&nbsp;juin 2025, le Président Assimi Goïta a lancé les travaux d’une infrastructure stratégique&nbsp;: la première raffinerie d’or du Mali. Portée par un partenariat inédit avec le groupe russe Yadran, cette initiative marque un tournant décisif dans l’histoire industrielle et économique du pays.</em></strong><em></em></p>



<p>Dans la douceur d’un ciel couvert, mais dans l’éclat des grandes décisions&nbsp;et devant une assistance mêlant autorités, diplomates et figures coutumières, le Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition, a posé la première pierre de ce qui s’annonce comme le joyau industriel du Mali post-refondation&nbsp;: une raffinerie d’or d’une capacité annuelle de 200&nbsp;tonnes, située à Senou, en commune&nbsp;VI du district de Bamako.</p>



<p>La symbolique est forte. Pour un pays classé 3 ᵉ producteur d’or d’Afrique, mais longtemps confiné à l’exportation de minerai brut, cette raffinerie incarne un saut qualitatif vers la souveraineté économique. L’État malien en détiendra 62&nbsp;% du capital via la société SOREM S.A., tandis que Yadran — partenaire russe stratégique — apportera l’expertise technologique et financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-or-du-mali-enfin-raffine-au-mali"><strong>L’or du Mali, enfin raffiné au Mali</strong></h2>



<p>«<em> Ce que nous construisons, ce n’est pas simplement une usine. Nous construisons des emplois, des recettes pour l’État, et une nouvelle économie où le Mali n’est plus un simple fournisseur de matière première, mais un acteur industriel respecté dans la région </em>» a affirmé Sedan Veselinovic, représentant du groupe Yadran. Sa prise de parole, ponctuée de promesses concrètes, a dressé le portrait d’un complexe ultramoderne sur 5&nbsp;hectares, doté de laboratoires, d’entrepôts, de systèmes logistiques aux standards internationaux — et surtout, de capacités d’accueil pour former et insérer les jeunes maliens dans la chaîne de valeur aurifère.</p>



<p>Le projet n’a rien d’un simple chantier d’apparat. « <em>La raffinerie pourra traiter non seulement l’or malien, mais également celui des pays voisins comme le Burkina Faso, qui produit plus de 57&nbsp;tonnes par an. Ce sera un centre régional de transformation des métaux précieux, </em>» a renchéri Irek Salikhov, président du groupe Yadran. Avant de conclure&nbsp;: « <em>Ce projet est le premier résultat concret du dialogue stratégique russo-malien. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-souverainiste-traduite-en-actes"><strong>Une vision souverainiste traduite en actes</strong></h2>



<p>Cette raffinerie s’inscrit dans la continuité des réformes initiées par le gouvernement de Transition sous la houlette du ministre des Mines, Amadou Keïta. Depuis 2022, Bamako multiplie les initiatives&nbsp;: audit des contrats miniers, création de la SOREM, relèvement des parts de l’État dans les projets miniers, obligation pour les exploitants d’affiner l’or localement&#8230; Une ligne claire s’impose&nbsp;: faire de l’or un levier de développement maîtrisé et redistributif.</p>



<p>«<em> Cette usine est la réponse concrète à des décennies d’attentes populaires. Elle est l’incarnation matérielle d’un Mali qui ne brade plus son sous-sol, mais en fait le socle d’une économie souveraine, intégrée et résiliente,</em> » a martelé le ministre Amadou Keïta dans un discours empreint de détermination.</p>



<p>Il a rappelé que, malgré ses 55&nbsp;tonnes d’or annuelles, le Mali perdait jusqu’à présent une part substantielle de sa richesse dans l’export brut, sans transformation locale. Ce «<em> manque à gagner </em>», selon ses termes, sera désormais converti en infrastructures, en formations, et en revenus budgétaires durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-pour-l-economie-et-la-memoire"><strong>Un projet pour l’économie&#8230; et la mémoire</strong></h2>



<p>Ce chantier industriel, voulu par les plus hautes autorités du pays, revêt également une portée sociale et identitaire. La maire de la commune&nbsp;VI, Mme Coulibaly Salimata Traoré, l’a souligné avec émotion&nbsp;: «<em> Ce projet d’envergure n’aurait pu voir le jour sans le leadership visionnaire du président Goïta. Il marque le retour de l’État dans ses fonctions stratégiques et le début d’une nouvelle ère pour notre jeunesse. </em>»</p>



<p>Un espoir partagé par les populations locales, qui voient déjà poindre les opportunités&nbsp;: création d’emplois directs et indirects, réduction du chômage, dynamisation de l’économie locale, et renforcement de la formation professionnelle.</p>



<p>Dans un style direct et sans détours, le Général d’Armée Assimi Goïta a rappelé le sens historique du lancement des travaux de construction de la raffinerie d’or de Sénou. « <em>Depuis 1980, l’or du Mali est affiné ailleurs, vendu ailleurs, enrichissant d’autres économies. Aujourd’hui, nous mettons fin à cette anomalie </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p>Fruit des recommandations des Assises nationales de la Refondation, ce projet est l’aboutissement d’une série d’actions souverainistes&nbsp;: audit du secteur minier, refonte du Code minier, création d’une société publique d’exploration (SOREM), loi sur le contenu local, renégociation des contrats léonins.&nbsp;</p>



<p>L’objectif est limpide&nbsp;: que l’or du Mali brille enfin pour les Maliens. Et cette raffinerie, appelée à devenir la seule autorisée à affiner l’or extrait sur le territoire, permettra de contrôler la traçabilité, de rapatrier les revenus, et de créer des milliers d’emplois pour la jeunesse. Au-delà, c’est aussi une déclaration géopolitique&nbsp;: « <em>Nos partenaires russes ne nous livrent pas seulement une usine, mais aussi leur expertise et un transfert de compétences.</em> »&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-russie-mali-nbsp-une-alliance-pragmatique"><strong>Russie-Mali&nbsp;: une alliance pragmatique</strong></h2>



<p>La cérémonie du 16&nbsp;juin n’était pas seulement nationale — elle était géopolitique. Avec la raffinerie de Senou, le Mali envoie un signal clair à ses partenaires&nbsp;: l’heure est à la coopération équitable et respectueuse des souverainetés. Le partenariat avec Yadran illustre cette volonté d’un nouveau deal africain, libéré des asymétries héritées des anciennes puissances tutélaires.</p>



<p>«<em> Le Mali peut compter sur la Russie comme sur un véritable partenaire stratégique et ami, </em>» a déclaré Veselinovic. Le ton est donné. Et dans les pas de cette raffinerie, d’autres projets structurants sont déjà en préparation — dans l’énergie, l’agro-industrie, la défense ou encore la formation.</p>



<p>Le lancement de la raffinerie d’or de Senou est bien plus qu’un événement industriel. Il est une déclaration d’intention, une démonstration de souveraineté, un pari sur l’avenir. Assimi Goïta, saluant la coopération renforcée avec la Fédération de Russie, conclut&nbsp;: « <em>Ce rêve longtemps attendu par notre peuple est en train de devenir réalité.</em> »</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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