<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des opinion publique &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/opinion-publique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/opinion-publique/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 08:01:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des opinion publique &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/opinion-publique/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Tribune. Réseaux sociaux, IA et manipulation : repenser la vérité à l&#8217;ère de la désinformation</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-reseaux-sociaux-ia-et-manipulation-repenser-la-verite-a-lere-de-la-desinformation/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/tribune-reseaux-sociaux-ia-et-manipulation-repenser-la-verite-a-lere-de-la-desinformation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 08:01:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[algorithmes]]></category>
		<category><![CDATA[biais cognitifs]]></category>
		<category><![CDATA[culture du doute critique]]></category>
		<category><![CDATA[débat public]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie numérique]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[économie de l’attention]]></category>
		<category><![CDATA[éducation aux médias]]></category>
		<category><![CDATA[épistémologie]]></category>
		<category><![CDATA[espace public numérique]]></category>
		<category><![CDATA[fact-checking]]></category>
		<category><![CDATA[Fake news]]></category>
		<category><![CDATA[falsifiabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Bacon]]></category>
		<category><![CDATA[guerre informationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[influence numérique]]></category>
		<category><![CDATA[information numérique]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Karl Popper]]></category>
		<category><![CDATA[malinformation]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation de l’information]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[mésinformation]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie de l'information]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie politique]]></category>
		<category><![CDATA[Plateformes numériques]]></category>
		<category><![CDATA[Platon]]></category>
		<category><![CDATA[propagande numérique]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[vérification des faits]]></category>
		<category><![CDATA[Vérité]]></category>
		<category><![CDATA[vérité et démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[viralité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22618</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Fake news, algorithmes et manipulation de l'information : pourquoi la vérité est devenue un enjeu central pour la démocratie à l'ère numérique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>À l’ère des algorithmes omniprésents et de l’intelligence artificielle générative, la bataille pour la vérité ne se joue plus seulement dans les rédactions ou les universités. Elle se déroule désormais au cœur des plateformes numériques, où l’information circule à une vitesse inédite et où le doute lui-même devient un enjeu de pouvoir.</strong><br></em>Il y a une scène dans <em>La République</em> de Platon que nos ingénieurs en intelligence artificielle auraient dû relire avant de déployer leurs algorithmes. Des prisonniers enchaînés au fond d&rsquo;une caverne prennent des ombres pour la réalité. Ils ne savent pas qu&rsquo;ils ne savent pas. Cette ignorance-là, confortable, autosuffisante, résistante à la lumière, est précisément celle que cultivent à grande échelle nos espaces informationnels contemporains. La caverne a changé de matériau : elle est désormais faite d&rsquo;écrans, alimentée par des flux de données, et ses ombres s&rsquo;appellent <em>trending topics</em>, statistiques officielles ou vidéos virales. Le prisonnier qui oserait s&rsquo;en échapper court le risque, comme autrefois, d&rsquo;être ridiculisé ou ignoré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat n&rsquo;est pas rhétorique. Il pose une question philosophique et politique d&rsquo;une urgence concrète : dans un espace public saturé d&rsquo;informations non vérifiées, souvent fabriquées à des fins d&rsquo;influence, est-il encore possible de distinguer le vrai du faux ? Et si oui, à quelles conditions ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De la mésinformation à la désinformation : une distinction qui engage tout</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La confusion terminologique est elle-même une forme de désarmement intellectuel. Il convient donc de commencer par là. La mésinformation désigne la circulation d&rsquo;informations erronées sans intention délibérée de tromper — l&rsquo;erreur sincère, le partage hâtif, la rumeur crue de bonne foi. La désinformation, elle, implique une volonté : c&rsquo;est la diffusion intentionnelle de contenus faux ou trompeurs pour orienter l&rsquo;opinion, déstabiliser une institution, remporter une élection ou alimenter une guerre narrative. Entre les deux, la malinformation exploite des faits réels mais les détourne de leur contexte pour nuire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette taxonomie n&rsquo;est pas un luxe académique. Elle détermine les réponses : on ne lutte pas de la même manière contre une erreur commise par ignorance et contre une opération d&rsquo;influence conduite par des acteurs disposant de moyens industriels. Les plateformes numériques, dans leur indifférence algorithmique, amplifient indistinctement les deux — et c&rsquo;est précisément là que réside leur responsabilité politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;héritage de Bacon ou le piège de l&rsquo;évidence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre pourquoi nos sociétés sont si vulnérables à ces phénomènes, il faut remonter à une conviction philosophique très ancienne que Karl Popper a identifiée sous le nom de&nbsp;<em>doctrine de la vérité manifeste</em>. Cette doctrine, portée notamment par Francis Bacon et René Descartes, repose sur une idée séduisante : la vérité est accessible à tout esprit attentif et méthodique ; il suffit d&rsquo;observer avec rigueur pour la découvrir. La nature est un Grand Livre ouvert, et l&rsquo;homme possède les facultés pour le lire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conception optimiste a produit la science moderne. Mais elle porte aussi en elle un dangereux angle mort. Si la vérité est manifeste, alors l&rsquo;erreur ne peut venir que de la paresse, du préjugé ou de la manipulation. Cette logique conduit à sous-estimer la complexité des mécanismes cognitifs qui nous font croire ce qui nous arrange — ce que Bacon lui-même appelait les&nbsp;<em>idoles</em>&nbsp;: préjugés tribaux, illusions personnelles, séductions du langage, dogmes de l&rsquo;autorité. Dans l&rsquo;écosystème numérique, ces idoles ont trouvé leurs algorithmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La méthode inductive baconienne — accumuler des observations pour en tirer des lois générales — montre ici toutes ses limites. Répéter une fausse information suffisamment souvent finit par lui conférer une apparence de vérité. Le&nbsp;<em>biais de confirmation</em>&nbsp;transforme chaque exposé partisan en preuve supplémentaire d&rsquo;une conviction préexistante. Et lorsque chaque détenteur de smartphone devient producteur d&rsquo;information, la frontière entre fait et opinion devient non pas floue mais activement brouillée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le principe de falsifiabilité comme boussole épistémologique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette impasse, la philosophie des sciences propose une ressource que l&rsquo;on mobilise encore trop peu dans le débat public : le principe de falsifiabilité de Karl Popper. Une proposition est scientifiquement valide non pas parce qu&rsquo;on peut l&rsquo;accumuler de confirmations, mais parce qu&rsquo;on peut la soumettre à des tests susceptibles de la réfuter. Une affirmation qui ne peut, en principe, être contredite par aucune observation ne relève pas de la connaissance : elle relève du dogme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce principe, élaboré dans le champ de la philosophie des sciences, offre une transposition féconde au domaine informationnel — ce que l&rsquo;on pourrait appeler une falsifiabilité informationnelle. Il s&rsquo;agit d&rsquo;exiger de toute information prétendant à la vérité qu&rsquo;elle se soumette à la critique : quelles sources ? Quelles preuves contraires ont été envisagées ? Quelles institutions indépendantes ont vérifié ? Une information qui se dérobe systématiquement à la vérification, qui se protège derrière l&rsquo;accusation de complot dès qu&rsquo;on la conteste, ressemble structurellement à une pseudo-théorie scientifique : elle a la forme du savoir sans en accepter les contraintes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche ne prétend pas résoudre mécaniquement le problème de la désinformation. Popper lui-même savait que la connaissance n&rsquo;est jamais définitivement établie : elle progresse par l&rsquo;élimination successive des erreurs, non par l&rsquo;accumulation de certitudes. Mais elle fournit une culture du doute critique qui manque cruellement au débat public numérique, lequel tend au contraire à récompenser la certitude affichée, l&rsquo;affect mobilisé, le chiffre sorti de son contexte.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La caverne des données : une désinformation venue d&rsquo;en haut</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait naïf de réduire la désinformation à ses formes populaires — rumeurs de réseaux sociaux, théories complotistes de bas étage. Myret Zaki l&rsquo;a montré avec précision dans son analyse de la désinformation économique : les chiffres officiels, les statistiques institutionnelles, les rapports d&rsquo;experts peuvent tout aussi bien constituer des ombres projetées sur un mur numérique. Des données vraies mais sélectionnées, des indicateurs précis mais déconnectés de réalités locales complexes, des vérités partielles présentées comme des totalités — voilà une forme de désinformation sophistiquée qui échappe aux outils du fact-checking ordinaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport sur les risques mondiaux du Forum économique mondial classait en 2024 la désinformation en tête des risques globaux à court terme. Ce diagnostic est partagé par les Nations Unies, qui ont souligné dans leur rapport de 2022 l&rsquo;ampleur des manipulations informationnelles dans les contextes de conflit armé. L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, traversée par des guerres narratives intenses depuis plusieurs années, en offre un terrain d&rsquo;observation particulièrement éloquent : les&nbsp;<em>vidéomans</em>&nbsp;maliens, ces producteurs de contenus viraux souvent sans vérification, illustrent comment la chaîne de production de l&rsquo;information peut se fragmenter jusqu&rsquo;à devenir incontrôlable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le fact-checking : nécessaire mais insuffisant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement des dispositifs de vérification de l&rsquo;information —&nbsp;<em>fact-checking</em>, vérification collaborative — constitue une réponse indispensable. Mais elle se heurte à des limites structurelles que ses praticiens sont les premiers à reconnaître. La viralité d&rsquo;une fausse information dépasse presque toujours la portée de sa correction. Les biais cognitifs font que les démentis, même étayés, consolident parfois les croyances erronées plutôt qu&rsquo;ils ne les ébranlent — ce que les chercheurs appellent l&rsquo;<em>effet de tir par derrière</em>. Et le fact-checking lui-même peut être instrumentalisé, comme le rappellent les travaux récents sur son utilisation dans les stratégies d&rsquo;influence en Afrique francophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces limites s&rsquo;ajoute une question plus fondamentale : que vérifie-t-on, et selon quels critères de vérité ? Dans un contexte où la confiance envers les institutions s&rsquo;érode, la crédibilité du vérificateur est elle-même un enjeu. La légitimité épistémique — c&rsquo;est-à-dire le droit socialement reconnu à dire ce qui est vrai — est devenue un terrain de lutte politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Repenser l&rsquo;espace public : pour une épistémologie démocratique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie repose sur une hypothèse que l&rsquo;on formule rarement mais qui conditionne tout : que les citoyens peuvent former des jugements raisonnés à partir d&rsquo;informations fiables. Lorsque cet espace commun de vérifiabilité s&rsquo;effondre, ce n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;information qui est en crise — c&rsquo;est le contrat démocratique lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kant définissait&nbsp;<em>les Lumières</em>&nbsp;comme la sortie de l&rsquo;homme hors de sa minorité intellectuelle dont il est lui-même responsable. L&rsquo;ère numérique a produit une minorité d&rsquo;un nouveau genre : non pas l&rsquo;ignorance faute de moyens, mais la désinformation malgré l&rsquo;abondance. Une minorité entretenue, parfois, par des acteurs qui ont tout intérêt à ce que les citoyens ne distinguent plus le vrai du faux — parce que le brouillage de la vérité est une technique de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Répondre à ce défi exige plusieurs engagements simultanés. D&rsquo;abord, une éducation à l&rsquo;information qui ne se contente pas d&rsquo;enseigner des outils de vérification, mais qui cultive une posture épistémologique : le doute méthodique, l&rsquo;habitude de la réfutation, la conscience des biais. Ensuite, une régulation des plateformes numériques qui ne soit pas simplement réactive — supprimer les contenus après diffusion — mais qui repense les architectures algorithmiques qui amplifient les contenus les plus polémiques au détriment des plus fiables. Enfin, une défense active de l&rsquo;indépendance des médias, condition&nbsp;<em>sine qua non</em>&nbsp;d&rsquo;un espace informationnel qui puisse encore prétendre au service de la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mill écrivait que la liberté de la presse n&rsquo;a de sens que si elle est assortie de la possibilité réelle de la contradiction. Aujourd&rsquo;hui, ce n&rsquo;est pas la contradiction qui manque — elle est partout. C&rsquo;est la capacité à distinguer entre une contradiction fondée sur des arguments et des preuves, et une contradiction fondée sur l&rsquo;intérêt ou la manipulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La vérité n&rsquo;est pas une donnée, c&rsquo;est une pratique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La vérité manifeste n&rsquo;existe pas. Elle ne s&rsquo;impose pas d&rsquo;elle-même à l&rsquo;esprit attentif, comme le croyaient Descartes ou Spinoza. Elle est le produit d&rsquo;un effort collectif, permanent, critique, institutionnellement soutenu. Elle exige des chercheurs, des journalistes, des citoyens, des institutions — et des plateformes — qui acceptent d&rsquo;être contredits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Popper avait raison sur ce point essentiel : ce n&rsquo;est pas la certitude qui fait avancer la connaissance, c&rsquo;est la volonté de se soumettre à la réfutation. Dans un espace public numérique qui récompense l&rsquo;assurance et punit le doute, il est urgent de renverser cette économie de l&rsquo;attention. Non pas pour retrouver une vérité absolue que nul n&rsquo;a jamais possédée, mais pour reconstruire les conditions d&rsquo;un débat où les faits comptent encore davantage que les émotions — et où la démocratie peut, dans cet espace, demeurer possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/tribune-reseaux-sociaux-ia-et-manipulation-repenser-la-verite-a-lere-de-la-desinformation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22618</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Rumeur de libération de djihadistes : anatomie d’une manipulation informationnelle</title>
		<link>https://saheltribune.com/rumeur-de-liberation-de-djihadistes-anatomie-dune-manipulation-informationnelle/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/rumeur-de-liberation-de-djihadistes-anatomie-dune-manipulation-informationnelle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 10:06:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Communication stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[conflit asymétrique]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[déstabilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Fake news]]></category>
		<category><![CDATA[forces armées maliennes]]></category>
		<category><![CDATA[guerre cognitive]]></category>
		<category><![CDATA[guerre informationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[JNIM]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[opérations militaires]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[propagande]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[rumeurs]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21849</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La rumeur de libération de djihadistes: une arme de désinformation pour déstabiliser la perception de la sécurité au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une rumeur sans preuves, relayée à grande échelle, tente d’imposer une lecture biaisée de la situation sécuritaire au Mali. Alors que les forces armées enregistrent des avancées notables sur le terrain, une guerre d’un autre type se joue dans l’espace informationnel : celle des perceptions, où la désinformation devient une arme stratégique pour fragiliser l’État et semer le doute dans l’opinion.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il aura suffi d’une rumeur savamment distillée pour alimenter, une fois encore, la mécanique bien huilée de la désinformation internationale. Selon certains médias, les autorités maliennes de la Transition auraient « <em>relâché plus d’une centaine de détenus présumés djihadistes du JNIM en échange de la libre circulation des camions-citernes</em> ». Une affirmation grave, reprise sans nuance, sans preuve, et surtout sans la moindre rigueur journalistique. Bienvenu dans la guerre cognitive qui n’a d’autre but que d’affaiblir l’ennemi psychologiquement !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-elimination-de-boubacar-bah-alias-balobo"><strong>L’élimination de Boubacar Bah, alias « Balobo »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, derrière cette narration approximative se dessine une stratégie bien connue&nbsp;: fabriquer une réalité parallèle pour tenter de fragiliser un État engagé dans une lutte asymétrique contre le terrorisme. La période est bien calculée&nbsp;: la veille du ramadan. Une période très sensible où les besoins des populations vont crescendo et où le transport routier devient beaucoup plus florissant. Du coup, cette fausse information a été présentée comme une évidence, censée expliquer une prétendue « <em>asphyxie</em> » de l’économie malienne par une crise du carburant. Le récit est séduisant. Il est surtout faux — ou, à tout le moins, profondément douteux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenons aux faits, têtus par nature. Au moment même où cette rumeur prenait de l’ampleur, les Forces armées maliennes intensifiaient leurs opérations sur le terrain, accentuant la pression sur les groupes armés terroristes. Acculés, ces derniers tentaient de se redéployer, notamment vers la région de Kayes. C’est dans ce contexte qu’une opération coordonnée dans cette région&nbsp;—&nbsp;dénommée&nbsp;<em>Wilikadjo&nbsp;</em>— mobilisant l’armée de terre, l’armée de l’air et les forces spéciales, ainsi que le Bataillon d’intervention rapide (BIR), a permis de neutraliser Boubacar Bah, alias « <em>Balobo</em> », le 24&nbsp;mars 2026. Il était une figure de proue de la nébuleuse terroriste de la 1<sup>re</sup>&nbsp;région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce succès militaire n’est pas anodin. Il désorganise, fracture, déstabilise le groupe terroriste. Et comme souvent dans ce type de conflit, les défaites sur le terrain appellent des compensations dans l’espace informationnel. La guerre ne se mène plus seulement avec des armes ; elle se joue aussi dans les esprits. C’est la loi de la guerre informationnelle dans laquelle le monde est plongé depuis des années, et qui fait de l’information une arme de destruction massive.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nouvelles-manipulations-destinees-a-denigrer-notre-armee"><em><strong>Nouvelles manipulations destinées à dénigrer notre armée</strong></em><strong><em></em></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, faut-il vraiment s’étonner de voir surgir une telle « <em>information</em> » ? Les groupes terroristes, comme leurs relais — qu’ils soient idéologiques, médiatiques ou géopolitiques — excellent dans l’art de la manipulation narrative. Mais un détail devrait interpeler tout observateur averti&nbsp;: où sont les preuves ? Où sont les noms des prétendus détenus libérés ? Où sont les images, les revendications, les mises en scène triomphalistes dont ces groupes sont pourtant friands ? Rien que le vide et un silence assourdissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le colonel-major Souleymane Dembélé (photo), directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), dans son point de presse du 30&nbsp;avril 2026, a qualifié ces allégations de&nbsp;<em>« pure manipulation »&nbsp;: « Je le dis sans aucune ambigüité&nbsp;: le Mali est actuellement confronté à un terrorisme médiatique, organisé et savamment orchestré. Certains médias tentent de faire croire à l’existence d’accords avec les terroristes. Ce sont de nouvelles manipulations destinées à dénigrer notre armée et à semer le doute dans l’opinion ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quiconque observe ces organisations terroristes sait qu’elles capitalisent immédiatement sur la moindre victoire symbolique. Une libération de cette ampleur aurait été exploitée sans délai pour nourrir leur propagande. L’absence totale de communication en ce sens en dit long sur la fragilité de la thèse avancée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eviter-de-sacrifier-la-verite-sur-l-autel-des-narratifs-opportunistes"><strong>Éviter de sacrifier la vérité sur l’autel des narratifs opportunistes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, cette séquence révèle moins une prétendue compromission des autorités maliennes qu’une tentative de déstabilisation par le récit. L’objectif est de semer le doute, entamer la confiance, affaiblir le moral des forces engagées et, au-delà, celui d’une nation confrontée à une guerre complexe. Mais hélas la guerre se joue désormais aussi dans l’esprit des hommes. La guerre cognitive n’a plus de limite. Mais les Maliens ne sont pas dupes et ils sont tous immunisés désormais contre cette nouvelle arme létale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une guerre informationnelle où les perceptions comptent autant que les faits, et où certains acteurs n’hésitent pas à travestir la réalité pour servir des agendas qui dépassent largement les frontières du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, sur le terrain, les Forces armées maliennes poursuivent leur mission, notamment dans la sécurisation des convois de carburant, enjeu vital pour l’économie nationale. Des résultats concrets, mesurables, qui contrastent avec le flot d’approximations relayées ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cela, une exigence s’impose&nbsp;: celle de la lucidité. Car dans cette guerre des récits, céder à la désinformation, c’est déjà perdre une bataille. Le Mali n’a pas seulement besoin de soutien militaire ou économique. Il a aussi besoin que la vérité ne soit pas sacrifiée sur l’autel des narratifs opportunistes. Le peuple résilient du Mali l’a déjà compris.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/rumeur-de-liberation-de-djihadistes-anatomie-dune-manipulation-informationnelle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21849</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Contre la corruption, l’ère du diagnostic sans remède</title>
		<link>https://saheltribune.com/contre-la-corruption-lere-du-diagnostic-sans-remede/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/contre-la-corruption-lere-du-diagnostic-sans-remede/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:35:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[contre-pouvoirs]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Crise démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[État de droit]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[impunité]]></category>
		<category><![CDATA[Indice de perception de la corruption]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[institutions]]></category>
		<category><![CDATA[IPC 2025]]></category>
		<category><![CDATA[justice indépendante]]></category>
		<category><![CDATA[lanceurs d’alerte]]></category>
		<category><![CDATA[lutte anticorruption]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[rapports annuels]]></category>
		<category><![CDATA[recommandations]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité politique]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>
		<category><![CDATA[Transparency international]]></category>
		<category><![CDATA[volonté politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21215</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La lutte contre la corruption est essentielle. Découvrez pourquoi seuls cinq pays dépassent le seuil des 80 points selon Transparency International.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La corruption progresse là où elle était censée reculer. En une décennie, seuls cinq pays dépassent encore le seuil des 80 points, et même les démocraties montrent des signes inquiétants de décrochage. C’est ce que révèle L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 de Transparency International, publié le 10 février 2026. À quoi servent les rapports si leurs recommandations restent lettre morte ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, les classements internationaux rappellent que la corruption ne recule pas, elle change de forme et s’installe durablement au cœur des systèmes politiques, y compris dans des démocraties réputées solides. Transparency International en apporte une nouvelle confirmation : le nombre de pays obtenant un score supérieur à 80 est passé de douze il y a dix ans à seulement cinq aujourd’hui. Le recul est net, global et préoccupant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-democraties-elles-memes-reculent"><strong>Les démocraties elles-mêmes reculent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des chiffres, une question dérangeante s’impose : à quoi servent ces rapports si leurs recommandations restent largement inappliquées ? Depuis plus de vingt ans, la lutte contre la corruption s’est construite autour d’un arsenal d’indicateurs, de stratégies nationales, de plans d’action et de déclarations solennelles. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, la corruption demeure structurelle, parfois même intégrée aux modes ordinaires de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte anticorruption est devenue une industrie du diagnostic. Elle mesure, classe, compare, alerte. Elle produit des données indispensables pour comprendre les mécanismes de prédation des ressources publiques, l’opacité des marchés, la capture de l’État par des intérêts privés. Mais trop souvent, elle s’arrête à cette étape. Le passage du constat à la transformation politique reste fragile, inégal, voire inexistant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IPC 2025 souligne que les démocraties elles-mêmes reculent. Celles-ci étaient pourtant censées constituer des remparts naturels contre la corruption grâce à la séparation des pouvoirs, à la liberté de la presse et à la participation citoyenne. Or, ces contre-pouvoirs s’érodent. La concentration du pouvoir exécutif, la fragilisation des institutions judiciaires et la banalisation des conflits d’intérêts créent un terrain favorable à l’impunité. La corruption n’est plus seulement le problème des régimes autoritaires ; elle devient un symptôme du déclin démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-corruption-un-horizon-normalise"><strong>La corruption, un horizon normalisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recul n’est pas dû à l’absence de lois. Dans la majorité des pays, les cadres juridiques existent : autorités de contrôle, cours des comptes, agences anticorruption, codes d’éthique. Ce qui manque, c’est la volonté politique de les faire fonctionner réellement. Une institution anticorruption sans indépendance n’est qu’un décor. Une loi sans sanctions effectives est une promesse creuse. La corruption prospère moins par ignorance que par tolérance organisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapports annuels ont pourtant une fonction essentielle. Ils rendent visible ce que les pouvoirs cherchent souvent à invisibiliser. Ils permettent aux citoyens, aux journalistes, aux chercheurs de documenter les dérives, de comparer les trajectoires, d’interpeller les gouvernements. Ils sont des outils de mémoire collective contre l’amnésie politique. Mais leur efficacité dépend de l’appropriation sociale et politique de leurs conclusions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car un rapport sans suite est une archive morte. Quand les recommandations sont répétées année après année sans être mises en œuvre, elles finissent par perdre leur force morale. Le risque est celui d’une fatigue civique. Tout le monde sait, mais plus personne n’espère. La corruption devient un horizon normalisé, un bruit de fond de la vie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or la corruption n’est pas un simple dysfonctionnement administratif. Elle est un fait politique. Elle affecte la qualité des services publics, accroît les inégalités, nourrit la défiance envers les institutions et alimente parfois les discours autoritaires. Là où l’État est perçu comme prédateur, la démocratie devient fragile. La corruption est ainsi l’un des moteurs silencieux de la crise mondiale de la représentation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-lutte-anticorruption-une-mise-en-scene-de-la-vertu"><strong>La lutte anticorruption, une mise en scène de la vertu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale n’est donc pas celle des méthodes de mesure, mais celle du courage politique. Lutter contre la corruption suppose d’accepter des pertes de pouvoir, des ruptures d’alliances, des conflits avec des élites économiques et administratives. Cela implique de protéger les lanceurs d’alerte, de garantir l’indépendance de la justice, de renforcer la transparence budgétaire et d’ouvrir réellement l’accès à l’information publique. Ce sont des choix coûteux, mais indispensables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À force de produire des indices sans produire de ruptures, la lutte anticorruption risque de devenir une mise en scène de la vertu. Un théâtre où l’on dénonce sans transformer, où l’on classe sans contraindre, où l’on alerte sans réformer. Un monde obsédé par la mesure du mal, mais hésitant à s’attaquer à ses causes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la corruption est en constante évolution, la réponse ne peut rester figée dans une technocratie du chiffre. Elle doit redevenir un combat politique, social et démocratique. Sans cela, les rapports continueront de s’empiler comme des pierres tombales d’une ambition trahie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc plus : <em>quel pays a gagné ou perdu quelques points cette année ? </em>Mais : <em>quand la lutte contre la corruption cessera-t-elle d’être un exercice de communication pour devenir une politique de transformation réelle ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que cette question restera sans réponse, les indices continueront de baisser — et la confiance avec eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/contre-la-corruption-lere-du-diagnostic-sans-remede/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21215</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Monnaie commune de l’AES : quand la désinformation révèle une aspiration populaire</title>
		<link>https://saheltribune.com/monnaie-commune-de-laes-quand-la-desinformation-revele-une-aspiration-populaire/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/monnaie-commune-de-laes-quand-la-desinformation-revele-une-aspiration-populaire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 21:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[communication d’État]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Fake news]]></category>
		<category><![CDATA[Franc CFA]]></category>
		<category><![CDATA[guerre informationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation de l’information]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie commune]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[retrait de la CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité informationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[UEMOA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21007</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse des rumeurs sur la monnaie commune de l’AES et leurs implications sur l’évolution politique et économique régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La diffusion d’un faux communiqué annonçant la création imminente d’une monnaie commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) a mis en lumière la montée en puissance de la désinformation dans un contexte politique et monétaire hautement sensible. Derrière ces intox répétées se dessinent à la fois une forte aspiration populaire à la sortie du franc CFA et une instrumentalisation informationnelle susceptible de fragiliser les équilibres régionaux, notamment avec l’UEMOA.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 23 décembre 2025, alors que se tenait à Bamako la clôture de la deuxième session du collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), un document présenté comme un communiqué finale de la session de la Confédération annonçait la création imminente d’une monnaie commune baptisée « <em>Sahel</em> ». Le texte, abondamment relayé sur les réseaux sociaux, portait de fausses signatures et des symboles institutionnels détournés. La présidence malienne a dénoncé une manipulation informationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un mois plus tard, le lundi 26 janvier, la même information réapparait sur les réseaux sociaux annonçant la feuille de route pour la création d’une monnaie commune AES. Cette déclaration attribuée au ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ne donnait aucune précision du contexte de la déclaration ni quand est-ce qu’elle fut faite. Le ministère malien de l’Économie et des Finances publie ce mardi 27 janvier un démenti formel : aucune décision n’avait été prise concernant la mise en circulation d’une monnaie unique et aucun calendrier opérationnel n’existait.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rumeur-qui-prospere-sur-une-attente-reelle"><strong>Une rumeur qui prospère sur une attente réelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces fausses annonces rencontrent un tel écho, c’est qu’elles s’inscrivent dans une dynamique politique et sociale profonde. Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et le Niger affichent leur volonté de refonder leur souveraineté économique. La question monétaire, longtemps symbolisée par le franc CFA, cristallise cette aspiration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’espace public sahélien, la création d’une monnaie propre est devenue un marqueur de rupture avec l’ordre économique hérité de la période postcoloniale. La circulation régulière de fausses informations traduit ainsi moins une simple manipulation qu’une projection des désirs populaires sur un futur institutionnel encore incertain. Car les autorités étatiques n’ont encore fait aucune déclaration officielle traduisant cette volonté de rupture avec le FCFA, considéré comme une monnaie coloniale, qui ne permettrait pas la développement ou la souveraineté de ses Etats membres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-desinformation-comme-revelateur-d-interets-contradictoires"><strong>La désinformation comme révélateur d’intérêts contradictoires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation traduit souvent des volontés inassouvies ou des stratégies d’influence. Dans le cas de l’AES, elle peut servir des intérêts multiples : militants souverainistes impatients, acteurs économiques spéculatifs, ou encore réseaux cherchant à semer la confusion diplomatique entre l’AES et l’UEMOA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique est d’autant plus sensible que les trois pays ont quitté la CEDEAO mais demeurent liés aux mécanismes monétaires régionaux. Une fausse annonce de monnaie commune pourrait ainsi nourrir des tensions inutiles avec l’UEMOA et fragiliser des relations déjà recomposées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-information-nouveau-champ-de-bataille-strategique"><strong>L’information, nouveau champ de bataille stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La multiplication de ces intox s’inscrit dans un phénomène plus large : l’usage croissant de la désinformation comme instrument de puissance. Désormais, les États ne se livrent plus seulement une compétition militaire ou diplomatique, mais aussi informationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Sahel marqué par la fragilité institutionnelle et la polarisation politique, la désinformation devient une menace directe pour la stabilité. Elle peut susciter des attentes irréalistes, alimenter la défiance envers les autorités ou provoquer des malentendus régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce constat, les autorités de l’AES sont appelées à renforcer leur dispositif de veille informationnelle. La lutte contre la désinformation doit être intégrée aux stratégies de sécurité nationale, au même titre que la lutte antiterroriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Investir dans la communication institutionnelle, la transparence décisionnelle et l’éducation aux médias apparaît désormais comme une nécessité stratégique. Car dans un contexte de recomposition géopolitique, la bataille des récits peut peser autant que celle des armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/monnaie-commune-de-laes-quand-la-desinformation-revele-une-aspiration-populaire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21007</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Afrique de l’Ouest : la guerre de l’information, nouveau front de la « géopolitique médiatique »</title>
		<link>https://saheltribune.com/afrique-de-louest-la-guerre-de-linformation-nouveau-front-de-la-geopolitique-mediatique/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/afrique-de-louest-la-guerre-de-linformation-nouveau-front-de-la-geopolitique-mediatique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 20:57:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation économique]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[guerre de l’information]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim traoré]]></category>
		<category><![CDATA[impérialisme médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance narrative]]></category>
		<category><![CDATA[influence]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[Myret Zaki]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[panafricanisme]]></category>
		<category><![CDATA[propagande]]></category>
		<category><![CDATA[révolution sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[transitions militaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20754</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez les enjeux de la guerre de l'information en Afrique de l'Ouest et les réponses des États du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La guerre de l’information s’impose désormais comme un champ d’affrontement à part entière dans la géopolitique ouest-africaine. Face aux récits imposés de l’extérieur, les États du Sahel — Mali, Burkina Faso et Niger — répliquent par une communication souverainiste, en vue de reprendre le contrôle de leur image, de leur parole et des contenus médiatiques déformés sur cette région.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans leurs messages de fin d’année, le capitaine Ibrahim Traoré et le général Assimi Goïta ont livré un diagnostic sans complaisance de la «&nbsp;<em>géopolitique médiatique</em>&nbsp;» orientée contre les pays de la confédération des Etats du sahel (AES) dont le seul crime est d’avoir décidé de proclamer haut et fort leur souveraineté comme boussole de toute coopération. Dans cette zone des trois frontières, la guerre ne se joue plus seulement sur le terrain militaire, mais aussi sur celui de l’information. Face aux campagnes de désinformation, les deux dirigeants sahéliens font de la communication un instrument de souveraineté et de résistance. Entre patriotisme, contrôle du récit national et stratégie d’influence, une nouvelle bataille s’ouvre au Sahel — celle de la guerre des récits.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-communication-nouvelle-arme-revolutionnaire"><strong>La communication, nouvelle arme révolutionnaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ces deux dirigeants, figures emblématiques du nouvel ordre sahélien incarné par l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023, dans les circonstances troubles du coup d’Etat contre Mohamed Bazoum au Niger, l’information n’est plus un simple outil de gouvernance. Elle est un terrain d’affrontement stratégique, un champ de bataille où se joue la légitimité politique, la cohésion nationale et même la survie de leurs régimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Toutes les guerres de l’impérialisme commencent d’abord par la communication</em> », martelait le capitaine Ibrahim Traoré dans son message à la Nation. À Ouagadougou comme à Bamako ou encore à Niamey, la communication n’est plus perçue comme un relais du pouvoir civil, mais comme un instrument de résistance. Dans l’esprit des régimes de transition, la désinformation venue de l’extérieur — notamment des médias occidentaux — participe d’une stratégie plus vaste, à savoir la délégitimation du projet souverainiste porté par les peuples sahéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ibrahim Traoré, dans un ton à la fois martial et pédagogique, a appelé les journalistes, les blogueurs et les communicateurs burkinabè à devenir les « <em>soldats de la vérité </em>». Son message s’adresse autant à la presse nationale qu’à la diaspora et aux influenceurs panafricanistes, qu’il érige en partisans d’une contre-narration face à ce qu’il qualifie de «<em> médias mensongers</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, la communication n’est pas un art accessoire, mais une discipline stratégique, « <em>un maillon névralgique</em> » de la lutte révolutionnaire et de la défense nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-assimi-goita-la-desinformation-comme-menace-hybride"><strong>Assimi Goïta : la désinformation comme menace hybride</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, le général Assimi Goïta adopte un ton plus mesuré, mais l’analyse rejoint celle de son homologue burkinabè. En évoquant la crise du carburant qui a secoué le Mali en 2025, il a pointé du doigt la « <em>campagne de désinformation</em> » ayant accompagné les attaques contre les convois d’approvisionnement. Pour lui, la guerre médiatique et psychologique menée contre le Mali vise moins à saper le moral que la confiance du peuple dans l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rhétorique de la résistance informationnelle s’inscrit dans une logique plus large : celle de la refondation morale et souveraine de l’État, où la vérité devient un outil de guerre et la rumeur, une arme de déstabilisation. En associant communication et sécurité, Goïta, à l’instar de Traoré, fait de la parole publique un outil de cohésion nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces discours traduisent un tournant dans la gouvernance des transitions sahéliennes. La communication n’est plus déléguée, elle est militarisée. Les chefs d’État s’adressent directement au peuple, contournant les canaux médiatiques traditionnels. Les réseaux sociaux, les médias d’État et les relais communautaires deviennent des bastions d’un récit patriotique où le peuple, l’armée et la vérité forment un triptyque sacré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ere-des-communications-souveraines"><strong>L’ère des communications souveraines</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants des Etats du sahel ont vite compris les enjeux de la communication à l’ère du numérique. Car qui maîtrise le récit maîtrise le monde. Depuis des décennies, l’occident dans sa stratégie d’expansionnisme en Afrique a fait de la communication une arme de destruction massive mais silencieuse grâce à laquelle de nombreux coups d’Etats ont été provoqués sur le continent. Sur base de mensonge fomenté contre des présidents «&nbsp;<em>démocratiques élus</em>&nbsp;», ils ont réussi à faire révolter les peuples contre des régimes en place et pire à donner la mort à des chefs d’Etat africains. Le cas le plus emblématique en la matière est celui de la Libye en 2011, contre Mouammar Kadhafi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On se rappelle aussi de la fin du régime de Amadou Toumani Touré au Mali, en 2012, et toutes les campagnes de désinformations qui l’ont visé et ont finalement conduit au coup d’Etat. Au plein centre de la crise, il a reçu des femmes maliennes qui n’ont pas eu dans les yeux et l’ont vite qualifié, sur la base des rumeurs qui circulaient à l’époque, d’être «&nbsp;<em>le terroriste en chef&nbsp;</em>». Il ne réussira point à convaincre sur le non-fondé de ces affirmations fallacieuses parce que le mal était déjà fait. La désinformation avait eu le temps de mieux s’enraciner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’instabilité politique qui règne dans plusieurs pays francophones d’Afrique et qui explique en grande partie leur sous-développement a été provoquée par l’occident dans le seul souci de satisfaire des intérêts personnels. Comment comprendre que depuis l’indépendance du Mali en 1960 jusqu’en 2020, sur huit (8) présidents, il n’y a qu’Alpha Oumar Konaré qui ait pu terminé son règne sans coup d’Etat ? La réponse réside dans le manque de maîtrise de la communication à l’ère numérique où les campagnes de désinformation se propagent aussi rapidement comme une trainée de poudre, à la vitesse de la lumière.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation, si elle a le même âge que l’humanité, force est de comprendre que les outils numériques ont apporté un changement notable dans sa diffusion. Avec les réseaux sociaux et la multiplication des smartphones ainsi que la démocratisation de la connexion internet, vers les années 2000 en Afrique, leur impact devient plus considérable. Ayant vite maîtrisé la portée, l’occident a vite orienté ses campagnes de désinformation contre l’Afrique pour défendre ses intérêts aux détriments de ceux des Africains. De la même manière qu’il a falsifié l’histoire du continent en s’attribuant les grands succès, il a fait porter le chapeau de ses échecs aux chefs d’Etat qui agissait sous ses ordres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-regional-et-ideologique"><strong>Un enjeu régional et idéologique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle génération de dirigeants africains, notamment sahéliens, ont vite compris les enjeux de la communication pour la stabilité de leur pays. C’est pourquoi ils utilisent la même arme pour produire des contre-narratifs afin d’atténuer les effets pervers de ces campagnes contre leur régime. Car la désinformation «&nbsp;<em>d’en-haut&nbsp;</em>», pour reprendre l’économiste Myret Zaki, celle qui falsifie les chiffres et les statiques des rapports officiels, celle qui vient des institutions publiques, notamment des États, des grandes entreprises, des services de renseignement, des lobbies, des agences de relations publiques, est la plus dangereuse mais dont on parle rarement,&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La convergence entre Ouagadougou et Bamako illustre une recomposition politique et idéologique du Sahel. Ces régimes militaires s’appuient sur un discours de rupture avec l’Occident, tout en réhabilitant la culture, la communication populaire et les valeurs endogènes comme instruments de souveraineté. La désinformation, dénoncée comme arme impérialiste, devient ainsi le miroir d’une bataille pour le contrôle du sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’Afrique de l’Ouest entre dans une ère nouvelle où les transitions ne se gagnent plus seulement sur les champs de bataille ou dans les urnes, mais dans l’arène numérique — celle de la perception, du récit et de l’opinion. Les dirigeants sahéliens l’ont bien compris : dans les révolutions contemporaines, la victoire n’est pas seulement militaire ou politique — elle est narrative. Myret Zaki, dans Désinformation économique,&nbsp; préconise que «&nbsp;<em>la désinformation qui provient des institutions, et face à laquelle la plus grande vigilance est de mise, soit sous contrôle&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Etats du Sahel ont certes mis en place des outils avant-gardistes, à travers la création de radio <em>Daandé Liptako</em> au Burkina Faso, de la Télévision AES à Bamako et bientôt de l’agence de presse AES au Niger, pour «&nbsp;<em>contre-attaquer&nbsp;</em>» les «&nbsp;<em>narratifs déformés</em>&nbsp;» sur leur région, mais il sera important d’aller au-delà. Les citoyens doivent être également mieux outillés pour cette guerre d’usure, même s’il faut financer des organisations ou associations de jeunesse déjà engagées dans cette dynamique pour des campagnes de sensibilisation. Car la guerre contre la désinformation demande aussi les mêmes moyens déployés pour sa diffusion. «&nbsp;<em>Les&nbsp;milliardaires sont, en quelque sorte, les rédacteurs en chef du monde. Si le monde était un journal, ils en définiraient la ligne éditoriale. Ceci pour des raisons structurelles évidentes&nbsp;: les idées ont besoin d’argent pour se diffuser.&nbsp;</em>», écrit Myret Zaki.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro DIARRA</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/afrique-de-louest-la-guerre-de-linformation-nouveau-front-de-la-geopolitique-mediatique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20754</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Françafrique, médias, diaspora : les fronts invisibles du Mali » — la tribune de Judé Sogoba</title>
		<link>https://saheltribune.com/francafrique-medias-diaspora-les-fronts-invisibles-du-mali-la-tribune-de-jude-sogoba/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/francafrique-medias-diaspora-les-fronts-invisibles-du-mali-la-tribune-de-jude-sogoba/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 11:51:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[alliances régionales]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[développement africain]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora malienne]]></category>
		<category><![CDATA[discours politiques]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[Franc CFA]]></category>
		<category><![CDATA[Françafrique]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[guerre médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Judé Sogoba]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie africaine]]></category>
		<category><![CDATA[néocolonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[panafricanisme]]></category>
		<category><![CDATA[propagande]]></category>
		<category><![CDATA[relations internationales africaines]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20239</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la campagne médiatique contre le Mali et son impact sur le projet souverainiste et la sécurité nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une tribune au ton résolument souverainiste, Judé Sogoba, doctorant en philosophie et spécialiste des questions de développement en Afrique, revient sur la bataille informationnelle qui entoure le Mali. Entre accusations de néocolonialisme, critique des élites médiatiques et mise en avant des avancées sécuritaires des FAMa, l’auteur analyse les fractures idéologiques qui traversent le pays et plaide pour une vigilance accrue face aux récits qui, selon lui, fragilisent le projet souverainiste porté par l’AES.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers temps, nous assistons à une propagande orchestrée pour semer la panique au Mali. Certains apatrides réfugiés en France et dans d’autres pays incarnent une véritable décadence morale pour toute l’Afrique, et particulièrement pour le Mali. Je ne peux comprendre comment un individu peut aller jusqu’à soutenir les ennemis qui cherchent à détruire son pays natal. Leur attitude révèle un comportement tératologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-combat-contre-la-francafrique"><strong>Combat contre la Françafrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat mené aujourd’hui par les pays de l’AES est un combat frontal contre la Françafrique. Ceux qui refusent de le mener n&rsquo;ont qu’à se taire à jamais. Nous savons que tous les hommes intègres qui ont œuvré pour la libération de l’Afrique ont été froidement assassinés ou combattus par les forces néocolonialistes. Des figures comme Thomas Sankara, Mouammar Kadhafi, Idriss Déby et tant d’autres ont été lâchement trahies par des Africains devenus les «&nbsp;<em>boys</em>&nbsp;» d’intérêts étrangers, véritables symboles de décadence morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sponsors des terroristes sont connus de tous, sauf de ceux frappés par une cécité intellectuelle. Cette lutte de libération, qu’elle se mène aujourd’hui ou demain, finira par s’imposer, car l’Afrique doit être affranchie. Ceux qui participent à l’asphyxie du continent nous trouveront sur leur chemin. Les principaux commanditaires sont, bien sûr, les pays impérialistes qui s’enrichissent en pillant des États dirigés par des pseudo-intellectuels. C’est pourquoi la lutte engagée contre le terrorisme est un combat noble, que toute l’Afrique devra mener tôt ou tard. La liberté ou la mort !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-victoires-notables-de-l-armee-malienne"><strong>Les victoires notables de l’armée malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La malhonnêteté intellectuelle pousse certains à répéter que Bamako serait «&nbsp;<em>encerclé</em>&nbsp;» par les terroristes, mais aucun n’ose mentionner les victoires remarquables des FAMa sur les groupes armés. Les vaillants militaires maliens ne cessent de neutraliser les terroristes, et cela doit être affirmé haut et fort. Toute souveraineté a un prix, et le Mali n’y fera pas exception. Le peuple, conscient de cet enjeu, s’est tenu fermement aux côtés de ses forces armées pour la libération du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sortie de la CEDEAO est désormais effective. Avec la création d’une banque centrale propre, la nouvelle monnaie viendra, permettant d’obtenir une pleine souveraineté monétaire. La Monnaie de l’AES nous libérera du franc CFA, instrument de domination et de recolonisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-terroristes-intellectuels-maliens-et-africains"><strong>Les terroristes intellectuels maliens et africains</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des pseudo-intellectuels maliens, africains, ainsi que certains journalistes — maliens ou non — participent eux aussi à la guerre médiatique contre le Mali, considéré par beaucoup comme le cœur de l’AES à abattre en priorité. C’est pourquoi ces individus courent se réfugier auprès de leurs maîtres pour tenter d’asphyxier le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ceux qui font l’apologie du terrorisme ou contribuent à son financement sont eux-mêmes des terroristes. Ils sont même plus dangereux que les combattants armés, car ils constituent les têtes pensantes de cette entreprise destructrice. Il revient donc aux autorités maliennes de prendre des mesures fermes contre tous les Maliens vivant à l’extérieur qui se livrent à de telles pratiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Judé SOGOBA, doctorant en philosophie, Spécialiste des questions de développement de l’Afrique</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/francafrique-medias-diaspora-les-fronts-invisibles-du-mali-la-tribune-de-jude-sogoba/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20239</post-id>	</item>
		<item>
		<title>AES, CEDEAO et panafricanisme : regards jeunes sur une Afrique en mutation</title>
		<link>https://saheltribune.com/aes-cedeao-et-panafricanisme-regards-jeunes-sur-une-afrique-en-mutation/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aes-cedeao-et-panafricanisme-regards-jeunes-sur-une-afrique-en-mutation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 06:05:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[autodétermination]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[coopération régionale]]></category>
		<category><![CDATA[crise politique]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie africaine]]></category>
		<category><![CDATA[enjeux sécuritaires]]></category>
		<category><![CDATA[frontières et commerce]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[ingérence extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[intégration africaine]]></category>
		<category><![CDATA[intégration économique]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse malienne]]></category>
		<category><![CDATA[micro-trottoir]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[optimisés]]></category>
		<category><![CDATA[panafricanisme]]></category>
		<category><![CDATA[panafricanisme critique]]></category>
		<category><![CDATA[panafricanisme pragmatique]]></category>
		<category><![CDATA[pays enclavés]]></category>
		<category><![CDATA[perception des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[relations sous-régionales]]></category>
		<category><![CDATA[retrait du Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[retrait du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[retrait du Niger]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[unité africaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20235</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L Afrique en mutation : entre souveraineté retrouvée et défis d isolement, quelles perspectives pour le panafricanisme ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quitté définitivement la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le 2<sup>e</sup>&nbsp;sommet est annoncé pour décembre prochain, les avis se multiplient sur cette nouvelle orientation politique. Entre affirmation de souveraineté, crainte d’isolement régional et interrogations sur l’avenir du panafricanisme, les points de vue recueillis dans ce micro-trottoir reflètent les tensions et les espoirs d’une Afrique en pleine recomposition. Ce retrait marque-t-il une rupture ou une renaissance</em></strong><strong><em> ? Et le panafricanisme, est-il encore une force mobilisatrice ou un simple outil rhétorique</em></strong><strong><em> ? Les réponses sont aussi diverses que révélatrices.</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-jermaine-dembele-etudiante-en-informatique-et-gestion-a-l-egi-sup-nbsp-le-mali-le-burkina-et-le-niger-ont-choisi-de-sortir-d-un-cadre-qui-ne-repondait-plus-a-leurs-realites"><strong>Jermaine Dembele, étudiante en Informatique et Gestion à l’EGI-SUP&nbsp;: «</strong><strong> Le Mali, le Burkina et le Niger ont choisi de sortir d’un cadre qui ne répondait plus à leurs réalités</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que c’est une décision courageuse. Le Mali, le Burkina et le Niger ont choisi de sortir d’un cadre qui ne répondait plus à leurs réalités. La CEDEAO, ces dernières années, a souvent été perçue comme trop influencée par des intérêts extérieurs, parfois déconnectée des enjeux sécuritaires du Sahel. L’AES, c’est une manière pour ces pays de dire&nbsp;: « <em>On veut décider par nous-mêmes, selon nos priorités</em><em> </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un projet d’avenir, parce qu’il repose sur la solidarité entre des États qui partagent les mêmes défis. Sécurité, développement, souveraineté… Ce sont des enjeux concrets. Et l’AES peut devenir un modèle de coopération plus adapté, plus efficace. Ce n’est pas un repli, c’est une affirmation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le panafricanisme, pour moi, c’est une idée vivante. Ce n’est pas juste un mot qu’on sort dans les discours. C’est une vision&nbsp;: celle d’une Afrique qui se prend en main, qui coopère entre ses peuples, qui refuse les tutelles extérieures. L’AES, justement, c’est une forme de panafricanisme en action. Trois pays qui s’unissent pour construire une voie propre, sans attendre l’approbation de l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, il faut rester vigilant. Car le panafricanisme ne doit pas devenir un prétexte pour justifier certains agissements ne défendant pas les intérêts de nos peuples. Mais quand il est porté par des actes concrets, comme la création de l’AES, alors oui, c’est une idée qui peut transformer l’Afrique.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-garibou-togo-diplome-en-journalisme-nbsp-a-mon-sens-le-retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-faso-de-la-cedeao-n-est-pas-profitable"><strong>Garibou Togo, diplômé en journalisme&nbsp;: «</strong><strong> À mon sens, le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO n’est pas profitable</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">À mon sens, le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO n’est pas profitable. Au contraire, cet acte crée une méfiance et une désunion entre ces États et les autres pays membres de la CEDEAO, à l’instar de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quoi ce retrait n’est-il pas bénéfique ? Tout simplement parce que ces pays, qui ont quitté la CEDEAO pour créer l’AES, ne peuvent prospérer sans entretenir de bonnes relations avec leurs voisins. En effet, étant des pays sans littoral, ils dépendent des États côtiers membres de la CEDEAO, tels que le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, pour leur commerce maritime. Pour combattre le terrorisme qui plombe tous leurs efforts de développement, les pays de l’AES auront besoin de leurs voisins. La preuve ? Pour cette pénurie de carburant, le Mali s’est tourné vers la Côte d’Ivoire, malgré les mésententes, pour se ravitailler.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au panafricanisme souvent évoqué par nos dirigeants, on se rend vite compte qu’il s’agit davantage d’un slogan que d’une véritable pratique. Car si l’on s’en tenait réellement aux principes du panafricanisme, l’Afrique aurait déjà fait des pas concrets vers une unité politique. En réalité, le panafricanisme prône l’unité des Africains à tous les niveaux&nbsp;: culturel, politique, économique, et social mais des actes concrets de ce mouvement pose problème. Et cela prouve à suffisance que le panafricanisme que les États d’Afrique prétendent créer n’est qu’un rêve chimérique.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-abdoulaye-dolo-enseignant-a-baco-djicoroni-nbsp-selon-mon-analyse-les-trois-pays-qui-composent-l-alliance-des-etats-du-sahel-ont-simplement-claque-la-porte-pour-eviter-d-aller-aux-elections"><strong>Abdoulaye Dolo, enseignant à Baco-djicoroni&nbsp;: «</strong><strong> Selon mon analyse, les trois pays qui composent l’Alliance des États du Sahel ont simplement claqué la porte pour éviter d’aller aux élections</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui me concerne, je vais me prononcer sur le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO ainsi que sur la création de l’AES. Selon mon analyse, les trois pays qui composent l’Alliance des États du Sahel ont simplement claqué la porte pour éviter d’aller aux élections. Je pense également que la création de l’AES constitue une stratégie pour ces États sahéliens de consolider davantage leur pouvoir. À mes yeux, cela a entraîné une fissure sous-régionale qui n’est pas bénéfique pour l’Afrique, au moment où le continent a plus que jamais besoin d’unité et de cohésion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, le panafricanisme n’est devenu qu’un slogan, souvent brandi pour rallier l’opinion publique plutôt que pour défendre les intérêts réels du continent. Beaucoup de ceux qui prétendent porter cette idéologie ne le font pas par conviction profonde, mais pour servir leur image, leur position politique ou leurs ambitions personnelles. Ils ne s’attaquent jamais aux véritables défis du continent tels que la corruption, la mauvaise gouvernance, la faiblesse des systèmes éducatifs ou le manque d’intégration économique. Ce discours panafricaniste, pourtant essentiel pour l’avenir de l’Afrique, est aujourd’hui détourné et utilisé comme un instrument de manipulation, au lieu de représenter un projet de société sincère, courageux et tourné vers le bien commun.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-abdalah-teme-etudiant-en-geographie-nbsp-la-cedeao-est-souvent-percue-comme-un-outil-d-ingerence-utilise-par-les-grandes-puissances-occidentales"><strong>Abdalah Teme, étudiant en Géographie&nbsp;: «</strong><strong> La CEDEAO est souvent perçue comme un outil d’ingérence utilisé par les grandes puissances occidentales</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait de certains pays de la CEDEAO représente, selon moi, une avancée positive pour l’Afrique. En théorie, la CEDEAO est une organisation censée défendre les intérêts de ses États membres. Cependant, dans les faits, elle est souvent perçue comme un outil d’ingérence utilisé par les grandes puissances occidentales. À cela s’ajoute son incapacité à faire face aux défis majeurs auxquels ses États membres sont confrontés, notamment le défi sécuritaire qui frappe durement les pays du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) apparaît comme une alternative crédible à la CEDEAO. L’AES incarne des valeurs de solidarité, d’intégrité et d’entraide entre ses États membres. Elle favorise également une coopération renforcée en matière de défense, ce qui est essentiel face aux menaces sécuritaires actuelles. La naissance de l’AES est une initiative prometteuse pour l’avenir du continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au panafricanisme, je le considère comme un slogan populiste qui ne reflète pas la réalité des relations entre les États africains. La diversité ethnique, les divergences idéologiques et les visions politiques souvent opposées des chefs d’État africains rendent difficile l’émergence d’une gouvernance commune ou d’une diplomatie unifiée. Le panafricanisme, tel qu’il est brandi aujourd’hui, semble davantage relever du discours que d’une véritable dynamique politique concrète.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-binta-bagayoko-etudiante-a-l-ucao-nbsp-le-retrait-des-pays-membres-de-l-aes-de-la-cedeao-est-une-decision-commune-et-salutaire"><strong>Binta Bagayoko étudiante à l’UCAO&nbsp;: «</strong><strong> Le retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO est une décision commune et salutaire</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO est une décision commune et salutaire. Bien que la CEDEAO soit une organisation régionale censée défendre les intérêts de ses États membres, elle a, par le passé, imposé des sanctions économiques lourdes à ces pays lors de crises politiques. Face à cette situation, les trois États partageant une même vision ont décidé de créer leur propre confédération&nbsp;: l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette alliance repose sur des principes de solidarité, d’entraide et de défense mutuelle. Elle permet aux pays membres de coordonner leurs efforts face aux défis sécuritaires, tout en tirant parti de leur proximité géographique, qui constitue un atout stratégique supplémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait de ces pays de la CEDEAO ne bouleverse pas fondamentalement l’avenir du continent africain. Toutefois, ces trois États ont un besoin urgent de sortir des conflits auxquels ils sont confrontés. La mise en place d’une force de défense commune représente, à cet égard, un avantage significatif.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-ismael-kanda-kante-jeune-leader-a-baco-djicoroni-nbsp-je-considere-le-retrait-de-certains-pays-de-la-cedeao-comme-une-decision-positive-et-strategique"><strong>Ismaël Kanda Kanté, jeune leader à Baco Djicoroni&nbsp;: «</strong><strong> Je considère le retrait de certains pays de la CEDEAO comme une décision positive et stratégique</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je considère le retrait de certains pays de la CEDEAO comme une décision positive et stratégique. Cette organisation, bien qu’ayant été conçue pour promouvoir l’intégration régionale et défendre les intérêts de ses États membres, a montré ses limites. Au lieu d’apporter des solutions concrètes aux crises politiques et sécuritaires, elle s’est parfois transformée en obstacle, notamment à travers des sanctions économiques lourdes imposées à des pays en difficulté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retrait traduit une volonté de souveraineté et d’autodétermination. Il ouvre la voie à des alternatives plus adaptées aux réalités du terrain, comme l’Alliance des États du Sahel (AES), qui repose sur des principes de solidarité, de défense mutuelle et de proximité géographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Micro-trottoir réalisé et transcrit par Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aes-cedeao-et-panafricanisme-regards-jeunes-sur-une-afrique-en-mutation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20235</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La «fabrique du mensonge» : comment le Mali résiste à la déstabilisation médiatique</title>
		<link>https://saheltribune.com/la-fabrique-du-mensonge-comment-le-mali-resiste-a-la-destabilisation-mediatique/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/la-fabrique-du-mensonge-comment-le-mali-resiste-a-la-destabilisation-mediatique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 14:25:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[bataille des récits]]></category>
		<category><![CDATA[Communication stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[crise du carburant]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[déstabilisation]]></category>
		<category><![CDATA[espace médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[fabrication du mensonge]]></category>
		<category><![CDATA[Fake news]]></category>
		<category><![CDATA[guerre médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[institutions maliennes]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation de l’information]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[propagande]]></category>
		<category><![CDATA[régulation des médias]]></category>
		<category><![CDATA[résilience malienne]]></category>
		<category><![CDATA[rumeurs]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté informationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20224</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali lutte contre la fabrique du mensonge : un récit sur la résistance à la manipulation de l'information et à l'influence extérieure.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à une offensive médiatique sans précédent, où rumeurs orchestrées et récits tronqués cherchent à fragiliser ses institutions, le Mali a choisi de mener une autre bataille : celle de la souveraineté de la parole. Entre manipulations informationnelles, pressions extérieures et réveil citoyen, Bamako oppose une résistance méthodique. Dans cette guerre des récits, le pays dévoile une vérité inattendue : la stabilité ne se gagne plus seulement sur les champs de bataille, mais dans l’arène stratégique de l’opinion.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La bataille que mène aujourd’hui le Mali ne se joue plus seulement sur les terrains accidentés de Tessalit ou dans les vallées du Gourma. Elle se déroule aussi sur un autre front, plus invisible mais tout aussi décisif : celui de l’information. Là où se façonnent les perceptions, où s’orientent les opinions et où se construit la conscience collective.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue désormais dépasse largement la maîtrise d’un territoire. C’est la conquête des esprits. Dans cette guerre silencieuse, la fabrication du mensonge, ou, pour reprendre Noam Chomsky, la «&nbsp;<em>Fabrique du consentement</em>&nbsp;», est devenue une arme redoutable, parfois plus efficace que les fusils et les blindés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-offensive-mediatique-d-une-rare-intensite"><strong>Une offensive médiatique d’une rare intensité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, le pays est la cible d’une offensive médiatique d’une intensité rare. Titres sensationnalistes, analyses biaisées, reportages approximatifs. Un récit noir, souvent caricatural, s’impose dans certains médias internationaux. Au lieu de raconter le Mali, on l’annonce en ruine. Au lieu d’informer, on prédit l’effondrement. Des émissions scénarisées à l’avance orchestrent l’idée d’un chaos imminent — un chaos qui finit par sembler inéluctable tant il est répété. La fabrique de l’info remplace l’information, et la peur devient un levier de domination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces récits fabriqués ne troublent pas seulement l’opinion publique, ils sapent les institutions, minent la confiance des citoyens et perturbent l’action gouvernementale. En relayant, parfois sans s’en rendre compte, la propagande de groupes armés, certains journalistes offrent une caisse de résonance à ceux qui prospèrent sur l’instabilité. L’histoire récente — de la Syrie à la Libye — rappelle combien le terrorisme s’appuie sur le mensonge comme un cheval de Troie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-riposte-fondee-sur-la-souverainete"><strong>Une riposte fondée sur la souveraineté</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette offensive, les autorités maliennes aussi bien que le peuple malien ont décidé de ne plus subir. Ils ont compris que défendre le pays ne consiste pas seulement à protéger son territoire. Mais plutôt à défendre aussi sa parole, son récit, sa vérité. La régulation des médias, la suspension temporaire de certains canaux de diffusion, la mise en place d’une communication publique plus structurée s’inscrivent dans cette stratégie. Ces mesures, souvent critiquées de l’extérieur, ne relèvent pas d’une censure arbitraire : elles répondent à un impératif de souveraineté. Dans un monde où l’information est une arme, riposter, ce n’est pas se taire : c’est refuser d’être pris en otage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette bataille de l’information n’est pas portée seulement par les institutions. Une prise de conscience citoyenne, profonde et nouvelle, est en train d’émerger. De plus en plus de Maliens apprennent à vérifier, à croiser, à questionner. Les radios locales, les journalistes responsables et les plateformes citoyennes reconstruisent un espace médiatique crédible, enraciné dans la réalité du pays. L’idée, longtemps répétée, selon laquelle le peuple malien serait manipulable à merci, vole en éclats. Il se révèle aujourd’hui gardien vigilant de la vérité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-rumeur-devient-arme-economique"><strong>Quand la rumeur devient arme économique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation s’est par ailleurs incrustée dans les crises économiques et sociales. Les pénuries de carburant, la flambée de la contrebande ou les perturbations du transport ont été amplifiées par des rumeurs destinées à semer la panique. Là encore, l’État a réagi en sécurisant les convois, en régulant les circuits de distribution et en asséchant les réseaux illicites. Preuve que la souveraineté ne se limite pas aux frontières, elle s’exerce aussi dans la gestion de l’économie, de la logistique et&#8230; de la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience malienne dépasse désormais ses frontières. Elle illustre, pour d’autres États africains, comment résister à une fabrique du mensonge devenue un instrument global de domination. Certains analystes, faute de terrain ou par paresse méthodologique, ont préféré fabriquer un récit conforme à leurs attentes. Mais les faits contredisent leurs scénarios : la réalité malienne échappe à ceux qui la racontent sans la connaître.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-intellectuelle-comme-ultime-rempart"><strong>La souveraineté intellectuelle comme ultime rempart</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que vit le Mali n’est pas une simple crise&nbsp;; c’est une épreuve de vérité. Les masques tombent, les prédictions s’effondrent, et la résilience d’un peuple se révèle. Là où la cabale médiatique espérait l’effondrement, elle rencontre la dignité. Là où l’on annonçait la fragmentation, surgit la cohésion. Le Mali se tient debout — lucide, déterminé, maître de sa destinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En déjouant la guerre du mensonge, le pays trace une voie d’indépendance nouvelle : celle qui conjugue souveraineté territoriale et souveraineté intellectuelle. Dans cette reconquête des esprits, il rappelle une vérité simple mais fondamentale : malgré les tempêtes annoncées, la vérité demeure la plus puissante des armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/la-fabrique-du-mensonge-comment-le-mali-resiste-a-la-destabilisation-mediatique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20224</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Tribune. La guerre informationnelle au Mali : enjeux, acteurs et stratégies</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-la-guerre-informationnelle-au-mali-enjeux-acteurs-et-strategies/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/tribune-la-guerre-informationnelle-au-mali-enjeux-acteurs-et-strategies/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 14:12:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des Etats du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[blocus économique]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[cheptel malien]]></category>
		<category><![CDATA[Communication stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d&#039;État]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[économie rurale]]></category>
		<category><![CDATA[élevage au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Fake news]]></category>
		<category><![CDATA[guerre informationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[influence étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation médiatique]]></category>
		<category><![CDATA[narration stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[propagande politique]]></category>
		<category><![CDATA[reconquête de Kidal]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté nationale]]></category>
		<category><![CDATA[technologie de l'information]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme économique]]></category>
		<category><![CDATA[transhumance]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19912</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse de la guerre informationnelle au Sahel : comment la désinformation menace l'économie et l'unité du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le Mali remporte des victoires militaires décisives, une nouvelle forme de guerre se profile : la guerre informationnelle. À travers la désinformation, certains acteurs extérieurs tentent d’affaiblir l’État malien, d’asphyxier son économie et de briser l’unité régionale incarnée par l’Alliance des États du Sahel</em></strong><strong><em>&nbsp;(AES)</em></strong><strong><em>.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La session ordinaire d’octobre 2025 du Conseil national de transition (CNT) s’est ouverte le lundi 6 octobre au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). À cette occasion, le président du CNT, le général Malick Diaw, a dénoncé les manœuvres extérieures visant à affaiblir le Mali : «&nbsp;<em>Ayant tout essayé contre le Mali, ils veulent nous asphyxier économiquement et financièrement en s’attaquant aux camions de transport et aux citernes. Mais grâce à la résistance et au patriotisme de notre peuple, nous vaincrons ce terrorisme économique.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette déclaration se profile une guerre d’un nouveau genre : la «&nbsp;<em>guerre informationnelle&nbsp;</em>», un conflit insidieux qui se joue sur les plans économique, politique et médiatique. Ce conflit, bien que localisé au Mali, s’étend à l’ensemble de l’Alliance des États du Sahel (AES) et, plus largement, à toute l’Afrique sur fond de visée géopolitique qui permet à certains États occidentaux, notamment la France, de manipuler l’information.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contexte-geopolitique-et-instrumentalisation-de-l-information"><strong>Contexte géopolitique et instrumentalisation de l’information</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’échec des tentatives d’isolement du Mali, du Burkina Faso et du Niger – notamment après les changements politiques intervenus dans ces pays – certains sponsors étatiques du terrorisme international, multiplient les actions de déstabilisation. Se voyant perdre leur influence stratégique dans le Sahel, ils recourent désormais à la manipulation de masse, un processus décrit par Sergueï Tchakhotine comme «&nbsp;<em>le viol des foules par la propagande politique</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur objectif est de dresser le peuple contre ses dirigeants en instaurant un climat de crise permanente, servant leurs intérêts économiques et géopolitiques. Cette stratégie s’inscrit dans la continuité d’un terrorisme fomenté depuis les indépendances, destiné à légitimer une présence étrangère permanente sous prétexte d’assistance.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-information-arme-strategique-du-xxie-siecle"><strong>Information, arme stratégique du XXIe siècle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jamais depuis les deux Guerres mondiales (1914-1918&nbsp;; 1939-1945) le monde n’a été aussi vulnérable qu’en ce XXIe siècle, où l’accès massif à l’information, via les technologies numériques et les réseaux sociaux, a redéfini les règles du jeu. Aujourd’hui, la guerre n’est plus seulement militaire : elle est aussi médiatique et psychologique. D’où le règne de la tyrannie informationnelle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le soulignait Pierre Schaeffer, «&nbsp;<em>la communication, c’est la guerre&nbsp;</em>». Ainsi, les États doivent désormais traiter l’information comme une arme stratégique de haute valeur ajoutée, au même titre que les équipements militaires. Le général Assimi Goïta a lui-même évoqué en juin 2024, lors de sa visite à Sikasso, 3<sup>ème</sup>&nbsp;région administrative du Mali, le concept de «&nbsp;<em>terrorisme informationnel</em>&nbsp;», aux côtés du&nbsp;<em>«&nbsp;terrorisme économique</em>&nbsp;» et du «&nbsp;<em>terrorisme avec violence armé</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-succes-militaire-a-l-offensive-informationnelle"><strong>Du succès militaire à l’offensive informationnelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, sous la transition menée par le général Goïta, a remporté d’importantes victoires militaires. La reconquête de Kidal en novembre 2023, par exemple, symbolise la reprise en main de territoires échappant à l’État depuis des années. Cette avancée a permis le retour de l’administration dans ces zones sensibles et permit un travail en profondeur sur le processus de pacification à travers l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces succès militaires, les opposants au processus de transition ont ouvert un nouveau front : la désinformation, destinée à émouvoir et manipuler les masses. Cette stratégie repose sur une redoutable efficacité émotionnelle : images sorties de leur contexte, fausses rumeurs de pénurie de carburant, ou mise en scène de camions incendiés, malgré la présence d’escortes militaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-contre-l-economie-malienne"><strong>Une guerre contre l’économie malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le retrait du Mali de la CEDEAO en janvier 2025, les attaques informationnelles se sont intensifiées. L’objectif est de saper l’économie malienne, provoquer un soulèvement populaire, et ainsi empêcher l’organisation du prochain sommet de l’AES, repoussé à décembre 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple le plus marquant reste celui de la crise du carburant. Des groupes armés appuyés par des ennemis du Mali tentent empêcher les camions-citernes d’entrer sur le territoire malien afin de ravitailler les stations-services, simulant ainsi un «&nbsp;<em>blocus économique</em>&nbsp;» déguisé. Une telle stratégie vise à asphyxier l’économie et à briser la dynamique d’unité régionale enclenchée par l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-precedents-et-les-complicites-regionales"><strong>Les précédents et les complicités régionales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres tentatives de déstabilisation ont été observées dans cet espace, notamment en 2024, à travers des ONG étrangères, organisait la transhumance de troupeaux maliens vers un pays voisin, a expliqué le président de la transition de sa visite à Sikasso. L’objectif caché était d’affaiblir un secteur vital pour le Mali. Rappelons que l’élevage représente 80 % du revenu des populations rurales du Nord et près de 18 % dans le Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute la crise diplomatique avec l’Algérie après la destruction d’un drone malien à Tinzaoutène en avril 2025, suivie d’accusations infondées de violation d’espace aérien. Rappelons aussi l’arrestation de plusieurs officiers maliens, impliquant des ressortissants étrangers en août 2025, a donné lieu à une vague de désinformation contre le Mali destinée à brouiller la perception de la réalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-maitriser-la-guerre-de-l-opinion"><strong>Maîtriser la guerre de l’opinion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, celui qui maîtrise l’information maîtrise l’opinion publique. La désinformation, loin d’être une simple nuisance, est devenue une véritable arme de conquête politique, comme l’ont démontré certains épisodes électoraux à l’échelle mondiale. La guerre informationnelle est une bataille stratégique où ni les manipulateurs ni les vérificateurs de faits (fact-checkers) n’ont véritablement intérêt à faire cesser les fake news, car tous tirent profit du chaos informationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette nouvelle forme de guerre, chaque État doit repenser sa stratégie de communication. L’enjeu est de taille : il ne s’agit plus seulement d’informer, mais de défendre sa souveraineté par l’information. Le Mali, au cœur de ce bras de fer, incarne un laboratoire d’expérimentation géopolitique où la survie d’une nation passe aussi par la maîtrise du récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/tribune-la-guerre-informationnelle-au-mali-enjeux-acteurs-et-strategies/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19912</post-id>	</item>
		<item>
		<title>AES : l’irréversible basculement qui fait trembler Paris et rassure l’Afrique</title>
		<link>https://saheltribune.com/aes-lirreversible-basculement-qui-fait-trembler-paris-et-rassure-lafrique/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aes-lirreversible-basculement-qui-fait-trembler-paris-et-rassure-lafrique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 20:58:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Françafrique]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[influence française]]></category>
		<category><![CDATA[intégration régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[opinion publique]]></category>
		<category><![CDATA[partenariats stratégiques]]></category>
		<category><![CDATA[rupture postcoloniale]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[sondage Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté africaine]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19770</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un sondage sur l'AES révèle un soutien fort en Afrique de l'Ouest malgré les critiques. Lisez les résultats ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deux ans après sa création, l’Alliance des États du Sahel (AES) fascine bien au-delà de ses frontières. Un sondage exclusif réalisé pour Jeune Afrique, révèle que, malgré les critiques officielles et les mises en garde occidentales, les opinions publiques ouest-africaines plébiscitent ce bloc sahélien. Symbole d’une souveraineté reconquise et d’un rejet des tutelles anciennes, l’AES s’impose comme le laboratoire d’une nouvelle ère géopolitique africaine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est des chiffres qui valent plus que de longs discours. 77&nbsp;% des citoyens interrogés dans six pays francophones d’Afrique de l’Ouest jugent l’Alliance des États du Sahel (AES) « <em>bonne ou très bonne</em> », selon les résultats d’un sondage publié ce lundi&nbsp;15&nbsp;septembre 2025 par le média panafricain&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>. Même en Côte d’Ivoire, fief d’Alassane Ouattara et bastion de l’orthodoxie pro-CEDEAO, 66&nbsp;% des sondés affichent leur approbation. Deux ans après sa création à Bamako, l’AES est devenue plus qu’une alliance militaire. Elle incarne une idée-force, une alternative, presque un rêve collectif, expliquent nos confrères de&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>, à la veille du deuxième anniversaire de la signature de la Charte du Liptako-Gourma, le 16&nbsp;septembre 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-s-inventer-un-destin-sans-bequilles-occidentales"><strong>S’inventer un destin sans béquilles occidentales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un détail. Car ce plébiscite populaire survient alors même que les chancelleries occidentales, relayées par certaines ONG, tentent de réduire l’expérience sahélienne à un « <em>espace de non-droit</em> ». Or, la perception est têtue. Ce que voient et retiennent les peuples, ce sont les images fortes — le départ des troupes françaises, la reprise en main des mines d’uranium et d’or, la fin probable du système CFA en ligne de mire, l’affirmation d’une souveraineté assumée. Autant de gestes vécus comme une reconquête de l’indépendance, là où Paris et ses alliés ne veulent y voir qu’un « <em>populisme autoritaire</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La force de l’AES tient à ce paradoxe, selon les auteurs du sondage. En se libérant du joug françafricain, elle ne convainc pas seulement ses propres citoyens, mais suscite l’admiration des voisins. Et pour cause&nbsp;: dans une Afrique où la jeunesse étouffe sous le chômage, l’endettement et l’arrogance des vieilles élites, l’expérience sahélienne agit comme un électrochoc. Elle prouve qu’il est possible de dire non, de rompre les chaînes et de s’inventer un destin sans béquilles occidentales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-le-tombeau-definitif-de-la-francafrique"><strong>L’AES, le tombeau définitif de la Françafrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On le sait, à Paris comme à Abidjan, ce message dérange. Car derrière le sondage, c’est une lame de fond qu’il faut lire&nbsp;: la fin de l’hégémonie française et la décomposition progressive du système CEDEAO. La popularité de l’AES, loin d’être un feu de paille, traduit une recomposition géopolitique irréversible. Une Afrique francophone qui, pour la première fois depuis soixante ans, regarde son avenir sans demander la permission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une évidence&nbsp;: l’AES n’est pas un épiphénomène, mais le symptôme d’un basculement irréversible. Là où les élites pro-occidentales parlent encore de « <em>sanctions </em>» ou de « <em>retour à l’ordre constitutionnel</em> », les peuples, eux, célèbrent une souveraineté retrouvée. Et si l’Occident, englué dans ses obsessions sécuritaires, voit dans l’alliance sahélienne une menace, les populations y lisent au contraire une promesse — celle d’un avenir où les décisions ne se prennent plus à Paris, mais à Bamako, Ouagadougou ou Niamey.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette réalité têtue qui ronge aujourd’hui l’influence française et fissure le vieux système CEDEAO. L’histoire retiendra que l’AES a été le tombeau définitif de la Françafrique. Et que, deux ans après sa naissance, ce bloc sahélien aura su imposer à ses voisins — et au monde — une vérité simple : la souveraineté, même balbutiante, reste infiniment plus séduisante que la tutelle éternelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aes-lirreversible-basculement-qui-fait-trembler-paris-et-rassure-lafrique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19770</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
