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	<title>Archives des OPAM &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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		<title>Mali : l’OPAM, colosse aux pieds d’argile d’une sécurité alimentaire toujours en sursis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 07:17:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La performance de l'OPAM mise en question par un rapport alertant sur les dérives de la structure au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À quoi sert un géant s’il ne marche plus ? L’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM), censé être le pilier de la politique de sécurité alimentaire nationale, se révèle, selon un rapport du Vérificateur général, comme une structure en panne de stratégie, minée par l’improvisation et la dépendance budgétaire. Dans un pays où plus d’un million de personnes sont menacées de famine, cette contre-performance pose question.</em></strong></p>



<p>Si l’on devait résumer l’état de santé de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) en une image, ce serait celle d’un dinosaure essoufflé, aux membres atrophiés par des décennies d’inertie bureaucratique, avançant à reculons vers une mission qu’il ne maîtrise plus. Le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général sur la société, couvrant la période 2020-2024, est implacable : entre déficience chronique de gouvernance, carence dans la gestion des stocks de céréales, et une activité commerciale quasi inexistante, l’OPAM ressemble plus à un lest qu’à un levier dans le dispositif national de sécurité alimentaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-dependance-structurellement-problematique"><strong>Une dépendance structurellement problématique</strong></h3>



<p>Créée pour veiller à ce que nul ne meure de faim dans les villages oubliés du Gourma ou les faubourgs de Kati, l’institution s’est figée dans une logique de survie institutionnelle. Pourtant, elle a englouti plus de 115 milliards de FCFA en quatre ans – soit 24 milliards de plus que les fonds réellement alloués – sans réussir à garantir un système de stockage efficace ni à rendre ses activités rentables. Loin de générer des recettes propres, l’Office vit sous perfusion étatique, dans une dépendance qui n’est plus simplement inconfortable, mais structurellement problématique.</p>



<p>Il faut lire entre les lignes du rapport pour percevoir l’ironie tragique : un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) dont les activités commerciales sont à peine embryonnaires, pendant qu’il consacre l’essentiel de ses ressources à des missions de service public – reconstitution du Stock National de Sécurité (SNS) et du Stock d’Intervention de l’État (SIE) – menées avec une efficacité discutable. Le constat est sans appel : non seulement l’OPAM n’a pas respecté les engagements de son contrat-plan, mais ses propres entrepôts, mal réhabilités ou laissés à l’abandon, compromettent la qualité des céréales stockées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-pays-cherche-ses-reperes-alimentaires"><strong>Le pays cherche ses repères alimentaires</strong></h3>



<p>Les recommandations fusent, en rafales, comme les ultimes coups d’épée dans une structure qui tangue : doter l’OPAM d’un logiciel de gestion intégrée, actualiser les fiches de poste, certifier les comptes, tenir des réunions de conseil&#8230; Autant de mesures qui relèvent davantage de la médecine d’urgence que d’un plan de transformation stratégique.</p>



<p>Faut-il dès lors maintenir ce mastodonte en vie ? La question, pourtant taboue, affleure en filigrane du rapport. En attendant, dans les marchés de Mopti ou les greniers du Macina, les sacs de mil se vident plus vite que les mots. Et pendant que le pays cherche ses repères alimentaires dans la poussière des promesses non tenues, l’OPAM continue son chemin. Sans cap. Sans boussole.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la sécurité alimentaire, entre audit sévère et résilience forcée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Examinez les résultats du rapport sur la gouvernance de la sécurité alimentaire au Mali : entre efforts et limites.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Un rapport du Vérificateur général dresse un tableau contrasté de la gestion de la sécurité alimentaire au Mali. Si des efforts de distribution et de plaidoyer sont notables, les lenteurs structurelles, l’absence de cadre organisationnel clair et la dépendance financière mettent à nu les limites du système. À l’heure de la souveraineté revendiquée, le pays doit choisir : réformer ou répéter.</em></strong></p>



<p>C’est une photographie implacable que livre le Bureau du Vérificateur Général du Mali dans son rapport publié en avril 2025. Une radiographie sans anesthésie de la gestion du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA), l’un des dispositifs clés du pays pour faire face à la faim chronique et aux crises humanitaires récurrentes. Résultat ? Des avancées, oui, mais aussi des lenteurs, des retards, des silences administratifs et surtout, des fragilités systémiques qui interrogent, à l’heure où l’État malien se veut stratège, souverain et solidaire.</p>



<p>La mission d’audit, effectuée en 2023 et 2024, portait sur le suivi de 18 recommandations faites au CSA, à ses partenaires institutionnels et aux ministères de tutelle. Seules 6 d’entre elles ont été entièrement mises en œuvre. Les autres sont restées à l’état de chantier, parfois au point mort. Une performance mitigée pour un secteur où l’inaction coûte des vies, et où l’approximation se traduit en malnutrition, retards de croissance, voire exode rural.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-arbre-qui-cache-la-foret"><strong>L’arbre qui cache la forêt ?</strong></h3>



<p>Certes, le rapport souligne des efforts notables. Le Commissariat a amélioré la diffusion de sa politique nationale, intensifié ses campagnes de sensibilisation, et renforcé son plaidoyer en faveur des populations vulnérables. En 2023, près de 1,1 million de personnes ont bénéficié d’une distribution gratuite de céréales. En 2024, ce chiffre grimpe à 1,17 million, malgré des contraintes logistiques et sécuritaires majeures.</p>



<p>Mais ces efforts, aussi louables soient-ils, ne suffisent pas à masquer les zones d’ombre. Ainsi, la gestion des banques de céréales est jugée quasi inexistante dans la majorité des communes visitées : absence de stocks, comités de gestion inactifs, aucun document comptable, aucun suivi communautaire. Plus alarmant encore, l’État n’a pas alloué les ressources nécessaires pour la réhabilitation des magasins de l’OPAM, pourtant essentiels à la chaîne logistique du stockage alimentaire.</p>



<p>Autre point sensible, l’absence d’un cadre organisationnel clair pour le CSA lui-même. Vingt ans après sa création, aucun texte ne fixe précisément ses modalités de fonctionnement ni les qualifications requises pour ses agents. Résultat, une institution essentielle, mais au fonctionnement bancal, où le flou administratif entretient l’inefficacité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-securite-alimentaire-sous-assistance-technique"><strong>Une sécurité alimentaire sous assistance technique</strong></h3>



<p>Plus globalement, c’est le modèle malien de sécurité alimentaire qui semble s’essouffler. Trop dépendant des financements extérieurs – à l’image du prêt de 25 milliards de FCFA contracté en 2023 auprès de la BOAD pour reconstituer le stock de sécurité – il reste fragile, soumis aux aléas budgétaires et diplomatiques. En 2024, faute de nouveaux financements, les stocks n’ont pas été reconstitués à leur niveau optimal, laissant planer la menace d’un retour à l’urgence permanente.</p>



<p>Le rapport du BVG met aussi en lumière les contradictions internes du dispositif : des formations dispensées&#8230; après les périodes critiques ; des guides de distribution partagés mais mal appliqués ; des listes d’émargement toujours aussi disparates d’une localité à l’autre. À l’évidence, la chaîne de commandement souffre d’un déficit de rigueur et de coordination.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reformer-ou-repeter"><strong>Réformer ou répéter ?</strong></h3>



<p>La grande leçon de ce rapport tient en une phrase : l’architecture institutionnelle de la sécurité alimentaire au Mali est trop importante pour rester aussi fragile. À l’heure où l’État malien revendique son autonomie stratégique au sein de l’AES, il ne peut se permettre de laisser un secteur aussi vital à la dérive logistique ou au bon vouloir des bailleurs.</p>



<p>Si des avancées sont saluées, elles doivent s’inscrire dans une vision d’ensemble : réformer le CSA, doter le DNSA d’un financement prévisible, professionnaliser l’OPAM, remettre en fonctionnement les banques de céréales et restaurer la confiance communautaire.</p>



<p>Car, au bout de la chaîne, il y a des millions de Maliens pour qui la sécurité alimentaire n’est pas un indicateur statistique, mais une question de dignité, de survie, parfois de révolte.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fraude, stocks fantômes et insécurité alimentaire : un cocktail explosif pour l’OPAM</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport du Vérificateur général sur la gestion de l’OPAM entre 2020 et 2022 révèle de graves irrégularités financières et administratives, compromettant la transparence des marchés publics et la sécurité alimentaire du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le rapport du Vérificateur général sur la gestion de l’OPAM entre 2020 et 2022 révèle de graves irrégularités financières et administratives, compromettant la transparence des marchés publics et la sécurité alimentaire du Mali.</em></strong></p>



<p>L’Office des Produits agricoles du Mali (OPAM), cette structure censée garantir la régulation du marché céréalier et la sécurité alimentaire des populations, est aujourd’hui dans la tourmente. Le dernier rapport du Vérificateur général dresse un constat accablant&nbsp;: mauvaise gestion, paiements injustifiés, irrégularités administratives… Une faillite silencieuse qui met en péril l’un des piliers essentiels du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une gestion des stocks qui frôle le scandale</strong></h3>



<p>L’OPAM est censé gérer avec rigueur les stocks stratégiques de céréales, garants de la résilience du pays face aux crises alimentaires. Pourtant, le rapport révèle des dysfonctionnements criants dans la gestion des ressources. « <em>L’Office n’a pas respecté les procédures de passation des marchés, entraînant des contrats irréguliers et un manque de contrôle sur les prestations exécutées </em>», souligne le rapport du BVG.</p>



<p>Pire encore, des fournisseurs ont été payés sans preuve de services rendus. Le Vérificateur met ainsi en lumière des « <em>paiements effectués en l’absence de pièces justificatives suffisantes </em>», une pratique qui interroge sur la transparence de la gestion financière de l’institution.</p>



<p>Le rapport pointe également du doigt l’opacité dans la gestion des céréales. En principe, l’OPAM est chargé d’assurer « <em>le suivi rigoureux des entrées et sorties des stocks</em> », mais les auditeurs ont découvert des écarts inexplicables entre les quantités déclarées et les stocks réellement disponibles.</p>



<p>Dans un pays où l’insécurité alimentaire frappe régulièrement des milliers de foyers, de telles irrégularités ne relèvent pas de la simple négligence, mais d’une mise en danger manifeste de la population.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un impact direct sur les populations vulnérables</strong></h3>



<p>Le rôle de l’OPAM ne se limite pas à une simple gestion administrative des céréales. Il est censé être le rempart contre la faim, particulièrement pour les populations les plus exposées aux crises alimentaires. Or, le rapport souligne « <em>l’incapacité de l’Office à assurer un approvisionnement régulier des stocks stratégiques</em> », une situation qui aggrave la précarité alimentaire dans plusieurs régions.</p>



<p>Comment comprendre qu’en pleine période de crise, des stocks censés être disponibles se volatilisent sans explication crédible ? Comment justifier des paiements à des fournisseurs alors que les denrées ne sont pas livrées en temps voulu ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’urgence d’une réforme en profondeur</strong></h3>



<p>Le Vérificateur général ne se contente pas de pointer les manquements, il appelle aussi à des mesures correctives immédiates. Il recommande notamment « <em>le renforcement des contrôles internes, la mise en conformité des procédures d’achats et une gestion plus rigoureuse des stocks.</em> »</p>



<p>Si des réformes ne sont pas rapidement engagées, le Mali court le risque de voir son dispositif de sécurité alimentaire totalement fragilisé, au moment où le pays a plus que jamais besoin d’une gestion transparente et efficace de ses ressources stratégiques.</p>



<p>L’OPAM survivra-t-il à ce scandale ? Une chose est sûre, l’opinion publique ne pourra plus détourner le regard. L’heure des comptes a sonné.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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