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	<title>Archives des Ocha &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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		<title>L’humanitaire à l’épreuve du feu : les défis et espoirs au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 10:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'humanitaire au Mali en première ligne : explorez les défis et l'espoir des Maliens touchés par la pauvreté et les conflits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un pays où la pauvreté, les conflits armés et les crises climatiques se conjuguent avec une intensité dévastatrice, l’humanitaire est devenu le dernier rempart contre la désolation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les visages des crises humanitaires ne se réduisent pas à des chiffres froids ou à des manchettes éphémères. Ce sont ceux des enfants affamés dans les villages reculés du Sahel, des femmes déplacées par les violences intercommunautaires, des hommes blessés dans les attaques terroristes, et des familles cherchant refuge sous des tentes de fortune. Ces vies brisées, bien que souvent invisibles aux yeux du monde, portent en elles l’espoir fragile d’un lendemain meilleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les dernières <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">données</a> du Bureau des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), 6,4 millions de Maliens, soit environ 25 % de la population, présentent des besoins humanitaires multisectoriels pour l’année 2025. Derrière ces statistiques se cachent des histoires poignantes, celles de communautés entières privées de nourriture, d’eau potable, d’accès aux soins médicaux et même de dignité humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cercle-vicieux"><strong>Un cercle vicieux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali est pris dans un tourbillon de crises multidimensionnelles qui s’alimentent mutuellement. Dans le Nord, les attaques terroristes ont ravagé des villages entiers, forçant des milliers de personnes à abandonner leurs terres ancestrales. Les infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé, ont été également détruites ou fermées, plongeant les populations locales dans une précarité accrue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Centre, les tensions entre agriculteurs et éleveurs ont exacerbé les conflits intercommunautaires, rendant les zones rurales impraticables. Les violences armées, combinées à une gouvernance locale affaiblie, ont créé un climat d’insécurité généralisée. Simultanément, les effets dévastateurs des changements climatiques frappent durement : des sécheresses prolongées et des inondations récurrentes menacent les moyens de subsistance des populations déjà vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, près de <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">450 000</a> personnes, principalement des femmes et enfants, ont été affectées par des inondations de grande ampleur à travers le pays. Ces catastrophes naturelles ont aggravé la situation alimentaire, entraînant une augmentation drastique des cas de malnutrition aiguë chez les enfants. À cela s’ajoutent les fractures politiques et institutionnelles. Depuis le coup d’État militaire de 2020, le Mali traverse une période de transition, marquée par des sanctions internationales et une rupture croissante avec certains partenaires occidentaux. Cette situation a réduit les financements humanitaires et compliqué l’accès aux zones en crise pour les organisations internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, les organisations humanitaires locales et internationales jouent un rôle important. La Croix-Rouge malienne, présente depuis 6 décennies, est devenue un pilier de la réponse humanitaire dans le pays. Avec ses équipes déployées dans les régions les plus dangereuses, elle distribue de l’aide alimentaire, fournit des soins médicaux d’urgence et soutient les efforts de médiation communautaire pour apaiser les tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kadidiatou Koné, une bénéficiaire de l’aide humanitaire à Mopti, témoigne&nbsp;:&nbsp;<em>« Sans la Croix-Rouge malienne, nous n’aurions pas survécu. Avant son arrivée, nous vivions des jours très difficiles. Nous n’avions presque plus rien à manger. Les groupes armés avaient incendié nos champs, et beaucoup d’entre nous ont fui nos villages pour chercher refuge dans la brousse. Nous étions coupés du monde, sans eau potable ni soins médicaux. Mes enfants souffraient de malnutrition, et je ne savais pas comment les sauver&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, la <a href="https://www.icrc.org/fr/article/mali-nos-actions-de-janvier-decembre-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Croix Rouge</a> malienne a assisté 15 100 ménages, soit 90 600 personnes, et installé 65 ouvrages d’accès à l’eau potable pour 225 000 personnes à travers le pays. Ces interventions permettent non seulement de répondre aux besoins immédiats, mais aussi de renforcer la résilience des communautés face aux crises futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Médecins Sans Frontières (MSF) continue d’opérer dans les hôpitaux délabrés du Nord, où les infrastructures de santé ont été détruites par les conflits. Selon un <a href="https://www.msf.org/fr/les-%C3%A9quipes-msf-poursuivent-leur-soutien-%C3%A0-la-population-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">document</a> publié en 2022, MSF a soigné plus de 6 500 enfants malnutris, assisté 12 000 femmes lors de leur accouchement, pris en charge 190 000 malades contre le paludisme, et accompagné près de 500 femmes dans leur combat contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Ces efforts, bien que colossaux, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://saheltribune.com/la-croix-rouge-malienne-mobilise-plus-de-71-millions-pour-les-deplaces-de-kamaneguela/">Comité international de la Croix-Rouge</a> (CICR), en collaboration avec ses partenaires locaux, a réhabilité des puits et des systèmes d’irrigation dans les régions touchées par la sécheresse. Ces projets permettent non seulement de fournir de l’eau potable, mais aussi de relancer l’agriculture dans des zones autrefois prospères, offrant ainsi une perspective durable aux communautés locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-humanitaire-devient-un-combat-quotidien"><strong>Quand l’humanitaire devient un combat quotidien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré leur dévouement, les acteurs humanitaires font face à des obstacles croissants, en termes d’accès à certaines zones. Dans un <a href="https://arhp.msf.es/wp-content/uploads/2023/07/Case-Study-03-Mali-FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>, MSF souligne que <em>« l’incursion d’acteurs militaires et politiques dans le domaine de l’action humanitaire compromet l’action humanitaire au Mali ». </em>Les travailleurs humanitaires sont souvent pris pour cible, mettant en péril leur sécurité et celle des populations qu’ils tentent de secourir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous savons que nos équipes risquent leur vie chaque fois qu’elles partent en mission. Mais abandonner serait une trahison envers ceux qui comptent sur nous »,&nbsp;</em>confie Awa Diallo, volontaire de la Croix-Rouge malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les dangers physiques, le manque de financements reste un défi majeur. Selon OCHA, 7,1 millions de personnes étaient dans le besoin humanitaire au Mali en 2024, mais le <a href="https://www.nutritioncluster.net/sites/nutritioncluster.com/files/2022-07/mali_hrp_2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plan</a> de réponse humanitaire nécessite environ 700 millions de dollars pour répondre aux besoins croissants. À mi-année, seulement 25 % de cette somme avait été mobilisée. Cette pénurie force les ONG à prioriser certaines zones au détriment d’autres, laissant des milliers de personnes sans aide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-humanitaire-reflet-de-notre-humanite"><strong>L’humanitaire, reflet de notre humanité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’humanitaire au Mali est bien plus qu’une simple réponse aux crises. C’est un cri d’alarme adressé à l’ensemble de la <a href="https://saheltribune.com/dih-et-reportage-en-periode-de-conflit-lattitude-a-adopter-par-les-journalistes/">communauté internationale</a>. Il révèle à quel point les conflits, les catastrophes naturelles et l’instabilité politique peuvent plonger un pays dans une telle situation humanitaire. Mais il montre aussi la résilience et la solidarité des Maliens, qui, malgré les épreuves, continuent de se soutenir mutuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un village reculé de la région de Tombouctou, une mère serre contre elle son enfant affamé. Personne ne filme. Personne ne parle d’eux. Et pourtant, ils comptent. Ils comptent pour 6,4 millions. Mais dans le bruit assourdissant du monde, ils ne comptent plus assez.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-agir-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard"><strong>Agir avant qu’il ne soit trop tard</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’humanitaire est un miroir de notre humanité. Il révèle nos capacités de compassion, mais aussi nos limites. Face à l’urgence, à l’échelle nationale et internationale, une question demeure&nbsp;: serons-nous à la hauteur de la dignité de ceux qui n’ont rien, sinon l’espoir qu’on ne les oublie pas&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://saheltribune.com/bilan-2024-le-cicr-et-la-croix-rouge-malienne-renforcent-leur-engagement-humanitaire/">ONG humanitaires</a>, telles que la Croix-Rouge malienne et ses partenaires internationaux, incarnent une lumière dans l’obscurité des crises mondiales. Leur engagement inlassable sauve des millions de vies chaque année, mais elles ne peuvent agir seules. Face à l’urgence, l’humanitaire n’est pas un choix : c’est une responsabilité collective. Car derrière chaque chiffre, il y a une vie. Une vie qui mérite d’être sauvée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, comme ailleurs, l’espoir repose sur notre capacité à agir ensemble, avant qu’il ne soit trop tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Niger : 53 562 enfants privés d’école dans la région de Tillabéri, selon OCHA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Dec 2021 13:43:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Niger, dans la région de Tillabéri, 53 562 enfants sont privés d’école à cause de l’insécurité malgré la présence d’une position des forces de défense et de sécurité (FDS) et des patrouilles régulières, selon le rapport d’OCHA du 20 décembre 2021.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Niger, dans la région de Tillabéri, 53 562 enfants sont privés d’école à cause de l’insécurité malgré la présence d’une position des forces de défense et de sécurité (FDS) et des patrouilles régulières, selon le rapport d’OCHA du 20 décembre 2021.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les zones frontalières du Niger avec le Burkina Faso sont fortement impactées par la crise sécuritaire. Des zones où les menaces des éléments présumés de Groupes Armés Non Étatiques (GANE) sont persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation a provoqué non seulement des mouvements massifs de la population, mais aussi entraîné le <a href="https://saheltribune.com/attaques-contre-les-ecoles-plus-de-22%e2%80%89000-eleves-enseignants-et-personnel-educatif-affectes-dans-le-monde/">décrochage scolaire</a> de nombreux élèves qui se sont vus obligés de fuir leurs villages à la recherche d’un eldorado, indique OCHA dans son <a href="https://reports.unocha.org/fr/country/niger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport situation</a> du 20 décembre 2021.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="9-833-eleves-deplaces">9 833 élèves déplacés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les treize départements de la région de Tillabéri, huit sont directement impactés par la fermeture des écoles liée à la crise sécuritaire. Il s’agit d’Abala, Ayorou, Gotheye, Tillaberi, Say, Ouallam, Téra et Torodi</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces zones, Torodi est le plus touché avec au total 93 écoles fermées sur 154, à la date du 23 novembre 2021, précise le rapport d’OCHA. Ces menaces pèsent malgré la présence d’une position des forces de défense et de sécurité (FDS) et des patrouilles régulières dans ces zones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, 53 562 enfants, dont 25 828 filles sont privées de leurs droits à l’éducation, déplore OCHA. Dans la région de Tillabéri, selon les autorités nigériennes, rapporte l’organisation onusienne, près de 579 écoles étaient fermées à la fin de l’année scolaire 2020-2021 sur les 2 247 écoles que compte la région, soit 23,66 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nos jours, la région enregistre 9 833 élèves déplacés, indique-t-on. <em>« Souvent, faute d’infrastructures d’accueil, certaines écoles ne peuvent pas accueillir de nouveaux élèves pour assurer la continuité pédagogique »</em>, explique OCHA. Ce qui fait que les écoles restées ouvertes ne sont pas exemptes de la <a href="https://saheltribune.com/crise-securitaire-au-niger-forum-pour-recueillir-des-solutions-endogenes/">crise sécuritaire</a>. Elles sont frappées par la pléthore.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="mobilisation-generale">Mobilisation générale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré tous ces problèmes auxquels elles sont confrontées, «<em> toutes les écoles encore fonctionnelles ont réouvert leurs portes à la rentrée d’octobre </em>[cette année] », rassure l’Agence onusienne pour les affaires humanitaires, qui informe que le gouvernement et ses partenaires se mobilisent pour trouver des solutions à ce phénomène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la date du 20 novembre dernier, à Tillabéri, poursuit le rapport d’OCHA, « <em>ils ont recommandé d’organiser une rencontre entre le Ministère de l’Éducation National (MEN) et les Ministères en charge de la question sécuritaire afin de trouver des mécanismes permettant la continuité pédagogique, de promouvoir des solutions innovantes telles que la formation à distance, numérique, radio télé ; sous forme de recherche-action afin d’assurer la continuité pédagogique dans la région </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs autres initiatives sont prises dans le même cadre, avec le concours de plusieurs partenaires de l’école nigérienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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