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	<title>Archives des océan Indien &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Madagascar : Rajoelina, passager de classe affaires sur la Françafrique Airlines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 15:01:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’exfiltration d’Andry Rajoelina par la France, un acte qui soulève des questions sur l'ingérence française en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Sous prétexte de « préserver la stabilité », Paris s’est de nouveau immiscée dans une crise africaine. L’exfiltration d’Andry Rajoelina par un avion militaire français, au cœur de la tourmente malgache, ravive un débat ancien : la France sait-elle vraiment rompre avec ses réflexes d’ingérence sur le continent ?</em></strong></p>



<p>C’est une scène que Paris aurait préféré garder dans l’ombre : celle d’un président africain, exfiltré par un avion militaire français, en pleine tempête politique.<br>Le 12 octobre 2025, Andry Rajoelina, chef de l’État malgache, quittait discrètement son pays, à bord d’un appareil de l’armée française. Officiellement, «&nbsp;<em>pour éviter un bain de sang&nbsp;</em>». Officieusement, pour sauver ce qui pouvait encore l’être d’un régime à bout de souffle.</p>



<p>Un accord de «&nbsp;<em>président à président</em>&nbsp;» — entre Emmanuel Macron et Rajoelina — aurait permis cette fuite organisée. Les relais de l’armée française de&nbsp;<em>La Réunion</em>&nbsp;ont agi avec une efficacité sans faille. L’opération fut propre, sans éclat, mais lourde de symboles. Paris affirme ne pas s’ingérer, mais c’est encore Paris qui ferme la porte derrière un président africain déchu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vieille-habitude-sauver-les-siens-preserver-les-apparences"><strong>Une vieille habitude : sauver les siens, préserver les apparences</strong></h2>



<p>Officiellement, l’Élysée s’en tient à une ligne simple : aucune intervention, aucune prise de position. En coulisses, c’est tout autre chose. Depuis le 25 septembre, Antananarivo s’enfonce dans le désordre : pénuries d’eau, coupures d’électricité, manifestations, puis mutineries.</p>



<p>Face à la débâcle, l’appareil d’État s’est disloqué. Dimanche, la gendarmerie nationale a basculé du côté des protestataires, sous la houlette du général Nonos Mbina Mamelison, désormais autoproclamé nouveau commandant.</p>



<p>Pendant ce temps, à Paris, les téléphones chauffaient. Les diplomates et les conseillers de l’Élysée n’ont jamais cessé de suivre la situation heure par heure. Comme souvent dans ces crises africaines, la tentation de «&nbsp;<em>gérer</em>&nbsp;» discrètement le chaos s’est imposée.&nbsp;</p>



<p>On se souvient d’autres épisodes — Bokassa évacué par un DC-8 français en 1979, Blaise Compaoré exfiltré vers la Côte d’Ivoire en 2014 — autant de pages jaunies du manuel officieux de la politique africaine de la France : ne jamais abandonner totalement un ami, même déchu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ingerence-douce-mais-constante"><strong>Une ingérence douce, mais constante</strong></h2>



<p>Les responsables français se défendent de toute intervention. Pourtant, la France reste omniprésente dans la mécanique du pouvoir malgache. Les Forces armées de la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI), basées à&nbsp;<em>La Réunion</em>, encadrent les échanges militaires ; l’Agence française de développement (AFD) irrigue les finances publiques malgaches ; et les grands groupes français, du bâtiment à l’énergie, pèsent lourd dans l’économie locale.</p>



<p>Sous Rajoelina, les contrats se sont multipliés : téléphérique de 150 millions d’euros, projets d’infrastructures, financements électoraux. La France est restée le premier investisseur et bailleur bilatéral. Un lien que l’on appelle pudiquement «&nbsp;<em>coopération</em>&nbsp;», mais qui ressemble souvent à une tutelle sous perfusion.</p>



<p>Ainsi, quand Paris affirme qu’il ne&nbsp;«&nbsp;<em>fait que faciliter un départ</em>&nbsp;», on entend surtout la voix d’une puissance qui, sous couvert d’humanitarisme et de prudence diplomatique, continue de s’autoriser un droit de regard sur la scène politique africaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-paradoxes-d-un-partenaire-encombrant"><strong>Les paradoxes d’un partenaire encombrant</strong></h2>



<p>Andry Rajoelina, l’ancien DJ devenu président, était un allié à géométrie variable. Soutenu par la France en 2009 après un coup d’État, il avait su parler le langage des affaires et des diplomates. Son pouvoir, contesté mais utile, convenait bien à Paris : stabilité apparente, ouverture économique, coopération sécuritaire dans l’océan Indien.</p>



<p>Mais la lune de miel s’est ternie. En 2023, la révélation de sa double nationalité française, acquise dans le plus grand secret, a créé un malaise durable. Comment défendre un président qui, tout en brandissant le drapeau de la souveraineté, possédait un passeport tricolore ?</p>



<p>La question embarrassait l’Élysée autant qu’elle fragilisait Rajoelina. Son exfiltration en 2025, orchestrée par les mêmes réseaux qui l’avaient jadis installé, apparaît aujourd’hui comme l’épilogue d’une dépendance mutuelle. Paris protège, Rajoelina s’efface.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-madagascar-miroir-d-un-systeme-a-bout-de-souffle"><strong>Madagascar, miroir d’un système à bout de souffle</strong></h2>



<p>Ce départ en catimini relance un débat qui dépasse largement les frontières de la Grande Île : la France sait-elle encore se tenir à distance des crises africaines ? Chaque fois qu’un régime vacille — qu’il s’agisse du Mali, du Niger, autrefois, ou désormais de Madagascar — Paris est tentée d’arbitrer, de conseiller, parfois d’évacuer.&nbsp;</p>



<p>Sous couvert de «&nbsp;<em>préserver la stabilité</em>&nbsp;», l’ingérence française se pare d’habits moraux. Mais sur le terrain, elle nourrit la méfiance et alimente le ressentiment anti-français qui monte partout sur le continent.</p>



<p>L’Afrique change, ses capitales bougent, ses alliances se déplacent. La France, elle, semble encore croire qu’elle peut écrire la fin des histoires africaines — à condition d’en maîtriser le scénario.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-exfiltration-ou-la-diplomatie-du-dernier-refuge"><strong>L’exfiltration, ou la diplomatie du dernier refuge</strong></h2>



<p>Pour Emmanuel Macron, l’affaire Rajoelina n’est pas seulement un épisode tropical : c’est un révélateur. Malgré les discours sur la «&nbsp;<em>nouvelle relation</em>&nbsp;» entre la France et l’Afrique, les vieux réflexes coloniaux demeurent, ceux du parapluie protecteur et du coup de main fraternel à un président ami. Une ingérence qui ne dit pas son nom, mais qui s’inscrit dans la continuité : sauver l’ordre avant la justice, la stabilité avant la démocratie.</p>



<p>À Antananarivo, la population célèbre peut-être la chute d’un président. À Paris, on se félicite d’avoir évité un bain de sang. Entre ces deux vérités, se glisse toute l’ambiguïté de la politique africaine de la France.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Madagascar : le pouvoir se dit “debout”, mais chancelle sur ses appuis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 17:46:29 +0000</pubDate>
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<p>À Madagascar, la situation est confuse avec des mutineries militaires et une lutte pour le pouvoir à Antananarivo.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Antananarivo, le pouvoir malgache tente de reprendre la main après une journée de confusion et de rumeurs. Pendant que des militaires mutins proclament la “prise du pouvoir”, la présidence assure que tout va bien. L’orchestre continue de jouer, même si le bateau tangue.</em></strong></p>



<p>Ce samedi 11 octobre 2025, Madagascar a connu l’un de ces jours où l’histoire hésite entre tragédie et comédie politique. En fin de matinée, des soldats du CAPSAT — le Corps d’administration des personnels et services de l’armée de terre —, déjà entrés dans la légende pour leurs mutineries passées, annoncent qu’ils “<em>prennent leurs responsabilités</em>” et déclarent le pouvoir “<em>dissous</em>”. Dans la foulée, ils instaurent un couvre-feu et appellent la population à “<em>rester chez elle</em>”, ce qui, à Antananarivo, signifie généralement descendre dans la rue.</p>



<p>Quelques heures plus tard, alors que la place du 13-Mai, symbole historique des révoltes malgaches, est envahie par une foule euphorique scandant la fin du régime, la présidence de la République sort enfin de son silence. Le message ? Non, le président Andry Rajoelina n’a pas fui. Oui, il est “<em>au pays</em>”. Et mieux encore : il “<em>coordonne les affaires nationales</em>” aux côtés de son Premier ministre, le général Fortunat Ruphin Zafisambo. Un communiqué à la tonalité plus rassurante que crédible, dans un pays où les démentis officiels précèdent souvent les ruptures de régime.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-premier-ministre-en-funambule"><strong>Un Premier ministre en funambule</strong></h3>



<p>Apparu à la télévision nationale, le général Zafisambo — raide comme un porte-drapeau — s’est voulu rassembleur : “<em>Le pouvoir en place se tient debout et est prêt à écouter toutes les factions, qu’il s’agisse des jeunes, des syndicats ou des militaires.”</em></p>



<p>Un ton mesuré, presque apaisé, loin du lexique martial habituel. Comme s’il voulait convaincre que l’on peut encore dialoguer quand les fusils parlent. Le Premier ministre a même rappelé qu’une concertation nationale, sous l’égide du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM), est “<em>en cours de préparation”</em>. Une manière de dire que la religion, une fois de plus, sert de planche de salut politique à un État dévissé.</p>



<p>Signe de lucidité ou aveu d’impuissance, Zafisambo a lancé un appel à ne pas “<em>laisser les forces armées s’entretuer</em>”. Une phrase lourde de sens, car elle trahit ce que tout le monde sait : le pouvoir ne contrôle plus totalement ses propres troupes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-presidence-sur-le-fil"><strong>Une présidence sur le fil</strong></h3>



<p>Rajoelina, l’homme de 2009 qui s’était hissé au pouvoir en renversant Marc Ravalomanana avec l’appui de ce même CAPSAT, est désormais rattrapé par sa propre histoire. Ironie du sort : ceux qui l’avaient jadis propulsé pourraient bien aujourd’hui le renverser.</p>



<p>Derrière le vernis des communiqués et les discours d’apaisement, la réalité malgache demeure brutale : une armée fracturée, une population épuisée, un président contesté, et une économie asphyxiée. Le tout sur fond de colère sociale nourrie par la pauvreté et les coupures d’électricité, dans un pays où les illusions de stabilité ne durent jamais plus qu’un cycle électoral.</p>



<p>Pour l’heure, Antananarivo retient son souffle. Le pouvoir dit qu’il “<em>se tient debout</em>”, mais à Madagascar, on sait depuis longtemps que la verticalité politique est un sport de déséquilibriste.</p>



<p>Entre démentis officiels et rumeurs virales, le flou règne, et c’est peut-être cela, le vrai pouvoir du moment : la confusion. Car à Madagascar, comme souvent, les crises politiques ne s’achèvent pas — elles changent simplement d’acteurs.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique : pourquoi le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 12:30:43 +0000</pubDate>
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<p>Le réchauffement climatique en Afrique atteint des niveaux critiques, frappant le continent plus durement que le reste du monde.</p>
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<p><strong><em>Alors que le monde entier s’inquiète d’un réchauffement global estimé à +1,1 °C, l’Afrique vit une fièvre plus brutale encore : +0,86 °C en moyenne depuis trente ans, avec des pointes supérieures à +1,2 °C au Maghreb et au Sahel. Victime expiatoire d’un dérèglement qu’elle n’a pas provoqué, le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Urbanisation galopante, désertification, océans surchauffés : les mécanismes se conjuguent pour faire de l’Afrique l’épicentre du chaos climatique.</em></strong></p>



<p>Il suffit de regarder une carte thermique de la planète pour comprendre : en rouge vif, presque incandescent, le continent africain. Alors que la hausse moyenne mondiale depuis l’ère préindustrielle se stabilise autour de <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science">+1,1 °C et les experts envisagent qu’il atteigne +1,5°</a> début 2030, l’Afrique vit, elle, à un rythme supérieur, une fièvre climatique qui semble ne jamais retomber. L’année 2024, <a href="https://www.downtoearth.org.in/africa/2024-warmest-or-second-warmest-year-on-record-for-africa-state-of-climate-in-africa">record absolu ou deuxième année la plus chaude j</a>amais enregistrée selon les sources, a confirmé cette tendance. Le <a href="https://saheltribune.com/cop29-a-bakou-lafrique-entre-tempete-et-quete-dun-phare-financier/">continent</a> se réchauffe plus vite, plus fort, et plus durement que toutes les autres régions du globe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-epicentre-d-une-crise-climatique-planetaire"><strong>L’Afrique, épicentre d’une crise climatique planétaire</strong></h2>



<p>Les chiffres sont sans appel. En 2024, la température moyenne annuelle de surface en Afrique s’est située 0,86 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, avec des pointes particulièrement inquiétantes au nord du continent, selon le <a href="https://wmo.int/sites/default/files/2025-05/Africa_2024final1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport sur l&rsquo;état du climat en Afrique 2024</a> de l&rsquo;Organisation météorologique mondiale (OMM), publié le 12 mai 2025. Le Maghreb et le Sahara ont enregistré des excédents thermiques supérieurs à +1,2 °C, soit l’une des progressions les plus rapides jamais constatées. <a href="https://www.alliance-sahel.org/en/news/sahel-climate-change-challenges/">Le Sahel</a>, déjà fragile, n’est pas épargné. Les modèles du GIEC projettent pour la région un réchauffement de +2 °C d’ici à 2040, soit une vitesse une fois et demie plus rapide que la moyenne mondiale.</p>



<p>C’est un paradoxe cruel : l’Afrique, <a href="https://earth.org/urgent-and-escalating-climate-change-brought-unprecedented-challenges-to-africa-in-2024-report-finds/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsable de moins de 4%</a> des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est en train d’en payer le prix le plus fort.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cercle-vicieux-des-sols-brules"><strong>Le cercle vicieux des sols brûlés</strong></h2>



<p>Les raisons de cette amplification sont multiples. Les scientifiques évoquent d’abord l’effet d’albédo : plus une surface est claire, plus elle renvoie la lumière solaire. Mais à mesure que la <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-024-51324-7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">désertification et la déforestation</a> progressent, les sols deviennent plus sombres, absorbant davantage de chaleur. Résultat : un réchauffement local qui accélère l’évaporation, assèche les sols et alimente un cercle vicieux redoutable.</p>



<p>Dans certaines <a href="https://hess.copernicus.org/articles/26/711/2022/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">zones de montagne</a>, la disparition de la végétation a déjà fait grimper la température locale de +3 °C. À cette logique physique implacable s’ajoute une autre réalité : <a href="https://www.carbonbrief.org/global-soil-moisture-in-permanent-decline-due-to-climate-change/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la perte d’humidité des sols</a>, mesurée partout sur le continent, réduit leur <a href="https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4665922" target="_blank" rel="noreferrer noopener">capacité de refroidissement naturel</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-oceans-se-liguent-contre-le-continent"><strong>Quand les océans se liguent contre le continent</strong></h2>



<p>Mais la terre n’est pas seule en cause. <a href="https://www.nature.com/articles/s41467-022-31676-8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les océans</a> qui entourent l’Afrique, en particulier <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_Ocean" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’océan Indien</a>, jouent le rôle d’un four planétaire. Ce dernier se réchauffe à une vitesse inédite : +1,2 °C par siècle, contre 0,7 °C pour les autres bassins. Ses eaux surchauffées alimentent une mécanique climatique déréglée : vagues de chaleur marines qui se multiplient, tempêtes tropicales plus violentes, <a href="https://www.nature.com/articles/s41599-025-04890-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élévation du niveau de la mer</a> menaçant les littoraux.</p>



<p>En 2024, 3 millions de km² d’océan autour du <a href="https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-un-changement-dapproche-simpose/">continent</a> ont été affectés par des vagues de chaleur marines. Là encore, l’Afrique encaisse des chocs qu’elle n’a pas provoqués.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-urbanisation-deforestation-inegalites-les-accelerateurs-locaux"><strong>Urbanisation, déforestation, inégalités : les accélérateurs locaux</strong></h2>



<p><a href="https://www.greenpeace.org/africa/en/weathering-the-storm-extreme-weather-events-and-climate-change-in-africa/1-0-introduction/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Afrique</a>, continent le plus jeune du monde, est aussi celui dont les <a href="https://emme-care.cyi.ac.cy/urban-heat-island-trends-in-the-middle-east-and-north-africa-a-statistical-approach/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">villes croissent le plus vite</a>. Mais cette <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23311886.2023.2165651" target="_blank" rel="noreferrer noopener">urbanisation sauvage</a> engendre des <a href="https://www.nature.com/articles/s41598-023-31678-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">îlots de chaleur urbains</a>, avec des températures supérieures de plusieurs degrés aux zones rurales voisines. À Abidjan, Lagos ou Nairobi, l’asphalte et le béton piègent la chaleur, aggravant encore les effets du réchauffement global.</p>



<p>À cela s’ajoute la déforestation. En vingt ans, 18% des forêts de montagne ont disparu, emportant avec elles leur rôle de « <em>climatiseurs naturels</em> ». Résultat : la <a href="https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2109285119" target="_blank" rel="noreferrer noopener">température maximale de l’air</a> a bondi de +1,37 °C dans ces zones, et les nuages se forment plus haut, modifiant la régularité des pluies.</p>



<p>Ce <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/comprendre/enjeux/que-nous-dit-la-science" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réchauffement accéléré</a> ne relève plus de la prospective. Il est déjà là, dans les chairs et dans les vies. Les vagues de chaleur s’allongent, s’intensifient et tuent. À Kayes, au Mali, le thermomètre a affiché en 2024 48,9 °C, un record. Les pluies, elles, deviennent plus capricieuses : trop violentes au Sahel, provoquant <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/10/23/global-warming-worsened-floods-across-africa-scientists" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des inondations</a> qui ont déjà coûté la vie à 1 500 personnes en Afrique de l’Ouest et centrale en une seule saison, trop rares en Afrique australe, où le Zimbabwe, le Malawi et la Zambie ont traversé leur pire sécheresse depuis vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-laboratoire-du-climat-mondial"><strong>L’Afrique, laboratoire du climat mondial</strong></h2>



<p>À l’horizon 2040, toutes les sous-régions africaines auront franchi le seuil de +1,5 °C, même dans les scénarios les plus optimistes. Si rien ne change, le continent pourrait connaître une <a href="https://oceanographicmagazine.com/news/climate-change-triples-extreme-marine-heatwaves-in-last-80-years/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hausse de +2,7 °C en moyenne d’ici à 2040</a>.</p>



<p>La conclusion s’impose, brutale : l’Afrique est le <a href="https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20250401090724397" target="_blank" rel="noreferrer noopener">laboratoire du réchauffement mondial</a>, une région où les mécanismes physiques, sociaux et économiques s’entrecroisent pour amplifier la <a href="https://ocean-climate.org/en/consequences-of-climate-change-marine-heatwaves-pose-enduring-threats-both-at-sea-and-on-land/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise climatique</a>. Et où les populations, déjà fragilisées par l’insécurité alimentaire, la pauvreté et les conflits, voient leur <a href="https://saheltribune.com/deforestation-420-millions-hectares-disparus-monde-depuis-1990/">vulnérabilité multipliée</a>.</p>



<p>Un constat qui pose une double exigence : d’un côté, une <a href="https://www.nature.com/articles/s43247-024-01650-x" target="_blank" rel="noreferrer noopener">adaptation massive et urgente</a>, portée par les États et soutenue par les partenaires internationaux ; de l’autre, une <a href="https://www.ceh.ac.uk/our-science/case-studies/mitigating-impacts-climate-change-west-africa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsabilité accrue des grandes puissances</a> polluantes, qui doivent cesser de faire de l’Afrique une victime collatérale de <a href="https://theconversation.com/solar-panels-in-sahara-could-boost-renewable-energy-but-damage-the-global-climate-heres-why-153992" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leur modèle énergétique</a>.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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