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	<title>Archives des Nouvel ordre mondial &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Pourquoi le sommet Russie-Afrique de 2026 pourrait marquer un tournant diplomatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 23:14:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le sommet Russie-Afrique de 2026 promet d'être une étape clé pour renforcer l'engagement entre l'Afrique et la Russie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’approche du troisième sommet Russie-Afrique prévu en 2026 sur le continent, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, défend, au micro du média African Initiative</em></strong>,<strong><em>  l’idée d’un partenariat « gagnant-gagnant » fondé sur le respect mutuel et la multipolarité. En toile de fond, les États africains cherchent à peser davantage dans un ordre international en recomposition.</em></strong></p>



<p>Le prochain sommet Russie-Afrique, annoncé pour 2026 sur le continent, est perçu par Ouagadougou comme une étape importante dans la redéfinition des équilibres diplomatiques. Dans un entretien accordé au média African Initiative, le ministre burkinabè des affaires étrangères estime que ce rendez-vous offrira aux pays africains « <em>l’occasion de se faire connaître</em> » et d’élaborer « <em>un nouveau format de coopération </em>».</p>



<p>Selon lui, la tenue en 2025 d’une réunion ministérielle Russie-Afrique pour la première fois en Afrique constitue « <em>un signal fort de la place importante que l’Afrique occupe de plus en plus dans les relations internationales </em>».</p>



<p>Le ministre insiste sur « <em>l’authenticité </em>» des relations avec la Russie, qu’il attribue à un « <em>respect mutuel </em>» entre les partenaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-a-redefinir-dans-un-monde-en-recomposition"><strong>Un partenariat à redéfinir dans un monde en recomposition</strong></h2>



<p>Pour le Burkina Faso, l’organisation du sommet sur le sol africain répond à une demande formulée par les États du continent lors des précédentes rencontres. Elle traduit, selon le ministre, la volonté d’inscrire la coopération dans une logique « <em>gagnant-gagnant »</em>.</p>



<p>Le forum doit, selon lui, servir de plateforme pour « <em>harmoniser les visions </em>» sur les grandes questions internationales, dans un contexte marqué par la multiplication des crises et des tensions géopolitiques.</p>



<p>Face aux défis globaux et aux menaces pesant sur la multipolarité, il juge nécessaire que les États renforcent le dialogue sur les enjeux « <em>qui touchent leur survie et leur organisation </em>».</p>



<p>Ces déclarations interviennent après la visite du chef de la diplomatie burkinabè à Moscou, les 12 et 13 février, au cours de laquelle plusieurs accords ont été signés avec la partie russe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-en-quete-d-affirmation-internationale"><strong>L’Afrique en quête d’affirmation internationale</strong></h2>



<p>Les deux pays ont notamment conclu des textes portant sur les fondements de leurs relations, la création d’une commission intergouvernementale ainsi que la coopération dans les domaines de l’éducation et des sciences.</p>



<p>Au-delà des enjeux bilatéraux, le ministre voit dans le sommet de 2026 un espace de réflexion sur « <em>le format idéal de coopération </em>» et sur la place du continent dans le multilatéralisme.</p>



<p>Il estime que l’Afrique doit davantage s’affirmer sur la scène internationale et corriger une image longtemps réduite à des représentations éloignées de son potentiel. Le sommet sera ainsi l’occasion, selon lui, de « <em>rediscuter des nouveaux axes et de la nouvelle vision de coopération</em> ».</p>



<p>Dans un contexte où plusieurs puissances cherchent à renforcer leur influence en Afrique, le sommet Russie-Afrique apparaît comme un rendez-vous diplomatique majeur.</p>



<p>Pour Ouagadougou, il va contribuer à structurer un partenariat appelé à s’inscrire dans la durée, tout en offrant aux États africains une tribune pour peser davantage dans la définition des équilibres internationaux.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali–Russie : l’axe de la souveraineté </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 05:10:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les détails de la visite du président Goïta en Russie, un moment clé pour le partenariat entre Bamako et Moscou.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un contexte international en recomposition, la visite officielle du Président malien en Russie, au cours de ce week-end,&nbsp;&nbsp;symbolise un basculement stratégique assumé. Bamako et Moscou consolident un partenariat multidimensionnel – militaire, économique et diplomatique – fondé sur la souveraineté et le respect mutuel. Plus qu’un déplacement protocolaire, un jalon dans l’axe Sahel-Eurasie.</em></strong><em></em></p>



<p>À Moscou, on appelle cela «&nbsp;<em>une visite d’importance stratégique</em>&nbsp;». À Bamako, on préfère parler d’«&nbsp;<em>alliance de souveraineté</em>&nbsp;». Mais au fond, les mots importent peu : du 21 au 26 juin 2025, le président de la Transition malienne effectue sa toute première visite officielle, en bilatérale, en Russie — et tout dans ce déplacement dit le repositionnement assumé du Mali sur l’échiquier mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-deplacement-au-parfum-d-alliance-geopolitique"><strong>Un déplacement au parfum d’alliance géopolitique</strong></h2>



<p>À l’invitation de Vladimir Poutine, le général Assimi Goïta retourne dans une capitale où il n’est plus un inconnu. Deux ans après sa participation remarquée au sommet Russie-Afrique de Saint-Pétersbourg, il revient cette fois non seulement comme président de la transition malienne mais également comme président de la Confédération des États du Sahel, porté par une ambition claire : ancrer le Mali dans l’orbite eurasiatique, à l’heure où les certitudes occidentales vacillent.</p>



<p>Les gestes symboliques, en diplomatie, valent parfois autant que les traités. Le choix de Moscou comme destination bilatérale, après les discours de rupture tenus à Bamako, Ouagadougou ou Niamey, envoie un message sans ambiguïté : dans un monde devenu multipolaire, le Mali ne demande plus la permission — il choisit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-veut-du-concret-pas-des-promesses"><strong>Bamako veut du concret, pas des promesses</strong></h2>



<p>Depuis 2021, les lignes ont bougé à grande vitesse. La Russie, d’abord perçue comme un partenaire sécuritaire alternatif, s’est muée en interlocuteur global : du militaire à l’agricole, du blé à l’uranium, des drones au numérique, Moscou s’est installé dans les interstices que d’autres ont désertés. Et dans les salons feutrés du Kremlin, on sait reconnaître la fidélité.</p>



<p>L’agenda de cette visite ne trompe personne. Derrière les poignées de main et les sourires d’apparat, il s’agira de convertir les intentions en mécanismes. Traduire les amitiés en investissements. Opérationnaliser — pour reprendre le jargon des chancelleries — une commission bilatérale déjà annoncée mille fois. Et surtout, donner corps à une diplomatie économique qui ne se contente plus d’échanger des formules, mais exige des résultats.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-kalachnikov-au-ble-une-cooperation-tous-azimuts"><strong>De la kalachnikov au blé : une coopération tous azimuts</strong></h2>



<p>Car le partenariat russo-malien n’est plus une hypothèse. Il est déjà un fait. En témoignent les livraisons successives de blé, d’engrais, d’hydrocarbures, de matériels militaires, mais aussi les 290 bourses offertes pour l’année universitaire à venir. Le 16 juin dernier, le président malien de la transition lançait les travaux de construction de la raffinerie d’or du Mali. Un projet confiée au russe Yadran.&nbsp;&nbsp;Une présence discrète mais solide, qui tranche avec les suspicions et les conditionnalités jadis imposées par d’autres partenaires.</p>



<p>Reste que Moscou n’est pas un philanthrope. Et Bamako, pas une cliente passive. Les discussions autour de mécanismes de paiement direct entre banques centrales, de transferts technologiques pour la numérisation de l’administration fiscale, ou encore d’accords miniers conjoints, montrent bien que le deal se veut gagnant-gagnant — et que chacun y trouve son compte.</p>



<p>Mais au-delà de l’économie et du militaire, c’est un pari politique que joue le président malien. Celui d’un pays qui revendique sa pleine capacité à redéfinir ses alliances. Celui d’un chef d’État qui sait que dans ce moment de reconfiguration mondiale, les puissances moyennes jouent gros, parfois en silence, souvent en avance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moscou-nouvel-epicentre-des-relations-saheliennes"><strong>Moscou, nouvel épicentre des relations sahéliennes ?</strong></h2>



<p>La Russie, de son côté, joue une autre partition : celle d’une puissance globale en quête d’ancrage africain durable. À défaut d’être partout, elle veut être là où elle compte. Et le Sahel, aujourd’hui, est devenu ce théâtre inattendu où s’écrivent les alliances du XXIe siècle.</p>



<p>Certes, les critiques fusent. Certains dénoncent des dépendances nouvelles, des influences opaques, des partenaires peu regardants. Mais au Mali, on a appris à se méfier des leçons données depuis des tribunes lointaines. Le monde change. Les règles aussi. Et les États du Sahel, jadis sous tutelle diplomatique, entendent désormais parler d’égal à égal — quitte à bousculer les codes.</p>



<p>Cette visite, donc, est tout sauf anecdotique. Elle scelle un basculement, entérine une orientation, stabilise un axe. Et elle rappelle, s’il le fallait, que dans les relations internationales comme dans la vie, ce sont rarement les plus bruyants qui tiennent les cartes. Parfois, c’est à Moscou qu’on les distribue.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Isidoros Karderinis esquisse l’avenir des BRICS+ et de l’ordre mondial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 18:33:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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<p>Découvrez l'élargissement impressionnant du groupe BRICS+. Une analyse perspicace sur les nouveaux membres rejoignant cette alliance transnationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans une analyse perspicace et visionnaire, Isidoros Karderinis, né à Athènes en 1967 et figure éminente du journalisme, de la poésie, et de la littérature, avec une éducation solide en économie, notamment en économie du tourisme, explore l’élargissement impressionnant du groupe BRICS+. Ayant publié de nombreux articles, poèmes et romans reconnus internationalement, Karderinis dresse le tableau d’une transformation géopolitique majeure initiée le 1er&nbsp;janvier 2024&nbsp;: l’intégration de cinq nouveaux membres dans le consortium BRICS, propulsant ainsi cette alliance transnationale vers un avenir où elle défie le G7 et préfigure un ordre mondial polycentrique et diversifié.</strong></p>



<p>À l’aube de 2024, depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier, cinq pays supplémentaires sont devenus membres à part entière des BRICS, cette association transnationale qui comprenait jusqu’alors le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, et l’Afrique du Sud, devenant ainsi BRICS+ (BRICS Plus), pour un total de dix pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-egypte-l-ethiopie-et-l-iran"><strong>L’Égypte, l’Éthiopie et l’Iran</strong></h2>



<p>L’Égypte, située au nord-est de l’Afrique et en partie sur la péninsule du Sinaï, constitue un isthme vers l’Asie du Sud-Ouest, faisant d’elle un pays transcontinental. Elle est reconnue comme une puissance majeure en Afrique du Nord, dans la mer Méditerranée, dans le monde islamique, et dans la mer Rouge. Pays arabe historique et peuplé, avec 104,5&nbsp;millions d’habitants, l’Égypte jouit d’un héritage culturel riche tout en étant le pays militaire le plus puissant d’Afrique qui contrôle le canal stratégique de Suez. Elle possède également d’énormes réserves de gaz naturel, estimées à 2,180&nbsp;kilomètres cubes, et exporte son gaz naturel liquéfié vers de nombreux pays.</p>



<p>L’Éthiopie, située dans la Corne de l’Afrique à l’extrémité orientale du continent africain, compte une population de 107,5&nbsp;millions d’habitants, selon une estimation officielle pour 2023, faisant d’elle l’État sans accès à la mer le plus peuplé du monde. Malgré sa pauvreté, le pays connaît un développement rapide et détient un grand poids géostratégique en Afrique, notamment grâce à sa production agricole qui contribue à 41&nbsp;% du PIB et aux plus grandes ressources en eau du continent. L’Éthiopie est aussi le plus grand producteur de café d’Afrique et le deuxième producteur de maïs.</p>



<p>L’Iran, pays du Moyen-Orient en Asie du Sud-Ouest, a une population de 88,5&nbsp;millions d’habitants selon l’estimation moyenne des Nations Unies pour 2022. Considéré comme une puissance régionale majeure, l’Iran occupe une position de premier plan en matière de politique énergétique et d’économie mondiale, grâce à ses importantes réserves de pétrole et de gaz naturel. Il était le huitième pays producteur de pétrole au monde en 2022, avec 3 822 000&nbsp;barils par jour. L’Iran dispose également de forces armées puissantes et d’un personnel scientifique significatif, présents dans des régions clés telles que la mer d’Oman et le golfe Persique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-arabie-saoudite-et-les-emirats-arabes-unis"><strong>L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis</strong></h2>



<p>L’Arabie saoudite, qui occupe la majeure partie de la péninsule arabique (environ 80&nbsp;%), est bordée par le golfe Persique au nord-est et la mer Rouge à l’ouest. Sa population était estimée à 32,2&nbsp;millions d’habitants en 2022, dont 30&nbsp;% de non-saoudiens (estimation 2013). L’économie saoudienne repose sur le pétrole, qui génère environ 75&nbsp;% des recettes budgétaires et 90&nbsp;% des exportations. En 2022, l’Arabie saoudite était le deuxième producteur mondial de pétrole, avec une production de 12 136 000&nbsp;barils par jour, et détient 17&nbsp;% des réserves prouvées de pétrole mondiales.</p>



<p>Les Émirats arabes unis (EAU), fédération de sept émirats située à la pointe sud-est de la péninsule arabique, sont bordés par le golfe Persique et le golfe d’Oman et limitrophes de l’Arabie saoudite et du sultanat d’Oman. Avec une population de 9,3&nbsp;millions d’habitants en 2020, le pays est riche en gisements de pétrole et de gaz naturel. Les Émirats arabes unis étaient le septième pays producteur de pétrole au monde en 2022, avec 4 020 000&nbsp;barils par jour.</p>



<p>L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, parmi les pays les plus riches en termes de PIB par habitant, ont continué à connaître une croissance économique malgré les incertitudes mondiales, comme les taux d’intérêt élevés, l’inflation et les tensions géopolitiques, tout en se concentrant sur la diversification de leurs économies. Selon le FMI, l’économie saoudienne a connu une croissance de 8,7&nbsp;% en 2022 — le taux de croissance annuel le plus élevé parmi les 20&nbsp;plus grandes économies du monde — et seulement 0,8&nbsp;% pour l’ensemble de 2023. À l’inverse, l’économie des Émirats arabes unis a connu une croissance de 3,4&nbsp;% en 2023, avec une augmentation des dépenses d’investissement et des performances solides dans le tourisme, l’immobilier, la construction, les transports et l’industrie manufacturière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-chiffres-qui-surpassent-ceux-du-g7"><strong>Des chiffres qui surpassent ceux du G7</strong></h2>



<p>Avec cette intégration, le groupe BRICS, perçu comme la force rivale du G7, s’étend désormais au Moyen-Orient et inclut des pays traditionnellement alliés de l’Occident, désormais en quête d’autonomie et contrôlant une part significative de la production mondiale d’hydrocarbures. Cette expansion renforce la solidité financière du groupe.</p>



<p>Les pays BRICS+ représentent collectivement désormais 45&nbsp;% de la population mondiale, environ 3,5&nbsp;milliards d’habitants, un tiers de la surface terrestre, 44&nbsp;% de la production pétrolière mondiale et près d’un tiers du PIB mondial, s’élevant à environ 29 mille-milliards de dollars. Ces chiffres surpassent, en termes de parité de pouvoir d’achat, ceux du G7, groupe des sept économies les plus puissantes du monde développé.</p>



<p>En outre, au moins trente autres pays en développement ont déjà exprimé leur intérêt à rejoindre le groupe BRICS, parmi lesquels l’Algérie, le Congo, la Bolivie, le Venezuela, l’Indonésie et le Kazakhstan. Ces pays, bien qu’ils ne soient pas riches, possèdent d’importantes richesses minières et aspirent à se libérer de l’influence des multinationales occidentales et du dollar américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-formation-d-un-nouvel-ordre-mondial-intercontinental"><strong>Formation d’un nouvel ordre mondial intercontinental</strong></h2>



<p>Pour renforcer leur indépendance financière, les pays du groupe BRICS ont créé la Nouvelle Banque de Développement (NDB) en 2014 et effectuent une grande partie de leurs échanges en monnaies nationales, plutôt qu’en dollars. Ils avancent également dans les discussions sur la création d’une monnaie commune, bien que ralenties par les objections de l’Inde, et recherchent des alternatives au système de transaction internationale SWIFT. Ces initiatives mènent progressivement à une dédollarisation du système économique mondial.</p>



<p>Le prochain sommet des BRICS+, qui se tiendra en octobre 2024 à Kazan, pourrait voir l’adhésion de nouveaux pays — géants de l’énergie — et renforcer encore le contrôle du groupe sur le marché mondial de l’énergie.</p>



<p>En somme, l’expansion du groupe BRICS provoque des remous dans les pays occidentaux, en particulier aux États-Unis, et marque une étape significative vers la formation d’un nouvel ordre mondial intercontinental&nbsp;: un monde polycentrique où plusieurs puissances régionales coexistent et coopèrent dans un esprit d’autonomie et de respect mutuel.</p>



<p><strong>Isidoros Karderinis</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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