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	<title>Archives des Nigéria | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Nigéria | Sahel Tribune</title>
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		<title>Tribune. Pourquoi la rupture entre Afreximbank et Fitch révèle un fossé plus profond</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:00:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La rupture entre Afreximbank et Fitch Ratings met en lumière des enjeux complexes entre agences de notation et banques africaines.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Expert en financement du développement fort d’une longue expérience en Afrique subsaharienne, le Dr Macharia Kihuro analyse la rupture entre Afreximbank et Fitch Ratings comme le symptôme d’un désaccord structurel plus profond. Selon lui, ce différend dépasse un simple conflit technique et met en lumière les tensions persistantes entre institutions financières africaines et agences de notation internationales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une récente déclaration publique, la Banque africaine d&rsquo;import-export (Afreximbank) a annoncé qu&rsquo;elle mettrait fin à sa relation avec l&rsquo;agence de notation Fitch Ratings. La justification de cette décision était particulièrement frappante. La banque a attribué cette décision à sa « <em>ferme conviction que l&rsquo;exercice de notation de crédit ne reflète plus une bonne compréhension de l&rsquo;accord constitutif de la banque, de sa mission ou de son mandat </em>». Elle a en outre souligné que son profil commercial restait « <em>solide, soutenu par des relations solides avec ses actionnaires et les protections juridiques inscrites dans son accord constitutif</em> », qui est un traité signé et ratifié par ses États membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-methodologie-de-fitch"><strong>La méthodologie de Fitch</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de ce désaccord se trouve un débat qui couve depuis longtemps : les agences de notation doivent-elles appliquer une méthodologie unique et rigide à toutes les banques, ou leur approche doit-elle être adaptée à la nature spécifique de l&rsquo;institution ? Plus précisément, une banque commerciale doit-elle être évaluée selon exactement le même cadre qu&rsquo;une banque multilatérale de développement (BMD) ? Afreximbank soutient que Fitch Ratings n&rsquo;a pas tenu compte de cette distinction essentielle, produisant une évaluation que la banque considère comme une représentation injuste de sa véritable solvabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La méthodologie de Fitch, telle que décrite dans ses « <em>Critères de notation bancaire </em>», repose sur un cadre en deux parties pour les banques commerciales et les BMD. La première partie est un modèle quantitatif de base (CQM), une formule standardisée qui calcule une « <em>notation de viabilité </em>» à partir d&rsquo;indicateurs financiers tels que la qualité des actifs et l&rsquo;adéquation des fonds propres. Ce modèle sert de point d&rsquo;ancrage initial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième partie est le cadre de « <em>notation de soutien</em> », qui évalue le soutien externe. Ici, en théorie, une distinction est faite : pour les BMD telles qu&rsquo;Afreximbank, le soutien est évalué comme l&rsquo;engagement collectif et contractuel de ses États membres en vertu de son accord constitutif, qui est considéré comme extrêmement solide et fiable. Pour les BMD de haute qualité, Fitch utilise souvent une approche de « <em>substitution de crédit</em> », en ancrant la notation de la BMD à la solvabilité de ses actionnaires les plus solides.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-normes-de-notation-mondiales-en-cause"><strong>Les normes de notation mondiales en cause ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture décisive s&rsquo;est produite le 28 janvier 2026, lorsque Fitch a abaissé la note d&rsquo;Afreximbank de « <em>BBB- </em>» à «<em> BB+ </em>», puis a retiré toutes ses notes. Cette décision a fait passer la note de défaut à long terme de l&rsquo;émetteur dans la catégorie « <em>non-investissement </em>» (« <em>junk</em> »). Afreximbank a réagi de manière décisive en mettant fin à la relation, déclarant qu&rsquo;elle considérait la méthodologie de l&rsquo;agence comme erronée, préjudiciable à sa mission et révélatrice d&rsquo;un préjugé plus général à l&rsquo;égard des institutions financières africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confrontation oblige à examiner de manière critique les tensions persistantes dans le domaine de la finance mondiale : les méthodologies des agences de notation internationales sont-elles intrinsèquement biaisées à l&rsquo;encontre des institutions africaines ? Ou bien Afreximbank a-t-elle mal compris le cadre et réagi de manière excessive ? En fin de compte, la question centrale concerne l&rsquo;impact réel : quelles seront les conséquences de ce différend pour la banque, l&rsquo;architecture financière du continent et la crédibilité des normes de notation mondiales ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afreximbank est-elle un cas isolé ? Absolument pas. Un sentiment ancien et largement répandu en Afrique veut que les méthodologies des « <em>trois grandes </em>» agences de notation (Fitch, Moody&rsquo;s et S&amp;P) soient systématiquement biaisées, ne tiennent pas compte des contextes régionaux uniques et produisent des notations injustement punitives. Les agences opposent des contre-arguments solides, créant un classique « <em>dialogue de sourds</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-fosse-entre-les-evaluations-et-les-realites"><strong>Le fossé entre les évaluations et les réalités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ghana a régulièrement contesté les dégradations de sa note. En 2022, après une série de dégradations au statut de « <em>junk</em> », son gouvernement a suspendu toute collaboration officielle avec les trois grandes agences, les accusant d&rsquo;actions procycliques qui ont aggravé sa crise de la dette. Il convient de noter que la justification de Fitch pour la récente dégradation de la note d&rsquo;Afreximbank était fondée sur la restructuration de la dette du Ghana en 2023, appliquant un principe qui lie le risque d&rsquo;une banque multilatérale de développement à ses États membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Kenya, le Rwanda, le Nigeria et l&rsquo;Afrique du Sud ont tous officiellement fait appel des décisions de notation. Parmi les critiques les plus virulentes figure la Banque africaine de développement (BAD), dont l&rsquo;ancien président, Akinwumi Adesina, a mené une campagne très médiatisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce débat permet de tirer des enseignements essentiels. Un problème fondamental a été identifié : le fossé persistant entre les évaluations des agences et les réalités des clients, exacerbé par une rupture de la communication. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un incident isolé, mais d&rsquo;un défi à l&rsquo;échelle du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-collaboration-exemplaire-pour-plus-d-equite-et-de-credibilite"><strong>Une collaboration exemplaire pour plus d’équité et de crédibilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La voie à suivre exige des mesures concrètes. Les parties prenantes doivent collaborer pour mettre en place un système garantissant à la fois l&rsquo;équité et la crédibilité de l&rsquo;évaluation des risques. Cette rupture met en évidence une architecture mondiale qui ne parvient pas à intégrer de manière adéquate les perspectives des marchés émergents. Cette friction doit désormais catalyser un véritable dialogue, conduisant à des méthodologies mutuellement acceptées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, une action collective est essentielle. Par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;Union africaine ou d&rsquo;autres plateformes panafricaines, un bloc unifié devrait négocier des critères adaptés et rendus publics pour les banques multilatérales de développement africaines et les États souverains dotés d&rsquo;une gouvernance solide, en exigeant la clarté sur la manière dont les facteurs qualitatifs sont notés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Macharia Kihuro (PhD).</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mention éditoriale :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chapô et intertitres de la rédaction.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nigéria : les défis sociaux-sécuritaires persistants dans le pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Aug 2024 10:55:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Découvrez les défis sociaux-sécuritaires persistants au Nigéria et les efforts déployés pour lutter contre le groupe djihadiste Boko Haram.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 31&nbsp;juillet 2024, une bombe a explosé dans un salon de thé du village de Kawuri, situé dans l’État de Borno au nord-est du Nigéria, faisant 19&nbsp;morts et une vingtaine de blessés. Cet attentat s’inscrit dans une série d’attaques terroristes qui frappent régulièrement la région et mettent en lumière les défis sécuritaires persistants auxquels ce vaste pays d’Afrique de l’Ouest est confronté depuis de nombreuses années.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nigéria fait face à une menace terroriste majeure, notamment avec le groupe djihadiste Boko Haram qui sévit dans la région du Lac Tchad depuis plus d’une décennie. Malgré les efforts déployés par les forces de sécurité pour contrer ces attaques, les civils restent vulnérables et continuent d’être pris pour cible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attentat de Kawuri intervient quelques semaines seulement après une série d’attentats-suicides à Gwoza, où 32&nbsp;personnes ont perdu la vie lors d’attaques visant un mariage, un hôpital et des enterrements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, ces évènements tragiques témoignent de la violence rampante dans la région et de la difficulté à garantir la sécurité des populations locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-manifestation-meurtriere-nbsp"><strong>Une manifestation meurtrière&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation alarmante, il est urgent pour les autorités nigérianes de renforcer leurs efforts de lutte contre le terrorisme et de protéger les civils des attaques meurtrières. Des mesures de sécurité renforcées et une coopération régionale accrue sont nécessaires pour faire face à la menace terroriste qui continue de peser lourdement sur le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dehors des menaces terroristes, le Nigéria fait également face à une instabilité politique. Selon des chiffres rendus publics ce 2 août par l’ONG Amnesty International, une dizaine de personnes sont mortes le 1<sup>er</sup> août 2024 lors de manifestations contre la mauvaise gouvernance et la hausse du coût de la vie au Nigeria. Amnesty International accuse les forces de l’ordre d’avoir tué des manifestants pacifiques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le 1ᵉʳ août 2024, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour exiger de meilleures conditions de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : au Nigéria, l’inquiétant enlèvement répétitif des écoliers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jun 2021 13:18:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[enlèvement écoliers]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
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<p>Après de nouveaux enlèvements et la suspension de Twitter dans le pays depuis une semaine, une grande mobilisation a été dispersée au Nigéria, samedi&#160;12&#160;juin 2021. Des enlèvements à répétition et&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après de nouveaux enlèvements et la suspension de Twitter dans le pays depuis une semaine, une grande mobilisation a été dispersée au Nigéria, samedi&nbsp;12&nbsp;juin 2021.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des enlèvements à répétition et des violations de la liberté de manifestation, c’est ce qui caractérise le pays le plus peuplé d’Afrique. Dans un collège scientifique du&nbsp;nord du Nigéria, jeudi&nbsp;10&nbsp;juin 2021, au moins un étudiant a été tué et plusieurs autres personnes enlevées au cours d’une attaque dans la soirée. Uzaifa Bello Abdulhadi, le délégué des étudiants, précise&nbsp;: « <em>Les kidnappeurs ont pris huit&nbsp;de nos étudiants, un a été tué et deux de nos professeurs manquent toujours à l’appel </em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>« </em></strong><em><strong>Tous les étudiants ont quitté l’école »</strong></em><strong><em></em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces descentes nocturnes d’hommes armés, qui enlèvent la plupart des écoliers, dans les établissements scolaires, sont assez fréquentes au Nigéria. En décembre 2020, 344 lycéens a</p>



<p class="wp-block-paragraph">ont été enlevés à Katsina. Ils seront libérés une semaine plus tard. Au mois de février 2021, un écolier a été tué au cours d’une attaque perpétrée par des hommes armés. Un incident au cours de laquelle 27 autres écoliers, 3 professeurs, et 12 autres habitants ont été faits prisonniers. Au total, 42 personnes ont été kidnappées au cours de cette attaque dans le centre-ouest du Nigéria.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En février, ces enlèvements à répétition avaient donné lieu à des soulèvements populaires pour demander aux autorités en place plus de sécurité pour les enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette insécurité prenant généralement pour cible des écoliers a toujours entraîné des fermetures d’école. Pour&nbsp;Mohammed Jalinge, porte-parole de la Police de Kaduna, suite à cet enlèvement du jeudi dernier,&nbsp;« <em>tous les étudiants ont quitté l’école en attendant une décision de la direction quant à&nbsp;la suite, et notamment si elle va appeler les étudiants à revenir à l’école. </em>»&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« L’insécurité s’est déplacée »</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les citoyens se trouvent sous le choc après cette situation, samedi&nbsp;12&nbsp;juin 2021, plusieurs rassemblements&nbsp;ont eu lieu dans plusieurs villes du Nigéria, à l’occasion de la « <em>Journée de la démocratie</em> ». Des manifestations de protestation contre l’insécurité grandissante, la mauvaise gouvernance et la suspension de Twitter dans le pays depuis plus d’une semaine. Sur les banderoles tenues par les manifestants, on pouvait lire&nbsp;: «<em> 12&nbsp;Juin </em>» et «<em> Buhari must go</em> » (« <em>Buhari doit partir </em>»). Une manifestation qui sera finalement dispersée par la police à coup de gaz lacrymogène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le président de la République nigériane, Muhammadou Buhari reconnait que l’insécurité « <em>s’est déplacée en dehors du nord-est </em>» du pays et s’est étendue, depuis son élection en 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nigéria : « [ndlr] la violence entre éleveurs et agriculteurs pourrait s’intensifier » (rapport)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 May 2021 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[Nigéria]]></category>
		<category><![CDATA[violence éleveurs-agriculteurs]]></category>
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<p>Au Nigéria, pour éviter l’accentuation des conflits entre éleveurs et agriculteurs, l’International Crisis group exhorte les autorités étatiques à accélérer la mise en œuvre du plan national de transformation de&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Nigéria, pour éviter l’accentuation des conflits entre éleveurs et agriculteurs, l’International Crisis group exhorte les autorités étatiques à accélérer la mise en œuvre du plan national de transformation de l’élevage.</strong> <strong>&nbsp;</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« </strong><em>La violence alimentée par la dégradation de l’environnement et la concurrence pour la terre a aggravé les tensions de longue date dans les régions du nord et du centre du pays</em>&nbsp;[Niger ndlr] », a indiqué l’international Crisis group dans un nouveau <a href="https://www.crisisgroup.org/africa/west-africa/nigeria/302-ending-nigerias-herder-farmer-crisis-livestock-reform-plan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> publié le 4&nbsp;mai 2021.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2018, à la suite d’une <a href="https://www.jeuneafrique.com/606186/societe/nigeria-la-spirale-meurtriere-entre-eleveurs-et-agriculteurs-menace-la-presidentielle-2019/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vague d’effusion de sang</a>, le gouvernement fédéral nigérian avait lancé un vaste chantier de réformes pour le secteur de l’élevage. L’administration du président Muhammadou Buhari avait lancé en 2019, un plan national de transformation de l’élevage sur dix ans. Ce plan, approuvé par le Conseil économique national en janvier 2019, avait pour objectif de « <em>limiter les mouvements de bétail, stimuler la production animale et apaiser le conflit meurtrier entre éleveurs et agriculteurs dans le pays</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Si</strong><strong> </strong><strong>le plan échoue… »</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les remarques de l’International Crisis group, ce plan est confronté à de nombreux défis, dont surtout l’absence d’un leadership politique adéquat, « <em>des perceptions erronées de la population sur son objectif, des contraintes budgétaires aggravées par la pandémie du COVID-19, un manque de personnel ayant l’expertise pour la mener à bien et une insécurité généralisée ».&nbsp;</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cette organisation indépendante qui&nbsp;s’emploie à prévenir les guerres et à élaborer des politiques qui bâtiront un monde plus pacifique estime que «<em> si</em><em> </em><em>le plan échoue </em>[ndlr],<em> la violence entre éleveurs et agriculteurs pourrait s’intensifier </em>». Parce que ce plan encourage les pasteurs à passer « <em>à l’élevage et à d’autres systèmes de production animale sédentaire ».</em> Cette modernisation de l’élevage constitue aux yeux de l’International Crisis group une condition <em>sine qua non </em>pour la résolution du <em>« conflit entre éleveurs et agriculteurs, qui menace la stabilité politique et la sécurité alimentaire du Nigéria ».</em><em></em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Les autorités fédérales et étatiques devront agir rapidement »</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour que l’adoption de ce plan ne soit pas de l’argent jeté par la fenêtre et aussi pour parvenir à estomper le conflit entre éleveurs et agriculteurs au Nigéria, le Crisis group exhorte les autorités du pays à <em>« travailler avec les donateurs et les investisseurs pour combler les déficits de financement et renforcer les capacités de mise en œuvre </em>». Aussi doivent-elles travailler à « <em>faire connaître le plan et gagner le soutien des éleveurs et des agriculteurs</em> ». En plus de tous ces aspects, la promulgation du plan doit tenir compte de « <em>l’impact projeté du changement climatique et également développer une stratégie pour faire face aux éleveurs migrateurs non nigérians</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>À l’heure des élections de 2023, les autorités fédérales et étatiques devront agir rapidement pour faire une marque visible, de peur que le travail qu’elles ont accompli pour créer ce moment d’opportunité ne soit perdu</em> », alerte le Crisis group.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nigéria : un ancien banquier se reconvertit en éleveur de volailles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 May 2021 16:02:37 +0000</pubDate>
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<p>« Si nous devons assurer la sécurité alimentaire de l’Afrique avec notre population croissante, il faudrait que l’agriculture comme entreprise commerciale soit soutenue. C’est cela l’agriculture moderne ! » Ayotomiwa&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>Si nous devons assurer la sécurité alimentaire de l’Afrique avec notre population croissante, il faudrait que l’agriculture comme entreprise commerciale soit soutenue. C’est cela l’agriculture moderne !</em> » Ayotomiwa Yinka Ogunsua, aviculteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir obtenu son diplôme universitaire, Ayotomiwa Yinka Ogunsua a trouvé un emploi d’agent chargé des prêts dans une banque de microfinance à Ibadan, au Nigeria. Tout heureux de sa réussite, il a alors repéré une annonce sur Internet portant sur un programme de formation agricole destiné aux jeunes… et s’y est inscrit par passion pour l’agriculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Convoqué à un entretien pour participer aux cours d’élevage de volailles, Ayotomiwa Yinka Ogunsua a vite abandonné son emploi de banquier dans l’espoir d’être pris pour cette formation. <em>«&nbsp;Je savais que je voulais suivre ma passion pour l’agriculture à plein temps&nbsp;»,</em> affirme le Nigérian âgé de 29 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayotomiwa Yinka Ogunsua a finalement été sélectionné pour ce cours organisé en mars dernier dans le cadre du programme <a href="https://www.afdb.org/en/topics-and-sectors/initiatives-partnerships/technologies-african-agricultural-transformation-taat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Technologies pour la transformation agricole de l’Afrique</a> (TAAT) mis en œuvre par la Banque africaine de développement et ses partenaires, dont le CGIAR, un partenariat mondial en faveur de la recherche. Le TAAT s’efforce de tirer parti des technologies agricoles à forte incidence pour stimuler la production agricole et créer des possibilités viables pour les travailleurs et les entrepreneurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de sa formation, Ayotomiwa Yinka Ogunsua a acheté 50 poussins et a lancé son entreprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Martin Fregene, directeur chargé de l’Agriculture et l’agro-industrie à la Banque africaine de développement, le TAAT a les ressources, l’expertise scientifique et technologique et des plans de mise en œuvre éprouvés, qui peuvent bénéficier à des millions d’agriculteurs africains comme Ayotomiwa Yinka Ogunsua.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Alors que les dirigeants du continent doivent se réunir autour d’un </em><a href="https://www.afdb.org/fr/evenements/nourrir-lafrique-leadership-pour-intensifier-les-innovations-reussies" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dialogue de haut niveau sur l’alimentation en Afrique</em></a><em> (29-30 avril), l’expérience de Ayotomiwa Yinka Ogunsua est une source d’inspiration pour les gouvernements dans leur engagement à investir dans les systèmes alimentaires du continent</em> », souligne Martin Fregene.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Après ma formation, je vois désormais l’agriculture comme une entreprise à part entière, et non pas seulement comme une passion. J’ai réalisé que c’est une entreprise dont je dois tirer des revenus, quelque chose dont je peux tirer parti en tant qu’entrepreneur</em>&nbsp;», soutient Ayotomiwa Yinka Ogunsua au téléphone depuis sa ferme, d’où l’on peut entendre les chants des coqs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Institut international d’agriculture tropicale du CGIAR, basé à Ibadan, dans le sud-ouest du Nigéria, offre des formations, des renforcements de capacité et une assistance technique aux <em>« agripreneurs » </em>africains dans le cadre du programme TAAT.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Ayotomiwa Yinka Ogunsua, la formation lui a donné le savoir‑faire technique nécessaire au développement de sa start-up «&nbsp;<em>Vive Verde</em>&nbsp;», depuis les services initiaux (approvisionnement en eau, techniques agricoles et questions environnementales) jusqu’à la production animale. Atops Farms, l’entreprise avicole mise en place par Ayotomiwa Yinka Ogunsua, s’est développée jusqu’à atteindre 500 volailles au début de l’année 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Nous avons vendu toutes nos poules pendant les fêtes de Pâques&nbsp;»,</em> se réjouit-il, en indiquant avoir gagné plus d’argent avec l’agro-industrie que comme banquier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur d’Atops Farms fait maintenant du plaidoyer en faveur du secteur agricole au Nigeria. Il intervient régulièrement dans des programmes de radio et de télévision, et travaille à changer la perception de l’agriculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Pour moi, l’agriculture permet de réaliser des bénéfices mais il s’agit également d’assurer la sécurité alimentaire du territoire, de la nation et du continent, </em><a href="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3593172487361103&amp;id=100000051602793" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>déclarait récemment Ayotomiwa Yinka Ogunsua, à la radio FM Inspiration 100,5(le lien est externe)</em></a><em>. Si nous devons satisfaire la sécurité alimentaire de l’Afrique avec notre population croissante, alors il faut que l’agriculture comme entreprise commerciale soit soutenue. C’est cela l’agriculture moderne !</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayotomiwa Yinka Ogunsua attend désormais l’arrivée de nouveaux poussins pour reconstituer son élevage. Pour l’heure, il élève des dindes, des lapins et des chèvres pour développer ses activités agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je suis encore un petit agriculteur, mais par la grâce de Dieu, je suis en train de grandir et je vais y arriver</em>&nbsp;», conclut-il avec conviction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source&nbsp;: BAD</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le titre est de notre rédaction </em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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