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	<title>Archives des Nicolas Maduro &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Nicolas Maduro &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Coup de force américain au Venezuela : l’AES dénonce une violation de la souveraineté</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 23:34:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'AES dénonce le coup de force américain au Venezuela et appelle à respecter la souveraineté des États.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un communiqué officiel signé par son président en exercice, la Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé jeudi 8 janvier 2026 sa vive préoccupation face à l’opération militaire menée par les États-Unis sur le territoire du Venezuela.  Cette action a conduit à l’enlèvement illégal du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, un acte grave qualifié d’atteinte directe à la souveraineté d’un État indépendant par l’organisation sahélienne.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AES rappelle que l’usage de la force armée contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État constitue une ingérence inacceptable. Le président en exercice, Capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré : « Nous ne pouvons tolérer que la souveraineté d’un État soit bafouée par une intervention militaire étrangère. Cet acte est une violation flagrante du droit international. Il met en péril la stabilité mondiale ». &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-violation-du-droit-international"><strong>Une violation du droit international</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Confédération AES, attachée à la défense de la souveraineté et de l’indépendance, condamne fermement cet acte qu’elle juge contraire aux règles internationales. Elle rappelle que la Charte des Nations Unies consacre le respect de l’intégrité territoriale et de l’égalité souveraine des États. Le président du Faso a insisté : « La Charte des Nations Unies n’est pas une option, elle est une obligation pour tous. Son respect est la condition de la paix. Ceux qui la violent fragilisent l’ordre international ». &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation dénonce également le recours unilatéral à la force, regrettant profondément qu’un membre permanent du Conseil de sécurité se livre à une telle violation. Pour l’AES, cette attitude fragilise davantage l’ordre international déjà marqué par des tensions croissantes. Les conséquences de cette action sont jugées néfastes pour la stabilité mondiale, car elles ouvrent la voie à une logique de confrontation et d’instabilité, au détriment des efforts collectifs pour préserver la paix. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appel-au-conseil-de-securite"><strong>Appel au Conseil de sécurité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, la Confédération des États du Sahel interpelle directement le Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle rappelle que cette institution détient la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. L’AES exhorte le Conseil à assumer pleinement sa mission en condamnant clairement l’action militaire américaine et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale. Le président Traoré a souligné : « Le Conseil de sécurité doit être la voix de la justice. Il ne peut rester silencieux face à l’agression. Sa crédibilité dépend de son action ». &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, l’AES réaffirme son attachement à un ordre mondial fondé sur le respect mutuel et l’égalité souveraine des États. Elle insiste sur le respect strict des principes de la Charte des Nations Unies, considérés comme le socle indispensable pour garantir la coexistence pacifique entre nations. En mettant en avant ces valeurs, la Confédération entend rappeler que la stabilité mondiale ne peut être assurée que par l’application rigoureuse du droit international. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-solidarite-avec-le-peuple-venezuelien"><strong>Solidarité avec le peuple vénézuélien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, l’AES exprime sa solidarité au peuple vénézuélien dont la souveraineté a été bafouée par cette agression. L’organisation souligne que cette atteinte ne concerne pas seulement le Venezuela, mais qu’elle constitue un précédent dangereux pour tous les États attachés à leur indépendance. Le président en exercice a affirmé : « Nous sommes aux côtés du peuple vénézuélien dans cette épreuve. Leur combat est celui de tous les peuples souverains. Nous ne resterons pas indifférents ». &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Confédération réitère enfin son attachement au multilatéralisme et au respect scrupuleux du droit international. Pour l’AES, ces principes sont essentiels afin d’assurer la sécurité collective et la paix internationale. Ce positionnement illustre la volonté des États du Sahel de s’affirmer comme défenseurs de la légalité internationale et de la souveraineté des nations. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L&#8217;enlèvement sans précédent de Maduro</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 10:35:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse percutante de l'arrestation de Maduro, un enlèvement qui transgresse le droit international.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans une tribune percutante, Isidoros Karderinis — journaliste, correspondant de presse accrédité par le ministère grec des Affaires étrangères, romancier et poète — dénonce l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines comme un acte impérialiste sans précédent. Selon lui, cette opération, loin d’être un simple épisode géopolitique, constitue un avertissement adressé à tous les dirigeants insoumis du Sud et un symptôme du retour brutal des logiques de domination mondiale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enlèvement sans précédent dans les annales du monde, de la manière dont cela s&rsquo;est produit, du président vénézuélien Nicolas Maduro constitue non seulement une intervention militaire dans un pays souverain et indépendant en violation des principes du droit international, mais aussi un avertissement clair à la planète entière. Un avertissement à tout dirigeant insubordonné de chaque pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-operation-inedite-et-un-message-d-intimidation-mondiale"><strong>Une opération inédite et un message d’intimidation mondiale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3 janvier 2026 déjà, lors d&rsquo;une conférence de presse concernant l&rsquo;opération militaire et l&rsquo;arrestation de Maduro, le président américain Donald Trump a proféré des menaces contre le président colombien Gustavo Petro, déclarant : «&nbsp;<em>Il ferait bien d&rsquo;être prudent</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, le président américain a laissé entendre que Cuba pourrait être un sujet de discussion dans le cadre de la politique américaine plus large dans la région, soulignant ainsi la capacité de Washington à étendre son champ d&rsquo;action au-delà du Venezuela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire d&rsquo;État américain Marco Rubio a même déclaré que le gouvernement cubain devrait s&rsquo;inquiéter après l&rsquo;arrestation de Maduro. Il a notamment affirmé&nbsp;: «&nbsp;<em>Si je vivais à La Havane et que j&rsquo;étais membre du gouvernement, je serais au moins inquiet</em>&nbsp;», ajoutant que «&nbsp;<em>Cuba est un désastre</em>&nbsp;» et que le pays est «&nbsp;<em>dirigé par des hommes incompétents et dépravés&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-longue-tradition-d-ingerences-americaines"><strong>Une longue tradition d’ingérences américaines</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire des États-Unis est par ailleurs marquée par de nombreuses interventions impérialistes, tant territoriales qu&rsquo;interventionnistes, dans d&rsquo;autres pays. Plus précisément, on dénombre environ 400 interventions depuis 1776, date à laquelle le Second Congrès continental adopta la Déclaration d&rsquo;indépendance le 4 juillet, proclamant l&rsquo;indépendance des treize colonies américaines vis-à-vis de l&rsquo;Empire britannique, un événement qui marqua la fondation officielle des États-Unis d&rsquo;Amérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui pourrait oublier que, du 15 au 19 avril 1961, 1&nbsp;400 combattants anticastristes, entraînés et financés par la CIA, tentèrent de débarquer à la baie des Cochons, à 250 kilomètres de La Havane, sans parvenir à renverser le régime communiste cubain. Ces combats firent une centaine de morts de chaque côté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Avec la victoire de Salvador Allende aux élections du 4 septembre 1970 au Chili et la présence déjà de Fidel Castro à Cuba, nous allons nous retrouver avec un sandwich rouge en Amérique latine qui deviendra inévitablement entièrement rouge&nbsp;</em>», craignait Richard Nixon, et sa crainte fut bientôt confirmée par les résultats des élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité déplaisante pour les États-Unis, une solution s&rsquo;imposait. Elle fut trouvée le matin du 11 septembre 1973, lorsqu&rsquo;un coup d&rsquo;État militaire fut perpétré sous la direction du général Augusto Pinochet, avec le soutien des États-Unis, mais aussi du Brésil, dont le régime militaire était parfaitement ami et coopératif avec les États-Unis. Les putschistes, après avoir encerclé et bombardé le palais présidentiel, prirent d&rsquo;assaut ce dernier. Salvador Allende et ses proches collaborateurs furent tués après une résistance acharnée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-panama-au-venezuela-la-continuite-d-une-politique-de-force"><strong>Du Panama au Venezuela : la continuité d’une politique de force</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont également envahi le Panama à la mi-décembre 1989, sous la présidence de George Bush, l&rsquo;Ancien. L&rsquo;objectif de cette invasion militaire était de destituer le dirigeant de facto du Panama, le général Manuel Noriega, accusé par les autorités américaines d&rsquo;extorsion et de trafic de drogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, si l&rsquo;on cherche un parallèle historique où les États-Unis ont arrêté le dirigeant de facto d&rsquo;un pays et l&rsquo;ont extradé vers les États-Unis pour y être jugé, l&rsquo;affaire Noriega est la plus caractéristique. Et cela s&rsquo;est produit après une véritable invasion militaire, c&rsquo;est-à-dire dans le contexte d&rsquo;une intervention armée coordonnée, et certainement pas dans un contexte de paix «&nbsp;normale&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Noriega parvint à s&rsquo;échapper et se réfugia à l&rsquo;ambassade du Vatican à Panama, la capitale du pays, où il resta onze jours. Il y subit une intense guerre psychologique pour le contraindre à se rendre. L&rsquo;armée américaine installa un mur de son assourdissant devant l&rsquo;ambassade. Une flotte de Humvees équipés de haut-parleurs diffusait en permanence du hard rock et, parfois, du heavy metal. On y passait notamment le titre «&nbsp;<em>Panama</em>&nbsp;» du groupe Van Halen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Saint-Siège s&rsquo;en est plaint à juste titre auprès du président Bush, et la guerre musicale prit fin après trois jours. Le 3 janvier 1990, le général accepta de se rendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-veritables-motivations-le-petrole-et-les-ressources-naturelles"><strong>Les véritables motivations : le pétrole et les ressources naturelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais quelles sont les raisons profondes de l&rsquo;invasion militaire américaine du Venezuela et de la volonté de renverser le régime insubordonné en place?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Venezuela possède donc les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées à environ 303,8 milliards de barils en 2021. À titre de comparaison, les principaux pays producteurs de pétrole disposent de réserves plus modestes. L&rsquo;Arabie saoudite, par exemple, en possède environ 267 milliards de barils et le Koweït 101,5 milliards.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, les réserves prouvées de gaz naturel du pays ont dépassé 5,6 billions de mètres cubes en 2021. Il convient de noter, par ailleurs, que dans l&rsquo;hémisphère occidental, seuls les États-Unis disposaient de réserves plus importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les réserves totales de minerai de fer du Venezuela sont estimées à 4,5 milliards de tonnes. Il convient de souligner que le pays se classe deuxième dans la région après le Brésil pour ces réserves. Enfin, le Venezuela possède certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite, un minerai utilisé pour la production d&rsquo;aluminium. Ses réserves totales de bauxite s&rsquo;élèvent à 950 millions de tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc clair pour tout observateur objectif que les États-Unis convoitent les ressources naturelles du Venezuela, sources de richesse. Des ressources qu&rsquo;ils ne peuvent obtenir avec le régime actuel, partenaire politique et militaire et allié de Moscou, Pékin et Téhéran, mais aussi principal fournisseur de pétrole de la Chine, dont le contrôle tarit le flux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-condamnation-universelle-du-droit-des-peuples-a-disposer-d-eux-memes"><strong>Une condamnation universelle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les États-Unis, la solution pour asseoir leur suprématie dans la compétition internationale impitoyable réside dans le renversement du régime vénézuélien actuel et l&rsquo;installation d&rsquo;un président et d&rsquo;un gouvernement parfaitement complaisants et à leur service. Le reste – à savoir la légalité et la nature démocratique d&rsquo;une telle chose – leur importe peu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, je tiens à souligner que les dirigeants d&rsquo;un pays ne sont renversés que par leur peuple, c&rsquo;est-à-dire par des soulèvements populaires et des révolutions, comme cela s&rsquo;est produit dans divers pays par le passé. Ils ne sont pas renversés par l&rsquo;intervention militaire d&rsquo;un autre pays, d&rsquo;une puissance étrangère. Par conséquent, l&rsquo;invasion militaire américaine du Venezuela et l&rsquo;enlèvement de son président, Nicolas Maduro, sont absolument condamnables pour tout citoyen du monde attaché à la démocratie et à la liberté de pensée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Isidoros Karderinis</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>NB: </em></strong><em><strong>Le chapô et les inter-titres sont de notre rédaction. </strong></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Maduro capturé, mais pas de putsch ? Le double standard des puissances occidentales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 22:46:21 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’arrestation de Nicolás Maduro par les forces américaines, le 3 janvier 2026, est un tournant géopolitique majeur, mais aussi un révélateur saisissant du double standard médiatique et diplomatique occidental. Tandis que Washington célèbre une « opération de libération démocratique », nombre d’observateurs y voient un coup d’État en bonne et due forme, mais on préfère des termes plus diplomatique puisqu’il s’agit d’un renversement anticonstitutionnel mené au mépris du droit international par l’une des grandes puissances du monde. Mais lorsqu’il s’agit de l’Afrique, tous les termes péjoratifs sont employés pour qualifier les auteurs et leur opération.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;[…] <em>Les&nbsp;milliardaires sont</em> […] <em>les rédacteurs en chef du monde. Si le monde était un journal, ils en définiraient la ligne éditoriale. Ceci pour des raisons structurelles évidentes&nbsp;: les idées ont besoin d’argent pour se diffuser.&nbsp;</em>», écrit Myret Zaki. Une analogie qui explique exactement comment le monde est gouvernée. Les plus puissants font les lois qui sont appliquées sur les autres mais dont eux-mêmes sont épargnés. Le bien et le mal devient toujours relatif. Le vocabulaire même est taillé sur mesure selon qu’il s’agit d’un puissant ou d’un faible. C’est cela le nouveau multilatéralisme respectant le droit international et protégeant les plus faibles contre les puissants.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lénine avait raison de le dire : «&nbsp;<em>L’impérialisme est le stade suprême du capitalisme</em>&nbsp;». Quoi de plus normal si l’on sait que «&nbsp;<em>Les États-Unis sont gouvernés par les superriches&nbsp;</em>», selon Francis Fukuyama. Quelques heures après les frappes massives menées contre le Venezuela et le coup d’Etat militaire contre le président Nicolás Maduro, le putschiste Donald Trump est apparu triomphal devant les caméras depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride. Le président américain a revendiqué le coup d’Etat en des termes spectaculaires, la qualifiant d’« <em>assaut comme on n’en avait pas vu depuis la Seconde Guerre mondiale</em> ». « <em>Tard, hier soir, et tôt, ce matin, à ma demande, les forces armées américaines ont conduit une opération militaire extraordinaire dans la capitale du Venezuela </em>», a-t-il déclaré, présentant cette intervention comme un acte de justice internationale destiné à « <em>confronter à la justice le dictateur hors-la-loi Nicolás Maduro</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-putsch-qualifie-d-arrestation-nbsp"><strong>Un putsch qualifié d’arrestation&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Poursuivant sur un ton de conquérant, Donald Trump a annoncé que les États-Unis « <em>allaient désormais diriger le Venezuela</em> » et y déployer des compagnies pétrolières américaines afin de « r<em>éparer les infrastructures pétrolières vétustes et relancer l’économie du pays </em>». Cette déclaration rappelle les logiques d’occupation et de spoliation économique des interventions américaines passées en Amérique latine, de l’Irak à Panama. Derrière le discours de justice se cache une reprise en main directe des ressources stratégiques du Venezuela. Que reste-t-il donc du modèle démocratique enseigné dans les grandes écoles de sciences politiques ? Que reste-t-il de la souveraineté des Etats et de leur droit fondamental de disposer d’eux-mêmes ? Lorsque les Etats ne peuvent plus exercer leur souveraineté sur leur territoire, difficile de parler de liberté ou de souveraineté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la plupart des grands médias occidentaux ou dans le langage des diplomates occidentaux, le mot « <em>putsch</em> » n’apparaît nulle part. Donald Trump, qui vient de renverser un président en exercice, n’est pas qualifié de « <em>putschiste</em> » ou de « <em>chef d’État renversant un gouvernement souverain par la force </em>». On parle pudiquement d’« <em>opération spéciale </em>», de « <em>capture ciblée »</em>, voire d’« <em>action antiterroriste </em>». Un lexique soigneusement choisi, bien éloigné de celui utilisé lorsqu’un renversement de pouvoir a lieu en Afrique ou en Amérique latine sans l’aval de l’Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-afrique-n-a-pas-droit-au-meme-vocabulaire"><strong>Quand l’Afrique n’a pas droit au même vocabulaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les faits, le déroulement de l’opération ne laisse place à aucun doute. Des unités d’élite américaines — notamment la Delta Force — ont mené des frappes coordonnées sur Caracas et plusieurs villes du Venezuela avant d’arrêter le président Maduro et son épouse, Cilia Flores. Ce coup d’Etat, conduit sans aucun mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, constitue une violation flagrante de la souveraineté vénézuélienne et du droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce triomphale de Donald Trump sur son réseau Truth Social — « <em>Les États-Unis ont capturé Maduro et mis fin à son règne </em>» — a provoqué un séisme diplomatique. Caracas dénonce un « <em>acte impérialiste </em>» et exige la libération immédiate de son président. La vice-présidente Delcy Rodríguez parle d’une « <em>agression d’État </em>» et réclame une « <em>preuve de vie </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans les chancelleries occidentales, le silence domine. À Bruxelles, à Londres ou à Paris, l’on « <em>observe la situation avec attention </em>». Aucun mot de condamnation, aucune allusion à un coup d’État.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président français Emmanuel Macron s’est exprimé sur le réseau social X sans aucune condamnation de ce coup de force. Au contraire, il s’en réjouit et réaffirme son accompagnement au peuple vénézuelien : «&nbsp;<em>Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir. En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple. La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien. Nous souhaitons que le Président Edmundo González Urrutia, élu en 2024, puisse assurer au plus vite cette transition.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">La retenue lexicale contraste fortement avec le ton habituellement employé lorsque des événements similaires se produisent en Afrique. Au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Gabon ou en Guinée, les prises de pouvoir militaires de 2020 à 2023 ont immédiatement été qualifiées de « <em>putschs</em> » et leurs auteurs de « <em>juntes militaires </em>». Les dirigeants africains ont été bannis des forums internationaux, leurs États sanctionnés, leurs économies asphyxiées au nom de la « <em>défense de la démocratie </em>». On se demande finalement de quelle démocratie défend-on ? Sûrement une démocratie deux poids, deux mesures. Les puissants font la démocratie mais ne violent jamais ses principes. Toute violation par ceux-bin est vu comme une restauration des principes démocratiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais à Caracas, point de telles indignations. Aucune voix occidentale ne parle de « <em>coup d’État américain </em>» ni ne qualifie Donald Trump de « <em>putschiste</em> ». Au contraire, certains éditorialistes saluent même la « <em>restauration de la démocratie</em> » au Venezuela. Ce deux poids, deux mesures met en lumière un biais profond : celui d’un multilatéralisme sélectif, où la souveraineté des nations du Sud reste conditionnelle, suspendue à l’approbation des puissances du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-la-fin-du-multilateralisme"><strong>Vers la fin du multilatéralisme ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce coup de force américain, survenu sans l’aval des Nations unies ni consultation du Congrès, illustre la fragilité d’un ordre mondial que beaucoup jugeaient déjà moribond. Entre la guerre en Ukraine, les frappes américaines au Nigeria contre des positions de l’État islamique, et désormais l’intervention au Venezuela, les équilibres internationaux vacillent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour assumé des logiques impériales pose une question vertigineuse : le monde entre-t-il dans une ère post-multilatérale, où les puissances imposent leur loi sans retenue ? À Caracas comme à Bamako, la conviction que la souveraineté ne se quémande plus, mais qu’elle se défend, émerge.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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