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	<title>Archives des Niamey &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Niamey &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Attentat à l’aéroport de Niamey : l’AES affiche son unité face au terrorisme et aux menaces régionales</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 09:11:48 +0000</pubDate>
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<p>Après l’attaque contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, la Confédération des États du Sahel réaffirme sa solidarité avec le Niger et met en avant sa stratégie commune de lutte contre le terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;attaque du 18 juin contre l&rsquo;aéroport international Diori Hamani révèle la fragilité sécuritaire persistante de la région, mais aussi la solidité politique d&rsquo;une alliance qui entend démontrer sa capacité de résilience.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeudi 18 juin 2026. Aux abords de l&rsquo;aéroport international Diori Hamani de Niamey, des combattants terroristes lancent une attaque d&rsquo;envergure contre l&rsquo;une des infrastructures stratégiques les plus sensibles de la République du Niger. Cible : désorganiser les capacités opérationnelles des Forces armées nigériennes. Résultat : un échec cuisant, selon le communiqué officiel publié le lendemain par la Confédération des États du Sahel (AES), signé à Ouagadougou par le Capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de la Confédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;attaque intervient dans un contexte diplomatique particulièrement dense : deux jours plus tard, les ministres des Affaires étrangères des trois États membres — Mali, Burkina Faso, Niger — se réunissaient à Bamako pour leur première session consacrée au pilier diplomatique de leur feuille de route commune. La coïncidence du calendrier n&rsquo;a pas échappé aux observateurs. Pour la Confédération, l&rsquo;attaque de Niamey ne serait pas un hasard : elle viserait délibérément à déstabiliser une alliance en pleine phase de consolidation institutionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une riposte rapide revendiquée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué de l&rsquo;AES salue «&nbsp;<em>le professionnalisme, la réactivité, la vigilance et l&rsquo;engagement déterminé des forces combattantes nigériennes</em>&nbsp;», qui ont mis en déroute les assaillants. Les Forces armées du Niger ont pour leur part confirmé avoir repoussé l&rsquo;attaque au prix de pertes humaines dans leurs rangs, sans en préciser le nombre. Des familles endeuillées sont mentionnées dans le texte confédéral, qui présente ses condoléances et souhaite «&nbsp;<em>un prompt rétablissement aux personnes blessées&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rapidité de la réponse militaire mise en avant par Niamey et l&rsquo;AES s&rsquo;inscrit dans une communication soigneusement construite autour de l&rsquo;idée de montée en puissance des armées sahéliennes. Depuis les ruptures successives avec les forces françaises et la mission onusienne Minusma — remplacée par des partenariats avec des instructeurs russes et d&rsquo;autres coopérations bilatérales —, les gouvernements de transition s&rsquo;attachent à démontrer leur autonomie opérationnelle face aux groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton du communiqué va cependant au-delà du simple constat sécuritaire. Il désigne nommément, sans les identifier, des «&nbsp;<em>sponsors étatiques étrangers</em>&nbsp;» qui soutiennent les groupes terroristes actifs dans la région.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ibrahim Traoré signe : un acte politique autant que sécuritaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La signature du communiqué par le Capitaine Ibrahim Traoré lui-même — président du Faso, chef de l&rsquo;État burkinabè et président en exercice de la Confédération AES — n&rsquo;est pas anodine. Elle place la réponse à l&rsquo;attentat de Niamey au niveau le plus haut de l&rsquo;architecture confédérale, signalant que l&rsquo;attaque est traitée non comme un incident nigérien isolé, mais comme une agression contre l&rsquo;ensemble du bloc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Loin de saper l&rsquo;élan qui guide la dynamique confédérale, les attaques récurrentes et téléguidées ne font que renforcer l&rsquo;union sacrée des filles et des fils de l&rsquo;AES</em>&nbsp;», écrit le communiqué. Une formulation qui transforme l&rsquo;attentat en argument politique en faveur de l&rsquo;intégration confédérale : la menace extérieure comme ciment de la cohésion interne. Ce mécanisme n&rsquo;est pas propre à l&rsquo;AES — toutes les alliances militaires de l&rsquo;histoire ont utilisé la pression extérieure comme facteur d&rsquo;unification.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte de consolidation accélérée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;attentat de Niamey intervient à un moment charnière pour la Confédération. Créée formellement en juillet 2024 à la suite du retrait des trois pays de la CEDEAO, l&rsquo;AES a d&rsquo;abord concentré ses efforts sur l&rsquo;architecture sécuritaire — coordination des forces armées, opérations conjointes contre les groupes armés, création d&rsquo;une force confédérale. Elle entre désormais dans une phase de normalisation institutionnelle plus large, avec la structuration de son pilier diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion ministérielle de Bamako, qui s&rsquo;est ouverte le lendemain de la publication du communiqué, devait notamment travailler à l&rsquo;harmonisation des positions de politique étrangère des trois États dans les instances multilatérales. Un agenda ambitieux pour des pays dont les capacités administratives restent fragilisées par des années d&rsquo;instabilité et dont les économies subissent les effets des sanctions imposées par la CEDEAO lors des transitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est certain, c&rsquo;est que la réponse confédérale à l&rsquo;attentat de Niamey engage désormais les trois États au-delà de la rhétorique. En affirmant que la Confédération «&nbsp;<em>demeure pleinement mobilisée aux côtés de la République du Niger&nbsp;</em>», Ibrahim Traoré pose un principe de solidarité active qui crée des obligations réciproques. Si une attaque comparable visait demain Bamako ou Ouagadougou, le Niger serait politiquement tenu d&rsquo;une réponse symétrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Niger : l’armée déjoue une attaque terroriste contre l’aéroport de Niamey</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 23:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Les Forces armées nigériennes ont repoussé une attaque revendiquée par le JNIM contre l’aéroport international de Niamey. Vingt-deux assaillants ont été neutralisés et les infrastructures stratégiques sont restées opérationnelles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré une offensive coordonnée revendiquée par le JNIM, les Forces armées nigériennes ont rapidement repris le contrôle de la situation. L’aéroport international Diori Hamani est resté opérationnel et une vaste opération de ratissage se poursuit dans la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Niger a une nouvelle fois démontré sa capacité de résilience face à la menace terroriste. Jeudi 18 juin, les Forces armées nigériennes (FAN) ont repoussé une attaque d’envergure menée contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey et les installations militaires voisines, infligeant de lourdes pertes aux assaillants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué lu à la télévision nationale en fin d’après-midi, le ministère nigérien de la Défense a annoncé un bilan provisoire de 13 morts du côté des forces loyalistes et des populations civiles, dont 11 membres des Forces de défense et de sécurité et deux civils. Quatre personnes ont également été blessées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette attaque, les unités engagées ont opposé une riposte vigoureuse qui a permis de neutraliser 22 assaillants et d’interpeller une vingtaine de suspects. Les autorités ont indiqué qu’une «&nbsp;<em>vaste opération</em>&nbsp;» était toujours en cours afin de retrouver d’éventuels complices et de sécuriser totalement la zone.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une tentative d’incursion rapidement contenue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les premières informations disponibles, les terroristes ont tenté de forcer l’accès principal de l’aéroport international peu après 6 heures du matin. Des explosions et des échanges de tirs nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers de la capitale pendant plus de deux heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très rapidement, les dispositifs de défense ont été activés autour des infrastructures stratégiques de la ville. Des unités supplémentaires ont été déployées aux abords de l’aéroport, de la présidence de la République et de la primature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des postes de contrôle ont été installés dans plusieurs secteurs de Niamey tandis que les forces de sécurité procédaient à des vérifications d’identité et à des opérations de filtrage destinées à prévenir toute nouvelle tentative d’infiltration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction rapide a permis d’éviter une extension de l’attaque et de préserver le fonctionnement des principales institutions de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’aéroport demeure opérationnel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des principaux enseignements de cette journée reste l’échec des assaillants à paralyser la capitale. Le ministère de la Défense a en effet tenu à rassurer les populations et les partenaires du Niger en affirmant que l’aéroport international Diori Hamani, «&nbsp;<em>totalement sécurisé</em>&nbsp;», demeurait ouvert au trafic aérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un message fort destiné à démontrer que, malgré la violence de l’attaque, les infrastructures stratégiques du pays continuent de fonctionner normalement. Cette continuité des opérations traduit la capacité des autorités nigériennes à maintenir le contrôle des centres névralgiques du pays face aux tentatives de déstabilisation menées par les groupes terroristes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le JNIM revendique l’opération</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures après les affrontements, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé sur son canal de propagande Az-Zallaqa, selon des médias étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation affirme avoir mené une «&nbsp;<em>attaque suicide</em>&nbsp;» contre l’aéroport international et la base militaire attenante. Cette revendication intervient dans un contexte de forte pression militaire exercée par les forces de sécurité nigériennes contre les groupes armés actifs dans la région du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités nigériennes, cette nouvelle agression confirme la nécessité de poursuivre le renforcement des dispositifs de défense nationale et de maintenir une vigilance maximale face à une menace qui cherche à frapper les symboles de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les opérations de ratissage se poursuivent dans la capitale, Niamey affiche sa détermination à ne céder aucun terrain aux groupes terroristes. En neutralisant plusieurs dizaines d’assaillants et en maintenant opérationnelles ses infrastructures stratégiques, le Niger entend démontrer que, malgré les défis sécuritaires, l’État conserve l’initiative et la maîtrise de la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Bénin tend la main à l’AES : vers la fin de la crise entre Porto-Novo, Niamey et Ouagadougou ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 20:19:50 +0000</pubDate>
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<p>Le président béninois Romuald Wadagni a effectué des visites officielles à Niamey et Ouagadougou, marquant un rapprochement inédit entre le Bénin et l’Alliance des États du Sahel après deux années de tensions diplomatiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 2 juin 2026, le président béninois Romuald Wadagni a effectué en un seul jour deux visites officielles à Niamey et à Ouagadougou. Un geste diplomatique d&rsquo;une portée considérable, qui referme deux ans de tensions ouvertes entre le Bénin et les pays de l&rsquo;Alliance des États du Sahel — frontière fermée, pipeline bloqué, accusations mutuelles de déstabilisation.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En un seul mardi, le président du Bénin a posé deux gestes diplomatiques que beaucoup jugeaient improbables il y a encore six mois : une visite officielle à Niamey, chez le général Abdourahamane Tiani, puis un déplacement à Ouagadougou, chez le capitaine Ibrahim Traoré. Deux capitales de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), deux hommes arrivés au pouvoir par des coups d&rsquo;État militaires — et avec lesquels le Bénin de Patrice Talon avait entretenu des relations pour le moins glaciales. Romuald Wadagni, successeur de Talon depuis le 24 mai, a visiblement décidé d&rsquo;écrire une autre page.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le contexte : deux ans de rupture ouverte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer la portée de ce double déplacement, il faut rappeler ce que furent les relations entre le Bénin et ses voisins sahéliens depuis le coup d&rsquo;État qui renversa Mohamed Bazoum au Niger, le 28 juillet 2023. Porto-Novo fut l&rsquo;un des pays qui appliqua le plus strictement les sanctions décidées par la CEDEAO — fermeture de la frontière, suspension des flux commerciaux. Niamey, en retour, maintint sa frontière fermée avec le Bénin bien après la levée des sanctions régionales, brandissant une accusation grave.&nbsp;<em>« Le Bénin abrite des bases françaises destinées à entraîner des terroristes pour déstabiliser le Niger. »</em>, expliquait le&nbsp;Gouvernement de transition du Niger, en 2023-2024 — accusation réfutée par Paris et Porto-Novo.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette accusation empoisonna durablement les relations bilatérales. Elle s&rsquo;accompagna d&rsquo;une crise économique et énergétique aux conséquences concrètes : le pipeline Niger-Bénin, infrastructure colossale de 2 000 kilomètres construite pour 6 milliards de dollars afin d&rsquo;acheminer le pétrole brut d&rsquo;Agadès jusqu&rsquo;au terminal de Sèmè-Kpodji, fut pris en otage par la brouille diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;arme du pipeline : quand le pétrole devient otage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pipeline Niger-Bénin est l&rsquo;une des infrastructures les plus stratégiques d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Mis en service en mars 2024, il avait permis le chargement du premier navire en mai 2024 — une étape historique pour le Niger, qui exportait ainsi pour la première fois son pétrole brut sur le marché international. Les projections tablaient sur 90 000 barils par jour, soit un potentiel de plusieurs milliards d&rsquo;euros de recettes annuelles pour Niamey.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dès le 6 juin 2024, le général Tiani ordonnait la fermeture totale des vannes. La raison officielle invoquée : l&rsquo;arrestation par les autorités béninoises de cinq ressortissants nigériens pour «&nbsp;<em>atteinte à la sécurité de l&rsquo;État</em>&nbsp;». La raison de fond : une rupture diplomatique totale, dans laquelle le pipeline devenait l&rsquo;instrument de pression d&rsquo;un régime aux abois économiquement mais déterminé à ne pas céder sur le terrain symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pipeline bloqué, une frontière fermée, des accusations de complot. En un seul jour, Wadagni a tenté de refermer deux ans d&rsquo;hostilité ouverte.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Niamey : la frontière comme premier chantier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à Niamey que le signal le plus concret a été envoyé. Le communiqué conjoint Niger-Bénin du 2 juin 2026, signé à l&rsquo;issue des entretiens entre Wadagni et Tiani, mentionne explicitement l&rsquo;engagement des deux pays à lever «&nbsp;<em>tous les obstacles au renforcement de la coopération</em>&nbsp;», et cite nommément la «&nbsp;<em>réouverture de la frontière Bénin-Niger</em>&nbsp;». Un comité d&rsquo;experts a été mandaté pour recenser ces obstacles, avec un délai de quinze jours pour rendre son rapport aux deux chefs d&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peu, et c&rsquo;est beaucoup. La frontière Bénin-Niger est fermée depuis bientôt trois ans du côté nigérien. Sa réouverture débloquerait non seulement les flux commerciaux terrestres — le Bénin est l&rsquo;un des corridors d&rsquo;approvisionnement naturels du Niger enclavé — mais ouvrirait la voie à une reprise des exportations pétrolières via le pipeline, dont la valeur économique pour Niamey est considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les deux Présidents ont réaffirmé leur commune volonté de dynamiser la coopération bilatérale, pour la hisser à la hauteur de leurs ambitions et des attentes légitimes de leurs peuples respectifs, qui aspirent à la paix, à la sécurité et au développement. »,&nbsp;</em>selon le<em>&nbsp;</em>Communiqué conjoint Niger-Bénin, Niamey, du 2 juin 2026.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ouagadougou : le port de Cotonou comme levier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Ouagadougou, l&rsquo;enjeu est d&rsquo;une autre nature. Le Burkina Faso est un pays enclavé qui dépend très largement du port autonome de Cotonou pour son approvisionnement en biens importés. Le communiqué conjoint burkinabé-béninois l&rsquo;énonce sans détour : les deux chefs d&rsquo;État ont «&nbsp;<em>apprécié le rôle stratégique du port autonome de Cotonou dans l&rsquo;approvisionnement du Burkina Faso</em>&nbsp;» et se sont engagés à renforcer la coopération en matière de transit, de transport et de logistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le capitaine Traoré, qui a rompu avec la France et multiplié les ruptures diplomatiques depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le maintien d&rsquo;un corridor commercial fiable vers la mer est une nécessité économique vitale. Pour Wadagni, le rôle de Cotonou comme hub régional — menacé par les tensions avec l&rsquo;AES sous Talon — est une priorité stratégique. Les deux intérêts convergent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que dit ce double geste de Wadagni</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des dossiers bilatéraux, la journée du 2 juin 2026 est un signal politique fort adressé à toute la sous-région. Wadagni, à peine élu, choisit de faire de la réconciliation avec l&rsquo;AES l&rsquo;un de ses premiers actes de politique étrangère. Ce faisant, il rompt avec la posture de Talon — qui avait maintenu le cap des sanctions CEDEAO et refusé toute normalisation tant que la frontière restait fermée — et envoie un message à Paris, Washington et Bruxelles : le Bénin peut dialoguer avec les régimes sahéliens sans pour autant renier ses alliances occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays de l&rsquo;AES, la visite de Wadagni est un succès diplomatique réel. Elle valide leur stratégie de résistance aux pressions de la CEDEAO et montre que même les États qui avaient appliqué les sanctions les plus strictement reviennent à la table. Le général Tiani a répondu à l&rsquo;invitation de Wadagni : il se rendra officiellement au Bénin à une date à fixer par voie diplomatique. Le capitaine Traoré a fait de même pour Ouagadougou.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les zones d&rsquo;ombre qui subsistent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, il serait prématuré de parler de réconciliation accomplie. Le communiqué de Niamey est prudent : il crée un comité d&rsquo;experts, fixe un délai de quinze jours, mais ne prend aucun engagement ferme sur la réouverture effective de la frontière ni sur la reprise des exportations pétrolières. Les accusations nigériennes sur les «&nbsp;<em>bases françaises</em>&nbsp;» au Bénin n&rsquo;ont jamais été officiellement retirées. Le pipeline reste à l&rsquo;arrêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté burkinabé, la Cinquième Commission mixte de coopération a été programmée «&nbsp;<em>dans les meilleurs délais</em>&nbsp;» — une formulation diplomatique qui peut signifier beaucoup ou rien. L&rsquo;AES reste, structurellement, dans une posture de méfiance envers les États membres de la CEDEAO, dont le Bénin fait partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans une sous-région où les ruptures s&rsquo;accumulent depuis 2020 — cinq coups d&rsquo;État, deux alliances rivales, une fragmentation croissante des espaces économiques —, la journée du 2 juin 2026 marque quelque chose de rare : deux pays qui choisissent de parler, et d&rsquo;écouter. C&rsquo;est un début.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Une découverte qui pourrait faire du Niger un futur pôle paléontologique africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 20:51:16 +0000</pubDate>
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<p>Le Spinosaurus mirabilis : une découverte fascinante d'un dinosaure amphibie qui change notre compréhension du Sahara.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le nord du Niger, une équipe internationale de chercheurs a identifié une nouvelle espèce de dinosaure géant vieux de 95 millions d’années. Cette découverte révèle un prédateur amphibie inédit et confirme le rôle central du Sahara dans la compréhension de l’histoire du vivant. Publiée dans la revue Science, cette découverte menée notamment par le paléontologue Paul Sereno de l’Université de Chicago pourrait renforcer l’ambition du pays de devenir un pôle scientifique majeur en Afrique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les profondeurs du Sahara nigérien, une équipe internationale de paléontologues dirigée par Paul Sereno a mis au jour une nouvelle espèce de dinosaure géant mangeur de poissons, baptisée <em>Spinosaurus mirabilis</em>. Publiée dans la prestigieuse revue Science, cette découverte — la première nouvelle espèce de spinosauridé identifiée depuis plus d’un siècle — éclaire d’un jour nouveau l’évolution de ces prédateurs et confirme l’importance scientifique du Niger dans la recherche paléontologique mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decouverte-nee-au-coeur-du-sahara"><strong>Une découverte née au cœur du Sahara</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence en 2019, lorsque les chercheurs extraient d’un site isolé du désert un os massif en forme de crête. À l’époque, l’équipe ne mesure pas encore l’ampleur de la découverte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra une nouvelle mission en 2022, la mise au jour d’autres fragments et la reconstitution numérique en 3D du crâne — réalisée grâce à un laboratoire alimenté par panneaux solaires en plein désert — pour confirmer qu’il s’agit d’une espèce inconnue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Cette découverte était si soudaine et étonnante, c’était vraiment émouvant</em> », confie Paul Sereno, professeur à l’Université de Chicago, qui dirigeait une équipe d’une vingtaine de chercheurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Long d’environ douze mètres, <em>Spinosaurus mirabilis</em> était un redoutable prédateur piscivore. Son crâne présente des dents imbriquées formant un véritable piège pour capturer des poissons glissants — une adaptation que l’on retrouve chez d’autres grands prédateurs aquatiques fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa caractéristique la plus spectaculaire reste sa crête crânienne en forme de sabre, probablement recouverte de kératine colorée. Les chercheurs pensent qu’elle pouvait servir de signal visuel ou de marque de reconnaissance entre individus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Sereno, l’animal devait ressembler à un « <em>héron de l’enfer</em> », capable de se déplacer dans des eaux profondes tout en chassant dans des zones plus peu profondes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-sahara-autrefois-verdoyant"><strong>Un Sahara autrefois verdoyant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux découvertes précédentes réalisées près d’anciens littoraux, ce nouveau site fossile se situe à plus de 1 000 kilomètres de toute côte marine. Les fossiles, retrouvés aux côtés de dinosaures à long cou dans des sédiments fluviaux, suggèrent un environnement forestier traversé de rivières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a 95 millions d’années, l’actuel désert du Sahara était donc une vaste plaine humide riche en biodiversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte doit aussi beaucoup aux connaissances locales. L’équipe a été guidée dans le désert par un habitant touareg qui les a conduits vers un champ de fossiles après des heures de traversée dans les dunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, Paul Sereno a extrait plus de 100 tonnes de fossiles au Sahara au cours de sa carrière, contribuant largement à faire du Niger un territoire majeur pour la compréhension de la préhistoire africaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-heritage-scientifique-pour-l-afrique"><strong>Un héritage scientifique pour l’Afrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De retour aux États-Unis, les fossiles ont été scannés et modélisés dans un laboratoire spécialisé avant d’être reconstruits avec l’aide de paléoartistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des répliques du crâne et de la crête seront exposées au <em>Chicago Children&rsquo;s Museum</em> afin de sensibiliser le public aux découvertes scientifiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les chercheurs soulignent l’importance de valoriser ce patrimoine au Niger, notamment à travers des projets muséaux destinés à mettre en lumière l’histoire préhistorique du Sahara et ses anciennes cultures humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la découverte spectaculaire, <em>Spinosaurus mirabilis</em> enrichit considérablement la compréhension de l’évolution des spinosauridés, l’un des groupes de dinosaures les plus fascinants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle rappelle surtout que les déserts africains, loin d’être vides, conservent parmi les archives les plus précieuses de l’histoire de la vie sur Terre — et que le Niger demeure l’un des territoires clés pour les explorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-niger-futur-pole-paleontologique"><strong>Le Niger, futur pôle paléontologique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le site de découverte est souvent qualifié de « <em>cimetière de dinosaures</em> » en raison de l’abondance exceptionnelle de fossiles qu’il recèle. Aucune nouvelle mission n’est prévue à court terme. Les scientifiques se consacrent désormais à l’étude détaillée des restes collectés, dont une partie devrait être présentée au public dans les prochaines années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités du Niger ambitionnent en effet de valoriser ce patrimoine scientifique. Des projets de musées d’archéologie et de paléontologie sont à l’étude à Niamey et à Agadez, afin d’exposer ces découvertes et de renforcer l’attractivité culturelle et scientifique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la fascination qu’elle suscite, la découverte de <em>Spinosaurus mirabilis</em> rappelle que les déserts actuels abritent parfois les archives les plus riches de l’histoire de la vie sur Terre — et que nombre de leurs secrets restent encore enfouis sous le sable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Uranium : le Niger ferme la porte aux pressions extérieures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 15:39:15 +0000</pubDate>
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<p>Le général Tiani évoque la lutte du Niger pour protéger ses ressources, incluant l'uranium, contre des acteurs extérieurs.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le général Abdourahamane Tiani a livré un message à la nation d’une rare intensité, dressant un panorama complet de la situation sécuritaire, économique et diplomatique du Niger. Durant plus de trois heures d’entretien retransmis sur la RTN, il a dénoncé avec fermeté les ingérences </em></strong><strong><em>extérieures</em></strong><strong><em>, pointant particulièrement la responsabilité de la France dans plusieurs dossiers sensibles. Le dirigeant nigérien a réaffirmé la détermination du pays à défendre sa souveraineté, à protéger ses ressources et à consolider son indépendance stratégique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur l’attaque contre l’aéroport de Niamey, revendiquée par l’État islamique, le président Tiani a rejeté cette version, affirmant qu’il s’agissait d’un groupe de mercenaires financés par des acteurs étrangers hostiles au Niger. Selon lui, l’objectif était de détruire les capacités aériennes nationales. Il a assuré que les forces nigériennes avaient fait preuve d’un courage exemplaire, repoussant l’assaut malgré une faille identifiée dans le dispositif sécuritaire, désormais corrigée pour prévenir toute récidive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-attaque-planifiee-et-soutenue-par-des-acteurs-exterieurs"><strong>Une attaque planifiée et soutenue par des acteurs extérieurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État a révélé que cette attaque avait été minutieusement planifiée plusieurs mois auparavant, lors d’une réunion tenue du 15 au 19 juillet 2025 sur le site aurifère de Yabley. Il a affirmé que cinq agents français y avaient participé, démontrant selon lui l’existence d’un agenda de déstabilisation visant le Niger. L’assaut, initialement prévu pour décembre 2025, a finalement été exécuté fin janvier 2026, mobilisant un important dispositif motorisé composé de groupes armés affiliés à plusieurs organisations terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Tiani a également dénoncé la collaboration financière de certains pays étrangers dans cette opération, citant explicitement la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Il a rappelé que ces accusations ne relevaient pas de spéculations, mais d’informations vérifiées par les services nigériens. Malgré ces tentatives d’affaiblissement, il a salué la résilience des forces de défense et de sécurité, qui ont empêché la destruction des infrastructures stratégiques et évité une série d’attaques simultanées prévues dans la région de Tillabéri.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reprise-du-controle-economique-et-souverainete-sur-les-ressources"><strong>Reprise du contrôle économique et souveraineté sur les ressources</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, le président nigérien a insisté sur la nécessité pour le pays de reprendre pleinement le contrôle de ses ressources naturelles. Il a rappelé que le pétrole, comme d’autres richesses, ne profitait pas encore suffisamment aux Nigériens. Selon lui, le pays n’était pas maître à 100 % de ses ressources, une situation qu’il juge inacceptable. Le Niger s’est donc engagé dans un processus de réappropriation, un chantier long mais indispensable pour garantir un développement souverain et équitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’uranium occupe une place centrale dans cette dynamique. Depuis la nationalisation de la Somaïr en juin 2025, Niamey et le groupe français Orano s’opposent sur la propriété et la gestion des stocks. Le président Tiani a rappelé que l’uranium extrait à Arlit appartient désormais pleinement au Niger. Il s’est toutefois dit disposé à restituer à la France la part correspondant à la période antérieure à la reprise du site, soulignant la transparence et la bonne foi du Niger dans ce dossier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-bras-de-fer-juridique-et-strategique-autour-de-l-uranium"><strong>Un bras de fer juridique et stratégique autour de l’uranium</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette ouverture, le Niger conteste fermement les accusations françaises et dénonce les procédures judiciaires engagées à Paris et devant le Cirdi. Niamey reproche à Orano des préjudices environnementaux accumulés durant des années d’exploitation. Une cargaison d’environ 1 000 tonnes de yellow cake reste d’ailleurs bloquée à l’aéroport de Niamey, symbole d’un bras de fer qui illustre la volonté nigérienne de ne plus laisser ses ressources stratégiques être gérées au détriment de l’intérêt national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Tiani a réaffirmé que l’uranium nigérien est désormais la propriété exclusive du peuple. Depuis juillet 2023, cette ressource n’est plus considérée comme un actif contrôlé par des puissances extérieures. Le Niger reste ouvert à la coopération internationale, mais uniquement avec des partenaires sérieux, respectueux et non animés par une logique de domination. Cette nouvelle doctrine place la souveraineté au cœur de toute négociation, garantissant que les richesses du sous-sol serviront enfin le développement du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-ere-de-dignite-et-de-partenariats-equilibres"><strong>Une nouvelle ère de dignité et de partenariats équilibrés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dirigeant nigérien a dénoncé les attitudes condescendantes et prédatrices de certains acteurs étrangers, rappelant que le Niger n’acceptera plus aucune forme d’ingérence. Il a insisté sur la nécessité de bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel. Cette vision marque une rupture profonde avec les pratiques antérieures et ouvre une nouvelle ère où le Niger entend définir lui-même les conditions d’exploitation de ses ressources, dans une logique de dignité, de justice et de prospérité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce discours, le Niger affirme clairement sa volonté de tracer sa propre voie, loin des pressions extérieures. Le pays se positionne comme un acteur souverain, déterminé à protéger ses intérêts stratégiques et à renforcer sa sécurité. En dénonçant les tentatives de déstabilisation et en réaffirmant le contrôle national sur l’uranium, le président Tiani rappelle que le Niger ne reculera devant aucune intimidation et poursuivra son chemin vers une indépendance totale et assumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Pourquoi l’attaque de l’aéroport de Niamey dépasse la seule question du terrorisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:54:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’attaque de l’aéroport de Niamey révèle une conflictualité hybride. Explorez ses conséquences au-delà du terrorisme.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’attaque contre l’aéroport international de Niamey ne relève pas d’un simple fait sécuritaire. Elle s’inscrit dans une conflictualité hybride où se mêlent enjeux militaires, batailles de récits, pressions diplomatiques et luttes de souveraineté. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attaque menée dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 contre l’emprise militaire de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey n’est intelligible qu’à la condition de dépasser une lecture purement événementielle et l’usage mécanique du lexique du « <em>terrorisme</em> ». Elle s’inscrit dans une conflictualité diffuse et hybride, dans laquelle la violence armée ne constitue qu’un moment visible d’un affrontement impliquant des acteurs politiques, économiques, médiatiques et institutionnels aux intérêts imbriqués.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-terrorisme-comme-instrument-politique-de-designation"><strong>Le « terrorisme » comme instrument politique de désignation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La qualification de « <em>groupes terroristes</em> », telle qu’employée dans les discours dominants des médias étrangers et des autorités militaires sahéliennes, relève moins d’une catégorie stabilisée d’acteurs que d’un instrument politique de désignation, variable selon les positions géopolitiques. Les usages contradictoires et réciproques de cette étiquette sur le plan international, et les listes de personnalités et d’organisations proscrites fluctuant entre puissances rivales, l’illustrent parfaitement.<br>Dans ce contexte, l’attaque éphémère de Niamey apparaît moins comme l’œuvre d’acteurs marginaux que comme l’expression d’une guerre d’autorité. Des exécutants locaux et acteurs exogènes, souvent jeunes et vulnérables, y servent de vecteurs à des stratégies qui les dépassent largement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aéroport de Niamey concentre un nœud stratégique. Il est à la fois une plateforme de projection militaire, un espace de rencontre diplomatique, et un symbole public de souveraineté des forces de défense et de sécurité de l’AES. Il abrite notamment le quartier général des forces unifiées de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que des actifs liés à un contentieux avec la France autour des ressources énergétiques.<br>La sécurité de ce site engage de ce fait une sécurité sociale élargie. Elle engage la capacité de l’AES à protéger ses ressources, à affirmer son autorité politique et à garantir la continuité de son projet souverain. Frapper l’aéroport vise donc simultanément la chaîne militaire, la légitimité politique et l’autonomie économique du Niger, et par extension de l’AES.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-violence-instrumentalisee-et-bataille-des-recits"><strong>Violence instrumentalisée et bataille des récits</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les moyens logistiques marginaux engagés au cours de l’incursion entre les lignes de défense, les renseignements ayant conféré une capacité significative à percer un périmètre hautement sécurisé, évoquent des acteurs bien au-delà des groupes armés spontanés des campagnes sahéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le registre d’action militaire mobilisant un nombre limité d’assaillants face à des dispositifs robustes inscrit cette opération dans une guerre de conscience stratégique. L’objectif implicite paraît moins la victoire tactique que le choc symbolique : adresser un message politique destiné à fragiliser la confiance populaire dans le dispositif militaire et à souligner la vulnérabilité d’un projet politique en gestation dans une région disputée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cycle d’attaques au Sahel, dans la suite de précédents au Mali, de plus en plus sophistiqués, témoigne d’une violence instrumentalisée sous couvert d’activités de groupes terroristes connectés à des réseaux de renseignement, des intérêts exogènes et des relais informationnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers transforment chaque fait militaire en levier politique et stratégique. La suite logique se doit dès lors d’être judiciaire afin de déraciner le mal dans l’intimité de ses structures. La Cour de justice dédiée aux faits terroristes devrait s’en saisir au regard de la gravité des éléments en présence. Malgré les dégâts symboliques, la réactivité des forces de sécurité et la reprise rapide du contrôle traduisent une résilience institutionnelle affirmée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-comme-bataille-politique-et-discursive"><strong>La souveraineté comme bataille politique et discursive</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette résilience se reflète dans la déclaration du général Abdourahamane Tiani. En qualifiant le terrorisme de « <em>guerre impliquant des acteurs décisifs mais diffus</em> », il déplace le regard de l’affrontement armé vers la structure profonde du conflit. Il nomme les commanditaires disséminés dans le champ politique international et requalifie le champ de bataille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, la souveraineté se joue autant par la maîtrise du récit, des alliances et du droit que par l’usage des armes. Le communiqué du président de la Confédération des États du Sahel, le capitaine Ibrahim Traoré, en soulignant le caractère coordonné des attaques et en dénonçant les soutiens multiformes aux assaillants, inscrit l’attaque de Niamey dans une pression ciblée exercée sur l’AES pour sa rupture avec les architectures sécuritaires exogènes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-crise-de-legitimite-des-cadres-regionaux-et-role-de-la-justice"><strong>Crise de légitimité des cadres régionaux et rôle de la justice</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette posture révèle également une crise plus profonde : celle de la légitimité des cadres régionaux traditionnels et des rapports entre autorités politiques étatiques. Certaines décisions judiciaires récentes dans la sous-région ont permis la continuité des relations de bon voisinage, notamment entre le Burkina Faso et le Togo. Mais lorsque les institutions internationales paraissent déconnectées des attentes populaires de paix et de justice, elles risquent d’être perçues non comme des solutions mais comme des parties prenantes du problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette configuration, les jeunes combattants sahéliens, base humaine des groupes armés terroristes, apparaissent comme les premières victimes. La jeunesse paie le prix ultime d’une guerre dont les véritables commanditaires restent hors d’atteinte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terrorisme sahélien fonctionne ainsi comme un outil politique de dislocation de la jeunesse, une entreprise de violence au service d’intérêts géopolitiques exogènes, un langage contemporain de la guerre contre les États qui se dérobent à la tutelle impérialiste, où l’invisible l’emporte souvent sur l’acte visible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-niamey-revelateur-d-une-recomposition-historique-du-sahel"><strong>Niamey, révélateur d’une recomposition historique du Sahel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’attaque du complexe militaire de Niamey éclaire l’imbrication croissante entre actions militaires, contentieux juridiques, pressions diplomatiques et batailles informationnelles. Elle montre que l’AES n’est ni passive ni spectatrice. Cette jeune union, mise à l’épreuve par des chocs répétés, démontre sa capacité à absorber l’impact, à maintenir sa cohésion et à produire un discours souverain fondé sur des croisements de renseignements maîtrisés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel cesse alors d’être un simple théâtre d’opérations pour devenir un espace de redéfinition des dominations, des résistances et des légitimités politiques. Dans cette guerre longue et diffuse, Niamey n’est pas seulement une cible : elle est un révélateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>20 janvier 1961—20 janvier 2026 : les FAMa, 65 ans de combat et de modernisation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 07:22:59 +0000</pubDate>
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<p>Les Forces armées maliennes célèbrent 65 ans d'existence. Explorez la création de l'armée malienne et son impact national.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le 20 janvier 2026, les Forces armées maliennes (FAMa) célèbrent leur 65</em></strong><sup><strong><em><sup>e</sup></em></strong></sup><strong><em> anniversaire dans un contexte de transformation profonde. Depuis 2021, l’armée a engagé une montée en puissance accélérée, combinant rééquipement, recrutement massif et refonte stratégique. Ces évolutions répondent à la nécessité de reconquérir le territoire national et de lutter contre le terrorisme. Elles traduisent aussi la volonté politique de renforcer la souveraineté nationale et de consolider la sécurité intérieure face aux menaces persistantes.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Créées le 20 janvier 1961 par le président Modibo Kéita, père de l’indépendance du Mali, les FAMa sont nées du refus de confier la défense nationale&nbsp;à&nbsp;une puissance&nbsp;étrangère. Dès leurs origines, elles se sont inscrites dans une diplomatie militaire multiforme, fondée sur l’intégration et la recherche de la paix. Cette orientation illustre la volonté&nbsp;de préserver la souveraineté&nbsp;nationale tout en contribuant&nbsp;à&nbsp;la stabilité&nbsp;internationale, une mission qui reste d’actualité&nbsp;65 ans plus tard.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-arm-e-e-en-modernisation-acc-e-l-e-r-e-e"><strong>Une arm</strong><strong>é</strong><strong>e en modernisation acc</strong><strong>é</strong><strong>l</strong><strong>é</strong><strong>r</strong><strong>é</strong><strong>e</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2021, les FAMa ont bénéficié&nbsp;d’un rééquipement militaire de dernière génération. Véhicules blindés, aéronefs de transport de troupes et drones de surveillance et d’attaque sont venus renforcer leurs capacités opérationnelles. Ce réarmement a propulsé&nbsp;le Mali au rang de troisième importateur d’armes en Afrique subsaharienne. L’objectif est clair &nbsp;: optimiser le déploiement, accroître la mobilité&nbsp;et améliorer la riposte opérationnelle sur l’ensemble du territoire, afin de maintenir l’initiative face aux groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, un plan de recrutement massif a&nbsp;été&nbsp;lancé&nbsp;pour la période 2025–2026. Il prévoit l’intégration de 24 000 nouveaux&nbsp;éléments dans les forces de défense et de sécurité, dont 15 000 pour l’armée régulière et 9 000 pour la sécurité&nbsp;intérieure. Cette mesure vise&nbsp;à&nbsp;densifier la présence militaire sur le terrain, accélérer la formation et structurer une capacité&nbsp;soutenable de projection. Elle illustre la volonté&nbsp;de bâtir une armée plus robuste et mieux adaptée aux réalités sécuritaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strat-e-gie-offensive-et-d-e-fensive"><strong>Une strat</strong><strong>é</strong><strong>gie offensive et d</strong><strong>é</strong><strong>fensive</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces efforts traduisent une stratégie offensive et défensive, où&nbsp;l’armée malienne ne se contente plus de réagir mais cherche&nbsp;à&nbsp;anticiper et&nbsp;à&nbsp;traquer les groupes terroristes dans leurs retranchements. Les communiqués de la Dirpa rapportent régulièrement des victoires significatives dans plusieurs régions du pays. Ces succès renforcent la confiance des populations et consolident l’image d’une armée offensive, protectrice de la souveraineté&nbsp;nationale et garante de l’intégrité&nbsp;territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconquête de villes emblématiques comme Ber et Kidal a marqué&nbsp;une&nbsp;étape décisive dans la restauration de l’autorité&nbsp;de l’État sur l’ensemble du territoire. Ces victoires traduisent la volonté&nbsp;des FAMa de restaurer pleinement la souveraineté&nbsp;nationale, en affirmant l’appartenance du Mali&nbsp;à&nbsp;une nation unie et indépendante. Elles renforcent le sentiment de fierté&nbsp;et d’appartenance des citoyens, convaincus que l’armée est le garant de leur liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-coop-e-ration-r-e-gionale-renforc-e-e"><strong>Vers une coop</strong><strong>é</strong><strong>ration r</strong><strong>é</strong><strong>gionale renforc</strong><strong>é</strong><strong>e</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Consciente que la souveraineté&nbsp;nationale ne peut&nbsp;être défendue seule, le Mali a initié&nbsp;avec le Niger et le Burkina Faso la création de l’Alliance des&nbsp;États du Sahel (AES). En janvier 2025, les trois pays ont annoncé&nbsp;la mise en place d’une force commune de 5 000 soldats pour lutter contre les groupes jihadistes. Cette décision marque une&nbsp;étape d’unification des efforts militaires et de mutualisation des moyens au niveau régional, dans une logique de solidarité&nbsp;et de défense partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En octobre 2025, la Force unifiée de l’AES (FU‑AES) a officiellement lancé&nbsp;ses activités&nbsp;à&nbsp;Niamey sous un commandement intégré. L’objectif est de renforcer la coordination, la réactivité&nbsp;et la cohérence politico‑logistique des opérations conjointes. Cette force commune vise une approche plus autonome, adaptée aux réalités du Sahel central, avec des gains attendus en partage de renseignements, opérations transfrontalières et synchronisation des chaînes de commandement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enjeux-de-la-force-unifi-e-e"><strong>Les enjeux de la force unifi</strong><strong>é</strong><strong>e</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La FU‑AES incarne une réponse collective aux défis transnationaux. Elle ambitionne de stabiliser les zones grises par des mécanismes conjoints de sécurité&nbsp;et de développement. Les vecteurs aériens maliens et le partage de renseignements ont déjà&nbsp;permis de prévenir des attaques de grande ampleur au Niger et au Burkina Faso. Cette solidarité&nbsp;militaire illustre la volonté&nbsp;des trois pays de mutualiser leurs forces pour défendre ensemble leur souveraineté&nbsp;nationale et bâtir une sécurité&nbsp;régionale durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Alliance des&nbsp;États du Sahel se positionne désormais comme une alternative régionale crédible, capable de répondre efficacement aux menaces mobiles et aux sanctuaires transnationaux. En conjuguant leurs moyens et leurs stratégies, le Mali, le Niger et le Burkina Faso démontrent qu’une coopération militaire renforcée peut consolider la stabilité&nbsp;du Sahel. La FU‑AES représente ainsi une avancée majeure vers une sécurité&nbsp;partagée et une souveraineté&nbsp;pleinement assumée par les peuples de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À&nbsp;l’aube de son 65<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire, l’armée malienne incarne plus que jamais la lutte pour la souveraineté&nbsp;nationale. Forte de son histoire et de ses récentes victoires, elle poursuit sa mission dans un contexte difficile mais porteur d’espoir. Son engagement, conjugué à&nbsp;la coopération régionale au sein de l’AES, constitue un pilier essentiel pour la stabilité&nbsp;du Mali et du Sahel. Les FAMa demeurent le symbole vivant d’un peuple déterminé à&nbsp;préserver sa liberté&nbsp;et son indépendance. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
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		<title>Face à la pénurie de carburant au Mali, le Niger renforce la solidarité sahélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 17:09:57 +0000</pubDate>
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<p>La situation du carburant au Mali soulève des questions sur les sanctions pour refus de solidarité envers le Niger.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le Mali fait face à une nouvelle pénurie de carburant, le Niger a frappé fort contre les transporteurs refusant d’acheminer des hydrocarbures vers son allié sahélien. Retrait de licences, suspension de permis, réquisitions obligatoires : Niamey invoque la solidarité entre États de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour justifier des sanctions inédites. Dans un contexte d’insécurité et de défiance envers la CEDEAO, cette entraide énergétique illustre la volonté des régimes sahéliens de faire bloc, malgré les tensions économiques et sociales qu’elle suscite.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En plein cœur du Sahel, la solidarité entre les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’exprime désormais jusque dans la gestion du carburant, ressource devenue stratégique dans un contexte de blocus, d’insécurité et de dépendance logistique. Le Niger a annoncé, en début de semaine, une série de sanctions à l’encontre d’opérateurs économiques ayant refusé de livrer des hydrocarbures à son voisin malien, en proie à une nouvelle pénurie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-sanctions-pour-refus-de-solidarite"><strong>Des sanctions pour refus de solidarité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère nigérien des Transports a retiré leurs licences à 14 opérateurs de transport d’hydrocarbures et suspendu 19 permis de conduire pour non-respect d’une réquisition ordonnée par l’État. Un transporteur supplémentaire a vu son agrément suspendu pour une durée d’un an. « <em>Ce refus constitue une infraction grave aux obligations légales et réglementaires en vigueur </em>», a déclaré le ministre, le colonel-major Abdourahamane Amadou, dans un communiqué officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures ciblent des transporteurs ayant refusé d’acheminer du carburant vers le Mali, membre de l’AES au même titre que le Burkina Faso et le Niger. Le gouvernement nigérien entend rappeler que, dans le cadre de cette alliance sahélienne en construction, la coopération économique et énergétique n’est pas une option, mais une obligation de solidarité stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-solidarite-mise-a-l-epreuve"><strong>Une solidarité mise à l’épreuve</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, qui dépend fortement de ses partenaires pour l’approvisionnement énergétique, fait face à une nouvelle crise du carburant. En octobre et novembre, le pays avait déjà connu une pénurie aiguë provoquée par un blocus du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, qui avait coupé plusieurs axes de ravitaillement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réaction, Niamey avait fait preuve d’une solidarité spectaculaire : 82 camions-citernes nigériens avaient parcouru près de 1 400 kilomètres sous escorte militaire pour ravitailler Bamako, un convoi salué dans les trois capitales de l’AES comme un acte concret d’unité sahélienne face aux pressions extérieures et aux menaces des groupes armés terroristes, soutenus par des «&nbsp;<em>sponsors du chaos contrôlés&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision du gouvernement nigérien suscite toutefois des réactions contrastées. Moussa Niandou, responsable du Syndicat démocratique des routiers du Niger (SDRN), a dénoncé la brutalité des sanctions : « <em>Nous sommes surpris par le retrait des permis de conduire. L’État aurait dû d’abord comprendre les raisons du refus avant de sanctionner </em>», a-t-il déclaré à la presse locale, plaidant pour un dialogue entre transporteurs et autorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-politique-et-energetique-en-construction"><strong>Une alliance politique et énergétique en construction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis leur rupture collective avec la CEDEAO, le 29 janvier 2025, et leur rapprochement sous la bannière de l’Alliance des États du Sahel (AES) créée en 2023 — devenue par la suite en juillet 2024, une confédération— le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à bâtir un espace d’intégration politique, économique et sécuritaire autonome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, la gestion partagée de l’énergie et du transport des ressources devient un test de cohésion pour ces trois régimes militaires, tous confrontés non seulement à des complots géopolitiques occasionnant une intensification des attaques terroristes mais aussi à une hostilité diplomatique croissante de leurs anciens partenaires occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, assurer la continuité du flux énergétique vers le Mali dépasse la simple entraide : c’est un acte politique de résistance économique concertée entre trois États qui entendent affirmer leur souveraineté face aux crises sécuritaires et diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le geste nigérien est salué comme un symbole de fraternité sahélienne, il révèle aussi les fragilités d’une intégration encore balbutiante. Le corridor énergétique Niger–Mali reste exposé aux risques sécuritaires, aux contraintes budgétaires et à la complexité administrative. Mais, au-delà des sanctions et des réserves syndicales, un message politique émerge : l’AES n’est pas qu’une alliance militaire, mais une communauté de destin, où la solidarité énergétique devient une arme de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Sahel, l’Alliance des États du Sahel trace les contours d’une souveraineté nouvelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 11:14:22 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez l'importance de l’Alliance des États du Sahel dans la géopolitique ouest-africaine et ses implications historiques.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Alors que les équilibres géopolitiques se redessinent en Afrique de l’Ouest, la Confédération des États du Sahel (AES) s’impose comme une expérience politique inédite. Dans cette tribune, le philosophe Mikailou Cissé analyse la portée historique et symbolique d’un projet qui rompt avec les tutelles anciennes et revendique une souveraineté endogène. Entre recomposition régionale, résistances extérieures et adhésion populaire, l’AES se présente comme la matrice d’un nouvel horizon politique africain.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où les puissances redéploient leurs influences sous des formes renouvelées, la dynamique sahélienne incarne une contestation vivante de l’ordre établi. Cette audace politique explique à la fois les résistances qu’elle affronte et l’espoir qu’elle suscite, bien au-delà des frontières du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recomposition géopolitique en cours ne s’appréhende pleinement qu’en la replaçant dans le désordre plus large qui traverse l’Afrique de l’Ouest. Tandis que l’Alliance des États du Sahel (AES) avance, étape par étape, vers une structuration confédérale appelée à devenir fédérale, l’ordre régional hérité révèle ses fissures, ses incohérences et ses renoncements. Ce contraste justifie la virulence des oppositions au projet autant que l’adhésion populaire qu’il suscite.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nigeria-puissance-regionale-fragilite-interne"><strong>Nigeria : puissance régionale, fragilité interne</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours officiel sur le retrait français du Sahel illustre parfaitement cette duplicité stratégique. Loin d’un désengagement réel, il s’est agi d’un redéploiement spatial et doctrinal. Les forces spéciales françaises, opérant désormais depuis des pays côtiers comme la Côte d’Ivoire, exercent une influence directe sur les dispositifs sécuritaires de certains États, à l’image du Bénin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée béninoise, formellement nationale, s’insère ainsi dans une architecture de commandement et de renseignement exogène. Ce «&nbsp;<em>départ&nbsp;</em>» annoncé relevait davantage d’un geste médiatique, imposé par la pression populaire et l’effet politique de l’AES, que d’une rupture stratégique authentique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique se prolonge dans l’espace nigérian. Présenté comme un pilier sécuritaire régional, le Nigeria révèle un paradoxe profond : capable de mobiliser sa puissance institutionnelle contre des menaces politiques extérieures, il demeure impuissant face à la prolifération de groupes armés sur son propre territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces espaces, riches en ressources naturelles, sont devenus des économies de guerre exploitées par des bandes criminelles hybrides sous couvert d’idéologie religieuse, et convoitées par des puissances étrangères.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ambivalence-du-role-americain"><strong>L’ambivalence du rôle américain</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’implication des États-Unis au Nigeria s’inscrit dans cette même contradiction. Leurs démonstrations militaires spectaculaires visent moins à protéger les populations qu’à sécuriser les corridors maritimes et les ressources au service d’intérêts géostratégiques. Leur incapacité persistante à prévenir les attaques contre les civils, les enlèvements de masse et les attentats dans les lieux de culte atteste de l’échec d’une approche purement sécuritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces impasses, l’AES se trouve prise en étau entre des autorités voisines contestant la légitimité de ses dirigeants et des peuples qui, massivement, soutiennent ses orientations. Cette dissociation marque une rupture fondamentale entre la légalité institutionnelle défendue par certains États et la légitimité politique née de l’adhésion populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’être une simple alliance militaire, l’AES est devenue un projet symbolique de réappropriation de la souveraineté, porté par des autorités locales trop longtemps reléguées au rang d’administrateurs de terrains d’opération.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-religion-politique-et-instrumentalisation-du-conflit"><strong>Entre religion, politique et instrumentalisation du conflit</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que se déploient des stratégies de déstabilisation plus diffuses. Le rôle de l’Algérie, jadis perçue comme un acteur central des processus de paix au Mali, apparaît aujourd’hui ambigu. La destruction d’un drone malien en mission de surveillance sur son territoire a été perçue comme une atteinte directe à la souveraineté sécuritaire malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, l’émergence de discours et de mouvements prétendument «&nbsp;<em>résistants&nbsp;</em>», portés par des figures religieuses ou politiques marginalisées, s’inscrit dans une stratégie de fragmentation interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sortie publique, en différentes langues locales, de l’imam Mahmoud Dicko illustre cette séquence. Longtemps érigé en autorité morale, il s’est révélé politiquement affaibli et prisonnier d’ambiguïtés dangereuses. Ses positions laissent entrevoir des proximités troubles avec des acteurs armés se réclamant du djihadisme ou de la rébellion. Cette confusion entre discours religieux, contestation politique et violence armée nourrit le terrorisme contemporain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-refondation-politique-et-symbolique"><strong>Une refondation politique et symbolique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En rompant avec ces ambiguïtés, l’AES assume une ligne claire : le djihadisme n’est ni une résistance ni une revendication sociale légitime, mais une entreprise de prédation instrumentalisée par des intérêts extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En opérationnalisant la&nbsp;Force unifiée&nbsp;et en dénonçant le&nbsp;terrorisme médiatique, judiciaire et informationnel, ses chefs d’État affirment que la guerre se joue autant sur le terrain militaire que sur celui du récit et de la souveraineté symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet confédéral de Bamako a marqué une étape clé. L’adoption d’instruments institutionnels, la création d’organes financiers autonomes, la coordination diplomatique et la perspective d’un passage de la Confédération à la Fédération traduisent une volonté politique rare dans l’histoire contemporaine de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet n’est pas une fuite en avant, mais une refondation. Là où les modèles importés ont fragmenté les territoires et déresponsabilisé les États, l’AES reconstruit une cohérence politique fondée sur la sécurité collective, l’autonomie économique et l’adhésion populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu dépasse le Sahel. Il pose à l’Afrique contemporaine une question centrale :&nbsp;<em>peut-on déléguer indéfiniment la sécurité sans perdre la souveraineté ?</em><em>&nbsp;</em>L’AES esquisse une réponse radicale, imparfaite mais historiquement nécessaire : la stabilité ne s’impose pas de l’extérieur, elle se construit par des États assumant leur destin, en alliance avec leurs peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>C-130 nigérian à Bobo : l’AES rappelle ses lignes rouges</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 23:22:57 +0000</pubDate>
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<p>L'incident de la violation de l'espace aérien de l'AES soulève des tensions. Apprenez-en plus sur cet atterrissage controversé.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au lendemain de la tentative de changement de régime au Bénin et de l’intervention annoncée de la CEDEAO, l’atterrissage d’un appareil militaire nigérian dans l’espace AES sans autorisation rallume les tensions régionales. Bamako, Ouagadougou et Niamey dénoncent une intrusion et réaffirment leur doctrine de fermeté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 8 décembre 2025, un avion militaire nigérian de type C-130 a été contraint de se poser en urgence à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. À bord, onze militaires — deux membres d’équipage et neuf passagers — que les autorités burkinabè ont pris en charge après l’atterrissage. Rapidement, les services compétents ont établi que l’appareil n’avait bénéficié d’aucune autorisation de survol du territoire, a expliqué sur les antennes de la télévision publique malienne (ORTM), le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, ce lundi 8 décembre. Ce qui aurait pu n’être qu’un simple incident technique s’est transformé en affaire diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-survol-non-autorise-la-confederation-denonce-une-violation"><strong>Un survol non autorisé : la Confédération dénonce une violation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Confédération des États du Sahel (AES), dans un communiqué ferme, a qualifié l’événement de « <em>violation de l’espace aérien confédéral </em>» et de « <em>mépris du droit international et des règles d’aviation civile et militaire </em>». Signée par le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition malienne et président en exercice de l’AES, la déclaration met en garde contre de telles intrusions — dorénavant passibles d’une « <em>neutralisation</em> » si elles devaient se reproduire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO et la constitution de la Confédération, en juillet 2024, la question de la maîtrise de l’espace aérien revêt une dimension presque identitaire. En décembre 2024, les chefs d’État sahéliens avaient d’ores et déjà ordonné la mise en alerte maximale des défenses aériennes et antiaériennes : tout aéronef non autorisé serait intercepté. L’incident de Bobo marque un nouveau test, avec, pour la première fois, une application concrète de cette doctrine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-regional-deja-tendu-le-benin-le-ciel-qui-vacille"><strong>Un contexte régional déjà tendu : le Bénin, le ciel qui vacille</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La veille, le 7 décembre, le Bénin a été le théâtre d’une tentative de coup d’État. Un groupe de militaires s’est emparé brièvement de la télévision publique pour annoncer la dissolution du gouvernement, la suspension de la Constitution, et se proclamer « <em>Comité militaire de refondation </em>». Le pouvoir serait remplacé, les frontières fermées, selon leurs déclarations. Mais l’armée loyaliste est rapidement intervenue : le ministre de l’Intérieur a affirmé que la mutinerie avait été « <em>mise en échec »</em> quelques heures plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette attaque contre l’ordre constitutionnel, la CEDEAO n’a pas tardé à réagir. Le bloc régional a condamné l’action comme « <em>anticonstitutionnelle </em>», a promis son soutien au gouvernement béninois et — de façon plus spectaculaire — a décidé le déploiement immédiat de sa force en attente pour « <em>défendre la Constitution et l’intégrité territoriale</em> » du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des avions et troupes, notamment du Nigeria, se sont mobilisés en urgence, marquant une intervention militaire rapide — un signal fort envoyé à toute la sous-région : la légitimité constitutionnelle reste une ligne rouge.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-ciel-ouest-africain-en-recomposition-rivalites-souverainete-bloc-sahara"><strong>Un ciel ouest-africain en recomposition : rivalités, souveraineté, bloc Sahara</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enchaînement des événements — le changement manqué de régime à Cotonou, l’intervention de la CEDEAO, puis l’atterrissage forcé du C-130 nigérian — fragilise encore un peu plus la confiance entre États voisins et redéfinit les frontières invisibles du pouvoir. Dans un contexte de crise sécuritaire, de retrait d’alliances traditionnelles, de recomposition institutionnelle, chaque incursion, chaque vol, chaque manœuvre aérienne se lit désormais comme un message politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’AES, l’affaire est symptomatique : le ciel, comme la terre, n’est plus un espace neutre. Il est devenu un marqueur de souveraineté, une frontière vivante, un enjeu stratégique. L’autorité confédérale s’affirme — imposant ses règles, brandissant sa capacité de coercition, rappelant que l’intégrité territoriale, même dans les airs, n’est pas négociable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à savoir comment Abuja — aux prises avec les incertitudes autour de l’intervention béninoise — interprétera la manœuvre du C-130 : simple urgence technique, audace militaire ou défi politique. Quoi qu’il en soit, le ciel de l’Afrique de l’Ouest vient de rappeler qu’il n’est plus un terrain d’ombre, mais un espace soumis à l’arbitrage des puissances terrestres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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