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	<title>Archives des néocolonialisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des néocolonialisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>L’AES brise le silence à l’ONU </title>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 08:38:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'AES se prononce sur l’esclavage et de la traite transatlantique à l'ONU, appelant à la reconnaissance des responsabilités historiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À la tribune de l’Organisation des Nations unies, la Confédération des États du Sahel (AES) — à travers&nbsp;Saïdou Zongo, Ambassadeur, Représentant Permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies —</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em>a livré une déclaration offensive et sans détour à l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite transatlantique. Portée au nom du Mali, du Niger et du Burkina Faso, elle appelle à « faire la lumière », à reconnaître les responsabilités historiques et à engager des réparations en faveur des peuples africains.</em></strong></p>



<p>Réunis dans le cadre de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale, les représentants sahéliens ont d’abord rendu hommage aux «&nbsp;<em>millions d’Africains déportés et réduits en esclavage dans des conditions inhumaines et dégradantes&nbsp;</em>». Il ont ensuite rappellé que cette commémoration ne saurait se limiter à un devoir de mémoire. «&nbsp;<em>Il faut situer les responsabilités et agir pour la justice afin que de telles atrocités ne se répètent</em>&nbsp;», ont-ils insisté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-denonciation-frontale-des-silences-occidentaux"><strong>Une dénonciation frontale des « silences » occidentaux</strong></h2>



<p>Dans une tonalité particulièrement critique, l’AES a dénoncé ce qu’elle qualifie de «&nbsp;<em>silence</em>&nbsp;» ou de «&nbsp;<em>volonté d’étouffer la vérité</em>&nbsp;» de certains États face à l’histoire de la traite transatlantique. Une posture jugée d’autant plus problématique que, selon la Confédération, ces mêmes puissances continuent d’imposer leur lecture des crises contemporaines.</p>



<p>Le texte va plus loin, établissant un parallèle entre les logiques historiques de domination et certaines dynamiques actuelles. «&nbsp;<em>L’esclavage d’hier et le terrorisme qui sévit aujourd’hui au Sahel participent, à des degrés divers, d’un même système d’exploitation</em>&nbsp;», affirme la déclaration de&nbsp;Saïdou Zongo, qui évoque un enchaînement entre enrichissement des puissances extérieures et appauvrissement du continent africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-et-rejet-des-ingerences"><strong>Souveraineté et rejet des ingérences</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, les pays de l’AES dénoncent également les «&nbsp;<em>tentatives d’ingérence</em>&nbsp;» dans les affaires internes africaines. Sans citer explicitement d’États, la déclaration critique des initiatives parlementaires étrangères visant à influencer la politique intérieure de certains pays, notamment au Niger.</p>



<p>Pour les dirigeants sahéliens, ces démarches s’inscrivent dans une continuité «&nbsp;<em>néocoloniale</em>&nbsp;» qu’ils rejettent fermement, au nom de la souveraineté et de l’émancipation des peuples africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-soutien-a-une-reconnaissance-internationale-de-l-esclavage"><strong>Soutien à une reconnaissance internationale de l’esclavage</strong></h2>



<p>Sur le plan diplomatique, la Confédération a salué l’initiative portée par l’Union africaine visant à faire reconnaître l’esclavage et la traite transatlantique comme «&nbsp;<em>crime le plus grave contre l’humanité&nbsp;</em>». Elle a également exprimé sa gratitude au président du Ghana, John Dramani Mahama, pour avoir porté cette question à l’échelle internationale.</p>



<p>Au-delà de la reconnaissance symbolique, l’AES appelle explicitement à des mesures concrètes, notamment en matière de réparations, estimant que la restauration de la dignité des peuples africains passe par une justice historique assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-prise-de-parole-dans-un-contexte-geopolitique-tendu"><strong>Une prise de parole dans un contexte géopolitique tendu</strong></h2>



<p>Cette déclaration intervient dans un climat international marqué par des tensions croissantes autour des questions de mémoire, de souveraineté et de redéfinition des partenariats entre l’Afrique et ses partenaires traditionnels.</p>



<p>En se positionnant sur ces enjeux, l’Alliance des États du Sahel confirme sa volonté de peser dans les débats globaux, en articulant mémoire historique, revendication de justice et affirmation politique.</p>



<p>Une ligne qui s’inscrit dans la stratégie plus large de ses États membres : rompre avec les dépendances héritées du passé et affirmer une souveraineté pleine, y compris dans la lecture de l’histoire.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Groenland : L&#8217;humeur prédatrice de Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 15:20:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La tentative d'annexion du Groenland par Trump soulève des questions cruciales sur le néocolonialisme et la souveraineté nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><em><strong>Dans cette tribune, Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant de presse à l’étranger accrédité par le ministère grec des affaires étrangères et membre de l’Association des correspondants de presse à l’étranger de Grèce, analyse la tentative de Donald Trump de s’approprier le Groenland. Une démarche qu’il qualifie de néocoloniale, révélatrice d’un rapport de force brutal et d’une remise en cause inquiétante des principes de souveraineté et du droit international.</strong></em></p>



<p>La tentative du président américain Donald Trump de «<em>s&#8217;emparer</em>» du Groenland constitue une tentative néocoloniale de la part d&rsquo;un «<em>shérif</em>» mondial qui ne respecte manifestement pas la souveraineté nationale et les droits fondamentaux de l&rsquo;île.</p>



<p>Des manifestations ont donc eu lieu à Nuuk, la capitale – les plus importantes de l&rsquo;histoire du Groenland – et à Copenhague, avec des slogans tels que «<em>Le Groenland n&rsquo;est pas à vendre</em>» et «<em>Le Groenland appartient aux Groenlandais</em>», soulignant ainsi la volonté d&rsquo;autodétermination. Parallèlement, les sondages montrent qu&rsquo;environ 85% des Groenlandais rejettent la perspective d&rsquo;un rattachement aux États-Unis. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, âgé de 34 ans, a par ailleurs qualifié ces pressions d&rsquo;«<em>irrespectueuses</em>» et a appelé à la fin des menaces et des discours d&rsquo;annexion «<em>entre amis</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-groenland-la-plus-grande-ile-de-notre-planete"><strong>Le Groenland, la plus grande île de notre planète</strong></h2>



<p>La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, s&rsquo;exprimant au Parlement le mardi 20 janvier 2026, a déclaré : « <em>Nous traversons une période sombre</em>» et a précisé que «<em>le Danemark ne peut négocier sa souveraineté, son identité, ses frontières et sa démocratie</em>».</p>



<p>Le revirement ultérieur du président américain Donald Trump concernant son projet d&rsquo;occuper le Groenland par la force militaire et l&rsquo;annulation des droits de douane supplémentaires imposés à huit États membres européens de l&rsquo;OTAN qui s&rsquo;opposaient à son projet d&rsquo;acquisition de l&rsquo;île sont phénoménaux, car ses dispositions agressives et conquérantes n&rsquo;ont en réalité pas diminué du tout, tandis que la «<em>fracture</em>» au sein de l&rsquo;axe euro-atlantique s&rsquo;est approfondie, mettant à l&rsquo;épreuve la cohésion du monde occidental.</p>



<p>Mais voyons quelles sont les données concernant le Groenland et pourquoi cette île est si importante. Le Groenland est la plus grande île de notre planète, avec une superficie de 2&nbsp;166&nbsp;086 kilomètres carrés. L&rsquo;Australie, bien que plus vaste, est considérée comme un continent et non une île. Le Groenland est actuellement une île autonome et membre du Royaume du Danemark, lequel est membre de l&rsquo;OTAN et allié des États-Unis depuis 1721.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-organisation-historique-et-geographique-du-groenland"><strong>L’organisation historique et géographique du Groenland</strong></h2>



<p>Le Groenland était une colonie danoise jusqu&rsquo;en 1953. Depuis, il est un comté du Danemark. Il est autonome depuis 1979 et, en 2009, il s&rsquo;est vu octroyer une autonomie encore plus grande, avec le droit d&rsquo;exploiter ses ressources naturelles, une mesure que beaucoup ont perçue comme prélude à une indépendance totale.</p>



<p>Le chef de l&rsquo;État est le roi Frédéric X du Danemark (depuis le 14 janvier 2024), représenté par un haut-commissaire. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, élu par le Parlement. Le gouvernement est également élu par le Parlement, appelé Landstinget. Les 31 membres du Parlement sont élus par le peuple au scrutin proportionnel simple dans des circonscriptions plurinominales et leur mandat dure 4 ans. Toute personne âgée de 18 ans ou plus a le droit de vote.</p>



<p>La majorité de la population, qui s&rsquo;élève à environ 56 000 personnes, est composée d&rsquo;Inuits (Esquimaux), qui se sont mélangés aux premiers colons européens (d&rsquo;origine danoise et norvégienne) et parlent le groenlandais et le danois.</p>



<p>Cette île arctique est géographiquement située en Amérique du Nord, tandis que sur les plans culturel, démographique et politique, le Groenland est une île liée à l&rsquo;Europe. Au sud-est du Groenland se trouvent l&rsquo;océan Atlantique et l&rsquo;Islande, à l&rsquo;est la mer du Groenland, au nord l&rsquo;océan Arctique et à l&rsquo;ouest la baie de Baffin et le Canada.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-pas-riche-au-sens-conventionnel-du-terme"><strong>Un pays, pas riche au sens conventionnel du terme</strong></h2>



<p>La majeure partie de l&rsquo;île, soit environ 80 % de sa superficie (1&nbsp;700&nbsp;000 km²), est recouverte d&rsquo;une immense calotte glaciaire. Seules les zones côtières sud-ouest et sud-est, qui représentent les 20 % restants, sont libres de glace. Il s&rsquo;agit de la seule zone habitée et non recouverte de glace, mais elle est aride, parsemée de rochers, de fjords et d&rsquo;îlots. Chaque été, pendant deux mois, elle connaît le «<em>soleil de minuit</em>», une lumière continue, tandis qu&rsquo;en hiver, elle subit la «<em>nuit polaire</em>», une obscurité permanente.</p>



<p>Le Groenland ne possède pas de réseau routier développé reliant les villes et les villages. Les transports se font principalement par voie maritime et aérienne, avec des aéroports et des héliports répartis sur l&rsquo;ensemble du territoire. Sur terre, les déplacements se font en motoneige et en traîneau.</p>



<p>L&rsquo;économie de l&rsquo;île, dont la monnaie est la couronne danoise et dont le PIB est estimé par la Banque mondiale entre 3,5 et 4 milliards de dollars, repose sur la pêche, qui représente 95 % des exportations du Groenland, et sur la transformation du poisson, une activité industrielle majeure. Quelques habitants pratiquent également une agriculture de subsistance sur la côte sud-ouest, où ils élèvent des bovins, des ovins et de la volaille.</p>



<p>Le Groenland n&rsquo;est donc pas riche au sens conventionnel du terme, ses ressources étant largement sous-exploitées. Son économie est petit et, pour «<em>survivre</em>», il reçoit une subvention annuelle de 520 millions d&rsquo;euros du Danemark, soit environ 9&nbsp;000 euros par habitant. C&rsquo;est aussi pourquoi nombre d&rsquo;habitants de l&rsquo;île hésitent à réclamer une indépendance immédiate du Danemark, qui a par le passé fait preuve de comportements coloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-il-est-inacceptable-que-regne-la-loi-du-plus-fort-dans-notre-monde"><strong>Il est inacceptable que règne la loi du plus fort dans notre monde</strong></h2>



<p>Le Groenland possède également des gisements d&rsquo;or, d&rsquo;uranium et de charbon. Selon des recherches récentes, on y trouve aussi des gisements de pétrole et de gaz naturel. Son territoire recèle également d&rsquo;importants gisements de terres rares. D&rsquo;après des données fiables, 25 des 34 minéraux que la Commission européenne a classés comme «<em>matières premières critiques</em>» sont présents sur l&rsquo;île.</p>



<p>Les États-Unis, cependant, ne considèrent pas le Groenland comme un simple réservoir de matières premières, mais comme une île d&rsquo;une valeur stratégique qui garantit l&rsquo;accès, la surveillance et la défense au-dessus des corridors de l&rsquo;Atlantique Nord et de l&rsquo;Arctique.</p>



<p>Sur le plan militaire, les États-Unis exploitent déjà la base spatiale de Pituffik au nord-ouest du Groenland, près de Kanak, l&rsquo;une des villes les plus septentrionales du monde. Cette base abrite des radars d&rsquo;alerte précoce, intégrés au réseau de défense antimissile américain, et constitue un élément avancé du système NORAD pour la détection des tirs de missiles balistiques traversant l&rsquo;Arctique.</p>



<p>Le Danemark, quant à lui, renforce constamment sa présence dans la région grâce à de nouveaux navires de guerre, des drones et une infrastructure satellitaire.</p>



<p>En conclusion, je tiens à souligner que seuls les habitants du Groenland sont compétents pour décider du sort et de l&rsquo;avenir de l&rsquo;île. Il est inacceptable que notre monde, la communauté internationale, devienne un monde où les principes du droit international sont bafoués, réduits à néant, et où règne la loi du plus fort. Par conséquent, toute personne démocrate et rationnelle ne peut s&#8217;empêcher de crier haut et fort&nbsp;: «<em>Trump, ne touchez pas au Groenland!</em>».</p>



<p><strong>Isidoros Karderinis</strong></p>



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<p><em><strong>Le chapô et les inter-titres sont de notre rédaction. </strong></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Du blocus à la fierté : comment le 14 janvier 2022 a refaçonné la mémoire nationale au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 11:29:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 14 janvier 2022 marque la souveraineté retrouvée du Mali face aux sanctions de la CEDEAO et à la lutte pour la dignité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le 14 janvier 2022, sous le poids des sanctions de la CEDEAO, le Mali semblait au bord de l’asphyxie. Depuis, cette date est devenue celle de la « souveraineté retrouvée ». La commémoration du 14 janvier révèle les défis d’un pays qui cherche à se reconstruire autour de la dignité, tout en s’interrogeant sur le prix réel de sa souveraineté.</em></strong></p>



<p>Quatre ans après les sanctions économiques «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines&nbsp;</em>» imposées par la CEDEAO et l’UEMOA — qui ont donné lieu à une mobilisation historique du peuple malien pour dénoncer des complots géopolitiques contre leur pays — le Mali célèbre chaque 14 janvier sa « <em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée </em>». Une date qui, pour beaucoup, marque le moment où la nation a dit « <em>non</em> » à ce qu’elle percevait comme une nouvelle forme de tutelle.</p>



<p>Derrière les drapeaux, les discours et les chants patriotiques, cette journée concentre à la fois la mémoire d’un traumatisme collectif et l’affirmation d’une fierté nationale renaissante. L’institutionnalisation de cette Journée est une reconnaissance des autorités maliennes de la transition des combats héroïques et historiques du peuple pour l’accès à une souveraineté pleine et entière.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-sanctions-frappent-la-nation-se-ressoude"><strong>Quand les sanctions frappent, la nation se ressoude</strong></h2>



<p>Le 9 janvier 2022, la CEDEAO décide à Accra d’une série de sanctions économiques sans précédent contre Bamako, après le report du calendrier électoral décidé par les autorités de la Transition. Les frontières terrestres et aériennes sont fermées, les avoirs maliens gelés, les transactions commerciales suspendues. L’objectif recherché était d’asphyxier le pays et par ricochet le peuple malien dont le seul tort est de soutenir les autorités dans leur noble combat contre la nouvelle forme de colonialisme ou d’impérialisme, à travers laquelle des acteurs étrangers, soutenus par des apatrides, dilapident les richesses du pays depuis des décennies, et entretiennent des conflits, sous la couverture du terrorisme. Un conflit soutenu par ces «&nbsp;<em>sponsors du chaos contrôlé&nbsp;</em>».</p>



<p>Le 14 janvier 2022 qui aurait pu être une journée de désespoir, s’est vite transformé en un sursaut national sans précédent. À l’appel des autorités de transition, des foules immenses se rassemblent au monument de l’indépendance, d’où est parti toutes les manifestations du 14 juin 2020, et qui avait conduit à la chute du président Ibrahim Boubacar et signé l’arrivée des militaires au pouvoir en sauveur d’un peuple et d’un pays meurtris par des décennies d’expropriation des richesses. A Bamako comme dans les capitales régionales, le peuple malien a lancé le même message, à savoir que le Mali ne cédera plus devant l’adversité.</p>



<p>Ce jour-là, au-delà du rejet des sanctions, c’est un sentiment collectif de revanche et d’unité qui émerge — celui d’un peuple longtemps humilié, soudainement rassemblé autour d’une même idée : la souveraineté comme acte de dignité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-mobilisation-a-la-mythologie-nationale"><strong>De la mobilisation à la mythologie nationale</strong></h2>



<p>Très vite, le pouvoir comprend la puissance émotionnelle de cet épisode. En 2023, il institue officiellement le 14 janvier comme «&nbsp;<em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée</em>&nbsp;». Défilés, cérémonies d’hommage, débats sur « <em>l’indépendance économique</em> » et « <em>la dignité retrouvée </em>» : l’événement devient un rituel civique. Dans les écoles, on hisse les couleurs et des leçons modèles sont généralement dispensés. Dans les médias, on traite régulièrement de la résilience du peuple.</p>



<p>Le discours officiel transforme la souffrance en victoire symbolique. Le 14 janvier devient un mythe fondateur, comparable — dans son intensité émotionnelle — à la proclamation de l’indépendance en 1960. Mais cette sacralisation célèbre la souveraineté d’un peuple longtemps maintenu sous le poids de l’exploitation, surtout de l’extraversion de ses richesses.&nbsp;</p>



<p>Le régime d’Assimi Goïta s’appuie sur cette mémoire collective pour forger l’idéologie du Mali Kura, le « <em>Mali nouveau </em>», «&nbsp;<em>An tè kôrôlen fè fô kura&nbsp;</em>» (on ne veut plus de l’ancien, on veut du nouveau), le slogan cher aux révolutionnaires maliens de mars 1991. Cette doctrine réactualisée par la transition de 2021 repose sur trois piliers, devenus constitutionnels depuis le 22 juillet 2023 — « <em>respect de la souveraineté nationale </em>», « <em>liberté de choix des partenaires </em>» et « <em>défense des intérêts vitaux des populations </em>» — et s’accompagne d’un vocabulaire moral emprunté aux traditions maliennes : <em>maaya</em> (l’humanité partagée), <em>danbe</em> (la dignité), <em>maliden kura </em>(le citoyen nouveau). Car en effet, le nouveau Mali tant rêvé par chaque Malien ne pourra voir le jour qu’avec un nouveau type de Maliens. Des hommes et des femmes, croyant profondément en l’avenir et ayant l’amour de leur patrie dans le coeur et dans l’esprit. Un Peuple certes résilient et respectueux de ses devoirs et qui respecte également les lois de son pays. Sans ce <em>Malidenkura</em>, le <em>Mali kura</em> ne sera qu’un mirage malgré tout l’engagement des autorités de la transition.&nbsp;</p>



<p>En surface, cette réhabilitation des valeurs endogènes répond à une aspiration légitime : refonder la nation sur des bases morales et culturelles propres. C’est dans cette dynamique que 2025 a été décrété par le chef de l’Etat comme «&nbsp;<em>l’année de la culture&nbsp;</em>». L’objectif affiché était la valorisation de l’art et de la culture malienne. Une mission accomplie avec enthousiasme par le ministère de la Culture. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-souverainete-devient-une-arme-politique"><strong>Quand la souveraineté devient une arme politique</strong></h2>



<p>Dans cette mise en scène de la mémoire, chaque symbole compte. L’hymne national — «&nbsp;<em>Pour l’Afrique et pour toi, Mali&nbsp;</em>» — retrouve une dimension quasi sacrée. Les références au sacrifice et au travail collectif sont mises en avant comme autant de vertus morales d’un peuple debout face à l’adversité. Quatre ans après les sanctions «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines</em>&nbsp;» de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Mali continue d’affronter les adversités, tant au niveau régional qu’au niveau international.&nbsp;</p>



<p>Les sanctions n’ayant pas réussi, les adversaires se tournent désormais du côté des groupes armés, qu’ils recrutent, forment et équipent afin qu’ils s’en prennent aux intérêts économiques du Mali. C’est dans ce cadre que se situent les attaques contre les convois de ravitaillement en carburant et aussi contre des entreprises nationales et étrangères. Le but reste toujours de déstabiliser le pouvoir en place à travers une asphyxie économique. Mais toujours, le pouvoir a su compter sur la résilience du peuple souverain du Mali, décidé à braver toutes les adversités pourvu qu’il préserve la souveraineté sur ses richesses. &nbsp;</p>



<p>Pour de nombreux observateurs, la commémoration du 14 janvier fonctionne comme un miroir qui reflète les moments de fierté populaire réelle, mais aussi constitue un instrument de mobilisation politique au service du régime. Quatre ans après le traumatisme des sanctions de 2022, le souvenir du 14 janvier reste vivace. Elle exprime un désir profond d’émancipation, une volonté de rompre avec les tutelles extérieures asservissantes.</p>



<p>Le 14 janvier 2022 n’a pas seulement marqué une résistance économique ; il a inauguré une nouvelle posture nationale. Cette posture audacieuse repose davantage sur la transformation réelle des conditions de vie, à travers notamment une réelle mainmise sur les richesses nationales. De toute évidence, le Mali a su transformer un moment d’humiliation en source de fierté. Comme quoi, derrière chaque défi se cache une opportunité. Notre pays, pour sa part, a su saisir la sienne pour désormais changer le cours défavorable de son histoire.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : au-delà du djihadisme, la bataille des puissances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 08:22:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Sahel traverse une crise sans précédent où le terrorisme devient un outil géopolitique. Au Mali, la lutte pour la souveraineté et la dignité nationale redéfinit le destin de toute une région.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au-delà des affrontements armés, le Sahel livre une bataille existentielle : celle de sa souveraineté et de son récit. Derrière le voile du terrorisme, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire, décrypte une guerre d’influence où se mêlent intérêts géostratégiques, manipulations idéologiques et luttes internes pour le contrôle des ressources. Entre fracture et résilience, le Mali et ses voisins cherchent à reconquérir non seulement leurs territoires, mais aussi leur dignité républicaine.</em></strong></p>



<p>Le Sahel est aujourd’hui le théâtre d’une crise profonde qui n’est ni le fruit du hasard ni une fatalité inscrite dans son histoire. Le terrorisme qui s’y déploie depuis plus d’une décennie dépasse largement le cadre d’un phénomène local, spontané ou strictement religieux. Il s’agit d’un outil politique, savamment conçu et entretenu, visant à affaiblir les États, fracturer les sociétés et maintenir cette région stratégique dans un état d’instabilité chronique. L’explosion de violences au Mali, au Nigeria, en Somalie, au Congo ou au Mozambique traduit moins une contagion idéologique qu’un mécanisme géopolitique qui façonne le destin des peuples à leur insu.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-condition-premiere-de-la-victoire-sahelienne">La souveraineté, condition première de la victoire sahélienne</h3>



<p>Les autorités sahéliennes en ont compris l’enjeu. Le président nigérien Abdouramane Tiani a souligné que la lutte actuelle est «&nbsp;<em>une guerre existentielle</em>&nbsp;», bien au-delà d’un simple affrontement militaire. Il s’agit d’un combat pour que les peuples du Sahel puissent enfin jouir librement de leurs ressources et de leur souveraineté. Au Mali, cette conviction est partagée par la diplomatie et les forces armées. Aucune victoire durable ne sera possible sans une souveraineté pleine et entière — c’est-à-dire un État capable de se défendre, de décider ses stratégies et de diriger son propre destin.</p>



<p>Le terrorisme prospère sur les failles profondes de la gouvernance. Là où les contradictions internes ne sont pas résolues et où les ressources naturelles sont mal exploitées ou captées par des réseaux opaques, la violence s’installe. Elle n’est que rarement un choix idéologique à part entière&nbsp;; elle devient surtout un marché lucratif pour trafiquants, milices politico-identitaires et entreprises clandestines qui voient dans le chaos une source de prospérité. Sous le masque d’une «&nbsp;<em>guerre sainte</em>&nbsp;», ces groupes défendent avant tout des intérêts économiques, géostratégiques et des agendas qui n’ont rien de religieux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-islam-instrumentalise-une-trahison-spirituelle-et-culturelle">L’islam instrumentalisé : une trahison spirituelle et culturelle</h3>



<p>L’instrumentalisation de l’islam est au cœur de cette stratégie. Les groupes terroristes utilisent un vocabulaire moral et religieux qu’ils ne respectent jamais. Leur prétendue rigueur n’est qu’une façade destinée à intimider et séduire une jeunesse en quête de repères. Les premières victimes sont les musulmans eux-mêmes&nbsp;: hommes, femmes et enfants pris en otage par une doctrine sans racines locales, étrangère aux traditions sahéliennes. Tombouctou incarne tristement cette contradiction&nbsp;: cité phare de la civilisation islamique, elle a été profanée par des insurgés se réclamant de la foi qu’ils trahissent.</p>



<p>Même la question du voile au Mali illustre ce décalage. Pendant des siècles, les femmes musulmanes du pays ont intégré cette pratique dans un rapport culturel et spirituel authentique, libre de contraintes dogmatiques imposées. Aujourd’hui, des pressions radicales tentent d’imposer un modèle étranger à la réalité sociale locale, ignorant l’histoire et l’enracinement progressif de l’islam au Mali. Cette rupture montre que les groupes armés ne véhiculent aucune tradition, mais une idéologie hostile à la vie même des sociétés qu’ils prétendent défendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-terrorisme-ennemi-de-la-republique">Le terrorisme, ennemi de la République</h3>



<p>Au-delà des dimensions morale et culturelle, le projet terroriste cible prioritairement l’espace rural, pilier de l’économie sahélienne. Partout où avance le terrorisme, c’est la désertification humaine qui s’installe&nbsp;: villages vidés, champs abandonnés, pasteurs forcés à l’exil, marchés fermés. Ce phénomène n’est pas accidentel, mais méthodique&nbsp;: les campagnes deviennent des zones sanctuarisées, hors contrôle étatique, où s’imposent les groupes armés qui prélèvent la dîme, imposent leur loi et recrutent la jeunesse privée d’avenir. En détruisant la ruralité, ils menacent la continuité même de la nation.</p>



<p>Le terrorisme est anti-républicain par essence&nbsp;: il s’attaque à la dignité, aux droits, à l’égalité et au pluralisme — piliers de l’idéal républicain sahélien. Là où la République veut garantir la liberté, il instaure la peur&nbsp;; là où l’État cherche à rassembler, il divise&nbsp;; là où les sociétés veulent dialoguer, il impose le silence. Mais ce projet ne survivrait pas sans les acteurs «&nbsp;<em>arépublicains&nbsp;</em>»&nbsp;: entrepreneurs de violence, trafiquants transfrontaliers, intermédiaires économiques, notables déchus, certains responsables locaux ambigus voire des puissances étrangères qui tirent profit du chaos. Ces facilitateurs, qui ne sont pas terroristes de profession, nourrissent et entretiennent le désordre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reprendre-le-controle-du-recit-national">Reprendre le contrôle du récit national</h3>



<p>Une lutte véritable contre ce fléau ne saurait être superficielle ou ambiguë. Elle doit être sincère avant d’être médiatisée, active plutôt qu’affichée. Les États sahéliens ne demandent pas une simple assistance sécuritaire, mais une reconnaissance claire de leur droit souverain&nbsp;: celui de se défendre, de choisir leurs alliances et de rompre avec des tutelles paternalistes. La souveraineté reste la principale arme contre le terrorisme. Un État qui ne maîtrise pas sa politique sécuritaire perd le contrôle de son territoire, de ses ressources et de son avenir. Sans cela, il est voué à sombrer, comme l’avait prévu la situation malienne avant la mobilisation populaire et militaire remarquablement résiliente.</p>



<p>Dans ce combat, la communication stratégique est cruciale. Donner la parole au chaos, c’est nourrir ce même chaos. Les États doivent reprendre le contrôle du récit national. La victoire contre le terrorisme est autant psychologique que militaire. Elle exige une unité nationale forte, une cohésion des institutions, une mobilisation citoyenne autour des valeurs républicaines, et le renforcement des capacités étatiques, notamment dans les campagnes. La souveraineté ne doit pas rester un simple slogan, mais redevenir une exigence morale et politique concrète.</p>



<p>Le Sahel n’est donc pas condamné à l’instabilité. Ses peuples ont prouvé leur capacité de résistance, de renaissance et leur aspiration profonde à vivre dignement. Le terrorisme, aussi violent soit-il, n’est qu’un épisode transitoire dans l’histoire longue de nations forgées par la lutte, la foi et la culture. Ce qui se joue aujourd’hui au Mali n’est pas seulement une question de sécurité, mais bien une bataille pour la dignité républicaine, la souveraineté politique et la possibilité même de décider librement de leur avenir.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Françafrique, médias, diaspora : les fronts invisibles du Mali » — la tribune de Judé Sogoba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 11:51:42 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la campagne médiatique contre le Mali et son impact sur le projet souverainiste et la sécurité nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans une tribune au ton résolument souverainiste, Judé Sogoba, doctorant en philosophie et spécialiste des questions de développement en Afrique, revient sur la bataille informationnelle qui entoure le Mali. Entre accusations de néocolonialisme, critique des élites médiatiques et mise en avant des avancées sécuritaires des FAMa, l’auteur analyse les fractures idéologiques qui traversent le pays et plaide pour une vigilance accrue face aux récits qui, selon lui, fragilisent le projet souverainiste porté par l’AES.</em></strong></p>



<p>Ces derniers temps, nous assistons à une propagande orchestrée pour semer la panique au Mali. Certains apatrides réfugiés en France et dans d’autres pays incarnent une véritable décadence morale pour toute l’Afrique, et particulièrement pour le Mali. Je ne peux comprendre comment un individu peut aller jusqu’à soutenir les ennemis qui cherchent à détruire son pays natal. Leur attitude révèle un comportement tératologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-combat-contre-la-francafrique"><strong>Combat contre la Françafrique</strong></h2>



<p>Le combat mené aujourd’hui par les pays de l’AES est un combat frontal contre la Françafrique. Ceux qui refusent de le mener n&rsquo;ont qu’à se taire à jamais. Nous savons que tous les hommes intègres qui ont œuvré pour la libération de l’Afrique ont été froidement assassinés ou combattus par les forces néocolonialistes. Des figures comme Thomas Sankara, Mouammar Kadhafi, Idriss Déby et tant d’autres ont été lâchement trahies par des Africains devenus les «&nbsp;<em>boys</em>&nbsp;» d’intérêts étrangers, véritables symboles de décadence morale.</p>



<p>Les sponsors des terroristes sont connus de tous, sauf de ceux frappés par une cécité intellectuelle. Cette lutte de libération, qu’elle se mène aujourd’hui ou demain, finira par s’imposer, car l’Afrique doit être affranchie. Ceux qui participent à l’asphyxie du continent nous trouveront sur leur chemin. Les principaux commanditaires sont, bien sûr, les pays impérialistes qui s’enrichissent en pillant des États dirigés par des pseudo-intellectuels. C’est pourquoi la lutte engagée contre le terrorisme est un combat noble, que toute l’Afrique devra mener tôt ou tard. La liberté ou la mort !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-victoires-notables-de-l-armee-malienne"><strong>Les victoires notables de l’armée malienne</strong></h2>



<p>La malhonnêteté intellectuelle pousse certains à répéter que Bamako serait «&nbsp;<em>encerclé</em>&nbsp;» par les terroristes, mais aucun n’ose mentionner les victoires remarquables des FAMa sur les groupes armés. Les vaillants militaires maliens ne cessent de neutraliser les terroristes, et cela doit être affirmé haut et fort. Toute souveraineté a un prix, et le Mali n’y fera pas exception. Le peuple, conscient de cet enjeu, s’est tenu fermement aux côtés de ses forces armées pour la libération du pays.</p>



<p>La sortie de la CEDEAO est désormais effective. Avec la création d’une banque centrale propre, la nouvelle monnaie viendra, permettant d’obtenir une pleine souveraineté monétaire. La Monnaie de l’AES nous libérera du franc CFA, instrument de domination et de recolonisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-terroristes-intellectuels-maliens-et-africains"><strong>Les terroristes intellectuels maliens et africains</strong></h2>



<p>Des pseudo-intellectuels maliens, africains, ainsi que certains journalistes — maliens ou non — participent eux aussi à la guerre médiatique contre le Mali, considéré par beaucoup comme le cœur de l’AES à abattre en priorité. C’est pourquoi ces individus courent se réfugier auprès de leurs maîtres pour tenter d’asphyxier le pays.</p>



<p>Tous ceux qui font l’apologie du terrorisme ou contribuent à son financement sont eux-mêmes des terroristes. Ils sont même plus dangereux que les combattants armés, car ils constituent les têtes pensantes de cette entreprise destructrice. Il revient donc aux autorités maliennes de prendre des mesures fermes contre tous les Maliens vivant à l’extérieur qui se livrent à de telles pratiques.</p>



<p><strong>Judé SOGOBA, doctorant en philosophie, Spécialiste des questions de développement de l’Afrique</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Le Mali et la Russie se tiennent côte à côte pour […] faire face au néocolonialisme et bâtir un monde juste et multipolaire », a déclaré l’ambassadeur Igor Gromyko</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 10:39:33 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali et la Russie commémorent 65 ans de coopération diplomatique. Découvrez l'impact de cette relation sur le développement malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Mali et la Russie célèbrent cette année le 65ᵉ anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, symbole d’une coopération ancienne et toujours dynamique. À cette occasion, l’ambassade de Russie à Bamako a organisé une conférence de presse, le mardi 14 octobre 2025 —&nbsp;présidée par l’ambassadeur Igor Gromyko, en présence des représentants du ministère malien des Affaires étrangères, de chefs de missions diplomatiques, de personnalités publiques et de médias des deux pays.</em></strong></p>



<p>Depuis 1960, l’Union soviétique puis la Fédération de Russie ont joué un rôle clé dans la construction de l’État malien. Des milliers de techniciens, enseignants et ingénieurs soviétiques ont pris part à la réalisation de grands projets économiques et à la formation des premiers cadres du pays. Aujourd’hui, cette amitié historique fondée sur le respect mutuel et la coopération équitable reste un pilier des relations bilatérales.</p>



<p>Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son homologue malien, Abdoulaye Diop, ont échangé des messages de félicitations, réaffirmant leur volonté commune de renforcer les liens d’amitié au service de la paix et du développement du continent africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-politique-et-economique-renforcee"><strong>Une coopération politique et économique renforcée</strong></h2>



<p>Le partenariat entre Moscou et Bamako s’est intensifié ces dernières années, marqué par la visite officielle du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, à Moscou en juin 2025. Cette rencontre au sommet a permis la signature de plusieurs accords intergouvernementaux majeurs, ouvrant une nouvelle ère de coopération économique, technique et militaire.</p>



<p>En juillet 2025, la première session de la Commission intergouvernementale russo-malienne s’est tenue à Bamako. Elle a débouché sur la création d’un centre consultatif tripartite réunissant le Mali, le Niger et le Burkina Faso au sein de la Chambre de commerce et d’industrie de Russie, afin de dynamiser les échanges commerciaux et l’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-strategique-dans-la-securite-et-la-defense"><strong>Un partenariat stratégique dans la sécurité et la défense</strong></h2>



<p>Le Mali demeure, selon Moscou, un partenaire stratégique dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Les forces de défense maliennes bénéficient d’un soutien militaire et technique constant, notamment à travers des livraisons d’équipements russes et la formation d’unités spécialisées par des instructeurs russes.</p>



<p>Plus de 10 000 spécialistes maliens ont été formés dans les établissements civils et militaires russes depuis l’indépendance du pays. Un programme d’échanges universitaires et techniques continue de consolider ces liens. Ce qui contribue à la professionnalisation des forces et au développement du capital humain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cote-a-cote-pour-defendre-la-souverainete-africaine"><strong>« Côte à côte pour défendre la souveraineté africaine »</strong></h2>



<p>Dans son allocution, l’ambassadeur Igor Gromyko a salué «&nbsp;<em>l’engagement constant du Mali à défendre sa souveraineté</em>&nbsp;» et la convergence de vues entre Bamako et Moscou face aux défis géopolitiques actuels.</p>



<p>«&nbsp;<em>Aujourd’hui, le Mali et la Russie se tiennent côte à côte pour défendre leur souveraineté, faire face au néocolonialisme et bâtir un monde juste et multipolaire</em>&nbsp;», a-t-il déclaré, rappelant les fondements d’une coopération fondée sur l’égalité et la solidarité entre partenaires.</p>



<p>Le diplomate a également dénoncé «&nbsp;<em>la nature néocoloniale de la politique menée par certaines anciennes puissances coloniales&nbsp;</em>», tout en réaffirmant l’attachement de la Russie à une approche multilatérale équilibrée dans ses relations avec l’Afrique.</p>



<p>La cérémonie a aussi été l’occasion de distinguer plusieurs acteurs engagés dans la promotion de la langue et de la culture russes au Mali. Des lettres de remerciement du ministère russe de la Science et de l’Enseignement supérieur ont été remises à Amadou Sékou Gambi, président de l’Association malienne des étudiants et amis de la langue russe, et à Ibrahim Bagna, enseignant à l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-appelee-a-se-renforcer"><strong>Une coopération appelée à se renforcer</strong></h2>



<p>Les deux nations entendent poursuivre la consolidation de leurs partenariats, notamment dans les domaines énergétique, agricole, industriel et éducatif.<br>Le ministre Sergueï Lavrov et son homologue Abdoulaye Diop ont réaffirmé leur conviction que les relations russo-maliennes continueront de se développer au profit des peuples des deux pays, tout en contribuant à la stabilité et à la sécurité du continent africain.</p>



<p>Soixante-cinq ans après leur établissement, les relations entre Moscou et Bamako demeurent un modèle de fidélité politique et de coopération pragmatique — une alliance historique qui, loin de s’essouffler, entre dans une nouvelle phase de maturité et de confiance mutuelle.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>MansA : Macron inaugure son caveau africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 07:23:18 +0000</pubDate>
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<p>Emmanuel Macron inaugure la Maison des mondes africains à Paris. Une vitrine culturelle ou un reflet du déclin français en Afrique ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Paris, Emmanuel Macron inaugure sa Maison des mondes africains comme on dresse un décor de théâtre sur des ruines. Neuf millions d’euros pour une vitrine culturelle dans le 10ᵉ arrondissement, alors même que Bamako, Ouagadougou et Niamey l’ont congédié. L’Afrique s’émancipe, la France meuble. Le roi est nu.</em></strong><em></em></p>



<p>Il y a des inaugurations qui ressemblent à des enterrements. Le 4 octobre, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, Emmanuel Macron coupera le ruban de la Maison des mondes africains (MansA). On dira que c’est une vitrine culturelle. En réalité, c’est un caveau. Le caveau où la France enterre son influence africaine, remplacée par des papiers peints fluo et des expositions bien-pensantes.</p>



<p>Le nom, déjà, trahit l’embarras : un peu de latin (<em>mansio</em>), un peu de folklore sahélien (Mansa Moussa), comme si invoquer le souvenir d’un souverain malien du XIVᵉ siècle pouvait masquer la vérité nue : la France n’a plus d’Afrique. Elle en a été chassée à Bamako, humiliée à Ouagadougou, priée de quitter Niamey. Et la voici réduite à bricoler une «&nbsp;<em>maison africaine</em>&nbsp;» à deux pas du canal Saint-Martin. Une géopolitique de bistrot, version hipster.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-influence-part-reste-la-deco"><strong>Quand l’influence part, reste la déco</strong></h2>



<p>On nous présente MansA comme «&nbsp;<em>un lieu de débats sans filtre</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>un tremplin pour la jeunesse afro-descendante</em>&nbsp;». En clair : un décor pour masquer la défaite. Quand l’armée recule, on sort les pinceaux. Quand l’économie recule, on allume les projecteurs. Quand l’influence recule, on invente des maisons. La France, privée de partenaires sur le continent, s’offre une vitrine parisienne pour se convaincre qu’elle compte encore.</p>



<p>On inaugure donc avec Roxane Mbanga, 29 ans, artiste «&nbsp;<em>douce et apaisante</em>&nbsp;», comme dit la directrice. Douceur, apaisement : tout ce que Paris ne trouve plus ni au Sahel ni dans ses propres rues, où Macron est cerné par les manifestations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-est-ailleurs"><strong>L’Afrique est ailleurs</strong></h2>



<p>Pendant que l’on joue aux mondes africains rue Goncourt, le vrai mouvement est à Lagos, Nairobi, Kinshasa. Nollywood écrase Hollywood en volume, les start-up kényanes font trembler la Silicon Valley, les musiciens congolais imposent leur tempo planétaire. Et Bamako, fière, proclame chaque jour : «&nbsp;<em>Le Mali n’a plus de tuteur.</em>&nbsp;<em>Il est souverain</em>.&nbsp;»</p>



<p>L’Afrique de 2025 ne vient plus quémander un strapontin dans les salons parisiens. Elle n’a que faire d’un couloir tapissé de tresses béninoises et de paysages guadeloupéens. Elle se raconte elle-même, dans ses propres capitales, sur ses propres réseaux, avec ses propres symboles. À Paris, on croit encore que l’Afrique a besoin d’une maison. L’Afrique, elle, a déjà quitté l’appartement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-roi-est-nu"><strong>Le roi est nu</strong></h2>



<p>Soyons honnêtes : MansA est une illusion. Un rideau de fumée. Une bouée de sauvetage pour un président qui ne contrôle plus ni ses places africaines ni ses boulevards parisiens. Emmanuel Macron s’accroche à ses «&nbsp;<em>maisons</em>&nbsp;» comme un naufragé à un morceau de bois flottant. Mais chacun le voit : le roi est nu.</p>



<p>La Maison des mondes africains ? Ce n’est pas une ouverture. C’est un mausolée. Celui d’une France qui croit encore séduire, alors qu’elle n’inspire plus que méfiance et indifférence.</p>



<p>Macron pense inaugurer une maison. Il inaugure sa sortie de l’histoire africaine.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>CPI : Bamako, Niamey et Ouagadougou tirent la prise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 22:02:11 +0000</pubDate>
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<p>Le retrait de l'AES de la CPI marque un tournant historique dans les relations internationales et la justice en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En se retirant du Statut de Rome, les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dénoncent la Cour pénale internationale comme un instrument néocolonial et clament leur volonté de justice souveraine. Une rupture juridique autant que géopolitique.</em></strong></p>



<p>C’est une page d’histoire judiciaire — et diplomatique — qui s’est tournée à Bamako ce 22 septembre 2025. À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la confédération des Etats du sahel, a apposé sa signature au bas d’un document que les chancelleries occidentales auraient sans doute préféré ne jamais lire : le retrait immédiat du Mali, du Burkina Faso et du Niger du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).</p>



<p>Ce départ conjoint des trois membres de l’AES n’est pas qu’un simple geste diplomatique. C’est un acte fondateur. Une déclaration de rupture avec un ordre juridique international que ces régimes, tous militaires et souverainistes, considèrent désormais comme discrédité, partial et instrumentalisé par l’Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-proces-d-un-tribunal"><strong>Le procès d’un tribunal</strong></h2>



<p>Dans le communiqué commun, le ton est sans détour. Il est reproché à la CPI d’avoir «&nbsp;<em>dérivé</em>&nbsp;», de s’être «&nbsp;<em>transformée en instrument de répression néocolonial aux mains de l’impérialisme&nbsp;</em>», d’incarner «&nbsp;<em>une justice sélective</em>&nbsp;», voire de faire preuve d’un «&nbsp;<em>mutisme complaisant</em>&nbsp;» face aux crimes des grandes puissances. Pire encore : elle serait incapable de juger les vrais fauteurs de guerre, enfermée dans une logique de deux poids deux mesures, prompt à juger les colonels africains, silencieuse sur les généraux de l’OTAN.</p>



<p>La mise en accusation est sévère. Mais elle n’est pas inédite. D’Omar el-Béchir au Kenya de Uhuru Kenyatta, en passant par les réticences de grandes puissances comme les États-Unis, la Russie ou la Chine (qui n’ont jamais ratifié le Statut de Rome), la CPI a toujours été prise entre deux feux : celui des espoirs déçus du Sud global, et celui des intérêts contrariés des grandes puissances.</p>



<p>En dénonçant ce qu’ils qualifient de&nbsp;<em>« juridiction à géométrie variable</em>&nbsp;», les États de l’AES renversent la table d’un multilatéralisme à leur yeux trop vertical, et entendent affirmer une souveraineté sans concession, y compris dans le domaine de la justice internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-divorce-a-trois"><strong>Un divorce à trois</strong></h2>



<p>Le retrait est d’autant plus symbolique qu’il intervient dans un moment de recomposition régionale intense. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, tous gouvernés par des autorités militaires, ont fondé en septembre 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), devenue une confédération politico-sécuritaire en juillet 2024, alternative assumée à la CEDEAO. Leur point commun ? Une hostilité partagée à l’ingérence, une critique frontale de la France, et une volonté affirmée de bâtir un ordre nouveau fondé sur des mécanismes endogènes.</p>



<p>C’est au nom de cette vision que les trois pays annoncent vouloir recourir à «&nbsp;<em>des mécanismes de justice internes</em>&nbsp;», censés être plus «&nbsp;<em>adaptés aux valeurs sociétales&nbsp;</em>» et plus efficaces pour «&nbsp;<em>lutter contre toute forme d’impunité</em>&nbsp;». Une souveraineté judiciaire en lieu et place de la juridiction internationale.</p>



<p>Les critiques ne manqueront pas. Ce retrait pourrait être vu, dans certaines capitales, comme une tentative d’éviter d’éventuelles poursuites, dans un contexte de conflit armé permanent et de dénonciations régulières de violations des droits humains. Mais du côté des dirigeants de l’AES, c’est justement ce soupçon de deux poids deux mesures — le fait que certains crimes soient jugés et d&rsquo;autres pas — qui justifie leur sortie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ligne-de-fracture"><strong>Ligne de fracture</strong></h2>



<p>L’affaire dépasse la seule question judiciaire. Elle cristallise une fracture grandissante entre deux visions du monde : celle d’un ordre international piloté depuis La Haye, Bruxelles ou New York, et celle d’un espace sahélien réaffirmant son autonomie, quitte à s’isoler davantage. Dans le style martial et souverainiste désormais assumé par Bamako, Niamey et Ouagadougou, le droit international ne saurait être une camisole morale imposée de l’extérieur, mais un outil à façon, construit sur la base des réalités locales.</p>



<p>Ce positionnement séduit, au-delà même du Sahel. Il rejoint une vague montante d’États désillusionnés par le fonctionnement asymétrique des institutions internationales, notamment sur le continent africain, où la CPI a jugé presque exclusivement des ressortissants africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-justice-sahelienne"><strong>Vers une justice sahélienne ?</strong></h2>



<p>Reste à savoir par quoi sera remplacée cette justice internationale décriée. Des tribunaux régionaux ? Une juridiction de l’AES ? Une cour militaire conjointe ? Pour l’heure, aucune alternative concrète n’a été annoncée. Mais les États membres de l’AES assurent vouloir poursuivre la coopération avec les Nations Unies et d’autres partenaires, dans des «&nbsp;<em>cadres appropriés</em>&nbsp;» — comprenez : dans le respect total de leur souveraineté.</p>



<p>Ce retrait, validé par le président Goïta et par ses homologues le général Abdourahamane Tiani au Niger et le capitaine Ibrahim Traoré au Burkina, s’inscrit dans une stratégie cohérente de désarrimage des institutions héritées de l’ordre post-colonial, au profit d’un recentrage national ou régional. Après les bases militaires françaises, après la CEDEAO, c’est aujourd’hui à la CPI que l’AES tourne le dos.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-lourd-de-sens"><strong>Un geste lourd de sens</strong></h2>



<p>En se retirant du Statut de Rome, l’AES ne tourne pas seulement le dos à une cour de justice. Elle envoie un message politique fort. Elle trace une ligne rouge entre souveraineté réelle et tutelle symbolique, entre indépendance proclamée et dépendance juridique.</p>



<p>Dans une époque où le droit est devenu un champ de bataille diplomatique, le geste de l’AES n’est pas anodin. Il faudra désormais compter avec une justice sahélienne, par et pour les Sahéliens, affranchie des assignations morales venues d’ailleurs. Mais aussi avec ses propres limites, ses propres défis.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES : colère après la mort suspecte d’Alino Faso et les sanctions contre Nathalie Yamb</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 08:53:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre de la Justice Mamoudou Kassogué aborde le martyre d’Alino Faso et les implications des sanctions contre Nathalie Yamb.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Lu en direct au 20&nbsp;h sur l’ORTM, par le ministre malien de la Justice Mamoudou Kassogué, le communiqué de la Confédération des États du Sahel (AES) a pris des allures de réquisitoire. Entre dénonciation du « néocolonialisme judiciaire » et appel à la solidarité panafricaine, un texte qui confirme que la fracture avec l’Europe est désormais politique, idéologique et assumée.</em></strong></p>



<p>Dans la nuit du lundi au mardi&nbsp;26&nbsp;août 2025, à l’heure où les familles maliennes se rassemblent devant la télévision nationale, le 20&nbsp;h de l’ORTM s’est transformé en tribune. Derrière le pupitre, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, a lu un communiqué au nom de la Confédération des États du Sahel (AES).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-requisitoire-contre-bruxelles-et-paris"><strong>Un réquisitoire contre Bruxelles et Paris</strong></h2>



<p>Dans son viseur, l’Union européenne, accusée de sanctions « <em>injustes</em> » contre la militante suisse d’origine camerounaise Nathalie Yamb — interdite de territoire, privée d’avoirs, frappée d’un bannissement aérien. Mais aussi, plus largement, ce que l’AES appelle des « <em>mesures de harcèlement</em> » contre d’autres figures du panafricanisme radical&nbsp;: Kemi Seba, Franklin Nyamsi, Ibrahima Maïga.</p>



<p>Le communiqué ne s’arrête pas là. Il évoque l’&nbsp;« <em>arrestation illégale</em> », la « <em>séquestration</em> » et la mort suspecte d’Alain Christian Traoré, alias Alino Faso, en Côte d’Ivoire. Une affaire obscure qui, dans la rhétorique de l’AES, devient le symbole d’une répression transnationale contre les voix dissidentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-l-unite-panafricaine"><strong>Un appel à l’unité panafricaine</strong></h2>



<p>Les mots choisis ne laissent pas place à l’ambiguïté : « <em>atteinte grave aux libertés fondamentales</em> », « <em>tentative de museler les voix africaines</em> », « <em>néocolonialisme judiciaire </em>». </p>



<p>L’affaire pourrait n’être qu’un communiqué parmi d’autres. Mais la lecture en direct au 20&nbsp;h, par un ministre d’État, en dit long. C’est une stratégie assumée&nbsp;: parler au peuple, inscrire la justice dans la rhétorique de souveraineté qui structure désormais le discours des autorités de la transition sahélienne.</p>



<p>Au-delà de la dénonciation, le texte appelle à la solidarité. Les ministres de la Justice de l’AES se posent en défenseurs des militants panafricanistes, invitent les peuples africains à « <em>renforcer leur unité</em> » et promettent un soutien « <em>indéfectible</em> » à ceux qui combattent « <em>pour l’émancipation totale du continent</em> ».</p>



<p>Le martyre d’Alino Faso et les sanctions contre Yamb deviennent les pierres angulaires d’une Afrique qu’on voudrait faire taire, mais qui se cabre.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : cinq ans pour briser le miroir colonial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 10:31:21 +0000</pubDate>
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<p>Cinq ans de souveraineté : une transition qui a ouvert les yeux sur les vérités cachées du néocolonialisme en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Cinq années de transition ont suffi à mettre à nu ce que l’on taisait depuis des décennies : la duplicité des interventions militaires occidentales, le piège dans la diplomatie, le pillage organisé des ressources africaines. Au Mali, la rupture assumée avec l’Occident a ouvert les yeux d’un continent entier. Désormais, le mensonge néocolonial ne passe plus.</em></strong></p>



<p>On se souvient du fracas du 18 août 2020. Un coup d’État militaire, vite suivi d’un second, faisait basculer le Mali dans ce que d’aucuns appellent encore avec dédain « <em>une parenthèse</em> ». Cinq ans plus tard, il faut se rendre à <a href="https://saheltribune.com/le-second-mandat-de-donald-trump-un-miroir-des-defis-de-lafrique-et-du-monde/">l’évidence</a> ; cette transition, prolongée, mal aimée à l’étranger, souvent décriée par les commentateurs de salon, aura produit un effet inattendu. Elle a décillé les yeux. Pas seulement ceux des Maliens, mais, par ricochet, ceux d’un continent entier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plus-barkhane-montait-en-puissance-plus-les-drapeaux-noirs-s-etendaient"><strong>Plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient</strong></h2>



<p>Car sous nos tropiques, il est des vérités qu’on savait, qu’on chuchotait, mais qu’on n’osait pas dire trop fort, bien que des groupements de citoyens commençaient déjà à les dénoncer à travers des manifestations ou des lettres ouvertes. La transition malienne, elle, les a jetées à la face du monde. L’échec français dans la guerre contre le terrorisme ? Acté. La duplicité du franc CFA, cette monnaie coloniale qui perdure sous un vernis d’indépendance ? Révélée. Le pillage en règle des ressources naturelles africaines par des <a href="https://saheltribune.com/souverainete-economique-le-mali-rachete-la-mine-dor-de-morila/">multinationales étrangères </a>? Démontré, preuves à l’appui.</p>



<p>Et voilà qu’au détour d’une <a href="https://saheltribune.com/bnda-un-capital-majoritairement-nationalise-pour-le-developpement-agricole/">décision de souveraineté</a> — l’expulsion des forces Barkhane en 2022 — le peuple malien découvre que neuf années de présence militaire française avaient non pas réduit la menace djihadiste, mais coïncidé avec son expansion. Cruelle ironie : plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient. À Bamako, les autorités parlent aujourd’hui de libération. Et dans les rues de Ouagadougou ou de Niamey, des foules acclament ce choix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nationalisation-des-mines-strategiques-nbsp"><strong>Nationalisation des mines stratégiques&nbsp;</strong></h2>



<p>Autre tabou brisé : celui du franc CFA. Depuis 1945, cet instrument sert d’ancrage aux économies d’Afrique de l’Ouest. Mais à qui profite-t-il ? Certainement pas aux peuples. Comme le rappelait&nbsp;<a href="https://bamada.net/ce-nest-pas-une-monnaie-africaine-le-franc-cfa-est-un-obstacle-a-la-souverainete-economique-du-continent-affirme-le-professeur-moussa-diallo">un économiste malien</a>&nbsp;en 2024 : «&nbsp;<em>Le CFA, celui qui le détient ne l’utilise pas. Celui qui l’utilise, ne le détient pas.&nbsp;</em>» En d’autres termes, une monnaie sans souveraineté. Quand Bamako décide d’ouvrir ce débat, c’est tout un continent qui réalise l’absurdité d’un système monétaire sous tutelle.</p>



<p>Et puis il y a l’or. Ce métal qui brille à Londres et à Dubaï, mais qui laisse la terre malienne exsangue. <a href="https://www.africangoldreport.org/fr/mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soixante-cinq tonnes</a> extraites chaque année, dont les profits échappent largement au pays. En janvier 2025, la <a href="https://lactualite.com/actualites/le-mali-saisit-trois-tonnes-dor-de-la-canadienne-barrick-dans-un-litige-fiscal/#:~:text=Un%20haut%20responsable%20de%20Barrick,pas%20autoris%C3%A9%20%C3%A0%20parler%20publiquement." target="_blank" rel="noreferrer noopener">saisie de trois tonnes d’or</a> appartenant à Barrick Gold, d’une valeur de 240 millions d’euros, a servi d’électrochoc. Pour la première fois, l’opinion découvre comment ses richesses étaient siphonnées par des compagnies étrangères sous couvert de contrats léonins. Depuis, le Burkina Faso et le Niger ont suivi, nationalisant à leur tour des mines stratégiques.</p>



<p>Faut-il encore parler de l’uranium ? Ressource vitale pour les centrales françaises, dont&nbsp;<a href="https://afriquexxi.info/L-uranium-nigerien-au-service-de-la-grandeur-de-la-France">30 % provenait</a>&nbsp;du seul Niger. On comprend mieux, dès lors, l’obsession sécuritaire de Paris dans la région. Il ne s’agissait pas seulement de protéger Bamako, Niamey ou Ouagadougou, mais aussi d’assurer le courant électrique de Marseille et de Lyon.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-voile-s-est-leve"><strong>Le voile s’est levé</strong></h2>



<p>Ce qui s’esquisse, c’est une recomposition géopolitique. Au Mali, la coopération avec Moscou et Pékin, moquée par les chancelleries occidentales, a permis d’affirmer une évidence : l’Afrique n’est pas condamnée à choisir toujours la même tutelle. En septembre 2024, l’élévation des relations Mali–Chine au rang de <a href="https://www.studiotamani.org/171664-le-mali-et-la-chine-vers-un-partenariat-strategique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>partenariat stratégique </em>»</a> illustre cette diversification. Quant à la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), en septembre 2023, confédération entre Mali, Niger et Burkina, elle marque un séisme politique : sortie de la CEDEAO, projet de monnaie commune, solidarité régionale affichée.</p>



<p>Bien sûr, tout n’est pas rose. La situation sécuritaire demeure précaire, les attaques djihadistes continuent, l’économie malienne souffre d’un assèchement des financements extérieurs. Mais l’essentiel est ailleurs : le voile s’est levé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-a-servi-de-miroir"><strong>Le Mali a servi de miroir</strong></h2>



<p>Car ce que cinq années de transition ont légué, c’est un vocabulaire, une grille de lecture nouvelle. « <em><a href="https://saheltribune.com/aes-la-souverainete-au-coeur-de-lengagement/">Souveraineté</a></em> », « <em>panafricanisme</em> », « <em>anti-impérialisme</em> » : des mots qu’on croyait désuets, qu’on entendait dans les manuels d’histoire, et qui redeviennent des armes politiques. Pour la jeunesse africaine, hyperconnectée et avide d’images, c’est un récit mobilisateur. Les « <em>videomans</em> » maliens qui relaient en bambara les discours anti-impérialistes d’Assimi Goïta touchent plus de cœurs que n’importe quelle dépêche de l’AFP.</p>



<p>Alors oui, il y a des limites, des excès, des contradictions. Mais il y a aussi une certitude : le Mali a servi de miroir. Dans ce miroir, les Africains ont vu l’étendue du pillage, la complicité de leurs élites, et la possibilité d’un autre chemin. Que ce chemin mène au salut ou au désastre, l’histoire le dira. Mais une chose est sûre : les yeux sont désormais ouverts.</p>



<p>Et un continent qui ouvre les yeux ne les referme jamais.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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