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	<title>Archives des Nations unies &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Nations unies &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le réalisme diplomatique du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:09:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comprenez les enjeux diplomatiques liés au Mali-Maroc et les décisions sur la reconnaissance de la RASD dans un contexte géopolitique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En diplomatie, certaines décisions prennent du temps. Celle annoncée par Bamako le 10 avril 2026, consistant à retirer la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), appartient à cette catégorie. Elle n’est ni improvisée ni circonstancielle. Elle est le produit d’une longue maturation stratégique.</em></strong></p>



<p>Depuis 1982, le Mali reconnaissait la RASD, dans le sillage des positions adoptées par de nombreux États africains à l’époque des indépendances, lorsque le principe d’autodétermination constituait un marqueur politique majeur du continent. Mais les réalités géopolitiques ont profondément changé depuis lors. Et les États, confrontés à leurs propres défis de souveraineté et de stabilité, sont contraints d’ajuster leurs doctrines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-defendre-pour-les-autres-ce-qu-on-exige-pour-nous-memes-nbsp"><strong>Défendre pour les autres ce qu’on exige pour nous-mêmes&nbsp;</strong></h2>



<p>Pour le Mali, confronté depuis les années 1990 à des crises sécuritaires et à des mouvements à visée sécessionniste dans le nord de son territoire, la question de l’intégrité territoriale n’est pas une abstraction diplomatique. Elle est une ligne rouge politique et stratégique.</p>



<p>Dans ce contexte, maintenir indéfiniment une position héritée d’un autre cycle historique revenait à entretenir une ambiguïté diplomatique. Le retrait de la reconnaissance de la RASD marque donc une clarification. Bamako choisit désormais d’aligner sa politique extérieure sur un principe simple — défendre pour les autres ce qu’il exige pour lui-même.</p>



<p>Ce choix s’inscrit aussi dans une recomposition plus large des équilibres diplomatiques en Afrique et au Sahel. Le Mali, comme ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel, revendique désormais une politique étrangère fondée sur la souveraineté des décisions et la primauté des intérêts nationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-solide-malgre-les-turbulences-historiques-nbsp"><strong>Un partenariat solide malgré les turbulences historiques&nbsp;</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement stratégique, le rapprochement avec le Maroc marque une évolution logique. Les deux pays ont toujours entretenu des relations particulières, fondées sur des liens historiques, humains et religieux profonds. Malgré les divergences sur la question du Sahara, Rabat et Bamako ont continué à coopérer dans des secteurs essentiels : formation, diplomatie, agriculture ou lutte contre l’extrémisme violent.</p>



<p>Cette continuité diplomatique a souvent été décrite comme une «&nbsp;<em>exception malienne</em>&nbsp;» dans les relations avec le Maroc : une capacité à préserver un partenariat solide malgré un désaccord politique majeur.</p>



<p>Aujourd’hui, ce partenariat pourrait entrer dans une nouvelle phase. L’annonce d’une augmentation des bourses d’études destinées aux étudiants maliens ou encore la levée de certaines restrictions administratives affectant les déplacements des Maliens vers le Maroc illustrent déjà les bénéfices potentiels de ce rapprochement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epoque-des-alignements-automatiques-est-revolue-nbsp"><strong>L’époque des alignements automatiques est révolue&nbsp;</strong></h2>



<p>Plus largement, la position malienne s’inscrit dans la dynamique diplomatique actuelle autour du dossier du Sahara occidental. En soutenant une solution politique dans le cadre des Nations unies, fondée sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, Bamako rejoint une approche que plusieurs puissances internationales considèrent désormais comme la plus crédible pour sortir d’un conflit figé depuis des décennies.</p>



<p>En réalité, la décision malienne dit beaucoup de l’évolution du continent africain lui-même. L’époque des alignements automatiques et des solidarités idéologiques héritées de la guerre froide s’efface progressivement. Les États africains privilégient désormais des diplomaties de pragmatisme, centrées sur la sécurité, la stabilité et le développement. Le Mali vient d’en donner une illustration.</p>



<p>Dans un monde marqué par les recompositions géopolitiques, les États qui savent adapter leurs positions aux réalités du moment sont ceux qui renforcent le mieux leur souveraineté. En ce sens, la décision de Bamako relève moins d’un changement de cap que d’un acte de lucidité stratégique.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : la loi durcissant la répression de l’homosexualité promulguée par Bassirou Diomaye Faye</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 20:59:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président sénégalais a signé une loi sur l'homosexualité, augmentant les peines. Découvrez toutes les implications de cette décision.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi renforçant les sanctions pénales contre l’homosexualité au Sénégal. Publié dans le Journal officiel mardi 31 mars 2026, le texte modifie l’article 319 du Code pénal et double les peines encourues pour les relations sexuelles entre personnes de même sexe.</em></strong></p>



<p>Adoptée le 11 mars par l’Assemblée nationale du Sénégal à une écrasante majorité — 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions — la loi n’a fait l’objet d’aucun recours dans le délai constitutionnel. Sa promulgation par le chef de l’État était donc devenue une formalité.</p>



<p>Cette réforme figurait parmi les premières promesses électorales du parti au pouvoir, Pastef, qui avait fait du renforcement de la législation contre l’homosexualité un marqueur politique important durant la campagne présidentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-peines-desormais-doublees"><strong>Des peines désormais doublées</strong></h2>



<p>Jusqu’ici, les «&nbsp;<em>actes contre nature à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe</em>&nbsp;» étaient punis d’une peine allant de un à cinq ans d’emprisonnement. Désormais, les personnes reconnues coupables encourent de cinq à dix ans de prison, assortis d’amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA (environ 15 200 euros).</p>



<p>La peine maximale est prévue lorsque l’acte implique un mineur. La principale innovation du texte réside toutefois dans l’élargissement du champ des sanctions. La loi vise désormais également toute personne ou organisation accusée de faire&nbsp;<strong>«&nbsp;</strong><em>l’apologie&nbsp;</em>» de l’homosexualité, notion définie comme toute forme de représentation publique, de diffusion, de promotion ou de soutien — y compris financier — à ces pratiques.</p>



<p>Le gouvernement sénégalais affirme néanmoins avoir introduit un mécanisme de protection contre les accusations abusives. Les dénonciations calomnieuses pourront être sanctionnées par des peines allant de deux à trois ans de prison et des amendes comprises entre 200 000 et 500 000 francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-de-repression-accrue"><strong>Un contexte de répression accrue</strong></h2>



<p>L’adoption de cette loi intervient dans un climat déjà marqué par une intensification des arrestations liées à l’homosexualité. Depuis février, plus d’une trentaine de personnes accusées d’«&nbsp;<em>actes contre nature</em>&nbsp;» ou de «&nbsp;<em>transmission volontaire du VIH</em>&nbsp;» ont été interpellées, parmi lesquelles plusieurs figures médiatiques.</p>



<p>Les arrestations se poursuivent presque quotidiennement selon la presse locale. Depuis le début de la semaine, des femmes accusées de «&nbsp;<em>lesbianisme</em>&nbsp;» ont également été arrêtées.</p>



<p>Dans ce contexte, plusieurs acteurs de la société civile dénoncent l’installation d’un climat de forte hostilité envers les minorités sexuelles. Ils pointent notamment une confusion persistante dans l’opinion publique entre homosexualité, pédocriminalité et infection par le VIH/SIDA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-inquietudes-internationales"><strong>Inquiétudes internationales</strong></h2>



<p>L’adoption du texte avait déjà suscité des réactions internationales dès son vote au Parlement. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait appelé le président sénégalais à ne pas promulguer la loi, estimant qu’elle constituait «&nbsp;<em>une atteinte aux droits humains</em>&nbsp;».</p>



<p>Plusieurs organisations de défense des droits humains redoutent également des conséquences sanitaires importantes. Selon elles, la criminalisation accrue des minorités sexuelles pourrait dissuader certaines personnes de se faire dépister ou traiter contre le VIH, fragilisant ainsi les efforts de santé publique.</p>



<p>Malgré ces critiques, la réforme bénéficie au Sénégal d’un large soutien politique et social, reflété par le quasi-consensus observé lors du vote à l’Assemblée nationale.</p>



<p>La promulgation de la loi confirme ainsi la volonté des autorités sénégalaises de durcir l’arsenal pénal contre les pratiques homosexuelles, dans un pays où ces dernières étaient déjà criminalisées depuis plusieurs décennies.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Faillite hydrique mondiale » : La planète boit plus qu’elle ne peut produire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:58:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La faillite hydrique mondiale menace l'avenir de notre planète. Apprenez-en plus sur cette crise critique et ses effets.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La planète a franchi un seuil critique. Selon un rapport de l’ONU publié le 20 janvier, l’humanité consomme désormais plus d’eau que ce que la nature peut renouveler. Une « faillite hydrique mondiale » qui menace l’agriculture, la stabilité sociale et les équilibres géopolitiques.</em></strong></p>



<p>Boire au robinet, prendre une douche, irriguer un champ : dans une grande partie du monde, ces gestes quotidiens reposent désormais sur une ressource qui ne se renouvelle plus. La planète est entrée dans une « <em>ère de faillite hydrique mondiale </em>», affirme un rapport rendu public mardi 20 janvier par l’Institut universitaire des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé (UNU-INWEH).</p>



<p>« <em>Ce n’est pas pour tuer l’espoir, mais pour encourager l’action</em> », a déclaré Kaveh Madani, directeur de l’institut, lors d’un point de presse à l’ONU, à New York. « <em>Nous devons reconnaître honnêtement l’échec d’aujourd’hui pour rendre possible le demain. </em>»</p>



<p>Depuis plusieurs décennies, scientifiques et responsables politiques alertent sur une « <em>crise mondiale de l’eau </em>». Un terme désormais jugé inadapté par les auteurs du rapport. « <em>Le mot crise suggère un phénomène temporaire, un choc suivi d’un retour à la normale. Or, dans de nombreux bassins, l’ancien normal a déjà disparu </em>», souligne M. Madani.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-capital-naturel-entame"><strong>Un capital naturel entamé</strong></h2>



<p>Le rapport introduit la notion de « <em>faillite hydrique </em>», définie comme un état durable dans lequel l’usage et la pollution de l’eau dépassent les apports renouvelables, tandis que le capital naturel – nappes phréatiques, rivières, glaciers, sols et zones humides – est dégradé de façon irréversible ou à un coût prohibitif.</p>



<p>À l’image d’un bilan comptable, l’humanité n’a pas seulement consommé son « <em>revenu hydrologique </em>», mais a commencé à entamer ses « économies ». Plus de la moitié des grands lacs mondiaux ont vu leur niveau baisser depuis les années 1990, 70 % des grands aquifères présentent une diminution de long terme, et 410 millions d’hectares de zones humides ont disparu depuis 1970. La perte annuelle de services écosystémiques est estimée à 5 100 milliards de dollars.</p>



<p>« <em>Dans de nombreux endroits, ces économies ne se reconstituent pas à l’échelle d’une vie humaine</em> », avertit M. Madani. « <em>Ce rapport n’est pas un avertissement sur un futur que nous pourrions encore éviter partout. C’est le diagnostic d’un monde où, dans beaucoup de bassins, le retour en arrière n’est plus possible.</em> », déplore-t-il.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-passer-d-une-logique-de-crise-a-une-logique-de-faillite"><strong>Passer d’une logique de crise à une logique de faillite</strong></h2>



<p>La faillite hydrique n’est ni uniforme ni universelle. Elle se mesure bassin par bassin. Mais suffisamment de systèmes critiques ont basculé pour transformer le paysage du risque mondial, à travers les marchés alimentaires, les chaînes d’approvisionnement, les migrations et les dépendances géopolitiques.</p>



<p>Près de trois quarts de l’humanité vivent dans des pays considérés comme « <em>hydriquement précaires </em>». Plus de 4 milliards de personnes connaissent une pénurie sévère au moins un mois par an, et la moitié de la production alimentaire mondiale provient de régions où les stocks d’eau diminuent ou deviennent instables.</p>



<p>Face à ce constat, le rapport appelle à abandonner la gestion par l’urgence – fondée sur des réponses ponctuelles et des promesses irréalistes – au profit d’une « <em>gestion de faillite</em> ».</p>



<p>« <em>En finance, la faillite n’est pas la fin de l’action. C’est le début d’un plan structuré : on arrête l’hémorragie, on protège les services essentiels, on restructure des droits devenus intenables </em>», explique Kaveh Madani. « <em>En matière d’eau, la logique est la même.</em> »</p>



<p>Cela implique notamment de reconnaître les pertes irréversibles, de protéger ce qui subsiste du capital naturel et de découpler la croissance économique de l’augmentation continue des prélèvements d’eau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enjeu-social-et-politique"><strong>Enjeu social et politique</strong></h2>



<p>La faillite hydrique est aussi un enjeu de justice sociale et de sécurité. Les coûts de la surexploitation pèsent en priorité sur les petits agriculteurs, les peuples autochtones et les populations urbaines pauvres, tandis que les bénéfices ont souvent été captés par les acteurs les plus puissants.</p>



<p>« <em>Si nous continuons à traiter ces échecs comme des crises temporaires, nous approfondirons les dégâts écologiques et alimenterons les conflits sociaux</em> », avertit le directeur de l’institut.</p>



<p>Les prochaines conférences des Nations unies sur l’eau, prévues en 2026 et 2028, la fin de la Décennie de l’eau et l’échéance 2030 des objectifs de développement durable constituent, selon le rapport, une fenêtre critique pour « <em>réinitialiser l’agenda mondial de l’eau </em>».</p>



<p>«<em> Notre message n’est pas le désespoir, mais la clarté, </em>conclut Kaveh Madani. <em>Plus tôt nous regarderons le vrai bilan en face, plus nous aurons d’options. Plus nous attendrons, plus le déficit deviendra irréversible. </em>»</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Conférence FfD4 : le Mali participe aux discussions sur la finance mondiale et les ODD</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 23:07:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 4e Conférence Internationale sur le Financement du Développement (FfD4) réunit des leaders pour redéfinir la finance et les ODD.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La 4<sup>e</sup>&nbsp;Conférence Internationale sur le Financement du Développement (FfD4) a débuté ce lundi 30 juin 2025, à Séville. Cette rencontre majeure rassemble des chefs d’État et de gouvernement, dont le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Les discussions portent sur la refonte de la finance mondiale et l’accélération des Objectifs de Développement Durable (ODD) avant 2030, avec l’Espagne et l’ONU soulignant l’urgence d’agir face aux défis persistants du développement.</em></strong></p>



<p>L&rsquo;ouverture des travaux a été empreinte de solennité, immortalisée par la traditionnelle photo de famille et les poignées de main protocolaires. Le Roi d&rsquo;Espagne et le Président du gouvernement espagnol ont, tour à tour, pris la parole pour réaffirmer la disponibilité du Royaume d&rsquo;Espagne à jouer un rôle actif et constructif dans les efforts visant à remodeler le paysage financier international et à soutenir les initiatives de développement. Leur engagement a posé les bases d&rsquo;un dialogue constructif et d&rsquo;une collaboration renforcée entre les nations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-acteur-des-tables-rondes"><strong>Le Mali acteur des tables-rondes</strong></h2>



<p>Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a également pris la parole, saluant les progrès indéniables réalisés en matière de développement au cours des dernières décennies. Cependant, avec la franchise qui le caractérise, il a également reconnu la lenteur persistante dans de nombreux domaines, soulignant l&rsquo;urgence de redoubler d&rsquo;efforts pour atteindre les objectifs fixés. Son intervention a rappelé à tous la nécessité d&rsquo;une action concertée et d&rsquo;un engagement renouvelé face aux défis complexes du développement.</p>



<p>La présence du Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, à la tête de la délégation malienne, revêt une signification particulière. Représentant le Président de la Transition, il aura l&rsquo;opportunité de s&rsquo;adresser à la communauté internationale pour partager la vision du Président en matière de développement et de financement. Cette intervention est très attendue, car elle permettra de mettre en lumière les défis spécifiques auxquels le Mali est confronté, mais aussi les solutions et les stratégies que le pays met en œuvre pour y faire face. Le Mali, comme de nombreux pays en développement, est fortement impacté par les fluctuations de la finance mondiale et par la nécessité d&rsquo;accélérer la réalisation des ODD. Sa voix est donc essentielle pour apporter une perspective réaliste et pragmatique aux discussions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-proposer-des-approches-adaptees-aux-realites-des-pays-en-developpement"><strong>Proposer des approches adaptées aux réalités des pays en développement</strong></h2>



<p>Au-delà de l&rsquo;intervention du Premier ministre, la délégation malienne, composée de membres du gouvernement et de cadres experts, participera activement aux différentes tables-rondes qui jalonneront cette conférence. Ces sessions thématiques offriront des plateformes d&rsquo;échanges approfondis sur des sujets aussi variés que l&rsquo;investissement durable, la dette, le commerce équitable, l&rsquo;aide au développement ou encore l&rsquo;innovation financière.&nbsp;</p>



<p>La participation malienne à ces discussions permettra de partager l&rsquo;expérience du pays, d&rsquo;apprendre des meilleures pratiques d&rsquo;autres nations et de contribuer à l&rsquo;élaboration de solutions innovantes et inclusives. L&rsquo;expertise des cadres maliens sera précieuse pour alimenter les réflexions et proposer des approches adaptées aux réalités des pays en développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-la-declaration-de-seville-une-feuille-de-route-pour-l-avenir"><strong>Vers la déclaration de Séville, une feuille de route pour l&rsquo;avenir</strong></h2>



<p>L&rsquo;enjeu de cette 4e Conférence Internationale sur le Financement du Développement est colossal. Alors que l&rsquo;échéance de 2030 pour l&rsquo;atteinte des ODD approche à grands pas, de nombreux indicateurs montrent que le chemin à parcourir est encore long. La pandémie de COVID-19, les conflits régionaux et mondiaux, les crises climatiques et les tensions économiques ont aggravé les vulnérabilités existantes, rendant encore plus pressante la nécessité de repenser l&rsquo;architecture de la finance mondiale. La FfD4 est une opportunité unique de mobiliser les ressources nécessaires, d&rsquo;encourager des partenariats innovants et de mettre en place des mécanismes de financement plus justes et plus efficaces. Il s&rsquo;agit de garantir que personne ne soit laissé pour compte dans la quête d&rsquo;un développement durable et inclusif.</p>



<p>Les travaux de cette conférence culmineront avec l&rsquo;adoption d&rsquo;une déclaration finale, baptisée la «&nbsp;<em>Déclaration de Séville</em>&nbsp;». Ce document synthétisera les engagements pris, les stratégies définies et les recommandations formulées par les participants. Il constituera une feuille de route pour les années à venir, orientant les efforts des gouvernements, des institutions financières internationales, du secteur privé et de la société civile vers un objectif commun, notamment un monde plus équitable, plus prospère et plus durable.&nbsp;</p>



<p>Le Mali, à travers sa participation active, espère que cette Déclaration de Séville reflétera les aspirations des pays en développement et ouvrira la voie à des solutions concrètes pour un financement du développement plus adapté aux défis contemporains. La présence de la délégation malienne à cette conférence est un signal fort de l&rsquo;engagement du pays à contribuer à un avenir meilleur pour tous.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Le 2e Sommet Russie-Afrique consacre le principe d’une participation limitée aux seuls États du continent reconnus par l’ONU </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jul 2023 04:19:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[forum économique et humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>
		<category><![CDATA[sommet Russie-Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En invitant solennellement à son sommet, pour la deuxième fois consécutive, les seuls États africains qui jouissent d’une reconnaissance officielle de sa part, la Russie consacre de manière irréversible le principe d’une participation limitée aux pays africains reconnus par les Nations Unies.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>En invitant solennellement à son sommet, pour la deuxième fois consécutive, les seuls États africains qui jouissent d’une reconnaissance officielle de sa part, la Russie consacre de manière irréversible le principe d’une participation limitée aux pays africains reconnus par les Nations Unies.</strong></p>



<p>&nbsp;En effet, la Russie a invité tous les États africains avec lesquels elle entretient des relations bilatérales, et qui sont reconnus par l’ONU, et ce, malgré la pression qu’auraient exercée certains pays, comme l’Afrique du Sud et l’Algérie, en abusant de leur amitié avec Moscou pour imposer une quelconque participation du « polisario » à ce sommet.</p>



<p>La décision russe, adoptée souverainement pour la deuxième fois consécutive, n’est donc pas une prise de position dictée dans l’urgence du moment pour les besoins de l’évènement en question. Elle s’entend désormais comme un principe, qui ne souffre d’aucune ambigüité, d’une participation restreinte aux États africains reconnus par l’ONU, entouré de toutes les garanties juridiques et diplomatiques qui président à l’organisation de ce sommet et au-delà.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quatre déclarations et un plan d’action</strong></h3>



<p>En témoigne l’ensemble des documents qui ont été adoptés à l’issue de ce sommet, notamment les quatre déclarations et le plan d’action, qui consacrent de manière claire et sans équivoque, le format de participation.&nbsp;</p>



<p>D’ailleurs, le paragraphe introductif de l’ensemble de ces documents officiels reprend la formulation suivante&nbsp;: « <em>Nous Chefs d’État et de gouvernement de la Fédération de Russie et des États africains reconnus par l’Organisation des Nations Unies (ci-après dénommés la Fédération de Russie et les États africains) et représentants de l’Union africaine et des organisations leaders d’intégration de l’Afrique</em> ».</p>



<p>Ce principe ainsi consacré de manière solennelle dans les documents officiels du travail de cette grand-messe russo-africaine a établi, de manière claire et définitive, que seuls les 54&nbsp;États membres de l’Union africaine reconnus par l’ONU sont membres de ce sommet.</p>



<p>La décision adoptée par la Russie tranche, de manière décisive et sans équivoque, avec celle qu’avait adoptée l’Union européenne qui, sous la présidence française, avait, en violation de la légalité internationale, invité le chef du « <em>polisario</em> » au Sommet UE-UA qui s’était tenu à Bruxelles en février 2022.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La Russie a respecté les engagements pris&nbsp;</strong></h3>



<p>D’ailleurs, la présence contestée et contestable du chef de la milice du « <em>polisario</em> » avait entamé le sérieux de cette fameuse réunion et suscité gêne et réprobation de nombreux pays présents, outrés par le fait que l’UE a toléré la participation de cet individu poursuivi par plusieurs instances judiciaires européennes pour crimes de guerre et pour violation des droits de l’Homme.</p>



<p>Ainsi, l’UE, qui considère le Maroc comme un partenaire stratégique et privilégié, s’est laissé infliger un intrus bien encombrant. Bien que ni ses institutions ni ses États membres ne reconnaissent ce dernier, l’UE s’est paradoxalement montrée consentante en offrant, lors du sommet de Bruxelles, un strapontin à un criminel notoire, qui a dénoncé l’accord du cessez-le-feu signé sous l’égide de l’ONU et menace la sécurité du Maroc, au-delà, la paix et la stabilité dans le voisinage immédiat de l’UE.</p>



<p>Jalouse de l’intégrité territoriale de ses États membres face aux poussées séparatistes qui n’en épargne presque aucun, l’UE devrait l’être tout autant de la sécurité et de la stabilité du Maroc, qu’elle considère — à juste titre — comme un partenaire stratégique et privilégié. C’est dire que la fermeté et l’intransigeance sur les questions de principe sont un choix qui paye. Plusieurs partenaires du Maroc ont fait ce choix. La Russie, qui a franchi le pas dès 2019, persiste et signe à présent, en respectant les engagements pris.</p>



<p><strong>Correspondance particulière&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Fallait-il renouveler le mandat de la Minusma ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-fallait-il-renouveler-le-mandat-de-la-minusma/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Aug 2022 08:25:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[mandat de la minusma]]></category>
		<category><![CDATA[Minusma]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Yèrèwolo Debout sur les Remparts]]></category>
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<p>Le mouvement panafricaniste et pro-russe « Yèrèwolo, debout sur les remparts » est conscient de ces faiblesses et pourrait être sur le point de faire regretter sa décision au Conseil de sécurité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p>Le 29&nbsp;juin, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé de <a href="https://press.un.org/fr/2022/cs14953.doc.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">renouveler pour une année supplémentaire le mandat</a> de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).</p>



<p>Créée en avril 2013, cette mission, forte de 13&nbsp;000 soldats, avait pour objectifs, entre autres, de faciliter l’application de l’accord de paix issu du processus d’Alger, signé entre l’État malien et les groupes représentant la <a href="https://www.rtbf.be/article/cinq-questions-pour-comprendre-la-rebellion-touareg-au-mali-7742212" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rébellion touareg</a> déclenchée l’année précédente, de renforcer l’autorité de l’État dans le centre du Mali et de protéger les civils. Neuf ans plus tard, il n’est pas certain que ces objectifs aient été atteints.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La Minusma dans le viseur d’un mouvement malien pro-junte et pro-Russie</strong></h3>



<p>Le mouvement panafricaniste et pro-russe «&nbsp;Yèrèwolo, debout sur les remparts&nbsp;» est conscient de ces faiblesses et pourrait être sur le point de faire regretter sa décision au Conseil de sécurité.</p>



<p>Moins d’un mois après le renouvellement du mandat, le 20&nbsp;juillet 2022, son «&nbsp;sulfureux&nbsp;» porte-parole Adama Ben Diarra – qui est par ailleurs membre du Conseil national de transition, l’organe législatif de la transition malienne – s’était déplacé en personne au quartier général de la Minusma afin de remettre à ses responsables une lettre leur demandant de quitter le Mali avant le 22&nbsp;septembre, date commémorative de l’<a href="https://www.universalis.fr/encyclopedie/mali/3-le-mali-depuis-l-independance/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Indépendance du Mali</a>.</p>



<p>Le 5&nbsp;août 2022, le mouvement a tenu un <a href="https://www.africanews.com/2022/08/06/mali-pro-junta-group-demands-peacekeepers-leave-country-by-september/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">meeting à Bamako</a> pour réitérer sur ses revendications.</p>



<p>Ces développements n’auraient pas eu une grande importance, ni retenu notre attention, si le mouvement Yèrèwolo (qu’on pourrait traduire du Bambara par «&nbsp;dignes fils&nbsp;») ne nous apparaissait pas comme ayant été le fer de lance de la dénonciation de la présence militaire française au Mali.</p>



<p>Cette dynamique a donné lieu à ce que beaucoup ont appelé un <a href="https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/face-a-la-montee-du-sentiment-anti-france-au-sahel-une-cooperation-en-question_2168012.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;sentiment anti-français&nbsp;»</a> qui s’est <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/monde/patrick-robert-par-dela-le-cas-du-mali-pourquoi-le-sentiment-anti-francais-augmente-en-afrique-20220822" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étendu à d’autres pays de la région ouest-africaine</a> et qui s’est soldé par la <a href="https://theconversation.com/fin-de-loperation-barkhane-au-mali-mythe-ou-realite-166291" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fin prématurée de l’opération Barkhane</a> (commencée en 2014, comprenant 5&nbsp;100 soldats) et la task force <a href="https://theconversation.com/quels-sont-les-accords-qui-encadrent-les-interventions-militaires-au-mali-175869" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Takuba</a> au Mali (commencée en 2020, comprenant 900 soldats). En conséquence, les relations franco-maliennes s’en sont trouvées très fortement détériorées.</p>



<p>D’où la question suivante&nbsp;: face à l’opposition populaire, et aux contraintes qui lui sont imposées par le gouvernement malien, était-il raisonnable de renouveler le mandat de la Minusma&nbsp;? Ou bien la mission de maintien de la paix des Nations unies est-elle sur le point d’être la proie de Yèrèwolo, comme l’ont été les opérations militaires françaises&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’influence de Moscou au Mali</strong></h3>



<p>Il est important de rappeler que Yèrèwolo a été formé en 2019 dans le but explicite de pousser la France hors du Mali et de laisser la place à la Russie. Depuis le <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/sommet-russie-afrique-sotchi-peut-reellement-parler-d-un-retour-des-russes-sur-le-continent" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sommet Russie-Afrique qui s’est tenu en octobre 2019 à Sotchi</a>, il aurait <a href="https://www.jeuneafrique.com/1266344/politique/mali-qui-sont-les-relais-du-soft-power-russe-a-bamako/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reçu des fonds</a> pour soutenir la propagande russe dans le pays.</p>



<p>Il a notamment cherché à le faire en organisant régulièrement des <a href="https://www.reuters.com/world/africa/thousands-take-streets-bamako-anti-french-protest-2022-02-04/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manifestations</a> anti-françaises (et pro-russes). Dès janvier 2019, Diarra a remis à l’ambassade de Russie au Mali une pétition qui aurait recueilli 9&nbsp;millions de signatures, réclamant l’intensification de la coopération militaire entre son pays et la Russie. Lors des manifestations qu’il organisait, il a également vendu à son public l’idée très séduisante que les Russes étaient les seuls à pouvoir mettre fin à la guerre au Mali en six mois.</p>



<p>À l’époque, les revendications de Yèrèwolo – qui relevaient quelque peu de l’utopie – n’étaient pas assez prises au sérieux. Il reste à savoir si le rapprochement actuel avec la Russie résulte réellement d’une volonté stratégique de réorientation du partenariat dans le domaine de la sécurité et la défense&nbsp;; ou s’il est le résultat de la pression populaire, à un moment où le soutien de la population apparaissait comme la seule ressource politique dont dispose la junte malienne face à une classe politique nationale, et à une <a href="https://ecowas.int/?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cédéao</a> (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) hostiles au maintien au pouvoir des militaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le gouvernement pousse-t-il les partenaires occidentaux hors du Mali&nbsp;?</strong></h3>



<p>Suite au <a href="https://theconversation.com/inside-malis-coup-within-a-coup-161621" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;coup d’État dans le coup d’État&nbsp;»</a> du 24&nbsp;mai 2021, et après que la décision de concrétiser le partenariat militaire avec la Russie a été actée par la junte, il semble que cela ne pouvait s’appliquer qu’en poussant définitivement la France – devenue dès lors encombrante – hors du Mali.</p>



<p>Le gouvernement de transition a cherché à atteindre cet objectif par une série d’actes inamicaux à l’égard de la France, parmi lesquels&nbsp;: l’<a href="https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/le-mali-expulse-lambassadeur-de-france-1383360" target="_blank" rel="noreferrer noopener">expulsion de l’ambassadeur français</a>, l’<a href="https://rsf.org/fr/mali-un-journaliste-fran%C3%A7ais-expuls%C3%A9">expulsion de journalistes français</a>, l’interdiction pour un avion-cargo allemand transportant des soldats de Takuba de survoler le territoire malien, l’<a href="https://www.france24.com/en/africa/20220124-mali-demands-denmark-immediately-withdraw-its-special-forces" target="_blank" rel="noreferrer noopener">expulsion du contingent danois</a> venu également dans le cadre de Takuba et l’<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/04/28/au-mali-les-medias-francais-rfi-et-france-24-definitivement-suspendus_6124002_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">interdiction des chaînes de radio (RFI) et de télévision (France 24) françaises</a> accusées d’être des instruments de propagande contre la junte.</p>



<p>Nous voyons très bien que les conditions du maintien de Barkhane et Takuba n’étaient plus réunies, d’où la décision contrainte de la France et ses partenaires européens de déclarer leur fin.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La question des droits de l’homme</strong></h3>



<p>L’indésirabilité’ de la Minusma serait en partie due à la différence profonde de lecture entre celle-ci et le gouvernement malien sur la question cruciale des droits de l’Homme, et du droit international humanitaire, à un moment où la stratégie militaire malienne sur le terrain a changé en devenant beaucoup plus offensive. Il s’agit là d’une importante remarque que l’on a pu faire à partir de la fin 2021, depuis l’arrivée des soldats russes au Mali (sans égard au fait qu’ils soient mercenaires ou instructeurs de l’armée régulière).</p>



<p>Des <a href="https://www.hrw.org/news/2022/04/05/mali-massacre-army-foreign-soldiers" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapports de témoins</a> ont par ailleurs confirmé que les deux partenaires opèrent ensemble sur le terrain, et cela a visiblement conduit à un changement de doctrine, sans que l’on sache toutefois clairement comment il se traduit en des résultats concrets.</p>



<p>Par exemple, nous savons que les soldats maliens n’attendent plus passivement dans leurs camps, en position défensive, que les djihadistes viennent les attaquer.</p>



<p>Dans plusieurs cas, ils sont à l’origine d’opérations visant à débusquer les djihadistes, comme celles de <a href="https://whowasincommand.com/fr/organization/view/25b641df-5af6-4f14-b45a-c47c20a41f90/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maliko</a>, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=HEeul2TfQvs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kèlètigui</a>, et <a href="https://www.jeuneafrique.com/1062247/politique/mali-larmee-malienne-affirme-avoir-repris-farabougou-assiege-par-des-jihadistes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Farabougou Kalafia</a>. Les autorités militaires ont qualifié ces opérations de «&nbsp;montée en puissance&nbsp;» des Forces Armées Maliennes (FAMA). Elle se traduit par des opérations souvent très meurtrières contre des personnes présentées comme djihadistes par les FAMA, mais que la Minusma et les <a href="https://www.hrw.org/news/2022/04/05/mali-massacre-army-foreign-soldiers" target="_blank" rel="noreferrer noopener">organisations de défense des droits de l’homme</a> qualifient souvent de civils. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Mali : une enquête journalistique accuse Bamako et Wagner d&#039;exactions" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/ptPE4pyBTZg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Dans de telles situations, il incombe à la Minusma d’entreprendre des enquêtes sur d’éventuelles violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ce à quoi la junte <a href="https://www.france24.com/en/africa/20220420-un-investigators-prevented-access-to-site-of-mali-killings" target="_blank" rel="noreferrer noopener">s’oppose systématiquement</a> lorsque les accusations portent sur l’armée.</p>



<p>En outre, le gouvernement a refusé à la Minusma l’autorisation de patrouiller dans certaines localités et, depuis l’arrivée des Russes, lui a imposé une vaste zone d’exclusion aérienne. Cela fait que la force onusienne ne peut faire voler ses avions sans demander l’autorisation et sans préavis, ce qui complique ses opérations.</p>



<p>Le 20&nbsp;juillet 2022, le gouvernement de transition est allé jusqu’à <a href="https://peacekeeping.un.org/fr/la-minusma-regrette-lexpulsion-de-son-porte-parole-par-le-gouvernement-malien" target="_blank" rel="noreferrer noopener">expulser le porte-parole de la Minusma</a> pour des commentaires qu’il avait faits sur le réseau social Twitter au sujet de <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/08/14/les-49-militaires-ivoiriens-accuses-d-etre-des-mercenaires-ont-ete-inculpes-et-ecroues_6138041_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’arrestation par le Mali</a> de 49 soldats ivoiriens le 10&nbsp;juillet. Cette décision a été immédiatement suivie de la <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220714-le-mali-suspend-les-rotations-militaires-de-la-minusma" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suspension immédiate</a> de «&nbsp;toutes les rotations des contingents militaires et policiers de la Minusma, y compris celles déjà programmées ou annoncées&nbsp;».</p>



<p>Plus récemment, en août 2022, malgré «&nbsp;d’intenses négociations entre les ministres de la Défense allemand et malien&nbsp;», le gouvernement malien a de nouveau refusé <a href="https://www.spiegel.de/politik/deutschland/mali-verweigert-bundeswehr-verstaerkung-der-eigenen-truppen-a-284e6bcd-5fa6-46d9-8ceb-f2c44c8c3e1b" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’autoriser la Bundeswehr</a> à effectuer un vol devant acheminer dans le nord du Mali «&nbsp;une solide unité d’infanterie de montagne&nbsp;» pour protéger l’aéroport de Gao, dont la sécurisation incombait auparavant à Barkhane. Cette énième manifestation d’hostilité poussa le gouvernement allemand à <a href="https://information.tv5monde.com/info/mali-l-allemagne-suspend-ses-operations-militaires-apres-un-nouveau-refus-de-survol-ministere" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suspendre la mission de la Bundeswehr</a> au Mali le 13&nbsp;août 2022.</p>



<p>Selon le journaliste français <a href="https://twitter.com/SimNasr/status/1556979739134394368" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wassim Nasr</a>, le gouvernement malien est allé jusqu’à demander à la Minusma de ne pas communiquer publiquement sur l’aide qu’elle apporte aux FAMA, notamment en matière d’évacuation des blessés de guerre. Une manière de ne pas afficher l’utilité de la mission onusiennne auprès du public malien.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/480070/original/file-20220819-1165-e3lzru.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></figure>



<p>Une telle <a href="https://adf-magazine.com/2022/08/hostility-from-malis-junta-raises-questions-about-minusma-future/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hostilité envers la Minusma</a> n’est guère surprenante. Lors des discussions du Conseil de sécurité de l’ONU sur le renouvellement du mandat, l’ambassadeur du Mali auprès de l’ONU, Issa Konfourou, a été <a href="https://adf-magazine.com/2022/08/hostility-from-malis-junta-raises-questions-about-minusma-future/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">très clair</a>, expliquant que son «&nbsp;gouvernement ne pouvait pas garantir la liberté de mouvement des Casques bleus qui se déplacent dans le pays pour enquêter sur les violations des droits de l’homme… Le Mali ne permettrait pas à la mission renouvelée de remplir son mandat&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali pourrait-il (immédiatement) se passer de la Minusma&nbsp;?</strong></h3>



<p>En tout état de cause, un retrait prématuré et désordonné de la Minusma aurait un impact négatif sur la vie de nombreux Maliens vivant dans les zones où elle est déployée. En effet, les <a href="https://lamenparle.hypotheses.org/669" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recherches</a> que nous avons menées montrent que si la majorité des habitants estiment que la force de maintien de la paix est inefficace dans la protection des civils, ils la trouvent utile dans son implication dans des projets socio-économiques et de développement.</p>



<p>Par exemple, les <a href="https://minusma.unmissions.org/en/quick-impact-projects-qips" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projets à impact rapide</a> destinés aux groupes vulnérables, mais surtout les programmes d’insertion professionnelle pour les jeunes, permettent d’éviter que ces derniers ne soient tentés de rejoindre les groupes armés moyennant rétribution. À travers ces actions, la Minusma remplit des fonctions que l’État malien seul ne semble pas pouvoir assurer à court terme.</p>



<p>En conclusion, il apparaît insensé d’avoir renouvelé la mission sans obtenir au préalable la garantie du gouvernement malien qu’il travaillerait en étroite collaboration avec la Minusma. Maintenant que le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas réussi à le faire, l’avenir de la mission semble très précaire.</p>



<p>Deux hypothèses principales émergent&nbsp;: soit le gouvernement de transition malien souhaite mettre fin à la Minusma, soit sa stratégie consiste à transformer la Minusma en quelque chose de plus sobre, moins pointilleux sur les questions de droits de l’homme et de droit international. Idéalement, une mission qui serait vidée des partenaires occidentaux plus regardants sur ces questions.</p>



<p>Au-delà de l’influence de Yèrèwolo, il convient de chercher à savoir qui cherche en définitive à affaiblir ou à évincer la Minusma. Ces décisions du gouvernement de transition sont-elles souveraines ou dictées de l’extérieur, notamment par le nouveau partenaire russe&nbsp;? Si l’on considère la façon dont les relations avec les partenaires occidentaux se sont détériorées avec l’arrivée d’individus russes qui ont été présentés par le gouvernement de la junte comme des instructeurs militaires et par la communauté internationale comme des <a href="https://www.diplomatie.gouv.fr/en/country-files/mali/news/article/statement-on-the-deployment-of-the-wagner-group-in-mali-23-dec-2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mercenaires de Wagner</a>, la deuxième option ne semble être qu’une possibilité trop réelle.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/boubacar-haidara-562199" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Boubacar Haidara</a>, Chercheur sénior au Bonn International centre for conflict studies (BICC) ; Chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM), Sciences-Po Bordeaux., <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Bordeaux Montaigne</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/mali-fallait-il-renouveler-le-mandat-de-la-minusma-189079" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



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