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	<title>Archives des nationalisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des nationalisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Au Burkina Faso, la « révolution ibrahimienne » s’écrit dans les mots</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 23:04:52 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la « révolution ibrahimienne » au Burkina Faso et son impact sur la politique et le langage de l'État.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Burkina Faso entre dans une nouvelle phase de sa transition : celle de la révolution « ibrahimienne », le terme n’existe sûrement pas encore dans les dictionnaires mais traduit la stratégie que développe le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso. C’est une révolution où les mots deviennent des armes politiques. En rebaptisant ses ministères — « Guerre et Défense patriotique », « Construction de la Patrie », « Serviteurs du Peuple » — Ouagadougou ne se contente pas de remanier son gouvernement. Le chef de l’Etat cherche à refonder le langage de l’État, à transformer la sémantique bureaucratique en manifeste idéologique d’un pouvoir qui se veut souverainiste, moral et révolutionnaire.</em></strong></p>



<p>Le 12 janvier, le capitaine Ibrahim Traoré a remanié son gouvernement. Peu de visages nouveaux, mais un glissement majeur : celui du vocabulaire. Sous le vernis des intitulés ministériels, c’est tout un projet de refondation idéologique qui s’affirme – celui d’un État en guerre, d’une nation en construction et d’un pouvoir révolutionnaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-remaniement-aux-allures-de-manifeste-politique"><strong>Un remaniement aux allures de manifeste politique</strong></h2>



<p>Officiellement, le remaniement du 12 janvier 2026 ne bouleverse pas l’équilibre politique du régime burkinabé. Jean Emmanuel Ouédraogo conserve son poste de Premier ministre, tout comme la majorité des ministres clés du gouvernement. Mais derrière la stabilité apparente se cache une opération d’une autre nature : une refonte du langage politique, qui traduit la philosophie du capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis octobre 2022.</p>



<p>En un geste symbolique mais lourd de sens, le chef de l’État a rebaptisé plusieurs portefeuilles ministériels. Ainsi, le ministère de la Défense et des anciens combattants devient le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Ce qui marque une rupture claire avec le lexique technocratique pour adopter celui de la mobilisation nationale. De même, le ministère des Infrastructures et de l’Urbanisme fusionne sous le nom de ministère de la Construction de la Patrie, tandis que la Fonction publique devient le ministère des Serviteurs du Peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-semantique-comme-instrument-de-pouvoir"><strong>La sémantique comme instrument de pouvoir</strong></h2>



<p>Ces changements ne sont pas de simples effets de style. Ils s’inscrivent dans une stratégie de communication profondément politique : réinventer le langage de l’État pour incarner la révolution «&nbsp;<em>ibrahimienne</em>&nbsp;» — un projet de refondation souverainiste, patriotique et moraliste que le capitaine Traoré entend opposer à l’ordre postcolonial et à la bureaucratie héritée. En un mot, désoccidentaliser les portefeuilles ministériels.&nbsp;</p>



<p>Dans cette logique, le mot «&nbsp;<em>guerre</em>&nbsp;» n’est plus tabou. Il devient le cœur de la légitimité du pouvoir. Face aux attaques djihadistes persistantes et à la désintégration territoriale, Traoré ne parle plus de défense mais de «&nbsp;<em>combat pour la patrie&nbsp;</em>». Quant aux «&nbsp;<em>serviteurs du peuple&nbsp;</em>», ils évoquent moins une administration publique qu’une avant-garde morale appelée à s’engager corps et âme pour la nation.</p>



<p>Ce glissement sémantique s’apparente à une «&nbsp;<em>révolution par les mots</em>&nbsp;», qui vise à refonder la symbolique du pouvoir autour de valeurs telles que la discipline, le sacrifice et la loyauté nationale. Dans la rhétorique du jeune capitaine, la guerre n’est plus seulement militaire, elle est culturelle, économique et psychologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-heritage-sankariste-la-methode-ibrahimienne"><strong>L’héritage sankariste, la méthode ibrahimienne</strong></h2>



<p>Cette «&nbsp;<em>révolution ibrahimienne&nbsp;</em>» — qui touche à tous les secteurs clés du développement et de la sécurité vise avant tout la souveraineté du pays — assume un héritage tout en se distinguant du modèle sankariste. Là où Thomas Sankara plaçait l’émancipation dans la production et la probité révolutionnaire, Ibrahim Traoré ancre sa révolution dans la souveraineté sécuritaire et l’affirmation identitaire.</p>



<p>Le chef de l’Etat se présente comme le défenseur d’un Burkina Faso «&nbsp;<em>debout</em>&nbsp;», tourné vers l’autonomie politique et militaire, en rupture avec les tutelles extérieures. Son discours s’inscrit dans une lignée postcoloniale revendiquée, mais sa méthode, elle, se veut pragmatique, martiale et incarnée par la verticalité de l’État.</p>



<p>Ainsi, à travers ces nouveaux intitulés, Traoré réaffirme son projet de militarisation de la gouvernance, de moralisation de l’administration et de nationalisation du récit collectif.</p>



<p>Pour les observateurs, cette mutation du vocabulaire gouvernemental traduit une tentative de consolidation du pouvoir par la mobilisation symbolique. Dans un pays encore meurtri par l’insécurité, la multiplication des attaques et les crises humanitaires, le recours à un lexique héroïque vise à reconstruire la fierté nationale et à réactiver une mythologie politique du sacrifice collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nbsp-republique-du-devoir-nbsp"><strong>Vers une «&nbsp;République du devoir&nbsp;» ?</strong></h2>



<p>Le Burkina Faso du capitaine Traoré se rêve en «&nbsp;<em>République du devoir</em>&nbsp;», où chaque citoyen, chaque fonctionnaire, chaque soldat devient un rouage de la reconstruction nationale. La révision des noms ministériels n’est qu’un symptôme de cette transformation : une politique du symbole, au service d’un État en quête d’âme et d’autorité.</p>



<p>En d’autres termes, Ibrahim Traoré n’a pas seulement changé des ministères. Il a redéfini la grammaire du pouvoir burkinabé — un pouvoir qui parle désormais le langage de la guerre, du peuple et de la patrie.</p>



<p>Une révolution, non pas dans les rues, mais dans les mots, et surtout, à terme, dans les esprits.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Du blocus à la fierté : comment le 14 janvier 2022 a refaçonné la mémoire nationale au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 11:29:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le 14 janvier 2022 marque la souveraineté retrouvée du Mali face aux sanctions de la CEDEAO et à la lutte pour la dignité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le 14 janvier 2022, sous le poids des sanctions de la CEDEAO, le Mali semblait au bord de l’asphyxie. Depuis, cette date est devenue celle de la « souveraineté retrouvée ». La commémoration du 14 janvier révèle les défis d’un pays qui cherche à se reconstruire autour de la dignité, tout en s’interrogeant sur le prix réel de sa souveraineté.</em></strong></p>



<p>Quatre ans après les sanctions économiques «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines&nbsp;</em>» imposées par la CEDEAO et l’UEMOA — qui ont donné lieu à une mobilisation historique du peuple malien pour dénoncer des complots géopolitiques contre leur pays — le Mali célèbre chaque 14 janvier sa « <em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée </em>». Une date qui, pour beaucoup, marque le moment où la nation a dit « <em>non</em> » à ce qu’elle percevait comme une nouvelle forme de tutelle.</p>



<p>Derrière les drapeaux, les discours et les chants patriotiques, cette journée concentre à la fois la mémoire d’un traumatisme collectif et l’affirmation d’une fierté nationale renaissante. L’institutionnalisation de cette Journée est une reconnaissance des autorités maliennes de la transition des combats héroïques et historiques du peuple pour l’accès à une souveraineté pleine et entière.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-les-sanctions-frappent-la-nation-se-ressoude"><strong>Quand les sanctions frappent, la nation se ressoude</strong></h2>



<p>Le 9 janvier 2022, la CEDEAO décide à Accra d’une série de sanctions économiques sans précédent contre Bamako, après le report du calendrier électoral décidé par les autorités de la Transition. Les frontières terrestres et aériennes sont fermées, les avoirs maliens gelés, les transactions commerciales suspendues. L’objectif recherché était d’asphyxier le pays et par ricochet le peuple malien dont le seul tort est de soutenir les autorités dans leur noble combat contre la nouvelle forme de colonialisme ou d’impérialisme, à travers laquelle des acteurs étrangers, soutenus par des apatrides, dilapident les richesses du pays depuis des décennies, et entretiennent des conflits, sous la couverture du terrorisme. Un conflit soutenu par ces «&nbsp;<em>sponsors du chaos contrôlé&nbsp;</em>».</p>



<p>Le 14 janvier 2022 qui aurait pu être une journée de désespoir, s’est vite transformé en un sursaut national sans précédent. À l’appel des autorités de transition, des foules immenses se rassemblent au monument de l’indépendance, d’où est parti toutes les manifestations du 14 juin 2020, et qui avait conduit à la chute du président Ibrahim Boubacar et signé l’arrivée des militaires au pouvoir en sauveur d’un peuple et d’un pays meurtris par des décennies d’expropriation des richesses. A Bamako comme dans les capitales régionales, le peuple malien a lancé le même message, à savoir que le Mali ne cédera plus devant l’adversité.</p>



<p>Ce jour-là, au-delà du rejet des sanctions, c’est un sentiment collectif de revanche et d’unité qui émerge — celui d’un peuple longtemps humilié, soudainement rassemblé autour d’une même idée : la souveraineté comme acte de dignité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-mobilisation-a-la-mythologie-nationale"><strong>De la mobilisation à la mythologie nationale</strong></h2>



<p>Très vite, le pouvoir comprend la puissance émotionnelle de cet épisode. En 2023, il institue officiellement le 14 janvier comme «&nbsp;<em>Journée nationale de la souveraineté retrouvée</em>&nbsp;». Défilés, cérémonies d’hommage, débats sur « <em>l’indépendance économique</em> » et « <em>la dignité retrouvée </em>» : l’événement devient un rituel civique. Dans les écoles, on hisse les couleurs et des leçons modèles sont généralement dispensés. Dans les médias, on traite régulièrement de la résilience du peuple.</p>



<p>Le discours officiel transforme la souffrance en victoire symbolique. Le 14 janvier devient un mythe fondateur, comparable — dans son intensité émotionnelle — à la proclamation de l’indépendance en 1960. Mais cette sacralisation célèbre la souveraineté d’un peuple longtemps maintenu sous le poids de l’exploitation, surtout de l’extraversion de ses richesses.&nbsp;</p>



<p>Le régime d’Assimi Goïta s’appuie sur cette mémoire collective pour forger l’idéologie du Mali Kura, le « <em>Mali nouveau </em>», «&nbsp;<em>An tè kôrôlen fè fô kura&nbsp;</em>» (on ne veut plus de l’ancien, on veut du nouveau), le slogan cher aux révolutionnaires maliens de mars 1991. Cette doctrine réactualisée par la transition de 2021 repose sur trois piliers, devenus constitutionnels depuis le 22 juillet 2023 — « <em>respect de la souveraineté nationale </em>», « <em>liberté de choix des partenaires </em>» et « <em>défense des intérêts vitaux des populations </em>» — et s’accompagne d’un vocabulaire moral emprunté aux traditions maliennes : <em>maaya</em> (l’humanité partagée), <em>danbe</em> (la dignité), <em>maliden kura </em>(le citoyen nouveau). Car en effet, le nouveau Mali tant rêvé par chaque Malien ne pourra voir le jour qu’avec un nouveau type de Maliens. Des hommes et des femmes, croyant profondément en l’avenir et ayant l’amour de leur patrie dans le coeur et dans l’esprit. Un Peuple certes résilient et respectueux de ses devoirs et qui respecte également les lois de son pays. Sans ce <em>Malidenkura</em>, le <em>Mali kura</em> ne sera qu’un mirage malgré tout l’engagement des autorités de la transition.&nbsp;</p>



<p>En surface, cette réhabilitation des valeurs endogènes répond à une aspiration légitime : refonder la nation sur des bases morales et culturelles propres. C’est dans cette dynamique que 2025 a été décrété par le chef de l’Etat comme «&nbsp;<em>l’année de la culture&nbsp;</em>». L’objectif affiché était la valorisation de l’art et de la culture malienne. Une mission accomplie avec enthousiasme par le ministère de la Culture. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-souverainete-devient-une-arme-politique"><strong>Quand la souveraineté devient une arme politique</strong></h2>



<p>Dans cette mise en scène de la mémoire, chaque symbole compte. L’hymne national — «&nbsp;<em>Pour l’Afrique et pour toi, Mali&nbsp;</em>» — retrouve une dimension quasi sacrée. Les références au sacrifice et au travail collectif sont mises en avant comme autant de vertus morales d’un peuple debout face à l’adversité. Quatre ans après les sanctions «&nbsp;<em>illégales, illégitimes et inhumaines</em>&nbsp;» de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Mali continue d’affronter les adversités, tant au niveau régional qu’au niveau international.&nbsp;</p>



<p>Les sanctions n’ayant pas réussi, les adversaires se tournent désormais du côté des groupes armés, qu’ils recrutent, forment et équipent afin qu’ils s’en prennent aux intérêts économiques du Mali. C’est dans ce cadre que se situent les attaques contre les convois de ravitaillement en carburant et aussi contre des entreprises nationales et étrangères. Le but reste toujours de déstabiliser le pouvoir en place à travers une asphyxie économique. Mais toujours, le pouvoir a su compter sur la résilience du peuple souverain du Mali, décidé à braver toutes les adversités pourvu qu’il préserve la souveraineté sur ses richesses. &nbsp;</p>



<p>Pour de nombreux observateurs, la commémoration du 14 janvier fonctionne comme un miroir qui reflète les moments de fierté populaire réelle, mais aussi constitue un instrument de mobilisation politique au service du régime. Quatre ans après le traumatisme des sanctions de 2022, le souvenir du 14 janvier reste vivace. Elle exprime un désir profond d’émancipation, une volonté de rompre avec les tutelles extérieures asservissantes.</p>



<p>Le 14 janvier 2022 n’a pas seulement marqué une résistance économique ; il a inauguré une nouvelle posture nationale. Cette posture audacieuse repose davantage sur la transformation réelle des conditions de vie, à travers notamment une réelle mainmise sur les richesses nationales. De toute évidence, le Mali a su transformer un moment d’humiliation en source de fierté. Comme quoi, derrière chaque défi se cache une opportunité. Notre pays, pour sa part, a su saisir la sienne pour désormais changer le cours défavorable de son histoire.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Souveraineté économique : le Mali rachète la mine d’or de Morila</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Nov 2024 09:13:45 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali renforce sa souveraineté économique avec le rachat de la mine d'or de Morila. Une avancée majeure dans la nationalisation des ressources minières du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Mali finalise le rachat stratégique de la mine d’or de Morila, affirmant ainsi sa volonté de renforcer le contrôle national sur ses ressources minières.</em></strong></p>



<p>Le Mali franchit un pas décisif dans sa stratégie de souveraineté économique avec la finalisation du rachat de la mine d’or de Morila. Ce projet, suspendu pendant plusieurs mois en raison d’un litige juridique, selon nos confrères de Sputnik, illustre les ambitions du gouvernement de renforcer le contrôle national sur les ressources minières stratégiques.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-etape-cle-dans-la-nationalisation-des-ressources-minieres"><strong>Une étape clé dans la nationalisation des ressources minières</strong></h3>



<p>La signature initiale de l’accord, en mai 2024, entre l’État malien et le groupe australien Firefinch avait suscité un vif intérêt. Elle marquait une volonté claire de Bamako d’intégrer la mine d’or de Morila dans le portefeuille de la société publique SOREM, outil central de la nationalisation des ressources minières du pays. Cependant, cette avancée a été temporairement freinée par un litige opposant Firefinch au sous-traitant local Entreprise Générale Traoré et Frères SARL, menaçant de retarder davantage une initiative jugée cruciale pour le développement économique national.</p>



<p>Le 20&nbsp;novembre, l’annonce du retrait de la plainte par Firefinch a permis de lever ce blocage juridique, ouvrant ainsi la voie à la finalisation de l’acquisition. Selon l’agence Ecofin, cette transaction est désormais sur le point d’être conclue, consolidant ainsi la place de SOREM dans la gestion des ressources aurifères.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-salvatrice-dans-un-contexte-economique-complexe"><strong>Une stratégie salvatrice dans un contexte économique complexe</strong></h3>



<p>Le rachat de Morila ne se limite pas à une simple transaction commerciale. Il s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement malien visant à nationaliser et mieux valoriser ses richesses naturelles, en particulier l’or, qui représente une part importante des revenus de l’État. La mine de Morila, autrefois surnommée « <em>la mine dorée de la région</em> », est emblématique de ce secteur, ayant produit des tonnes d’or depuis son ouverture en 2000.</p>



<p>Cette stratégie reflète également une volonté de réduire la dépendance vis-à-vis des multinationales et de renforcer les capacités locales dans la gestion des ressources naturelles. En intégrant des mines stratégiques comme Morila dans le giron public, le Mali espère maximiser les bénéfices économiques et les réinvestir dans des secteurs clés tels que les infrastructures, la santé et l’éducation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-souverainete-economique"><strong>Un enjeu de souveraineté économique</strong></h3>



<p>Au-delà des considérations économiques, le rachat de la mine de Morila symbolise un enjeu de souveraineté. La décision de nationaliser davantage de ressources est une réponse directe aux critiques formulées par de nombreux observateurs sur la faible répartition des bénéfices des industries extractives entre l’État et les entreprises étrangères.</p>



<p>Ce repositionnement stratégique s’inscrit dans un contexte où plusieurs pays africains, à l’instar du Mali, revoient leurs contrats miniers et pétroliers pour obtenir de meilleures conditions. L’acquisition de Morila, sous l’égide de SOREM, pourrait servir de modèle pour d’autres initiatives visant à renforcer le contrôle étatique sur les secteurs clés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-defis-a-relever-pour-perenniser-les-ambitions"><strong>Des défis à relever pour pérenniser les ambitions</strong></h3>



<p>Cependant, cette démarche ambitieuse n’est pas exempte de défis. La gestion publique des ressources naturelles, souvent critiquée pour son manque d’efficacité et de transparence, devra convaincre les parties prenantes, tant nationales qu’internationales. La SOREM, en particulier, aura la responsabilité d’assurer une exploitation optimale de Morila tout en respectant les normes environnementales et en impliquant les communautés locales.</p>



<p>En outre, le Mali devra surmonter des obstacles structurels, notamment le renforcement de ses capacités techniques et managériales, pour éviter que les mines nationalisées ne deviennent des fardeaux financiers. Une gestion rigoureuse et transparente sera essentielle pour prouver que la nationalisation peut coexister avec une exploitation rentable et bénéfique pour l’ensemble du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-ere-pour-le-secteur-minier-malien"><strong>Une nouvelle ère pour le secteur minier malien</strong></h3>



<p>Avec la finalisation imminente du rachat de la mine d’or de Morila, le Mali ouvre une nouvelle page de son histoire économique. Ce geste de souveraineté envoie un signal fort&nbsp;: celui d’un État prêt à reprendre en main son destin économique et à maximiser les retombées de ses ressources naturelles pour le bien-être de ses citoyens. Si les défis sont nombreux, les opportunités le sont tout autant. En réussissant cette transition, le Mali pourrait devenir un exemple inspirant pour d’autres nations africaines en quête d’un modèle de développement plus équitable et durable.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Suspension des importations de farine de froment : que comprendre de cette mesure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Aug 2023 08:34:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[blé]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[importation de la farine de blé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En vue d’offrir aux unités industrielles du pays l’opportunité de conquérir le marché national, les autorités maliennes de la transition tapent encore plus fort. Elles suspendent l’importation de la farine de blé et des pâtes alimentaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En vue d’offrir aux unités industrielles du pays l’opportunité de conquérir le marché national, les autorités maliennes de la transition tapent encore plus fort. Elles suspendent l’importation de la farine de blé et des pâtes alimentaires.&nbsp;</strong></p>



<p>En application des dispositions de l’Arrêté interministériel du 11&nbsp;aout 2023, le directeur général des douanes du Mali, l’inspecteur général Amadou Konaté a exhorté tous ses services, à travers une notre écrite et rendu publique le 18&nbsp;aout dernier à veiller au respect scrupuleux de cette mesure du gouvernement malien de transition. En son article&nbsp;1, cet Arrêté interministériel indique&nbsp;: « <em>L’importation de la farine de blé et des pâtes alimentaires est suspendue jusqu’à nouvel ordre</em> ».</p>



<p>Les produits concernés par cette disposition gouvernementale sont surtout la farine de blé et des pâtes alimentaires des nomenclatures tarifaires et statistiques&nbsp;﻿﻿11&nbsp;01&nbsp;00&nbsp;00&nbsp;00 pour la farine de froment (blé) ou de méteil, 19&nbsp;02&nbsp;00&nbsp;00&nbsp;00 et 19&nbsp;02&nbsp;30&nbsp;00&nbsp;00 pour les pâtes alimentaires (autres).&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mesure stratégique&nbsp;</strong></h3>



<p>Cette mesure obéit à l’ambition des autorités de la transition de promouvoir les entreprises et industries nationales. Toute chose qui demeure l’une de leurs principales priorités. C’est d’ailleurs pourquoi depuis leur arrivée au pouvoir, elles se sont évertuées à relancer beaucoup d’industries qui étaient aux arrêts depuis des années. Leur objectif est d’assurer la souveraineté du pays dans tous les secteurs, notamment l’autarcie.</p>



<p>Zédion Dembélé, directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, ne dit pas le contraire. Selon ses indications dans les colonnes du quotidien national du Mali, cette « <em>suspension temporaire</em> » de suspension vise à sauvegarder les unités industrielles, à promouvoir la production nationale et à préserver les emplois créés. Selon ses explications, « <em>nos unités industrielles sont confrontées à d’énormes difficultés relatives à la commercialisation de leurs produits. Ces difficultés menacent l’existence de ces usines et les efforts déployés par le gouvernement dans le cadre de sa politique de soutien aux unités industrielles</em> », a rapporté l’Essor.&nbsp;</p>



<p>Le gouvernement engage donc le directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence ainsi que le directeur général des douanes à la bonne application de cette mesure stratégique.&nbsp;</p>



<p><strong>F.&nbsp;Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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