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	<title>Archives des Multilatéralisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Éducation : l’alerte mondiale sur les laissés-pour-compte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 20:26:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation révèle l'exclusion de millions de jeunes. L'équité devient une priorité incontournable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que 273 millions de jeunes restent exclus du système scolaire, le&nbsp;Rapport mondial de suivi sur l’éducation&nbsp;alerte sur l’essoufflement des progrès et appelle les États à faire de l’équité la pierre angulaire de leurs politiques éducatives. Une inflexion jugée indispensable pour éviter un échec des objectifs fixés à l’horizon 2030.</em></strong></p>



<p>Face à une stagnation préoccupante de l’accès à l’éducation dans le monde, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l’éducation, publié ce mercredi 25 mars au siège de l’UNESCO, appelle les États à placer l’équité au cœur de leurs politiques éducatives. Une condition jugée indispensable pour atteindre les objectifs internationaux d’ici à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-273-millions-de-jeunes-toujours-exclus"><strong>273 millions de jeunes toujours exclus</strong></h2>



<p>Le constat revèle que 273 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes dans le monde ne sont toujours pas scolarisés, soit un sur six. Pire, ce chiffre est en hausse pour la septième année consécutive. Une situation qui illustre un ralentissement généralisé des progrès depuis 2015, particulièrement marqué en Afrique subsaharienne.</p>



<p>Si les taux d’achèvement scolaire progressent — deux élèves sur trois terminent aujourd’hui le secondaire —, le rythme actuel reste insuffisant. À ce stade, l’objectif d’un accès universel au secondaire ne serait atteint qu’au siècle prochain, bien au-delà de l’échéance fixée à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-mondial-remis-en-question"><strong>Un modèle mondial remis en question</strong></h2>



<p>Pour les auteurs du rapport, cet écart entre ambitions et réalité ne signifie pas l’échec de l’agenda éducatif mondial, mais plutôt la nécessité de le repenser. Dans un contexte de fragilisation du multilatéralisme, ils plaident pour un changement de paradigme : abandonner les objectifs uniformes au profit de cibles nationales adaptées aux réalités locales.</p>



<p>L’idée est que chaque pays doit définir ses propres objectifs, ambitieux mais atteignables, et rendre des comptes à ses citoyens avant tout. Une approche qui, selon le rapport, pourrait renforcer l’efficacité des politiques publiques et redonner du sens aux engagements internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-progres-reels-mais-inegalement-repartis"><strong>Des progrès réels mais inégalement répartis</strong></h2>



<p>Depuis 2000, les avancées restent significatives. Les effectifs scolarisés ont augmenté de 30 % dans le primaire et le secondaire, et de 161 % dans l’enseignement supérieur. Certains pays ont enregistré des progrès spectaculaires : Madagascar ou le Togo ont réduit massivement le nombre d’enfants non scolarisés, tandis que le Maroc ou le Vietnam ont amélioré l’accès des adolescents à l’éducation.</p>



<p>Mais ces succès restent disparates et masquent des inégalités persistantes, liées notamment au niveau de richesse, à la localisation géographique ou aux situations de conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-equite-comme-priorite-politique"><strong>L’équité comme priorité politique</strong></h2>



<p>Le rapport insiste sur la nécessité de mieux identifier les populations laissées pour compte, grâce à des données plus précises. Or, un pays sur trois ne dispose toujours pas d’informations sur les écarts entre zones urbaines et rurales, et plus de la moitié ne mesure pas les inégalités liées aux revenus.</p>



<p>Au-delà du diagnostic, les experts appellent à un financement plus équitable, ciblant les régions et les publics les plus vulnérables. Des mécanismes comme les transferts aux écoles ou aux ménages, ou encore les programmes de repas scolaires, se sont développés ces dernières années, mais restent insuffisamment orientés vers la réduction des inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-en-progression"><strong>Des réformes en progression</strong></h2>



<p>Sur le plan législatif, les évolutions sont notables. La part des pays dotés de lois sur l’éducation inclusive est passée de 1 % à 24 % depuis 2000. Parallèlement, le nombre d’États garantissant au moins 12 années d’enseignement obligatoire a plus que triplé.</p>



<p>Mais pour les auteurs du rapport, ces avancées doivent s’accompagner d’un suivi rigoureux des politiques publiques, et pas seulement des&nbsp;Résultats. Comprendre les choix politiques, leurs motivations et leurs effets est essentiel pour améliorer durablement les systèmes éducatifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-repenser-les-priorites"><strong>Un appel à repenser les priorités</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres, le rapport GEM 2026 se veut un avertissement : les millions d’enfants exclus du système scolaire ne sont pas une fatalité, mais le reflet de politiques insuffisamment inclusives.</p>



<p>«&nbsp;<em>Prendre au sérieux l’équité</em>&nbsp;», conclut le rapport, suppose de faire preuve de patience, de tirer les leçons des expériences passées et de concevoir des solutions adaptées à chaque contexte. À défaut, les objectifs fixés pour 2030 risquent de rester hors de portée.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi le sommet Russie-Afrique de 2026 pourrait marquer un tournant diplomatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 23:14:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le sommet Russie-Afrique de 2026 promet d'être une étape clé pour renforcer l'engagement entre l'Afrique et la Russie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’approche du troisième sommet Russie-Afrique prévu en 2026 sur le continent, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, défend, au micro du média African Initiative</em></strong>,<strong><em>  l’idée d’un partenariat « gagnant-gagnant » fondé sur le respect mutuel et la multipolarité. En toile de fond, les États africains cherchent à peser davantage dans un ordre international en recomposition.</em></strong></p>



<p>Le prochain sommet Russie-Afrique, annoncé pour 2026 sur le continent, est perçu par Ouagadougou comme une étape importante dans la redéfinition des équilibres diplomatiques. Dans un entretien accordé au média African Initiative, le ministre burkinabè des affaires étrangères estime que ce rendez-vous offrira aux pays africains « <em>l’occasion de se faire connaître</em> » et d’élaborer « <em>un nouveau format de coopération </em>».</p>



<p>Selon lui, la tenue en 2025 d’une réunion ministérielle Russie-Afrique pour la première fois en Afrique constitue « <em>un signal fort de la place importante que l’Afrique occupe de plus en plus dans les relations internationales </em>».</p>



<p>Le ministre insiste sur « <em>l’authenticité </em>» des relations avec la Russie, qu’il attribue à un « <em>respect mutuel </em>» entre les partenaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-a-redefinir-dans-un-monde-en-recomposition"><strong>Un partenariat à redéfinir dans un monde en recomposition</strong></h2>



<p>Pour le Burkina Faso, l’organisation du sommet sur le sol africain répond à une demande formulée par les États du continent lors des précédentes rencontres. Elle traduit, selon le ministre, la volonté d’inscrire la coopération dans une logique « <em>gagnant-gagnant »</em>.</p>



<p>Le forum doit, selon lui, servir de plateforme pour « <em>harmoniser les visions </em>» sur les grandes questions internationales, dans un contexte marqué par la multiplication des crises et des tensions géopolitiques.</p>



<p>Face aux défis globaux et aux menaces pesant sur la multipolarité, il juge nécessaire que les États renforcent le dialogue sur les enjeux « <em>qui touchent leur survie et leur organisation </em>».</p>



<p>Ces déclarations interviennent après la visite du chef de la diplomatie burkinabè à Moscou, les 12 et 13 février, au cours de laquelle plusieurs accords ont été signés avec la partie russe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-en-quete-d-affirmation-internationale"><strong>L’Afrique en quête d’affirmation internationale</strong></h2>



<p>Les deux pays ont notamment conclu des textes portant sur les fondements de leurs relations, la création d’une commission intergouvernementale ainsi que la coopération dans les domaines de l’éducation et des sciences.</p>



<p>Au-delà des enjeux bilatéraux, le ministre voit dans le sommet de 2026 un espace de réflexion sur « <em>le format idéal de coopération </em>» et sur la place du continent dans le multilatéralisme.</p>



<p>Il estime que l’Afrique doit davantage s’affirmer sur la scène internationale et corriger une image longtemps réduite à des représentations éloignées de son potentiel. Le sommet sera ainsi l’occasion, selon lui, de « <em>rediscuter des nouveaux axes et de la nouvelle vision de coopération</em> ».</p>



<p>Dans un contexte où plusieurs puissances cherchent à renforcer leur influence en Afrique, le sommet Russie-Afrique apparaît comme un rendez-vous diplomatique majeur.</p>



<p>Pour Ouagadougou, il va contribuer à structurer un partenariat appelé à s’inscrire dans la durée, tout en offrant aux États africains une tribune pour peser davantage dans la définition des équilibres internationaux.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Le Mali est l’ami de tous ceux qui le souhaitent … », le président Goïta face aux diplomates </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 20:29:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président Goïta s'exprime devant le corps diplomatique pour redéfinir la doctrine stratégique du Mali. En savoir plus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et l’érosion du multilatéralisme, les autorités maliennes de la Transition affichent une ligne claire : souveraineté stratégique, diversification des partenariats et refondation de l’État. Un cap assumé, réaffirmé lors des échanges de voeux du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, avec les diplomates accrédités à Bamako, le 10 février 2026. Le chef de l’Etat éclaire la vision internationale et intérieure du pouvoir.</em></strong></p>



<p>Face au corps diplomatique réuni au palais de Koulouba, les autorités maliennes ont posé les fondements d’une doctrine désormais assumée : le Mali entend entretenir des relations avec tous les partenaires qui respectent ses choix stratégiques et ses intérêts vitaux. Dans un environnement international instable, marqué par des crises économiques, des conflits et des rivalités d’influence, le pays affirme avoir choisi « <em>la dignité, le respect et la liberté de ses décisions </em>».</p>



<p>Cette orientation s’accompagne d’une diversification assumée des alliances et d’un dialogue renforcé avec plusieurs États et organisations internationales. Pour Bamako, l’augmentation des accréditations diplomatiques constitue un signal d’intérêt renouvelé pour le Mali et pour l’espace confédéral sahélien auquel il appartient. La coopération reste ouverte, mais sur une base redéfinie, sans tutelle ni conditionnalité politique. «&nbsp;<em>Le Mali est l’ami de tous ceux qui le souhaitent dans le respect de ses principes&nbsp;</em>», a affirmé le président de la transition.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-priorite-nationale-et-legitimite-strategique"><strong>Sécurité : priorité nationale et légitimité stratégique</strong></h2>



<p>Sur le plan sécuritaire, les autorités mettent en avant les progrès attribués à la montée en puissance des Forces armées et de sécurité. Engagées dans une guerre asymétrique qualifiée de longue et complexe, elles ont, selon le discours du président de la transition, à renforcer la protection des populations et à favoriser le retour progressif de l’État dans plusieurs zones.</p>



<p>Cette approche insiste sur une vision élargie de la victoire : non seulement militaire, mais aussi sociale. L’accès à l’école, aux soins, à la justice et aux activités économiques est présenté comme l’indicateur réel du succès sécuritaire. Cette doctrine s’inscrit dans une stratégie régionale incarnée par la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), décrite comme une réponse endogène, coordonnée et crédible aux défis communs. «&nbsp;<em>Le Sahel a besoin de sincérité, de constance, et d’actions concrètes. Il n’a besoin ni d’analyses ni de recettes toutes faites. Il a besoin de partenariats justes, d’un soutien respectueux, et d’une compréhension lucide des causes profondes de l’instabilité.&nbsp;</em>», a expliqué le général Goïta.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-de-l-information"><strong>La bataille de l’information</strong></h2>



<p>Autre front assumé : celui de la communication. Les autorités dénoncent des campagnes de désinformation qu’elles attribuent à des acteurs étrangers cherchant à fragiliser les pays sahéliens. Face à ces pressions, elles affirment privilégier cohésion nationale, transparence institutionnelle et accès à une information fiable, considérés comme des remparts contre les tentatives de déstabilisation. «&nbsp;<em>Nous ne céderons ni à la peur, ni à la confusion. Nous opposerons aux récits fabriqués la vérité des faits, et aux tentatives de division l’unité de la Nation.&nbsp;</em>», a indiqué le chef de l’Etat.&nbsp;</p>



<p>Au-delà des enjeux extérieurs, la Transition met en avant un vaste chantier de transformation interne. Refonder l’État signifie, selon ses dirigeants, renforcer la justice, moderniser l’administration, lutter contre la corruption et restaurer la confiance entre gouvernants et citoyens. Cette ambition s’inscrit dans deux cadres stratégiques majeurs : la vision nationale à long terme horizon 2063 et la Stratégie pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.</p>



<p>Dans cette perspective, l’investissement dans le capital humain est présenté comme prioritaire. Jeunesse, éducation, santé et valeurs civiques sont désignées comme les piliers d’une souveraineté durable. L’annonce de l’« <em>année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027</em> » illustre cette volonté de placer la formation et l’identité culturelle au cœur du projet national.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cap-sur-l-autonomie-economique"><strong>Cap sur l’autonomie économique</strong></h2>



<p>Sur le terrain économique, la ligne directrice est celle de solutions endogènes. Les autorités entendent valoriser davantage les ressources nationales, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et progresser vers la souveraineté énergétique. Les investissements étrangers restent bienvenus, à condition qu’ils créent des emplois, respectent les règles nationales et favorisent le transfert de compétences.</p>



<p>Cette politique vise à rompre avec les modèles de dépendance jugés inefficaces par le pouvoir actuel. Le Mali affirme ainsi vouloir accueillir des partenaires bâtisseurs plutôt que prescripteurs, inscrivant sa stratégie dans une logique de coopération équilibrée.</p>



<p>Malgré cette réorientation, Bamako réaffirme son attachement aux principes fondamentaux du droit international : respect de l’intégrité territoriale, non-ingérence et règlement pacifique des différends. Les autorités saluent les initiatives de dialogue engagées avec plusieurs partenaires et assurent ne fermer aucune porte, pourvu que les relations reposent sur le respect mutuel.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat : le retrait américain plonge la gouvernance mondiale dans la tourmente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 08:28:31 +0000</pubDate>
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<p>Le retrait américain des organisations climatiques créé une onde de choc. Explorez les conséquences de cette décision sur l'environnement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La décision du locataire de la Maison Blanche de boucler la porte à 66 organisations internationales, dont plusieurs piliers de la coopération climatique,  fragilise encore davantage la lutte mondiale contre le réchauffement. Cette décision, annoncée le 7 janvier 2026, marque un recul dangereux pour les engagements environnementaux globaux et inquiète les pays africains, en première ligne face aux effets du dérèglement climatique.</em></strong></p>



<p>Le décret exécutif signé par Donald Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU. Cette décision a eu l’effet d’un séisme diplomatique. Parmi les institutions concernées figurent des acteurs essentiels de la gouvernance environnementale mondiale, comme la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), ou encore l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).</p>



<p>Dans un discours depuis la Maison Blanche, le locataire de la Maison Blanche a justifié sa décision au nom de la doctrine «&nbsp;<em>America First&nbsp;</em>» (l’Amérique d’abord). Donald Trump affirme vouloir « <em>protéger les contribuables américains</em> » et « <em>rompre avec les organisations inefficaces et politisées</em> ». Une position qui rompt avec les engagements pris par l’administration Biden, revenue dans l’Accord de Paris en 2021 après un premier retrait décidé… déjà par Trump en 2017.</p>



<p>Cette volte-face confirme le désengagement structurel de Washington vis-à-vis des politiques climatiques globales, et ce, au moment où la planète enregistre les températures les plus élevées jamais enregistrées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-coup-dur-pour-le-financement-climatique"><strong>Un coup dur pour le financement climatique</strong></h2>



<p>La décision américaine n’a pas qu’une portée symbolique. Elle frappe directement le financement international de la transition écologique.</p>



<p>Les États-Unis figuraient parmi les plus importants contributeurs au Fonds vert pour le climat, au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ou encore à la Convention sur la désertification (CNULD). Leur retrait laisse un vide financier estimé à plus de 2,3 milliards de dollars par an.</p>



<p>Cette rupture menace les programmes de résilience déjà fragiles, notamment en Afrique, où le soutien technique et financier des États-Unis représentait un levier crucial pour l’adaptation agricole, la gestion de l’eau et la prévention des catastrophes naturelles. Sans les États-Unis, le financement climatique international devient une fiction. Les pays du Sud risquent de payer le prix fort du repli américain.&nbsp;</p>



<p>Le vide laissé par Washington pourrait donc offrir une opportunité pour la Chine, la Russie ou même l’Inde de renforcer leur influence dans le secteur climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-victime-collaterale-du-desengagement"><strong>L’Afrique, victime collatérale du désengagement</strong></h2>



<p>Sur le continent africain, c&rsquo;est l’inquiétude et l’amertume. Dans le Sahel, les pays déjà fragilisés par la désertification, les migrations climatiques et la raréfaction des ressources doit redouter un effet domino sur les aides internationales.<br>Le désengagement des États-Unis risque d’affaiblir les capacités d’adaptation des pays africains. Car si les grandes puissances se retirent, les plus vulnérables seront abandonnés.&nbsp; Dans les zones côtières, de Dakar à Dar es Salaam, la montée des eaux et l’érosion marine exigent des investissements colossaux. Or, les États-Unis soutenaient plusieurs programmes via la Banque mondiale et l’Agence américaine pour le développement international (USAID), désormais suspendus ou incertains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-apres-trump-la-planete-a-la-croisee-des-chemins"><strong>L’après-Trump : la planète à la croisée des chemins</strong></h2>



<p>La communauté internationale doit se préparer surtout à un effet d’entraînement politique. Le retrait américain pourrait encourager d’autres pays à revoir leurs engagements climatiques, notamment parmi les grands producteurs d’hydrocarbures. L’humanité ne peut pas se permettre un retour en arrière. Car sans la coopération mondiale, la bataille contre le changement climatique sera perdue d’avance.</p>



<p>Le risque est aussi moral. En se retirant des négociations climatiques, Washington sape la crédibilité des accords internationaux et renforce le sentiment d’injustice climatique ressenti par les pays du Sud. Ces derniers, responsables de moins de 4 % des émissions mondiales, subissent pourtant les impacts les plus lourds.</p>



<p>Le retrait américain plonge donc la gouvernance mondiale du climat dans une zone d’incertitude. Alors que l’Accord de Paris fête ses dix ans, l’un de ses architectes principaux se retire du jeu. Une décision qui menace l’équilibre déjà précaire entre pays développés et émergents.</p>



<p>Le monde est à la croisée des chemins : soit il poursuit sa marche vers une planète durable, soit il recule dans une ère d’égoïsmes climatiques.</p>



<p>Dans les capitales africaines, cette décision américaine relance le débat sur la souveraineté environnementale. À l’image de la Confédération des États du Sahel, qui plaide pour une gestion endogène des ressources naturelles, plusieurs gouvernements envisagent désormais des modèles d’adaptation autonomes, moins dépendants de l’aide internationale.</p>



<p>Mais pour beaucoup, la rupture américaine constitue un précédent dangereux. Si la première puissance mondiale peut tourner le dos à la planète, qui portera encore la flamme du multilatéralisme climatique ?</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>De Washington à Niamey, la tentation du retrait : quand les États-Unis suivent la voie tracée par les pays de l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 00:21:20 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le retrait des États-Unis des organisations internationales et ses implications sur la souveraineté américaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En décidant de quitter 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU, les États-Unis de Donald Trump adoptent une posture de souveraineté qui n’est pas sans rappeler celle de la Confédération des États du Sahel (AES). Du Mali au Niger, les États sahéliens ont amorcé le même virage : celui d’un désengagement des structures jugées inefficaces ou contraires à leurs intérêts. De Koulouba à la Maison Blanche, un même mot d’ordre s’impose désormais — reprendre le contrôle.</em></strong></p>



<p>Le 7 janvier 2026, Donald Trump a signé un décret exécutif ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 institutions rattachées à l’ONU. Une décision spectaculaire, justifiée par la volonté de « <em>restaurer la souveraineté américaine » et de « cesser de financer des structures inutiles </em>».</p>



<p>Une rhétorique qui, curieusement, fait écho à celle des dirigeants de la Confédération des États du Sahel (AES), Mali, Burkina Faso et Niger, qui, depuis 2023, ont multiplié les retraits des organisations régionales jugées inefficaces ou « <em>inféodées à des intérêts étrangers </em>».</p>



<p>Quelques semaines auparavant, lors de la deuxième session du Collège des chefs d’État de l’AES, tenue à Bamako du 22 au 23 décembre 2025, le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger, avait donné le ton : « <em>L’AES se retirera de toutes les organisations inutiles, coûteuses et contraires à nos valeurs. </em>»</p>



<p>Entre les États-Unis et les pays du Sahel, deux mondes que tout semble opposer, c’est pourtant la même conviction qui s’affirme : celle d’une reprise de souveraineté face à l’ingérence institutionnelle et financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-washington-imite-bamako"><strong>Quand Washington imite Bamako</strong></h2>



<p>Le parallèle peut surprendre. Mais il s’impose. Comme les pays de l’AES qui ont quitté la CEDEAO, l’OIF, le G5 Sahel, chassé les forces étrangères de leur pays, après les sanctions de 2022 jugées « <em>illégitimes, illégales et inhumaines </em>», Washington tourne aujourd’hui le dos à un multilatéralisme perçu comme une contrainte.</p>



<p>Trump accuse les organisations internationales de dilapider les ressources américaines au profit d’intérêts étrangers. Bamako, Ouagadougou et Niamey dénoncent, de leur côté, des institutions régionales « <em>déconnectées des réalités africaines </em>», défendant des intérêts extérieurs,  et incapables de garantir la sécurité ou la stabilité économique.</p>



<p>Dans les deux cas, le diagnostic est le même : le multilatéralisme est en crise, devenu selon ses détracteurs une machine lourde, coûteuse et parfois instrumentalisée politiquement.</p>



<p>Au Mali, le président Assimi Goïta l’avait affirmé dans son discours du 31 décembre 2025 :« <em>Notre souveraineté ne se négocie plus. Le Mali coopère, mais ne se soumet plus. </em>»</p>



<p>À Washington, Donald Trump tient un langage similaire : les États-Unis, dit-il, « <em>refusent d’être les bailleurs d’un monde qui ne respecte pas leurs intérêts</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-effritement-du-multilateralisme-un-nouveau-tournant-mondial"><strong>L’effritement du multilatéralisme : un nouveau tournant mondial</strong></h2>



<p>Cette synchronie n’est pas anodine. Des deux côtés de l’Atlantique, la logique du retrait traduit une crise plus profonde du système international hérité de l’après-guerre. L’ONU, affaiblie par les rivalités entre grandes puissances et les blocages institutionnels, peine à incarner une gouvernance mondiale équilibrée.</p>



<p>Le retrait américain, comme celui des pays du Sahel, révèle une mutation géopolitique majeure : la fin du consensus multilatéral et le retour affirmé des États-nations.</p>



<p>Dans les capitales africaines comme à Washington, cette tendance se fonde sur la même rhétorique de rupture : « <em>nous déciderons pour nous-mêmes </em>».</p>



<p>L’AES, en promouvant une diplomatie de non-alignement et une intégration régionale autonome, cherche à bâtir une souveraineté collective à l’échelle du Sahel. Trump, de son côté, ressuscite un nationalisme économique et un isolationnisme stratégique qui rappellent l’Amérique des années 1930.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-du-sahel-laboratoire-d-une-nouvelle-souverainete"><strong>L’Afrique du Sahel, laboratoire d’une nouvelle souveraineté</strong></h2>



<p>Ce que vivent aujourd’hui le Mali, le Niger et le Burkina Faso préfigure peut-être un mouvement mondial : celui d’une désoccidentalisation de la gouvernance internationale.</p>



<p>Les dirigeants sahéliens ont souvent été raillés pour leurs critiques virulentes des institutions internationales. Pourtant, le retrait américain vient renforcer leur argument : le multilatéralisme ne répond plus aux attentes des nations souveraines, qu’elles soient du Sud ou du Nord.</p>



<p>De Niamey à Bamako, les États de l’AES plaident désormais pour une diplomatie de résultats : coopération choisie, alliances équilibrées, institutions allégées.</p>



<p>Une approche que Trump semble, à sa manière, faire sienne — en rompant avec un système perçu comme « <em>obsolète</em> » et « <em>anti-souverain </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-nouvel-ordre-mondial-a-geometrie-variable"><strong>Vers un nouvel ordre mondial à géométrie variable ?</strong></h2>



<p>La coïncidence entre la doctrine America First et la doctrine sahélienne de souveraineté n’est peut-être pas fortuite : elle reflète le délitement de l’ordre international fondé sur l’universalité.</p>



<p>Alors que les États-Unis, première puissance mondiale, s’émancipent du cadre onusien, les nations africaines s’affirment en dehors des tutelles régionales. Dans les deux cas, la légitimité se reconstruit à l’intérieur, pas à l’extérieur.</p>



<p>Mais ce tournant comporte aussi des risques : l’éclatement du système international, l’isolement des pays et le retour à une diplomatie de rapports de force.</p>



<p>Le monde entre peut-être dans une ère nouvelle — celle des souverainetés parallèles, où chaque bloc redéfinit ses règles et ses alliances.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Assimi Goïta prône une diplomatie de vérité face à la désinformation internationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 22:28:32 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le rôle de l'Ambassadeur du Mali à Genève dans la diplomatie de vérité pour contrer la désinformation mondiale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Face à la multiplication des narratifs hostiles et à la désinformation sur la scène internationale, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a appelé à une « diplomatie de vérité ». En recevant le nouvel ambassadeur du Mali à Genève, Sékou dit Gaoussou Cissé, le 5 janvier 2026 au palais de Koulouba, le chef de l’État a fixé les grandes orientations d’une diplomatie offensive, axée sur la défense de la souveraineté nationale, la lutte contre la manipulation médiatique et la valorisation des réformes engagées au Mali.</em></strong></p>



<p>Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu en audience, ce lundi 5 janvier 2026, au palais de Koulouba, le nouvel ambassadeur du Mali à Genève, M. Sékou dit Gaoussou Cissé. Cette rencontre, à la fois protocolaire et stratégique, s’inscrit dans la continuité du repositionnement diplomatique du Mali sur la scène internationale, fondé sur la souveraineté, le réalisme et la défense des intérêts nationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mission-au-coeur-de-la-nouvelle-diplomatie-malienne"><strong>Une mission au cœur de la nouvelle diplomatie malienne</strong></h2>



<p>Ancien directeur de la coopération Europe au ministère des Affaires étrangères, Sékou dit Gaoussou Cissé est un diplomate chevronné appelé à défendre, depuis Genève, les positions du Mali au sein des grandes institutions internationales. Le président Goïta lui a donné des orientations claires : faire entendre la voix du Mali dans les forums multilatéraux, promouvoir les réformes engagées dans le pays et plaider pour une diplomatie de vérité.</p>



<p>« <em>Le président invite tous les ambassadeurs, quel que soit leur poste, à informer sur ce que le Mali a choisi de faire et pourquoi il le fait</em> », a déclaré le nouvel ambassadeur à sa sortie d’audience. Il a rappelé que la diplomatie malienne repose désormais sur trois principes devenus constitutionnels : la souveraineté nationale, le choix des partenaires et la défense des intérêts du peuple malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-reconciliation-et-culture-comme-leviers-d-influence"><strong>Souveraineté, réconciliation et culture comme leviers d’influence</strong></h2>



<p>Selon M. Cissé, le président de la Transition a insisté sur la nécessité de défendre la souveraineté du Mali dans tous les domaines : sécurité, économie et réconciliation nationale. Il a souligné que la politique étrangère du pays doit s’articuler autour de la réappropriation des processus de paix et du dialogue inter-malien, pilier de la refondation nationale.&nbsp;</p>



<p>Assimi Goïta a par ailleurs mit l’accent sur la nécessité de contrer la politisation des droits de l’homme dans les instances internationales, tout en réaffirmant la place de la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 6 juillet 2024 à Niamey au Niger,&nbsp; dans la diplomatie régionale. Il a exhorté les ambassadeurs à « <em>construire et défendre la dynamique AES</em> », alliance regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, et perçue comme une alternative africaine d’intégration fondée sur les intérêts des peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-de-l-information-un-front-diplomatique-essentiel"><strong>La bataille de l’information, un front diplomatique essentiel</strong></h2>



<p>Pour M. Cissé, la diplomatie malienne doit désormais mener une véritable guerre informationnelle face à la désinformation relayée dans certains médias internationaux. « <em>Beaucoup de choses que l’on apprend sur le Mali à travers la presse internationale ne sont pas réelles </em>», a-t-il déclaré. Son premier défi, dit-il, sera de « porter la bonne information » auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux à Genève, en expliquant les choix souverains du Mali, leur fondement et leurs objectifs.</p>



<p>L’ambassadeur a tenu à préciser que ces choix « <em>ne sont pas contre quelqu’un, mais pour nous-mêmes</em> », insistant sur la nécessité de faire comprendre que la voie empruntée par le Mali vise avant tout le bien-être du peuple malien.</p>



<p>Avec cette nomination, Bamako entend renforcer sa présence dans les organisations internationales basées à Genève, notamment le Conseil des droits de l’homme et les agences onusiennes. L’entretien entre le président Goïta et le nouvel ambassadeur illustre la volonté des autorités de la Transition de construire une diplomatie de conviction, tournée vers la défense des intérêts nationaux et la promotion d’un nouvel ordre international plus équitable.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Maduro capturé, mais pas de putsch ? Le double standard des puissances occidentales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 22:46:21 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le coup d'État américain au Vénézuela et ses implications géopolitiques majeures sur la scène internationale.</p>
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<p><strong><em>L’arrestation de Nicolás Maduro par les forces américaines, le 3 janvier 2026, est un tournant géopolitique majeur, mais aussi un révélateur saisissant du double standard médiatique et diplomatique occidental. Tandis que Washington célèbre une « opération de libération démocratique », nombre d’observateurs y voient un coup d’État en bonne et due forme, mais on préfère des termes plus diplomatique puisqu’il s’agit d’un renversement anticonstitutionnel mené au mépris du droit international par l’une des grandes puissances du monde. Mais lorsqu’il s’agit de l’Afrique, tous les termes péjoratifs sont employés pour qualifier les auteurs et leur opération.</em></strong></p>



<p>«&nbsp;[…] <em>Les&nbsp;milliardaires sont</em> […] <em>les rédacteurs en chef du monde. Si le monde était un journal, ils en définiraient la ligne éditoriale. Ceci pour des raisons structurelles évidentes&nbsp;: les idées ont besoin d’argent pour se diffuser.&nbsp;</em>», écrit Myret Zaki. Une analogie qui explique exactement comment le monde est gouvernée. Les plus puissants font les lois qui sont appliquées sur les autres mais dont eux-mêmes sont épargnés. Le bien et le mal devient toujours relatif. Le vocabulaire même est taillé sur mesure selon qu’il s’agit d’un puissant ou d’un faible. C’est cela le nouveau multilatéralisme respectant le droit international et protégeant les plus faibles contre les puissants.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>Lénine avait raison de le dire : «&nbsp;<em>L’impérialisme est le stade suprême du capitalisme</em>&nbsp;». Quoi de plus normal si l’on sait que «&nbsp;<em>Les États-Unis sont gouvernés par les superriches&nbsp;</em>», selon Francis Fukuyama. Quelques heures après les frappes massives menées contre le Venezuela et le coup d’Etat militaire contre le président Nicolás Maduro, le putschiste Donald Trump est apparu triomphal devant les caméras depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride. Le président américain a revendiqué le coup d’Etat en des termes spectaculaires, la qualifiant d’« <em>assaut comme on n’en avait pas vu depuis la Seconde Guerre mondiale</em> ». « <em>Tard, hier soir, et tôt, ce matin, à ma demande, les forces armées américaines ont conduit une opération militaire extraordinaire dans la capitale du Venezuela </em>», a-t-il déclaré, présentant cette intervention comme un acte de justice internationale destiné à « <em>confronter à la justice le dictateur hors-la-loi Nicolás Maduro</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-putsch-qualifie-d-arrestation-nbsp"><strong>Un putsch qualifié d’arrestation&nbsp;</strong></h2>



<p>Poursuivant sur un ton de conquérant, Donald Trump a annoncé que les États-Unis « <em>allaient désormais diriger le Venezuela</em> » et y déployer des compagnies pétrolières américaines afin de « r<em>éparer les infrastructures pétrolières vétustes et relancer l’économie du pays </em>». Cette déclaration rappelle les logiques d’occupation et de spoliation économique des interventions américaines passées en Amérique latine, de l’Irak à Panama. Derrière le discours de justice se cache une reprise en main directe des ressources stratégiques du Venezuela. Que reste-t-il donc du modèle démocratique enseigné dans les grandes écoles de sciences politiques ? Que reste-t-il de la souveraineté des Etats et de leur droit fondamental de disposer d’eux-mêmes ? Lorsque les Etats ne peuvent plus exercer leur souveraineté sur leur territoire, difficile de parler de liberté ou de souveraineté.&nbsp;</p>



<p>Dans la plupart des grands médias occidentaux ou dans le langage des diplomates occidentaux, le mot « <em>putsch</em> » n’apparaît nulle part. Donald Trump, qui vient de renverser un président en exercice, n’est pas qualifié de « <em>putschiste</em> » ou de « <em>chef d’État renversant un gouvernement souverain par la force </em>». On parle pudiquement d’« <em>opération spéciale </em>», de « <em>capture ciblée »</em>, voire d’« <em>action antiterroriste </em>». Un lexique soigneusement choisi, bien éloigné de celui utilisé lorsqu’un renversement de pouvoir a lieu en Afrique ou en Amérique latine sans l’aval de l’Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-afrique-n-a-pas-droit-au-meme-vocabulaire"><strong>Quand l’Afrique n’a pas droit au même vocabulaire</strong></h2>



<p>Dans les faits, le déroulement de l’opération ne laisse place à aucun doute. Des unités d’élite américaines — notamment la Delta Force — ont mené des frappes coordonnées sur Caracas et plusieurs villes du Venezuela avant d’arrêter le président Maduro et son épouse, Cilia Flores. Ce coup d’Etat, conduit sans aucun mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, constitue une violation flagrante de la souveraineté vénézuélienne et du droit international.</p>



<p>L’annonce triomphale de Donald Trump sur son réseau Truth Social — « <em>Les États-Unis ont capturé Maduro et mis fin à son règne </em>» — a provoqué un séisme diplomatique. Caracas dénonce un « <em>acte impérialiste </em>» et exige la libération immédiate de son président. La vice-présidente Delcy Rodríguez parle d’une « <em>agression d’État </em>» et réclame une « <em>preuve de vie </em>».</p>



<p>Mais dans les chancelleries occidentales, le silence domine. À Bruxelles, à Londres ou à Paris, l’on « <em>observe la situation avec attention </em>». Aucun mot de condamnation, aucune allusion à un coup d’État.&nbsp;</p>



<p>Le président français Emmanuel Macron s’est exprimé sur le réseau social X sans aucune condamnation de ce coup de force. Au contraire, il s’en réjouit et réaffirme son accompagnement au peuple vénézuelien : «&nbsp;<em>Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir. En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple. La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien. Nous souhaitons que le Président Edmundo González Urrutia, élu en 2024, puisse assurer au plus vite cette transition.&nbsp;</em>»</p>



<p>La retenue lexicale contraste fortement avec le ton habituellement employé lorsque des événements similaires se produisent en Afrique. Au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Gabon ou en Guinée, les prises de pouvoir militaires de 2020 à 2023 ont immédiatement été qualifiées de « <em>putschs</em> » et leurs auteurs de « <em>juntes militaires </em>». Les dirigeants africains ont été bannis des forums internationaux, leurs États sanctionnés, leurs économies asphyxiées au nom de la « <em>défense de la démocratie </em>». On se demande finalement de quelle démocratie défend-on ? Sûrement une démocratie deux poids, deux mesures. Les puissants font la démocratie mais ne violent jamais ses principes. Toute violation par ceux-bin est vu comme une restauration des principes démocratiques.&nbsp;</p>



<p>Mais à Caracas, point de telles indignations. Aucune voix occidentale ne parle de « <em>coup d’État américain </em>» ni ne qualifie Donald Trump de « <em>putschiste</em> ». Au contraire, certains éditorialistes saluent même la « <em>restauration de la démocratie</em> » au Venezuela. Ce deux poids, deux mesures met en lumière un biais profond : celui d’un multilatéralisme sélectif, où la souveraineté des nations du Sud reste conditionnelle, suspendue à l’approbation des puissances du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-la-fin-du-multilateralisme"><strong>Vers la fin du multilatéralisme ?</strong></h2>



<p>Ce coup de force américain, survenu sans l’aval des Nations unies ni consultation du Congrès, illustre la fragilité d’un ordre mondial que beaucoup jugeaient déjà moribond. Entre la guerre en Ukraine, les frappes américaines au Nigeria contre des positions de l’État islamique, et désormais l’intervention au Venezuela, les équilibres internationaux vacillent.</p>



<p>Le retour assumé des logiques impériales pose une question vertigineuse : le monde entre-t-il dans une ère post-multilatérale, où les puissances imposent leur loi sans retenue ? À Caracas comme à Bamako, la conviction que la souveraineté ne se quémande plus, mais qu’elle se défend, émerge.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dette historique : les pays pauvres paient 741 milliards de dollars de plus qu’ils ne reçoivent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 07:59:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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<p>Découvrez la crise de la dette en Afrique et comment la Banque mondiale devient le dernier recours financier.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que les pays en développement ont versé 741 milliards de dollars de plus qu’ils n’ont reçu en nouveaux financements entre 2022 et 2024, l’Afrique se retrouve en première ligne d’une crise de la dette sans précédent. Dans un contexte de taux d’intérêt élevés et de retrait des créanciers bilatéraux, la Banque mondiale apparaît comme le dernier rempart financier, notamment pour les pays les plus vulnérables du continent. Mais cette embellie pourrait n’être qu’une accalmie avant une nouvelle tempête.</em></strong></p>



<p>La Banque mondiale s’impose désormais comme la principale source nette de financement pour les 78 pays les plus vulnérables du globe, selon le <em>Rapport sur la dette internationale 2025</em>. Entre 2022 et 2024, les pays en développement ont remboursé 741 milliards de dollars de plus qu’ils n’ont reçu en nouveaux financements — un record absolu depuis un demi-siècle. Et l’Afrique, particulièrement l’Afrique de l’Ouest, se trouve au cœur de ce séisme financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-continent-pris-dans-l-etau-financier-mondial"><strong>Un continent pris dans l’étau financier mondial</strong></h2>



<p>L’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée par l’érosion brutale de l’accès au crédit international. Dans plusieurs pays, les marges budgétaires se sont évaporées sous l’effet combiné d’un effondrement des recettes d’exportation, d’une inflation persistante et d’un isolement diplomatique accru.</p>



<p>Selon la Banque mondiale, la dette extérieure des pays à faible et moyen revenu a atteint 8 900 milliards de dollars en 2024. Sur ce total, 1 200 milliards concernent les pays les plus pauvres — dont une majorité d’États africains.</p>



<p>Les taux d’intérêt sur les nouveaux emprunts restent prohibitifs : près de 10 % en moyenne en 2024, soit deux fois le niveau d’avant 2020. Une réalité particulièrement pénalisante pour des pays comme le Niger, le Mali ou le Burkina Faso, dont l’accès aux marchés financiers s’est considérablement réduit à la suite des changements politiques des dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-etats-africains-pris-dans-un-carrefour-geopolitique-et-financier"><strong>Les États africains pris dans un carrefour géopolitique et financier</strong></h2>



<p>Selon le rapport, plus de la moitié des pays africains disposant de données complètes ont vu leur dette intérieure croître plus vite que leur dette extérieure en 2024, accentuant le « <em>nexus souverain-bancaire </em>» : les banques locales préfèrent acheter des titres publics plutôt que financer le secteur privé, paralysant l’investissement productif.</p>



<p>Dans certains États sahéliens, l’impact humain est déjà visible : la Banque mondiale estime que dans les 22 pays les plus endettés du monde, 56 % des habitants ne peuvent pas assurer une alimentation saine.&nbsp;</p>



<p>Malgré la brutalité de ces chiffres, 2024 a apporté un sursaut :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>90 milliards de dollars de dette ont été restructurés dans les pays en développement, un record depuis 2010.</li>



<li>Les investisseurs obligataires ont effectué un retour remarqué, injectant 80 milliards de dollars nets dans les pays en développement.</li>
</ul>



<p>Ce retour, toutefois, ne concerne quasiment pas l’Afrique de l’Ouest, où les risques politiques et sécuritaires découragent les investisseurs. Les pays plus diversifiés — Côte d’Ivoire, Sénégal, Kenya — ont pu émettre de nouveaux eurobonds.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-banque-mondiale-devient-le-principal-filet-de-securite"><strong>La Banque mondiale devient le principal filet de sécurité</strong></h2>



<p>Face à cette contraction des financements, une réalité s’impose :<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/27a1.png" alt="➡" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> En 2024, la Banque mondiale a fourni 18,3 milliards de dollars de financements nets aux pays IDA, plus que tout autre bailleur.<br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/27a1.png" alt="➡" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> À cela s’ajoutent 7,5 milliards de dollars de dons, un sommet historique.</p>



<p>Cette position dominante s’explique par le retrait massif des créanciers bilatéraux (–8,8 milliards de dollars nets).</p>



<p>Pour de nombreux pays africains, la Banque mondiale demeure désormais l’un des très rares canaux d’accès à des ressources à faible coût. Dans certains cas, elle représente même le seul créancier disposé à restructurer ou prolonger des échéances.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-risque-de-sommeil-vers-la-crise"><strong>Un risque de “sommeil vers la crise”</strong></h2>



<p>Les experts de la Banque mondiale restent alarmistes. « <em>Les pays en développement ne doivent pas se laisser tromper : ils ne sont pas hors de danger</em> », prévient Indermit Gill, économiste en chef de l’institution. Malgré la baisse récente des taux mondiaux, la dette continue de croître sous des formes « <em>nouvelles et pernicieuses</em> ».</p>



<p>L’institution appelle les gouvernements africains à profiter de la courte fenêtre actuelle pour réformer leurs finances publiques et renforcer la transparence de leur dette. Sans cela, un nouveau choc — géopolitique, climatique ou économique — pourrait déclencher une crise plus grave que celle de 2020-2024.</p>



<p>Les perspectives africaines restent pourtant fragiles.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La croissance demeure freinée par l’insécurité, la volatilité des matières premières et le climat d’incertitude politique.</li>



<li>L’Afrique de l’Ouest, malgré des pôles dynamiques (Côte d’Ivoire, Ghana stabilisé, Nigeria en transition), reste vulnérable aux chocs externes.</li>
</ul>



<p>À défaut de transformer l’embellie actuelle en réformes durables, l’ensemble du continent pourrait replonger dans une crise de la dette systémique — dont l’impact humain serait considérable.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique–Europe : le sommet du réalisme et des rééquilibrages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 09:06:50 +0000</pubDate>
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<p>Le Sommet Afrique-Europe à Luanda en 2025 a célébré 25 ans d'amitiés et de défis entre l'Afrique et l'Europe.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>À Luanda, entre promesses renouvelées et ambitions contenues, Africains et Européens ont tenté de redonner souffle à une relation vieille d’un quart de siècle. Plus qu’un sommet diplomatique, celui de 2025 s’est voulu un test grandeur nature pour un partenariat à la croisée des chemins.</em></strong></em></strong><strong></strong></p>



<p>Sous le soleil implacable de Luanda, les 24 et 25 novembre 2025,&nbsp;chefs d’État, diplomates et stratèges&nbsp;venus des deux rives de la Méditerranée ont célébré un anniversaire symbolique :&nbsp;25 ans de partenariat UA-UE.</p>



<p>Mais derrière les sourires et les poignées de main, un constat s’imposait :&nbsp;l’Afrique n’est plus la même, et&nbsp;l’Europe non plus. L’une revendique son autonomie stratégique, l’autre cherche à préserver son influence dans un continent désormais convoité par Pékin, Moscou et Ankara.</p>



<p>Le thème choisi –&nbsp;<em>« Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif »</em>&nbsp;– sonnait presque comme un plaidoyer : celui d’un&nbsp;multilatéralisme de survie, à l’heure où les fractures mondiales se creusent et où les alliances se recomposent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-en-quete-d-equilibre"><strong>Un partenariat en quête d’équilibre</strong><strong></strong></h3>



<p>João Lourenço, hôte du sommet et président angolais, a donné le ton d’entrée :&nbsp;<em>« Ce partenariat doit désormais se penser d’égal à égal. »</em><em>&nbsp;</em>Les représentants européens ont acquiescé, parfois à contre-cœur. Car si le discours du respect mutuel s’impose,&nbsp;la réalité des rapports économiques et sécuritaires reste profondément asymétrique.</p>



<p>L’Europe, fidèle à sa stratégie de «&nbsp;<em>Global Gateway</em>&nbsp;» — son contrepoids au rouleau compresseur chinois des Nouvelles Routes de la soie —, a promis&nbsp;150 milliards d’euros d’investissements&nbsp;sur le continent africain. Mais l’Afrique, de son côté,&nbsp;n’entend plus être une périphérie de la prospérité européenne&nbsp;: elle veut des transferts de technologie, une industrialisation réelle et une part plus équitable dans la création de valeur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ombre-du-sahel-et-la-tentation-de-la-souverainete"><strong>L’ombre du Sahel et la tentation de la souveraineté</strong><strong></strong></h3>



<p>Au cœur des échanges, les crises africaines ont plané comme des spectres familiers :&nbsp;Sahel, Soudan, RDC, Corne de l’Afrique.&nbsp;L’Europe plaide pour une stabilité régionale ; l’Afrique, elle, exige désormais la&nbsp;souveraineté dans la gestion de ses conflits.</p>



<p>L’échec des dispositifs de sécurité imposés par l’extérieur – du G5 Sahel à la MINUSMA – hante encore les esprits.&nbsp;L’UA réclame que les opérations de paix africaines soient&nbsp;financées directement par l’ONU, avec un soutien renforcé du&nbsp;Fonds européen pour la paix.</p>



<p>La guerre en Ukraine, omniprésente dans les discussions, a aussi révélé un clivage :&nbsp;l’Afrique refuse de s’aligner, préférant le pragmatisme des alliances multiples au suivisme diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-climat-a-la-connectivite-les-nouveaux-chantiers"><strong>Du climat à la connectivité : les nouveaux chantiers</strong><strong></strong></h3>



<p>Le sommet a aussi voulu parler d’avenir.&nbsp;L’Afrique&nbsp;et l’Europe se sont engagées à&nbsp;fournir une énergie propre à 100 millions d’Africains d’ici 2030, tout en&nbsp;accélérant la transformation numérique&nbsp;du continent.</p>



<p>Mais derrière ces promesses se cache une bataille d’intérêts : celle des&nbsp;minéraux critiques, du&nbsp;lithium congolais au cobalt zambien, qui alimente les industries vertes européennes.&nbsp;L’Afrique réclame que cette transition écologique ne soit pas&nbsp;un nouveau pacte de dépendance, mais un levier d’industrialisation.</p>



<p>Sur le commerce, la&nbsp;ZLECAf&nbsp;(Zone de Libre-Échange Continentale Africaine) est apparue comme le grand pari africain, encore fragile mais porteur d’espoir. L’Europe, en retour, a promis d’adapter certaines de ses politiques commerciales, notamment sur la&nbsp;taxe carbone aux frontières, jugée injuste par les pays du Sud.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-afrique-jeune-une-europe-vieillissante"><strong>Une Afrique jeune, une Europe vieillissante</strong><strong></strong></h3>



<p>Entre les deux continents, le fossé générationnel saute aux yeux.&nbsp;L’Afrique,&nbsp;plus jeune que jamais, aspire à l’emploi, à la mobilité, à la reconnaissance.&nbsp;L’Europe,&nbsp;plus vieillissante, redoute l’immigration mais a besoin de talents et de main-d’œuvre.&nbsp;La question migratoire, abordée avec diplomatie, reste le grand non-dit de ce partenariat.</p>



<p>Les dirigeants africains ont insisté sur&nbsp;l’autonomisation des jeunes et des femmes, tandis que Bruxelles a mis l’accent sur&nbsp;la migration légale et maîtrisée&nbsp;— un euphémisme pour contenir sans fermer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-multilateralisme-a-reinventer"><strong>Un multilatéralisme à réinventer</strong><strong></strong></h3>



<p>Enfin, l’appel à une&nbsp;réforme du Conseil de sécurité de l’ONU&nbsp;et des&nbsp;institutions financières internationales&nbsp;a fait consensus.&nbsp;Les Africains veulent&nbsp;siéger à la table où se décident les règles du monde, et non plus dans la salle d’attente du développement.&nbsp;L’Europe, consciente de la perte de son monopole moral, s’y est montrée favorable… du moins sur le papier.</p>



<p>La&nbsp;déclaration finale, forte de 49 points, se veut ambitieuse.&nbsp;Mais à Luanda, chacun savait que la crédibilité du partenariat UA-UE ne se jouera plus sur les communiqués, mais sur les&nbsp;résultats tangibles.&nbsp;Le continent africain ne veut plus de promesses creuses : il veut&nbsp;des routes, des usines, des emplois, des satellites.</p>



<p>À l’heure où le monde entre dans une ère de compétition globale,&nbsp;le partenariat Afrique–Europe doit prouver qu’il peut encore être une alliance d’intérêt et non de dépendance.&nbsp;Ce sommet de 2025 aura au moins eu un mérite : rappeler que&nbsp;le temps des illusions postcoloniales est révolu, et que l’Afrique, désormais,&nbsp;parle d’égal à égal.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À l’ONU, le Mali frappe fort : quand Bamako accuse Kyiv et Paris de nourrir le terrorisme sahelien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 08:50:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali accuse Ukraine et Paris de complicité dans des attaques meurtrières. Découvrez la vision de Bamako sur la guerre froide actuelle.</p>
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<p><strong><em>À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, ils sont nombreux à déclamer des discours trop longs, trop fades, trop creux. Pas le Premier ministre malien. Général de division à la voix posée et au ton martial, Abdoulaye Maïga n’est pas venu quémander des aides ni quémander des excuses. Il est venu livrer une charge. Un acte d’accusation. Une radiographie brutale de la nouvelle guerre froide, vue depuis le sable du Sahel.</em></strong></p>



<p>Tinzawatène. Juillet 2024. Une attaque meurtrière contre une patrouille malienne. Le gouvernement de Bamako avait alors pointé du doigt une connivence troublante : celle de conseillers militaires ukrainiens qui, selon les autorités maliennes, ont publiquement revendiqué leur soutien à l’opération terroriste. Un an plus tard, Maïga enfonce le clou :&nbsp;<em>« L’Ukraine est devenue l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes aux groupes terroristes dans le monde. »</em></p>



<p>Une phrase choc. Une rhétorique offensive. Mais pas gratuite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-kyiv-a-kidal-le-fil-rouge-du-chaos"><strong>De Kyiv à Kidal, le fil rouge du chaos</strong></h2>



<p>Ce n’est pas la première fois que Bamako convoque l’Ukraine dans sa dénonciation du désordre mondial. Mais c’est quasiment la première fois que le lien entre guerre russo-ukrainienne et instabilité sahélienne est affirmé aussi frontalement à l’ONU.</p>



<p>Pour Maïga, le soutien militaire occidental à Kyiv ne serait rien d’autre qu’une diversion stratégique. Une manière, pour les puissances occidentales, de détourner les projecteurs d’un autre théâtre de guerre : celui du Sahel. Dans cette lecture, la France occupe un rôle central, accusée de jouer à la fois le pompier et l’incendiaire :&nbsp;<em>« Un régime nostalgique de la colonisation, préoccupé par sa perte d’influence dans la région, qui sponsorise les groupes terroristes tout en prétendant combattre l’insécurité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-requete-sans-suite-des-preuves-sans-audience"><strong>Une requête sans suite, des preuves sans audience</strong></h2>



<p>Depuis le 15 août 2022, le Mali dit avoir saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour exposer ce qu’il qualifie de preuves «&nbsp;<em>irréfragables</em>&nbsp;» de l’implication française dans les activités terroristes. Deux ans plus tard, silence radio du côté des Nations unies. Une inaction qui, pour Bamako, équivaut à une complicité passive.</p>



<p>Maïga ne mâche pas ses mots :&nbsp;<em>« Il est temps que la conscience mondiale se réveille. »</em>&nbsp;Et d’appeler à une refondation du multilatéralisme, moins inféodé à l’Occident, plus à l’écoute des souverainetés retrouvées du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aes-une-confederation-contre-les-vents-dominants"><strong>AES : une confédération contre les vents dominants</strong></h2>



<p>Lancée en 2024, la Confédération des États du Sahel (AES) regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans une alliance politique, militaire et économique sans précédent dans l’histoire moderne du Sahel. Un pacte de survie, mais aussi de défiance vis-à-vis des modèles imposés.</p>



<p>Dans son allocution, le chef du gouvernement malien en fait le socle d’une vision stratégique alternative : endogène, panafricaniste, affranchie. Une puissance émergente en construction, dotée bientôt d’une banque d’investissement propre, d’une armée confédérale, et d’une feuille de route fondée sur l’industrialisation, l’énergie, la souveraineté alimentaire et monétaire.</p>



<p>Le message est clair : le Sahel ne veut plus être un protectorat de fait, pas même au nom du droit humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-guerre-hybride-devient-doctrine"><strong>Quand la guerre hybride devient doctrine</strong></h2>



<p>Pour Maïga, la guerre menée contre le Mali n’est plus asymétrique : elle est hybride. Elle mêle drones, mercenaires, sanctions économiques, campagnes médiatiques et ingérences diplomatiques. Et certains États voisins ne sont pas en reste. L’Algérie est nommément accusée d’avoir abattu un drone malien et de tolérer, sur son sol, la planification d’attaques contre le Mali.</p>



<p>Des propos durs, assumés, que Maïga entoure d’ironie grinçante et de citations de sages africains.&nbsp;<em>« Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-onu-face-a-son-miroir"><strong>L’ONU face à son miroir</strong></h2>



<p>Le discours du Mali est aussi un miroir tendu à l’ONU elle-même. À 80 ans, l’organisation internationale semble, aux yeux de Bamako, en perte d’utilité. Incapable de faire respecter ses propres principes. Aveugle sur l’Afrique.&nbsp;<em>« Si l’ONU continue à feindre l’ignorance, elle cessera d’être la somme du monde et deviendra le bras passif de l’injustice mondiale. »</em></p>



<p>Mais loin d’être un repli, ce diagnostic s’accompagne d’une main tendue : le Mali et l’AES se disent prêts à jouer leur partition dans la réforme du système multilatéral. Mais pas à n’importe quelle condition :&nbsp;<em>« Nous ne demandons pas l’aumône. Nous appelons à la conscience. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-de-rupture-pas-de-soumission"><strong>Un discours de rupture, pas de soumission</strong></h2>



<p>Dans la salle, les diplomates notent, froncent les sourcils, se regardent. Certains applaudissent, d’autres fuient le regard du général malien. Mais une chose est sûre : le Mali ne parle plus en périphérie. Il parle au centre, quitte à bousculer les équilibres.</p>



<p>En revisitant la cartographie des menaces, en accusant sans trembler des États membres permanents du Conseil de sécurité, et en érigeant le Sahel en nouveau front de la géopolitique globale, Bamako n’implore plus. Il défie, il dénonce, il reconstruit.</p>



<p>Et dans cette parole assumée, il y a une leçon à entendre : la fin du temps des tutelles.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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