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	<title>Archives des Moussa Mara &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Moussa Mara &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : la justice confirme en appel la condamnation de l’ex-premier ministre Moussa Mara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 15:37:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Cour d'appel confirme la condamnation de Moussa Mara en appel à deux ans de prison, une décision marquante pour le Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Au Mali, la Cour d’appel a confirmé, ce lundi, la condamnation de l’ancien premier ministre Moussa Mara à deux ans de prison, dont un an ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA. Une décision qui vient conforter la position des autorités de la transition, déterminées à faire respecter l’ordre institutionnel et à sanctionner toute remise en cause jugée dangereuse pour la stabilité du pays.</em></strong></p>



<p>Déjà condamné en première instance fin octobre, Moussa Mara, en détention depuis le 1ᵉʳ août, était poursuivi pour « <em>atteinte au crédit de l’État </em>» et « <em>opposition à l’autorité légitime</em> ». La justice lui reproche un message publié sur les réseaux sociaux dans lequel il affirmait vouloir se « <em>battre par tous les moyens</em> » pour que le « <em>soleil</em> » succède à « <em>la nuit </em>», des propos interprétés par les magistrats comme un appel à la contestation de l’ordre établi, dans un contexte national marqué par de fortes tensions sécuritaires et politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-judiciaire-dans-un-contexte-sensible"><strong>Un signal judiciaire dans un contexte sensible</strong></h2>



<p>Pour les autorités de la transition, cette décision s’inscrit dans une logique de fermeté assumée face à des discours susceptibles d’alimenter l’instabilité. Depuis la prise du pouvoir par les militaires, en 2020 puis 2021, Bamako souhaite rompre avec une culture d’impunité et restaurer l’autorité de l’État, notamment face aux acteurs politiques accusés de fragiliser le processus de refondation en cours.</p>



<p>Dans un pays confronté à une menace sécuritaire persistante, à une recomposition diplomatique régionale et à de profondes réformes institutionnelles, les autorités estiment que les appels ambigus, même formulés sur les réseaux sociaux, peuvent être perçus comme des signaux dangereux. La justice malienne a ainsi choisi de retenir une interprétation stricte des propos de l’ancien chef de gouvernement, soulignant la responsabilité particulière qui incombe aux figures publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-d-une-indulgence-envers-les-anciens-dirigeants"><strong>La fin d’une indulgence envers les anciens dirigeants</strong></h2>



<p>Ancien premier ministre sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, Moussa Mara reste une figure clivante de la scène politique malienne. Cette condamnation marque la fin d’une indulgence longtemps accordée aux anciens responsables politiques, accusés d’avoir contribué à l’affaiblissement de l’État.</p>



<p>En confirmant la peine prononcée en première instance, la Cour d’appel rappelle ainsi que nul n’est au-dessus de la loi, quel que soit son passé au sommet de l’État. Une ligne défendue avec constance par le pouvoir de transition, qui fait de la restauration de l’autorité judiciaire un pilier de sa gouvernance.</p>



<p>Depuis 2021, les autorités maliennes affirment vouloir replacer la justice au cœur du projet de refondation nationale. L’affaire Moussa Mara s’inscrit dans cette dynamique, aux côtés d’autres procédures visant des acteurs politiques, administratifs ou économiques, présentées comme la preuve d’une volonté de rupture avec les pratiques du passé.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Garde à vue de Choguel Kokalla Maïga, décès de Tiébilé Dramé et incarcération de Moussa Mara – trois secousses politiques en moins de deux semaines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 21:44:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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<p>Choguel Kokalla Maïga en garde-à-vue : un tournant majeur pour la gouvernance au Mali et l'obligation de rendre des comptes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En moins de deux semaines, le Mali a vu disparaître une figure historique, et deux anciens Premiers ministres rattrapés par la justice, signe qu’au Mali de la Transition, la politique n’exempte plus de l’obligation de rendre des comptes.</em></strong></p>



<p>Le Mali n’avait pas connu pareille densité politique depuis des mois : en l’espace de quelques jours, la capitale malienne a vu s’enchaîner la mise en garde à vue d’un ancien Premier ministre, la disparition d’une figure historique du mouvement démocratique, et l’incarcération d’un autre ex-chef du gouvernement. Trois événements qui, loin de traduire une crise improvisée, s’inscrivent dans la volonté des autorités de la Transition de restaurer une gouvernance rigoureuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-choguel-face-aux-enqueteurs"><strong>Choguel face aux enquêteurs</strong></h2>



<p>Vendredi 1<sup>er</sup>&nbsp;août 2025, Choguel Kokalla Maïga avait déjà fait un premier passage devant la brigade du Pôle national économique et financier. Convoqué de nouveau ce mardi&nbsp;12&nbsp;août pour des confrontations annoncées avec d’anciens collaborateurs, il a patienté cinq heures avant que la procédure ne prenne une tournure plus ferme&nbsp;: placement officiel en garde à vue, le temps pour les enquêteurs de boucler leur dossier et de le transmettre aux autorités judiciaires compétentes, selon un communiqué signé de son avocat,&nbsp;Maître Cheick Oumar Konaré, Avocat au barreau du Mali.</p>



<p>Dans le viseur&nbsp;: des soupçons d’atteinte aux biens publics issus d’un rapport du Vérificateur général. Mais, précise son avocat Me Cheick Oumar Konaré, l’ancien chef de la Primature bénéficie de tous les égards dus à son rang et reste présumé innocent. Ses proches, dont l’ancien directeur de cabinet Issiaka Ahmadou Singaré et trois ex-directeurs administratifs et financiers, sont également concernés par cette mesure.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-disparition-d-un-veteran-politique"><strong>La disparition d’un vétéran politique</strong></h2>



<p>Le même jour, la nouvelle est tombée de Paris&nbsp;: Tiébilé Dramé, ancien ministre des Affaires étrangères, ex-président du PARENA et militant de la première heure du combat démocratique, s’est éteint. Pour beaucoup, il incarnait cette génération d’hommes politiques forgés dans les luttes estudiantines des années&nbsp;1980, puis propulsés au premier plan à la faveur de l’ouverture démocratique. Même si ses prises de position récentes avaient parfois divergé de la ligne officielle, il restera dans l’histoire comme un artisan du Mali pluraliste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moussa-mara-derriere-les-barreaux"><strong>Moussa Mara derrière les barreaux</strong></h2>



<p>Dans ce climat déjà chargé, le 1<sup>er</sup>&nbsp;août avait aussi vu l’inculpation et le placement sous mandat de dépôt de Moussa Mara (Premier ministre de 2014 à 2015). L’homme, aujourd’hui président du parti Yelema, est poursuivi pour « <em>atteinte au crédit de l’État</em> » et « <em>opposition à l’autorité légitime</em> » après avoir publiquement exprimé son soutien à plusieurs personnalités incarcérées pour des critiques jugées infondées et déstabilisatrices envers la Transition.</p>



<p>Son style&nbsp;: un discours mesuré, mais une activité soutenue sur les réseaux sociaux et lors de conférences internationales. Une visibilité qui, pour les autorités, ne peut exonérer de la responsabilité de respecter les lois et les institutions. Son procès est prévu pour le 29&nbsp;septembre prochain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transition-qui-trace-sa-voie"><strong>Une Transition qui trace sa voie</strong></h2>



<p>Au Mali, ces dossiers ne sont pas perçus comme des règlements de comptes, mais comme l’affirmation d’un principe&nbsp;: nul, aussi prestigieux soit-il, n’est au-dessus de la loi. Dans un Mali confronté aux défis sécuritaires et à la nécessité de redresser un État fragilisé, la Transition conduite par le général Assimi Goïta entend conjuguer fermeté et légalité, quitte à bousculer certains repères du jeu politique.</p>



<p>En quelques jours, la scène politique malienne a perdu un vétéran respecté, vu deux anciens Premiers ministres confrontés à la justice, et confirmé que l’heure est à la discipline et à la redevabilité. Les règles du jeu changent&nbsp;: désormais, l’immunité politique ne protège plus contre les rigueurs de la loi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dissolution-des-partis-politiques-nbsp"><strong>Dissolution des partis politiques&nbsp;</strong></h2>



<p>Le 13&nbsp;mai 2025, par décret présidentiel, les autorités de la Transition dirigées par le général Assimi Goïta ont annoncé la dissolution de l’ensemble des partis et organisations à caractère politique — environ 300 au total — mettant un terme au multipartisme hérité de la démocratisation de 1992.</p>



<p>Cette décision, qui s’inscrit dans le sillage des réformes de refondation adoptées lors des Assises nationales de 2021, répond selon les autorités de la transition, à la nécessité de « <em>réorganiser le paysage politique de façon sereine</em> » et en cohérence avec l’option de souveraineté revendiquée par Bamako. Elle est intervenue quelques jours après une manifestation, le 3&nbsp;mai, regroupant une centaine de militants opposés à cette perspective.</p>



<p>Le décret a abrogé la charte encadrant la vie, la création et le financement des partis. Si l’opposition a réagi par une série de recours judiciaires, les tribunaux civils de Bamako les ont rejetés en première instance, et les procédures d’appel, y compris devant la Cour suprême, sont toujours en cours.</p>



<p>Pour le pouvoir, cette rupture avec le système partisan traditionnel constitue une étape vers un nouveau cadre institutionnel, débarrassé des logiques clientélistes et recentré sur l’intérêt national.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Moussa Mara ressort libre, mais la procédure reste ouverte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 21:33:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Moussa Mara a été entendu par la Brigade d’investigation judiciaire. Découvrez les détails de son audition. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>L’ancien Premier ministre malien Moussa Mara a été entendu pendant deux jours par la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ) avant d’être présenté, ce mercredi après-midi, au procureur du Tribunal de la Commune IV de Bamako. Il ressort libre, mais l’affaire reste en cours.</p>



<p>Les auditions ont débuté mardi 15 juillet dans l’après-midi et se sont poursuivies ce mercredi matin. Elles porteraient sur un message qui aurait été publié le 4 juillet dernier sur les réseaux sociaux, dans lequel Moussa Mara déclarerait notamment vouloir « <em>se battre par tous les moyens</em> ». Une formulation qui a motivé son audition dans le cadre d’une enquête menée par le pôle anti-cybercriminalité.</p>



<p>Accompagné de son avocat, Me Mountaga Tall — ancien ministre et figure de la défense des libertés démocratiques — Moussa Mara a répondu aux questions des enquêteurs et du procureur. À ce stade, aucune mesure judiciaire ne semble avoir été prise à son encontre, et il a regagné son domicile en fin de journée.</p>



<p>Premier ministre entre 2014 et 2015 sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, Moussa Mara reste une figure politique active au Mali. Il s’est notamment illustré ces derniers mois par ses prises de parole critiques sur la situation politique et sécuritaire du pays.</p>



<p><strong>La rédaction </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Moussa Mara, l’art de parler avec ceux qu’on voulait faire taire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 05:17:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>De l’intransigeance à l’ouverture, Moussa Mara incarne à lui seul les contradictions d’un Mali tiraillé entre principes républicains et réalités d’une guerre sans fin.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>De l’intransigeance à l’ouverture, Moussa Mara incarne à lui seul les contradictions d’un Mali tiraillé entre principes républicains et réalités d’une guerre sans fin.</em></strong><em></em></p>



<p>Il fut un temps – c’était en février 2020 – où Moussa Mara, costume droit et verbe tranchant, fustigeait avec constance l’idée même de discuter avec les terroristes.&nbsp;<em>«&nbsp;Une fausse bonne idée&nbsp;»</em>, dénonçait-il alors, avec cette conviction martelée comme une vérité d’État. Cinq ans plus tard, dans les colonnes de&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>, l’ancien Premier ministre se fait l’avocat d’un dialogue «&nbsp;<em>avec les terroristes maliens</em>&nbsp;». Pas avec tout le monde, nuance-t-il, mais avec ceux d’entre eux qui, Maliens d’origine, seraient prêts à revenir dans le giron de la République.</p>



<p>Un retournement ? Un aggiornamento ? Une prise de conscience ? C’est selon. Mais dans les couloirs feutrés de Bamako, certains y voient moins une évolution doctrinale qu’un repositionnement politique soigneusement calibré, à l’heure où la question de la paix — ou plutôt de la sortie de guerre — devient centrale dans le discours des nouveaux maîtres du Sahel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De la condamnation absolue…</strong></h3>



<p>2020, donc. Mara, alors en quête de crédibilité politique post-primature, se démarque avec force d’une stratégie d’ouverture aux djihadistes esquissée par les autorités d’alors. Il dénonce, textes à l’appui, les dérives d’un processus qui, selon lui, ne ferait qu’encourager la terreur. «&nbsp;<em>Négocier avec les terroristes, c’est institutionnaliser la violence comme mode d’expression</em>&nbsp;», écrivait-il. Il comparait ces tractations à des négociations avec des preneurs d’otages : dangereuses, contre-productives, et porteuses d’un message fatal à la cohésion nationale.</p>



<p>Iyad Ag Ghali ? Amadou Kouffa ? À ses yeux, des hommes entièrement absorbés dans la dynamique terroriste, liés à des réseaux internationaux, irrécupérables politiquement, et donc indiscutables. La République était, en somme, non négociable. Et ceux qui la défiaient par les armes devaient être combattus, pas courtisés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>… à l’ouverture conditionnelle</strong></h3>



<p>Mars 2025. Même homme, ton plus mesuré, posture plus réaliste, ou plus tactique. Cette fois, il parle de&nbsp;<em>ceux des nôtres</em>&nbsp;: les Maliens engagés dans la lutte armée, à distinguer des étrangers de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ou d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). À ces premiers, il tend la main, pour peu qu’ils acceptent le cadre de la République — une et indivisible, laïque, selon les termes de l’accord d’Alger de 2015, dénoncé par les autorités maliennes de la transition le 25 janvier 2025.</p>



<p>Le contexte a changé. Le Mali, comme le Burkina Faso, comme le Niger, vit désormais sous l’autorité de régimes militaires qui, en dépit de leur rhétorique de fermeté, savent que la solution au conflit ne peut être purement militaire. Et Mara, fin connaisseur du terrain, sait que l’opinion publique, épuisée par la guerre, reste encline à soutenir toute initiative susceptible de ramener la paix.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pragmatisme ou repositionnement ?</strong></h3>



<p>Dans cette nouvelle donne politique, les symboles comptent autant que les discours. Et dans cette recomposition, la guerre ne se mène plus seulement sur les champs de bataille ou dans les chancelleries : elle se mène aussi dans le langage. Qui est terroriste, qui ne l’est pas ? À qui tend-on la main, à qui la ferme-t-on ? Le glissement sémantique opéré par Mara entre 2020 et 2025 est à ce titre révélateur : l’homme d’État inflexible devient le stratège pragmatique.</p>



<p>Reste la question de fond : ce revirement est-il le fruit d’une réflexion stratégique, ou d’un calcul politique ? Les sceptiques, nombreux à Bamako, y voient un alignement opportuniste avec la nouvelle ligne du pouvoir, qui explore aujourd’hui, discrètement mais activement, les pistes du dialogue communautaire pour isoler les chefs terroristes et réintégrer les recrues locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mara, le miroir du Mali</strong></h3>



<p>Mais ce changement est aussi symptomatique d’une vérité plus dérangeante. Dans une guerre sans fin, où les ennemis d’hier deviennent les négociateurs de demain, les lignes ne cessent de bouger. Et la République, même laïque et indivisible, n’est plus un dogme intouchable mais une construction mouvante, soumise aux aléas du réel.</p>



<p>Moussa Mara n’a peut-être pas changé. Il a simplement pris acte d’un contexte nouveau. Comme bien d’autres figures de l’élite politique malienne, il compose avec les vents contraires, entre convictions affichées et nécessités de terrain. En cela, il n’est pas une anomalie mais un miroir : celui d’un Mali en quête d’une paix qu’il ne peut plus se permettre de repousser — même au prix de ses certitudes.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Chronique ] Moussa Mara à Vitry : le mirage en campagne sous la tempête</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 10:28:48 +0000</pubDate>
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<p>La visite de Moussa Mara en Île-de-France tourne au fiasco. Les Maliens expriment leur colère et leur frustration envers l'ancien Premier ministre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En pleine tournée en Île-de-France, Moussa Mara, ancien Premier ministre malien, a été accueilli par une vive hostilité de ses compatriotes au foyer de travailleurs de Vitry-sur-Seine. À tel point que les forces de l’ordre ont dû intervenir pour le faire sortir. Un épisode révélateur du ras-le-bol d’une diaspora qui n’a pas oublié son passage au pouvoir.</em></strong></p>



<p>Ah, Moussa Mara. Telle une vieille chimère politique, il surgit en Île-de-France, pensant retrouver des terres acquises. Mais voilà qu’en ce dimanche soir, il se prend pour un capitaine d’équipage, prêt à conquérir des voix sur une mer qu’il croit tranquille. Erreur de navigation ! En approchant du foyer Manouchian, il ne trouve ni vagues d’applaudissements ni radeau de réconfort. Ce sont des rafales de mécontentement qui l’attendent, des visages fermés comme autant de tempêtes prêtes à l’engloutir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-capitaine-sans-equipage"><strong>Un capitaine sans équipage</strong></h3>



<p>Mara, qui pensait entrer en conquérant, se retrouve face à un ouragan de colère. Les sourires de façade n’ont pas leur place ici&nbsp;: les habitants, les vrais, l’attendent de pied ferme, comme un navire fantôme rappelé par ses fautes. Ce n’était pas une simple réunion politique, non ; c’était la scène d’un jugement. Un résident, sourire en coin, le dit bien&nbsp;: « <em>Ce n’était pas une bonne idée</em>. » Non, ce n’était pas une bonne idée de se pointer ici, comme un marin d’eau douce tentant d’imposer sa présence dans des eaux houleuses.</p>



<p>« <em>À cause d’hommes politiques comme lui, le Mali se trouve dans cette situation ! »</em>&nbsp;s’exclame un habitant, et la clameur gagne la foule. Pour ces Maliens de l’exil, Mara incarne ce qu’ils fuient&nbsp;: des promesses égarées, des décisions sans boussole, et ce sentiment de dérive, notamment en 2014-2015, qui a conduit leur pays dans des abîmes de crise. Mara, dans cette salle, c’est l’illusion de contrôle, l’image du capitaine sans équipage, du navire sans ancre, ballotté au gré des mécontentements.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-naufrage-en-pleine-ile-de-france"><strong>Un naufrage en pleine Île-de-France</strong></h3>



<p>Et alors que la mer devient tempête, Mara comprend que sa retraite est inévitable. Les policiers, tel un équipage de fortune, l’escortent pour l’exfiltrer de ce naufrage politique. Il part, non pas en héros mais en homme pris dans sa propre houle, abrité des vagues de mépris par des forces de l’ordre qui n’ont d’autre choix que de le protéger de cette foule déchaînée.&nbsp;</p>



<p>Mara, cet ancien Premier ministre en quête de rédemption, se croyait capitaine d’un navire prêt à repartir à la conquête. Mais à Vitry, il n’a pas trouvé la mer calme qu’il espérait ; il a trouvé la tempête, celle qui ne pardonne pas, qui renvoie sans détour le passé et les erreurs de navigation. Une tournée sous le signe de la colère, un naufrage en pleine Île-de-France&nbsp;: voilà ce qu’était sa visite.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Avantages financiers d’un ancien Premier ministre : pourquoi Moussa Mara dit non</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 15:50:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[avantages d'anciens premiers ministres]]></category>
		<category><![CDATA[indemnité]]></category>
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<p>Quelle est la signification de la décision de Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali, de renoncer à ses avantages financiers?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le 2&nbsp;août 2024, Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali, a adressé une lettre à Choguel K. Maïga, chef du gouvernement de transition, pour annoncer sa décision de renoncer à tous les avantages financiers liés à son ancien poste. Cette décision de Mara est une manœuvre politique pour redorer son image. Son passé à Kidal montre qu’il préfère les gestes symboliques aux actions concrètes et efficaces.</em></strong></p>



<p>Dans un paysage politique souvent assombri par les nuages de la corruption et du privilège, la décision de Moussa Mara de renoncer à ses avantages financiers peut sembler comme un acte de probité et d’intégrité, visant à montrer un chemin vers une gestion plus équitable et transparente des ressources publiques. Cependant, son passé à Kidal et ses décisions controversées laissent planer le doute sur la sincérité de ses intentions.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-episode-memorable-et-controverse"><strong>Un épisode mémorable et controversé</strong></h3>



<p>Pour comprendre la portée de sa démarche, il est essentiel de revenir sur le parcours politique de Moussa Mara. Élu maire de la Commune&nbsp;IV de Bamako en 2009, Mara s’est rapidement fait un nom grâce à sa gestion efficace et sa proximité avec les citoyens. Cependant, c’est son passage en tant que Premier ministre de 2014 à 2015 qui a véritablement marqué sa carrière. Nommé à ce poste par le président Ibrahim Boubacar Keïta, il a dû faire face à des défis immenses, notamment la gestion de la crise sécuritaire au nord du Mali.</p>



<p>L’épisode le plus mémorable et controversé de son mandat reste sa visite à Kidal en mai 2014. Cette visite, qui se voulait être un geste de réaffirmation de l’autorité de l’État dans une région en proie à des tensions séparatistes, s’est soldée par des affrontements violents entre l’armée malienne et les groupes rebelles touaregs, faisant plusieurs morts. Cet incident a non seulement mis en lumière les fragilités de l’appareil sécuritaire malien, mais il a aussi entaché la réputation de Mara, le faisant apparaître comme un dirigeant imprudent aux yeux de certains observateurs. Certains critiques ont souligné que cette visite aurait pu être mieux préparée, voire évitée, afin de ne pas exacerber les tensions déjà présentes dans la région.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-preparer-un-retour-sur-le-devant-de-la-scene-politique"><strong>Préparer un retour sur le devant de la scène politique</strong></h3>



<p>Après son départ du poste de Premier ministre, Mara a continué à jouer un rôle actif sur la scène politique malienne, souvent en tant que critique des politiques gouvernementales et défenseur de réformes économiques et sociales. Sa récente décision de renoncer à ses avantages financiers s’inscrit dans cette lignée d’actions visant à projeter une image de probité et de responsabilité. Cependant, il est légitime de se poser des questions sur les véritables motivations derrière ce geste.</p>



<p>Est-ce un acte sincère de patriotisme et de solidarité envers le peuple malien, ou une stratégie politique bien calculée pour regagner la confiance et la sympathie d’une population désabusée par les élites politiques ? Les critiques pourraient arguer que ce geste arrive à un moment opportun, alors que le Mali traverse une période de profonde incertitude sécuritaire, politique et économique, et que Mara pourrait être en train de préparer un retour sur le devant de la scène politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-incitation-a-la-reduction-des-depenses-inutiles"><strong>Une incitation à la réduction des dépenses inutiles</strong></h3>



<p>Il est également important de noter que ce geste de renonciation aux avantages financiers, bien que symbolique, ne représente qu’une petite fraction des défis économiques auxquels le Mali est confronté. Les 700 000&nbsp;FCFA d’indemnités mensuelles, ainsi que les factures d’électricité, d’eau et de téléphone mobile, bien qu’importants, sont négligeables comparés aux sommes colossales nécessaires pour remettre le pays sur la voie du développement. Néanmoins, ce geste peut servir de catalyseur pour encourager d’autres personnalités politiques et fonctionnaires à adopter des mesures similaires de réduction des dépenses inutiles.</p>



<p>Cependant, il est crucial de rester vigilant et critique quant aux suites de cette décision. Les modalités pratiques du transfert de la charge de paiement des factures concernées doivent être clairement établies et transparentes. De plus, il serait pertinent de suivre de près comment ces économies seront réellement réinvesties pour le bénéfice des populations maliennes. La transparence et la reddition de comptes seront des éléments clés pour évaluer l’impact réel de cette initiative.</p>



<p><strong>Younouss</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Sur les chemins du désespoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 15:05:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[crise migratoire]]></category>
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		<category><![CDATA[pacte mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p>Partout au Sahel, le nombre de candidats à l’émigration ne cesse de croitre, et les drames se multiplient sous le regard quasi impuissant du monde et particulièrement de ceux qui nous dirigent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Un drame humain se joue en continu depuis des années dans le monde et particulièrement au Sahel et à ce jour les réponses apportées sont pour le moins inappropriées et assurément inefficaces.</strong></p>



<p>Partout au Sahel, le nombre de candidats à l’émigration ne cesse de croitre, et les drames se multiplient sous le regard quasi impuissant du monde et particulièrement de ceux qui nous dirigent. Alors que la quasi-totalité des pays dans le monde adhérent à la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’existence de « <em>marché aux migrants</em> » et la pratique</p>



<p>tendant à devenir récurrente consistant à « <em>jeter</em> » aux confins du désert sans eau ni nourriture des êtres humains désespérés constituent le&nbsp;<em>summum</em>&nbsp;de l’horreur et la négation des immenses progrès accomplis depuis maintenant des siècles par l’homme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des chiffres&nbsp;</strong></h3>



<p>Quelques chiffres et faits actuels sur ce scandale de notre siècle et qui interpelle chacun de nous et plus fortement encore chacun de nos dirigeants&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Près de 290&nbsp;enfants ont péri au cours du 1<sup>er</sup>&nbsp;semestre&nbsp;2023 en essayant de traverser la méditerranée, un chiffre deux fois plus élevé qu’en 2022 et près de 12 000&nbsp;enfants ont fait la traversée ;</li>



<li>Près de 120 000&nbsp;personnes ont débarqué depuis début&nbsp;2023 en Europe via la Méditerranée, soit environ 24 personnes chaque heure de janvier à juillet 2023.</li>



<li>Près de 1800&nbsp;personnes sont mortes ou portées disparues depuis janvier 2023</li>



<li>Pour les candidats à la migration partant du Sahel, les pays du Maghreb que sont le Maroc, la Tunisie et la Libye deviennent des verrous de plus en plus risqués et de plus en plus meurtriers comme en témoignent les tragédies survenues ces dernières années (23 migrants tués au Maroc en 2022, des migrantes régulièrement violées en Libye et certains systématiquement torturés, juin 2023 plus de 24&nbsp;migrants ont perdu la vie dans le désert en Tunisie et des centaines de migrants illégaux ont été expulsés puis abandonnés dans le désert…)</li>



<li>Enfin, les nouveaux marchés aux esclaves, que nous croyons enfouis dans les ténèbres du passé, continuent à exister dans ce monde du 21e&nbsp;siècle.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un pacte non contraignant juridiquement</strong></h3>



<p>Depuis 2018, a été signé le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières par 162&nbsp;pays dans le monde dans lequel figure la coopération pour éviter les décès au cours des trajets migratoires et sauver des vies en mer et ailleurs, le renforcement de la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains et la lutte contre la migration irrégulière.</p>



<p>C’est une avancée même si le pacte n’est pas juridiquement contraignant.</p>



<p>En dépit de cette tragédie humaine, les voix des organisations régionales, continentales africaines se font peu entendre et les voix des pays sont encore plus faibles. Sommes-nous donc condamnés à être d’éternelles victimes de par le monde ?</p>



<p>Sans aucun doute, ces types de migrants sont de ceux dont la voix porte le moins dans le monde malgré une médiatisation sans précédent de ces dernières années. Un silence assourdissant troublé par quelques indignations d’ONG, des alertes médiatiques et des rapports bien documentés, règne pourtant dans la sphère dirigeante. Il ne faut alors guère s’étonner de la forte indifférence des peuples aux beaux concepts et belles théories sur les droits de l’homme, la démocratie et tous ces beaux espoirs parsemés tout au long de l’histoire, mais qui sonnent si creux aux oreilles de la majorité des populations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Adoption de mesures fortes</strong></h3>



<p>Il convient dès lors que des mesures fortes soient prises par nos pays, par les organisations régionales et sous régionales, par les pays de transit et d’« <em>accueil</em> ».</p>



<p>Au niveau national, on pourrait commencer par des mesures de prévention à travers une campagne de communication et d’information plus vigoureuse, continue et fondée sur des exemples vécus et documentés à l’endroit des potentiels candidats à la migration par des moyens les plus utilisés et les plus accessibles sur les risques de la migration&nbsp;: des périls divers et variés des routes de la migration aux faux espoirs suscités par les pays d’accueil, de l’exploitation de l’espoir de la jeunesse par les vendeurs de morts aux drames humains quotidiens vécus dans les pays de transit.</p>



<p>La seconde mesure devrait viser le renforcement significatif des services en charge de la lutte contre ce type de migration et le renforcement du dispositif juridique pour sévir encore plus sévèrement contre la longue liste des intermédiaires sévissant sur ces chemins du désespoir.</p>



<p>La troisième mesure, de loin la plus difficile, mais la plus incontournable est d’ériger ces zones d’émigration à l’instar des zones qui attirent le plus de candidats au terrorisme comme zones prioritaires de développement. La solution à long terme contre ce fléau passe incontestablement par l’Économie par la mise en œuvre de grands projets structurants à même de changer la donne sur le terrain avec comme préalable évidemment la stabilité politique. Il s’agira outre l’accroissement de l’effort national en terme budgétaire, de mieux orienter et cadrer ces multiples projets de développement des pays occidentaux dont l’objectif ultime est de freiner l’émigration de notre jeunesse.</p>



<p>La quatrième mesure d’ordre diplomatique est de développer un lien avec les pays de transit, essentiellement les pays du Maghreb, un partenariat sur la question de la migration qui prendrait en compte nos préoccupations réciproques et les modalités de notre collaboration y compris dans les cas ou nos ressortissants seraient pris dans les filets des services de sécurité</p>



<p>de ces pays. L’autre volet de cette offensive diplomatique viserait à rendre juridiquement contraignant le pacte mondial sur les migrations par un effort de lobbying conjugué des pays du sahel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une coopération trilatérale au lieu de bilatérale</strong></h3>



<p>Dans le même ordre d’idées, il appartient aux pays de faire entendre leur voix au sein des organisations régionales et africaines pour que cette question de la migration et des drames qu’elle charrie soit au cœur des préoccupations de ces institutions.</p>



<p>Enfin, il conviendrait que l’on sorte du tête-à-tête pays de transit et pays d’accueil et que la coopération soit désormais trilatérale au lieu d’être bilatérale. Comme on dit dans notre pays, il est temps qu’on arrête de raser la tête d’une personne en son absence. Ce changement d’orientation est davantage du ressort de la CEDEAO voire de l’Union africaine que des pays pris isolément.</p>



<p>La politique de l’autruche pratiquée actuellement par toutes les parties doit cesser, un problème enfoui ne disparait pas, il grossit et sa résolution se complexifie avec son ampleur.</p>



<p>Le Sahel qui peine à contrôler ses routes et cette dynamique migratoire meurtrière et se retrouve trop souvent à venir ramasser ses morts, le Maghreb qui récolte les appuis des partenaires européens et passe par pertes et profits ses liens géographiques et historiques avec les pays au sud du Sahara, l’Europe qui, au final, accepte que la fin justifie les moyens et considère ces drames humains comme des dégâts collatéraux d’une stratégie d’arrêt de la migration irrégulière.</p>



<p>Cette tragédie n’est qu’une prémisse de ce qui se démontre chaque jour dans notre monde d’aujourd’hui&nbsp;: gagner ensemble ou périr ensemble.</p>



<p>Ces faits quasi quotidiens se poursuivent sous nos yeux et cette fois, personne ne pourra dire « <em>Nous ne savions pas</em> ». Quelqu’un disait que le degré de civilisation d’un peuple se mesure à la façon dont il traite les plus faibles. Après des milliers de siècles d’histoire et de leçons tirées, tâchons d’être à la hauteur de notre espoir de civilisation !</p>



<p><strong>Moussa MARA</strong></p>



<p><strong>www.moussamara.com</strong></p>
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		<title>[Exclusif] Moussa Mara : « Nous devons tous nous employer à ce que la transition réussisse »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Feb 2023 10:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[fédération du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[réformes politiques et institutionnelles]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’ex-Premier ministre, Moussa Mara, fondateur du parti « Yéléma, le changement », a accepté d’accorder une interview à l’hebdomadaire Sahel Kunafoni. Dans cet entretien, il est question de gouvernance, de réformes politiques et institutionnelles, de sécurité ainsi que de la relation entre le Mali et ses voisins.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>L’ex-Premier ministre, Moussa Mara, fondateur du parti <em>« Yéléma, le changement</em> », a accepté d’accorder une interview à l’hebdomadaire <em>Sahel Kunafoni</em>. Dans cet entretien, il est question de gouvernance, de réformes politiques et institutionnelles, de sécurité ainsi que de la relation entre le Mali et ses voisins. M.&nbsp;Mara ne voit pas de problème dans le fédéralisme. Mais il faut des préalables. Il estime aussi que l’avenir de la MINUSMA n’est clair de nos jours. &nbsp;</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Kunafoni&nbsp;: cela fait plus d’une année que le Mali est gouverné par un régime de transition. Quelle lecture faites-vous de la situation socio -politico-sécuritaire de ce pays du Sahel ?</strong></h5>



<p><strong>Moussa Mara</strong>&nbsp;: une situation complexe qui a débuté par une rébellion en 2012 ayant causé une instabilité institutionnelle dans un cadre où la médiocrité de la gouvernance avait profondément affaibli l’État et les Institutions. Aujourd’hui, elle est encore plus difficile avec la donne terroriste qui revêt également des aspects insurrectionnels contre l’action des pouvoirs publics avec des impacts significatifs sur la cohésion sociale du pays. Autrement dit le Mali fait face à des crises socio politiques et sécuritaires multiformes et liées les unes aux autres.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Depuis le renouvellement de son mandat en juin 2022, la MINUSMA rencontre des résistances. Quel avenir pour la force onusienne au Mali ? </strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</h5>



<p>La MINUSMA est un instrument de la communauté internationale pour aider le Mali dans la direction qu’il s’est choisie en 2015 en vue de mettre fin à la rébellion et stabiliser le pays sur le plan socio politique. Son sort dépend de ce fait d’abord du Mali et de ses autorités. Que voulons-nous exactement ? Comment voyons-nous la résolution de la crise de rébellion au Nord ? Comment voulons-nous que la communauté internationale nous aide dans cette direction ? La réponse à ces questions n’est pas claire aujourd’hui. À partir de là l’avenir de la MINUSMA ne sera pas clair non plus.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En Afrique de l’Ouest, notamment dans les trois pays (Mali-Guinée-Burkina Faso), qui vivent sous des régimes de transition, on parle de plus en plus de fédéralisme. Serions-nous face au retour des vieux démons des années d’indépendance ?</strong></h5>



<p>De quel démon parlez-vous exactement ? Le fédéralisme n’est ni un démon ni un mot tabou. Tous les pays africains souhaitent la réalisation des États unis d’Afrique et le Mali a déjà prévu cela dans sa Constitution, la Guinée également. La difficulté d’évoquer ce sujet en ce moment dans ces trois pays est due au fait que les pouvoirs de transition n’ont pas le temps qu’il faut pour mener ce type de projet. Ce n’est d’ailleurs pas leur vocation. Si vous regardez dans les <a href="https://saheltribune.com/le-format-de-la-transition-propose-par-moussa-mara/">chartes de transition</a> de chacun des trois pays, vous ne verrez pas dedans que la réalisation de la fédération figure parmi les objectifs.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>De toutes les façons, dans le contexte actuel de ces pays africains, que peut apporter ce fédéralisme, si l’on y réussissait ?</strong></h5>



<p>L’unité est toujours mieux que la singularité, y compris à l’intérieur de nos pays. Mais il faut être rigoureux quand on veut mener un dossier de ce type. En ce qui concerne le partenariat avec le Burkina Faso par exemple, je me rappelle que le Mali a déjà engagé avec ce pays en 2019 un programme ambitieux de collaboration économique entre la ville de Sikasso et celle de Bobo en y associant d’ailleurs Korogo en Côte d’Ivoire. Qu’est devenu ce projet ? Il faut peut-être commencer par réaliser des actions concrètes de ce type, permettre à nos populations de toucher du doigt les réalités de la coopération avant d’engager des chantiers majeurs comme le fédéralisme entre les deux États.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Au Mali, en vue de créer une réserve opérationnelle concernant la défense du territoire, les autorités transitoires ont instauré le service militaire obligatoire pour tout admis au concours de la fonction publique de l’État et des Collectivités, à travers le SNJ. Quelle pourrait être la portée d’une telle initiative ?</strong></h5>



<p>Je suis généralement réservé sur les questions d’armée de masse, d’armée de réserve au moment où nos forces armées elles-mêmes manquent d’effectifs, de formations et d’équipements. Moi je préfère des armées aguerries, professionnelles, équipées à suffisances et opérationnelles. On devrait orienter nos moyens sur cela et penser aux types de menaces auxquelles nous faisons ou nous serons susceptibles de faire face. Ces menaces ne nécessitent pas des armées de masse avec des réserves civiles, mais des troupes très aguerries, capables de s’adapter à différentes situations, des forces spéciales précises et mobiles…</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En déplacement au Mali, la semaine dernière, le Premier ministre burkinabè a déclaré que le président malien de la transition est un <em>« héros de l’Afrique »</em>. Le Mali serait-il en train de retrouver sa renommée des années d’indépendance ?</strong></h5>



<p>Ce serait tant mieux si les décideurs maliens sont soutenus et pris en exemple en dehors du Mali. Cela est un motif légitime de fierté.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Depuis l’arrivée des autorités actuelle au pouvoir, quel bilan reten</strong><strong>ir en matière de refondation et de réformes politiques et institutionnelles ?</strong></h5>



<p>Il est tôt pour faire un bilan. Nous devons tous nous employer à ce que la <a href="https://saheltribune.com/concertations-nationales-les-suggestions-de-moussa-mara-pour-une-transition-reussie/">transition réussisse </a>et donc que tous les chantiers de la transition soient menés à bien. Il y a quelques réalisations qui sont à mettre en lumière : la rédaction en cours du texte constitutionnel après la publication d’un premier jet, l’adoption du code électoral, le travail sur la dépolitisation de l’administration, quelques initiatives en matière de lutte contre la corruption même si des efforts sont à poursuivre, l’entrée en fonction de l’autorité indépendante de gestion des élections même si des retards importants existent sur le chronogramme.</p>



<p>On peut mieux faire, nous devons tous nous employer à cela.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Des rumeurs circulent sur une possible candidature du Colonel Goïta aux prochaines élections&nbsp;présidentielles. Pensez-vous que cela puisse être possible ?</strong></h5>



<p>Tout est possible en politique, mais nous sommes encore loin de ces moments. Selon les <a href="https://saheltribune.com/moussa-mara-%e2%80%89il-faut-que-nous-acceptions-de-corriger-la-charte-de-transition%e2%80%89/">textes de la transition</a>, cela n’est pas envisageable que je sache. Pour l’instant, nous devons surtout travailler tous ensemble à ce que les tâches de la transition soient menées à bien. C’est cela l’intérêt du pays.</p>



<p><strong>Propos recueillis par F.&nbsp;Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Moussa Mara : vœux pour 2021</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Dec 2020 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Mara]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[prospérité économique]]></category>
		<category><![CDATA[Voeux Nouvel An]]></category>
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<p>L’humanité se rappellera de 2020 comme l’année de la pandémie de COVID&#160;19. Celle qui mit pratiquement à genoux les nations les plus puissantes en entrainant une dépression économique supérieure à&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>L’humanité se rappellera de 2020 comme l’année de la pandémie de COVID&nbsp;19. Celle qui mit pratiquement à genoux les nations les plus puissantes en entrainant une dépression économique supérieure à toutes celles qui ébranlèrent la planète.</p>



<p>Les lueurs de 2021 annoncent des vaccins contre ce mal, certains citoyens de pays nantis ont même commencé à recevoir leurs doses en ces derniers jours de 2020. Peut-être que courant&nbsp;2021, il sera annoncé l’arrêt définitif de la maladie. Espérons-le, en tout cas, et souhaitons ardemment que cela soit. C’est notre premier vœu pour la nouvelle année qui s’annonce.&nbsp;</p>



<p>2021 verra aussi le changement de pouvoir dans le pays le plus riche et le plus puissant de la terre, les États-Unis d’Amérique. Cela annonce plus de stabilité et de cohérence dans sa gouvernance, de même que son retour dans le concert de la prise en compte des enjeux globaux, avec plus d’ouverture aux autres et peut être une plus grande solidarité internationale. C’est notre second vœu pour 2021, celui de voir l’humanité, en particulier les pays riches, se donner davantage la main pour faire face aux défis. Il est permis d’en douter mais il n’est pas interdit de rêver non plus !</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Plus de sécurité</strong></h3>



<p>Plus près de nous, dans le sahel si meurtri, le sang a encore coulé en 2020. Les communautés se sont déchirées. Les terroristes ont poursuivi leurs cavalcades destructrices. Les États et leurs populations ont souffert. Le Nord du Mali n’a pas constaté d’avancée vers le désarmement des groupes armés, la restructuration des forces armées maliennes (FAMA’s) ou la conduite des réformes vers une plus grande intégration nationale. Sur la toile de fond d’un conflit libyen toujours aussi inextricable, dans un contexte géostratégique qui offre autant d’opportunités qu’il présente de menaces pour nos pays. Prions, et c’est notre troisième vœu pour 2021, que nos autorités respectives sauront mieux adresser les enjeux locaux et communautaires des conflits sahéliens, apporter les réponses étatiques aux attentes des populations et collaborer pour mieux bénéficier des opportunités offertes par les contextes régionaux et internationaux. Une gageure que nous leur souhaitons pour la nouvelle année.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>« Les Maliens sont toujours très divisés »</strong></h3>



<p>Enfin, notre pays le Mali, a connu un énième soubresaut en 2020 avec la rupture intervenue en août qui l’engagea dans une seconde transition politique en huit ans. Avec cette fois de nombreux espoirs soulevés par la volonté de nos compatriotes de réaliser le <em>« nouveau Mali</em> » dont ils rêvent. La « <em>refondation »</em> souhaitée par tous et revendiquée par les autorités de la transition parait néanmoins présenter quelques difficultés de réalisation. Les Maliens sont toujours très divisés. Quelques lenteurs sont relevées dans la conduite de la transition et peu de lisibilité existe sur les résultats visés. Il n’est toutefois jamais tard pour bien faire. Souhaitons au pouvoir transitoire de savoir encore rassembler les Maliens, au moins sur l’essentiel, leur fixer un cap clair et des objectifs raisonnables qu’ils sauront suivre et, enfin adopter des méthodes de travail qui les rassureront. Celles-ci doivent consacrer une plus grande transparence dans l’action et une équité incontestable dans les décisions prises en matière de nomination et d’actes posés. C’est le vœu que nous formulons à l’endroit de nos autorités au titre de cette nouvelle année qui sera cruciale pour notre pays, peut-être à un niveau comme jamais dans son histoire récente. Prions pour que nous soyons à la hauteur des attentes de nos concitoyens.</p>



<p>Bonne année&nbsp;2021 à tous !</p>



<p><strong>Moussa MARA www.moussamara.com</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le format de la transition proposé par Moussa Mara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[charte de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[format de la transition]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Mara]]></category>
		<category><![CDATA[relecture Accord pour la paix]]></category>
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<p>Mettre en place une charte de la transition, suspendre la   Constitution de 1992 (en partie ou en totalité), dissoudre certaines Institutions (HCCT, CESC)… </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>CADRE</strong></h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Chapitre&nbsp;</strong></td><td><strong>Détail</strong></td></tr><tr><td><strong>&nbsp;</strong> <strong>I Contenu de la transition</strong></td><td>&nbsp; Faire la lumière sur les évènements tragiques des 10, 11 et 12 juillet 2020 &nbsp; Relire l’accord d’Alger et le remettre sur les rails en finalisant au moins l’étape de l’armée reconstituée et du déploiement de l’administration &nbsp; Résoudre les conflits intercommunautaires et réduire l’impact terroriste &nbsp; Refondre le dispositif démocratique, institutionnel, constitutionnel et administratif de l’Etat malien &nbsp; Améliorer la gouvernance &nbsp; Organiser les élections générales &nbsp;</td></tr><tr><td><strong>&nbsp;</strong> <strong>II Organes</strong></td><td>&nbsp; Un conseil de transition : organe législatif et d’orientation et de suivi dont le Président est le chef de l’Etat et le Président de la Transition, assisté par un Conseil des Sages &nbsp; Un Gouvernement de transition restreint pour conduire l’action publique &nbsp; Possibilité de mettre en place des comités, commissions adhoc sur les questions particulières (accord de paix, problèmes communautaires, reformes,) &nbsp;</td></tr><tr><td><strong>&nbsp;</strong> <strong>III Mise en œuvre</strong></td><td>&nbsp; Mettre en place une charte de la transition, suspendre la&nbsp;&nbsp; Constitution de 1992 (en partie ou en totalité), dissoudre certaines Institutions (HCCT, CESC)… &nbsp; Durée de la transition de 16 mois, fin 2021, élaborer une feuille de route raisonnable sur cette période de septembre 2020 à décembre 2021 &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>DETAIL</strong></h3>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Faire la lumière sur les évènements tragiques des 10, 11 et 12 juillet 2020</strong></li></ol>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Les morts par balles et les blessés consécutifs aux évènements de début juillet constituent un fait grave et inédit depuis ceux de mars 1991 il y a presque trente ans ! &nbsp; Il n’est pas concevable de les traiter de manière classique. Il faut donner à cette tragédie une importance particulière afin qu’elle ne se renouvelle plus au Mali. &nbsp; Pour ce faire une commission nationale d’enquête doit être immédiatement créée pour faire la lumière sur les responsabilités dans les tueries commises. Cette commission peut être constituée comme suit : &nbsp; AMDH : Président Quatre représentants du CNT Deux représentants des familles des victimes Deux représentants des magistrats Deux représentants du barreau Un représentant de la police Un représentant de la gendarmerie Un représentant de la garde Un présentant du Haut conseil islamique Deux représentants des confessions chrétiennes (catholique et protestant). &nbsp;</td><td>&nbsp; Cette commission doit être officiellement mise en place et fonctionner comme une instance adhoc chargée de mener les enquêtes et de conduire toutes investigations permettant d’établir les faits. Elle doit être dotée des pouvoirs d’entendre tout responsable et tout acteur public ou privé sur les évènements concernés.&nbsp; &nbsp; Elle doit être mise en place avant la fin du mois de septembre et déposer son rapport dans un delais de deux mois. La justice prendra ensuite le relais. &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Relire l’accord d’Alger et le remettre sur les rails en finalisant au moins l’étape de l’armée reconstituée et du déploiement de l’administration</strong></li></ol>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Faire le bilan de la mise en œuvre (résultats atteints, gouvernance, moyens employés, points non couverts, incompréhensions… &nbsp; &nbsp; &nbsp; Identifier les zones d’amélioration et discussions inter maliennes &nbsp; Interactions avec les partenaires de l’Accord sur les nouvelles dispositions &nbsp; &nbsp; &nbsp; Conclusions et finalisation de la nouvelle mouture de l’Accord, signature&nbsp; &nbsp; Mise en œuvre de l’Accord selon un plan d’action à convenir entre les parties signataires &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Parachever la constitution et le déploiement de l’armée reconstituée</td><td>&nbsp; Constitution d’une équipe tri partite, implication de l’observateur indépendant et de la société civile Document à produire avant le 30 octobre 2020 &nbsp; Discussions inclusives à conduire entre novembre et décembre 2020 au Mali &nbsp; Courant janvier 2021, discussions à mener avec comme finalité la production d’un document d’Accord qui satisfasse l’ensemble des parties &nbsp; Cérémonie à organiser le 25 janvier 2021 &nbsp; &nbsp; Les actions à mener doivent être programmer dans le plan selon un chronogramme hebdomadaire avec un suivi rapproché des parties &nbsp; Le cadre de suivi de l’Accord ne doit prévoir aucune indemnité ni perdiem pour faire ressortir le caractère hautement patriotique de l’effort &nbsp; Les retards et insuffisances doivent être imputables et les responsabilités à dégager rapidement pour que les corrections soient effectuées rapidement &nbsp; A réussir au plus tard le 20 juin 2021, six ans après la signature de la première version de l’Accord &nbsp; Cela doit être accompagné par un déploiement effectif de l’ensemble des services de l’Etat sur le territoire pour accompagner la sortie de crise &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Résoudre les conflits intercommunautaires et réduire l’impact terroriste</strong></li></ol>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Améliorer la gouvernance du secteur de la défense et de la sécurité et revoir le leadership de ces secteurs &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Evaluer le dispositif actuel de traitement des problèmes du centre (haut représentant, secrétaire permanent, services et projets encours, activités des partenaires…) &nbsp; Rectifier le dispositif &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Conduire &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; des &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; initiatives &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; religieuses &nbsp;&nbsp; et communautaires &nbsp; &nbsp; Mettre en œuvre les activités de négociation avec les groupes terroristes &nbsp; Assurer une meilleure présence de l’administration sur le territoire, sanctionner toutes les formes d’abus &nbsp; Poursuivre et renforcer les reformes des secteurs de la sécurité et de la défense &nbsp; Mettre en œuvre toutes initiatives de soutien, de reformes et de renforcement des dispositifs militaires &nbsp; &nbsp; Améliorer la cohérence d’intervention des différentes forces internationales, régionales et nationales &nbsp; Renforcer les dispositifs d’utilisation des forces spéciales, renforcer les effectifs de forces spéciales nationales</td><td>&nbsp; Action urgente à conduire avant la fin octobre 2020 avec comme objectif de revoir l’ensemble de la hiérarchie militaire sur des bases objectives pour procéder à des nominations sans aucune considération que l’efficacité à tous les niveaux de la chaine en dehors de toute considération politique &nbsp; Evaluation à conduire avant la fin du mois de septembre par une équipe pluri disciplinaire et associant les acteurs de terrain&nbsp; &nbsp; &nbsp; Le nouveau dispositif doit être fonctionnel avant la fin du mois de novembre 2020 et inclure les initiatives à conduire par les religieux et les chefs traditionnels &nbsp; Action permanente pendant toute la durée de la transition avec comme objectif de faire cesser les violences intercommunautaires &nbsp; Action permanente pendant la transition &nbsp; &nbsp; Action permanente pendant la transition &nbsp; &nbsp; &nbsp; Action permanente pendant la transition &nbsp; &nbsp; Poursuite de l’équipement des FAMA et de l’amélioration des conditions des soldats. Action à conduire pendant toute la durée de la transition &nbsp; Action permanente pendant la transition à conduire par les hiérarchies militaires &nbsp; &nbsp; Action permanente pendant la transition à conduire par les hiérarchies militaires &nbsp; &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">14. Refondre le dispositif démocratique, institutionnel, constitutionnel et administratif</h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Conduire les réformes du système démocratique qui s’imposent pour donner à la démocratie malienne un nouvel élan : Limiter le poids de l’argent et accroître la&nbsp; transparence dans la démocratie&nbsp; Dispositif relatif aux partis à améliorer Processus Electoral à améliorer Administration permanente des élections Transhumance à sanctionner Mode de scrutin à revoir &nbsp; &nbsp; Conduire une reforme Constitutionnelle pour aboutir à la 4<sup>e</sup> République Mettre en place une équipe pour préparer la réforme à partir des tentatives précédentes et de l’Accord d’Alger revu ainsi que des insuffisances identifiées Adopter le projet par le Gouvernement de transition Vulgariser le projet dans le pays Adopter le Projet par le Conseil de transition Organisation du referendum &nbsp; &nbsp; Relancer et parachever les reformes territoriales engagées depuis 2012 vers la régionalisation du pays et un nouveau découpage administratif Evaluer le chemin parcouru, procéder au diagnostic du dispositif eu égard aux moyens humains et financiers du pays Proposer un dispositif soutenable, pertinent et organisé dans le temps Débattre de la question dans le pays Proposer les textes et les adopter par les organes de transition &nbsp; &nbsp; Renforcer l’indépendance de la presse et soutenir la mise en place de modèle économique qui assure aux acteurs de la presse cette indépendance&nbsp; &nbsp; Engager des initiatives de soutien à la citoyenneté, de renforcement des organisations de la société civile</td><td>&nbsp; Il convient d’organiser un forum sur le système démocratique malien Finaliser ses termes de référence avant la fin du&nbsp; mois d’octobre 2020 Conduire le forum courant novembre ou décembre 2020 Elaborer tous les textes à prendre, en fonction de leurs nature (Ordonnances, Décrets, arrêté…) avant le 31 mars 2021 Faire prendre tous les textes après le referendum validant la nouvelle Constitution &nbsp; &nbsp; &nbsp; Entre octobre 2020 et janvier 2021 &nbsp; &nbsp; &nbsp; Fin janvier 2021 &nbsp; Entre février et avril 2021 Mai 2021 Juin 2021 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Mettre en place une équipe pluri disciplinaire qui travaillera jusqu’à la fin de l’année 2020 pour proposer une stratégie à l’Etat Rapport à déposer avant le 31 décembre 2020 &nbsp; De janvier à mars 2021 Entre avril et mai 2021 Les &nbsp;&nbsp; adoptions &nbsp; seront &nbsp; faites &nbsp; après &nbsp;&nbsp;&nbsp; la promulgation de la nouvelle Constitution &nbsp; Le travail se fera avec les acteurs de la presse avec l’objectif de la professionnalisation, de l’auto régulation et de l’autonomie financière des organes de presse (action permanente) &nbsp; L’éducation, l’implication familiale, l’association des autorités locales,.(action permanente)</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">15. Améliorer la gouvernance</h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Conduire des réformes structurelles destinées à insérer dans le système législatif certains principes de gouvernance vertueuse qui amélioreront le fonctionnement des Institutions maliennes Possibilité d’abréger le mandat des élus (Président, maire…) avant la fin légale Systématisation de l’alternance dans la vie publique (à la tête des Institutions, des partis, dans les mandats locaux, des organisations…) Systématisation des contrats de performances dans la Gouvernance publique Évaluation de l’administration par les usagers avec incidence sur la carrière des agents Contrôle accru de la gouvernance par l’opposition et la société civile (recrutements, marchés publics…) Systématisation des appels à candidature pour doter les postes dans l’administration publique &nbsp; Accélérer l’instruction des dossiers d’atteinte aux fonds publics, de corruption, d’enrichissement illicite, de blanchiment… des 15 dernières années, qui ne sont pas prescrites, et planifier la conduite des procédures judiciaires&nbsp; Renforcer les moyens de la justice, de manière exceptionnelle, pour parvenir à ce résultat qui marquera le début de la fin de l’impunité au Mali &nbsp; &nbsp; Mettre en place un dispositif de protection et de rétribution des lanceurs d’alerte en matière de lutte contre la corruption, l’enrichissement illicite… &nbsp; &nbsp; Initier ou accélérer le recours systématique aux nouvelles technologies dans le fonctionnement de l’administration, les rapports entre les citoyens et l’administration… &nbsp; Améliorer la gouvernance économique et financière de l’Etat et de l’ensemble des administrations &nbsp;</td><td>&nbsp; Le Gouvernement de transition aura la latitude de constituer des comités adhoc sur certaines questions, associer la société civile, s’inspirer de ce qui se fait ailleurs… &nbsp; Certaines reformes nécessiteront d’être prises en compte dans la Constitution, d’autres non &nbsp; Les projets de textes devront faire l’Object de préparation courant le dernier trimestre de l’année 2020 &nbsp; Elles devront faire l’objet de débats et discussions au sein de la société malienne courant premier trimestre 2021 &nbsp; Elles devront être adoptées, si possible, à partir d’avril 2021 et pour d’autres après le referendum constitutionnel &nbsp; Le Gouvernement et le Ministère de la justice accorderont une attention particulière à ce chapitre avec la participation de tous les services impliqués (BVG, OCLEI, CENTIF…) Les investigations complémentaires doivent être conduites afin que les procès puissent avoir lieu courant 2021 tout en veillant à la sérénité de la justice et au respect de tous les droits de la défense&nbsp; &nbsp; &nbsp; Insérer dans les textes ce dispositif avant la fin du mois d’octobre 2020 et en faire la promotion Le faire accompagner par la mise en place de dispositif de récupération rapide des pertes subies par l’Etat &nbsp; Des objectifs symboliques forts doivent être fixés et atteints par la transition en matière de digitalisation de l’administration et de ses rapports avec les citoyens &nbsp; Le Gouvernement engagera cela immédiatement pour faire des économies partout où cela est possible, assurer la neutralité de l’Etat face au secteur privé, le soutien aux productions locales…</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>16. Organiser les élections générales</strong></h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Assurer un pilotage efficient du processus électoral, conduire les préparatifs des élections générales de manière inclusive avec une neutralité incontestable, obtenir un fichier électoral consensuel &nbsp; Organiser les élections Présidentielles législatives de manière couplée &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Organiser les élections locales : municipales et régionales et locales (si ce niveau est également retenu) &nbsp;</td><td>et</td><td>&nbsp; Le Gouvernement mettra en place un cadre partenarial avec les acteurs politiques qui suivra le processus électoral pendant toute l’année 2021 &nbsp; &nbsp; Courant novembre 2021 (premiers et seconds tours) Le contentieux électoral éventuel sera traité courant décembre 2021 Le Président élu entrera en fonction le 1<sup>er</sup> janvier 2022 L’assemblée Nationale élue entrera en fonction courant janvier 2022 &nbsp; A partir de cette date, le cycle électoral malien entrera dans une phase d’élections générales tous les 5 ans courant dernier trimestre de l’année à une période propice pour les joutes électorales avec une coïncidence du mandat avec l’année civile &nbsp; &nbsp; Courant décembre 2021 Le contentieux électoral sera géré courant janvier 2022 Les nouveaux exécutifs locaux entreront en fonction début février 2022 &nbsp;</td></tr><tr><td></td><td></td><td></td></tr></tbody></table></div></figure>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Un Conseil de Transition : organe législatif et d’orientation et de suivi dont le Président est le chef de l’Etat et le Président de la Transition, assisté par un Conseil des Sages</strong></li></ul>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Mettre en place le Conseil National &nbsp; de Transition, l’instance suprême de la transition &nbsp; Le CNT aura pour rôles, entre autres, de &nbsp; Fixer les grandes orientations de la transition Adopter et amender la charte de la transition Voter les textes pendant la transition Évaluer l’action gouvernementale notamment le suivi de la feuille de route de la transition Identifier et mettre en œuvre toutes initiatives permettant à la transition d’atteindre ses objectifs &nbsp; Le CNT sera composé de ….membres dont la répartition peut être la suivante &nbsp; Forces armées et de sécurité : 5 Partis politiques : 25 Patronat : 2 Syndicats : 5 Chambres consulaires : 5 Conseil national ste civile : 2 Ordres professionnels : 5 Forum des organisations st civile : 1 Organisations de jeunes : 3 Organisations de femmes : 2 Anciens Premier ministres non partisans : 8 Personnes ressources : choisies pour leur utilité au pays dans le contexte de la transition &nbsp; Un Conseil de sages sera institué par le CNT pour œuvrer à la prévention et à la médiation sur toutes les questions conflictuelles apparues pendant la transition Il fonctionnera comme un organe de veille, de facilitation, de conseil et de médiation Il sera composé de tous les anciens chefs d’Etat et des leaders religieux majeurs du pays Son secrétariat sera assuré par le médiateur de la République &nbsp;</td><td>&nbsp; Le modèle de la transition de 1991 semble le plus approprié, limite les organes, est plus économique pour le pays et permet de satisfaire les rôles d’orientation, de contrôle mais aussi de légifération, dévolus aux instances de transition &nbsp; La charte fixera les rapports entre le CNT et le Gouvernement, les pouvoirs respectifs de chaque Institution et en particulier les rapports entre le Président du CNT et le Premier ministre&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le CNT élit en son sein son Président qui sera en même temps le Président de la Transition et le chef de l’Etat pendant la transition Il aura un cabinet et disposera de l’administration de la Présidence de la République Il dirigera le Conseil des Ministres &nbsp; Le CNT adoptera un texte organique qui peut prévoir un bureau et des fonctions spécifiques en rapport avec ses responsabilités &nbsp; &nbsp; &nbsp; Ce conseil des sages fonctionnera auprès de la Présidence de la transition et bénéficiera du soutien de cette administration ainsi que celui de la médiature</td></tr></tbody></table></div></figure>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Un Gouvernement de transition restreint pour conduire l’action publique</strong></li></ul>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Un Gouvernement sera mis en place pour conduire les politiques du pays pendant la transition, conformément à la feuille de route conçue à cet effet &nbsp; Le Gouvernement sera constitué de personnalités compétentes pour le secteur concerné, honnêtes et crédibles &nbsp; Le Premier ministre dirigera le Gouvernement et disposera de plus de pouvoirs que ceux fixés dans la Constitution de 1992. Il est nommé par le Président à la suite du choix par le Conseil National de transition. Il est remplacé dans les mêmes conditions &nbsp; Il forme avec le Président un Gouvernement de 20 membres. Les Ministres sont remplacés dans les mêmes conditions que leur nomination. &nbsp; Chaque Ministre est retenu pour sa grande compétence dans le domaine concerné ainsi que sa probité et uniquement cela Il ne doit être membre d’aucun parti et ne doit avoir aucune ambition autre que servir le pays &nbsp; Les ministres de la défense, de la sécurité et de l’administration du territoire reviennent aux militaires. Ils sont choisis par le CNSP &nbsp; A titre indicatif, les 20 Ministères peuvent être les suivants : Défense, Sécurité, Administration du territoire et décentralisation, Affaires étrangers et maliens de l’extérieur, Justice, Economie et Finances et planification, Commerce et Industrie, Mines, Equipement et transport, Energie, Développement rural, Eau et assainissement, Artisanat et tourisme, Domaine et urbanisme, Education, Santé, réconciliation et femmes et enfants et familles et affaires sociales, communication et Jeunesse et sport et NTIC, Culture et Culte, Travail et emploi et formation professionnelle &nbsp;</td><td>&nbsp; Le Gouvernement ne doit contenir aucun membre de partis politiques et aucun membre du Gouvernement ne pourra participer aux élections générales (à insérer dans la charte) &nbsp; Le premier ministre et le Président de la transition se feront aider par le CNT pour collecter le maximum de compétences maliennes, y compris dans la diaspora Ils feront faire des enquêtes de moralité et au regard des profils, choisiront sur des bases objectives et en toute indépendance les personnes qui occuperont les postes gouvernementaux &nbsp; Ils agiront sur des bases de compétences, de réputations, de potentialité pour le pays &nbsp; Ils feront preuve de patriotisme et de souplesse pour éviter au maximum les conflits dans le choix des membres du Gouvernement &nbsp; Le Premier ministre dotera chaque Ministre d’un contrat de performance et le CNT suivra mensuellement les performances de chaque Ministre &nbsp; Au regard des performances, il sera procédé au remplacement des Ministres ; cela sera fait sans état d’âmes, le plus important étant d’atteindre les résultats fixés à la transition &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">23. Possibilité de mettre en place des comités, commissions adhoc sur les questions particulières (accord de paix, problèmes communautaires, reformes…)</h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; La transition doit être conduite de manière inclusive, en associant les Maliens, à travers leurs organisations politiques et de la société civile, les acteurs de l’administration, les universitaires et toutes personnes ou organisations de bonne volonté qui pourrait aider &nbsp; La manière mise en place de groupes de réflexions, de comités Adhoc, de commissions et autres équipes pour mener des études, des investigations ou des analyses en vue de formuler des propositions sera une constante dans le travail gouvernementale &nbsp; Chaque Ministre, dès sa prise de fonction, entrera ainsi en contact avec les forces vives du pays et toutes les personnes ressources afin de constituer une base de données des compétences de son secteur afin de les associer à ses activités et de bénéficier de leurs apports. &nbsp; Les projets de textes associeront le maximum de citoyens et de compétences dans les éléments de participation. Cela se fera au niveau central mais aussi dans les régions et au sein de la diaspora. Le Gouvernement alliera le souci d’aller rapidement à l’impératif d’informer les Maliens sur ses projets et de les rallier à sa cause, à chaque étape de chaque réforme engagée &nbsp; Ce dispositif participatif sera aussi utilisé par le Gouvernement de transition pour anticiper ou régler les nombreux conflits sociaux auxquels le pays est confronté Le Ministre en charge du secteur du travail mettra en place un groupe spécifique aux conflits sociaux avec l’objectif d’éviter toute difficulté pendant la transition et créer les conditions d’une conférence sociale à organiser par le pouvoir de la 4<sup>e</sup> République &nbsp;</td><td>&nbsp; Les reformes majeures de la transition se traduiront par la mise en place de structures Adhoc de préparation :&nbsp; &nbsp; Relecture de l’Accord d’Alger Revue du dispositif d’action de l’Etat au centre du Mali Relecture des textes de la démocratie et des élections Relecture des textes fondamentaux Révision du dispositif de Gouvernance Enquête sur les tueries de juillet 2020 &#8211; Etc. &nbsp; De manière spécifique, des groupes Adhoc pourront être mis en place par les Ministres sur des sujets particuliers ou par el Gouvernement selon les cas. &nbsp; Les forces vives du pays doivent être disponibles à accompagner le Gouvernement de transition dans les différents processus participatifs qu’il proposera. &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Les partenaires sociaux, acteurs de la transition, seront sollicités pour aider le pays en ce moment particulier de son histoire Le Gouvernement s’évertuera d’appliquer les accords précédents ainsi que les textes et anticipera de porter toutes difficultés à la connaissance des partenaires sociaux&nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">31. Mettre en place une charte de la transition, suspendre la Constitution et dissoudre certaines Institutions (HCCT, CESC)</h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Le CNSP et les forces vives maliennes doivent rédiger une charte de la transition qui sera l’acte fondateur de la transition &nbsp; La charte fixera le fonctionnement des pouvoirs publics pendant cette phase, les organes et leur fonctionnement ainsi que leurs collaborations, les moyens de régulation… &nbsp; La charte précisera également si la Constitution de 1992 est suspendue en partie ou en totalité &nbsp; Elle prévoira la dissolution d’institutions ayant perdu leur sens (HCCT, CESC) en dehors de mandat ainsi que celles ayant perdu leur support (Haute cour de justice) &nbsp; Elle devra néanmoins prévoir des dispositifs juridiques et judiciaires permettant de procéder au jugement d’anciens hauts responsables (Premier ministre, Ministres…) impliqués dans les faits de corruption et d’atteinte aux biens publics ; il conviendra de rendre les juridictions classiques compétentes pour connaître de ces infractions reprochées aux hauts responsables mentionnés &nbsp;</td><td>&nbsp; Les références de certains pays ayant passé par l’étape de la charte peuvent guider la rédaction de celle qui encadrera la transition &nbsp; Il faut sortir du cadre de la Constitution de 1992 en l’absence d’Assemblée Nationale et pour permettre que les forces vives puissent être associées à la conduite du processus transitoire, ce qui est indispensable à sa réussite &nbsp; La charte doit fixer dans les grandes lignes les objectifs de la transition ainsi qu’une indication du delais de déroulement de celle-ci &nbsp; Elle doit être adoptée par le CNT pour avoir force de Loi Constitutionnelle transitoire &nbsp; La charte peut avoir le plan indicatif suivant &nbsp; Préambule Réaffirmation des droits et devoirs du Malien Contextes, Principes et Objectifs de la période transitoire&nbsp; Organes de la transition Rapports entre les organes Pouvoir judicaire Traités et accords internationaux Révision de la charte Dispositions finales et transitoires &nbsp; &nbsp; &nbsp;</td></tr></tbody></table></div></figure>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">32. Durée de la transition de 15 mois, fin 2021, élaborer une feuille de route raisonnable sur cette période de septembre 2020 à décembre 2021</h3>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table><tbody><tr><td><strong>Tâches</strong></td><td><strong>Impact/observations/delais</strong></td></tr><tr><td>&nbsp; Sur base du contenu consensuel de la transition, convenu entre les forces vives maliennes, un plan d’action détaillé devra être préparé sur l’ensemble de la période septembre 2020 – décembre 2021 &nbsp; Ce plan fera ressortir dans un tableau synthétique, pour chaque objectif de la transition : les activités, les taches, les responsabilités, les résultats attendus, les delais et les informations complémentaires &nbsp; Le plan d’action sera une annexe de la feuille de route à rédiger et à valider par les forces vives et le CNT avant de la transmettre aux partenaires du pays &nbsp; La feuille de route et le plan d’action seront les documents de base de la Gouvernance pendant la période &nbsp; Le Président et le Premier ministre suivront les actions des Ministres en ayant ce document comme référence &nbsp; Le CNT suivra le Gouvernement sur base du contenu du document&nbsp;</td><td>&nbsp; La feuille de route de la transition doit être un document synthétique permettant aux Maliens et aux partenaires de saisir l’essentiel des résultats fixés à la transition en quelques pages. Elle renverra au plan d’action pour les détails. &nbsp; Elle peut avoir le plan suivant :&nbsp; &nbsp; Introduction Présentation &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; du &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; contexte &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; et &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; des objectifs de la transition Présentation de l’organisation et du fonctionnement Mise en évidence du dispositif de suivi évaluation</td></tr></tbody></table></div></figure>
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