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	<title>Archives des motion de censure &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des motion de censure &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Come-back de Lecornu: l’art français de tourner en rond avec élégance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 21:34:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Sébastien Lecornu revient à Matignon après une démission rapide. Explorez les détails de son surprenant come-back.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En Macronie, la tragédie politique vire à la comédie d’alcôve. Quatre jours après avoir claqué la porte de Matignon, Sébastien Lecornu y revient par la fenêtre, en mission commandée pour un président aux abois. Le tout sur fond de Ve République en état de décomposition avancée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des come-backs qui forcent le respect, et d’autres qui forcent le rire. Celui de Sébastien Lecornu, reconduit à Matignon après avoir démissionné 96 heures plus tôt, appartient sans conteste à la seconde catégorie. En France, on ne gouverne plus, on recycle. À ce rythme, on finira par breveter la «&nbsp;<em>démission circulaire</em>&nbsp;» comme innovation politique&nbsp;<em>made in Élysée</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 6 octobre, l’homme du moment quitte Matignon, lessivé par 27 jours de turbulences et de critiques sur un gouvernement «&nbsp;<em>copié-collé</em>&nbsp;» de celui de François Bayrou. Le 10 octobre, miracle républicain : le même Lecornu revient, flanqué d’un mandat tout neuf, après un conclave nocturne à l’Élysée où la classe politique — amputée de ses extrêmes — a joué les pompiers pyromanes. En vérité, personne ne voulait du fauteuil. Il brûle trop.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-macron-metteur-en-scene-d-un-theatre-d-ombres"><strong>Macron, metteur en scène d’un théâtre d’ombres</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retour, c’est d’abord celui d’un président sans majorité, mais pas sans ego. Emmanuel Macron, incapable de trouver une figure consensuelle, a préféré réanimer un Premier ministre usé plutôt que d’affronter l’évidence : la France est ingouvernable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la façade républicaine, c’est une monarchie présidentielle qui s’accroche, obsédée par la communication, déconnectée du réel et rongée par la peur d’une dissolution fatale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lecornu, en bon soldat, parle de «&nbsp;<em>devoir</em>&nbsp;» ; mais tout indique qu’il a surtout accepté «&nbsp;<em>par résignation</em>&nbsp;». Ses quatre conditions — débats parlementaires, redressement budgétaire, déconnexion présidentielle, diversité gouvernementale — sonnent comme une lettre d’intention plus que comme un programme. La France adore les grandes déclarations ; elle redoute les petites décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lecornu-le-pompier-de-service-d-un-incendie-institutionnel"><strong>Lecornu, le pompier de service d’un incendie institutionnel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Matignon, le pompier Lecornu hérite d’un brasier budgétaire et d’un champ de ruines politique. Il doit présenter la loi de finances 2026 à une Assemblée nationale prête à le renverser avant même qu’il n’ait posé ses valises. LFI promet une motion de censure «&nbsp;<em>dès lundi&nbsp;</em>», les communistes dénoncent un «&nbsp;<em>entêtement inacceptable</em>&nbsp;», les socialistes conditionnent leur soutien à un virage imaginaire. Bref, tout le monde est d’accord pour ne pas être d’accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène politique française ressemble désormais à un vieux bal masqué. On se déguise en responsable, on danse au son du chaos, et l’on espère que l’orchestre tiendra jusqu’à la présidentielle de 2027. Lecornu, lui, joue le rôle du fusible consentant, celui qui saute pour mieux être ressoudé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-france-puissance-moyenne-et-politique-minee"><strong>La France, puissance moyenne et politique minée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce va-et-vient à Matignon ne serait qu’un épisode anecdotique s’il ne révélait pas un mal plus profond. La France n’est plus une puissance politique stable, ni même un modèle de gouvernance. Tandis que Berlin rationalise et que Londres improvise avec style, Paris tâtonne, tergiverse, se déchire — et s’écoute parler. L’arrogance technocratique a remplacé la vision gaullienne ; la communication de crise a pris le pas sur l’État stratège.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan international, ce psychodrame hexagonal amuse à Moscou, laisse perplexe à Washington et inquiète à Bruxelles. Car un pays qui peine à se gouverner lui-même peine aussi à se faire entendre. La diplomatie française, naguère redoutée, n’est plus qu’une succession de «&nbsp;<em>positionnements</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-comedie-francaise-sans-fin"><strong>Une comédie française sans fin</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En reconduisant Lecornu, Macron a choisi la continuité : celle de l’improvisation et de l’usure. Le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République redevient donc Premier ministre. La France, elle, reste suspendue à ses contradictions : un peuple las, des élites déconnectées et une République en quête d’un sens qu’elle a depuis longtemps perdu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On disait autrefois que la France était un pays où tout finit par des chansons. En 2025, tout y commence par une démission… et se termine par une reconduction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[ Tribune] L&#8217;Assemblée nationale au Sénégal : une 14e législature sous tension</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 01:52:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 14e législature de l'Assemblée nationale du Sénégal : tensions, blocages et affrontements politiques. L'État de droit en question.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La 14e législature de l&rsquo;Assemblée nationale du Sénégal se déroule dans un climat tendu et instable. Entre blocages institutionnels et affrontements politiques, le fonctionnement normal des institutions républicaines est menacé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une démocratie, l&rsquo;alternance symbolise souvent un nouveau souffle dans la gestion de la République. Sous ce prisme, un changement politique émerge au sein de la population, détentrice de la volonté populaire, conformément au choix électoral légalement acté. Dans cette perspective, le 24 mars 2024, le Sénégal a opté pour une nouvelle reconfiguration politique avec l&rsquo;arrivée au pouvoir du parti PASTEF-Les Patriotes. Le projet de ce parti traduit une transformation systémique de tous les aspects de l&rsquo;appareil d&rsquo;État. Pour une bonne répartition des rôles, la séparation des pouvoirs apparaît comme un pilier fondamental du bon fonctionnement de l&rsquo;État de droit. Ce rôle est incarné par trois pouvoirs : l&rsquo;exécutif, le législatif et le judiciaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-cohabitation-et-de-co-construction"><strong>Cohabitation et de co-construction</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces organes, l&rsquo;Assemblée nationale joue un rôle important dans l&rsquo;équilibre des pouvoirs. Au Sénégal, conformément à l&rsquo;article 6 de la Constitution, l&rsquo;Assemblée nationale fait partie des institutions de la République, au même titre que le Président de la République, le Gouvernement, le Haut Conseil des collectivités territoriales, le Conseil économique, social et environnemental et les Cours et Tribunaux. Son rôle est triple : voter la loi, contrôler l&rsquo;action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques (voir article 59 de la Constitution modifiée). Dans le cadre de ces prérogatives constitutionnelles, les députés contribuent à l&rsquo;amélioration de la vie publique par le biais des propositions de loi, de l&rsquo;information parlementaire, des enquêtes menées par ses différentes commissions et de la représentation du peuple dans sa diversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la 14e législature s&rsquo;est déroulée dans un climat peu propice aux dynamiques de cohabitation et de co-construction dans le fonctionnement régulier des institutions. En effet, de nombreux facteurs de blocage ont été relevés, tels que le vote de la loi reportant l&rsquo;élection présidentielle au 15 décembre 2024, le rejet du Débat d&rsquo;Orientation Budgétaire, le rejet de la loi constitutionnelle n°11/2024 portant suppression du HCCT et du CESE par la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, avant d&rsquo;être désapprouvée en assemblée par la majorité parlementaire (83 voix contre le rejet de la loi contre 80 pour son adoption).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce binôme improbable de l&rsquo;Opposition et du Pouvoir dans l&rsquo;hémicycle continue d&rsquo;accoucher de scénarios spectaculaires sous la tutelle forcée du peuple sénégalais. En effet, progressivement, dans un souci de rationalisation des dépenses publiques et de renforcement de son appareil politique, le nouveau régime cherche à maintenir son statut électoral obtenu depuis l&rsquo;élection présidentielle de mars 2024. Cette nouvelle configuration parlementaire fausse malheureusement le jeu et pourrait avoir des répercussions sur le prochain budget 2025, voire sur le calendrier républicain, en raison des durs affrontements qui ont eu lieu depuis l&rsquo;installation de la 14e législature. Celle-ci, installée sous haute tension, refuse d&rsquo;assumer ses fonctions législatives avec responsabilité et maturité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-transformation-systemique-des-institutions-nbsp"><strong>Transformation systémique des institutions</strong>&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">De la même manière, avec ce refus, ces deux institutions ne pourront être supprimées qu&rsquo;en cas de modification de la Constitution, soit à l&rsquo;initiative d&rsquo;une révision constitutionnelle, soit par référendum. Dorénavant, la survie de cette 14e législature dépendra du Président de la République, en vertu du pouvoir de dissolution prévu à l&rsquo;article 87 de la Constitution. Force est de constater que, même après la dissolution de cette assemblée, les menaces sur le bon fonctionnement du calendrier républicain persisteront. En outre, l&rsquo;exercice du pouvoir législatif est défini dans les limites de temps et de compétence par l&rsquo;Assemblée nationale (voir article 77 de la Constitution amendée).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, comment le nouveau régime peut-il résoudre l&rsquo;instabilité au sein de l&rsquo;hémicycle et répondre aux attentes du peuple qui souhaite cette alternance ? En ce qui concerne cette gymnastique institutionnelle, le gouvernement a l&rsquo;obligation de veiller au bon fonctionnement des institutions, afin d&rsquo;œuvrer à la transformation systémique des institutions pour une meilleure prise en compte des préoccupations de la population. Si nous voulons répondre aux attentes de nos citoyens, nous devons réformer nos institutions pour assurer le bon fonctionnement de l&rsquo;appareil d&rsquo;État. Quoi qu&rsquo;il en soit, le bon fonctionnement de la démocratie passe par l&rsquo;échange d&rsquo;idées afin d&rsquo;améliorer le débat public. Pour cela, nous devons être plus pragmatiques et rigoureux sur les questions économiques, sociales et environnementales, au détriment des questions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amadou Ba, juriste.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Motion de censure au Sénégal : une tempête dans un verre d&#8217;eau ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 00:26:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les rebondissements de la motion de censure au Sénégal. L'opposition parlementaire tente de faire tomber le gouvernement d'Ousmane Sonko.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;opposition parlementaire au Sénégal tente de faire tomber le gouvernement d&rsquo;Ousmane Sonko en déposant une motion de censure, après le rejet de la proposition de loi sur la suppression de deux institutions budgétaires.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique sénégalaise ne cesse de surprendre avec ses intrigues dignes des meilleures pièces de théâtre. Récemment, l&rsquo;opposition parlementaire, fidèle à l&rsquo;ex-président Macky Sall, a décidé de passer à l&rsquo;offensive après le rejet par les députés de la proposition de loi des nouvelles autorités visant à supprimer deux institutions jugées budgétivores. Et comme un rebondissement bien calculé, ils ont déposé une motion de censure pour tenter de faire tomber le gouvernement d&rsquo;Ousmane Sonko, le Premier ministre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reconduire-sonko"><strong>Reconduire Sonko</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Abdou Mbow, député de l’Alliance pour la République (APR), ne s&rsquo;est pas fait prier pour endosser le rôle du porte-flambeau de cette fronde parlementaire. Dès lundi, il annonçait son intention de déposer une motion de censure pour «&nbsp;<em>faire tomber le gouvernement</em>&nbsp;». Son principal grief ? Le Premier ministre Ousmane Sonko n’a toujours pas présenté les grandes lignes de son programme devant les députés, cette fameuse déclaration de politique générale attendue pour donner une direction claire au pays. Un manquement, selon Mbow, qui justifie à lui seul une remise en question du gouvernement en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Constitution sénégalaise, en son article 86, permet en effet aux députés de faire démissionner le gouvernement si au moins 17 des 165 parlementaires signent une demande de motion de censure. Une fois déposée à l&rsquo;Assemblée, une plénière doit être convoquée sous 48 heures. Si la motion est adoptée à la majorité simple, le gouvernement tombe. Une mécanique bien huilée, mais dont l’issue pourrait bien être plus symbolique que réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une majorité relative à l&rsquo;Assemblée nationale, les députés de l’ancienne coalition Benno Bokk Yakaar, qui se trouvent désormais dans l’opposition, ont une chance non négligeable de faire passer cette motion de censure. Si cela se produit, ce sera un coup dur pour le gouvernement en place et un acte de désaveu politique fort pour les nouvelles autorités. Mais, et c’est là que le jeu politique devient plus complexe, même si la motion est adoptée et que le gouvernement tombe, rien n’empêche le président Bassirou Diomaye Faye de reconduire Ousmane Sonko à son poste de Premier ministre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-epreuve-pour-affirmer-encore-plus-leur-autorite"><strong>Une épreuve pour affirmer encore plus leur autorité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là tout le paradoxe de cette situation. D&rsquo;un côté, l&rsquo;opposition se montre déterminée à mettre à mal le gouvernement en place, espérant par ce geste provoquer un tournant décisif dans la politique nationale. De l&rsquo;autre, le pouvoir exécutif garde une carte maîtresse dans sa manche, capable de neutraliser cette tentative de désaveu en un clin d&rsquo;œil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, que reste-t-il de cette motion de censure ? Si elle est votée, elle sera perçue comme un signal fort de l’opposition, une manière de montrer qu’elle reste une force avec laquelle il faut compter. Mais en termes de conséquences pratiques, elle pourrait bien n&rsquo;être qu&rsquo;une tempête dans un verre d&rsquo;eau. Les nouvelles autorités, conscientes de cette possibilité, pourraient bien utiliser cette épreuve pour affirmer encore plus leur autorité, renforçant ainsi la position d’Ousmane Sonko.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte, cette motion de censure pourrait bien n&rsquo;être qu&rsquo;un épisode de plus dans le feuilleton politique sénégalais, une pièce où chacun joue son rôle avec passion, mais où l&rsquo;issue est souvent plus incertaine qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît. Une chose est certaine : les citoyens, eux, attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations, au-delà des manœuvres politiques et des jeux de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tension au Sénégal : annulation du débat budgétaire et menace de motion de censure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 18:20:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La tension politique monte au Sénégal suite au refus du Premier ministre de se présenter à l'Assemblée nationale. Quelles en seront les répercussions sur la stabilité politique du pays ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sénégal, la situation politique est tendue suite au refus du Premier ministre Ousmane Sonko de se rendre à l’Assemblée nationale pour présenter sa déclaration de politique générale. Cette décision a entraîné l’annulation du débat d’orientation budgétaire qui devait se tenir samedi&nbsp;29&nbsp;juin 2024. L’opposition, majoritaire au Parlement, a vivement réagi et a brandi la menace d’une motion de censure contre le gouvernement en place.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs jours, la situation politique au Sénégal est marquée par une tension palpable entre le gouvernement et l’opposition, suite au refus du Premier ministre de se rendre à l’Assemblée nationale. La menace d’une motion de censure agitée par l’opposition laisse planer un climat d’incertitude sur l’avenir politique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a refusé de se rendre à l’Assemblée nationale, invoquant plusieurs raisons, notamment la modification du règlement intérieur du Parlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le règlement du Parlement sénégalais ne fait plus mention de cette déclaration depuis la suppression du poste de Premier ministre en 2019. Il n’a pas été mis à jour depuis le rétablissement de la fonction en 2021.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avenir-politique-decisif-nbsp"><strong>Un avenir politique décisif&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de la situation sociopolitique fragile du pays, cette situation semble avoir provoqué la colère des députés de l’opposition. Ces derniers estiment que le refus du Premier ministre de se présenter devant le Parlement est une violation de la Constitution et de la séparation des pouvoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation de blocage, le bureau de l’Assemblée nationale a pris la décision d’annuler le débat d’orientation budgétaire prévu samedi dernier. Cette décision a suscité de vives réactions parmi les députés, qui voient dans cette annulation un manquement au devoir de transparence et de reddition des comptes de la part du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce climat de tension politique, l’opposition a clairement fait savoir qu’elle n’hésiterait pas à déposer une motion de censure contre le gouvernement si la situation ne s’améliorait pas. Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour l’avenir politique du pays de la Teranga.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba&nbsp;</strong></p>
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