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	<title>Archives des mort &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des mort &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>L’élimination d’Abu Houzeifa par le Mali : un succès là où Barkhane et la Minusma ont failli</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 13:54:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Abu Houzeifa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'armée malienne remporte une victoire majeure contre le terrorisme au Sahel en neutralisant Abu Houzeifa, un chef terroriste de renom.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans une opération décisive le dimanche&nbsp;28&nbsp;avril 2024, l’armée malienne a neutralisé Abu Houzeifa, un chef terroriste de haute importance dans la région de Liptako Gourma, près d’Indelimane. Cette victoire significative, soulignant l’efficacité des Forces armées maliennes (FAMa), marque un tournant crucial dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.</em></strong></p>



<p>Dans les sables mouvants de la géopolitique sahélienne, le Mali vient d’inscrire une page héroïque dans l’histoire de sa lutte contre le terrorisme. Le dimanche&nbsp;28&nbsp;avril 2024, une opération menée par les Forces armées maliennes (FAMa) dans le Liptako Gourma, secteur d’Indelimane, a conduit à la neutralisation d’un important chef terroriste, Abu Houzeifa, mieux connu sous le nom de Hugo. Cette opération d’envergure a mis fin à la trajectoire meurtrière d’un homme dont la tête avait été mise à prix pour cinq millions de dollars, soit trois-milliards-quatre-cent-millions (3 400 000 000) FCFA, par le département d’État américain, en raison de son rôle présumé dans la mort des forces spéciales américaines à Tango Tango, Niger, en 2017.</p>



<p>Cette victoire tactique ne représente pas seulement un coup dur pour les forces de l’État islamique au Sahel (EIS), mais elle incarne également un triomphe de la souveraineté et de l’efficacité malienne. Pendant des années, le récit dominant a souvent placé les opérations étrangères comme Barkhane et la MINUSMA au centre de la sécurité régionale, éclipsant les contributions et les sacrifices des forces locales. Cependant, ce succès des FAMa marque un point de bascule crucial, montrant que là où des armées étrangères ont eu des résultats mitigés, l’armée malienne a pu remporter une victoire significative.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-temoignage-de-la-capacite-de-l-armee-malienne-a-assurer-la-souverainete-du-pays"><strong>Témoignage de la capacité de l’armée malienne à assurer la souveraineté du pays</strong></h2>



<p>La reconquête de Kidal par l’armée malienne le 14&nbsp;novembre 2023 marque un tournant significatif dans la longue lutte pour la stabilité au Mali. Après plus d’une décennie sous le contrôle djihadiste, cette ville clé a été reprise, exposant les limites des interventions de « <em>partenaires militaires étrangers</em> » présents au Mali sous le prétexte de restaurer la paix et la stabilité. Malgré leur présence prolongée, ces forces n’ont pas réussi à empêcher que des régions entières du pays ne tombent aux mains des insurgés, posant des questions sur l’efficacité et les véritables intentions de ces missions internationales.</p>



<p>Hier la reconquête de Kidal, aujourd’hui la neutralisation d’une éminente figure du terrorisme au Sahel, l’armée fait des prouesses et donne davantage des preuves de sa montée en puissance. L’importance de cette réalisation ne peut être sous-estimée. Abu Houzeifa était une figure de proue de la terreur, impliqué dans des attaques qui ont non seulement couté des vies, mais ont également alimenté le cycle de violence et de déstabilisation dans la région du Sahel. Son élimination par les forces maliennes est un témoignage de leur capacité à prendre en main la sécurité de leur propre pays, défiant les attentes et redéfinissant les perceptions de leur compétence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-respect-et-le-soutien-correspondant-a-leur-bravoure"><strong>Le respect et le soutien correspondant à leur bravoure</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, un appel est lancé aux États-Unis et à la communauté internationale pour une reconnaissance accrue de la contribution du Mali à la lutte mondiale contre le terrorisme. Il est impératif que les partenaires internationaux reconnaissent et valorisent les efforts du Mali, non seulement en termes de coopération militaire, mais aussi dans le cadre d’un soutien politique et économique renforcé. La lutte contre le terrorisme est une guerre qui ne respecte pas les frontières nationales, et les succès du Mali doivent être vus comme des victoires pour la sécurité mondiale.</p>



<p>Il est également crucial de souligner que les succès militaires ne sont que la pointe de l’iceberg. Pour que ces victoires soient durables, elles doivent être accompagnées d’efforts pour adresser les causes profondes de l’insécurité, notamment la pauvreté, l’exclusion et les inégalités. La stabilisation du Mali nécessite un engagement à long terme envers le développement économique et social, ainsi que le renforcement des institutions démocratiques.</p>



<p>Les Maliens ont montré qu’ils pouvaient diriger leur propre bataille contre le terrorisme, et ils demandent le respect et le soutien correspondant à leur bravoure. Ce n’est pas seulement une question de reconnaissance, mais un impératif stratégique pour encourager et soutenir la résilience locale face aux menaces transnationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-catalyseur-pour-une-reevaluation"><strong>Catalyseur pour une réévaluation</strong></h2>



<p>La neutralisation d’Abu Houzeifa par les FAMa est une affirmation puissante de l’autonomie et de la capacité du Mali à sécuriser son territoire. Cet évènement devrait servir de catalyseur pour une réévaluation de la manière dont la communauté internationale, en particulier les États-Unis, envisage son partenariat avec le Mali. Il est temps que les contributions et les victoires du Mali soient pleinement reconnues et intégrées dans une stratégie globale qui respecte et valorise la souveraineté et les compétences maliennes.</p>



<p>C’est un message clair&nbsp;: là où d’autres ont échoué, le Mali a réussi. Cette réussite mérite non seulement d’être reconnue, mais aussi soutenue, pour bâtir un avenir où la sécurité et la stabilité du Sahel sont entre les mains de ses propres peuples, soutenues par des partenaires qui respectent et valorisent leurs efforts et sacrifices. Le Mali, en démontrant son efficacité et sa résilience, mérite justement cette reconnaissance et ce respect.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Billet fictif] Tué dans une attaque et obligé de rendre compte de son vécu</title>
		<link>https://saheltribune.com/billet-fictif-tue-dans-une-attaque-et-oblige-de-rendre-compte-de-son-vecu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 09:48:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[centre du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>A son procès, dans le monde des morts, il fait le bilan de son règne, devant les patriarches. Un billet qui donne à réfléchir sur la lourde responsabilité d’être chef, surtout dans un pays où la sécurité reste encore un idéal.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans ce billet fictif, Mikailou Cissé se met dans la peau d’un chef de village, mort lors d’une attaque. A son procès, dans le monde des morts, il fait le bilan de son règne, devant les patriarches. Un billet qui donne à réfléchir sur la lourde responsabilité d’être chef, surtout dans un pays où la sécurité reste encore un idéal.</strong></p>



<p>« <em>Garde permanemment à l’esprit qu’un jour, tu rendras compte de ta vie après que ton âme se sera échappée de ton corps.</em> <em>Et sache que la vie ne vaut rien et rien ne vaut la vie </em>», a commencé par indiquer le chef de village mort lors d’une <a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=9990356a16cdb544JmltdHM9MTY3NDY5MTIwMCZpZ3VpZD0zNGI0NWU5YS03MjNiLTY0YzgtMmNjNi00ZTJjNzNkYjY1MjMmaW5zaWQ9NTE5Mg&amp;ptn=3&amp;hsh=3&amp;fclid=34b45e9a-723b-64c8-2cc6-4e2c73db6523&amp;psq=Diallassagou&amp;u=a1aHR0cHM6Ly9tYWxpamV0LmNvbS9hX2xhX3VuZV9kdV9tYWxpLzI3MDU1My10dWVyaWUtZGUtZGlhbGxhc3NhZ291LWxlLWZpbG0tYXRyb2NlLXNlbG9uLWRlcy10ZW1vaW5zLmh0bWw&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">attaque</a>. Un exercice auquel il s’attèle devant l’assemblée des patriarches, dans le monde des invisibles.</p>



<p>Le chef de village fait donc le récit de son vécu dans le monde des vivants. Une existence marquée par l’incompréhension de sa démarche par les autres, l’hostilité à toute option attentatoire à la vie. Il était mal-aimé au sein de ses paires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Le village n’allait pas tarder à recevoir de la visite</strong><strong> »</strong></h3>



<p>Les choses suivaient leur cours normal dans le village. Les <a href="https://saheltribune.com/?s=Diallassagou&amp;post_type=post">menaces et intimidations </a>nous parvenaient à chaque fois qu’on essayait de vous consulter. L’atmosphère dans les environs sentait le sang et l’odeur de la mort.</p>



<p>Une telle mobilisation d’hommes hostiles à notre mode de vie en commun ne s’était jamais produite sur nos terres. Les choses se passèrent vite. Le village a été rapidement encerclé, peu avant l’heure du retour des champs.</p>



<p>Personne n’était en mesure de sortir ni rentrer sans qu’il s’attire l’attention d’un des geôliers postés à un point stratégique. Mais, par votre grâce, les choses se sont autrement passées.</p>



<p>Les artères peuplées, comme à l’accoutumée, en mépris des visites et messages de <a href="https://saheltribune.com/insecurite-au-mali-pour-eteindre-le-%e2%80%89triangle-de-feu%e2%80%89-un-instrument-continental-semble-necessaire/">harcèlement et d’intimidation </a>qui nous parvenaient de part et d’autre comme si nous étions dans la république, présageaient que <em>« le village n’allait pas tarder à recevoir de la visite</em>. » Les alertes étaient toutes de même nature. Et personne n’ignorait que quelque chose se tramait dans les environs. Toutefois si nous avions été écoutés, mieux entendus, tous ceux-ci pouvaient être évités.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Notre terre est dans une sacrée mouise</strong></h3>



<p>L’état de nos corps, à l’arrivée du cortège funèbre, témoigne de <a href="https://saheltribune.com/dirigeants-et-peuple-deux-faces-de-la-meme-monnaie/">l’affront subi par la république</a>. Et l’état d’esprit et des propriétés après les forfaits restent jusqu’ici ineffables.</p>



<p>Le chef de village s’est rappelé, au cours de ce procès, des derniers mots de son grand-père, avant sa mort&nbsp;: « <em>Chef de village, on le devient. Il est un acquis sociétal. Personne ne réussira à l’assumer sans l’unanimité des autres. C’est également difficile de l’exercer sans l’accompagnement des ainés. Cela, quelle que soit la nature de ton leadership, de surcroit, dans une cité de négoce peuplée d’allochtone</em> », avait laissé entendre celui-ci avant sa mort.</p>



<p>Jamais l’espoir ne s’était dissipé de nos démarches. Malgré qu’on ait su que quelque chose se tramait, personne ne s’est autant impliqué. Comme des bétails, nous avons été conduits à jamais hors du regard des femmes et des <a href="https://saheltribune.com/insecurite-au-mali-les-enfants-continuent-de-payer-un-lourd-tribut/">enfants</a>. Et depuis, notre terre est dans une sacrée mouise.</p>



<p><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dans la conscience humaine, le Divin garde-t-il encore plus de place ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 May 2021 15:18:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[conscience humaine]]></category>
		<category><![CDATA[divin]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Divin perd de plus en plus de place dans la conscience des humains engagés dans une course effrénée à la recherche des plaisirs de la chair. Mikailou Cissé, professeur&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le Divin perd de plus en plus de place dans la conscience des humains engagés dans une course effrénée à la recherche des plaisirs de la chair. Mikailou Cissé, professeur de philosophie au Mali, explique cette déviation comme une conséquence du silence du Divin aux appels à secours des humains.</strong></p>



<p>Les questionnements sur la mort ne sont pas centrés uniquement sur ce que pourrait devenir une personne après sa migration définitive. Ils portent aussi sur la cause de la mort du défunt, de ce qu’adviendrait sa postérité. Sur ce que deviendrait la vie des vivants après la mort d’une personnalité influente d’une famille ou d’une communauté. C’est ce qui explique la raison pour laquelle qu&rsquo;à chaque fois qu’un membre d’une communauté meurt, la vie et le vide que cette mort pourrait laisser après son départ sont généralement sujets d’inquiétude.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Destinée d’une communauté après la mort d’un membre influent</strong></h2>



<p>Certes, certains se fient aux théories qui ont été développées par leurs prédécesseurs en fonction de leur croyance et évitent de s’étaler sur la problématique de la mort. Mais ceux qui se livrent à des jugements sur l’après-mort sont plus nombreux que ceux qui s’abstiennent. C’est ce qui explique pourquoi on assiste de plus en plus à des débats sur la mort d’un individu, sur les causes qui l’ont conduit à quitter le monde des sens, sur ce qui l’attend et ce que deviendrait l’existence de ses descendants ou de sa communauté après son voyage.</p>



<p>Admettre l’existence d’un <a href="https://www.cairn.info/revue-philosophique-2009-3-page-309.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">divin</a> transcendant en apparence, et observer la prière comme cela avait été recommandé ainsi que toutes les pratiques d’une religion quelle qu’elle soit ne font pas de soi un croyant. Ils ont certes une grande place, mais ne suffisent pas en soi. Car la religiosité d’un être ne se mesure pas en fonction des pratiques ou des actes visibles, mais par son degré d’avancement sur le chemin spirituel. Elle se juge en fonction de la place qu’un être consacre au respect des préceptes édictés par une religion bien définie. Elle dépend fortement aussi de la foi et n’exclut pas l’usage de la raison.</p>



<p>La raison et la foi permettent toutes d’accéder au Divin, mais par des chemins différents. La première sans preuve et la seconde après déduction. Le Divin dont il est question ici est pris dans son sens le plus étendu. Il prend en compte toutes les conceptions, qu’elles soient monothéistes, polythéistes, théistes ou toutes autres considérations acceptant l’existence d’un être transcendant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>«&nbsp;Le Divin</strong><strong> ne se manifeste pas pour punir&nbsp;</strong>»</h3>



<p>La crainte de la mort était bien présente dans la conscience des humains qui craignaient le Divin dans leur grande majorité. Cette crainte était liée à la place considérable qu’occupait le Divin dans la vie des hommes. Elle était due au fait que l’homme se voyait comme un être redevable à un autre qui pouvait influencer sa destinée.</p>



<p>Au fur et à mesure que les humains maitrisent la nature, parviennent à la plier à leur volonté sans l’aide d’un Divin, prennent conscience qu’ils disposent d’une puissance créatrice, ils ont commencé à sentir du <a href="https://plus.lapresse.ca/screens/697386cd-2264-4df4-abc6-bc019375a9ce__7C___0.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mépris </a>vis-à-vis du Divin.</p>



<p>Ce cran face à la mort a gagné de l’ampleur lorsque l’idée selon laquelle le <a href="https://www.cairn.info/l-experience-interieure-de-la-liberte--9782130460367-page-413.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Divin  n’interfère</a> <a href="https://www.cairn.info/l-experience-interieure-de-la-liberte--9782130460367-page-413.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pas</a> dans le cours des choses et dans la vie des humains à gagner l’esprit de certains hommes. Elle est celle qui a conduit les premiers agnostiques à contester la puissance du Divin.</p>



<p>Outre cela, puisque le Divin ne se manifeste pas pour punir ceux qui transgressent, dans les discours et les actes, ses interdits, alors il n’a pas de puissance selon ses gens. De ce fait, les récits à son sujet deviennent du coup à leurs yeux des fables.</p>



<p>Tout être humain qui perd la foi ou vient d’en manquer ne mérite pas de prétendre être un croyant. Il est plutôt un pratiquant ou un simple adepte d’une tendance religieuse. Mieux, il est un croyant de façade, un agnostique déguisé en religieux. Qu’est-ce que le manque de foi dans ce cas ? Il désigne le refus d’admettre que le Divin est un être suprême, un être qui a le pouvoir sur tout, un être souverain.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Silence du Divin</strong></h4>



<p>C’est une prise de conscience de trop. Car cette attitude de l’humain devant le Divin et la mort aura pour conséquence le durcissement du cœur de certains humains. Et ne tardera pas à se répandre. Elle les conduira à ne plus accorder d’intérêt à la mort et à ce qui pourrait advenir après ce phénomène de la nature. Le silence du Divin face à certains agissements des humains qui, jadis, l’irritaient comme il est exposé dans les récits, mais qui ne le contrarient plus, est ce qui fait fléchir la foi des croyants de manière générale.</p>



<p>En plus des deux raisons évoquées, il convient de souligner la recherche du plaisir de la chair, c’est-à-dire le penchant pour le matériel, précisément l’argent, la vie de luxe, qui ont fait que les humains n’accordent de l’importance qu’à la vie en tant qu’être sensible au détriment de la vie en tant qu’être spirituel. Perde la vie devient à leurs yeux insignifiants. Ce dont il faut avoir peur, c’est vivre dans une condition misérable.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il résulte alors que c’est le silence du Divin face aux appels à secours des humains pendant des moments difficiles qui les a poussés à ne plus s’occuper de son sujet. Il est ce qui a conduit certains humains à déclarer que l’homme est abandonné à lui-même, sans guide. Et cela n’est pas sans conséquence&nbsp;: l’être transcendant a fait place dans la conscience des hommes à l’être humain.</p>



<p><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>2e partie : la vie après la mort, un grand mystère pour l’homme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 May 2021 14:30:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[après-mort]]></category>
		<category><![CDATA[enfer]]></category>
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<p>À lire Mikailou Cissé, les conceptions sur l’après-mort diffèrent selon les croyances. Mais ce que le professeur de philosophie essaie de faire comprendre aux lecteurs est que cette vie après&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>À lire Mikailou Cissé, les conceptions sur l’après-mort diffèrent selon les croyances. Mais ce que le professeur de philosophie essaie de faire comprendre aux lecteurs est que cette vie après la mort demeure toujours un mystère pour l’homme — l’être qui paraît le plus curieux.</strong></p>



<p>S’agissant de la vie de l’homme après la mort, aucune civilisation ou culture n’est parvenue à développer des théorèmes acceptés par tous. Les civilisations ou cultures se sont certes influencées sur la question de la mort, mais chacune d’elles développe son argumentaire. Cette diversité de théories sur le saut dans l’inconnu auquel conduit la problématique de la mort révèle que le sujet dépasse l’entendement humain. Mieux, elle montre aussi que les hommes disposent de peu d’informations sur ce voyage dans l’inconnu.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fin d’existence ou changement de monde ?</strong></h2>



<p>De ce fait, la perception qu’avaient autrefois les hommes sur le phénomène de la mort est-elle toujours d’actualité ?</p>



<p>Parmi les théories qui ont été développées sur l’existence d’une vie après la mort, ce sont celles développées par les religions monothéistes qui ont le plus marqué les esprits si l’on peut se référer au nombre de personnes qui croient à l’existence du Divin en tant qu’être Absolu révélé. Celles développées par les religions polythéistes, bien avant les religions révélées et même après, ont-elles aussi certains poids dans certaines communautés&nbsp;? Toutefois, bien que les religions monothéistes et polythéistes admettent toutes l’existence d’une vie après la mort, elles n’ont pas les mêmes appréhensions sur ce que pourrait être une personne après sa mort.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Elles se retrouvent certes sur le fait que l’être humain est immortel, mais se distingue aussi sur la destinée de l’âme pendant son existence à l’au-delà. Elles partagent ensemble l’idée selon laquelle la vie d’une personne dans le monde sensible déterminera son existence en tant qu’être spirituel. Les actes dits bons, par exemple, venir en aide aux personnes démunies en leur apportant assistance, auxquels se livrent des croyants, se justifient par ce fait. Toutefois, il s’agit des actes faits uniquement dans l’intention de faire du bien à autrui. Ceux faits dans l’intention d’attirer le regard des autres sur soi, dans l’intention de se faire une notoriété dans la société, ou encore pour avoir l’admiration de ses compères n’en font pas partie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des récompenses ou le vide ?</strong></h3>



<p>Presque toutes les explications que donnent les religions polythéistes indiquent que la mort ne devrait pas être terrifiante pour les hommes. L’être humain rejoint ses ancêtres s’il se comporte selon les enseignements de ces derniers. S’il les dérobe, il ne se reposera pas tranquillement après sa mort et son âme s’égarera entre le monde visible et le monde invisible. Telle est l’idée principale des explications que donne la religion authentique Dogonne. Elle est aussi ce qu’on retrouve pratiquement dans presque toutes les religions polythéistes.</p>



<p>À la différence des religions polythéistes, les grandes religions monothéistes soulignent que l’être humain sera jugé après sa mort et récompensé en fonction de ses bienfaits. Le divin le jugera comme un juge questionne un délinquant sans assistance.</p>



<p>Les explications que donnent ces religions monothéistes sur la vie de l’homme après la mort ne sont pas rassurantes. Elles évoquent l’existence d’un enfer et d’un paradis. Le dernier est la demeure des bénis, de ceux-là qui ont mené une vie pieuse tout en respectant les préceptes de Yahvé selon le judaïsme, de Dieu selon le christianisme et d’Allah selon l’islam. Et le premier est la demeure des damnés, de ceux-là qui ont refusé de se soumettre aux messages des prophètes envoyés par le divin et de ceux-là qui ont transgressé leurs dits.</p>



<p>À côté de ces deux, il a y a aussi les théories soutenues par les non-croyants sur l’existence du Divin. À leurs yeux, il n’y a rien après la mort. L’homme cessera simplement d’exister en tant qu’être sensible pour être une matière.</p>



<p><em>À suivre…</em></p>



<p><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>1re partie : la mort, une énigme toujours au cœur des interrogations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 May 2021 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[âme]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[énigme]]></category>
		<category><![CDATA[immortalité]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
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<p>Depuis la nuit des temps, la question de la mort a toujours constitué une énigme pour l’homme à la recherche d’explication de tout ce qui l’entoure. Dans cette première partie&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Depuis la nuit des temps, la question de la mort a toujours constitué une énigme pour l’homme à la recherche d’explication de tout ce qui l’entoure. Dans cette première partie d’une série d’articles sur la mort, Mikailou Cissé entretient le lecteur non seulement sur la mortalité et l’immortalité, mais aussi sur les différentes perceptions développées par le monde sur ce phénomène.</strong></p>



<p>Le phénomène de la mort est le plus souvent décrit en se référant aux récits sur les anciennes civilisations ou les religions du monde comme une interruption temporaire plutôt que comme cessation de la vie. La mort est perçue comme un voyage sur une autre dimension. Elle est vue en même temps selon la plupart d’entre eux comme un voyage fort périlleux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mortel et l’immortel</strong></h2>



<p>De toutes les espèces qui peuplent la terre, l’être humain est le seul qui soit capable de réfléchir sur la mort et qui se préoccupe de l’après-mort. S’agissant des autres espèces différentes de l’humain, bien que les constats aient certifié que certaines d’entre elles s’apitoient après la mort d’un des leurs, aucune société ne s’est jusque-là aventurée à développer des théorèmes sur l’existence après la mort. De là, il découle que l’homme est le seul pour qui la mort est sujet d’intérêt particulier.</p>



<p>Ce réflexe typiquement spécifique aux êtres humains n’est pas anodin. Il est ce qui fait qu’un nombre important d’humains accordent une place importante à un Divin transcendant dans leur vie. Ce dernier n’est pas pour autant la seule raison, le rôle et/ou l’influence que le Divin pourrait jouer ou pourrait avoir dans le cours de la vie d’une personne en fait également partie avec tant d’autres.</p>



<p>L’homme est décrit à l’unanimité par toutes les civilisations et communautés comme un être supérieur aux êtres. Il est le seul être fait de corps et d’âme. Après la mort, l’âme est la substance qui continuera à vivre. Quant au corps, du fait qu’il est fait de substance matérielle, il périra. Cette conception est celle qui fait que les hommes croient en l’immortalité. Elle est aussi celle qui fait que l’homme croit fermement à la récompense dans une vie future. En conséquence, l’homme se soucie de la mort du fait qu’il s’estime éternel. Un être qui existera sous une autre forme après un séjour terrestre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les différentes perceptions du Divin</strong></h3>



<p>Cette appréhension de l’homme a commencé à partir du moment où les hommes ont pris conscience que certains phénomènes se produisant autour d’eux n’étaient pas dus à leurs actions sur la nature. Mais à un autre être extérieur. L’homme qui se voyait maître absolu de son environnement voit qu’il n’est pas aussi différent des autres espèces. Il est un être qui ne peut pas tout contrôler. Cette compréhension est celle qui a amené les humains à déduire l’existence d’un Être Absolu. De là est né en l’homme un penchant spirituel. Une autre version se trouve consignée dans les livres saints ou révélés.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les éléments de la nature furent les premiers que les hommes ont pris, adorés et magnifiés pour le Divin. Au fur et à mesure que le temps passe et que certains ont vu en la magnificence de la nature divine une perception erronée de sa représentation, une autre perception du Divin sera née. Celle-ci est celle qui le conçoit symboliquement.</p>



<p>Ces deux conceptions du Divin sont autrement appelées sa conception primitive et/ou imagée. L’idée qui a amené les hommes à faire des représentations symboliques ou imagées du Divin découle de ces deux conceptions. À côté desquelles, il y a également la conception idéale du Divin. Elle est celle qui soutient que seul l’esprit peut le concevoir et aussi qu’il ne peut être magnifié que par le verbe. Elle est considérée comme la dernière forme à travers laquelle les hommes ont saisi le Divin et la plus pure parmi toutes les conceptions du Divin. Elle est également celle qu’on retrouve soutenue dans les religions monothéistes. Quant aux deux autres conceptions, elles sont la perception du Divin selon les religions polythéistes.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : Barkhane enregistre un mort et des blessés dans un accident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2020 09:05:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[brigadier-chef]]></category>
		<category><![CDATA[force française]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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<p>Lors d’une opération de maintenance sur un groupe frigorifique, un agent militaire français de l’opération Barkhane perd la vie à N’Djamena, au Tchad.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Lors d’une opération de maintenance sur un groupe frigorifique, un agent militaire français de l’opération Barkhane perd la vie à N’Djamena, au Tchad.</strong></p>



<p>À la suite de l’explosion d’un équipement alors qu’il effectuait une intervention de maintenance sur un groupe frigorifique à la base de Kossei au Tchad, le brigadier-chef Andy Fila est mortellement blessé. Il décède quelques instants après le drame le 31 juillet 2020, indique l’État-major des armées françaises dans un communiqué de presse. « <em>Le 31 juillet 2020, le brigadier-chef Fila réalise un acte de maintenance sur un groupe frigorifique. Alors qu’il réalise une opération de soudure, il est grièvement blessé par l’explosion accidentelle d’une bouteille et décède des suites de ses blessures »</em>, indique la même source avant d’indiquer qu’une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances réelles de l’accident. D&rsquo;autres militaires ont été blessés lors de ce drame. </p>



<figure class="wp-block-embed-twitter wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Un accident survenu lors de travaux sur la base de N’Djamena a provoqué la mort du brigadier-chef Andy Fila, militaire de l&#39;opération Barkhane. Mes pensées vont à sa famille et ses frères d&#39;armes. Je souhaite un prompt rétablissement au militaire également blessé lors de ce drame <a href="https://t.co/6UKWQMhVB9">https://t.co/6UKWQMhVB9</a></p>&mdash; Florence Parly (@florence_parly) <a href="https://twitter.com/florence_parly/status/1289277112482856961?ref_src=twsrc%5Etfw">July 31, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p>Âgé de 26 ans, le brigadier-chef Andy Fila a accompli toute sa carrière au 14<sup>e</sup> régiment d’infanterie et de soutien logistique parachutiste. C’est en 2014 qu’il s’engage comme électromécanicien frigoriste. Après s’être distingué par ses résultats, il commence à être déployé dans des opérations à l’étranger. En 2016, il arrive au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane. Après cela, il sera déployé en 2019 à Djibouti au sein du groupement de soutien. C’est le 1<sup>er</sup> octobre 2019 qu’il obtient le grade de brigadier-chef. Il fait alors son retour au sein de l’opération française au Mali, Barkhane en juin 2020 « <em>pour “servir sur la base aérienne de N’Djamena en qualité d’opérateur matériel chaud et froid confirmé&nbsp;»</em>.</p>



<p>Rappelons qu’il a une médaille outre-mer avec agrafe “<em>Sahel</em>”, une médaille de bronze de la défense nationale avec agrafe “<em>matériel</em>” et “<em>Missions d’opérations extérieures</em>” et de la médaille de la protection militaire du territoire avec agrafe “<em>Sentinelle</em>”.</p>



<p>Le brigadier-chef Andy Fila, “<em>mort pour la France, dans l’accomplissement de sa mission”</em>, était père d’une petite fille.</p>



<p><strong>F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Comment le Covid-19 malmène les rites et le temps du deuil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 11:18:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[anthropologie]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
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<p>« Je voulais l’enterrer moi-même ; il avait droit à une “belle” mort, une mort digne, entourée de toute sa famille […] quand la nouvelle de la mort de mon père m’est tombée dessus telle une foudre</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><a href="https://theconversation.com/profiles/frida-benattia-1073344">Frida Benattia</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-paris-4263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-paris-4263">de Paris</a></em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Je voulais l’enterrer moi-même&nbsp;; il avait droit à une “belle” mort, une mort digne, entourée de toute sa famille […] quand la nouvelle de la mort de mon père m’est tombée dessus telle une foudre, me retrouver à des milliers de kilomètres au moment précis de la perte était une réelle damnation…&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Voici ce que m’a confessé J.B., un ami et fils d’un homme décédé des suites du Covid-19.</p>



<p>Ces dernières semaines, partout dans le monde, d’autres vivaient des situations semblables, marquées par le bouleversement des rites habituels liés à la perte d’un être cher. Citons le <a href="https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200311.OBS25903/l-appel-de-detresse-d-un-napolitain-reste-confine-24-heures-avec-le-corps-de-sa-soeur-decedee-du-coronavirus.html">cri de détresse </a><a href="https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200311.OBS25903/l-appel-de-detresse-d-un-napolitain-reste-confine-24-heures-avec-le-corps-de-sa-soeur-decedee-du-coronavirus.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’un </a><a href="https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200311.OBS25903/l-appel-de-detresse-d-un-napolitain-reste-confine-24-heures-avec-le-corps-de-sa-soeur-decedee-du-coronavirus.html">jeune Italien</a> coincé chez lui avec le corps inanimé de sa sœur. Elle était morte depuis plus de 24 heures. Ou encore, la voix époumonée d’une jeune étudiante, qui n’a pas su faire ses adieux à son grand-père décédé en Iran. Autant de témoignages de l’indicible d’une mort sans rituel.</p>



<p>Même éparses, ces histoires finissent toutes par converger vers le même besoin&nbsp;: accomplir l’ultime devoir et faire amende honorable envers ses défunts.</p>



<p>Comme le <a href="https://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674003811">notait Pauline </a><a href="https://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674003811" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Boss </a>en se référant à la <a href="https://books.google.tn/books/about/John_Bowlby_and_Attachment_Theory.html?id=jVPIHXLl4ZwC&amp;redir_esc=y">théorie de </a><a href="https://books.google.tn/books/about/John_Bowlby_and_Attachment_Theory.html?id=jVPIHXLl4ZwC&amp;redir_esc=y" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’attachement </a><a href="https://books.google.tn/books/about/John_Bowlby_and_Attachment_Theory.html?id=jVPIHXLl4ZwC&amp;redir_esc=y">de Bowlby</a>, il semblerait de fait que l’on ne puisse se délier d’un être cher qu’à condition de pouvoir participer activement aux rituels d’adieux et d’hommages au défunt. C’est ce qui amorce, d’après l’auteur, le processus de détachement. De fait, au moment de la perte, l’âme des défunts, pour les vivants, se trouve dans un état de transition. Mais l’achèvement de la transformation, comme dans tout rite de passage, nécessite l’intercession d’une communauté assujettie à la facilitation de l’enterrement, à la fois littéral et symbolique.</p>



<p>La crise sanitaire a changé la donne, en amenant des milliers de personnes à faire face au deuil et à la douleur isolés, sans étreintes réconfortantes et sans support communautaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand le rite est confisqué</h2>



<p>Confisqué dans ses manifestations habituelles et partagées, <a href="https://www.causefreudienne.net/encore/"><em>le deuil ne cesse pas de </em></a><em><a href="https://www.causefreudienne.net/encore/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ne </a></em><a href="https://www.causefreudienne.net/encore/"><em>pas s’inscrire</em></a> pourrait-on dire avec Lacan, face à l’impossibilité de symboliser la perte en l’absence de rites. Toute ritualité est, de fait, empêchée. D’abord, en raison des règles de distanciation sociale. Mais aussi parce que les proches des défunts, se retrouvent troublés dans le processus d’acceptation de la mort. Comme déshérités de leur droit de mémoire, ils vacillent, entre une soumission inévitable aux nouveaux rites dénaturés, et le dessein qu’ils ont à entretenir avec le mort, a fortiori, avec toute la communauté.</p>



<p>Au-delà, le confinement impose également une réflexion sur le rituel et sa fonction au moment du stade ultime de la vie avant la mort. Qu’en est-il de ces personnes, dont le pronostic vital est engagé, qui agonisent seules sur un lit d’hôpital&nbsp;? Ou encore celles qui partent en silence confinées dans des Ehpad&nbsp;?</p>



<p>La ritualité commence avant l’acte d’enterrement et bien avant la sépulture. Les regards ultimes attestent le départ. La proximité physique liée aux moments de veille en compagnie de la personne en fin de vie, de même que les dernières paroles échangées sont autant de gestes qui façonnent <em>la mémoire-relique</em> pour accompagner l’épreuve douloureuse de la perte.</p>



<p>La mort est toujours une fêlure dans le réel, qui interrompt brutalement la conversation avec une personne aimée. Mais au temps du Covid-19, le récit même du deuil se trouve confisqué aux vivants, définissant un nouveau socle social sans épitaphe.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Je n’ai pas vu la mort passer, mon grand-père est parti si vite que je n’ai même pas eu le temps de lui parler […] J’aurais aimé qu’il me livre ses derniers mots, j’aurais aimé garder en résonance ces dernières paroles, je n’aurais eu pour souvenir et pour legs que cela&nbsp;». (W.M. ayant perdu son grand-père en mars 2020, témoignage lu sur Twitter)</p></blockquote>



<p>Sans la dimension anthropologique liée à la perte, faite de rites qui permettent la sacralisation du défunt, le corps mort devient suspect. Il est condamné au verdict de l’oubli dès lors que toute fonction d’inscription dans le souvenir est empêchée.</p>



<p>La mémoire n’est autre qu’un rite forgé de commémorations. Or en temps de pandémie, le traitement des corps, placés dans des housses mortuaires scellées et enterrées sous surveillance extrême donne une dimension <em>obscène</em> (du latin obscenus/indécent) au cadavre emporté hors champ de vision, hors champ de mémoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un temps étiré</h2>



<p>La pandémie modifie notre conception du temps qui semble s’étirer face à l’incertitude induite par une situation nouvelle. Selon William James, dans son ouvrage <a href="https://books.google.tn/books/about/The_Principles_of_Psychology.html?id=TMrJfcaC8bYC&amp;redir_esc=y"><em>The Principle of </em></a><em><a rel="noreferrer noopener" href="https://books.google.tn/books/about/The_Principles_of_Psychology.html?id=TMrJfcaC8bYC&amp;redir_esc=y" target="_blank">Psychology</a></em><a href="https://books.google.tn/books/about/The_Principles_of_Psychology.html?id=TMrJfcaC8bYC&amp;redir_esc=y"> (1890)</a>, les émotions peuvent entraîner des distorsions temporelles. L’anxiété et la peur imprègnent désormais un quotidien chamboulé dans sa ritualité la plus commune. Le temps semble s’étirer aussi quand une effraction traumatique advient et c’est ainsi que <a href="https://www.cairn.info/revue-imaginaire-et-inconscient-2011-2-page-143.htm">« toute temporalité </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cairn.info/revue-imaginaire-et-inconscient-2011-2-page-143.htm" target="_blank">rituelle </a><a href="https://www.cairn.info/revue-imaginaire-et-inconscient-2011-2-page-143.htm">vient soutenir la temporalité psychique et les processus de transformation et de métabolisation psychique</a>.</p>



<p>Les traditions sémiotiques et monothéistes prévoient des rites de deuil rythmés de manière très précise – c’est le cas dans les familles de confession juive ou musulmane. C’est aussi le cas dans la tradition Bouddhiste tibétaine ou encore celle du Japon où les rites funéraires culminent le 49<sup>e</sup>&nbsp;jour après la mort.</p>



<p>Quand le rituel est entravé, le temps, qui semble confiné autant que l’espace, est perçu comme plus long, tandis que le moment de la commémoration est différé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inventer des rituels</h2>



<p>Face à l’effraction dans le réel d’une perte beaucoup trop violente, citons l’histoire de cette mère américaine qui a inventé un rituel inédit pour maintenir l’objet (en l’occurrence sa fille) psychiquement présent&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;À Natchez ville, au bord du fleuve Mississippi, Florence Irene Ford avait seulement 10&nbsp;ans lorsqu’elle est morte de la fièvre jaune, le 30&nbsp;octobre 1871. Pendant sa courte vie, elle avait très peur des tempêtes et des orages. À chaque fois que cela se produisait, la petite fille se précipitait dans les bras de sa mère pour trouver du réconfort. À sa mort, Madame Ford fut tellement frappée par le chagrin qu’elle fit construire une fenêtre en verre au-dessus du cercueil de sa fille, flanqué de quelques marches, et protégé par des trappes métalliques. Pendant des années et à l’abri de la tempête, la mère de Florence Ford s’installait sur les marches pour lui lire un conte ou lui fredonner une berceuse jusqu’à ce que le ciel se calme.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Cette mère continue à raconter des histoires, et à bercer ses peurs, créant une sorte de cordon ombilical de substitut. Cela la relie au sépulcre, où la mort s’écarte et s’efface, en faveur de ce que Fédida appelle <a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-Absence">« un </a><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-Absence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compromis illusoire </a><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-Absence">d’un toujours vivant »</a>. Florence Irene Ford n’est pas morte. Elle est maintenue en état de sommeil par ce rituel maternel de veille et en pérennité. Madame Ford acquiert un sens à sa perte, dans <a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-Absence">« le désir de conserver quelque chose de ce dont elle se </a><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-Absence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sépare </a><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-Absence">sans, pour autant, devoir renoncer à s’en </a><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-Absence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">séparer </a><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-Absence">»</a>. Au-delà de la réalité de la perte qui l’accable, elle invente un rituel possible dans l’espace de ce qui manque. Elle dilate le temps, pour ne pas en voir le bout !</p>



<h2 class="wp-block-heading">La dichotomie du rite&nbsp;: du temps à la traversée</h2>



<p>Des siècles après, le Covid-19 fait éclater la problématique de l’appréciation du temps, mais questionne en plus l’espace et ses restrictions. Lors des commémorations qui ont lieu dans le contexte du confinement le réel et le virtuel se confondent&nbsp;: remise de diplômes pilotée à distance par des étudiants japonais qui manipulent des robots, mariage où les invités sont remplacés par leur portrait sur les bancs de l’église&nbsp;; ou retransmission des obsèques d’une infirmière par vidéo-conférence…</p>



<p>Dans ce conflit autour du temps confiné du deuil se dessinent les prémisses d’un nouvel édifice psychique autour de la mort et ses rites, qui promet une dichotomie entre une technologie qui raccourcit le temps, et une traversée de deuil allongée.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/frida-benattia-1073344" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Frida</a><a href="https://theconversation.com/profiles/frida-benattia-1073344"> Benattia</a>, Doctorante en études psychanalytiques, Chercheuse en psychanalyse et Psychopathologie, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-paris-4263">Université de </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-paris-4263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paris</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com" target="_blank">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/comment-le-covid-19-malmene-les-rites-et-le-temps-du-deuil-138680">article </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/comment-le-covid-19-malmene-les-rites-et-le-temps-du-deuil-138680" target="_blank">original</a>.</p>



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