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	<title>Archives des Mohamed Bazoum &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Mohamed Bazoum &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Résolution européenne sur Mohamed Bazoum : l’AES dénonce une « ingérence grave » </title>
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		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 20:39:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Confédération des États du Sahel s'exprime sur la résolution européenne concernant Mohamed Bazoum et l'ingérence perçue.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La Confédération des États du Sahel hausse le ton face à l’Union européenne. Dans un communiqué publié le 19 mars depuis Ouagadougou, l’organisation régionale regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger a vivement réagi à une résolution adoptée le 12 mars par le Parlement européen, portant sur la détention de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum.</em></strong></p>



<p>La Confédération des Etats du sahel, créée en juillet 2024, exprime sa « <em>vive indignation</em> » face à ce qu’elle qualifie d’« <em>ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures d’un État souverain</em> ». La résolution européenne, intitulée « <em>Résolution du Parlement européen sur la détention arbitraire du Président Mohamed Bazoum par la junte au Niger </em>», est, selon la Confédération, une tentative d’influence extérieure sur une question relevant de la souveraineté nigérienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-paternalisme-nbsp-et-double-standard"><strong>«&nbsp;Paternalisme&nbsp;» et double standard</strong></h2>



<p>L’organisation sahélienne critique également l’approche sélective des institutions européennes. Elle explique que le Parlement européen passe sous silence certaines violations du droit international, tout en se focalisant sur la situation au Niger.</p>



<p>L’AES dénonce un « <em>paternalisme rétrograde </em>» et évoque des « <em>intérêts économiques et géostratégiques inavoués</em> » qui sous-tendraient, selon elle, cette résolution. Elle estime que certains acteurs européens restent attachés à des logiques héritées du passé colonial, au détriment des aspirations des peuples sahéliens.</p>



<p>Dans cette optique, la Confédération va plus loin en accusant certains relais internationaux de participer à la diffusion de « <em>fausses informations </em>», appelant implicitement à une relecture critique des narratifs dominants sur la situation politique dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-resolution-jugee-nbsp-sans-effet-nbsp"><strong>Une résolution jugée «&nbsp;sans effet&nbsp;»</strong></h2>



<p>Au-delà de la dénonciation, l’AES affirme clairement son refus de toute pression extérieure. « <em>La Confédération AES n’a ni d’injonctions, ni de leçons de gouvernance à recevoir </em>», insiste le communiqué, marquant une rupture assumée avec les partenaires occidentaux sur les questions de gouvernance politique.</p>



<p>Cette position s’inscrit dans une dynamique plus large de redéfinition des relations internationales par les pays de l’Alliance, qui revendiquent une plus grande autonomie stratégique et politique.</p>



<p>Malgré la portée symbolique de la résolution européenne, l’AES assure qu’elle restera sans impact sur sa trajectoire. Elle souligne que cette prise de position est « <em>totalement en déphasage avec la nouvelle dynamique politique, économique et sociale</em> » engagée dans l’espace confédéral.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-regional-sous-tension"><strong>Un contexte régional sous tension</strong></h2>



<p>Le communiqué se conclut sur une note de fermeté : les États membres entendent poursuivre leur marche, indépendamment des critiques extérieures, en s’appuyant sur la volonté souveraine de leurs peuples.</p>



<p>Cette réaction intervient dans un climat régional déjà marqué par des tensions diplomatiques croissantes entre les pays du Sahel central et plusieurs partenaires occidentaux. Depuis les changements de régime intervenus au Niger, au Mali et au Burkina Faso, les relations avec l’Union européenne se sont progressivement dégradées, sur fond de divergences politiques et sécuritaires.</p>



<p>En dénonçant publiquement la résolution du Parlement européen, l’AES confirme son positionnement : celui d’un bloc régional déterminé à défendre sa souveraineté, quitte à accentuer la rupture avec ses partenaires traditionnels.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Niger : l’ONU exige la libération immédiate du président Bazoum</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 15:29:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Près de 18 mois après le coup d’État militaire du 26 juillet 2023, la détention du président nigérien renversé, Mohamed Bazoum, et de son épouse Hadiza, continue de susciter l’indignation. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Près de 18 mois après le coup d’État militaire du 26 juillet 2023, la détention du président nigérien renversé, Mohamed Bazoum, et de son épouse Hadiza, continue de susciter l’indignation. L’ONU, par la voix de son Groupe de travail sur la détention arbitraire, a tranché. Cette séquestration est illégale et doit cesser immédiatement.</em></strong></p>



<p>Depuis leur arrestation par les autorités nigériennes de la transition, Mohamed et Hadiza Bazoum sont confinés dans une aile isolée de la résidence présidentielle à Niamey. Sans inculpation, sans procès, sans aucun contact avec l’extérieur – ni famille, ni avocats. Seul un médecin est autorisé à leur rendre visite, apportant nourriture et médicaments.</p>



<p>Pour le collectif de défense du président déchu, l’avis des Nations Unies ne fait que confirmer ce que le monde savait déjà. «&nbsp;<em>Les Nations Unies ont rejeté les explications bancales du Niger et confirmé ce que nous dénonçons depuis des mois : le président Bazoum est enfermé de manière cruelle et illégale</em>&nbsp;», déclare Reed Brody, l’un des avocats de l’ex-chef d’État.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un procès en suspens, une condamnation déjà écrite ?</strong></h3>



<p>Si aucune charge formelle ne lui a été notifiée, les autorités nigériennes l’accusent de «&nbsp;<em>trahison</em>&nbsp;» et de «&nbsp;<em>complot contre la sûreté de l’État</em>&nbsp;». Des chefs d’accusation qui pourraient théoriquement le mener à la peine de mort. En juin 2024, la Cour d’État instaurée par le régime d’Abdrahamane Tiani a levé son immunité présidentielle. Une procédure expéditive, entachée d’irrégularités, selon ses avocats, qui dénoncent un simulacre de justice.</p>



<p>Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’une instance internationale exige sa libération. En décembre 2023, la Cour de justice de la CEDEAO avait déjà rendu un verdict similaire. Mais Niamey est resté sourd à cette décision et a depuis claqué la porte de l’organisation régionale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le Niger sous pression internationale</strong></h3>



<p>Les pressions internationales s’intensifient, mais les autorités de la transition campent sur leurs positions. Officiellement, elles justifient cette détention par des «&nbsp;<em>contacts téléphoniques suspects avec des forces obscurantistes ennemies du Niger</em>&nbsp;». Une accusation qui peine à convaincre.</p>



<p>«&nbsp;<em>Aujourd’hui, nous n’avons plus aucun doute : le président Bazoum est l’otage&nbsp;</em>[ d’autorités ]<em>&nbsp;qui s’en servent comme d’un bouclier humain</em>&nbsp;», assène Me Moussa Coulibaly, ancien bâtonnier du Niger et membre du collectif des avocats.</p>



<p>Le sort de Mohamed Bazoum, élu en 2021 et refusant toujours de démissionner, reste incertain.&nbsp;</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crise politique au Niger : le Conseil Paix et Sécurité demande la coopération des militaires au pouvoir avec la Cédéao et l’UA </title>
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		<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 12:21:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans un communiqué, ce 22 aout 2023, le Conseil Paix et Sécurité de l’Union africaine (UA) déclare prendre note de la décision de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) de déployer une force en attente au Niger.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans un communiqué, ce 22&nbsp;aout 2023, le Conseil Paix et Sécurité de l’Union africaine (UA) déclare prendre note de la décision de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) de déployer une force en attente au Niger. Il demande toutefois une évaluation des implications économiques, sociales et sécuritaires de ce déploiement. Le CPS décide de suspendre le Niger de toutes les activités de l’UA « jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel ». Ce en raison du coup d’État intervenu dans ce pays le 26&nbsp;juillet dernier. Il met en garde contre toute ingérence.&nbsp;</strong></p>



<p>Le Conseil Paix et Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) souffle dans la même trompette que les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique (Cédéao) sur la crise politique au Niger. Dans le <a href="https://www.peaceau.org/uploads/1168.comm-fr.pdf">communiqué final </a>de sa réunion du lundi 14 aout à propos de cette situation politique, publié ce 24 aout 2023, le CPS s’aligne derrière les décisions imposées par la Cédéao après le coup d’État du 26 juillet au Niger qui a renversé le président Mohamed Bazoum.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mettre pleinement en œuvre les sanctions imposées et approuvées&nbsp;</strong></h3>



<p>Tout en affirmant son soutien à la décision de la Cédéao d’imposer des sanctions, le CPS exhorte tous les États membres de l’UA et de la communauté internationale, y compris les partenaires bilatéraux et multilatéraux, « <em>à rejeter ce changement anticonstitutionnel de gouvernement et à s’abstenir de toute action susceptible de conférer une légitimité au régime illégal du Niger</em> ». Toutefois, le CPS exhorte la Cédéao à une application progressive de ses mesures punitives en vue de minimiser leurs effets disproportionnés sur les Nigériens.&nbsp;</p>



<p>Le <a href="https://www.peaceau.org/fr/article/communique-de-la-1168e-reunion-du-cps-tenue-le-14-aout-2023-sur-l-expose-actualise-de-la-situation-au-niger">Conseil Paix et Sécurité de l’UA</a> demande de compiler et de soumettre « <em>d’urgence la liste des membres de la junte militaire et de leurs soutiens militaires et civils, y compris ceux qui sont impliqués dans la violation des droits fondamentaux du Président Bazoum et d’autres détenus, en vue de sanctions ciblées et de l’application de mesures punitives individuelles</em> ». Il exhorte les États membres de la Cédéao à mettre pleinement en œuvre les sanctions imposées par l’organisation ouest-africaine et approuvées par le CPS.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Rétablissement pacifique et rapide de l’ordre constitutionnel »</strong></h3>



<p>Enfin, le Conseil Paix et Sécurité de <a href="https://saheltribune.com/intervention-militaire-au-niger-lua-se-dissocie-de-la-cedeao/">l’Union africaine</a> rejette toute « <em>ingérence extérieure d’un acteur ou d’un pays extérieur au Continent dans les questions de paix et de sécurité en Afrique</em> ». Il met en garde également contre l’engagement de « <em>sociétés militaires privées sur le continent, conformément à la Convention de l’OUA de 1977 pour l’élimination du mercenariat en Afrique</em> ».  </p>



<p>Tout en invitant les militaires au pouvoir au Niger à « <em>coopérer avec la CEDEAO et l’UA en vue d’un rétablissement pacifique et rapide de l’ordre constitutionnel </em>», le CPS exhorte ces hommes en kakis à placer les intérêts suprêmes du Niger et de son peuple au-dessus de tout, et « <em>de retourner immédiatement et sans condition dans les casernes et de se soumettre aux autorités civiles conformément à la Constitution du Niger</em> ». &nbsp;</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Niger : Mohamed Bazoum, souffre-douleur du fourvoiement de la Cédéao </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 11:16:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Depuis quelques jours, les conditions de détention du président déchu, Mohamed Bazoum, défraient la chronique. Cet ancien chef d’État du Niger n’aurait plus accès à l’électricité et le groupe électrogène de secours qui avait été mis à sa disposition aurait aussi été coupé. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Les premières heures du coup d’État du 26&nbsp;juillet 2023 ont été les seuls moments paisibles de la vie de l’ancien président du Niger. Ces derniers jours, la détérioration de sa condition de détention est largement évoquée. Mohamed Bazoum est victime du fourvoiement de la Cédéao qui s’est engagée dans un bras de fer intenable avec les militaires qui ont pris le pouvoir dans la sous-région.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p>Depuis quelques jours, les conditions de détention du président déchu, Mohamed Bazoum, défraient la chronique. Cet ancien chef d’État du Niger n’aurait plus accès à l’électricité et le groupe électrogène de secours qui avait été mis à sa disposition aurait aussi été coupé. Du coup, l’oligarque, qui vivait au-dessus des réalités quotidiennes de sa population n’aurait plus de nourriture fraiche, mais seulement « <em>des stocks de céréales et du riz. Il a aussi un stock d’eau minérale qu’il rationne, dans cette maison barricadée transformée en prison </em>», souligne Rhissa Ag Boula, ministre et conseiller des présidents Mahamadou Issoufou et Mohamed Bazoum, rencontré à Paris, par Le Monde, le 11&nbsp;aout dernier. Quelle honte pour ces dirigeants des pays pauvres d’Afrique !&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sanctions contre Bazoum et le peuple nigérien&nbsp;</strong></h3>



<p>Une chose est de dénoncer les conditions de séquestration d’un ancien président et sa famille, une autre est de situer les responsabilités. Surtout lorsqu’il est clairement indiqué qu’aux premières heures de leur séjour, les otages bénéficiaient de toutes les grâces de leurs ravisseurs. Alors qu’est-ce qui a pu changer aussi rapidement au fil du temps ?</p>



<p>À moins que l’on veuille faire porter le chapeau aux militaires qui ont pris le pouvoir au Niger, sinon il est évident que ce durcissement des conditions de détention de Mohamed Bazoum et sa famille est intervenu, en réponse aux sanctions imposées le 30&nbsp;juillet par la Cédéao pour tenter de faire plier de force les nouvelles autorités.&nbsp;</p>



<p>Les chefs d’État de cette organisation ouest-africaine, dans leur fourvoiement, font donc resserrer l’étau autour de leur ancien homologue Mohamed Bazoum. Pourtant, depuis la crise politique au Mali et au Burkina Faso, il avait été clairement constaté que les sanctions qu’impose cette organisation ne touchent nullement les seuls auteurs du coup d’État. À travers la fermeture des frontières, ces sanctions plongent tout le pays et par ricochet les populations, dans des souffrances inouïes.&nbsp;</p>



<p>Certes, l’on pourrait penser que l’objectif dans une telle situation est de faire révolter le peuple contre les militaires au pouvoir. Mais là, il s’agit d’une grande erreur d’appréciation. Car les contextes ont changé. La Cédéao, autrice des sanctions, a perdu toute sa crédibilité aux yeux des peuples africains. Elle est vue comme une organisation au service de certaines oligarchies occidentales. Des pays dont le départ est le rêve pressant du peuple d’Afrique de l’Ouest.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rationaliser les sanctions&nbsp;</strong></h3>



<p>Ce sentiment antipolitique occidentale en Afrique est alors pour les nouveaux hommes forts de ces pays une heureuse occasion pour maintenir leur suprématie. C’est pourquoi si les chefs d’État de la Cédéao cherchent réellement à rendre service à leur complice du Niger, ils doivent sortir de leur attitude de guérilléros qui ne pourrait conduire à la longue qu’à envoyer de paisibles citoyens, mais aussi l’ancien président Bazoum à la boucherie. Car pour rien au monde, les auteurs du coup d’État ne libèreront ces otages dans ce contexte de bras de fer avec son lot de menace d’intervention militaire.&nbsp;</p>



<p>La détérioration des conditions de vie ou de santé des présidents déchus fait voir tout le fossé entre ces hommes et leurs populations. Les citoyens supportent des délestages toute l’année, certains n’ont même pas accès à l’électricité, mais vivent bien parce que l’urgent pour la plupart d’entre eux demeure l’alimentation. Mais voir que dans de tels pays en développement, les chefs d’État ne peuvent pas supporter la chaleur pendant quelques jours, ne peuvent vivre que d’aliments frais, est plus que révoltant.&nbsp;</p>



<p>Ces coups d’État devraient amener toute la classe politique à mieux réfléchir sur ces aspects. À la Cédéao de mieux rationaliser ses sanctions, qui frappent également les présidents déchus, mais aussi entravent la voie des négociations.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Niger : le coup d’État augure des lendemains incertains pour le pays</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Aug 2023 18:09:08 +0000</pubDate>
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<p>À la suite du Mali, du Tchad et du Burkina Faso, le Niger est le quatrième pays du G5 Sahel (un cadre de coordination et de suivi de la coopération en matière de politiques de développement et de sécurité regroupant les pays ci-nommés et la Mauritanie) en proie à une prise du pouvoir par l’armée. </p>
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<p>À la suite du Mali, du Tchad et du Burkina Faso, le Niger est le quatrième pays du <a href="https://www.g5sahel.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">G5 Sahel</a> (un cadre de coordination et de suivi de la coopération en matière de politiques de développement et de sécurité regroupant les pays ci-nommés et la Mauritanie) en proie à une prise du pouvoir par l’armée. Des forces de défense et de sécurité réunies au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) ont proclamé, le 26 juillet 2023 à la télévision nationale, la destitution du président Mohamed Bazoum élu démocratiquement en 2021.</p>



<p>Selon le président du CNSP, <a href="https://www.letemps.ch/monde/qui-est-abdourahamane-tchiani-nouvel-homme-fort-du-niger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abdourahmane Tchiani</a> (à la tête de la garde présidentielle depuis 2011), ce coup d’État <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/niger/niger-le-general-abdourahamne-tchiani-s-autoproclame-president-du-conseil-national-apres-le-putsch_5976782.html">serait justifié</a> par « la dégradation sécuritaire » et « la mauvaise gouvernance économique ».</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/niger-mouvement-d-humeur-a-la-garde-presidentielle-26-07-2023-2529655_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’annonce des putschistes</a> est intervenue à la suite d’une journée de tension et de « confusion » qualifiée au départ, de « mouvement d’humeur » de la garde présidentielle. Cette dernière détient, depuis le 26 juillet, le président Bazoum et sa famille au palais présidentiel. L’échec des tentatives de <a href="https://afrique.lalibre.be/78153/tentative-de-coup-detat-au-niger-mediation-ouest-africaine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">négociations internes</a> et des <a href="https://fr.euronews.com/2023/07/29/niger-condamnation-du-coup-detat-en-attendant-des-sanctions" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamnations régionales et internationales</a> suivi du ralliement des forces armées nigériennes qui, au départ, soutenaient le régime en place, ont sonné le glas de la 7<sup>e</sup> République du Niger.</p>



<p><a href="https://www.usip.org/blog/2018/09/niger-security-requires-collaborative-strategy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mes recherches</a> portent sur les questions de gouvernance sécuritaire en Afrique subsaharienne et les instruments régionaux africains contribuant au maintien de la paix et de la sécurité. Cet article explique d’abord comment les changements anticonstitutionnels de gouvernement sont loin d’être des phénomènes inhabituels au Niger. Il donne ensuite un aperçu des défis qui attendent les nouvelles autorités.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Coups d’État insolites ?</strong></h3>



<p>Depuis son indépendance, le 3&nbsp;août 1960, le Niger a connu cinq coups d’État et d’innombrables tentatives de destitution des régimes en place dont les plus récentes datent de 2021 et 2022.</p>



<p>Les quatre premiers, que l’on pourrait qualifier de coups d’État «&nbsp;salvateurs&nbsp;», sont intervenus dans de contextes particuliers de crises alimentaire et sociopolitique graves.</p>



<p>Lors du premier <a href="https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve/574" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coup d’État en 1974</a>, les putschistes ont pris le pouvoir pour reprendre en main la gestion d’une crise alimentaire laissant les populations aux prises avec une faim aiguë, puis par la suite (<a href="https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve/804" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1996</a>, <a href="https://www.cairn.info/revue-politique-africaine-1999-2-page-85.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1999</a>, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/02/19/niger-coup-d-etat-militaire-dans-un-pays-en-crise-politique-depuis-des-mois_1308338_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2010</a>) pour dénouer des situations de crise sociopolitique qui paralysaient les institutions de l’État.</p>



<p>Le cinquième, en date du 26&nbsp;juillet 2023, est un cas insolite dans l’histoire des coups d’État au Niger et s’apparente à un affront à la démocratie (elle-même en crise en Afrique du fait des mauvaises pratiques des élites politiques), facilitée par un contexte régional favorable aux coups d’État et l’impuissance des sanctions régionales et internationales à rétablir l’ordre constitutionnel comme ce fut le cas au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.</p>



<p>Bazoum assumait la présence des bases militaires étrangères sur le territoire nigérien dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il était décomplexé par rapport à la coopération militaire avec les Occidentaux qu’il jugeait nécessaire au regard des insuffisances humaines, matérielles et financières qui caractérisent le Niger et le Sahel en général.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des arguments incompréhensibles</strong></h3>



<p>Assurément, l’opinion publique nigérienne est traversée par les courants idéologiques et les mouvements anti-français qui prévalent dans cette zone.</p>



<p>Par ailleurs, Bazoum avait affiché une certaine volonté d’initier une gouvernance inclusive et réformatrice. Dans ce cadre, il avait organisé des tournées inédites à l’intérieur du pays, des rencontres fréquentes avec les couches sociopolitiques et professionnelles. Il avait en outre tenté de régulariser les années universitaires et scolaires à travers le <a href="http://www.anp.ne/article/niger-vers-le-recrutement-de-171-enseignants-chercheurs-et-l-integration-de-plus-de-2500" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recrutement</a> de 171 enseignants-chercheurs dans les universités publiques et de 2500 enseignants du secondaire.</p>



<p>À cela s’ajoutent, ces deux dernières années, des débuts de résultats sur le plan sécuritaire liés aux différents programmes de recrutement et de renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité. Même si la gouvernance du pays présente encore d’importantes limites, ces initiatives avaient permis au Niger d’afficher non seulement, sur le plan sécuritaire, une certaine résilience par rapport au Burkina Faso et au Mali, mais aussi un climat sociopolitique apaisé.</p>



<p>Cela lui a valu une certaine mansuétude de la part des Nigériens pourtant extrêmement critiques vis-à-vis de son parti politique (le PNDS-Tarayya) et son prédécesseur Issoufou Mahamadou, au regard de l’exacerbation des mesures répressives contre la société civile, de l’affairisme, des pratiques corruptives et népotistes et la politisation à outrance de l’administration publique, sous son régime entre 2011 et 2021.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/540972/original/file-20230803-29-h5ifyj.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt="Un homme tient une pancarte au milieu d’une foule"/><figcaption class="wp-element-caption">Un supporter tient une photo du général nigérien Abdourahamane Tchiani, le chef de la puissante garde présidentielle, alors que d’autres se rassemblent pour soutenir la junte nigérienne à Niamey le 30&nbsp;juillet 2023. &nbsp;: AFP</figcaption></figure>



<p>Que vaut dès lors un coup d’État, au bout de deux ans d’exercice, venant de fidèles compagnons militaires du régime&nbsp;? Ont-ils oublié leur affiliation de douze années au régime politique qu’il discrédite aujourd’hui&nbsp;?</p>



<p>Si le CNSP a justifié son putsch par la « dégradation continue de la sécurité » et « la mauvaise gouvernance économique et sociale », il représente aussi des intérêts particuliers à l’intérieur des Forces de défense et de sécurité. Ce coup d’État intervient, en réalité, dans un contexte précis de mouvement à la tête des FDS. Au <a href="https://www.presidence.ne/actualites/conseils-des-ministres/2023-03-31/communique-du-conseil-des-ministres-du-vendredi-31-mars-2023-17" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conseil des ministres du 31 mars 2023</a>, Bazoum avait procédé à une nomination de nouveaux hauts responsables à la tête de l’état-major et du Haut commandement de la gendarmerie nationale, avec en perspective, d’autres changements principalement à la tête de la Garde présidentielle.</p>



<p>Le contexte d’avènement de ce putsch pose ainsi la question de la convergence de l’agenda des putschistes et celui des jeunes Nigériens qui fondent l’espoir sur un changement radical dans la gouvernance du pays. Malgré quelques acquis ces deux dernières années, celle-ci reste tout de même extrêmement délicate.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Espoir incertain</strong></h3>



<p>La légitimité populaire dont jouissent les juntes militaires, un peu partout en Afrique, est, en réalité, basée sur le rejet de la classe politique précédente et l’espoir d’un lendemain meilleur d’une population constamment éprouvée. En outre, aux yeux de certains, l’alternance par des moyens anticonstitutionnels (putsch, révolution, etc.) offre la perspective de changement plus rapide puisqu’elle peut favoriser une transformation révolutionnaire.</p>



<p>Dès lors, il n’est pas simplement question, pour les nouvelles autorités et celles qui suivront, d’attribuer quelques portefeuilles ministériels et emplois accessibles qu’à une catégorie restreinte de jeunes Nigériens. Il ne s’agit pas non plus de réponses essentiellement militaires à des préoccupations multidimensionnelles. Les liens de causalité entre l’insécurité et le désœuvrement des jeunes à grande échelle au Niger et au Sahel en général ont été largement <a href="https://www.ndi.org/sites/default/files/Rapport%20de%20l%27e%CC%81tude%20sur%20les%20facteurs%20de%20radicalisation_%20CNESS%20%281%29.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">documentés</a>.</p>



<p>Il s’agit, pour les nouvelles autorités, de s’inscrire dans des initiatives de long terme favorables à l’émergence d’une nouvelle élite politique, de repenser la gouvernance du pays à travers une transformation profonde des politiques alimentaires, de santé, d’éducation, d’emploi, de lutte contre la corruption, le trafic d’influence et la politisation à outrance de l’administration publique, etc. Or, dans le contexte nigérien, rien ne laisse présager, pour l’instant, une telle dynamique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des élites discréditées</h3>



<p>D’une part, les principaux auteurs du coup d’État sont issus de la vieille hiérarchie militaire aux pratiques douteuses (corruption, maladministration, etc.). Ils ont été longtemps au service d’élites politiques issues de la <a href="https://www.jeuneafrique.com/73442/archives-thematique/ouverture-de-la-conf-rence-nationale-au-niger-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conférence nationale souveraine de 1991</a>. Ces élites sont aujourd’hui discréditées et rejetées au regard de leur faillite interne (série de crises politiques, népotisme, corruption, mauvaise administration, etc.) et leur position de dépendance accrue à l’égard de l’Occident.</p>



<p>D’autre part, les expériences ont aussi mis au jour les limites transformationnelles des régimes issus de changements anticonstitutionnels (Guinée, Mali, Soudan), à quelques exceptions près à l’instar du régime militaire de <a href="https://www.universalis.fr/encyclopedie/seyni-kountche/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Seyni Kountché</a> au Niger ou encore celui de <a href="https://www.universalis.fr/index/thomas-sankara/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thomas Sankara</a> au Burkina Faso.</p>



<p>L’avenir nous dira si ce nouveau régime militaire peut véritablement être le tremplin de la «&nbsp;rupture&nbsp;» avec «&nbsp;les modèles de gouvernance&nbsp;» qu’il prétend incarner. Et s’il fait preuve de transformations structurelles que la population lui attribue. Mais, faute de changement radical et éclairé dans la gouvernance, il est à craindre que la situation sociopolitique, économique et sécuritaire du Niger se dégrade davantage sous le regard impuissant d’une société civile peu outillée, une opposition politique quasi inexistante et un paysage politique profondément fragmenté (avec plus de 160 partis politiques au Niger).</p>



<p>Ces différents acteurs se sont illustrés ces dernières années par leur incapacité à exercer un contre-pouvoir et à contribuer à l’impulsion d’un renouveau de la politique de gouvernance au Niger.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/adamou-gado-ramatou-302410" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Adamou Gado Ramatou</a>, Dr. en Science Politique, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-toulouse-1-capitole-2164" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Toulouse 1 Capitole</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/niger-le-coup-detat-augure-des-lendemains-incertains-pour-le-pays-210815" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/210815/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade" />
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		<title>Coup d’État au Niger : des militaires prennent le pouvoir et suspendent les institutions </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 05:15:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Coup d&#039;État]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bazoum]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Dans une déclaration lue à la télévision nationale à Niamey, mercredi soir, au nom d’un Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), des militaires ont déclaré avoir renversé le régime du président du Niger Mohamed Bazoum.</p>
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<p>« <em>Nous, forces de défense et de sécurité, réunie au sein du CNSP, avons décidé de mettre fin au régime que vous connaissez</em> », celui du président Bazoum, a déclaré le colonel-major Amadou Abdramane, entouré de certains de ses camarades militaires en tenue. Les nouveaux maitres du palais présidentiel nigérien instruisent la suspension de « <em>Toutes les institutions</em> », tout en annonçant la fermeture des frontières et l’instauration d’un couvre-feu de 22&nbsp;h à 5&nbsp;h « <em>jusqu’à nouvel ordre ».</em></p>



<p>Ces hommes en kaki justifient leur acte comme corolaire de la « <em>dégradation continue de la situation sécuritaire, de la mauvaise gouvernance économique et sociale</em> ». Ils affirment « <em>l&rsquo;attachement</em> » du CNSP au « <em>respect de tous les engagements souscrits par le Niger</em> », rassurant également « <em>la communauté nationale et internationale par rapport au respect de l&rsquo;intégrité physique et morale des autorités déchues conformément aux principes des droits humains</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des condamnations&nbsp;</strong></h3>



<p>Plusieurs organisations régionales et internationales ont dénoncé cet acte et appellent les responsables impliqués à la libération du président Bazoum, détenu par la garde présidentielle.</p>



<p>Cet évènement fait penser aux coups d’État qui ont eu lieu au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, ces dernières années. Des coups d’État qui ont été favorisés par la frustration générée par l’incapacité des gouvernements à endiguer l’insurrection islamique dans la région du Sahel, dont fait partie le Niger.</p>



<p>Ce pays a connu quatre coups d’État dans son histoire récente. Il a également vécu un putsch avorté en 2021 quand des militaires ont tenté de prendre le palais présidentiel quelques jours avant la prise de fonction du président Bazoum.</p>



<p>Le Niger est un pays allié des puissances occidentales dans leur combat contre l’insurrection islamique qui a débuté au Mali en 2012, avant de se propager aux pays voisins.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra et Bakary Fomba</strong></p>
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		<title>Élection présidentielle au Niger, la victoire de Bazoum toujours contestée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2021 14:20:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[contestations des résultats]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bazoum]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle au Niger]]></category>
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<p>Depuis la proclamation des résultats définitifs, en février 2021, des candidats peinent toujours à reconnaître la victoire de Mohamed Bazoum aux dernières élections présidentielles au Niger.</p>
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<p><strong>Depuis la proclamation des résultats définitifs, en février 2021, des candidats peinent toujours à reconnaître la victoire de Mohamed Bazoum aux dernières élections présidentielles au Niger. La Cour de justice de la Cédéao est attendue, par des candidats, sur la question.</strong></p>



<p>Déclaré vaincu par la Cour Constitutionnelle au second tour de l’élection présidentielle de février 2021 au Niger, le candidat du RDR (Tchanji Renouveau démocratique et républicain), M.&nbsp;Mahamane Ousmane n’est toujours pas prêt à enterrer sa hache de guerre. Il continue à réclamer sa victoire et garde espoir sur le <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210701-niger-l-ex-candidat-mahamane-ousmane-saisit-la-cour-de-justice-de-la-c%C3%A9d%C3%A9ao" target="_blank" rel="noreferrer noopener">verdict de la Cour de justice</a> de la Cédéao.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Toujours légaliste&nbsp;?</strong></h3>



<p>Depuis le 22&nbsp;mars 2021, l’ancien chef de l’État nigérien a décidé « <em>de rejeter le résultat du second tour</em> &nbsp;[de la présidentielle] ». Un résultat qui a été proclamé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et ensuite <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210322-niger-l-%C3%A9lection-de-mohamed-bazoum-valid%C3%A9e-par-la-cour-constitutionnelle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">confirmé par la Cour constitutionnelle</a>. Pour rappel, ces résultats ont donné vainqueur le candidat Mohamed Bazoum, avec 55,75&nbsp;% des suffrages exprimés valables contre 44,25&nbsp;% pour Mahamane Ousmane.</p>



<p>Au cours d’une conférence de presse, co-animée avec son avocat Me Lirwana Abdramane, samedi&nbsp;25&nbsp;septembre 2021, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahamane_Ousmane" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’ancien président de la République</a> du Niger (de 1993 à 1996) estime que le second tour de la présidentielle, tenue le 21&nbsp;février 2021, et qui l’a opposé à l’actuel président de la République Mohamed Bazoum, a été émaillé <em>« de vols</em> [de voix] <em>et de violations ».</em></p>



<p><em>« Je ne suis pas du genre mauvais perdant, comme on le dit. J’ai toujours été légaliste, mais j’ai toujours été résistant à l’injustice, aux violations de droits, aux violations des libertés individuelles et collectives »,</em> a fait savoir Mahamane Ousmane.</p>



<p>Le leader du RDR Tchanji juge son recours « <em>légitime</em> » et « <em>fondé</em> ». Surtout que <em>« les citoyens nigériens, qui ont été appelés à exercer leur droit, ainsi que les observateurs nationaux et internationaux, ont observé et constaté la manière par laquelle ces élections se sont déroulées</em> ». À en croire ses propos, ces élections ont été « <em>trafiquées</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Éventuel scénario&nbsp;?</strong></h3>



<p>Me Lirwana, soutenant le bien-fondé de la plainte de son client, explique que <em>« l’opposition politique a été écartée d’une façon ou d’une autre dans l’élaboration du fichier électoral, dans la révision des textes électoraux et dans la nomination et la désignation des membres de la CENI, qui sont censés organiser les élections »</em>.</p>



<p>Nos confrères de l’Agence nigérienne de presse (<a href="http://www.anp.ne/article/presidentielle-de-fevrier-2021-au-niger-mahamane-ousmane-reclame-toujours-la-victoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ANP</a>) expliquent&nbsp;: <em>« Selon l’accusation, au cours de cette élection 5154&nbsp;procès-verbaux incorrects ont été envoyés à la Cour constitutionnelle et que l’opposition conteste</em> ». Me Lirwana reste confiant qu’« <em>Au regard de ces procès-verbaux, si la Cour se prononce et les annule, le candidat Mahamane Ousmane est gagnant de ces élections, loin des chiffres qui ont été donnés par la CENI</em> ». Et de poursuivre&nbsp;: si la Cour de la CEDEAO invalide les procès-verbaux incriminés <em>« l’autre candidat </em>[Mohamed Bazoum]<em> va perdre 900. 000&nbsp;voix, le candidat Mahamane Ousmane va perdre un peu moins de 100. 000&nbsp;voix ».</em></p>



<p>Cette contestation met le doigt sur l’un des principaux maux des démocraties africaines. Dans ces États, les <a href="https://saheltribune.com/la-chute-ineluctable-du-president-malien-ibrahim-boubacar-keita/">résultats des échéances</a> électorales font rarement l’unanimité. Ce qui traduit un manque de confiance entre les acteurs du jeu démocratique.</p>



<p><strong>La rédaction</strong></p>
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		<title>École nigérienne : face à la crise scolaire, Mohamed Bazoum annonce une grande réforme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 13:19:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance du Niger]]></category>
		<category><![CDATA[message à la nation]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bazoum]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
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<p>Dans un message à la nation, le 2&#160;août 2021, le président de la République du Niger, Mohamed Bazoum a annoncé ses recettes pour la gestion de la crise scolaire. Il&#8230;</p>
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<p><strong>Dans un message à la nation, le 2&nbsp;août 2021, le président de la République du Niger, Mohamed Bazoum a annoncé ses recettes pour la gestion de la crise scolaire. Il engage une grande réforme du système éducatif. </strong><strong></strong></p>



<p>C’est dans un contexte mondial marqué par la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, notamment son dangereux <a href="https://www.ouestaf.com/covid-19-au-niger-le-variant-delta-pas-encore-detecte-dans-le-pays/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">variant delta</a>, que le Niger a célébré le <a href="http://www.lesahel.org/61eme-anniversaire-de-la-proclamation-de-lindependance-du-niger-le-president-bazoum-lance-a-zinder-la-campagne-nationale-de-reboisement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">61<sup>e</sup> anniversaire</a> de son accession à l’indépendance. À la veille de cette célébration, le président de la République nigérienne, Mohamed Bazoum, s’est adressé à la nation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’éducation, plus grand défi </strong><strong></strong></h3>



<p>Dans son discours, lors de la cérémonie marquant son <a href="https://www.presidence.ne/discours-du-prsident/2021/4/2/c3v845lmha8vqpf0nnalmff0xfka9s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">investiture</a>, en avril 2021, le successeur de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahamadou_Issoufou" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Issoufou Mahamadou</a> avait fait un état des lieux des défis auxquels est confronté le Niger, en mettant en exergue deux d’entre eux&nbsp;: la gouvernance et l’éducation.</p>



<p>Face à la crise scolaire récurrente, le président Bazoum estime important de procéder à une réforme du système éducatif de son pays. À l’occasion de la commémoration de l’accession du pays à l’indépendance, il a précisé que « <em>l’éducation est</em> [son] <em>plus grand défi »</em>. Et d’ajouter&nbsp;: « <em>Ses </em>[ pour l&rsquo;éducation ndlr] <em>faiblesses paralysent nos possibilités de constituer un véritable capital humain, capable de prendre en charge les défis de développement de notre pays</em> ».</p>



<p>Mohamed Bazoum rassure donc que le système éducatif de son pays sera repensé. À l’en croire, des consultations ont déjà été engagées dans ce sens. « <em>J’ai eu à consulter les partenaires de l’éducation sur les principaux axes de ces réformes afin de les sensibiliser et de requérir leurs opinions et leur soutien </em>», a-t-il laissé entendre dans son <a href="https://www.presidence.ne/audiences-et-sommets-1/2021/8/2/message-a-la-nation-du-president-de-la-republique-chef-de-letat-sem-mohamed-bazoum?fbclid=IwAR0RGxo-ERZerlKXTNvuOE1wEo_en5mvuuYxO-OHkNhKnZHoQoJafox2nKU" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Message à la nation</a>, le 2&nbsp;août 2021.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les principaux axes de la réforme </strong><strong></strong></h3>



<p>D’ores et déjà, le gouvernement est à pied d’œuvre pour la mise en œuvre « <em>d’une grande politique de réforme</em> » du système éducatif nigérien. Une réforme qui consistera surtout à repenser la « <em>politique de formation des enseignants et des encadreurs en relevant d’une part le niveau à partir duquel seront orientés les élèves destinés à l’enseignement et à mettre d’autre part une rigueur toute particulière dans cette formation ».</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Message à la Nation du Président Mohamed Bazoum, Zinder 02 Aout 2021" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/4Q5X9FzFqHw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
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<p>Cette réforme prévoit également des mesures incitatives spéciales visant à <em>« favoriser le recrutement des professeurs dans les disciplines scientifiques, dont </em>[les]<em> établissements manquent cruellement</em> ». Selon le président de la République, c’est ce manque qui expliquerait les contreperformances des élèves.<br>En vue de garder plus longtemps les jeunes filles à l’école et diminuer pour ainsi dire le taux de <a href="http://promundoglobal.org/wp-content/uploads/2019/02/IMAGES-Niger-Summary-French-Web-001.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mariage précoce</a>, Mohamed Bazoum prévoit, dans sa réforme, la construction d’internats pour jeunes filles. &nbsp;</p>



<p>La formation professionnelle n’a pas été omise par le président de la République. « <em>Notre système de formation professionnelle sera rationalisé pour lui permettre de produire les cadres techniques si indispensables pour notre économie</em> », a-t-il expliqué.&nbsp;</p>



<p>Au niveau de l’enseignement supérieur, le président de la République s’engage, d’ici à la fin de l’année&nbsp;2023, à « <em>satisfaire tous les besoins de</em> [leurs] <em>universités en enseignants-chercheurs »</em>. Espérons que ces promesses ne soient pas seulement <a href="https://saheltribune.com/mali-article-39-des-enseignants-eviter-de-faire-durer-les-problemes/">politiques</a>.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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