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	<title>Archives des mines &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des mines &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Fonds minier de développement local : Pourquoi Bamako change les règles du jeu dans les mines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 13:02:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Fonds minier de développement local transforme la gouvernance minière au Mali, avec des bénéfices directs pour les territoires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La redistribution de plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales marque une étape importante dans la stratégie économique engagée par les autorités maliennes autour du secteur minier. Derrière cette opération se dessine en réalité une transformation progressive de la gouvernance de la rente extractive dans l’un des principaux pays producteurs d’or du continent.</em></strong></p>



<p>Le 12 mars 2026, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités territoriales maliennes dans le cadre du Fonds minier de développement local. Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali. Au-delà d’un simple transfert financier, cette réforme traduit une volonté de repenser la gouvernance de la rente minière dans l’un des principaux pays producteurs d’or d’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-redistribution-inedite-des-revenus-miniers"><strong>Une redistribution inédite des revenus miniers</strong></h2>



<p>Le Mali figure depuis plusieurs années parmi les grands producteurs d’or du continent africain. Ce secteur constitue la première source d’exportation du pays et un pilier essentiel de l’économie nationale. Pourtant, la question de la redistribution des revenus miniers reste un sujet sensible, notamment dans les zones où se concentrent les activités d’extraction.</p>



<p>Le 12 mars 2026, sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, les autorités maliennes ont redistribué plus de 18 milliards de FCFA aux collectivités territoriales dans le cadre du Fonds minier de développement local.</p>



<p>L’objectif est de permettre aux territoires concernés par l’exploitation minière ainsi que l’ensemble des communes de la République du Mali,&nbsp; de bénéficier plus directement des richesses produites sur leur sol.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-un-fonds-minier"><strong>Pourquoi un fonds minier ?</strong></h2>



<p>L’instauration d’un fonds dédié au développement des collectivités répond à un constat largement partagé. Pendant longtemps, les revenus générés par l’exploitation minière ont profité principalement aux entreprises extractives et aux partenaires extérieurs, tandis que les populations locales percevaient peu de retombées visibles.</p>



<p>Le Fonds minier de développement local vise ainsi à corriger ce déséquilibre en finançant directement les plans nationaux, régionaux et communaux de développement.</p>



<p>Concrètement, les entreprises titulaires de titres d’exploitation minière et les opérateurs industriels exploitant des carrières contribuent au fonds à hauteur de 0,75 % de leur chiffre d’affaires trimestriel. Ces ressources sont ensuite redistribuées aux collectivités territoriales afin de financer des projets d’infrastructures, d’équipements publics ou de développement économique local.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-cinq-fonds-crees-par-le-code-minier-de-2023"><strong>Les cinq fonds créés par le Code minier de 2023</strong></h2>



<p>La réforme introduite par le Code minier de 2023 ne se limite pas à la création du Fonds minier de développement local. Elle prévoit également la mise en place de plusieurs mécanismes financiers destinés à structurer et renforcer l’ensemble du secteur extractif.</p>



<p>Au total, cinq fonds ont été institués : le Fonds minier de développement local, le Fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés, le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement des capacités et de la formation, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.</p>



<p>Cette architecture institutionnelle traduit la volonté des autorités maliennes de mettre en place une gouvernance plus intégrée des ressources minières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-transformer-la-rente-miniere-en-developpement-territorial"><strong>Transformer la rente minière en développement territorial</strong></h2>



<p>Au-delà de son aspect financier, le Fonds minier de développement local répond à un enjeu politique et économique majeur : transformer la rente extractive en moteur de développement pour les territoires.</p>



<p>Les ressources allouées aux collectivités doivent être intégrées dans leurs programmes d’investissement communautaire, conformément aux plans de développement conclus entre les sociétés minières et les autorités locales.</p>



<p>L’utilisation de ces fonds est également encadrée par des mécanismes de contrôle. Les collectivités doivent produire des rapports annuels validés par les conseils municipaux et régionaux, tandis que les ministères chargés des Mines et des Finances publient un rapport conjoint sur les contributions et l’utilisation des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-issue-des-assises-nationales-de-la-refondation"><strong>Une réforme issue des Assises nationales de la refondation</strong></h2>



<p>La création du Fonds minier de développement local s’inscrit dans une dynamique politique plus large. Elle répond notamment à l’une des recommandations majeures des Assises nationales de la refondation (ANR) organisées en 2021, qui ont appelé à une gestion plus équitable des ressources naturelles.</p>



<p>Cette orientation rejoint également les ambitions de la Vision Mali 2063, qui vise à renforcer la souveraineté économique du pays et à promouvoir un développement territorial plus équilibré.</p>



<p>Si la redistribution de plus de 18 milliards de FCFA marque une étape importante, l’efficacité du fonds dépendra largement de la manière dont les ressources seront utilisées sur le terrain.</p>



<p>Transparence dans la gestion, capacité des collectivités à porter des projets structurants et suivi rigoureux des investissements seront autant de facteurs déterminants pour assurer le succès de cette réforme.&nbsp;</p>



<p>Le président de la transition a rassuré sur la mise en place d’un mécanisme de suivi de l’utilisation des fonds alloués aux collectivités. Ces suivis s’effectueront à partir du niveau communal, ensuite régional et enfin national. Le but est qu’il y ait plus de transparence dans l’utilisation de ce fonds.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Kodal Minerals encaisse ses premiers revenus et accélère la production de lithium à Bougouni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 13:03:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Kodal Minerals a réalisé des exportations régulières de lithium. Apprenez-en plus sur la production de lithium à Bougouni.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le groupe minier britannique Kodal Minerals a annoncé avoir encaissé plus de 27 millions de dollars (plus de 15 milliards de FCFA) après la livraison de sa première cargaison de concentré de lithium issue du projet de Bougouni, dans le sud du Mali. Avec des exportations désormais régulières vers la Chine et une production appelée à monter en puissance en 2026, le pays confirme son entrée sur le marché mondial des métaux stratégiques de la transition énergétique.</em></strong></p>



<p>Le producteur minier Kodal Minerals a franchi une étape majeure dans l’exploitation de son projet de lithium de Bougouni, dans le sud du Mali. La société britannique, cotée à la Bourse de Londres (AIM), a annoncé avoir reçu le paiement intégral de sa première cargaison de concentré de spodumène exportée vers la Chine, confirmant l’entrée effective du pays dans le cercle des producteurs de lithium destinés au marché mondial des batteries.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-exportations-desormais-regulieres"><strong>Des exportations désormais régulières</strong></h2>



<p>La première livraison, d’un volume de 28 735 tonnes métriques sèches, est arrivée début janvier au port de Hainan. Elle a généré un revenu total de 27,25 millions de dollars, soit plus de 15 milliards de FCFA, pour la filiale d’exploitation Les Mines de Lithium de Bougouni (LMLB), détenue à 49 % par Kodal Minerals. Le prix réalisé s’est établi à 989,50 dollars la tonne, soit l’équivalent de 1 148 dollars pour un concentré standardisé à 6 % de lithium (SC6).</p>



<p>Cette performance intervient dans un contexte de flambée des cours du spodumène. Selon Kodal, l’indice SC6 a progressé de 270 % depuis juillet 2025, dépassant récemment les 2 000 dollars la tonne sur certains marchés.</p>



<p>Après ce premier envoi, une seconde cargaison de 20 000 tonnes est actuellement en cours de chargement au port de San Pedro, en Côte d’Ivoire. Le paiement de 95 % de sa valeur est prévu dès le départ du navire, conformément à l’accord d’enlèvement signé avec le partenaire chinois Hainan Mining.</p>



<p>L’entreprise prévoit désormais des expéditions régulières comprises entre 15 000 et 20 000 tonnes par cargaison en 2026, avec une troisième livraison attendue en avril. Sur l’ensemble de l’année, Kodal table sur une production de 118 000 tonnes de concentré et des ventes pouvant atteindre 125 000 tonnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-production-en-montee-en-puissance"><strong>Une production en montée en puissance</strong></h2>



<p>Sur le site de Ngoualana, où se situe la mine à ciel ouvert, les opérations se poursuivent à un rythme soutenu. En janvier 2026, plus de 643 000 tonnes de matériaux ont été extraites, dont 86 691 tonnes de minerai de pegmatite affichant une teneur moyenne de 1,21 % en lithium.</p>



<p>L’usine de traitement par séparation en milieu dense (DMS) a fonctionné sans interruption durant tout le mois, transformant plus de 121 000 tonnes de minerai brut pour produire 9 141 tonnes de concentré de spodumène, avec une teneur moyenne de 5,26 % en Li₂O.</p>



<p>Selon Bernard Aylward, directeur général de Kodal Minerals, « <em>le projet fonctionne désormais au rythme prévu par les études de développement</em> », grâce aux améliorations techniques apportées aux installations de concassage et de traitement. L’objectif est désormais d’atteindre une production mensuelle stable de 10 000 tonnes de concentré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-corrections-apres-une-surestimation-initiale"><strong>Corrections après une surestimation initiale</strong></h2>



<p>La société a toutefois reconnu que les chiffres de production annoncés pour 2025 avaient été légèrement surestimés. Après un audit des stocks, la production annuelle réelle s’est établie à 41 916 tonnes, contre plus de 45 000 tonnes initialement communiquées.</p>



<p>Cette correction est due à des problèmes techniques liés au nettoyage des bandes transporteuses et à l’étalonnage des instruments de pesage. Des mesures correctives ont été mises en place, notamment l’installation d’un second pesomètre et l’abandon du nettoyage à l’eau au profit de brosses fixes, afin d’améliorer la fiabilité des données.</p>



<p>Kodal Minerals prépare déjà la phase suivante du projet. Une étude de faisabilité pour une usine de flottation de phase 2 sera lancée en 2026. Elle inclura des forages supplémentaires sur les prospects voisins de Boumou et Sogola-Baoulé, ainsi que des études géotechniques, métallurgiques et environnementales.</p>



<p>Cette extension vise à accroître les capacités de production et à sécuriser les futures autorisations minières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enjeux-pour-le-mali"><strong>Enjeux pour le Mali</strong></h2>



<p>Le projet de Bougouni s’inscrit dans la stratégie du Mali de diversifier son secteur minier, historiquement dominé par l’or, en misant sur les métaux critiques pour la transition énergétique. Le lithium est aujourd’hui un minerai stratégique pour l’industrie des batteries électriques et le stockage de l’énergie.</p>



<p>Dans un contexte de tensions sécuritaires et économiques, ces exportations constituent une source de devises significative pour le pays, même si les retombées locales et environnementales restent un enjeu central pour les autorités et les populations riveraines.</p>



<p>Aucun incident majeur de sécurité n’a été signalé en janvier sur le site, selon l’entreprise, qui affirme maintenir la priorité sur la gestion environnementale et sanitaire.</p>



<p>Avec ses premières recettes encaissées et des cargaisons désormais régulières, Kodal Minerals transforme Bougouni en l’un des projets miniers stratégiques les plus suivis d’Afrique de l’Ouest dans le secteur du lithium.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » : un projet de souveraineté et de renaissance nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 16:57:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma propose une vision audacieuse pour le développement agricole et culturel du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Lors de la cérémonie de présentation des vœux des forces vives de la nation, le 12 janvier 2025 au palais de Koulouba, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a exposé les grandes lignes de « Mali Kura 2063 », une vision à quarante ans pour refonder le pays autour de onze projets structurants. Du développement agricole à l’indépendance énergétique, de la valorisation des ressources minières à la relance culturelle, ce plan ambitieux entend faire du Mali un modèle de souveraineté et de résilience en Afrique de l’Ouest.</em></strong></p>



<p>Sous les ors du palais de Koulouba, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a profité de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux des forces vives de la nation pour dresser un bilan de la situation nationale et tracer la voie du Mali nouveau, à travers la vision « <em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma </em>» — littéralement <em>le Mali nouveau à l’horizon 2063</em>. Devant les familles fondatrices de Bamako, les autorités religieuses et les représentants de la société civile, le chef de l’État a exposé les fondements d’un programme de développement de quarante ans, présenté comme la boussole du pays pour les décennies à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-structuree-pour-rompre-avec-nbsp-la-navigation-a-vue-nbsp"><strong>Une vision structurée pour rompre avec «&nbsp;la navigation à vue&nbsp;»</strong></h2>



<p>« <em>Nous ne voguons pas au gré des événements. Nous avons une orientation</em> », a déclaré Assimi Goïta, dans un ton à la fois solennel et pédagogique. Cette orientation, selon lui, se matérialise dans un plan national à long terme, pensé pour transformer en profondeur les structures économiques, sociales et culturelles du Mali.</p>



<p>Baptisée Vision Mali 2063, cette feuille de route réunit onze projets structurants visant à refonder la souveraineté nationale sur des bases économiques et culturelles. L’objectif affiché est de faire du Mali un pays autosuffisant, connecté, industrialisé et ancré dans ses valeurs traditionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-farafina-jigine-nbsp-nourrir-le-mali-et-l-afrique-pour-garantir-la-souverainete"><strong>«&nbsp;Farafina Jigine&nbsp;» : nourrir le Mali et l’Afrique pour garantir la souveraineté</strong></h2>



<p>Le premier pilier de cette stratégie, baptisé « <em>Farafina Jigine </em>» — <em>le grand grenier africain</em> —, vise à atteindre l’autosuffisance alimentaire, pour le Mali et pour toute l’Afrique. Assimi Goïta a rappelé que l’Office du Niger, principal pôle agricole du pays, compte plus de deux millions d’hectares, dont à peine un million exploitables : « <em>Nous n’exploitons aujourd’hui que 100 000 hectares. Nous n’avons même pas encore atteint 10 % </em>», a-t-il reconnu, soulignant la nécessité d’une mobilisation nationale pour valoriser le potentiel agricole du pays.</p>



<p>Le programme prévoit la modernisation de l’agriculture, la mécanisation, la formation d’ingénieurs ruraux et la création d’unités agro-industrielles pour transformer localement les productions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-yelen-kura-nbsp-eclairer-le-pays-et-batir-une-economie-moderne"><strong>«&nbsp;Yélen Kura&nbsp;» : éclairer le pays et bâtir une économie moderne</strong></h2>



<p>Le second grand chantier, « <em>Yélen Kura </em>» — <em>la lumière nouvelle</em> —, doit répondre au défi énergétique chronique du Mali. Ce programme repose sur le développement massif des centrales solaires, hydroélectriques et nucléaires civiles, pour garantir une couverture électrique nationale et alimenter les futures usines du pays, ainsi que les zones rurales.</p>



<p>« <em>La multiplication des usines au Mali pour la transformation des productions locales</em> » est l’une des conditions sine qua non du développement du pays. Le chef de l’Etat a souligné que la souveraineté économique passait par la maîtrise de l’énergie et la création de valeur ajoutée sur place.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-kankou-moussa-seguinna-kana-nbsp-la-renaissance-miniere-et-industrielle"><strong>«&nbsp;Kankou Moussa Seguinna Kana&nbsp;» : la renaissance minière et industrielle</strong></h2>



<p>Troisième pilier, « <em>Kankou Moussa Seguinna Kana</em> » — <em>le retour de Kankou Moussa</em> —, s’inspire du légendaire empereur du Mali médiéval pour valoriser les richesses souterraines du pays. Le projet prévoit la création d’écoles spécialisées dans les métiers miniers, la mise en place d’usines de transformation des ressources naturelles et un cadre juridique garantissant que les bénéfices de l’exploitation minière profitent d’abord aux Maliens.</p>



<p>Cette orientation confirme la doctrine souverainiste du régime, qui a récemment adopté un nouveau code minier renforçant la part de l’État dans les exploitations et orienté les contenus locaux vers le développement communautaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-sigida-sirakow-nbsp-et-nbsp-sankore-nbsp-relier-instruire-et-proteger"><strong>«&nbsp;Sigida Sirakow&nbsp;» et «&nbsp;Sankoré&nbsp;» : relier, instruire et protéger</strong></h2>



<p>Le développement des infrastructures et de la connaissance constitue les autres axes majeurs de la Vision 2063. Le programme « <em>Sigida Sirakow</em> » — les problèmes d’infrastructures routières — ambitionne de désenclaver le pays et de connecter ses régions par des routes, des voies ferrées et des corridors transsahéliens reliant le Mali à ses voisins, voire au reste du monde.</p>



<p>De son côté, le programme «&nbsp;<em>Sankoré</em>&nbsp;» — clin d’œil à l’université médiévale de Tombouctou — met l’accent sur l’éducation, la sécurité, la culture, la santé et la formation citoyenne. Enfin, le président a insisté sur la protection de l’environnement, la lutte contre la désinformation et la promotion d’une information vérifiée, considérant que la bataille pour la souveraineté se joue aussi sur le terrain du récit national et de la maîtrise du discours public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-horizon-de-40-ans-pour-une-refondation-civilisationnelle"><strong>Un horizon de 40 ans pour une refondation civilisationnelle</strong></h2>



<p>En articulant ces onze projets autour d’une vision de long terme, le général Assimi Goïta entend inscrire le Mali dans une trajectoire de refondation durable, où développement matériel et renaissance culturelle se renforcent mutuellement.</p>



<p>Cette planification sur quatre décennies rompt avec les cycles politiques courts et marque la volonté du régime de bâtir une doctrine de développement endogène, affranchie des conditionnalités extérieures.</p>



<p>Le projet « <em>Mali Kura 2063</em> » est un instrument de mobilisation nationale et d’émancipation collective. Pour le général Assimi Goïta, la voie est tracée : « <em>Toutes les actions à mener durant les quarante ans à venir sont consignées pour le bonheur du peuple malien et le développement de notre pays. </em>»</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Kodal Minerals publie ses résultats intermédiaires pour le semestre clos au 30 septembre 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 07:35:53 +0000</pubDate>
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<p>Les résultats intermédiaires de Kodal Minerals montrent des progrès significatifs. Découvrez les détails sur le projet de lithium de Bougouni.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le groupe minier Kodal Minerals, présent au Mali, a publié ses résultats intermédiaires pour le semestre clos au 30 septembre 2025. La période marque une étape clé avec les premières exportations de concentré de spodumène issues du projet de lithium de Bougouni.</em></strong></p>



<p>La société minière britannique Kodal Minerals, cotée à la Bourse de Londres (AIM), a franchi un cap symbolique au second semestre 2025 avec le lancement de ses premières exportations de concentré de spodumène depuis le Mali. Dans ses résultats intermédiaires publiés pour les six mois clos au 30 septembre 2025, le groupe confirme l’entrée progressive en phase commerciale de son projet de lithium de Bougouni, tout en enregistrant une perte nette réduite par rapport à l’année précédente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-premieres-exportations-depuis-bougouni"><strong>Premières exportations depuis Bougouni</strong></h2>



<p>En septembre 2025, les autorités maliennes ont accordé à Kodal un permis d’exportation portant sur 125 000 tonnes de concentré de spodumène, permettant le démarrage effectif des flux logistiques vers le port de San Pedro, en Côte d’Ivoire. Le premier chargement, de 28 950 tonnes, a quitté le port après la clôture de la période, en novembre 2025, à destination de la province chinoise de Hainan.</p>



<p>Le projet est exploité par <em>Les Mines de Lithium de Bougouni SA</em>, filiale de Kodal Mining UK Limited (KMUK), société dans laquelle Kodal détient 49 %. Fin 2025, la coentreprise a perçu un premier paiement de 21,3 millions de dollars de la part de son partenaire d’enlèvement, le groupe chinois Hainan Mining.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-production-encore-en-montee-en-puissance"><strong>Une production encore en montée en puissance</strong></h2>



<p>Sur le plan industriel, la première phase du projet repose sur une usine de traitement par séparation en milieu dense (DMS). Environ 45 000 tonnes de concentré de lithium, titrant en moyenne 5,39 % d’oxyde de lithium, ont été produites durant la période en vue de leur exportation.</p>



<p>L’activité minière a toutefois été ralentie par la saison des pluies, entre juillet et septembre, période durant laquelle la fosse s’est partiellement remplie d’eau, limitant l’accès aux zones d’extraction. L’entreprise indique avoir profité de cet arrêt relatif pour mener des travaux de maintenance et d’optimisation technique sur l’usine, ainsi que pour préparer l’extension de la fosse et la reprise des opérations à un rythme plus soutenu.</p>



<p>À partir de novembre 2025, un nouveau programme d’exploitation vise un acheminement mensuel de plus de 100 000 tonnes de minerai vers l’usine, avec l’objectif d’assurer une alimentation continue tout au long de l’année 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-resultats-financiers-contrastes"><strong>Résultats financiers contrastés</strong></h2>



<p>Sur le plan financier, Kodal Minerals affiche une perte nette de 1,13 million de livres sterling sur le semestre, contre 1,49 million un an plus tôt. Cette amélioration relative tient notamment à la contribution positive de KMUK, dont la part de résultat attribuable à Kodal s’élève à 218 000 livres, incluant un important effet de change.</p>



<p>La trésorerie du groupe s’établissait à 15,6 millions de livres au 30 septembre 2025, un niveau jugé suffisant par la direction pour accompagner la montée en puissance industrielle du projet. La valeur comptable de la participation de Kodal dans KMUK ressort néanmoins en baisse, à 20,9 millions de livres, contre 28,2 millions un an auparavant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-renforcee-dans-un-mali-sous-tension"><strong>Sécurité renforcée dans un Mali sous tension</strong></h2>



<p>Le développement du projet intervient dans un contexte sécuritaire de plus en plus instable au Mali. Si la région de Bougouni, située dans le sud du pays, est historiquement plus calme que le centre et le nord, la violence s’y est progressivement étendue en 2025. Un incident de sécurité survenu en août à proximité du site a conduit à un renforcement de la présence militaire et administrative, en coordination avec les autorités maliennes.</p>



<p>La première phase du projet a néanmoins été inaugurée officiellement en novembre 2025, en présence du président de la transition, le général Assimi Goïta, et du ministre des Mines, signe du soutien politique accordé à cette exploitation stratégique dans un pays qui ambitionne de se positionner sur le marché des minéraux critiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pari-industriel-sur-fond-de-volatilite-du-lithium"><strong>Un pari industriel sur fond de volatilité du lithium</strong></h2>



<p>Le lancement des exportations de Bougouni coïncide avec une période de volatilité persistante des cours du lithium, après une forte correction des prix en 2024. Si la demande liée aux véhicules électriques et au stockage d’énergie montre des signes de reprise, les perspectives restent incertaines à court terme, en raison de stocks élevés et de tensions géopolitiques affectant les chaînes d’approvisionnement.</p>



<p>Kodal Minerals table désormais sur une production génératrice de revenus réguliers au cours des douze prochains mois et sur le développement ultérieur d’une usine de flottation de phase 2, prévue à partir de 2026, afin d’augmenter les volumes et la valeur ajoutée locale.</p>



<p>Bougouni illustre ainsi le double pari du Mali et de ses partenaires : exploiter les ressources stratégiques du sous-sol tout en sécurisant des investissements lourds dans un environnement à haut risque.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : 761 milliards FCFA recouvrés, la commission minière boucle sa mission sous le sceau de la refondation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 15:58:00 +0000</pubDate>
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<p>Le rapport de la commission de négociation et de renégociation met en lumière des acquis majeurs pour le secteur minier malien.</p>
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<p><strong><em><strong><em>Après trois années de travail discret mais décisif, la commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières a remis son rapport final au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Le document, présenté&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>c</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e 1ᵉʳ décembre 2025, dresse un bilan impressionnant :&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>761 milliards FCFA recouvrés</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;sur un objectif de 400 milliards, et un secteur aurifère désormais aligné sur le&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>nouveau Code minier de 2023</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>. Une victoire économique et politique qui consacre la reprise en main du Mali sur ses ressources naturelles et marque une étape clé dans la refondation de la souveraineté nationale.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, dans la solennité d’une audience à Koulouba, la commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières a mis un terme à trois années de travail minutieux. Devant le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, les experts ont présenté les conclusions d’une mission qui, à bien des égards, marque un tournant dans la gouvernance des ressources naturelles du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-resultats-au-dela-des-attentes"><strong>Des résultats au-delà des attentes</strong><strong></strong></h3>



<p>Mamou Touré, expert et membre de la commission, a présenté un bilan sans équivoque : 761 milliards FCFA recouvrés sur un objectif initial de 400 milliards. Une performance qui illustre la fermeté de l’État face aux géants miniers et la volonté politique de traduire en actes la souveraineté économique.</p>



<p>L’impact de cette action dépasse le simple recouvrement. Désormais,&nbsp;toutes les sociétés minières opérant au Mali sont assujetties au Code minier de 2023, un texte emblématique de la refondation du secteur. Selon le rapport, cette harmonisation des régimes juridiques générera&nbsp;585,7 milliards FCFA de recettes supplémentaires par an&nbsp;pour les seules sociétés auditées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-refondation-issue-des-assises-nationales"><strong>Une refondation issue des Assises nationales</strong><strong></strong></h3>



<p>Cette vaste opération trouve sa source dans les&nbsp;Assises nationales de la refondation, qui avaient recommandé un audit approfondi du secteur aurifère. Objectif : garantir une meilleure équité dans la répartition des richesses et restaurer la confiance entre l’État et ses partenaires miniers.</p>



<p>Pour mener à bien cette mission, l’État malien a mobilisé des ressources conséquentes :&nbsp;2,87 milliards FCFA&nbsp;ont été investis en frais de fonctionnement et d’expertise. Un coût jugé modeste au regard des gains obtenus et du signal envoyé à l’ensemble des acteurs économiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-etat-reprend-la-main"><strong>L’État reprend la main</strong><strong></strong></h3>



<p>À l’issue de la présentation, le Président de la Transition a salué «&nbsp;<em>un travail d’intérêt national accompli avec rigueur, patriotisme et transparence&nbsp;</em>». En rendant hommage à la commission, le Général Assimi Goïta a réaffirmé sa volonté de poursuivre le redressement stratégique du secteur minier, pilier de la souveraineté économique du Mali.</p>



<p>La mission, désormais achevée, laisse derrière elle un héritage tangible : un cadre juridique unifié, des recettes accrues et un État qui renoue avec son rôle de régulateur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ere-nouvelle-du-secteur-minier"><strong>Vers une ère nouvelle du secteur minier</strong><strong></strong></h3>



<p>Dans un pays où l’or représente plus de 70 % des exportations, la conclusion de cette mission est tout sauf anodine. Elle symbolise le passage d’un Mali sous influence contractuelle à un Mali maître de ses ressources.</p>



<p>À travers cette démarche, les autorités de la Transition entendent poser les bases d’une&nbsp;gouvernance minière souveraine, fondée sur la transparence, la justice fiscale et la durabilité. Une manière de rappeler que, désormais, chaque gramme d’or extrait du sous-sol malien doit briller d’abord pour le peuple malien.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, mines: finalement, Barrickgold lâche du lest face à la fermeté de l&#8217;État malien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 07:38:35 +0000</pubDate>
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<p>L'État malien et Barrick Gold ont trouvé un accord après un différend fiscal. Les détails de cette importante entente sont ici.</p>
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<p><strong><em><strong><em>Après plus d&rsquo;un an de différend relatif au paiement de taxes et d&rsquo;impôts consécutif à l&rsquo;application du nouveau&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>C</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ode minier, l&rsquo;État malien et la multinationale canadienne Barrickgold sont finalement parvenus à un accord. La cérémonie de signature du document a eu lieu, le lundi 24 novembre 2025 au ministère de&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l’Économie</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>F</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>inances. C&rsquo;était en présence&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>de Alousséni Sanou</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, du ministre des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>M</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ines</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, Amadou Kéïta</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;et, d&rsquo;une délégation de Barrickgold.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Depuis sa prise de fonction en qualité de Président de la transition,&nbsp;le général d&rsquo;Armée Assimi Goïta a fait de la défense des intérêts du peuple son cheval de bataille. C&rsquo;est dans ce cadre qu&rsquo;il a commandité un audit des mines du Mali qui a révélé un manque à gagner pour l&rsquo;État de 300 à 600 milliards de FCFA. Pour&nbsp;que cela ne se reproduise plus, un nouveau&nbsp;Code minier a été adopté en 2023.&nbsp;&nbsp;Ce nouveau texte augmente non seulement &nbsp;la participation nationale à 35% ( État malien : 30% et &nbsp;5% pour les privés maliens) dans les actions , mais aussi supprime les exonérations fiscales accordées aux multinationales au cours de l&rsquo;exploitation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-deux-compagnies-recalcitrantes-nbsp"><strong>Les deux compagnies récalcitrantes&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Dans le cadre de la mise en œuvre de ce code,&nbsp;en vue de réclamer les arriérés d&rsquo;impôts et taxes aux multinationales, le gouvernement&nbsp;a&nbsp;adopté un projet de modification du décret n°2016-0801/P-RM du 20 octobre 2016 fixant les conditions d’acceptation d’une transaction avant la mise en œuvre de l’action judiciaire dans le cadre des poursuites pour infraction à la&nbsp;réglementation&nbsp;des relations financières extérieures des&nbsp;États&nbsp;membres de l’Union&nbsp;Économique&nbsp;et Monétaire Ouest Africaine.</p>



<p>C&rsquo;était le rapport du&nbsp;ministre de&nbsp;l’Économie&nbsp;et des&nbsp;Finances. C&rsquo;était lors de la session du conseil des ministres du mercredi 11 septembre 2024. Après l&rsquo;adoption de ce décret, les autorités ont mené des actions de sensibilisation auprès des multinationales afin qu&rsquo;elles se confirment aux dispositions du nouveau&nbsp;Code.&nbsp;&nbsp;Hormis&nbsp;le&nbsp;Canadien&nbsp;Barrickgold, toutes les autres compagnies minières, à &nbsp;commencer par la SEMOS-SA (Société d&rsquo;exploitation des mines d&rsquo;or de Sadiola) ont accepté la nouvelle situation en s&rsquo;acquittant des arriérés d&rsquo;impôts et taxes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comprendre-l-opposition-de-barrick-au-gouvernement-malien-nbsp"><strong>Comprendre l’opposition de Barrick au gouvernement malien&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Le&nbsp;ministre de&nbsp;l’Économie&nbsp;et des&nbsp;Finances, lors de la rentrée parlementaire du CNT d&rsquo;octobre 2024, avait indiqué que l&rsquo;État a perçu, à l&rsquo;issue des négociations avec les multinationales minières, 500 milliards FCFA. Les deux compagnies minières récalcitrantes étaient l&rsquo;australien Resolute Mining et le canadien Barrickgold.</p>



<p>Cependant, suite à l&rsquo;interpellation, le vendredi 08 novembre 2024, de son directeur général Terry Holohan et de deux de ses collaborateurs, la société australienne Resolute Mining s&rsquo;est ravisée à respecter les nouvelles dispositions légales.&nbsp;</p>



<p>Dans un communiqué, elle avait déclaré lundi 11 novembre 2024, qu&rsquo;elle verserait 160 millions de dollars (soit 100 milliards F CFA) au gouvernement malien et qu&rsquo;elle avait effectué un premier paiement de 80 millions de dollars et effectuera des paiements ultérieurs d&rsquo;environ 80 millions de dollars dans les mois suivants à partir de ses sources de liquidités existantes. Quant à Barrickgold, il s&rsquo;est totalement insurgé contre la nouvelle loi. Il a ouvert, ainsi, un feuilleton digne d&rsquo;un film hollywoodien qui a pris fin le lundi 24 novembre 2025 par la conclusion d&rsquo;un accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-accord-conforme-au-nouveau-nbsp-c-ode-minier"><strong>Un accord conforme au nouveau&nbsp;</strong><strong>C</strong><strong>ode minier</strong><strong></strong></h2>



<p>Il prévoit une série de concessions mutuelles. &nbsp;Par rapport à la clôture&nbsp;de l&rsquo;arbitrage et libération des employés,&nbsp;Barrick s&rsquo;engage à abandonner son arbitrage en cours auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID).&nbsp;En retour, le gouvernement malien s&rsquo;engage à retirer toutes les accusations portées contre Barrick et à libérer immédiatement quatre de ses employés qui étaient retenus.&nbsp;En outre, il&nbsp;met fin à la mise sous administration provisoire du complexe Loulo-Gounkoto, restituant le contrôle opérationnel complet à Barrick.&nbsp;</p>



<p>Concernant l&rsquo;alignement sur le nouveau&nbsp;Code&nbsp;minier, Barrickgold s&rsquo;engage à s&rsquo;y conformer. D&rsquo;après le ministre d l&rsquo;Economie et des&nbsp;Finances, Alousséni Sanou, l&rsquo;accord va permettre d&#8217;empocher annuellement 220 milliards de F CFA.&nbsp;</p>



<p>Par ailleurs, selon le&nbsp;média&nbsp;américain « <em>Bloomberg</em>« ,&nbsp;dans une publication du mardi 25 novembre 2025,&nbsp;le règlement du litige s’accompagne du versement par la compagnie de 244 milliards FCFA (environ 430 millions USD) à&nbsp;l&rsquo;État malien. Et,&nbsp;le média américain d&rsquo;ajouter que Barrick versera 144 milliards FCFA au gouvernement malien, dans les six jours suivant la signature de l’accord. Barrick ayant déjà remis 50 milliards FCFA l’année dernière dans le cadre du règlement du litige, la compagnie ne devra compléter que 50 milliards FCFA, par le biais de crédits de TVA ( Taxe sur la valeur ajoutée).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-differend-a-plusieurs-rebondissements-nbsp"><strong>Un différend à plusieurs rebondissements&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Pour faire respecter le nouveau&nbsp;Code, les&nbsp;autorités&nbsp;avaient procédé, le 25 septembre 2024, à l&rsquo;arrestation de quatre hauts cadres de la compagnie canadienne Barrickgold. &nbsp;Après quelques jours de détention, ils ont été élargis suite à un accord portant sur le paiement de ce que la compagnie doit à l&rsquo;État, soit plus de 300 milliards F CFA.&nbsp;</p>



<p>Selon cet accord, Barrickgold avait indiqué qu&rsquo;il allait verser, en octobre 2024, 50 milliards de FCFA. Mais&nbsp;l’État&nbsp;avait indiqué, le 23 octobre 2024, à &nbsp;travers un communiqué conjoint de deux ministres (&nbsp;Economie et&nbsp;Finances,&nbsp;Mines), que Barrickgold n&rsquo;avait pas tenu ses engagements.&nbsp;</p>



<p>Suite à cela, le pôle judiciaire national économique et financier a émis un mandat d&rsquo;arrestation, le 04 décembre 2024, à l&rsquo;encontre de Mark Bristow, directeur général à l&rsquo;époque de Barrickgold et de Cheick Oumar Coulibaly, directeur général du complexe « Gounkoto-Loulo ». En sus, les autorités nationales ont décidé d&rsquo;interdire la sortie du pays du stock d&rsquo;or de trois (03) tonnes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nomination-d-une-nbsp-administration-provisoire-nbsp"><strong>Nomination d’une&nbsp;</strong><strong>administration provisoire&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>En réaction à cet acte de&nbsp;l’État&nbsp;malien, le directeur général de Barrickgold, dans un communiqué de presse publié depuis Toronto (Canada) le 06 janvier 2025, a estimé que le blocage de son stock d&rsquo;or va affecter la bonne marche de ses activités et que ce sont 8000 maliens travaillant directement et indirectement avec sa mine, qui vont en pâtir. Dans le même communiqué, Mark Bristow a souligné que des employés de sa compagnie sont injustement incarcérés au Mali suite à des accusations sans fondement. Il dit avoir porté le différend qui l&rsquo;oppose à l&rsquo;État malien devant le centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Un procès qu&rsquo;il a perdu.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, le 11 janvier 2025, l&rsquo;État malien a pris une ordonnance judiciaire de saisie du stock d&rsquo;or prêt à sortir du pays. Face à cette nouvelle situation, Barrick Gold a décidé de suspendre ses activités dans sa mine malienne de Loulo-Gounkoto. Pour combler ce vide, le 16&nbsp;juin 2025, le tribunal de commerce de Bamako a ordonné la mise sous administration provisoire pour six mois du complexe Loulo-Gounkoto, et a nommé l’ancien ministre de la&nbsp;Santé, expert-comptable de profession, Soumana Makadji, pour en assurer la gestion.&nbsp;</p>



<p>Les autorités maliennes ont également bloqué les exportations d’or issues du site et procédé à la saisie de plusieurs autres stocks d&rsquo;or appartenant aux filiales locales de Barrick. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;environ trois tonnes d’or ont été transportées par hélicoptère sur ordre du gouvernement depuis Loulo-Gounkoto, une opération que la Barrickgold avait qualifiée d’illégale. La compagnie canadienne avait aussi affirmé que l’administrateur provisoire a tenté de vendre une partie de ses réserves afin de financer des activités sur place.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-changement-a-la-tete-de-la-compagnie-nbsp"><strong>Changement à la tête de la compagnie&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>Face à toutes ces mesures, Barrickgold a engagé une procédure d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), invoquant la violation des conventions minières en vigueur.&nbsp;En septembre 2025, le sud-africain Mark Bristow&nbsp;a&nbsp;démissionné de la tête de la compagnie canadienne. Et, Mark Hill a été nommé cille intérimaire. Le nouveau patron a tout de suite relancé les négociations avec l&rsquo;État malien. Ce qui a abouti à l&rsquo;accord du 24 novembre 2025.</p>



<p>Il faut signaler que le&nbsp;dénouement de ce différend a été possible grâce à la fermeté des autorités quant à l&rsquo;application des textes et à la préservation des intérêts nationaux. Une fermeté qui est incarnée par le ministre des&nbsp;Mines et son collègue de l&rsquo;Economie et des&nbsp;Finances. A cela, il faut ajouter la nomination stratégique d&rsquo;Hilaire Bébian Diarra comme conseiller spécial du Président de la transition. Diarra est un expert minier malien&nbsp;devenu une figure respectée de l’industrie aurifère en Afrique de l’Ouest. Il a été directeur général de la mine d&rsquo;or de Tongo ( Côte d&rsquo;Ivoire) appartenant à Barrickgold qui l&rsquo;a vendue.&nbsp;</p>



<p><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Secteur minier au Mali : Connecter les professionnelles aux jeunes étudiantes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation minière]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mentorat mine]]></category>
		<category><![CDATA[mines]]></category>
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<p>Le Mali dispose d’un important potentiel en ressources minières. Malheureusement, ce potentiel ne profite pas assez aux populations, surtout à la gent féminine. C’est conscient de cette situation que les autorités ont pris des initiatives de grande envergure comme la mise ne place du projet mentorat-mines.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Mali dispose d’un important potentiel en ressources minières. Malheureusement, ce potentiel ne profite pas assez aux populations, surtout à la gent féminine. C’est conscient de cette situation que les autorités ont pris des initiatives de grande envergure comme la mise ne place du projet mentorat-mines.</em></strong></p>



<p>L’information a été donnée par le communiqué du conseil des ministres du mercredi&nbsp;09&nbsp;avril 2025. En effet, le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta, a, au chapitre des communications, informé le Conseil des ministres du lancement du Projet « <em>Mentorat — Mines »</em>&nbsp;pour le 10&nbsp;avril 2025.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mentorat-mines, un projet d’accompagnement</strong></h3>



<p>Mentorat — Mines est un projet d’accompagnement conçu pour les jeunes étudiantes en fin de cycle de l’École Nationale d’Ingénieurs, de la Faculté des Sciences techniques et de l’École Normale d’Enseignement technique et professionnel du Mali. Il vise à renforcer leurs capacités dans les disciplines liées au secteur extractif afin de contribuer, entre autres, à l’augmentation du taux de femmes dans le milieu professionnel minier. Mentorat — Mines mettra en relation les professionnelles des sociétés minières, des entreprises sous-traitantes et de l’administration avec les jeunes étudiantes choisies.&nbsp;</p>



<p>Autrement dit, le Projet « <em>Mentorat Mines</em> » est un programme de coaching, sur une année, par les professionnelles des entreprises minières, des entreprises sous-traitantes et de l’Administration minière qui visent à renforcer les capacités des jeunes étudiantes des universités et grandes écoles publiques du Mali dans les disciplines liées au secteur extractif.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>D’après le communiqué du conseil des ministres, le Projet est structuré autour de 3&nbsp;points principaux : le suivi du parcours des étudiantes au niveau de leur établissement d’enseignement jusqu’à la finalisation de leur mémoire d’études ; l’appui à l’obtention d’un stage et à l’élaboration du rapport de stage de l’étudiante ; l’accompagnement technique à travers la mise à disposition de documents et le partage d’expériences. Le communiqué précise aussi que c’’est une réponse à l’insuffisance des jeunes filles dans les filières scientifiques et de leur accès à des stages de fin d’études.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mentorat-mines né d’un plaidoyer</strong></h3>



<p>Il est né des recommandations issues de la journée de plaidoyer pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des femmes du Secteur minier, tenue le 30&nbsp;mars 2024 à Bamako. C’était à l’initiative du comité sectoriel d’institutionnalisation de la politique nationale genre du ministère des Mines, en partenariat avec le Programme d’Appui à la Gouvernance du Secteur minier (PGSM).&nbsp;</p>



<p>En d’autres termes, il s’agissait de sensibiliser les autorités et les acteurs du secteur minier sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail et de vie des femmes. Malgré leur contribution importante au secteur minier, les femmes continuent de souffrir de discrimination et de précarité. Elles sont souvent victimes de harcèlement sexuel et de violence, et n’ont pas accès aux mêmes opportunités de formation et de promotion que les hommes. C’est pourquoi l’amélioration des conditions de travail et de vie des femmes dans le secteur minier est non seulement un impératif de justice sociale, mais aussi une condition essentielle pour le développement durable du secteur.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, le gouvernement a pris conscience de la nécessité d’améliorer la situation des femmes dans le secteur minier. « <em>Pour apporter une réponse aux conditions de travail difficiles des femmes dans les mines au Mali, le ministère des Mines, conformément à la vision du président de la transition, Chef de l’État, entend mettre en œuvre une vision holistique de la question de l’artisanat minier en vue d’assurer des conditions de travail décentes aux femmes et aux hommes de ce sous-secteur. De même, les réflexions sont en cours pour que l’orpaillage et l’artisanat minier ne soient pas les parents pauvres de la grande dynamique de réformes du secteur »,<strong>&nbsp;</strong></em>avait indiqué le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta.&nbsp;</p>



<p>Quant au ministre de la Promotion de la femme de l’époque, Dr Coulibaly Mariam Maïga, elle s’est félicitée de cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de la promotion du travail des femmes dans le secteur minier et participe de la volonté de son département à veiller à l’épanouissement de femme. À l’issue de la journée, d’importantes recommandations ont été faites dont celle relative au projet « <em>Mentorat — mines</em> » qui vise spécifiquement les jeunes filles. Une façon de préparer un avenir radieux pour cette frange de la population.&nbsp;</p>



<p>Il faut noter que le secteur minier au Mali, longtemps considéré comme un domaine exclusivement masculin, est en train de se transformer. De plus en plus de femmes s’impliquent dans les différentes activités minières, de l’orpaillage à l’exploitation industrielle. Selon des études, elles représentent jusqu’à 50&nbsp;% de la main-d’œuvre dans les zones d’orpaillage au Mali. Elles sont souvent invisibles et marginalisées, effectuant les tâches les plus pénibles et les moins rémunérées.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tragédie à Faranida : quand l’espoir se mue en désespoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 08:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[effondrement d'un mine artisanal]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mine d&#039;or]]></category>
		<category><![CDATA[mines]]></category>
		<category><![CDATA[orpaillage]]></category>
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<p>L'effondrement tragique d'un site d'orpaillage au Mali met en lumière les conditions de travail dangereuses dans les mines artisanales d'or.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Mali, le rêve de richesse se heurte souvent à la dure réalité. Le 8&nbsp;juin, ce rêve s’est transformé en cauchemar pour une vingtaine de jeunes orpailleurs sur le site de Faranida, dans la région de Bougouni. Ce drame rappelle cruellement que, dans ce coin du sud malien, l’espoir de trouver quelques grammes d’or est trop souvent payé au prix fort.</em></strong></p>



<p>Les mines artisanales d’or, véritables gouffres d’insécurité, sont le théâtre régulier de tragédies. À Faranida, le tunnel où s’étaient aventurés les jeunes mineurs s’est effondré, ensevelissant 21 d’entre eux sous les décombres. Le site, situé à Kalako dans la commune de Kalana, est pourtant voisin d’une mine exploitée par la multinationale canadienne Endeavour. Mais ici, point de casques de sécurité ou d’équipements sophistiqués. Juste des jeunes, des adolescents parfois, qui creusent avec une détermination aveugle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-tunnels-de-fortune"><strong>Des tunnels de fortune</strong></h2>



<p>Les victimes de cette tragédie étaient pour la plupart des jeunes, âgés d’une quinzaine à une vingtaine d’années. Leurs nationalités reflètent la diversité de l’orpaillage artisanal au Mali&nbsp;: Maliens, Burkinabè, Guinéens, Ivoiriens, tous unis par la même quête désespérée de survie.</p>



<p>Les informations de la Fédération nationale des orpailleurs du Mali (Fenom) sont claires&nbsp;: les éboulements de ce type sont monnaie courante. Mais pourquoi, malgré le danger omniprésent, ces jeunes continuent-ils de risquer leur vie dans ces tunnels de fortune ? La réponse est simple et tragique&nbsp;: parce qu’ils n’ont pas d’autre choix. Dans un contexte de pauvreté endémique et de chômage galopant, l’orpaillage artisanal est souvent l’unique moyen de subvenir aux besoins de leur famille.</p>



<p>Travailler dans ces conditions, c’est faire face à une multitude de dangers&nbsp;: éboulements, insalubrité, maladies, conflits pour l’or. Les orpailleurs savent qu’un simple faux pas, un mauvais coup de pelle, peut être fatal. Pourtant, chaque matin, ils retournent sous terre, l’espoir chevillé au corps.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avenir-englouti-sous-des-tonnes-de-terre"><strong>Un avenir englouti sous des tonnes de terre</strong></h2>



<p>Les autorités maliennes, conscientes de ces drames récurrents, peinent à trouver des solutions durables. La régulation et la sécurisation des sites d’orpaillage artisanal demeurent un défi colossal. Les investissements étrangers dans les mines industrielles contrastent cruellement avec l’abandon des sites artisanaux, où les conditions de travail frisent l’esclavage moderne.</p>



<p>Faranida n’est pas un cas isolé. C’est le reflet d’un problème plus vaste, plus profond, celui d’une jeunesse sacrifiée sur l’autel de la survie. Ces jeunes ne cherchent pas la fortune, ils cherchent à vivre. À manger. À envoyer leurs frères et sœurs à l’école. Ils rêvent d’un avenir meilleur, mais trop souvent, cet avenir est englouti sous des tonnes de terre.</p>



<p>Chaque éboulement est une claque au visage de l’humanité, un rappel brutal de l’injustice sociale. Ce n’est pas seulement de l’or que ces jeunes cherchent, mais une dignité, un respect, un espoir de jours meilleurs. À chaque corps extrait des décombres, c’est une vie de rêves brisés, de familles endeuillées, de communautés en larmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appel-aux-autorites-et-a-la-communaute-internationale">Appel aux autorités et à la communauté internationale</h2>



<p>Il est temps que les autorités et la communauté internationale se penchent sérieusement sur cette situation. La vie de ces jeunes vaut plus que quelques grammes d’or. Il est urgent de mettre en place des mesures de protection, de régulation, de soutien aux orpailleurs artisanaux. Il faut transformer cette quête désespérée en une activité sécurisée, respectueuse des droits humains.</p>



<p>En attendant, à Faranida, les pioches se sont tues. Le silence règne, lourd et accablant. Les familles pleurent leurs morts, les camarades se serrent les coudes, la terre cache encore ses secrets d’or et de mort. Et quelque part, dans ce silence, résonne un appel à la justice, à l’humanité, à la dignité. Car au fond de ces tunnels, ce sont des vies, des espoirs, des rêves que nous devons sauver.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau : Lamine Seydou Traoré, une chance pour le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Dec 2020 10:32:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[mines]]></category>
		<category><![CDATA[ministre des mines du Mali]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Seydou Lamine Traoré]]></category>
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<p>Réputé rigoureux et son patriote, Lamine Seydou Traoré est une chance pour le secteur des mines, de l’énergie et de l’eau au Mali.&#160; Le nouveau ministre des Mines, de l’Énergie&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Réputé rigoureux et son patriote, Lamine Seydou Traoré est une chance pour le secteur des mines, de l’énergie et de l’eau au Mali.&nbsp; </strong><strong></strong></p>



<p>Le nouveau ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau du Mali est certes un habitué de l’administration malienne, mais de 2002 à nos jours, son parcours est semé d’excellence. Commençant sa carrière au Cabinet d’Expertise Comptable international (EGCC), Lamine Seydou Traoré se fera rapidement distinguer et occupera plusieurs fonctions dans la communication et la finance.</p>



<p>En véritable patriote baigné d’un amour sincère pour le travail bien fait, Lamine Seydou Traoré occupera successivement le poste de chef de service comptabilité et trésorerie, responsable de la division finances-comptabilité et directeur financier et directeur général d’Orange-finances Mobiles mali-SA à Orange Mali. &nbsp;Étant parmi les précieux sésames qui ont vendu une image reluisante de leur pays partout ils sont passés, Lamine Seydou Traoré sera appelé à occuper le fauteuil de directeur général adjoint de la société Orange Mali avant de siéger, en raison de ses compétences avérées dans la gestion des affaires, au Conseil de Régulation de l’Autorité malienne des Télécommunications et des Postes (AMRTP).</p>



<p>Lamine Seydou Traoré est titulaire d’une crinière de diplômes obtenus grâce à son courage, sa rigueur, sa détermination. Preuves des qualités inestimables de l’homme, ces diplômes lui donnent une certaine moralité qui l’amène à s’imposer comme créneau&nbsp;: l’excellence.</p>



<p>Le nouveau ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau est titulaire du Diplôme d’Expertise Comptable et Financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (DECOFI-UEMOA). &nbsp;Également détenteur d’un Master spécialisé en régulation de l’économie numérique avec&nbsp;la mention « <em>Très honorable »&nbsp;</em>à Télécom ParisTech. En 1998, Lamine Seydou Traoré a été le meilleur bachelier du Mali. Ce qui le conduit au Maroc à travers une bourse d’excellence octroyée par l’État malien. Il revient de ce pays avec un diplôme de maîtrise en Sciences et Techniques Comptables et Financières.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>De grands défis à relever </strong><strong></strong></h3>



<p>Humble, dynamique, patriote convaincu et sincère, cadre intègre, Lamine Seydou Traoré est conscient de la place prépondérante du secteur des mines, de l’énergie et de l’eau dans l’économie malienne et par ricochet pour le bien-être et l’épanouissement des populations. Il n’y a aucun doute, il a les compétences avérées pour relever tous les défis dans ce secteur.</p>



<p>En deux mois seulement de service, le patriote convaincu, engagé, proactif se fait déjà parler de lui en raison des réalisations faites. Lamine Seydou Traoré a réussi à adopter le décret n ° 2020 -0177 / PT-RM, fixant les conditions et les modalités d’application du Code minier en République du Mali ainsi que la signature du décret portant approbation de la Convention d’Établissement –type, le 12&nbsp;novembre 2020. Un Décret qui a permis la levée des suspensions temporaires relatives à la réception de nouvelles demandes d’attribution de titres miniers et d’instruction de demandes de titres miniers en instance.</p>



<p>Lamine Seydou Traoré est un espoir, une chance pour le Mali et pour toute l’Afrique. &nbsp;</p>



<p><strong>Source: Le Démocrate</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Quand les plantes aident à dépolluer d’anciens sites miniers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2020 11:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[mines]]></category>
		<category><![CDATA[plantes]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[végétaux lourds]]></category>
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<p>Fabienne Battaglia-Brunet, BRGM Imaginez un terrain à l’abandon, envahi par les mauvaises herbes… quoi de plus banal&#160;? Mais c’est justement cette «&#160;banalité&#160;» qui est recherchée – et parfois difficile à&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><a href="https://theconversation.com/profiles/fabienne-battaglia-brunet-1147549" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fabienne Battaglia-Brunet</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/brgm-3913">BRGM</a></em></p>



<p>Imaginez un terrain à l’abandon, envahi par les mauvaises herbes… quoi de plus banal&nbsp;? Mais c’est justement cette «&nbsp;banalité&nbsp;» qui est recherchée – et parfois difficile à obtenir – sur les sites d’anciennes mines. Car pour maîtriser les risques liés aux pollutions d’anciennes exploitations, micro-organismes et plantes sont mis à contribution. Ce «&nbsp;travail d’équipe&nbsp;» porte un nom&nbsp;: la phytostabilisation.</p>



<p>Le procédé a d’autant plus intérêt qu’il s’agit d’une technique écologique peu onéreuse, et que la France compte plus de 2000&nbsp;dépôts de mines métalliques à traiter.</p>



<p>Pour comprendre la pollution des sites miniers, il faut remonter à leur «&nbsp;genèse&nbsp;», l’activité minière. Afin d’accéder aux métaux intéressants, les mineurs doivent extraire de grandes quantités de roche. Puis, lorsque le filon concentré est atteint, il est nécessaire de broyer le minerai pour n’en retenir que la partie la plus concentrée en métal. Le résidu est généralement rejeté et déposé à proximité du site d’extraction.</p>



<p>En quoi ces résidus représentent-ils une source potentielle de pollution&nbsp;? C’est qu’ils contiennent des éléments métalliques et d’autres substances toxiques, comme l’arsenic par exemple. Le hic étant que ces résidus, plages ou tas de sable, peuvent disséminer leurs poussières toxiques. Souvent, les minéraux économiquement intéressants correspondent aux sulfures métalliques, riches en soufre et en fer. Exposés à l’atmosphère et aux intempéries, ils sont dissous par des bactéries qui tirent leur énergie de leur oxydation.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/354895/original/file-20200826-7372-6zw3l6.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=0%2C143%2C2584%2C1594&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/354895/original/file-20200826-7372-6zw3l6.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=0%2C143%2C2584%2C1594&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Vue de la mine de cuivre à ciel ouvert de Küre (Turquie, 2012). Francis Cottard/BRGM, Author provided</figcaption></figure>



<p>Cela peut produire des <a href="https://oreme.org/observation/pollumine/carnoules/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">eaux acides polluées</a>, généralement riches en fer et autres métaux. Or, les scientifiques ont découvert que des micro-organismes et des plantes pouvaient contribuer à piéger ces polluants.</p>



<p>Différents mécanismes contribuent à réduire la mobilité de ces polluants&nbsp;: les plantes peuvent retenir les particules de résidu dans leurs racines, modifier ou empêcher la circulation d’eau à travers le résidu, et les métaux sont piégés autour des racines par des processus pouvant associer plantes et micro-organismes.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Une ancienne mine d’argent du Massif central</h3>



<p>Dans le cadre du projet scientifique <a href="https://www.isto-orleans.fr/2016/07/28/phytoselect/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Phytoselect</a> – soutenu par la région Centre Val de Loire et coordonné par l’Institut des sciences de la Terre d’Orléans avec la <a href="http://www.cestdanslaire.fr/fr/page/des-plantes-au-secours-de-la-depollution-des-sols" target="_blank" rel="noreferrer noopener">participation du BRGM</a> – ce procédé de phytostabilisation a fait l’objet d’une évaluation approfondie.</p>



<p>Un résidu sableux et acide, riche en plomb et arsenic, a été prélevé sur le site de l’ancienne mine d’argent de Pontgibaud, dans le Puy-de-Dôme. Des <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0883292719302410">expériences de labora</a><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0883292719302410" target="_blank" rel="noreferrer noopener">t</a><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0883292719302410">oire</a> à petite échelle ont tout d’abord permis de choisir les meilleurs ingrédients qui seront mélangés à ce sol toxique et pauvre en nutriments pour permettre aux plantes de pousser et neutraliser les effets de la pollution.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/353614/original/file-20200819-42823-1yg4xh0.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/353614/original/file-20200819-42823-1yg4xh0.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Sur le site de l’ancienne mine d’argent de Pontgibaud (Puy-de-Dôme). Projet Phytoselect/BRGM, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/349595/original/file-20200727-23-luucgp.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/349595/original/file-20200727-23-luucgp.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Tests de différents amendements en microcosmes. Cindy Gassaud/projet Phytoselect/BRGM, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p>Puis, plutôt que de passer directement des résultats de laboratoire « en pot » au test sur site, une phase intermédiaire a été réalisée dans un <a href="https://plateformes-pivots.eu/prime/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mésocosme métrique</a>, soit une reproduction maîtrisée d’un petit morceau, à peu près d’un m<sup>3</sup>, du site réel.</p>



<p>Ce dernier permet ainsi d’étudier, dans les conditions contrôlées du laboratoire, le comportement des polluants sur un profil de dépôt de résidu, de sa surface à la nappe souterraine. Le mésocosme est équipé de l’éclairage nécessaire pour la croissance des plantes et d’un système d’arrosage contrôlé, ainsi que de systèmes de mesure et de prélèvement d’eau à chaque profondeur.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/349597/original/file-20200727-17-ljkbo2.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/349597/original/file-20200727-17-ljkbo2.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Représentation schématique du mésocosme. Hugues Thouin/projet Phytoselect/BRGM, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p>L’expérimentation en mésocosme fournit de la sorte une image complète de ce qui se passe à l’intérieur du massif de résidus miniers lorsque les plantes se développent à sa surface.</p>



<p>Un an après l’amendement de surface et le semis des plants d’<a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/15226514.2014.1003786" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agrostis</a>, une herbacée dont les graines ont été collectées sur le site d’étude, les racines se sont bien développées et ont efficacement piégé les particules polluantes. Le flux d’eau percolant à travers les résidus a été diminué par rapport à l’état initial, probablement grâce à l’amélioration de la capacité du système à retenir de l’eau interstitielle, mais également en raison de la quantité d’eau absorbée et <a href="https://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/evapotranspiration.php4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« transpirée »</a> par les plantes.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/349601/original/file-20200727-21-1p8j4kr.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/349601/original/file-20200727-21-1p8j4kr.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Profil du résidu phytostabilisé, un an après l’amendement et le semis. Hugues Thouin/projet Phytoselect/BRGM, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/349602/original/file-20200727-23-1mnh7td.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/349602/original/file-20200727-23-1mnh7td.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Particules de résidu minier associées aux racines d’Agrostis. Hugues Thouin/projet Phytoselect/BRGM, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p>Les données abondantes de cette expérience n’ont pas encore été entièrement exploitées, mais des variations importantes de paramètres le long du profil de résidu sont déjà observées&nbsp;: l’acidité, la diversité microbienne, les concentrations en métaux et autres substances dissoutes évoluent de la surface vers la profondeur.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading">Les mécanismes microbiens du piégeage</h3>



<p>Quels rôles jouent les micro-organismes au cours du processus de phytostabilisation&nbsp;?</p>



<p>Si certains contribuent à la dissémination des polluants par oxydation des sulfures présents dans les déchets, d’autres représentent des alliés précieux. Par exemple, des <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/01490450600724282" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bactéries oxydent l’arsenic</a>, le manganèse ou le fer, ce qui permet de piéger l’arsenic à la surface de particules, formées au cours des réactions d’oxydation. Au niveau des racines, des bactéries et champignons ont une action bénéfique sur la croissance des plantes.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/349594/original/file-20200727-15-knhqcb.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/349594/original/file-20200727-15-knhqcb.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Sulfures d’arsenic et d’antimoine recouvrant un biofilm. Extrait de la thèse d’Elia Laroche/BRGM, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p>Plus profondément dans le massif de résidu, d’autres bactéries, appartenant au groupe des <a href="https://link.springer.com/content/pdf/10.1007/s00792-010-0309-4.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sulfato-réductrices</a> pourraient se développer en absence d’oxygène. Ces micro-organismes, lorsqu’on leur fournit une source d’énergie organique, font <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0304389416308822" target="_blank" rel="noreferrer noopener">précipiter sous forme de sulfures</a> divers métaux ainsi que l’arsenic ou l’antimoine.</p>



<p>Ainsi, des mécanismes microbiens, lorsqu’ils sont judicieusement maîtrisés, permettent de piéger sous forme de phases solides les polluants initialement dissous. Pour cette raison, l’évolution des populations de micro-organismes au cours de la mise en place du procédé de phytostabilisation, à différentes profondeurs, est très attentivement examinée.</p>



<p>En conclusion, les plantes et les micro-organismes peuvent contribuer à piéger les polluants d’origine minière, tels que les métaux et les métalloïdes. L’ingénierie inspirée par la nature peut contribuer de façon non négligeable à la réduction des risques autour des anciennes mines, à travers des procédés nécessairement adaptés aux conditions particulières de chaque site (minéralogie, topologie, hydrologie, biodiversité).</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/fabienne-battaglia-brunet-1147549" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fabienne Battaglia-Brunet</a>, Chercheuse en microbiologie, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/brgm-3913" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BRGM</a></em></p>



<p>This article is republished from <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> under a Creative Commons license. Read the <a href="https://theconversation.com/quand-les-plantes-aident-a-depolluer-danciens-sites-miniers-143469" target="_blank" rel="noreferrer noopener">original article</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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