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	<title>Archives des migration &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Afrique–Europe : le sommet du réalisme et des rééquilibrages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 09:06:50 +0000</pubDate>
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<p>Le Sommet Afrique-Europe à Luanda en 2025 a célébré 25 ans d'amitiés et de défis entre l'Afrique et l'Europe.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>À Luanda, entre promesses renouvelées et ambitions contenues, Africains et Européens ont tenté de redonner souffle à une relation vieille d’un quart de siècle. Plus qu’un sommet diplomatique, celui de 2025 s’est voulu un test grandeur nature pour un partenariat à la croisée des chemins.</em></strong></em></strong><strong></strong></p>



<p>Sous le soleil implacable de Luanda, les 24 et 25 novembre 2025,&nbsp;chefs d’État, diplomates et stratèges&nbsp;venus des deux rives de la Méditerranée ont célébré un anniversaire symbolique :&nbsp;25 ans de partenariat UA-UE.</p>



<p>Mais derrière les sourires et les poignées de main, un constat s’imposait :&nbsp;l’Afrique n’est plus la même, et&nbsp;l’Europe non plus. L’une revendique son autonomie stratégique, l’autre cherche à préserver son influence dans un continent désormais convoité par Pékin, Moscou et Ankara.</p>



<p>Le thème choisi –&nbsp;<em>« Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif »</em>&nbsp;– sonnait presque comme un plaidoyer : celui d’un&nbsp;multilatéralisme de survie, à l’heure où les fractures mondiales se creusent et où les alliances se recomposent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-en-quete-d-equilibre"><strong>Un partenariat en quête d’équilibre</strong><strong></strong></h3>



<p>João Lourenço, hôte du sommet et président angolais, a donné le ton d’entrée :&nbsp;<em>« Ce partenariat doit désormais se penser d’égal à égal. »</em><em>&nbsp;</em>Les représentants européens ont acquiescé, parfois à contre-cœur. Car si le discours du respect mutuel s’impose,&nbsp;la réalité des rapports économiques et sécuritaires reste profondément asymétrique.</p>



<p>L’Europe, fidèle à sa stratégie de «&nbsp;<em>Global Gateway</em>&nbsp;» — son contrepoids au rouleau compresseur chinois des Nouvelles Routes de la soie —, a promis&nbsp;150 milliards d’euros d’investissements&nbsp;sur le continent africain. Mais l’Afrique, de son côté,&nbsp;n’entend plus être une périphérie de la prospérité européenne&nbsp;: elle veut des transferts de technologie, une industrialisation réelle et une part plus équitable dans la création de valeur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ombre-du-sahel-et-la-tentation-de-la-souverainete"><strong>L’ombre du Sahel et la tentation de la souveraineté</strong><strong></strong></h3>



<p>Au cœur des échanges, les crises africaines ont plané comme des spectres familiers :&nbsp;Sahel, Soudan, RDC, Corne de l’Afrique.&nbsp;L’Europe plaide pour une stabilité régionale ; l’Afrique, elle, exige désormais la&nbsp;souveraineté dans la gestion de ses conflits.</p>



<p>L’échec des dispositifs de sécurité imposés par l’extérieur – du G5 Sahel à la MINUSMA – hante encore les esprits.&nbsp;L’UA réclame que les opérations de paix africaines soient&nbsp;financées directement par l’ONU, avec un soutien renforcé du&nbsp;Fonds européen pour la paix.</p>



<p>La guerre en Ukraine, omniprésente dans les discussions, a aussi révélé un clivage :&nbsp;l’Afrique refuse de s’aligner, préférant le pragmatisme des alliances multiples au suivisme diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-climat-a-la-connectivite-les-nouveaux-chantiers"><strong>Du climat à la connectivité : les nouveaux chantiers</strong><strong></strong></h3>



<p>Le sommet a aussi voulu parler d’avenir.&nbsp;L’Afrique&nbsp;et l’Europe se sont engagées à&nbsp;fournir une énergie propre à 100 millions d’Africains d’ici 2030, tout en&nbsp;accélérant la transformation numérique&nbsp;du continent.</p>



<p>Mais derrière ces promesses se cache une bataille d’intérêts : celle des&nbsp;minéraux critiques, du&nbsp;lithium congolais au cobalt zambien, qui alimente les industries vertes européennes.&nbsp;L’Afrique réclame que cette transition écologique ne soit pas&nbsp;un nouveau pacte de dépendance, mais un levier d’industrialisation.</p>



<p>Sur le commerce, la&nbsp;ZLECAf&nbsp;(Zone de Libre-Échange Continentale Africaine) est apparue comme le grand pari africain, encore fragile mais porteur d’espoir. L’Europe, en retour, a promis d’adapter certaines de ses politiques commerciales, notamment sur la&nbsp;taxe carbone aux frontières, jugée injuste par les pays du Sud.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-afrique-jeune-une-europe-vieillissante"><strong>Une Afrique jeune, une Europe vieillissante</strong><strong></strong></h3>



<p>Entre les deux continents, le fossé générationnel saute aux yeux.&nbsp;L’Afrique,&nbsp;plus jeune que jamais, aspire à l’emploi, à la mobilité, à la reconnaissance.&nbsp;L’Europe,&nbsp;plus vieillissante, redoute l’immigration mais a besoin de talents et de main-d’œuvre.&nbsp;La question migratoire, abordée avec diplomatie, reste le grand non-dit de ce partenariat.</p>



<p>Les dirigeants africains ont insisté sur&nbsp;l’autonomisation des jeunes et des femmes, tandis que Bruxelles a mis l’accent sur&nbsp;la migration légale et maîtrisée&nbsp;— un euphémisme pour contenir sans fermer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-multilateralisme-a-reinventer"><strong>Un multilatéralisme à réinventer</strong><strong></strong></h3>



<p>Enfin, l’appel à une&nbsp;réforme du Conseil de sécurité de l’ONU&nbsp;et des&nbsp;institutions financières internationales&nbsp;a fait consensus.&nbsp;Les Africains veulent&nbsp;siéger à la table où se décident les règles du monde, et non plus dans la salle d’attente du développement.&nbsp;L’Europe, consciente de la perte de son monopole moral, s’y est montrée favorable… du moins sur le papier.</p>



<p>La&nbsp;déclaration finale, forte de 49 points, se veut ambitieuse.&nbsp;Mais à Luanda, chacun savait que la crédibilité du partenariat UA-UE ne se jouera plus sur les communiqués, mais sur les&nbsp;résultats tangibles.&nbsp;Le continent africain ne veut plus de promesses creuses : il veut&nbsp;des routes, des usines, des emplois, des satellites.</p>



<p>À l’heure où le monde entre dans une ère de compétition globale,&nbsp;le partenariat Afrique–Europe doit prouver qu’il peut encore être une alliance d’intérêt et non de dépendance.&nbsp;Ce sommet de 2025 aura au moins eu un mérite : rappeler que&nbsp;le temps des illusions postcoloniales est révolu, et que l’Afrique, désormais,&nbsp;parle d’égal à égal.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : La détresse des jeunes migrants, errants à la recherche de survie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:51:15 +0000</pubDate>
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<p>La détresse des migrants à Bamako révèle un quotidien cruel et invisible. Plongez dans leur lutte pour la survie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans les rues de Bamako, des jeunes hommes venus d’ailleurs errent sans but, hantés par la faim et la désillusion. Leur quotidien ? Rôder autour des mariages et autres cérémonies pour mendier de la nourriture, même lorsqu&rsquo;ils ne sont pas invités. Ces visages anonymes, souvent invisibles, révèlent une réalité déchirante qui ébranle la capitale malienne.</em></strong></p>



<p>Bamako, cœur économique du Mali, est devenue un refuge précaire pour des milliers de jeunes <a href="https://dtm.iom.int/sites/g/files/tmzbdl1461/files/reports/MALI%20-%20Rapport%20annuel%20sur%20la%20migration%202022%20finale%20.pdf">migrants</a> originaires de pays voisins tels que le Burkina Faso, le Niger, le Togo ou encore la Côte d&rsquo;Ivoire. Promis à des lendemains meilleurs, ces adolescents et jeunes adultes se retrouvent piégés dans une spirale de précarité et d&rsquo;exploitation. Une enquête menée sur le terrain révèle leur lutte quotidienne pour survivre et l&rsquo;impact grandissant de ce phénomène sur la société malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-reves-brises-et-la-quete-desesperee-de-subsistance"><strong>Les rêves brisés et la quête désespérée de subsistance</strong></h2>



<p>Dans un squat improvisé à Djicoroni Para, quartier de la commune IV de Bamako, Alidou Kinda, 22 ans, originaire du Burkina Faso, raconte son histoire avec amertume&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;On m’a dit qu’à Bamako, il y avait des usines qui recrutaient des apprentis mécaniciens. Je suis parti avec mes économies, mais ici, personne ne veut me donner du travail. J’ai tout perdu ».</em>&nbsp;Comme lui, des dizaines d’autres jeunes dorment à même le sol dans des écoles ou des bâtiments abandonnés, survivant grâce à des petits boulots informels ou de la générosité des habitants.</p>



<p>Ce qui frappe particulièrement, c’est leur présence récurrente aux abords des mariages, baptêmes et autres événements sociaux.&nbsp;<em>« Ils traînent là, espérant récupérer quelques restes de nourriture après les festins »</em>, témoigne Aminata Koné, habitante de Kalaban-coro, quartier du sud-est du district de Bamako.&nbsp;<em>« Certains n’hésitent pas à s’approcher discrètement des tables dressées, même s’ils ne sont pas conviés&nbsp;».</em></p>



<p>Cette pratique, bien qu’humiliante, reflète l’étendue de leur détresse. Pour beaucoup, ces repas volés ou gracieusement donnés représentent leur unique source de subsistance.&nbsp;<em>« Ce n’est pas par choix, mais par nécessité »</em>, explique Abdoulaye Dillo, migrant nigérien âgé de 20 ans.&nbsp;<em>« Quand on a faim, on fait ce qu’il faut pour manger&nbsp;».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-causes-profondes-et-dynamiques-migratoires"><strong>Causes profondes et dynamiques migratoires</strong></h2>



<p>La migration intra-sahélienne vers Bamako trouve ses racines dans une combinaison de facteurs structurels. Selon Dr. Fatoumata Traoré, professeur de sociologie au Lycée,&nbsp;<em>« la crise économique, les conflits armés et les effets dévastateurs du changement climatique poussent les jeunes à migrer&nbsp;».</em>&nbsp;Elle souligne également le rôle croissant des réseaux sociaux, où des&nbsp;<em>« recruteurs »</em>&nbsp;véreux promettent monts et merveilles contre des sommes modestes payées d’avance.</p>



<p>L’instabilité politique dans plusieurs pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Niger, aggrave encore la situation. Beaucoup traversent la frontière vers le Mali en quête de sécurité temporaire, ignorant que leur parcours sera semé d’embûches.</p>



<p>Selon un&nbsp;<a href="https://publications.iom.int/fr/system/files/pdf/mali_profile_2009.pdf">document</a>&nbsp;de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la moitié des migrants venant à Bamako proviennent principalement du Burkina Faso (23 %), du Ghana (13%), de la Guinée (10 %), du Bénin (9 %) et du Niger (8 %).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-consequences-urbaines-et-tensions-sociales"><strong>Conséquences urbaines et tensions sociales</strong></h2>



<p>L’afflux massif de jeunes migrants fragilise davantage une ville déjà confrontée à des défis socio-économiques majeurs. À Niamana, les habitants déplorent non seulement la prolifération des squats, mais aussi l’augmentation des petits délits.&nbsp;<em>« Avant, on pouvait laisser nos enfants jouer dehors sans crainte. Maintenant, on a peur qu’ils soient approchés par des gangs ou des dealers »,</em>&nbsp;témoigne Aminata Koné, mère de famille.</p>



<p>Les autorités locales, quant à elles, semblent dépassées.&nbsp;<em>« Nous manquons cruellement de moyens pour gérer cette situation. Les services sociaux sont saturés, et la police ne peut intervenir efficacement partout »,</em>reconnaît un responsable municipal sous couvert d’anonymat.</p>



<p>Mais au-delà des problèmes sécuritaires, ce sont les tensions sociales qui inquiètent le plus.&nbsp;<em>« Il y a un risque croissant de stigmatisation des migrants, surtout lorsque certains s’engagent dans des activités illégales »</em>, alerte Souleymane Kané, expert en migration et consultant auprès des ONG locales. Selon lui, cette stigmatisation pourrait exacerber les divisions communautaires si rien n’est fait rapidement.</p>



<p>«&nbsp;Nous faisons face à une crise multidimensionnelle. La ville compte déjà plus de trois millions d&rsquo;habitants, dont une proportion significative vit sous le seuil de pauvreté. L&rsquo;afflux continu de migrants aggrave la pression sur nos infrastructures déjà insuffisantes&nbsp;», confirme un responsable de la Mairie de Kalaban-coro.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reseaux-criminels-et-exploitation"><strong>Réseaux criminels et exploitation</strong></h2>



<p>Derrière ce phénomène se cachent souvent des réseaux organisés qui exploitent la vulnérabilité des jeunes. Des intermédiaires opèrent depuis les villages frontaliers, promettant des emplois fictifs ou des conditions idéales. Une fois à Bamako, les migrants réalisent qu’ils ont été trompés. Certains finissent par intégrer ces mêmes réseaux, perpétuant ainsi un cycle infernal d’exploitation.</p>



<p><em>« Ces organisations prospèrent grâce à la corruption et à l’absence de régulation stricte des flux migratoires »</em>, analyse Dr. Malick Diarra, chercheur en criminologie. Il plaide cependant pour une collaboration accrue entre les États membres de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) afin de traquer ces réseaux criminels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-des-solutions-durables"><strong>Vers des solutions durables ?</strong></h2>



<p>Face à ce défi complexe, plusieurs pistes de réponse émergent.&nbsp;<em>« Il faut créer des centres d’accueil spécifiques où ces jeunes pourraient bénéficier d’un soutien psychologique et professionnel »,</em>&nbsp;propose Mariam Sangaré, coordinatrice d’une association locale œuvrant auprès des migrants.</p>



<p>Le dialogue inter-étatique est également crucial.&nbsp;<em>« Les gouvernements doivent harmoniser leurs politiques migratoires et investir dans le développement économique des zones rurales pour limiter l’exode rural »</em>, ajoute Dr. Traoré. De plus, sensibiliser les populations sur les dangers des migrations irrégulières reste indispensable.</p>



<p>Le gouvernement malien, conscient de son rôle à la fois comme terre de départ, de transit et de retour, adapte sa stratégie migratoire aux réalités actuelles. Entre avril et juin 2024, plus de 110 000 passages ont été enregistrés aux frontières, avec une majorité d’entrants motivés par la recherche d’emploi. De mars à avril 2025, 9 212 Maliens ont été rapatriés depuis la Libye, l’Algérie ou le Maroc, et 5 230 expulsés de la Mauritanie et d’Arabie saoudite. Parallèlement, le pays comptait fin 2023 quelque 354 739 déplacés internes. En réponse, Bamako révise sa Politique nationale de migration (PONAM) pour intégrer les enjeux sécuritaires, climatiques et sanitaires, tout en misant sur les transferts de la diaspora – estimés à&nbsp;<a href="https://fr.apanews.net/news/mali-la-diaspora-injecte-700-milliards-fcfa-dans-leconomie/">700 milliards FCFA en 2023</a>&nbsp;– comme levier de développement.</p>



<p>Ces jeunes migrants, égarés dans les ruelles de Bamako, portent sur leurs épaules le poids d’un système en déroute. Chaque morceau de pain récupéré lors d’un mariage symbolise à la fois leur résilience et leur désespoir. Si rien n’est fait rapidement, leur histoire deviendra celle d’une génération sacrifiée, condamnée à errer entre mirages et réalités brisées.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La faim, ce nouveau djihad</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 06:48:30 +0000</pubDate>
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<p>L'insécurité alimentaire dans le monde laisse des cicatrices profondes. Explorez les causes et les conséquences de cette crise.</p>
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<p><strong><em>Dans un monde où les conflits tuent à la kalachnikov et les sécheresses à petit feu, la faim s’impose comme le détonateur silencieux des grands dérèglements. Derrière chaque chiffre froid, une colère chaude. Derrière chaque ration supprimée, une frontière qui s&rsquo;effrite. La Banque mondiale alerte, mais qui écoute encore quand le ventre vide devient un cri politique ?</em></strong></p>



<p><em>« La crise de la faim ne menace pas seulement des vies, elle mine la stabilité des sociétés »,&nbsp;</em>affirme Axel van Trotsenburg, directeur général des opérations à la Banque mondiale. C’est plus qu’un avertissement technocratique : c’est une prophétie. Et c’est surtout une phrase qui mérite d’être lue à haute voix dans toutes les capitales qui prétendent encore croire à l’ordre mondial.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-linceuls-de-fortune"><strong>Des linceuls de fortune</strong></h3>



<p>Le&nbsp;<em>Rapport mondial sur les crises alimentaires 2025</em>, livré en mai dans une indifférence polie, ressemble à ces diagnostics implacables que l’on lit, un sourcil levé, avant de tourner la page. Erreur. Ce rapport-là est une sirène. Un avertissement sans frais — pour l’instant. Car si la faim tue, elle fait plus encore : elle fracture les sociétés, érode les États, dissout les pactes civiques, transforme des enfants en combattants, des mères en exilées, des villages entiers en camps de fortune.</p>



<p>295 millions de personnes. C’est la masse critique de ceux qui, en 2024, ont plongé dans l’insécurité alimentaire aiguë. L’expression est froide. Elle dissimule des réalités brûlantes : enfants affaiblis, rations coupées, marchés à l’abandon, files d’attente pour du riz moisi, poings levés contre les convois de l’ONU, et parfois — trop souvent — des linceuls de fortune.</p>



<p>Regardons la carte. Le Soudan est aujourd’hui le théâtre d’une famine certifiée — la première depuis 2020. En bande de Gaza, 100 % de la population est confrontée à une insécurité alimentaire sévère. À Haïti, au Soudan du Sud, au Mali, les zones classées «&nbsp;<em>urgence</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>catastrophe</em>&nbsp;» se multiplient. Dans 36 pays, plus de 35 millions de personnes nécessitent une action immédiate. Le chiffre fait tourner les têtes, mais sur le terrain, ce sont les ventres qui grondent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-kalachnikov-est-devenue-un-plat-du-jour"><strong>La kalachnikov est devenue un plat du jour</strong></h3>



<p>Et pourtant, pendant que la faim progresse, les financements reculent. En Afghanistan, en RDC, au Soudan ou au Yémen, les coupes budgétaires ont paralysé l’aide alimentaire. Les Nations unies préviennent : jusqu’à 45 % de réduction. Comme si l’incendie exigeait moins d’eau.</p>



<p>La faim, hier conséquence, est devenue cause. Elle alimente les conflits comme le bois sec nourrit le feu. Elle pousse à la fuite, creuse les sillons de la migration, ouvre la voie aux discours extrémistes, aux vendettas intercommunautaires, aux alliances avec les seigneurs de guerre et les groupes armés. La kalachnikov est devenue un plat du jour.</p>



<p>À qui profitera ce chaos ? Aux entrepreneurs de violence, aux prophètes de l’apocalypse, à ceux qui ont compris depuis longtemps que le ventre vide est plus facile à enrôler que le cerveau nourri. Boko Haram, Al-Shabaab, les factions tribales du Soudan ou les gangs haïtiens le savent. Dans un monde où l&rsquo;on meurt de faim, l&rsquo;arme devient un outil de survie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-djihad-du-vide"><strong>Le djihad du vide</strong></h3>



<p>Et que fait la planète ? Elle s’agite, puis se lasse. Elle promet, puis se retire. Les financements baissent, les promesses s’étiolent, les diplomates s’égarent dans des palabres sans suite. On dénonce, on condamne, mais on n’agit pas. La famine est une catastrophe qu’on regarde à distance, comme une série Netflix dont l’on peut encore choisir de zapper l’épisode suivant.</p>



<p>Axel van Trotsenburg a dit vrai. Mais il faut aller plus loin : la faim est désormais un acteur politique. Elle redistribue les cartes, recompose les rapports de force, redessine les frontières mentales et géographiques. C’est le djihad du vide, le soulèvement du silence, le chaos du quotidien.</p>



<p>Si le XXIe siècle a un nouveau levier de guerre, ce n’est ni le pétrole, ni les minerais, ni l’intelligence artificielle. C’est la faim. Et tant que le monde civilisé la traitera comme une crise parmi d’autres, elle continuera de ronger les fondations de nos certitudes.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Coopération Mali-Mauritanie : un dialogue renforcé pour une migration mieux encadrée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 15:53:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[expulsion]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Une délégation ministérielle malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a effectué une visite de travail en République Islamique de Mauritanie ce jeudi 27 mars 2025. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Une délégation ministérielle malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a effectué une visite de travail en République Islamique de Mauritanie ce jeudi 27 mars 2025. Cette mission de haut niveau visait à renforcer la coopération entre les deux pays et à aborder des sujets sensibles tels que la situation des Maliens en Mauritanie et la lutte contre la migration irrégulière.</em></strong></p>



<p>À leur arrivée à Nouakchott, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, chef de la délégation, et sa suite ont été accueillis par le Président de la République Islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. La délégation comprenait notamment le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, le Général de Corps d’Armée Modibo Koné, Directeur Général de l’ANSE, ainsi que le Délégué Général des Maliens de l’Extérieur et le Directeur des Affaires Juridiques du Ministère des Affaires Étrangères. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté commune de renforcer la coopération bilatérale et de mieux coordonner les actions sur des dossiers prioritaires.</p>



<p>Au nom du Président de la transition malienne, le Général d’armée Assimi Goïta, le ministre Abdoulaye Diop a transmis un message de fraternité et de coopération à son homologue mauritanien. Ce message souligne l’importance du partenariat entre les deux nations et la nécessité d’une collaboration plus étroite face aux défis migratoires et sécuritaires. Cette audience a également permis d’aborder des préoccupations majeures, notamment la situation des Maliens en Mauritanie et les récentes reconduites aux frontières, avec pour objectif de trouver des solutions concertées et durables.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des discussions axées sur la migration et la coopération</strong></h3>



<p>Les échanges entre les délégations malienne et mauritanienne ont principalement porté sur trois axes majeurs. D’abord, le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, dans un contexte où la coopération régionale est essentielle pour faire face aux défis communs. Ensuite, les récentes reconduites aux frontières de certains Maliens résidant en Mauritanie, une question sensible nécessitant une meilleure concertation entre les autorités des deux pays. Enfin, la nécessité d’une coordination plus efficace dans la gestion de la migration irrégulière a été abordée, avec pour objectif d’assurer le respect des droits des migrants tout en luttant contre les réseaux clandestins.</p>



<p>Côté mauritanien, plusieurs hauts responsables ont pris part aux discussions, témoignant de l’importance accordée à cette rencontre. Parmi eux, Mohamed Mahmoud Boye, ministre de la Justice et ministre des Affaires Étrangères par intérim, le Général de Division Mohamed Cheikh Mohamed Lemine, Deman Hamar, Secrétaire Général du ministère des Affaires Étrangères, ainsi que Cheikhna Moulaye Zein, Ambassadeur de Mauritanie au Mali. Ces discussions de haut niveau ont permis de poser les bases d’une collaboration renforcée entre les deux pays afin de trouver des solutions concertées aux défis communs.</p>



<p>Lors de son entretien avec le Président mauritanien, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a rappelé que «&nbsp;<em>la Mauritanie, en tant qu’État souverain, a le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité et protéger ses citoyens</em>&nbsp;», tout en soulignant l’importance de préserver les relations de fraternité entre les deux peuples.</p>



<p>Il a également assuré avoir&nbsp;<em>« reçu l’assurance du Président de la République Islamique de Mauritanie d’accueillir les Maliens en Mauritanie et de leur accorder les facilités nécessaires à la régularisation de leur situation</em>&nbsp;». À cet effet, il a invité les Maliens vivant en Mauritanie à prendre les dispositions requises pour obtenir des cartes de séjour et se conformer aux lois mauritaniennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers un cadre de coopération renforcé</strong></h3>



<p>Le chef de la diplomatie malienne a profité de cette audience pour remettre un message du président malien Assimi Goïta à son homologue mauritanien. «&nbsp;<em>La lettre comprenait également les remerciements et l’appréciation du Président malien pour les positions du Président de la République concernant l’engagement de la Mauritanie à préserver l’unité et l’intégrité territoriale du Mali</em>&nbsp;», a-t-il précisé.</p>



<p>La question de la communauté malienne en Mauritanie a été largement évoquée, tout comme la nécessité de préserver les intérêts des citoyens mauritaniens au Mali et vice-versa. Abdoulaye Diop a insisté sur l’objectif de son déplacement à Nouakchott, qui est de «&nbsp;<em>préserver les relations d’amitié et de fraternité qui existent depuis longtemps entre la Mauritanie et le Mali</em>&nbsp;».</p>



<p>À l’issue des discussions, les deux parties ont exprimé leur volonté commune de travailler en étroite collaboration pour trouver des solutions durables aux préoccupations soulevées. Une coordination accrue entre les deux gouvernements devrait permettre d’apporter des réponses adaptées aux problématiques communes et d’assurer une meilleure intégration des Maliens établis en Mauritanie.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Maliens expulsés de Mauritanie : indignation de Bamako et lancement de mesures d&#8217;urgence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 08:12:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[Mossa Ag Attaher]]></category>
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<p>Le gouvernement malien exprime son gouvernement face aux arrestations et expulsions dont sont victimes des ressortissants maliens en Mauritanie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a animé ce mercredi un point de presse au Centre d’information gouvernementale du Mali (Cigma). À cette occasion, il a exprimé l’indignation du gouvernement face aux arrestations et expulsions dont sont victimes des ressortissants maliens en Mauritanie.</em></strong></p>



<p>Depuis plusieurs jours, plusieurs migrants en situation irrégulière font l’objet d’arrestations et d’expulsions sur le territoire mauritanien. Dans un communiqué officiel, le gouvernement malien a dénoncé ces actions avec la «&nbsp;<em>dernière rigueur</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Le gouvernement du Mali, qui suit avec une attention particulière ces événements, exprime son indignation et dénonce avec la dernière rigueur les traitements subis par ses ressortissants en Mauritanie</em>. », a déclaré le ministre Mossa Ag Attaher.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une mission à Kayes et un dialogue avec la Mauritanie</strong></h3>



<p>Le communiqué précise également que des mesures ont été prises dès le début de cette crise pour protéger et accompagner les Maliens en difficulté. Ces efforts seront renforcés pour assurer une assistance humanitaire aux compatriotes concernés.</p>



<p>Dans le cadre de cette réponse gouvernementale, Mossa Ag Attaher s’est rendu à Kayes ce mercredi 26 mars, accompagné d’une forte délégation. Cette mission vise à évaluer la situation des Maliens récemment expulsés et à organiser leur prise en charge.</p>



<p>En parallèle, une rencontre diplomatique de haut niveau est prévue. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ainsi que Mossa Ag Attaher, sont attendus ce jeudi à Nouakchott. L’objectif est de discuter avec les autorités mauritaniennes afin d’obtenir des garanties sur les conditions de séjour des ressortissants maliens et de prévenir de nouvelles expulsions.</p>



<p><strong>1.844 Maliens déjà de retour</strong></p>



<p>Lors de son point de presse, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur a également annoncé le retour au Mali de 1.844 compatriotes expulsés de Mauritanie. Cette vague de rapatriements illustre l’ampleur de la situation et la nécessité d’une action diplomatique renforcée.</p>



<p>Le gouvernement malien réaffirme ainsi son engagement à défendre les droits de ses citoyens à l’étranger et à garantir leur protection face aux mesures restrictives prises par certains pays d’accueil.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Tounkan Blon » : une nouvelle initiative pour mieux accompagner les Maliens de l’extérieur</title>
		<link>https://saheltribune.com/tounkan-blon-une-nouvelle-initiative-pour-mieux-accompagner-les-maliens-de-lexterieur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[tounka blon]]></category>
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<p>« Tounkan Blon », qui signifie « vestibule de la migration », vise à créer un espace où les préoccupations des ressortissants maliens à l’étranger seront recensées et analysées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher,  a annoncé le lancement de l’initiative « Tounkan Blon », une plateforme virtuelle dédiée aux enjeux migratoires. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par l’État pour renforcer la protection et la mobilisation de ses ressortissants établis à l’étranger.</em></strong></p>



<p>Avec plusieurs millions de Maliens répartis à travers le monde, la diaspora joue un rôle essentiel dans l’économie nationale. Ses transferts financiers et ses investissements constituent une ressource précieuse pour le développement du pays. Toutefois, elle est confrontée à de nombreux défis, notamment la migration irrégulière, l’intégration dans les pays d’accueil et l’accès aux services consulaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Engagement en faveur de la diaspora</strong></h3>



<p>Conscient de ces difficultés, le gouvernement malien a fait de la gestion des questions migratoires une priorité. La lettre de cadrage du Président de la Transition met d’ailleurs un accent particulier sur la protection des Maliens de l’extérieur. C’est dans cette dynamique que le ministre en charge de la diaspora a officiellement lancé « <em>Tounkan Blon</em> », une plateforme d’échange interactive qui servira de cadre de dialogue entre les autorités et les Maliens établis à l’étranger.</p>



<p>Le nom « <em>Tounkan Blon</em> », qui signifie « <em>vestibule de la migration</em> », illustre bien son ambition. Il s’agit de créer un espace où les préoccupations des ressortissants maliens à l’étranger seront recensées et analysées. Grâce à des rencontres virtuelles trimestrielles organisées en collaboration avec les missions diplomatiques et les postes consulaires, la plateforme permettra d’échanger sur les défis rencontrés et d’exposer les actions mises en œuvre par l’État pour y répondre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une avancée majeure dans la politique migratoire du Mali</strong></h3>



<p>Le lancement de « <em>Tounkan Blon</em> » marque une avancée significative dans la politique migratoire du Mali. En établissant un dialogue direct et régulier avec la diaspora, cette initiative vise à renforcer l’inclusion des Maliens de l’extérieur dans les stratégies de développement national.</p>



<p>Au-delà d’un simple cadre d’échange, cette plateforme traduit la volonté du gouvernement de maintenir un lien fort avec ses citoyens à l’étranger. Elle ambitionne également de faciliter une migration plus sûre et mieux encadrée, tout en améliorant la prise en charge des préoccupations des expatriés maliens.</p>



<p>En intégrant la diaspora dans les politiques publiques et en lui offrant un espace d’expression, « <em>Tounkan Blon</em> » pourrait devenir un levier clé pour une gestion plus inclusive et proactive de la migration. Cette initiative, qui s’aligne sur les réformes en cours, témoigne de la détermination des autorités à renforcer l’accompagnement des Maliens établis à l’étranger et à valoriser leur contribution au développement du pays.</p>



<p>Avec « <em>Tounkan Blon</em> », le Mali pose ainsi les bases d’une nouvelle dynamique migratoire, où dialogue, protection et mobilisation de la diaspora deviennent des piliers stratégiques.</p>



<p><strong>Ibrahim K. Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les jeunes mariés de l’exode : quand les migrations façonnent l’amour au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 10:42:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Échos d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
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<p>Découvrez comment les migrations donnent naissance à des unions dans les régions sahéliennes. Plongez dans l'histoire d'amour d'Awa et Mamadou, entre espoir et résilience.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À travers l’histoire fictive d’Awa et Mamadou, ce storytelling explore comment les migrations façonnent les unions dans les régions sahéliennes, entre espoir et résilience.</em></strong></p>



<p>Sous le ciel étoilé du Sahel, où les dunes dorées s’étendent à l’infini et où le vent porte les murmures des anciens, naissent des histoires d’amour façonnées par des voyages périlleux et des départs empreints de promesses.</p>



<p>Dans un petit village de la région de Kayes, Awa et Mamadou, tous deux âgés de 25 ans, incarnent le paradoxe des migrations dans cette partie du monde. Leur union, célébrée dans la simplicité et la ferveur traditionnelle, est le fruit d’un exode à la fois économique et sentimental.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-depart-necessaire-un-lien-renforce"><strong>Un départ nécessaire, un lien renforcé</strong></h3>



<p>Il y a trois ans, Mamadou, fils d’un cultivateur, a quitté son village pour tenter sa chance dans les mines d’or artisanales du Burkina Faso. Avec une promesse dans le cœur : revenir offrir à Awa une vie meilleure. Ces longues années d’éloignement ont transformé leur amour adolescent en un pacte de résilience. «&nbsp;<em>Chaque jour, je vivais pour elle&nbsp;</em>», confie Mamadou.</p>



<p>De son côté, Awa n’a pas seulement attendu. Dans ce village où les départs d’hommes jeunes sont presque systématiques, elle a contribué à la subsistance de la famille en intégrant un groupement féminin de maraîchage. «&nbsp;<em>C’était ma façon de l’accompagner dans l’effort, même de loin&nbsp;</em>», explique-t-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-mariage-traverse-les-frontieres"><strong>Quand le mariage traverse les frontières</strong></h3>



<p>Les migrations, bien que souvent synonymes de séparation, redéfinissent également les unions au Sahel. Les jeunes mariés comme Awa et Mamadou organisent des noces adaptées à ces réalités. La dot, par exemple, provient désormais souvent des revenus tirés des migrations. Pour Mamadou, l’argent gagné à la sueur de son front lui a permis d’offrir un mariage digne de leur amour, avec une cérémonie où tout le village a célébré non seulement leur union, mais aussi son retour.</p>



<p>Cependant, ces unions ne sont pas exemptes de défis. Les longues séparations testent la confiance, et le poids des responsabilités devient parfois écrasant. Mais elles symbolisent également l’espoir et la résilience d’un peuple.</p>



<p>Aujourd’hui, Awa et Mamadou projettent de bâtir une maison au village et d’investir dans l’agriculture. «&nbsp;<em>Nous avons appris que nos racines sont ici, même si l’exode a été nécessaire pour mieux les cultiver</em>&nbsp;», affirme Awa, le regard brillant d’espoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-amour-au-dela-des-frontieres"><strong>L’amour au-delà des frontières</strong></h3>



<p>Dans les régions sahéliennes, les migrations ne sont pas seulement des déplacements géographiques. Elles redessinent les contours des relations humaines, donnant naissance à des histoires d’amour qui traversent les frontières, les saisons et les épreuves.</p>



<p>Comme Awa et Mamadou, d’autres couples continuent d’écrire ces récits où l’amour et l’exode se mêlent, prouvant que même au milieu des défis, le cœur humain trouve toujours une façon de battre au rythme de l’espoir.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tragédie en mer : Le Sénégal pleure ses fils perdus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 11:58:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[embarcation]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[Naufrage]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un naufrage tragique au large de Saint-Louis plonge le Sénégal dans la douleur. Des rescapés racontent leur calvaire lors de ce voyage migratoire périlleux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p>Dans un climat empreint de douleur et de solidarité, le Sénégal pleure les vies perdues lors du tragique naufrage d&rsquo;une pirogue au large de Saint-Louis. Une vingtaine de migrants ont trouvé la mort dans ce drame, tandis que seulement quelques-uns ont été secourus, dans un océan de désespoir.</p>



<p>Les témoignages poignants des rescapés révèlent l&rsquo;ampleur de la tragédie. Près de 300 personnes avaient embarqué à bord de cette pirogue dans l&rsquo;espoir de rejoindre les côtes européennes. Mais le destin en a décidé autrement, plongeant des familles entières dans le deuil et la détresse.</p>



<p>L&rsquo;intervention rapide des secours n&rsquo;a malheureusement pas suffi à empêcher le décompte macabre des victimes. Vingt-quatre corps ont été repêchés dans les eaux tumultueuses de l&rsquo;océan, un rappel poignant de la cruauté des voyages migratoires clandestins.</p>



<p>Le gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Badara Samb, a exprimé sa profonde consternation face à cette tragédie. Dans un geste de solidarité nationale, le président sénégalais a également fait part de sa compassion envers les familles endeuillées, soulignant l&rsquo;importance de lutter contre les réseaux de trafic d&rsquo;êtres humains et de garantir la sécurité des migrants.</p>



<p>Au-delà de cette terrible épreuve, le naufrage de la pirogue soulève une fois de plus la question brûlante de la migration irrégulière en Afrique de l&rsquo;Ouest. Alors que des milliers de personnes risquent chaque année leur vie dans l&rsquo;espoir d&rsquo;un avenir meilleur, cet événement tragique rappelle l&rsquo;urgence d&rsquo;une action concertée pour prévenir de telles catastrophes et offrir des alternatives sécurisées aux migrants désespérés.</p>



<p><strong>La rédaction </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Sur les chemins du désespoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 15:05:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[pacte mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p>Partout au Sahel, le nombre de candidats à l’émigration ne cesse de croitre, et les drames se multiplient sous le regard quasi impuissant du monde et particulièrement de ceux qui nous dirigent.</p>
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<p><strong>Un drame humain se joue en continu depuis des années dans le monde et particulièrement au Sahel et à ce jour les réponses apportées sont pour le moins inappropriées et assurément inefficaces.</strong></p>



<p>Partout au Sahel, le nombre de candidats à l’émigration ne cesse de croitre, et les drames se multiplient sous le regard quasi impuissant du monde et particulièrement de ceux qui nous dirigent. Alors que la quasi-totalité des pays dans le monde adhérent à la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’existence de « <em>marché aux migrants</em> » et la pratique</p>



<p>tendant à devenir récurrente consistant à « <em>jeter</em> » aux confins du désert sans eau ni nourriture des êtres humains désespérés constituent le&nbsp;<em>summum</em>&nbsp;de l’horreur et la négation des immenses progrès accomplis depuis maintenant des siècles par l’homme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des chiffres&nbsp;</strong></h3>



<p>Quelques chiffres et faits actuels sur ce scandale de notre siècle et qui interpelle chacun de nous et plus fortement encore chacun de nos dirigeants&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Près de 290&nbsp;enfants ont péri au cours du 1<sup>er</sup>&nbsp;semestre&nbsp;2023 en essayant de traverser la méditerranée, un chiffre deux fois plus élevé qu’en 2022 et près de 12 000&nbsp;enfants ont fait la traversée ;</li>



<li>Près de 120 000&nbsp;personnes ont débarqué depuis début&nbsp;2023 en Europe via la Méditerranée, soit environ 24 personnes chaque heure de janvier à juillet 2023.</li>



<li>Près de 1800&nbsp;personnes sont mortes ou portées disparues depuis janvier 2023</li>



<li>Pour les candidats à la migration partant du Sahel, les pays du Maghreb que sont le Maroc, la Tunisie et la Libye deviennent des verrous de plus en plus risqués et de plus en plus meurtriers comme en témoignent les tragédies survenues ces dernières années (23 migrants tués au Maroc en 2022, des migrantes régulièrement violées en Libye et certains systématiquement torturés, juin 2023 plus de 24&nbsp;migrants ont perdu la vie dans le désert en Tunisie et des centaines de migrants illégaux ont été expulsés puis abandonnés dans le désert…)</li>



<li>Enfin, les nouveaux marchés aux esclaves, que nous croyons enfouis dans les ténèbres du passé, continuent à exister dans ce monde du 21e&nbsp;siècle.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un pacte non contraignant juridiquement</strong></h3>



<p>Depuis 2018, a été signé le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières par 162&nbsp;pays dans le monde dans lequel figure la coopération pour éviter les décès au cours des trajets migratoires et sauver des vies en mer et ailleurs, le renforcement de la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains et la lutte contre la migration irrégulière.</p>



<p>C’est une avancée même si le pacte n’est pas juridiquement contraignant.</p>



<p>En dépit de cette tragédie humaine, les voix des organisations régionales, continentales africaines se font peu entendre et les voix des pays sont encore plus faibles. Sommes-nous donc condamnés à être d’éternelles victimes de par le monde ?</p>



<p>Sans aucun doute, ces types de migrants sont de ceux dont la voix porte le moins dans le monde malgré une médiatisation sans précédent de ces dernières années. Un silence assourdissant troublé par quelques indignations d’ONG, des alertes médiatiques et des rapports bien documentés, règne pourtant dans la sphère dirigeante. Il ne faut alors guère s’étonner de la forte indifférence des peuples aux beaux concepts et belles théories sur les droits de l’homme, la démocratie et tous ces beaux espoirs parsemés tout au long de l’histoire, mais qui sonnent si creux aux oreilles de la majorité des populations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Adoption de mesures fortes</strong></h3>



<p>Il convient dès lors que des mesures fortes soient prises par nos pays, par les organisations régionales et sous régionales, par les pays de transit et d’« <em>accueil</em> ».</p>



<p>Au niveau national, on pourrait commencer par des mesures de prévention à travers une campagne de communication et d’information plus vigoureuse, continue et fondée sur des exemples vécus et documentés à l’endroit des potentiels candidats à la migration par des moyens les plus utilisés et les plus accessibles sur les risques de la migration&nbsp;: des périls divers et variés des routes de la migration aux faux espoirs suscités par les pays d’accueil, de l’exploitation de l’espoir de la jeunesse par les vendeurs de morts aux drames humains quotidiens vécus dans les pays de transit.</p>



<p>La seconde mesure devrait viser le renforcement significatif des services en charge de la lutte contre ce type de migration et le renforcement du dispositif juridique pour sévir encore plus sévèrement contre la longue liste des intermédiaires sévissant sur ces chemins du désespoir.</p>



<p>La troisième mesure, de loin la plus difficile, mais la plus incontournable est d’ériger ces zones d’émigration à l’instar des zones qui attirent le plus de candidats au terrorisme comme zones prioritaires de développement. La solution à long terme contre ce fléau passe incontestablement par l’Économie par la mise en œuvre de grands projets structurants à même de changer la donne sur le terrain avec comme préalable évidemment la stabilité politique. Il s’agira outre l’accroissement de l’effort national en terme budgétaire, de mieux orienter et cadrer ces multiples projets de développement des pays occidentaux dont l’objectif ultime est de freiner l’émigration de notre jeunesse.</p>



<p>La quatrième mesure d’ordre diplomatique est de développer un lien avec les pays de transit, essentiellement les pays du Maghreb, un partenariat sur la question de la migration qui prendrait en compte nos préoccupations réciproques et les modalités de notre collaboration y compris dans les cas ou nos ressortissants seraient pris dans les filets des services de sécurité</p>



<p>de ces pays. L’autre volet de cette offensive diplomatique viserait à rendre juridiquement contraignant le pacte mondial sur les migrations par un effort de lobbying conjugué des pays du sahel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une coopération trilatérale au lieu de bilatérale</strong></h3>



<p>Dans le même ordre d’idées, il appartient aux pays de faire entendre leur voix au sein des organisations régionales et africaines pour que cette question de la migration et des drames qu’elle charrie soit au cœur des préoccupations de ces institutions.</p>



<p>Enfin, il conviendrait que l’on sorte du tête-à-tête pays de transit et pays d’accueil et que la coopération soit désormais trilatérale au lieu d’être bilatérale. Comme on dit dans notre pays, il est temps qu’on arrête de raser la tête d’une personne en son absence. Ce changement d’orientation est davantage du ressort de la CEDEAO voire de l’Union africaine que des pays pris isolément.</p>



<p>La politique de l’autruche pratiquée actuellement par toutes les parties doit cesser, un problème enfoui ne disparait pas, il grossit et sa résolution se complexifie avec son ampleur.</p>



<p>Le Sahel qui peine à contrôler ses routes et cette dynamique migratoire meurtrière et se retrouve trop souvent à venir ramasser ses morts, le Maghreb qui récolte les appuis des partenaires européens et passe par pertes et profits ses liens géographiques et historiques avec les pays au sud du Sahara, l’Europe qui, au final, accepte que la fin justifie les moyens et considère ces drames humains comme des dégâts collatéraux d’une stratégie d’arrêt de la migration irrégulière.</p>



<p>Cette tragédie n’est qu’une prémisse de ce qui se démontre chaque jour dans notre monde d’aujourd’hui&nbsp;: gagner ensemble ou périr ensemble.</p>



<p>Ces faits quasi quotidiens se poursuivent sous nos yeux et cette fois, personne ne pourra dire « <em>Nous ne savions pas</em> ». Quelqu’un disait que le degré de civilisation d’un peuple se mesure à la façon dont il traite les plus faibles. Après des milliers de siècles d’histoire et de leçons tirées, tâchons d’être à la hauteur de notre espoir de civilisation !</p>



<p><strong>Moussa MARA</strong></p>



<p><strong>www.moussamara.com</strong></p>
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		<title>Sénégal : nouveau drame de migrants clandestins sur la côte dakaroise </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jul 2023 18:25:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Une embarcation de migrants clandestins a chaviré au large de Dakar, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2023. Une quinzaine de personnes ont perdu la vie dans ce nouveau drame. Le deuxième à moins d’un mois.</p>
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<p><strong>Une embarcation  de migrants clandestins a chaviré au large de Dakar, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2023. Une quinzaine de personnes ont perdu la vie dans ce nouveau drame. Le deuxième à moins d’un mois. </strong></p>



<p>Au moins 16&nbsp;personnes sont mortes, dans la nuit du dimanche au lundi, en tentant clandestinement de rejoindre l’Espagne. Leur pirogue a chaviré alors que l’équipage tentait de semer une patrouille de la Marine nationale qui l’avait repérée, précise l’Agence Anadolu, tout en soulignant que ce phénomène de la migration clandestine à bord de pirogues vers les Îles Canaries appelé « Barça ou Barsakh » (Barcelone ou la mort) a repris de l’ampleur ces derniers mois.</p>



<p>Dans une déclaration aux médias, Samba Kandji, maire-adjoint de la commune de Ouakam, a expliqué&nbsp;que “<em>14&nbsp;corps ont été repêchés et, après, deux autres corps ont été aussi sortis des eaux. On peut présumer pour l’heure qu’il y a 16&nbsp;morts</em>”.</p>



<p>Le commissaire Bakary Faye, chef de la division nationale de lutte contre la migration irrégulière, précise qu’à “<em>1&nbsp;heure du matin, on a eu le signalement d’un départ potentiel au niveau de Soumbédioune. Une opération de patrouille de la marine et de la gendarmerie a permis d’éviter le départ. Les capitaines à bord dans leur tentative de fuite ont tenté d’accoster à la plage de Ouakam et c’est sur ces entrefaites qu’il y a eu cet incident malheureux”</em>. Il a assuré qu’une enquête menée par la gendarmerie est en cours.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Au moins 951&nbsp;migrants clandestins morts durant le premier semestre&nbsp;</strong></h3>



<p>Le président sénégalais, Macky Sall a, sur son compte Twitter, déploré ce nouveau drame qui frappe son pays en indiquant surtout la mort d’une quinzaine de Sénégalais dans le naufrage d’une pirogue au large de Dakar.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour rappel, le 13&nbsp;juillet dernier, une autre embarcation de migrants clandestins avait chaviré à Saint Louis (Nord) et avait fait 14&nbsp;morts. Selon le ministre de l’Intérieur Antoine Félix Diome, “Quelque 270&nbsp;candidats à l’émigration sont en détention dans un centre à Dakhla en attendant leur rapatriement au pays”, a rapporté l’Agence Anadolu.&nbsp;</p>



<p>Au moins 951&nbsp;candidats à la migration clandestine des côtes africaines vers les Îles Canaries ont péri en mer durant le premier semestre de 2023, selon les chiffres de l’ONG Caminando Fronteras. “<em>Les mois de février et juin ont été les plus meurtriers, avec respectivement 237 et 332&nbsp;personnes décédées</em>”, a relevé l’ONG.</p>



<p><strong>Oumarou&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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