<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des mémoire &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/memoire/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/memoire/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 31 Mar 2026 07:42:31 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des mémoire &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/memoire/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Culture : Kalidou Sy reçu par le ministre Mamou Daffé avant la projection de Yambo Ouologuem, la blessure</title>
		<link>https://saheltribune.com/culture-kalidou-sy-recu-par-le-ministre-mamou-daffe-avant-la-projection-de-yambo-ouologuem-la-blessure/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/culture-kalidou-sy-recu-par-le-ministre-mamou-daffe-avant-la-projection-de-yambo-ouologuem-la-blessure/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 07:42:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[CICB]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma africain]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Kalidou Sy]]></category>
		<category><![CDATA[Le Devoir de violence]]></category>
		<category><![CDATA[littérature africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mamou Daffé]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[prix Renaudot]]></category>
		<category><![CDATA[réhabilitation]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Yambo Ouologuem]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21722</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Rejoignez-nous pour la projection de Yambo Ouologuem, un documentaire qui valorise la culture et la mémoire malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Reçu en audience par le ministre malien de la Culture, le réalisateur sénégalais Kalidou Sy a présenté son documentaire consacré à Yambo Ouologuem, figure aussi majeure que controversée de la littérature africaine. Sa projection officielle à Bamako s’inscrit dans une dynamique plus large de réappropriation mémorielle et de valorisation du patrimoine intellectuel national.</em></strong></p>



<p>À Bamako, le destin littéraire de Yambo Ouologuem revient au cœur de l’agenda culturel. Le réalisateur sénégalais Kalidou Sy a été reçu en audience, le 30 mars, par le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, à la veille de la projection de son film documentaire&nbsp;<em>Yambo Ouologuem : la blessure</em>.</p>



<p>Accompagné de l’initiateur de la tournée nationale du film, Tiambel Guimbayara, le cinéaste est venu présenter au ministre les contours de cette œuvre consacrée à l’un des écrivains africains les plus marquants du XXᵉ siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-projection-a-forte-portee-symbolique"><strong>Une projection à forte portée symbolique</strong></h2>



<p>Prévue le 31 mars au Centre International de Conférences de Bamako, la projection officielle du documentaire doit se tenir sous la présidence du Premier ministre Abdoulaye Maïga.</p>



<p>Bien au-delà d’un simple événement culturel, cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités maliennes de revisiter l’héritage de Ouologuem. Auteur du roman&nbsp;<em>Le Devoir de violence</em>, publié en 1968 et couronné la même année par le prestigieux prix Renaudot, l’écrivain avait vu sa carrière brutalement freinée par des accusations de plagiat, qui l’avaient conduit à un long retrait de la scène littéraire.</p>



<p>C’est au cours du&nbsp;Conseil des ministres du mercredi 11 mars 2026 que le gouvernement a annoncé l’organisation prochaine de cette tournée nationale de projection de ce&nbsp;&nbsp;film documentaire consacré à l’écrivain Yambo Ouologuem. Cette tournée qui a débuté le&nbsp;&nbsp;26 mars dernier s’achevra ce 31 mars 2026 à Bamako, avec la projection prévue cet après-midi.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-oeuvre-pour-rouvrir-le-debat"><strong>Une œuvre pour rouvrir le débat</strong></h2>



<p>Avec&nbsp;<em>Yambo Ouologuem : la blessure</em>, Kalidou Sy propose une relecture critique du parcours singulier de l’écrivain, entre consécration internationale et marginalisation. Le documentaire ambitionne de replacer l’écrivain dans son contexte historique et intellectuel, tout en interrogeant les conditions de reconnaissance des auteurs africains sur la scène mondiale.</p>



<p>Lors de l’audience, les porteurs du projet ont exprimé leur gratitude aux autorités maliennes pour leur soutien. Il ont souligné l’importance de cette projection nationale dans le processus de redécouverte de l’œuvre de Ouologuem.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reappropriation-culturelle-assumee"><strong>Une réappropriation culturelle assumée</strong></h2>



<p>Pour Mamou Daffé, cette initiative dépasse le cadre artistique. Elle participe d’un travail de mémoire et de réappropriation culturelle, dans un contexte où le Mali cherche à valoriser ses grandes figures intellectuelles.</p>



<p>Le ministre a salué l’engagement du réalisateur, tout en estimant que cette démarche contribue à «&nbsp;<em>redorer l’image</em>&nbsp;» d’un écrivain longtemps controversé. Il a également insisté sur la nécessité de proposer une lecture plus nuancée de son parcours.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-figure-au-coeur-des-enjeux-contemporains"><strong>Une figure au cœur des enjeux contemporains</strong></h2>



<p>Plus d’un demi-siècle après la publication du&nbsp;<em>Devoir de violence</em>, le cas Ouologuem continue de susciter débats et interrogations. À travers cette projection, Bamako entend non seulement rendre hommage à l’écrivain, mais aussi ouvrir un espace de réflexion sur la place de la littérature africaine, la mémoire et les mécanismes de reconnaissance culturelle.</p>



<p>Dans un contexte de redéfinition des politiques culturelles, cette initiative est le signal d’un État désireux de reprendre la main sur son récit intellectuel et de réhabiliter ses figures majeures, au-delà des controverses.</p>



<p>Ce chantier de la revalorisation des figures majeures du pays a été ouvert avec la redénomination de plusieurs voies publiques et espaces publics, qui portent désormais le nom des héros nationaux.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/culture-kalidou-sy-recu-par-le-ministre-mamou-daffe-avant-la-projection-de-yambo-ouologuem-la-blessure/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21722</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L’AES brise le silence à l’ONU </title>
		<link>https://saheltribune.com/laes-brise-le-silence-a-lonu/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/laes-brise-le-silence-a-lonu/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 08:38:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie africaine]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[John Dramani Mahama]]></category>
		<category><![CDATA[justice historique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[néocolonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation des Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[reconnaissance historique]]></category>
		<category><![CDATA[Relations Internationales]]></category>
		<category><![CDATA[réparations]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté africaine]]></category>
		<category><![CDATA[traite transatlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21712</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'AES se prononce sur l’esclavage et de la traite transatlantique à l'ONU, appelant à la reconnaissance des responsabilités historiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À la tribune de l’Organisation des Nations unies, la Confédération des États du Sahel (AES) — à travers&nbsp;Saïdou Zongo, Ambassadeur, Représentant Permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies —</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em>a livré une déclaration offensive et sans détour à l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite transatlantique. Portée au nom du Mali, du Niger et du Burkina Faso, elle appelle à « faire la lumière », à reconnaître les responsabilités historiques et à engager des réparations en faveur des peuples africains.</em></strong></p>



<p>Réunis dans le cadre de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale, les représentants sahéliens ont d’abord rendu hommage aux «&nbsp;<em>millions d’Africains déportés et réduits en esclavage dans des conditions inhumaines et dégradantes&nbsp;</em>». Il ont ensuite rappellé que cette commémoration ne saurait se limiter à un devoir de mémoire. «&nbsp;<em>Il faut situer les responsabilités et agir pour la justice afin que de telles atrocités ne se répètent</em>&nbsp;», ont-ils insisté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-denonciation-frontale-des-silences-occidentaux"><strong>Une dénonciation frontale des « silences » occidentaux</strong></h2>



<p>Dans une tonalité particulièrement critique, l’AES a dénoncé ce qu’elle qualifie de «&nbsp;<em>silence</em>&nbsp;» ou de «&nbsp;<em>volonté d’étouffer la vérité</em>&nbsp;» de certains États face à l’histoire de la traite transatlantique. Une posture jugée d’autant plus problématique que, selon la Confédération, ces mêmes puissances continuent d’imposer leur lecture des crises contemporaines.</p>



<p>Le texte va plus loin, établissant un parallèle entre les logiques historiques de domination et certaines dynamiques actuelles. «&nbsp;<em>L’esclavage d’hier et le terrorisme qui sévit aujourd’hui au Sahel participent, à des degrés divers, d’un même système d’exploitation</em>&nbsp;», affirme la déclaration de&nbsp;Saïdou Zongo, qui évoque un enchaînement entre enrichissement des puissances extérieures et appauvrissement du continent africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-et-rejet-des-ingerences"><strong>Souveraineté et rejet des ingérences</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, les pays de l’AES dénoncent également les «&nbsp;<em>tentatives d’ingérence</em>&nbsp;» dans les affaires internes africaines. Sans citer explicitement d’États, la déclaration critique des initiatives parlementaires étrangères visant à influencer la politique intérieure de certains pays, notamment au Niger.</p>



<p>Pour les dirigeants sahéliens, ces démarches s’inscrivent dans une continuité «&nbsp;<em>néocoloniale</em>&nbsp;» qu’ils rejettent fermement, au nom de la souveraineté et de l’émancipation des peuples africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-soutien-a-une-reconnaissance-internationale-de-l-esclavage"><strong>Soutien à une reconnaissance internationale de l’esclavage</strong></h2>



<p>Sur le plan diplomatique, la Confédération a salué l’initiative portée par l’Union africaine visant à faire reconnaître l’esclavage et la traite transatlantique comme «&nbsp;<em>crime le plus grave contre l’humanité&nbsp;</em>». Elle a également exprimé sa gratitude au président du Ghana, John Dramani Mahama, pour avoir porté cette question à l’échelle internationale.</p>



<p>Au-delà de la reconnaissance symbolique, l’AES appelle explicitement à des mesures concrètes, notamment en matière de réparations, estimant que la restauration de la dignité des peuples africains passe par une justice historique assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-prise-de-parole-dans-un-contexte-geopolitique-tendu"><strong>Une prise de parole dans un contexte géopolitique tendu</strong></h2>



<p>Cette déclaration intervient dans un climat international marqué par des tensions croissantes autour des questions de mémoire, de souveraineté et de redéfinition des partenariats entre l’Afrique et ses partenaires traditionnels.</p>



<p>En se positionnant sur ces enjeux, l’Alliance des États du Sahel confirme sa volonté de peser dans les débats globaux, en articulant mémoire historique, revendication de justice et affirmation politique.</p>



<p>Une ligne qui s’inscrit dans la stratégie plus large de ses États membres : rompre avec les dépendances héritées du passé et affirmer une souveraineté pleine, y compris dans la lecture de l’histoire.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/laes-brise-le-silence-a-lonu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21712</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Traite des esclaves : une résolution historique adoptée à l’ONU malgré des divisions</title>
		<link>https://saheltribune.com/traite-des-esclaves-une-resolution-historique-adoptee-a-lonu-malgre-des-divisions/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/traite-des-esclaves-une-resolution-historique-adoptee-a-lonu-malgre-des-divisions/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 18:55:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[António Guterres]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée générale]]></category>
		<category><![CDATA[crimes contre l’humanité]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Ghana]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[John Mahama]]></category>
		<category><![CDATA[justice réparatrice]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[réparations]]></category>
		<category><![CDATA[traite transatlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21663</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La traite des esclaves est désormais qualifiée de crime le plus grave contre l'humanité. Informez-vous sur cette résolution importante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, ce mercredi 25 mars, une résolution qualifiant la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage de « crime le plus grave contre l’humanité ». Porté par le Ghana, le texte, non contraignant, marque une étape politique et symbolique majeure dans le débat international sur les réparations liées à l’esclavage.</em></strong></p>



<p>Adoptée par 123 voix pour, trois contre — dont les États-Unis, Israël et l’Argentine — et 52 abstentions, parmi lesquelles le Royaume-Uni et plusieurs États membres de l’Union européenne, la résolution consacre une qualification forte : celle d’une «&nbsp;<em>injustice la plus inhumaine et persistante commise contre l’humanité</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desaccords-sur-la-hierarchisation-des-crimes"><strong>Désaccords sur la hiérarchisation des crimes</strong></h2>



<p>À l’initiative de cette démarche, le président ghanéen John Mahama, également chef de file de l’Union africaine sur la question des réparations, a fait le déplacement à New York pour défendre ce texte qu’il qualifie d’«&nbsp;<em>historique</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Aujourd’hui, nous sommes rassemblés pour proclamer la vérité et poursuivre le chemin vers la guérison et la justice réparatrice</em>&nbsp;», a-t-il déclaré, évoquant les quelque 13 millions d’hommes, de femmes et d’enfants victimes de la traite transatlantique sur plusieurs siècles.</p>



<p>Si la résolution a été largement adoptée, elle a également révélé des divergences profondes. Plusieurs États, notamment européens, ont exprimé des réserves sur l’idée d’établir une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, justifiant leur abstention. Ce point a constitué l’un des principaux obstacles aux négociations, certains diplomates estimant qu’aucun crime de cette nature ne devait être qualifié de plus grave qu’un autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-sensible-des-reparations"><strong>La question sensible des réparations</strong></h2>



<p>Au-delà de la reconnaissance historique, le texte appelle les États à s’engager dans un processus de justice visant à réparer les préjudices hérités de l’esclavage. Une perspective qui reste hautement sensible sur le plan diplomatique.</p>



<p>Les États-Unis ont notamment rejeté cette approche, estimant que les États contemporains ne pouvaient être tenus responsables de crimes commis dans le passé ni contraints à des réparations.</p>



<p>De son côté, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté les États à aller au-delà des déclarations symboliques. Il a appelé à honorer la mémoire des victimes non seulement par des «&nbsp;<em>paroles</em>&nbsp;», mais aussi par des «&nbsp;<em>actes</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-etape-dans-un-debat-mondial"><strong>Une étape dans un débat mondial</strong></h2>



<p>Si elle ne crée pas d’obligations juridiques, la résolution constitue une avancée politique pour les pays africains et caribéens qui militent depuis plusieurs années pour une reconnaissance accrue des crimes liés à la traite transatlantique et pour l’ouverture de discussions sur les réparations.</p>



<p>Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de réévaluation du passé colonial et esclavagiste, qui continue de diviser la communauté internationale, entre devoir de mémoire et enjeux de responsabilité contemporaine.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/traite-des-esclaves-une-resolution-historique-adoptee-a-lonu-malgre-des-divisions/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21663</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Penser l’Afrique de demain par la littérature : quand les écrivains deviennent stratèges du futur</title>
		<link>https://saheltribune.com/penser-lafrique-de-demain-par-la-litterature-quand-les-ecrivains-deviennent-strateges-du-futur/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/penser-lafrique-de-demain-par-la-litterature-quand-les-ecrivains-deviennent-strateges-du-futur/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 08:28:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique futur]]></category>
		<category><![CDATA[afrofuturisme]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[décolonisation des imaginaires]]></category>
		<category><![CDATA[écrivains africains]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[imaginaire]]></category>
		<category><![CDATA[innovation narrative]]></category>
		<category><![CDATA[intellectuels africains]]></category>
		<category><![CDATA[littérature africaine]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[modernité africaine]]></category>
		<category><![CDATA[mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[pensée stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[prospective]]></category>
		<category><![CDATA[récits africains]]></category>
		<category><![CDATA[soft power]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[vision du futur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21227</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La littérature africaine devient un instrument clé pour écrire l'Afrique de demain et redéfinir ses imaginaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Longtemps réduite au rôle de miroir social, la littérature africaine s’impose désormais en instrument de projection géopolitique et intellectuelle. De Lagos à Dakar, une génération d’écrivains transforme la fiction en laboratoire d’idées. Ils  redessinent ainsi les contours d’un continent qui entend écrire lui-même son avenir en déconstruisant les imaginaires sur cette partie du monde.</em></strong></p>



<p>Du 10 au 14 février 2026, Bamako devient la capitale de la littérature africaine, avec l’ouverture de la 18<sup>ème</sup> édition de la Rentrée littéraire du Mali. Le thème retenu cette année est « <em>L’Afrique dans le monde de demain </em>». Penser l’Afrique de demain n’est donc plus seulement une affaire d’économistes ou de diplomates. C’est aussi une question de récit.&nbsp;</p>



<p>Dans un monde structuré par la circulation des images, des symboles et des imaginaires, la capacité à se raconter devient un levier de puissance. Or, pendant des décennies, le continent africain a été décrit par les autres qu’il ne s’est décrit lui-même. Il a été assigné à des narrations extérieures, généralement défavorablement, car elles l’ont souvent réduit à une géographie de crises ou à un réservoir de ressources. Tantôt il a été décrit comme le «&nbsp;<em>continent de la sorcellerie</em>&nbsp;», de la «&nbsp;<em>magie noire</em>&nbsp;», des «&nbsp;<em>mythes</em>&nbsp;», tantôt comme totalement «&nbsp;<em>absent</em>&nbsp;» de l’histoire même de l’humanité, un continent de «&nbsp;<em>l’irrationalité</em>&nbsp;». L’Afrique et les Africains ont toujours été vu comme des êtres qui ne peuvent pas réfléchir d’eux-mêmes et qui ne sont bons qu’à «&nbsp;<em>l’exploitation de l’homme par l’homme&nbsp;</em>». « <em>Tant que les lions n&rsquo;auront pas leurs propres historiens, l&rsquo;histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur</em>», dit un célèbre proverbe africain.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui les lions historiens ont pris la plume et écrivent aussi leurs histoires de la chasse. Face à à des récits longtemps imposés, la littérature africaine s’érige désormais en contre-discours stratégique. Elle restitue à l’Afrique sa pluralité et sa profondeur, lui redonne le pouvoir de se penser comme sujet historique. Les écrivains ne se contentent plus d’observer le réel, ils le décrivent en le décortiquant. Ils élaborent des visions, esquissent des trajectoires, formulent des hypothèses. Autrement dit, ils font ce que font aussi les stratèges : ils imaginent l’avenir. L’Afrique n’est plus le continent de «&nbsp;<em>l’anhistoricité</em>&nbsp;», mais celui qui contient un foisonnement d’histoire et de pratiques à raconter, de façon sincère et précise. Un continent qui a une multitude d’histoires et de pratiques à enseigner aux «&nbsp;<em>maîtres du monde</em>&nbsp;». L’intérêt de cette littérature africaine est aussi lié au fait qu’elle déconstruit les narratifs longtemps véhiculés à tort sur l’Afrique, «&nbsp;le <em>berceau de l’humanité</em>&nbsp;». Comment d’ailleurs le berceau de l’humanité peut-il se classer comme un endroit vierge. Voilà l’un des paradoxes de l’occident.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fiction-comme-laboratoire-du-reel"><strong>La fiction comme laboratoire du réel</strong></h2>



<p>Dans ce basculement, la fiction occupe une place prépondérante. Loin d’être une simple échappatoire, elle devient un terrain d’expérimentation intellectuelle où s’élaborent des scénarios politiques, technologiques et sociaux. L’essor de l’afrofuturisme en offre une illustration parfaite. Des auteurs comme Nnedi Okorafor, Tochi Onyebuchi ou Wole Talabi projettent le continent dans des univers où l’innovation scientifique dialogue avec les cosmologies africaines. Le futur n’y est plus importé. Il est conçu localement, à partir d’une mémoire culturelle assumée.</p>



<p>Mais la prospective littéraire ne se limite pas à la science-fiction. Dans ses essais et romans, Léonora Miano ou Aminata Dramane Traoré explore les voies d’une décolonisation des imaginaires, plaidant pour une Afrique affranchie des modèles mimétiques occidentales qu’elle a hérité de la colonisation au profit de nos propres valeurs. Cette décolonisation est une condition sine qua non pour le bon économique, intellectuel voire technologique du continent. Donc ces auteures se battent pour un enracinement culturel tout en restant ouvert à la «&nbsp;<em>civilisation de l’universel&nbsp;</em>». Véronique Tadjo, elle, relie les crises contemporaines — sanitaires, écologiques, sociales — à des interrogations universelles sur la place de l’humain dans son environnement. À travers leurs œuvres, ces écrivaines rappellent que penser le futur africain revient aussi à penser le futur du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-ecrivains-eclaireurs-du-debat-public"><strong>Les écrivains, éclaireurs du débat public</strong></h2>



<p>Dans beaucoup de sociétés africaines, les auteurs occupent une position singulière. Ce sont des intellectuels capables d’ouvrir des débats que les arènes politiques évitent généralement pour plusieurs raisons. Leur parole circule librement entre fiction, essai et tribune, brouillant les frontières entre création et analyse. Mohamed Mbougar Sarr incarne cette génération d’écrivains pour qui la littérature constitue un espace d’exploration philosophique autant qu’esthétique. Son œuvre interroge le rapport au savoir, à la langue et à l’identité — autant de questions décisives pour l’insertion du continent dans la mondialisation intellectuelle. C’est aussi le travail qu’effectue Achille MBembé aussi bien que Tierno Monénembo.&nbsp;</p>



<p>D’autres figures majeures, comme Boubacar Boris Diop ou Ken Bugul, s’attachent à revisiter les mémoires traumatiques, rappelant qu’aucun projet d’avenir ne peut se construire sur l’oubli. En sondant les fractures historiques, ils proposent une pédagogie du temps long, où passé, présent et futur dialoguent pour éclairer les choix collectifs.</p>



<p>Cette fonction critique et analytique se retrouve également chez certains auteurs qui interrogent les ressorts symboliques du pouvoir africains, notamment malien. Dans <em>Les familles fondatrices de Bamako : une histoire de l’État au Mali</em>, le chercheur et journaliste malien Boubacar Sangaré analyse le rôle politique des lignées Niaré, Touré et Dravé, réputées fondatrices de la capitale malienne. Il y voit une véritable « <em>invention de la tradition </em>», mobilisée par les pouvoirs publics depuis les indépendances pour consolider la légitimité de l’État et stabiliser le champ politique, notamment lors de périodes de crise. Par l’étude de ces rituels symboliques — comme les visites protocolaires des présidents à ces familles —, l’auteur, doctorat en science politique à l’université libre de Bruxelles, met en lumière les ressorts para-administratifs du pouvoir et montre comment l’écriture peut devenir un outil d’intelligibilité des mécanismes profonds de gouvernance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-narrative-et-puissance-culturelle"><strong>Souveraineté narrative et puissance culturelle</strong></h2>



<p>Ce rôle stratégique de la littérature tient aussi à la souveraineté narrative, qui constitue d’ailleurs le combat de beaucoup de beaucoup d’Etat africains contemporains. Celui qui écrit définit les cadres de compréhension du monde. En reprenant possession de leur récit, les écrivains africains redessinent la cartographie mentale du continent. La création littéraire devient alors un acte politique, au sens noble du terme. Ils déconstruisent les imaginaires en vue de redonner aux Africains plus de confiance en eux-mêmes pour s’imposer dans ce monde des récits où celui qui parle ou écrit en donnant sa version des faits est celui qui s’arrange la vérité de son côté. On se soucie moins de la véracité des faits que de la défense des récits qui nous valorise ou de nos intérêts. La guerre des récits est à son <em>summum </em>dans ce monde.&nbsp;</p>



<p>De Ngũgĩ wa Thiong’o, chantre de la décolonisation linguistique, à Werewere Liking, qui marie oralité et modernité, l’écriture s’affirme comme un instrument d’émancipation intellectuelle. Les langues africaines, les hybridations stylistiques, les formes narratives inspirées des traditions orales participent d’une même ambition. Celle d’affirmer que l’imaginaire du continent n’est pas périphérique mais central, non folklorique mais structurant.</p>



<p>Chimamanda Ngozi Adichie a résumé cet enjeu dans sa célèbre mise en garde contre « <em>le danger d’une seule histoire </em>». Multiplier les récits, c’est multiplier les possibles — et donc élargir l’horizon stratégique d’un continent en pleine recomposition. Celui qui se tait sera déclaré coupable et recevra le courroux des hauts-parleurs et des plumes affutés.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-imaginaire-devient-methode"><strong>Quand l’imaginaire devient méthode</strong></h2>



<p>Là où les diagnostics technocratiques se heurtent aux limites des chiffres, les écrivains mobilisent l’imaginaire. Le rêve, la mémoire, le symbole deviennent des instruments d’analyse. L’auteur n’est pas un planificateur économique, mais un éclaireur. Il ouvre des pistes, suggère des directions, rend pensables des futurs encore invisibles.</p>



<p>Cette fonction est d’autant plus cruciale que toute transformation collective commence par une vision partagée. Avant l’action politique, il faut un récit capable de fédérer les volontés. En cela, la littérature agit comme un prélude aux mutations sociales. Elle prépare les esprits, façonne les sensibilités, légitime les ruptures. Loin de nous certes, mais l’on peut évoquer la révolution française de 1789 — qui n’est plus enseignée dans les écoles maliennes depuis la rentrée scolaire 2025-2026 — dont le déclenchement est dû en grande partie à des auteurs comme Jean Jacques Rousseau, Voltaire, Montesquieu ou encore Dénis Diderot. Des écrivains qui ont pris le soin de mieux préparer les esprits avant le renversement de la monarchie absolue de droit divin.&nbsp;</p>



<p>Des métropoles africaines aux diasporas connectées, une nouvelle génération d’auteurs investit désormais les espaces numériques. Blogs, slam, romans graphiques, podcasts narratifs. Les formes se diversifient, les publics s’élargissent. Cette effervescence témoigne d’un déplacement majeur. La création littéraire n’est plus confinée aux cercles académiques, elle irrigue l’espace public et prépare les esprits. C’est conscient de cette force de la littérature que dans l’ouvrage <em>Fahreinheit 451</em>, Ray Bradbury montre que la littérature est bien plus qu’un simple loisir. Elle incarne la mémoire, l’esprit critique et la liberté de penser face aux régimes qui cherchent à uniformiser les consciences. En brûlant les livres, le pouvoir tente d’effacer la complexité humaine, rappelant que protéger la littérature revient à défendre la capacité d’une société à réfléchir par elle-même. Malheureusement, dans beaucoup d’Etats, les écrivains vivent ce problème. Malgré tout, ils se défendent bien grâce à la mondialisation du marché éditorial.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-batisseurs-d-avenir"><strong>Bâtisseurs d’avenir</strong></h2>



<p>Ces voix racontent une Afrique urbaine, mobile, inventive, confrontée aux défis climatiques et technologiques mais résolument tournée vers l’avenir. Elles imaginent des villes intelligentes enracinées dans les traditions, des sociétés réconciliées avec leur histoire, des modernités hybrides qui refusent l’alternative stérile entre imitation et repli.</p>



<p>Les écrivains africains du XXIᵉ siècle ne sont plus seulement les chroniqueurs d’un monde en mutation. Ils en deviennent les architectes symboliques. Dans leurs pages se dessinent des scénarios politiques, des visions économiques, des philosophies du progrès. Leur force tient à leur capacité de transformer l’imaginaire en outil d’action.</p>



<p>Penser l’Afrique de demain par la littérature, c’est reconnaître que le futur n’est pas une fatalité à attendre mais un récit à construire. Et sur ce terrain, les auteurs du continent occupent déjà les avant-postes. Non comme de simples conteurs, mais comme des stratèges de l’esprit — ceux qui, en redessinant les horizons du possible, préparent silencieusement les réalités de demain.</p>



<p><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/penser-lafrique-de-demain-par-la-litterature-quand-les-ecrivains-deviennent-strateges-du-futur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21227</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L’armée et la jeunesse, les poumons de la souveraineté malienne</title>
		<link>https://saheltribune.com/larmee-et-la-jeunesse-les-poumons-de-la-souverainete-malienne/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/larmee-et-la-jeunesse-les-poumons-de-la-souverainete-malienne/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 09:38:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[armée et nation]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Confédération des États du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[dignité]]></category>
		<category><![CDATA[esprit de résistance]]></category>
		<category><![CDATA[fierté]]></category>
		<category><![CDATA[fierté africaine]]></category>
		<category><![CDATA[François Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Mikaïlou Cissé]]></category>
		<category><![CDATA[patriotisme]]></category>
		<category><![CDATA[refondation]]></category>
		<category><![CDATA[Refondation de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance malienne]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<category><![CDATA[unité nationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=20107</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'armée et la jeunesse au Mali : deux forces vitales qui luttent pour la dignité nationale et le souvenir des luttes passées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Mali n’est pas seulement une carte sur le continent africain. C’est un être vivant, un corps collectif façonné par les siècles, nourri de ses douleurs et de ses victoires. De Soundjata Keita à la Confédération des États du Sahel (AES), de l’indépendance à la refondation actuelle, le pays poursuit une même quête : celle de la dignité souveraine. Une souveraineté que l’armée et la jeunesse incarnent aujourd’hui, comme les deux poumons d’une nation décidée à respirer par elle-même.</em></strong></p>



<p>Le Mali, plus qu’un territoire, est une entité organique : une chair nourrie de mémoire, de courage et de foi. Chaque blessure du passé — colonisation, partitions, insurrections — a laissé une cicatrice, mais aussi une leçon. De la victoire de Soundjata Keita à la résistance héroïque de Sikasso, l’histoire malienne est celle d’un peuple qui, à chaque effondrement, trouve la force de se redresser. Cette mémoire, loin d’être nostalgique, est une énergie active. Elle rappelle que la grandeur d’un pays ne se mesure pas à son confort, mais à sa capacité de se réinventer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-armee-colonne-vertebrale-de-la-souverainete">L’armée, colonne vertébrale de la souveraineté</h3>



<p>Issue du peuple et forgée dans la rigueur des villages et des familles, l’armée malienne n’est pas une institution parmi d’autres. Elle est le prolongement de la nation. Elle combat sans haine, agit par devoir, et incarne la continuité d’un État que le chaos n’a jamais réussi à dissoudre. En 2025, son industrialisation naissante, sa montée en puissance et son alliance stratégique avec le Niger et le Burkina Faso dans le cadre de l’AES marquent une rupture historique : celle d’un Mali qui ne délègue plus sa sécurité, mais la produit lui-même. L’armée devient ainsi le symbole d’un pays qui assume sa souveraineté sans arrogance — une force tranquille qui protège et bâtit.</p>



<p>Face à cette armée, la jeunesse malienne représente l’autre pilier de la nation. Connectée, diverse, souvent impatiente mais incroyablement inventive, elle se cherche entre tradition et modernité. Dans les villes, elle affronte le chômage et l’influence du monde globalisé ; dans les campagnes, elle résiste à la pauvreté et à l’exode. Mais partout, elle témoigne d’une même vitalité : celle d’un peuple qui refuse la résignation. Elle apprend à transformer la frustration en énergie, le désespoir en création. C’est cette jeunesse, plus encore que les armes, qui assurera au Mali son avenir souverain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-souverainete-a-l-oeuvre">Une souveraineté à l’œuvre</h3>



<p>Le Mali s’avance aujourd’hui sur le chemin de la refondation concrète. L’État assume son destin, renforce son outil d’innovation, restructure son économie et fait de la sécurité nationale un levier de développement. Les fractures sociales et territoriales demeurent, certes, mais elles ne sont plus vécues comme des fatalités. Elles deviennent les lignes de force d’un pays en mutation, où la diversité se mue en richesse et la difficulté, en école de résilience.</p>



<p>Un pays debout, fidèle à sa mémoire, porté par sa jeunesse et soutenu par son armée. Un peuple qui sait que la grandeur ne s’improvise pas mais qu’elle se prouve. Lentement mais sûrement, le Mali s’avance vers l’avenir — non comme un miraculé de l’histoire, mais comme un artisan de sa propre destinée. Car le Mali n’est pas seulement une histoire à raconter. Il est une promesse à tenir, une idée vivante. Celle d’une nation qui, entre rêve et devoir, forge son destin à la mesure de son âme.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/larmee-et-la-jeunesse-les-poumons-de-la-souverainete-malienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20107</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Rentrée littéraire 2026 : l’Afrique refuse d’être racontée par les autres</title>
		<link>https://saheltribune.com/rentree-litteraire-2026-lafrique-refuse-detre-racontee-par-les-autres/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/rentree-litteraire-2026-lafrique-refuse-detre-racontee-par-les-autres/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 08:55:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[anti-impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[avenir de l’Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[culture et politique]]></category>
		<category><![CDATA[décolonisation]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue culturel]]></category>
		<category><![CDATA[identité africaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[panafricanisme]]></category>
		<category><![CDATA[récit africain]]></category>
		<category><![CDATA[refondation de l’Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Rentrée littéraire du Mali 2026]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté culturelle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19643</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Rentrée littéraire 2026 au Mali se déroule du 10 au 14 février, mettant en avant l'Afrique dans le monde de demain.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, la Rentrée littéraire du Mali&nbsp;2026 se prépare comme bien plus qu’un simple rendez-vous culturel. Du 10 au 14&nbsp;février, écrivains, penseurs et artistes proclameront que l’Afrique ne veut plus être racontée par les autres. Elle choisit de se réinventer dans ses propres mots et de reprendre la plume de son avenir, face aux récits fabriqués ailleurs.</em></strong></p>



<p>Chaque livre publié est une pierre posée sur l’édifice vacillant de notre temps. En rassemblant plumes et idées, la Rentrée littéraire malienne 2026 transforme la page blanche en manifeste pour la souveraineté culturelle et la renaissance africaine. Thème de l’année : « <em>L’Afrique dans le monde de demain</em> ». Une formule simple, mais qui, à elle seule, sonne comme une déclaration de rupture.</p>



<p>Car le monde de demain ne pourra pas se construire sans l’Afrique. Ceux qui prétendent le contraire, à Paris, Londres ou Washington, perpétuent les récits d’hier – ceux qui réduisaient le continent au rôle de périphérie dépendante, spectatrice impuissante des tragédies du globe. La Rentrée littéraire du Mali, elle, oppose un manifeste&nbsp;: l’Afrique n’est pas un décor, elle est désormais le sujet central de l’histoire universelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-refuse-les-recits-fabriques-ailleurs"><strong>L’Afrique refuse les récits fabriqués ailleurs</strong></h2>



<p>Depuis trop longtemps, l’Afrique est assignée au rôle humiliant de « <em>continent malade</em> », enfermée dans des récits d’assistance et de dépendance. Or, répétons-le&nbsp;: ce n’est pas à Bruxelles, à Paris ou à New York que se joue la bataille du récit africain, mais à Bamako, à Lagos, à Dakar. Cette édition&nbsp;2026 proclame haut et fort que l’Afrique n’est pas ce qu’on dit d’elle, mais ce qu’elle choisit de devenir.</p>



<p>La littérature, ici, n’est pas divertissement, mais arme de libération. Elle démonte les clichés, brise les silences, et rend à ceux qu’on croyait condamnés à l’invisibilité la dignité de leur voix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-memoire-resistance-et-refondation"><strong>Mémoire, résistance et refondation</strong></h2>



<p>On aurait tort de croire que la Rentrée littéraire du Mali n’est qu’un rendez-vous d’intellectuels. C’est une bataille politique par d’autres moyens. Résister devient un acte vital&nbsp;: à la désespérance, au silence, à la fatalité. Résister, c’est refuser d’abandonner l’avenir aux « <em>caprices</em> » d’une minorité qui, depuis cinq siècles, s’arroge le droit d’écrire l’histoire du monde à la place des autres.</p>



<p>C’est là l’autre dimension de ce forum&nbsp;: rétablir la mémoire africaine comme socle du futur. Car aucun monde de demain ne peut se construire sur l’amnésie. Le passé colonial, les silences imposés, les voix étouffées doivent être réintégrés dans le récit collectif, non pas comme blessures béantes, mais comme sources de lucidité, de courage et d’inspiration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-afrique-au-centre-de-l-echiquier-mondial"><strong>Une Afrique au centre de l’échiquier mondial</strong></h2>



<p>Dans un temps où les vieilles puissances s’accrochent à leurs illusions de grandeur et où les fractures géopolitiques se creusent, la Rentrée littéraire du Mali rappelle une vérité simple&nbsp;: aucun projet global ne sera viable sans l’Afrique. Non pas une Afrique assignée au rôle de champ d’expérimentation ou de terrain de conquête, mais une Afrique actrice, productrice de sens, d’idées, de récits et de visions.</p>



<p>Face aux idéologies de domination, Bamako oppose des projets d’existence. S&rsquo;agissant des stratégies de conquête, elle propose des stratégies de partage. Quant aux récits fabriqués pour d’autres, elle érige son propre récit, celui d’une humanité plurielle, fragile, mais résolument solidaire.<br>La Rentrée littéraire du Mali 2026 ne sera pas seulement une fête des lettres. Elle sera un acte politique, une reconquête symbolique, un manifeste continental. Ici, l’Afrique ne quémande plus le droit à la parole. Elle l’exerce. Avec force, avec mémoire, avec cette certitude que le monde de demain ne s’écrira pas sans elle — ou ne s’écrira pas du tout.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/rentree-litteraire-2026-lafrique-refuse-detre-racontee-par-les-autres/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19643</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Tribune. Universités sans stylos : l’écriture manuscrite en voie d’extinction ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-universites-sans-stylos-lecriture-manuscrite-en-voie-dextinction/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/tribune-universites-sans-stylos-lecriture-manuscrite-en-voie-dextinction/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 08:22:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[cognition]]></category>
		<category><![CDATA[concentration]]></category>
		<category><![CDATA[dictée vocale]]></category>
		<category><![CDATA[digital natives]]></category>
		<category><![CDATA[disparition du stylo]]></category>
		<category><![CDATA[écrans]]></category>
		<category><![CDATA[écriture cursive]]></category>
		<category><![CDATA[écriture manuscrite]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement supérieur]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[neurosciences]]></category>
		<category><![CDATA[prise de notes]]></category>
		<category><![CDATA[révolution numérique]]></category>
		<category><![CDATA[technologie éducative]]></category>
		<category><![CDATA[transformation pédagogique]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=19256</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La disparition de l’écriture manuscrite marque une révolution des outils. Quels sont les effets sur notre culture et notre esprit critique ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Entre numérique, dictée vocale et intelligence artificielle, l&rsquo;université se débarrasse de l’encre au profit du code. Une révolution silencieuse, qui rebat les cartes du savoir, de la mémoire… et peut-être de l’esprit critique.</em></strong></p>



<p>Connaissez-vous encore un étudiant qui écrit ? Pas qui rédige, non : qui&nbsp;<em>écrit</em>. À la main. Au stylo. Sur papier. Sur cahier. Qui rature, recommence, se laisse surprendre par une idée griffonnée dans la marge. Probablement pas. Ou alors, il s&rsquo;agit d’un rescapé, un anachronisme ambulant, que les amphithéâtres modernes regardent comme on observe un calligraphe chinois au XXIe siècle.</p>



<p>À Bamako comme à Paris, à Dakar comme à Montréal, la plume recule, le clavier triomphe, et l’intelligence artificielle s’apprête à régner. Cette lente agonie de l’écriture manuscrite, longtemps tenue pour anodine, est en réalité le symptôme d’un basculement beaucoup plus vaste : celui de notre rapport au savoir, à la mémoire, à l’intelligence – et à l’humain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-universite-a-l-ere-de-la-dictee-vocale"><strong>L’université à l’ère de la dictée vocale</strong></h2>



<p>Fini les stylos Bic, les cartables bourrés de feuilles volantes, les prises de notes tremblantes pendant les cours de droit constitutionnel. Bienvenue dans l’ère du tout-écran. Une étudiante belge confesse :&nbsp;<em>«&nbsp;Je n’ai plus jamais pris de notes à la main depuis le lycée&nbsp;»</em>. Elle n’est pas seule. 98 % des étudiants sont équipés de smartphones, 83 % utilisent leurs appareils comme principaux outils d’étude.</p>



<p>Mais la vraie rupture, ce n’est pas le clavier : c’est la voix. Les idées ne s’écrivent plus, elles se dictent. À son téléphone, à sa montre connectée, à son assistant vocal ChatGPT Voice. Résultat ? Le texte n’est plus&nbsp;<em>produit</em>, il est&nbsp;<em>généré</em>. Le scripteur devient éditeur de sa propre pensée – quand il ne se contente pas de l’approuver d’un swipe distrait.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-main-au-cerveau-ce-que-nous-dit-la-science"><strong>De la main au cerveau : ce que nous dit la science</strong></h2>



<p>On pourrait s’en accommoder. Mais les neuroscientifiques, eux, s’inquiètent. L’écriture manuscrite, affirment-ils, active des zones cérébrales spécifiques liées à la mémoire, à la compréhension, à l’attention profonde. Une étude norvégienne démontre que les mouvements fins et précis de la main avec un stylo augmentent la connectivité cérébrale, contrairement à la frappe sur clavier, plus mécanique et superficielle.</p>



<p>Écrire lentement, c’est choisir, trier, synthétiser. C’est réfléchir en notant, et non noter en oubliant. Or, dans un monde où l’attention devient volatile, l’acte d’écrire à la main pourrait être ce qu’était la lecture chez Montaigne : une façon d’exister pleinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ia-progres-pedagogique-ou-peril-cognitif"><strong>IA : progrès pédagogique ou péril cognitif ?</strong></h2>



<p>À ce constat, s’ajoute la montée en puissance de l’intelligence artificielle. À coups de prompts bien choisis, les étudiants transforment leurs idées orales en dissertations impeccablement structurées, et parfois trop bien pour être honnêtes. L’IA peut transcrire, corriger, résumer, étoffer. Que reste-t-il alors du labeur intellectuel ? Du style personnel ? De l’effort de l’élève pour se frotter au réel par la langue ?</p>



<p>Le cerveau, cet organe paresseux, apprend aussi par friction. À force de l’en préserver, on le prive d’exercice. L’étudiant devient manager d’algorithme, superviseur de texte, mais plus tout à fait penseur ni écrivain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-silicon-valley-vs-stylos-bic-qui-a-raison"><strong>Silicon Valley vs stylos Bic : qui a raison ?</strong></h2>



<p>La contradiction est cruelle. Les élites de la Silicon Valley, qui ont inventé les outils du tout-numérique, envoient leurs enfants dans des écoles sans écrans. Où l’on apprend encore la cursive, le calcul mental, la dictée. Où l’on sait que l’autonomie ne se code pas.</p>



<p>En France, une tribune signée par des intellectuels, écrivains et artistes – de Jamel Debbouze à Edgar Morin – plaide pour un retour au stylo, dès l’école primaire. Aux États-Unis, on redécouvre soudain les vertus pédagogiques de l’écriture cursive… après l’avoir supprimée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-elle-a-la-croisee-des-chemins"><strong>L’Afrique, elle, à la croisée des chemins</strong></h2>



<p>Sur le continent, la pression numérique est aussi celle de l’imitation. Tout comme certaines constitutions locales calquent leurs structures sur les modèles occidentaux, les systèmes éducatifs africains risquent d’épouser la modernité sans en interroger les conséquences. Pourtant, l’Afrique n’a pas encore tout perdu de la relation charnelle au texte, à l’oralité, à la lenteur signifiante de l’apprentissage.</p>



<p>Faudrait-il sacrifier cela sur l’autel de l’efficacité algorithmique ? Peut-on former une jeunesse lucide, critique, créative, sans passer par le tremblement du stylo, la rigueur de la syntaxe, l’exercice de l’écrit qui structure la pensée comme l’ossature soutient le corps ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-vrai-defi-concilier-memoire-et-modernite"><strong>Le vrai défi : concilier mémoire et modernité</strong></h2>



<p>Il ne s’agit pas d’opposer passer et futur, mais de penser un équilibre. Faire coexister l’intelligence augmentée et l’intelligence cultivée. Accepter l’aide de l’IA sans renoncer à ce qui rend l’humain humain : sa lenteur, ses hésitations, ses ratures.</p>



<p>À l’heure où tout s’accélère, où les écrans dictent le rythme du savoir, le papier, lui, nous murmure de ralentir, de réfléchir, d’apprendre vraiment. Il faut l’entendre. Avant que l’université ne devienne une start-up. Et que l’écriture ne disparaisse, non comme une pratique, mais comme une civilisation.</p>



<p><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/tribune-universites-sans-stylos-lecriture-manuscrite-en-voie-dextinction/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19256</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Victimes des crises au Mali : vers une coopération renforcée entre l’AGRV et le Fonds de la CPI</title>
		<link>https://saheltribune.com/victimes-des-crises-au-mali-vers-une-cooperation-renforcee-entre-lagrv-et-le-fonds-de-la-cpi/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/victimes-des-crises-au-mali-vers-une-cooperation-renforcee-entre-lagrv-et-le-fonds-de-la-cpi/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 09:27:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[AGRV]]></category>
		<category><![CDATA[Al Hassan]]></category>
		<category><![CDATA[Al Mahdi]]></category>
		<category><![CDATA[Aude Le Goff]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[complémentarité]]></category>
		<category><![CDATA[Cour pénale internationale]]></category>
		<category><![CDATA[CPI]]></category>
		<category><![CDATA[CVJR]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds au profit des victimes]]></category>
		<category><![CDATA[indemnisation]]></category>
		<category><![CDATA[justice post-conflit]]></category>
		<category><![CDATA[justice transitionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[réparation symbolique]]></category>
		<category><![CDATA[réparations]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Almoctar Oumar]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[victimes des crises au Mali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=18907</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La justice réparatrice au Mali prend forme à Bamako avec l'AGRV, visant à transformer le paysage judiciaire et humanitaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, l’Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes des crises au Mali (AGRV) et le Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale ont engagé un dialogue stratégique inédit. Entre capitalisation des acquis et vision partagée d’une justice réparatrice, les deux structures posent les fondations d’une coopération renforcée. Une dynamique qui place l’AGRV au cœur de l’architecture malienne de la paix, dans une volonté assumée de rendre justice aux oubliés des conflits.</em></strong></p>



<p>Dans la chaleur discrète d’un mois de mai à Bamako, loin des feux de la rampe, mais au cœur des cicatrices encore vives du Mali contemporain, une rencontre d’une rare intensité politique et humaine s’est tenue ce 21 mai 2025 dans les locaux de l’Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes des crises au Mali (AGRV). Représentant une nouvelle génération d’institutions maliennes nées de la volonté de soigner les plaies du passé, l’AGRV a accueilli une délégation de marque : celle du Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale (CPI), conduite par Aude Le Goff, Responsable des Programmes.</p>



<p>Objectif&nbsp;: jeter les bases d’une collaboration stratégique, dans un moment-clé où justice nationale et justice internationale cherchent à s’accorder pour redonner sens au mot réparation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-institution-malienne-au-mandat-structurant"><strong>Une institution malienne au mandat structurant</strong></h3>



<p>Créée par l’Ordonnance n°&nbsp;2023-016 du 28&nbsp;mars 2023, l’AGRV est une autorité administrative indépendante, placée auprès du ministre en charge de la Réconciliation nationale. Elle bénéficie d’une autonomie de gestion et d’une indépendance institutionnelle, symboles de sa légitimité dans l’espace politico-juridique malien.</p>



<p>Sa mission est d’envergure&nbsp;: assurer la gestion des réparations des préjudices causés par les violations graves des droits de l’Homme, survenues au Mali depuis 1960. Cela inclut l’identification des victimes civiles et militaires, l’évaluation des préjudices, la détermination et l’allocation des réparations financières ou symboliques, ainsi que le suivi de leur mise en œuvre.</p>



<p>À la tête de cette architecture, trois organes clés&nbsp;: un Comité d’Orientation (organe délibérant), un Secrétariat exécutif, conduit par Sidi Almoctar Oumar, épaulé par le colonel Malado Amadou Keïta, un Comité de Gestion (consultatif)</p>



<p>Les actifs de l’ancienne Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) ont été transférés à l’AGRV, garantissant la continuité du processus de réparation au Mali. Aujourd’hui, l’Autorité est à pied d’œuvre pour déployer ses outils de gestion, allant de la fiche d’identification des victimes au plan de passation des dépenses.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-dialogue-strategique-avec-la-cpi"><strong>Un dialogue stratégique avec la CPI</strong></h3>



<p>Dans cet élan, la rencontre avec le Fonds au profit des victimes de la CPI s’inscrivait dans une volonté claire de capitalisation des acquis et de partage d’expertise. La délégation internationale a salué les avancées de l’AGRV, notamment son ancrage institutionnel et sa capacité à porter le processus de réparation à l’échelle nationale.</p>



<p>Le Fonds, pour sa part, a présenté le bilan du programme Al Mahdi, axé sur la réparation des victimes de la destruction des mausolées de Tombouctou. Ce programme a permis&nbsp;: l’indemnisation de 1 691&nbsp;victimes, l’inauguration du mémorial Louha, la réhabilitation de sites emblématiques et le financement de 31&nbsp;projets communautaires.</p>



<p>Mais déjà, l’avenir se joue ailleurs, autour de l’affaire Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud, reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La CPI s’apprête à lancer un nouveau programme de réparation, pour lequel le Fonds souhaite mobiliser le concours de l’AGRV dans la levée de fonds et l’implémentation sur le terrain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-justice-malienne-ancree-et-souveraine"><strong>Vers une justice malienne ancrée et souveraine</strong></h3>



<p>Au-delà de la coopération, ce dialogue marque aussi la montée en puissance de l’AGRV comme acteur de justice nationale, capable de travailler aux côtés d’institutions internationales, tout en affirmant la souveraineté du Mali dans la gestion de sa propre mémoire collective.</p>



<p>Les deux parties ont exprimé leur volonté de créer un cadre pérenne de concertation, fondé sur le principe de complémentarité inscrit dans le Statut de Rome, et sur une approche holistique de la réparation&nbsp;: judiciaire, symbolique, communautaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-espoir-pour-les-victimes-un-signal-pour-l-avenir"><strong>Un espoir pour les victimes, un signal pour l’avenir</strong></h3>



<p>Dans un pays où la paix ne se décrète pas, mais se construit, l’AGRV s’impose aujourd’hui comme l’épine dorsale du processus de réparation, héritière de la CVJR, mais pleinement actrice de son temps. Soutenue par l’État, ouverte aux partenaires, connectée à la réalité des victimes, elle incarne une nouvelle approche de la justice post-conflit au Mali.</p>



<p>Et à Bamako, ce 21&nbsp;mai, ce n’est pas seulement un partenariat qui s’est dessiné, mais une ambition partagée de rendre irréversiblement justice à ceux que l’Histoire a trop souvent laissés de côté.</p>



<p>Réparer, disent-ils. À Bamako, ce jour-là, c’est un mot qui a trouvé chair, regard, et projet. Et pour les victimes des crises maliennes, l’AGRV continue de porter une promesse rare&nbsp;: celle d’un État qui, enfin, les voit, les écoute — et agit.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/victimes-des-crises-au-mali-vers-une-cooperation-renforcee-entre-lagrv-et-le-fonds-de-la-cpi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">18907</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
