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	<title>Archives des Mauritanie &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Mauritanie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Aux frontières sahéliennes, la paix se construit autour des puits</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 15:03:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Investir dans l'eau : un programme régional pour la gestion des ressources hydriques dans les zones frontalières de l'Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À la croisée des enjeux climatiques, sécuritaires et sociaux, un nouveau programme régional mise sur la gestion partagée des ressources hydriques pour prévenir les tensions et stabiliser les zones frontalières.</em></strong></p>



<p>À Kayes, dans l’ouest du Mali, autorités administratives, chefs coutumiers et partenaires internationaux se sont réunis le 16 février pour territorialiser un ambitieux projet transfrontalier associant la Mauritanie et le Sénégal. Lancée officiellement le 19 janvier à Nouakchott, l’initiative entend faire de l’eau un instrument de coopération régionale, de résilience climatique et de consolidation de la paix dans des zones frontalières fragilisées.</p>



<p>Porté par les gouvernements des trois États avec l’appui du système onusien, le programme est mis en œuvre par l’UNICEF et l’Organisation internationale pour les migrations, avec un financement de 7 millions de dollars du Fonds pour la consolidation de la paix. Sur cette enveloppe, 2,5 millions de dollars sont destinés au Mali. La durée d’exécution prévue est de vingt-quatre mois.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eau-climat-et-securite-un-triptyque-strategique"><strong>Eau, climat et sécurité : un triptyque stratégique</strong></h2>



<p>Le projet cible des régions particulièrement exposées à la raréfaction des ressources hydriques et aux effets du changement climatique : Guidimakha, Gorgol, Assaba et Hodh El Gharbi côté mauritanien ; Kayes et Nioro au Mali ; Tambacounda, Matam et Kédougou au Sénégal. Au total, plus de 151 000 bénéficiaires directs sont visés, dont des femmes, des jeunes, des enfants et des populations transhumantes, tandis que plus de 535 000 personnes devraient profiter indirectement des retombées.</p>



<p>Les actions prévues combinent infrastructures hydrauliques résilientes, mécanismes communautaires de prévention des conflits liés à l’accès à l’eau et systèmes d’alerte précoce pour anticiper les chocs climatiques. « <em>La gestion durable et concertée des ressources en eau dans un contexte de changement climatique n’est plus une option, c’est une nécessité impérieuse</em> », a insisté Moussa Bilane lors du lancement régional.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-prevenir-les-tensions-aux-marges-des-etats"><strong>Prévenir les tensions aux marges des États</strong></h2>



<p>Dans ces espaces frontaliers sahéliens, la pression démographique et la variabilité climatique accentuent la compétition pour les ressources naturelles, alimentant parfois des frictions entre communautés sédentaires et mobiles. Les promoteurs du programme misent sur l’eau comme point d’entrée pour instaurer des cadres de dialogue inclusifs, renforcer la gouvernance partagée et consolider la cohésion sociale.</p>



<p>Fruit d’un processus de consultations locales dans les trois pays, le projet prévoit d’ailleurs de nouvelles concertations communautaires afin d’ajuster les priorités aux réalités du terrain. L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal sera associée afin d’assurer la cohérence avec les dispositifs régionaux existants et de garantir la durabilité des résultats.</p>



<p>En misant sur une ressource aussi vitale que disputée, les partenaires espèrent démontrer qu’au Sahel, la coopération hydrique peut devenir un outil concret de stabilité régionale.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Goundam : une école ouvre ses portes aux enfants déplacés et rapatriés du camp de M’berra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:20:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'école nouvellement ouverte aux enfants du camp de M'Berra à Goundam représente un pas important vers l'inclusion éducative.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Face à l’urgence éducative des enfants déplacés et rapatriés du camp de M’berra, une école vient d’ouvrir ses portes à Goundam, dans la commune de Gargando. Fruit d’une initiative locale portée par des acteurs engagés, cette nouvelle structure marque un pas décisif vers l’inclusion scolaire et la reconstruction sociale dans une région éprouvée par les déplacements de populations.</em></strong><em></em></p>



<p>Goundam, 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre 2025 – C’est une rentrée scolaire pas comme les autres qu’a connue ce mercredi la commune rurale de Gargando, près de Goundam, avec l’inauguration officielle d’une nouvelle école destinée aux enfants déplacés internes et rapatriés du camp de M’berra en Mauritanie.</p>



<p>Cette structure d’enseignement de premier et second cycle, la première du genre dans la localité, est le fruit d’un engagement communautaire fort. Son financement a été entièrement assuré par le président de la délégation spéciale de la commune de Gargando, M. Hamatta Ilett El Ansary, avec l’appui de M. Mohamed Ousmane Haïdara, membre du Conseil National de Transition (CNT). Les premiers cours seront assurés par des enseignants volontaires, mobilisés pour offrir un encadrement adapté aux besoins spécifiques de ces élèves.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-redonner-une-chance-a-l-education"><strong>Redonner une chance à l’éducation</strong></h2>



<p>La cérémonie d’ouverture, à laquelle ont pris part autorités administratives, coutumières, communales et militaires, a été marquée par une forte charge symbolique. Elle répond à une urgence : celle de redonner une chance à l’éducation pour des centaines d’enfants victimes des déplacements forcés et de conditions de vie précaires.</p>



<p>Les intervenants ont salué une initiative porteuse d’espoir et de reconstruction, soulignant le rôle central de la solidarité locale dans sa réalisation. Ils ont également appelé à un soutien accru de l’État, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la société civile, afin de garantir la pérennité de cette dynamique en faveur de l’éducation dans les zones affectées par les crises humanitaires.</p>



<p>Plus qu’un simple bâtiment scolaire, cette école représente un espace d’inclusion, de résilience et de stabilité. Pour les familles concernées, elle incarne une promesse : celle d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Les représentants des élèves et les parents présents ont exprimé leur gratitude et leur souhait de voir cette école devenir un cadre d’apprentissage sûr, inclusif et durable.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BAD : Sidi Ould Tah, l’homme du consensus africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2025 14:40:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Sidi Ould Tah élu président de la BAD, une victoire stratégique pour le développement africain au sein d'un nouvel élan panafricain.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Élu le 29 mai à la tête de la Banque africaine de développement, le Mauritanien Sidi Ould Tah incarne une nouvelle génération de dirigeants panafricains, enracinés dans leurs territoires, adossés à une vision souveraine du développement. L’accession de ce technocrate rompu aux logiques multilatérales, soutenue en coulisses par le Mali, résonne comme une revanche stratégique du Sud contre les tropismes de la Banque mondiale.</em></strong></p>



<p>Ce jeudi 29 mai, à Abidjan, l’histoire s’est écrite dans le silence feutré d’un auditorium sécurisé du Palais des congrès. Les 81 gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD), représentants des ministères des Finances et des banques centrales de 81 États membres – africains et non africains – ont déposé un à un leur bulletin. Un rituel à la fois arithmétique et diplomatique. À l’issue de plusieurs tours de scrutin, le nom qui s’est imposé est celui du Mauritanien Sidi Ould Tah, en tête des suffrages dès le deuxième tour, porté à bout de conviction par le socle régional de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p>Une élection qui, au-delà du parcours du lauréat, révèle les lignes de force d’un continent en recomposition.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-homme-badea-elu-a-la-bad"><strong>L’homme BADEA élu à la BAD</strong></h3>



<p>Natif d’Atar, formé entre Nouakchott, Rabat et les cercles financiers du Golfe, Sidi Ould Tah n’est pas un inconnu dans les cercles du financement africain. Ancien ministre mauritanien de l’Économie, il dirigeait depuis 2015 la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), où il a su réconcilier logique d’investissement et souveraineté des États. En obtenant une double majorité – celle des 54 pays africains membres, et celle des 27 non régionaux, dont les États-Unis, l’Allemagne et le Japon –, il a su s’imposer comme le trait d’union d’un continent tiraillé entre orthodoxie budgétaire et volontarisme politique.</p>



<p>Face à lui, quatre prétendants : le Sénégalais Amadou Hott, l’ex-banquier vert de la BAD ; le Zambien Samuel Maimbo, technocrate mondial passé par la Banque mondiale ; la Sud-Africaine Swazi Tshabalala, seule femme en lice, et le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, gouverneur émérite de la BEAC. Tous portaient des profils solides, mais un seul incarnait, dans les yeux de nombreux États sahéliens, la synthèse entre technicité, enracinement et loyauté continentale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-assimi-goita-soutien-de-poids-dans-l-ombre-des-urnes"><strong>Assimi Goïta, soutien de poids dans l’ombre des urnes</strong></h3>



<p>Le Mali ne s’est pas contenté de suivre. Il a pesé. Dès le 19 mai, soit dix jours avant l’élection, le général Assimi Goïta recevait à Koulouba une délégation de haut niveau dépêchée par Nouakchott, conduite par la ministre mauritanienne de l’Hydraulique, Amal Mint Maouloud. Aux côtés du chef de l’État malien, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop officialisait le soutien de Bamako à la candidature mauritanienne. Une démarche aux allures de pacte sahélien, révélatrice de la nouvelle diplomatie de l’AES, proactive, concertée, affranchie des injonctions de la CEDEAO et des bailleurs conditionnalistes.</p>



<p>Ce soutien n’était pas neutre. Il est politique, géostratégique, et surtout idéologique. À travers Ould Tah, le Sahel veut voir émerger une BAD non plus technocratique, mais stratégique. Une banque de développement libérée des paradigmes post-Washington, et alignée sur les priorités africaines : infrastructures, industrialisation, souveraineté alimentaire, transitions énergétiques contrôlées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-symbole-a-la-strategie">Du symbole à la stratégie</h3>



<p>L’arrivée d’un sahélien à la tête de la BAD est tout sauf un hasard. Elle intervient dans un contexte où les économies du Sahel, longtemps marginalisées dans les circuits du crédit multilatéral, veulent reprendre la main sur leurs trajectoires. Sidi Ould Tah devra composer avec les contradictions de la maison BAD, tiraillée entre ses actionnaires du Nord et les attentes pressantes du Sud. Mais il dispose d’un atout : une crédibilité historique dans les négociations entre partenaires arabes et africains, et un sens du tempo diplomatique hérité de ses années à la BADEA.</p>



<p>Alors que l’Afrique s’apprête à franchir le cap du milliard d’actifs économiques en 2030, la BAD version Ould Tah devra changer de peau. Moins de projets vitrines, plus de réalisations rurales ; moins de consultants extérieurs, plus d’ingénierie locale ; moins de dépendance aux standards extérieurs, plus de résilience structurelle. En cela, le mandat de l’ancien ministre mauritanien s’annonce comme un test grandeur nature de la capacité du continent à piloter lui-même ses leviers de transformation.</p>



<p>C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre. Et le Sahel, cette fois, n’est pas en marge du récit. Il en est l’auteur.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Qui tiendra les clés d’Abidjan ? La bataille feutrée pour la présidence de la BAD entre stratégies africaines et jeux d’influence internationaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 12:47:38 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les enjeux de la Présidence de la BAD avec les candidats et alliances qui pourraient changer l'élection à Abidjan.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>À quelques jours du vote à Abidjan, la succession d’Akinwumi Adesina à la tête de la BAD s’intensifie en coulisses. Cinq candidats, des jeux d’alliance discrets, et une surprise : le soutien affiché du Mali à la candidature mauritanienne de Sidi Ould Tah, dans une bataille où chaque voix pourrait faire basculer l’élection.</em></strong></p>



<p><br>Le compte à rebours est enclenché. Dans dix jours exactement, à huis clos, loin des micros et des caméras, les actionnaires de la Banque africaine de développement désigneront le <a href="https://www.jeuneafrique.com/1675098/economie-entreprises/avant-akinwumi-adesina-ces-presidents-qui-ont-marque-lhistoire-de-la-bad/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">successeur d’Akinwumi Adesina</a>. Le 29 mai au soir, Abidjan connaîtra enfin le nom du futur maître du <a href="https://www.jeuneafrique.com/1679247/economie-entreprises/banque-africaine-de-developpement-cinq-candidats-mais-un-seul-veritable-programme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coffre-fort panafricain</a>, un poste où se croisent ambitions nationales, équilibres régionaux et intérêts extra-africains.</p>



<p><a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/liste-officielle-des-candidats-lelection-du-prochain-president-de-la-banque-africaine-de-developpement-81171" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cinq noms</a> sont en lice, cinq parcours qui s’affrontent en silence : le Sénégalais Amadou Hott, ancien ministre de l’Économie ; la Sud-Africaine Swazi Tshabalala, actuelle numéro deux de la BAD ; le Tchadien Mahamat Abbas Tolli, patron sortant de la BEAC ; le Zambien Samuel Maimbo, haut cadre de la Banque mondiale ; et enfin, le Mauritanien Sidi Ould Tah, technocrate aguerri et homme fort de la Banque arabe de développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-election-verrouillee-une-salle-interdite-aux-curieux"><strong>Une élection verrouillée, une salle interdite aux curieux</strong></h3>



<p>Comme le veut la tradition, le vote se déroulera à huis clos, sans la présence même du président sortant. Seuls les délégués des 81 États actionnaires – 54 africains, 27 non-africains – auront voix au chapitre. Des délégués soigneusement mandatés par leurs gouvernements respectifs, chacun pesant en fonction de ses parts dans le capital. Un scrutin à double majorité, où les voix africaines doivent se conjuguer avec celles des bailleurs internationaux, des États-Unis à la Chine, en passant par le Japon, la France ou le Canada.</p>



<p>C’est dans ce contexte de manœuvres diplomatiques que le Sahel a décidé de jouer une carte qu’on n’attendait pas forcément. Ce lundi 19 mai, une délégation de Nouakchott, conduite par la ministre mauritanienne de l’Hydraulique, Amal Mint Maouloud, a été <a href="https://web.facebook.com/share/p/1YKD1G2FN7/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reçue par Assimi Goïta à Bamako</a>. Officiellement pour réaffirmer les liens de fraternité entre la Mauritanie et le Mali. Officieusement – et surtout – pour demander un soutien politique clair en faveur de la candidature de Sidi Ould Tah.</p>



<p>Mission accomplie, selon la ministre mauritanienne qui, à sa sortie d’audience, s’est dite porteuse d’un message d’encouragement du président malien. Mieux encore, elle assure repartir avec le soutien affirmé du <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-covid-19-bad-accorde-28319-milliards-fcfa-mali/">Mali</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sidi-ould-tah-la-carte-discrete-mais-solide"><strong>Sidi Ould Tah, la carte discrète mais solide</strong></h3>



<p>Trente ans d’expérience, une carrière jalonnée de hautes fonctions ministérielles, deux mandats à la tête d’une grande institution de développement… Le CV du Mauritanien a de quoi séduire. À en croire Nouakchott, son programme colle aux besoins des pays africains et promet une <a href="https://www.afdb.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BAD</a> plus proche des réalités de terrain. Un argument qui pourrait séduire le bloc sahélien, AES.</p>



<p>Mais face à lui, la concurrence est rude. Amadou Hott peut compter sur Dakar et les poids lourds de la CEDEAO. Swazi Tshabalala part avec l’avantage d’être en interne, déjà familière des rouages de la Banque. Mahamat Abbas Tolli joue la carte de l’Afrique centrale, et Samuel Maimbo bénéficie de solides soutiens à Washington.</p>



<p>Rien ne dit que le premier tour sera décisif. Historiquement, les élections à la <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-covid-19-hcr-bad-g5-sahel-rescousse-pays-sahel/">BAD</a> se jouent en plusieurs manches, les candidats devant réunir la double majorité des actionnaires africains et non-africains. Un équilibre précaire où les petits États peuvent faire basculer les calculs des grands.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-abidjan-theatre-des-ambitions-africaines"><strong>Abidjan, théâtre des ambitions africaines</strong></h3>



<p>Alors que les délégations se préparent à rejoindre la capitale ivoirienne, les lignes continuent de bouger. Le soutien du Mali à Sidi Ould Tah en est la preuve : rien n’est figé, tout reste à négocier. Alliances régionales, engagements croisés, promesses d’appui… les conversations se multiplient dans les coulisses.</p>



<p>Le 29 mai, à Abidjan, le rideau tombera. D’ici là, les prétendants affûtent leurs réseaux. Le poste est stratégique, les ambitions nombreuses. Et sur l’échiquier africain, chaque pièce compte.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’économie parallèle du JNIM : or, bétail et doctrine islamiste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[économie parallèle]]></category>
		<category><![CDATA[expansion]]></category>
		<category><![CDATA[JNIM]]></category>
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		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Timbuktu Institute]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Du sud-ouest malien à l’orée du Sénégal oriental, le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) redessine silencieusement les contours de son influence. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Du sud-ouest malien à l’orée du Sénégal oriental, le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) redessine silencieusement les contours de son influence. À coups de sermons insidieux, d’incursions ciblées et de trafics bien huilés, le groupe djihadiste trace sa route vers la Mauritanie et le Sénégal. Une nouvelle géographie de la menace s’installe.</em></strong></p>



<p>Il y a des bruits que seules les pistes poussiéreuses de Kayes entendent. Ce ne sont pas les moteurs des 4&#215;4 des douaniers, mais ceux plus discrets — et souvent plus meurtriers — des pick-up du JNIM. En moins de trois ans, cette région frontalière est devenue le théâtre d’un basculement lent, mais méthodique orchestré par la Katiba Macina, filiale active d’un JNIM qui ne se contente plus du centre malien, révèle un rapport du Timbuktu institute.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-emprise-tentaculaire-et-silencieuse"><strong>Une emprise tentaculaire et silencieuse</strong></h3>



<p>Ce que révèle ce dernier rapport d’analyse sur la zone des trois frontières — Mali, Mauritanie, Sénégal — n’a rien de surprenant pour ceux qui scrutent les mouvements du djihadisme sahélien&nbsp;: le JNIM a changé de tempo et de territoire cible. Sa stratégie ? Infiltrer, enrôler, contrôler. Ses méthodes ? Vols massifs de bétail, taxation dans les zones minières et forestières, et endoctrinement soft, mais efficace à travers les prêches. Son but ? Élargir son emprise économique et idéologique, sans entrer immédiatement en guerre frontale avec les États voisins.</p>



<p>Dans les sous-bois de la Falémé et jusque dans les marchés de bétail de la région de Kayes, le JNIM ne se cache plus, indique le rapport. Il encadre les trafics, prélève sa dîme et tisse des liens communautaires là où l’État est absent. Le rapport mentionne l’implantation de structures parallèles de gouvernance, imposant ses propres lois, fiscalités et « <em>protections</em> » aux communautés locales. À travers l’économie informelle, le groupe devient un acteur incontournable du commerce transfrontalier, surtout entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-kayes-bakel-corridor-strategique"><strong>Kayes-Bakel, corridor stratégique</strong></h3>



<p>L’axe Kayes-Bakel devient ainsi le talon d’Achille d’une sécurité sénégalaise pourtant vantée pour sa solidité. L’attaque de février 2025 à Melgué, à quelques kilomètres de la frontière, qui a coûté la vie à trois soldats maliens, n’est pas un cas isolé, mais le symptôme d’une stratégie d’encerclement de Bamako, et de test de résistance des périphéries sénégalaises. Le port de Dakar, par lequel transite une grande partie des importations maliennes, devient indirectement concerné par cette pression djihadiste.</p>



<p>Le Sénégal, pays souvent cité en exemple pour sa résilience religieuse et sociale, n’est pourtant pas hors d’atteinte. Si la doctrine soufie y reste dominante, l’idéologie salafiste s’infiltre dans les failles d’un système de castes toujours vivace dans l’est du pays, et où les frustrations sociales liées à l’orpaillage ou à l’accès à la terre deviennent des points d’appui pour les discours djihadistes. Le chômage des jeunes, les soupçons de collusion entre élites locales et compagnies minières étrangères — notamment chinoises — forment un cocktail explosif.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-mauritanie-entre-illusion-de-stabilite-et-reel-danger"><strong>La Mauritanie, entre illusion de stabilité et réel danger</strong></h3>



<p>Du côté mauritanien, les vastes étendues désertiques et l’accueil de réfugiés maliens facilitent les déplacements discrets d’hommes et de marchandises. Le JNIM s’y positionne comme un fournisseur de protection et d’opportunités économiques dans les zones délaissées. Son agenda&nbsp;: installer des « <em>couveuses</em> » locales, recruter en silence, et préparer l’avenir.</p>



<p>Le rapport, lucide, mais sans alarmisme inutile, trace des pistes. Renforcer la présence militaire dans les zones frontalières, oui. Mais aussi réinvestir le champ économique, écouter les communautés locales, et éviter que l’État ne soit vu comme un prédateur plutôt qu’un protecteur. Car le JNIM n’impose pas seulement la terreur. Il offre aussi des « <em>solutions</em> » là où les autorités ont déserté.</p>



<p>Ce qui se joue dans les confins de Kayes n’est plus seulement une affaire malienne. C’est l’avenir sécuritaire d’une sous-région entière qui se dessine dans le sable et le silence des frontières.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Coopération Mali-Mauritanie : un dialogue renforcé pour une migration mieux encadrée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 15:53:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[expulsion]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[migration]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Une délégation ministérielle malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a effectué une visite de travail en République Islamique de Mauritanie ce jeudi 27 mars 2025. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Une délégation ministérielle malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a effectué une visite de travail en République Islamique de Mauritanie ce jeudi 27 mars 2025. Cette mission de haut niveau visait à renforcer la coopération entre les deux pays et à aborder des sujets sensibles tels que la situation des Maliens en Mauritanie et la lutte contre la migration irrégulière.</em></strong></p>



<p>À leur arrivée à Nouakchott, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, chef de la délégation, et sa suite ont été accueillis par le Président de la République Islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. La délégation comprenait notamment le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, le Général de Corps d’Armée Modibo Koné, Directeur Général de l’ANSE, ainsi que le Délégué Général des Maliens de l’Extérieur et le Directeur des Affaires Juridiques du Ministère des Affaires Étrangères. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté commune de renforcer la coopération bilatérale et de mieux coordonner les actions sur des dossiers prioritaires.</p>



<p>Au nom du Président de la transition malienne, le Général d’armée Assimi Goïta, le ministre Abdoulaye Diop a transmis un message de fraternité et de coopération à son homologue mauritanien. Ce message souligne l’importance du partenariat entre les deux nations et la nécessité d’une collaboration plus étroite face aux défis migratoires et sécuritaires. Cette audience a également permis d’aborder des préoccupations majeures, notamment la situation des Maliens en Mauritanie et les récentes reconduites aux frontières, avec pour objectif de trouver des solutions concertées et durables.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des discussions axées sur la migration et la coopération</strong></h3>



<p>Les échanges entre les délégations malienne et mauritanienne ont principalement porté sur trois axes majeurs. D’abord, le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, dans un contexte où la coopération régionale est essentielle pour faire face aux défis communs. Ensuite, les récentes reconduites aux frontières de certains Maliens résidant en Mauritanie, une question sensible nécessitant une meilleure concertation entre les autorités des deux pays. Enfin, la nécessité d’une coordination plus efficace dans la gestion de la migration irrégulière a été abordée, avec pour objectif d’assurer le respect des droits des migrants tout en luttant contre les réseaux clandestins.</p>



<p>Côté mauritanien, plusieurs hauts responsables ont pris part aux discussions, témoignant de l’importance accordée à cette rencontre. Parmi eux, Mohamed Mahmoud Boye, ministre de la Justice et ministre des Affaires Étrangères par intérim, le Général de Division Mohamed Cheikh Mohamed Lemine, Deman Hamar, Secrétaire Général du ministère des Affaires Étrangères, ainsi que Cheikhna Moulaye Zein, Ambassadeur de Mauritanie au Mali. Ces discussions de haut niveau ont permis de poser les bases d’une collaboration renforcée entre les deux pays afin de trouver des solutions concertées aux défis communs.</p>



<p>Lors de son entretien avec le Président mauritanien, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a rappelé que «&nbsp;<em>la Mauritanie, en tant qu’État souverain, a le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité et protéger ses citoyens</em>&nbsp;», tout en soulignant l’importance de préserver les relations de fraternité entre les deux peuples.</p>



<p>Il a également assuré avoir&nbsp;<em>« reçu l’assurance du Président de la République Islamique de Mauritanie d’accueillir les Maliens en Mauritanie et de leur accorder les facilités nécessaires à la régularisation de leur situation</em>&nbsp;». À cet effet, il a invité les Maliens vivant en Mauritanie à prendre les dispositions requises pour obtenir des cartes de séjour et se conformer aux lois mauritaniennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers un cadre de coopération renforcé</strong></h3>



<p>Le chef de la diplomatie malienne a profité de cette audience pour remettre un message du président malien Assimi Goïta à son homologue mauritanien. «&nbsp;<em>La lettre comprenait également les remerciements et l’appréciation du Président malien pour les positions du Président de la République concernant l’engagement de la Mauritanie à préserver l’unité et l’intégrité territoriale du Mali</em>&nbsp;», a-t-il précisé.</p>



<p>La question de la communauté malienne en Mauritanie a été largement évoquée, tout comme la nécessité de préserver les intérêts des citoyens mauritaniens au Mali et vice-versa. Abdoulaye Diop a insisté sur l’objectif de son déplacement à Nouakchott, qui est de «&nbsp;<em>préserver les relations d’amitié et de fraternité qui existent depuis longtemps entre la Mauritanie et le Mali</em>&nbsp;».</p>



<p>À l’issue des discussions, les deux parties ont exprimé leur volonté commune de travailler en étroite collaboration pour trouver des solutions durables aux préoccupations soulevées. Une coordination accrue entre les deux gouvernements devrait permettre d’apporter des réponses adaptées aux problématiques communes et d’assurer une meilleure intégration des Maliens établis en Mauritanie.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Maliens expulsés de Mauritanie : indignation de Bamako et lancement de mesures d&#8217;urgence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 08:12:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[Mossa Ag Attaher]]></category>
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<p>Le gouvernement malien exprime son gouvernement face aux arrestations et expulsions dont sont victimes des ressortissants maliens en Mauritanie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a animé ce mercredi un point de presse au Centre d’information gouvernementale du Mali (Cigma). À cette occasion, il a exprimé l’indignation du gouvernement face aux arrestations et expulsions dont sont victimes des ressortissants maliens en Mauritanie.</em></strong></p>



<p>Depuis plusieurs jours, plusieurs migrants en situation irrégulière font l’objet d’arrestations et d’expulsions sur le territoire mauritanien. Dans un communiqué officiel, le gouvernement malien a dénoncé ces actions avec la «&nbsp;<em>dernière rigueur</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Le gouvernement du Mali, qui suit avec une attention particulière ces événements, exprime son indignation et dénonce avec la dernière rigueur les traitements subis par ses ressortissants en Mauritanie</em>. », a déclaré le ministre Mossa Ag Attaher.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une mission à Kayes et un dialogue avec la Mauritanie</strong></h3>



<p>Le communiqué précise également que des mesures ont été prises dès le début de cette crise pour protéger et accompagner les Maliens en difficulté. Ces efforts seront renforcés pour assurer une assistance humanitaire aux compatriotes concernés.</p>



<p>Dans le cadre de cette réponse gouvernementale, Mossa Ag Attaher s’est rendu à Kayes ce mercredi 26 mars, accompagné d’une forte délégation. Cette mission vise à évaluer la situation des Maliens récemment expulsés et à organiser leur prise en charge.</p>



<p>En parallèle, une rencontre diplomatique de haut niveau est prévue. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ainsi que Mossa Ag Attaher, sont attendus ce jeudi à Nouakchott. L’objectif est de discuter avec les autorités mauritaniennes afin d’obtenir des garanties sur les conditions de séjour des ressortissants maliens et de prévenir de nouvelles expulsions.</p>



<p><strong>1.844 Maliens déjà de retour</strong></p>



<p>Lors de son point de presse, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur a également annoncé le retour au Mali de 1.844 compatriotes expulsés de Mauritanie. Cette vague de rapatriements illustre l’ampleur de la situation et la nécessité d’une action diplomatique renforcée.</p>



<p>Le gouvernement malien réaffirme ainsi son engagement à défendre les droits de ses citoyens à l’étranger et à garantir leur protection face aux mesures restrictives prises par certains pays d’accueil.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Billet. Migrants refoulés : le syndrome de la porte fermée</title>
		<link>https://saheltribune.com/billet-migrants-refoules-le-syndrome-de-la-porte-fermee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 07:45:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[refoulement]]></category>
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<p>Expulsés sans ménagement, refoulés comme de simples indésirables, plus de 500 Maliens et des centaines de Sénégalais ont été renvoyés de Mauritanie ces derniers jours.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Expulsés sans ménagement, refoulés comme de simples indésirables, plus de 500 Maliens et des centaines de Sénégalais ont été renvoyés de Mauritanie ces derniers jours. Officiellement, il s&rsquo;agit de lutter contre l&rsquo;immigration irrégulière. Officieusement, c&rsquo;est une autre histoire : tracasseries, rafles, et humiliations en cascade. Entre exigences sécuritaires et réalités humaines, l’Afrique de l’Ouest semble avoir du mal à accorder ses violons sur la libre circulation.</em></strong></p>



<p>La scène est presque banale, tristement ordinaire. Un énième convoi de Maliens débarqués sans ménagement à Gogui, rejetés par la Mauritanie comme des indésirables. L’histoire, hélas, n’a rien d’inédit. Des centaines d’âmes en quête d’un avenir meilleur, renvoyées sans cérémonie, sur le simple fondement d’un papier manquant, d’un titre de séjour expiré.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’essentiel est ailleurs</strong></h3>



<p>Et comme à chaque vague de refoulement, les mêmes discours, les mêmes justifications. «&nbsp;<em>Chaque pays est souverain</em>&nbsp;», répète-t-on à Nouakchott. «&nbsp;<em>Nous n’avons fait qu’appliquer la loi&nbsp;</em>», renchérissent les autorités mauritaniennes, soucieuses de rappeler que la migration clandestine est une menace pour l’ordre public et la sécurité nationale. Car, voyez-vous, derrière ces Maliens expulsés, il y aurait – sous-entendu à peine voilé – les ombres du crime organisé, du trafic d’êtres humains et, bien sûr, du terrorisme.</p>



<p>La ficelle est grosse, mais elle a le mérite d’être efficace. La Mauritanie, terre de transit devenue gardienne du temple européen, joue son rôle de gendarme sous les applaudissements discrets de ses partenaires occidentaux. Qu’importe si des ONG, comme l’Association mauritanienne des droits de l’homme (AMDH), dénoncent des rafles arbitraires et des expulsions aveugles. Qu’importe si, parmi les refoulés, certains avaient bel et bien leurs papiers en règle. L’essentiel est ailleurs. Montrer que l’État contrôle ses frontières, que la «&nbsp;<em>pression migratoire</em>&nbsp;» est sous contrôle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’hospitalité, un luxe et la solidarité, une simple chimère</strong></h3>



<p>Mais au-delà du cas mauritanien, cette énième expulsion met en lumière une réalité bien plus cruelle. L’Afrique de l’Ouest n’est pas cette belle communauté intégrée qu’on nous vend depuis des décennies. L’idéal panafricain de la libre circulation, inscrit dans les textes de la CEDEAO, se heurte ici à la froide réalité des expulsions massives. Hier, c’était l’Algérie qui renvoyait ses migrants subsahariens dans le désert. Aujourd’hui, c’est la Mauritanie qui ferme la porte. Et demain ?</p>



<p>Pendant ce temps, à Dakar, le gouvernement sénégalais hausse timidement le ton. La ministre des Affaires étrangères, Yacine Fall, parle de «&nbsp;<em>traitements inhumains</em>&nbsp;», promet des discussions avec Nouakchott, mais sans grand espoir d’un revirement immédiat. Que valent quelques protestations diplomatiques face à la logique implacable de la fermeture des frontières ?</p>



<p>Ainsi va le monde des sans-papiers africains, ballotés au gré des calculs géopolitiques, traités comme de simples chiffres dans des statistiques sécuritaires. Chassés d’un pays, rejetés par un autre, ils errent sans fin, pris au piège d’un continent où l’hospitalité est devenue un luxe et la solidarité, une simple chimère.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Diaspora malienne : Bamako joue l’apaisement avec Nouakchott</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora malienne]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
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<p>Face aux inquiétudes sur la situation des Maliens en Mauritanie, Bamako privilégie une réponse diplomatique et des mesures concrètes pour protéger sa diaspora sans céder à l’escalade.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Face aux inquiétudes sur la situation des Maliens en Mauritanie, Bamako privilégie une réponse diplomatique et des mesures concrètes pour protéger sa diaspora sans céder à l’escalade.</em></strong></p>



<p>Depuis quelques jours, une série d’informations relayées par certains médias a mis en exergue la situation préoccupante de plusieurs ressortissants maliens vivant en Mauritanie. À Bamako, la réponse des autorités a été rapide, calibrée et surtout, résolument diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La voie du dialogue et de la concertation</strong></h3>



<p>Le 2 mars 2025, plusieurs compatriotes maliens ont été signalés à la frontière de Gogui, en provenance de Mauritanie. Un mouvement qui, en d’autres temps, aurait pu être interprété comme un simple flux migratoire saisonnier. Mais dans le climat actuel, chaque mouvement de population est scruté, chaque départ questionné. Très vite, le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, sous l’impulsion du ministre Mossa Ag Attaher, a dépêché une mission de terrain dirigée par le Délégué général des Maliens de l’Extérieur. Objectif&nbsp;: évaluer la situation, organiser une prise en charge humanitaire immédiate et éviter tout emballement médiatique.</p>



<p>Mais derrière ces événements, une réalité plus large se dessine. Le Mali et la Mauritanie, liés par une histoire commune et des relations multiséculaires d’amitié, n’ont jamais laissé ces turbulences conjoncturelles affecter leur partenariat. Les échanges économiques, les flux humains, les liens culturels sont trop profonds pour être fragilisés par des incidents isolés. C’est dans cet esprit que Bamako a privilégié la voie du dialogue et de la concertation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une volonté commune d’apaiser et de rassurer</strong></h3>



<p>L’intervention personnelle du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, confirme l’enjeu stratégique du dossier. Attaché à la protection de la diaspora malienne, il a donné des instructions claires&nbsp;: agir avec fermeté, mais sans crier au scandale. Dans cette optique, le ministre Mossa Ag Attaher a été mandaté pour porter un message officiel à son homologue mauritanien et au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.</p>



<p>Résultat immédiat&nbsp;: la mise en place d’une série de mesures concrètes pour sécuriser les Maliens de Mauritanie. Parmi elles, le lancement d’une opération spéciale de délivrance de cartes de résidence avec exemption des frais habituels, un mécanisme de dialogue permanent entre l’ambassade et les services ministériels mauritaniens, et un accompagnement actif dans le cadre du processus de régularisation des étrangers. Des décisions pragmatiques qui traduisent une volonté commune d’apaiser et de rassurer.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Nourrir les sempiternelles tensions migratoires</strong></h3>



<p>Bamako sait que sa diaspora est une force vive. Présente sur tous les continents, elle est à la fois un relais d’influence et un levier économique. En Mauritanie, où la communauté malienne est fortement implantée, cette réalité est encore plus marquée. D’où la nécessité, pour les autorités maliennes, d’adopter une approche stratégique&nbsp;: protéger sans exacerber les tensions, revendiquer sans rompre.</p>



<p>L’affaire aurait pu dégénérer, se transformer en polémique stérile, nourrir les sempiternelles tensions migratoires entre voisins ouest-africains. Il n’en sera rien. Car au-delà des discours, c’est bien la diplomatie des faits qui a primé. Une diplomatie qui, aujourd’hui plus que jamais, reste le seul gage de stabilité dans une région en quête de repères.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mauritanie : la farce électorale de Ghazouani</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 00:09:55 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la crise post-électorale en Mauritanie : tensions politiques, répression et contestation après la réélection de Mohamed Ould Ghazouani.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La réélection de Mohamed Ould Ghazouani dès le premier tour de l’élection présidentielle, le 30&nbsp;juin dernier, a suscité une vague de contestation en Mauritanie. Alors que l’opposition crie à la fraude, des émeutes ont éclaté, entraînant la mort de trois personnes. Retour sur une élection controversée, marquée par des tensions politiques et une répression qui ne faiblit pas.</em></strong></p>



<p>Ah, la Mauritanie. Encore une élection, encore une controverse. Le président sortant, Mohamed Ould Ghazouani, a été réélu le 30&nbsp;juin dès le premier tour, et comme prévu, l’opposition dénonce une « <em>mascarade électorale</em> ». Il semblerait que les élections dans ce pays soient plus une pièce de théâtre qu’un véritable exercice démocratique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-enquete-transparente-et-approfondie"><strong>Enquête transparente et approfondie</strong></h3>



<p>Trois personnes sont mortes dans le sud de la Mauritanie après avoir été arrêtées suite à des émeutes. « <em>Émeutiers</em> », les appelle le gouvernement, dans un contexte de contestation post-électorale. Les scènes de chaos se sont déroulées à Kaédi, dans la vallée du fleuve Sénégal. Le ministère de l’Intérieur explique que des actes de pillage et de vandalisme ont conduit les forces de sécurité à affronter ces « <em>émeutiers</em> » et à en interpeler plusieurs. Deux d’entre eux sont décédés en détention, et le troisième à l’hôpital.</p>



<p>L’absence de précisions sur les circonstances de ces décès laisse un goût amer. Le ministère de l’Intérieur s’est contenté de dire que les « <em>émeutiers</em> » avaient été placés en détention en raison de « <em>l’heure tardive et du nombre élevé de manifestants</em> ». Ah, les euphémismes bureaucratiques.</p>



<p>Deux membres des forces de sécurité ont également été gravement blessés, l’un d’eux étant admis en soins intensifs. Le ministère promet une « <em>enquête transparente et approfondie</em> ». Mais soyons honnêtes, combien de fois avons-nous entendu cette promesse sans que la transparence ou l’approfondissement ne soient au rendez-vous ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-resultats-finaux-attendus-nbsp"><strong>Les résultats finaux attendus&nbsp;</strong></h3>



<p>Cette agitation survient après l’annonce des résultats finaux provisoires, donnant à M.&nbsp;Ghazouani une large victoire dès le premier tour. Le candidat Biram Dah Abeid, donné deuxième, a présenté ses condoléances aux victimes et crié à la fraude électorale, affirmant que la commission électorale est à la solde du pouvoir. « <em>Nous refusons toujours cette mascarade électorale</em> », a-t-il déclaré, appelant les Mauritaniens à « <em>rester debout</em> » et à « <em>manifester pacifiquement</em> ».&nbsp;</p>



<p>Les lendemains de scrutin en Mauritanie sont souvent tumultueux. Des dizaines de personnes ont été arrêtées à la suite de troubles à Nouakchott et à Nouadhibou, avec une coupure d’Internet mobile qui est devenue une habitude mondiale pour les gouvernements cherchant à étouffer les protestations.</p>



<p>Les résultats finaux doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel, mais qui peut douter de l’issue ? Si les résultats sont confirmés, Mohamed Ould Ghazouani, militaire de carrière, continuera de diriger ce vaste pays désertique, un espace de stabilité dans un Sahel troublé par le djihadisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-ombres-de-justice-et-des-echos-de-liberte"><strong>Des ombres de justice et des échos de liberté</strong></h3>



<p>Il est ironique que la Mauritanie, qui n’a pas connu d’attaque djihadiste depuis 2011, continue de lutter contre les démons de la fraude électorale et de la répression politique. Les élections de 2019 avaient déjà été marquées par des heurts et des arrestations. Cette année ne fait pas exception.</p>



<p>En fin de compte, que reste-t-il de ces élections ? Un pays divisé, des familles en deuil, et une population qui se demande quand viendra le véritable changement. Les promesses d’enquêtes et les appels au dialogue semblent creux face à une réalité où la violence et la répression sont la norme. La Mauritanie mérite mieux que cela. Elle mérite une véritable démocratie, où chaque voix compte et où chaque vote est respecté. Mais pour l’instant, nous ne voyons que des ombres de justice et des échos de liberté.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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