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	<title>Archives des masse salariale &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>SIGRH : suspension des salaires de 36 151 fonctionnaires non recensés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 21:51:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre annonce la suspension des salaires de 36 151 fonctionnaires non enrôlés dans le SIGRH. Découvrez les raisons.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 26&nbsp;août, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a annoncé la « suspension immédiate des salaires » de plus de 36 000&nbsp;agents publics non enrôlés dans le SIGRH. Une décision prise sur instructions du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, qui entend mettre fin à l’hémorragie financière provoquée par les « fonctionnaires fantômes ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le couperet est tombé. Par une circulaire datée du 26&nbsp;août et adressée aux directeurs financiers, aux maires, aux gestionnaires d’institutions et aux responsables d’administrations, le ministre de l’Économie et des Finances a ordonné l’arrêt du paiement des salaires de 36 151&nbsp;agents publics non recensés dans le cadre du recensement biométrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce processus, lancé dans le cadre du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH), avait permis de comptabiliser 158 317&nbsp;agents de la fonction publique, dont seulement 122 166 ont répondu au contrôle biométrique. Résultat&nbsp;: une saignée estimée à 48,28&nbsp;milliards de francs CFA par an, payés à des agents introuvables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-double-sanction-nbsp-absents-et-doublons"><strong>Double sanction&nbsp;: absents et doublons</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué ne s’arrête pas aux absents. Le ministère révèle aussi la découverte de cas de doublons parmi les agents enrôlés, certains avec, d’autres sans numéro d’identification nationale (NINA). Là encore, la sanction est claire&nbsp;: suspension des salaires jusqu’à clarification administrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Il s’agit d’une suspension provisoire</em> », précise le texte, qui accorde un délai de grâce de trois mois aux agents concernés. Passé ce délai, les suspensions deviendront définitives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision traduit la fermeté du Chef de l’État, le Général Assimi Goïta. Dix jours après avoir reçu le rapport du SIGRH, il a instruit son gouvernement de passer à l’action, exigeant l’application stricte des recommandations. Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, lors d’une audience accordée par le président de la transition, le 25&nbsp;août dernier, avait confirmé que des mesures sont en préparation et qu’elles allaient être rendues publiques « <em>dans les prochains jours</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-fort"><strong>Un signal fort</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Mali où l’administration a longtemps toléré les fantômes de service, l’annonce a l’effet d’un électrochoc. En s’attaquant à un mal systémique, la Transition cherche à redonner crédibilité et discipline à l’État. Mais elle prend aussi un risque politique&nbsp;: celui d’affronter de front un système de connivences installé depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En stoppant les salaires des absents et en traquant les doublons, Assimi Goïta veut démontrer qu’il ne gouverne pas par les armes, mais par la rigueur budgétaire. Pour lui, la lutte contre la corruption administrative est désormais une bataille aussi décisive que celle contre les jihadistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de la refondation a mis au point un logiciel du SIGRH, développé localement et financé exclusivement par le budget national, et qui centralise les données biométriques, connecte les ministères, sécurise les salaires. À terme, même les concours d’entrée dans la fonction publique pourraient y passer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un outil souverain, que le président de la Transition présente comme le cœur de sa stratégie de refondation. « <em>Nous disposons désormais d’un instrument capable d’instaurer une gouvernance saine et rigoureuse</em> », a martelé Goïta, lors de la réception du rapport le 15&nbsp;aout dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>SIGRH : Goïta met la fonction publique au scanner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 18:03:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La remise du rapport du SIGRH réinvente la gestion des ressources humaines avec des audits pour rationaliser la masse salariale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En recevant le rapport du Système intégré de gestion des ressources humaines, Assimi Goïta clôt un chantier inédit de modernisation administrative. Un audit géant qui recense les fonctionnaires, traque les doublons et promet de rationaliser la masse salariale, dans un geste à la fois technocratique et politique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi 15 août 2025, jour de prière et de recueillement pour beaucoup, mais aussi de rendez-vous solennel sous les lambris sobres de Koulouba. Dans une mise en scène qui tenait autant du rituel d’État que de la liturgie républicaine, drapeaux impeccablement dressés, fauteuils de velours alignés au cordeau, le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, trônait devant, flanqué du Premier ministre, du président du CNT et de la crème des institutions. L’objet du jour ? Un épais rapport relié, remis par le ministre de la Refondation de l’État, Bakary Traoré : celui du SIGRH, le Système intégré de gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’acronyme austère, un chantier titanesque : recenser, identifier et enfin unifier les fichiers des quelque 158 317 agents publics du Mali. Un rêve de technocrate ? Pas seulement. Une exigence politique née des Assises nationales de la refondation et inscrite en lettres capitales dans le plan d’action gouvernemental.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-actes-un-objectif"><strong>Trois actes, un objectif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Traoré l’a détaillé, chiffres à l’appui. Premier acte : fiches individuelles, état civil, situation professionnelle, tout y passe, depuis les bureaux de Bamako jusqu’aux zones «&nbsp;<em>difficiles d’accès</em>&nbsp;». Deuxième acte : enrôlement physique et biométrique des agents – empreintes, photos, vérifications – y compris dans les missions diplomatiques à l’étranger. Troisième acte : intégration de toutes ces données dans un logiciel maison, développé par des techniciens maliens, financé exclusivement par le budget national, hébergé et sécurisé sur le sol malien. Un combat de souveraineté numérique dans une époque où beaucoup sous-traitent leur mémoire administrative à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bilan ? Sur 158 317 agents recensés, 122 166 ont passé le contrôle biométrique. Restent 36 151 absents du fichier, pesant tout de même 48 milliards de francs CFA par an, soit 4,57 % de la masse salariale. Pas question, prévient le ministre, de crier immédiatement au «&nbsp;<em>fonctionnaire fantôme&nbsp;</em>» : trois mois de délai de grâce seront accordés pour régulariser les situations, avant suspensions, licenciements ou poursuites judiciaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-modernisation-aux-allures-d-audit-geant"><strong>Une modernisation aux allures d’audit géant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prenant la parole, Assimi Goïta a livré son diagnostic : « <em>Depuis des années, nous devons maîtriser les effectifs et la masse salariale… sans disposer d’informations fiables sur nos propres ressources humaines.</em> » Le SIGRH est, selon lui, l’outil qui manquait : fichier unique des salaires, interconnexion des services, statistiques fiables, meilleure gouvernance du capital humain. Et surtout, insiste-t-il, un système « <em>pensé et conçu par des Maliens</em> », quand une expertise étrangère aurait coûté plusieurs milliards de plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les couloirs, certains parlent d’«&nbsp;<em>opération mains propres</em>&nbsp;» appliquée à la fonction publique. Le SIGRH pourrait, à terme, balayer les doublons, les dossiers fictifs et les lenteurs bureaucratiques. Mais il faudra encore convaincre les sceptiques, notamment dans certaines administrations où l’ombre d’un contrôle biométrique n’est pas toujours accueillie à bras ouverts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Il apparaît de plus en plus que la gestion des ressources humaines au niveau de la fonction publique de l’État et des Collectivités territoriales est entravée par des difficultés qui exigent des solutions plus adéquates si nous voulons donner un sens à notre projet de refondation</em>&nbsp;», avait indiqué le Président de la Transition, dans son allocution lors du lancement du SIGRH, en mai 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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