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	<title>Archives des Mamoudou Kassogué &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Mamoudou Kassogué &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>4e édition de la Semaine de la Justice : capitaliser les réformes pour une justice crédible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 10:23:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 4e édition de la Semaine de la Justice se tient à Bamako, mettant en avant les réformes et leur impact sur la justice.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le&nbsp; Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli, ce lundi 9 février 2026, le lancement solennel de la quatrième édition de la Semaine de la Justice, présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou Kassogué. L’événement a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs judiciaires et de nombreuses personnalités. Cette mobilisation illustre l’importance accordée à la justice dans le processus de consolidation institutionnelle et de restauration de la confiance citoyenne. &nbsp;</em></strong></p>



<p>Placée sous le thème « <em>La justice à l’ère de la concrétisation et de la capitalisation des réformes </em>», cette édition se déroulera du 9 au 14 février. Le choix de cette thématique traduit une volonté claire de mettre en avant les réformes engagées et d’en mesurer les impacts. Comme l’a rappelé le président de la commission d’organisation, Dr Aboubacar Sidiki Diarrah, « <em>il n’y a pas de croissance sans réformes et pas de réformes sans croissance </em>». Cette affirmation souligne le lien indissociable entre progrès économique et modernisation institutionnelle, où la justice joue un rôle central dans la construction d’un État crédible et efficace. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-initiative-institutionnalisee-depuis-2022"><strong>Une initiative institutionnalisée depuis 2022</strong></h2>



<p>Institutionnalisée en 2022 par le gouvernement de la transition, sur proposition du ministre de la Justice, la Semaine de la Justice est devenue un rendez-vous incontournable. Son objectif est de rapprocher la justice des justiciables et de promouvoir un service public plus efficace. Elle vise à renforcer la transparence et l’accessibilité, tout en contribuant à restaurer la confiance du public envers une institution souvent perçue comme distante. Les activités prévues au programme permettront d’ouvrir des espaces de dialogue et de sensibilisation, favorisant une meilleure compréhension des mécanismes judiciaires et des réformes en cours.  </p>



<p>Dans son discours d’ouverture, le ministre Mamoudou Kassogué a insisté sur la nécessité de rompre avec l’image d’une justice qualifiée autrefois de « <em>grande muette </em>». Selon lui, cette initiative démontre que la justice est désormais une institution vivante, ouverte et accessible. Il a également rappelé que « l<em>es professionnels de la justice sont mal fondés à donner des leçons ou à prononcer des décisions de condamnation à l’encontre des citoyens si eux-mêmes sont les premiers à transgresser allègrement la loi </em>». Ce message fort traduit une exigence de cohérence et d’exemplarité au sein du corps judiciaire, condition essentielle pour restaurer la crédibilité de l’institution. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-de-transparence-et-de-proximite"><strong>Une dynamique de transparence et de proximité</strong></h2>



<p>Cette quatrième édition marque une étape significative dans le processus de réforme et de modernisation du système judiciaire malien. Elle s’inscrit dans une dynamique de transparence et de responsabilisation, où l’accent est mis sur la proximité avec les citoyens. En mettant en avant la capitalisation des réformes, l’événement ambitionne de consolider les acquis et de tracer les perspectives d’une justice plus crédible et plus digne de confiance. Pour les acteurs institutionnels comme pour les citoyens, cette semaine représente une opportunité de dialogue et de réflexion collective sur l’avenir de la justice au Mali.&nbsp;</p>



<p>Au-delà des discours, cette semaine se veut un espace de rencontre et de pédagogie, où les citoyens peuvent mieux comprendre le rôle de la justice et les réformes en cours. Elle incarne une volonté politique de rendre la justice plus proche, plus transparente et plus exemplaire. En plaçant la réforme au cœur de son action, le gouvernement entend démontrer que la justice n’est pas seulement une institution de sanction, mais aussi un pilier de la cohésion sociale et du développement. La Semaine de la Justice 2026 s’annonce ainsi comme une étape décisive pour bâtir une justice accessible, crédible et respectée par tous. &nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES : colère après la mort suspecte d’Alino Faso et les sanctions contre Nathalie Yamb</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 08:53:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre de la Justice Mamoudou Kassogué aborde le martyre d’Alino Faso et les implications des sanctions contre Nathalie Yamb.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Lu en direct au 20&nbsp;h sur l’ORTM, par le ministre malien de la Justice Mamoudou Kassogué, le communiqué de la Confédération des États du Sahel (AES) a pris des allures de réquisitoire. Entre dénonciation du « néocolonialisme judiciaire » et appel à la solidarité panafricaine, un texte qui confirme que la fracture avec l’Europe est désormais politique, idéologique et assumée.</em></strong></p>



<p>Dans la nuit du lundi au mardi&nbsp;26&nbsp;août 2025, à l’heure où les familles maliennes se rassemblent devant la télévision nationale, le 20&nbsp;h de l’ORTM s’est transformé en tribune. Derrière le pupitre, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, a lu un communiqué au nom de la Confédération des États du Sahel (AES).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-requisitoire-contre-bruxelles-et-paris"><strong>Un réquisitoire contre Bruxelles et Paris</strong></h2>



<p>Dans son viseur, l’Union européenne, accusée de sanctions « <em>injustes</em> » contre la militante suisse d’origine camerounaise Nathalie Yamb — interdite de territoire, privée d’avoirs, frappée d’un bannissement aérien. Mais aussi, plus largement, ce que l’AES appelle des « <em>mesures de harcèlement</em> » contre d’autres figures du panafricanisme radical&nbsp;: Kemi Seba, Franklin Nyamsi, Ibrahima Maïga.</p>



<p>Le communiqué ne s’arrête pas là. Il évoque l’&nbsp;« <em>arrestation illégale</em> », la « <em>séquestration</em> » et la mort suspecte d’Alain Christian Traoré, alias Alino Faso, en Côte d’Ivoire. Une affaire obscure qui, dans la rhétorique de l’AES, devient le symbole d’une répression transnationale contre les voix dissidentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-l-unite-panafricaine"><strong>Un appel à l’unité panafricaine</strong></h2>



<p>Les mots choisis ne laissent pas place à l’ambiguïté : « <em>atteinte grave aux libertés fondamentales</em> », « <em>tentative de museler les voix africaines</em> », « <em>néocolonialisme judiciaire </em>». </p>



<p>L’affaire pourrait n’être qu’un communiqué parmi d’autres. Mais la lecture en direct au 20&nbsp;h, par un ministre d’État, en dit long. C’est une stratégie assumée&nbsp;: parler au peuple, inscrire la justice dans la rhétorique de souveraineté qui structure désormais le discours des autorités de la transition sahélienne.</p>



<p>Au-delà de la dénonciation, le texte appelle à la solidarité. Les ministres de la Justice de l’AES se posent en défenseurs des militants panafricanistes, invitent les peuples africains à « <em>renforcer leur unité</em> » et promettent un soutien « <em>indéfectible</em> » à ceux qui combattent « <em>pour l’émancipation totale du continent</em> ».</p>



<p>Le martyre d’Alino Faso et les sanctions contre Yamb deviennent les pierres angulaires d’une Afrique qu’on voudrait faire taire, mais qui se cabre.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Justice au Mali : sur la voie de la mise en œuvre pratique des nouveaux textes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 13:49:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le forum national des magistrats au Mali vise à renforcer les capacités pour une bonne application de la justice au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le 13&nbsp;décembre 2024, le gouvernement a promulgué de nouveaux textes concourant à la modernisation de la justice. Ces textes représentent une étape importante dans la construction d’un État de droit solide, mais leur succès dépendra de leur application effective. C’est dans ce cadre que le ministère de la Justice a organisé un forum pour le renforcement des capacités des magistrats.</em></strong><em></em></p>



<p>Lancé officiellement à Bamako en 2025, par Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux, le forum national des magistrats du Mali est un programme de renforcement des capacités destiné à assurer une meilleure application des nouveaux textes. La cérémonie a enregistré la participation de hautes personnalités, dont l’Ambassadrice des États-Unis au Mali, le Coordinateur Résident des Nations-Unies au Mali, les membres du Cabinet du ministère de la Justice, les directeurs des services centraux, ainsi que les chefs de juridiction et de parquet.&nbsp;</p>



<p>Dans son discours, le ministre Kassogué a rappelé que l’entrée en vigueur des nouveaux textes, promulgués le 13&nbsp;décembre 2024, marque une avancée historique dans l’arsenal juridique malien. Autrement dit, le forum est consacré à l’appropriation par les magistrats des nouveaux textes législatifs fondamentaux de la justice malienne : le code pénal, le code de procédure pénale et la loi sur l’organisation judiciaire. Il réunit des magistrats venus de Bamako et de l’intérieur du pays, ainsi que des experts et facilitateurs.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-innovations-du-code-penal-nbsp"><strong>Des innovations du code pénal&nbsp;</strong></h2>



<p>La loi n°&nbsp;2024-027 portant Code pénal compte 702&nbsp;articles contre 328 dans l’ancien code. Il introduit des mesures rigoureuses pour lutter contre les infractions sexuelles et les atteintes à la moralité publique. Les articles&nbsp;325-1 et 325-2 pénalisent les relations qualifiées d’« <em>actes contre nature</em> », avec des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 200 000&nbsp;francs CFA. Les délits sexuels et les violences basées sur le genre font l’objet d’une attention particulière, avec des peines exemplaires pour des actes tels que le harcèlement sexuel (article&nbsp;327-5) ou l’inceste (article&nbsp;327-15).&nbsp;</p>



<p>Le nouveau texte, dans ses articles&nbsp;17 et suivant, stipule que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et certaines infractions économiques graves ne sont pas soumis à la prescription. Il introduit aussi des nouveautés des mécanismes modernes de gestion des peines, comme le sursis avec mise à l’épreuve ou le placement sous surveillance électronique (articles&nbsp;132-28 et suivants du Code Pénal).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-nouveautes-dans-le-code-de-procedure-penale-nbsp"><strong>Des nouveautés dans le code de procédure pénale&nbsp;</strong></h2>



<p>La loi n°&nbsp;2024-028 portant Code de procédure pénale comporte 1373 contre 634 auparavant. Il place au centre de ses dispositions le respect des droits des parties. L’article&nbsp;3 établit clairement le principe de la présomption d’innocence, assurant que toute personne est innocente jusqu’à preuve du contraire devant une juridiction compétente.&nbsp;</p>



<p>L’article 1<sup>er</sup>&nbsp;insiste sur la nécessité d’une procédure équitable et contradictoire, où la dignité de toutes les parties, qu’elles soient accusées ou victimes, est préservée. Ce principe est renforcé par les articles&nbsp;9 à 12, qui offrent aux victimes la possibilité d’exercer une action civile pour obtenir réparation des préjudices subis. Le nouveau code de procédure pénale prévoit, aussi, des outils adaptés pour traiter les infractions (mariage forcé, traite des personnes ), notamment dans le cadre des flagrants délits, où les pouvoirs des officiers de police judiciaire sont élargis afin de permettre une intervention immédiate et efficace, comme le stipulent les articles&nbsp;79 à 84.&nbsp;</p>



<p>En outre, il fixe la prescription des crimes ordinaires à quinze ans, tout en permettant un délai de vingt ans pour les crimes sexuels graves, comme indiqué dans l’article&nbsp;18. Aussi, les mineurs bénéficient de dispositifs éducatifs spécifiques, avec des mesures de réinsertion adaptées à leur âge et leur situation. De plus, le traitement des crimes flagrants est optimisé, garantissant une réactivité accrue dans la collecte des preuves et la mise en œuvre des poursuites.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-processus-de-refondation-de-l-etat-nbsp"><strong>Processus de refondation de l’État&nbsp;</strong></h2>



<p>Il faut rappeler que ce forum est organisé en par le ministère de la justice en partenariat avec l’organisation internationale du travail (OIT) et, se tient un mois après l’atelier de validation un du nouveau programme décennal de développement du secteur de la justice (PRODEJ) sur la période&nbsp;2025-2034. Il entre dans le cadre du processus de refondation de l’État malien impulsé par le Président de la Transition.&nbsp;</p>



<p>C’est un programme qui s’articule autour de cinq axes stratégiques : l’accès à la justice, l’indépendance du pouvoir judiciaire, la protection des droits de l’Homme, la transparence et la modernisation du système judiciaire. Ce nouveau programme est doté d’un premier plan d’action quinquennal (2025-2029) estimé à 271,87&nbsp;milliards&nbsp;FCFA.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Réformes judiciaires au Mali : Le ministre Mamoudou Kassogué fait le point sur les avancées et les défis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 08:41:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, parle des réformes judiciaires au Mali pour renforcer l'efficacité et la démocratie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un contexte de refondation de l’État malien, la justice se trouve au cœur des transformations engagées par les autorités de la Transition. Invité de l’émission Malikura Taasira, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a dressé un état des lieux franc et détaillé du secteur judiciaire. Il a réfuté avec vigueur les accusations de restriction des libertés publiques et a souligné les réformes profondes en cours pour redonner à la justice toute sa crédibilité et son efficacité.</em></strong></p>



<p>Dès l’entame de son intervention, le ministre Kassogué a dénoncé un «&nbsp;<em>faux procès</em>&nbsp;» intenté à la Transition par certains de ses compatriotes, qui accusent le gouvernement de bafouer les principes démocratiques et les fondements de l’État de droit. Il a rappelé que la justice reste le dernier rempart pour les citoyens contre les abus, et a regretté une incompréhension persistante entre les citoyens et l&rsquo;appareil judiciaire. «&nbsp;<em>Très souvent, les gens perçoivent la justice à l’aune de leurs propres intérêts, ce qui rend difficile l’adhésion unanime</em>&nbsp;», a-t-il expliqué.</p>



<p>Face aux critiques concernant la réduction du nombre de partis politiques et d’associations, Kassogué a précisé que cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation. Il s’agit, selon lui, d’aller vers un modèle plus rationnel et efficace, avec des partis performants, responsables et inscrits dans une logique de reddition des comptes. Il a insisté : «&nbsp;<em>Le seul cas où nos services interviennent, c’est lorsque l’exercice des libertés empiète sur la loi.</em>&nbsp;»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-justice-en-mutation-profonde"><strong>Une justice en mutation profonde</strong></h3>



<p>Pour répondre aux attentes des citoyens, le ministère de la Justice a initié une série de réformes institutionnelles et juridiques. Sept nouvelles structures ont été créées, parmi lesquelles le Pôle national économique et financier, la Cour administrative d’appel ou encore l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis. À cela s’ajoutent la relecture du statut de la magistrature et des greffiers, ainsi que l’adoption d’un nouveau Code pénal – en vigueur depuis décembre 2024 – et d’un Code de procédure pénale qui entrera en vigueur le 13 juin 2025.</p>



<p>Ces outils juridiques modernisés visent à rendre la justice plus accessible, performante et respectueuse des droits des justiciables. Une ligne verte baptisée Bingani-Kunafoni a d’ailleurs été mise en place pour permettre aux citoyens de signaler les dysfonctionnements et abus constatés dans les juridictions. En seulement six mois, elle a enregistré plus de 450 appels.</p>



<p>Cependant, le ministre reconnaît que le défi du personnel reste immense. Le Mali compte actuellement 499 magistrats pour une population de près de 23 millions d’habitants, soit un ratio bien en deçà des normes internationales. Pour y remédier, 316 auditeurs de justice, 240 greffiers et 125 agents pénitentiaires ont été recrutés sur les trois dernières années. Ces efforts ont permis de rétablir une régularité dans la tenue des sessions d’assises, avec au moins deux sessions annuelles et même des sessions spéciales axées sur la lutte contre la corruption et les violations graves des droits humains.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-fin-de-l-impunite-et-lutte-contre-la-corruption"><strong>Fin de l’impunité et lutte contre la corruption</strong></h3>



<p>Mamoudou Kassogué a été clair : «&nbsp;<em>Il n’y a plus d’intouchables au Mali.</em>&nbsp;» L’incarcération de hauts responsables, y compris celui de l’administration pénitentiaire, en témoigne. Concernant l’affaire très médiatisée de l’achat de l’avion présidentiel, il a dénoncé une tentative de manipulation de l’opinion, tout en promettant que le procès de l’ex-ministre Bouaré Fily Sissoko se tiendra dans le strict respect de la dignité humaine.</p>



<p>Les efforts dans la lutte contre la corruption ont d’ores et déjà permis de recouvrer environ 400 milliards de Fcfa en 2024. En plus de ces montants colossaux, des biens ont été saisis et rendus indisponibles dans l’attente de la fin des procédures. Le ministre s’est aussi félicité de la nouvelle disposition légale rendant les infractions économiques imprescriptibles et facilitant la saisie des biens même en cas de décès des mis en cause.</p>



<p>Le Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité a également enregistré des résultats tangibles, grâce à des outils spécialisés et une meilleure coordination dans la répression des crimes numériques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-perspectives-ambitieuses"><strong>Des perspectives ambitieuses</strong></h3>



<p>À moyen terme, le ministre Kassogué annonce la fin de la Loi d’orientation du secteur de la justice, qui sera remplacée par un Programme décennal de la justice. D&rsquo;autres initiatives inédites verront le jour, telles que la Médaille d&rsquo;honneur de la justice et le prix Daniel Amagoin Tessougué qui récompensera les acteurs judiciaires les plus intègres.</p>



<p>Le ministère prépare également l’adoption d’une nouvelle politique pénitentiaire – la première depuis l’indépendance et une stratégie genre. Enfin, la digitalisation progressive des procédures et des paiements dans le système judiciaire est en cours, dans le but de gagner en transparence, en rapidité et en efficacité. Avec ces réformes, le Garde des Sceaux veut rompre avec le passé et poser les fondations d’une justice indépendante, performante et résolument tournée vers l’avenir.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>PRODEJ 2025-2030 : un nouveau programme pour moderniser davantage la justice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 08:40:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali valide le PRODEJ 2025-2034 pour moderniser sa justice avec cinq axes stratégiques et un budget ambitieux de plus de 270 milliards FCFA.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Pendant les 5&nbsp;dernières années, la justice a connu beaucoup de réformes. Pour continuer dans ce sens, les autorités nationales ont décidé d’élaborer un nouveau programme décennal de développement du secteur (PRODEJ) sur la période&nbsp;2025-2034. Pour valider le document de ce programme, un atelier national de validation a été organisé.</em></strong></p>



<p>Le lancement de cet atelier a eu lieu, le jeudi&nbsp;12&nbsp;juin 2025, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) sous la présidence de Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde du Sceau. Étaient présents à ce lancement les principaux acteurs institutionnels, les représentants de la société civile, les syndicats, les partenaires techniques et financiers à travers le Groupe thématique « <em>Justice, État de droit et Lutte contre la corruption</em> » représenté par le PNUD, ainsi que des universitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-programme-fonde-sur-cinq-axes-strategiques"><strong>Un programme fondé sur cinq axes stratégiques</strong></h2>



<p>La tenue de cet atelier marque une étape clé dans la modernisation du système judiciaire malien. À l’ouverture des travaux, le ministre chargé de la justice a indiqué que ce nouveau programme s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’État malien impulsée par le Président de la Transition.&nbsp;</p>



<p>C’est un programme, a-t-il soutenu, qui s’articule autour de cinq axes stratégiques&nbsp;: l’accès à la justice, l’indépendance du pouvoir judiciaire, la protection des droits de l’Homme, la transparence et la modernisation du système judiciaire. Et de poursuivre qu’« <em>Il s’agira de poser les jalons de la justice pour les dix prochaines années »,&nbsp;</em>a déclaré le ministre, insistant sur la nécessité d’une justice accessible, efficace et crédible, véritable pilier de l’État de droit et du développement.</p>



<p><strong><em>&nbsp;</em></strong>Mamousou Kassogué a, aussi, rappelé que le processus d’élaboration s’est voulu ouvert et participatif, associant les juridictions, les administrations concernées, les ordres professionnels, la société civile, les syndicats, les chercheurs et les partenaires techniques. « <em>Une démarche cohérente avec la vision du Mali de concevoir et financer ses politiques publiques par lui-même et pour lui-même</em> », a souligné le ministre Kassogué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-majeures-nbsp"><strong>Des réformes majeures&nbsp;</strong></h2>



<p>À noter que ce nouveau programme est doté d’un premier plan d’action quinquennal (2025-2029) estimé à 271,87&nbsp;milliards&nbsp;FCFA qui prévoit une hausse substantielle des ressources budgétaires allouées à la justice, passant de 56,03&nbsp;milliards&nbsp;FCFA en 2025 à plus de 110&nbsp;milliards en 2029.&nbsp;</p>



<p>Avant de terminer son allocution, Kassogué est revenu sur les réalisations de la précédente programmation quinquennale, qui sont entre autres le recrutement massif de personnels judiciaires et pénitentiaires, l’amélioration des infrastructures (notamment la nouvelle Maison d’Arrêt de Kénioroba), la relecture des textes législatifs, et l’adoption d’un nouveau Code pénal et d’un nouveau Code de procédure pénale. Il n’a pas manqué d’évoquer l’évolution notable de l’indice de confiance des citoyens envers la justice, passé à plus de 72&nbsp;% en 2025 contre moins de 30&nbsp;% cinq ans plus tôt.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-progression-fulgurante-nbsp-du-niveau-de-confiance-en-la-justice"><strong>Progression fulgurante&nbsp;</strong><strong>du niveau de confiance en la justice</strong></h2>



<p>Il résulte de Malimètre, une enquête d’opinions menée,&nbsp;du 11&nbsp;janvier au 22&nbsp;janvier 2025,&nbsp;&nbsp;par la Fondation allemande, Friedrich Ebert Schiftung (FES) que trois quarts des Maliens ont confiance en la justice malienne (18,3&nbsp;% totalement confiance et 56,8&nbsp;% partiellement confiance). Par contre, deux sur dix n’y font pas confiance (14,2&nbsp;% pas confiance et 6,3&nbsp;% pas du tout confiance).&nbsp;</p>



<p>Le niveau de confiance en la justice malienne diminue avec le niveau d’instruction&nbsp;: aucun (77,1&nbsp;%), primaire (76,9&nbsp;%), secondaire (73,7&nbsp;%), supérieur (66,9&nbsp;%). Autrement dit, le niveau de confiance en la justice malienne est en nette progression ces dernières années, passant de 47,7&nbsp;% en 2021 à 75,1&nbsp;% en 2025. Ce qui correspond à une hausse de 27,4&nbsp;points de pourcentage sur ces cinq dernières années.&nbsp;</p>



<p>Les principales attentes des populations sont, selon les résultats, une justice transparente, soit 58,2&nbsp;% des personnes enquêtées. Les populations veulent aussi une justice équitable (30,1&nbsp;%), une justice incorruptible (22,7&nbsp;%), une justice impartiale sans distinction sociale (21,9&nbsp;%).&nbsp;</p>



<p>Il faut signaler que cette nette progression de l’indice de confiance des citoyens en la justice est la résultante des réformes entreprise durant ces cinq dernières années. Avec la mise en œuvre de ce nouveau programme, le niveau de confiance va augmenter davantage.</p>



<p><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mamoudou Kassogué porte la voix d’une justice malienne réformée au 13e Forum juridique international</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre de la Justice du Mali présente les succès notables de la justice malienne dans la lutte contre la criminalité économique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le ministre de la Justice et des Droits de l&rsquo;Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou Kassogué, représente actuellement le Mali au 13e Forum juridique international de Saint-Pétersbourg, en Russie. Il y partage les succès notables du pays dans la lutte contre la criminalité économique, notamment le recouvrement de centaines de milliards de FCFA issus d&rsquo;activités illicites. Ces avancées sont le fruit de réformes audacieuses, comme la révision des Codes pénal et de procédure pénale, et la création d&rsquo;institutions clés telles que l&rsquo;Agence de recouvrement et de gestion des avoirs (ARGA).&nbsp;</em></strong></p>



<p>La participation du Mali à ce forum de haut niveau témoigne de son engagement résolu à s&rsquo;inscrire dans la dynamique du droit international et à partager ses acquis en matière de gouvernance judiciaire et de transparence. Dans un discours remarqué, le ministre Kassogué a mis en lumière les avancées significatives réalisées par le Mali dans la lutte contre la criminalité économique. Un accent particulier a été mis sur le recouvrement des avoirs issus d&rsquo;activités illicites, un domaine où le Mali a enregistré des succès notables.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-legislatives-et-institutionnelles-ambitieuses"><strong>Des réformes législatives et institutionnelles ambitieuses</strong></h3>



<p>Le ministre Kassogué a détaillé les réformes structurelles et législatives entreprises par son pays pour endiguer ce fléau. Parmi les initiatives phares, il a cité la réforme du Code pénal et du Code de procédure pénale, des étapes essentielles pour moderniser l&rsquo;arsenal juridique malien et l&rsquo;adapter aux réalités de la criminalité transnationale. Ces réformes visent à renforcer l&rsquo;efficacité des poursuites et à garantir des procédures plus rigoureuses en matière de criminalité économique.</p>



<p>Au-delà des textes de loi, le Mali a également mis en place des institutions spécialisées pour une action plus ciblée et plus efficace. Le ministre Kassogué a ainsi souligné la création de l&rsquo;Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (ARGA). Cette agence joue un rôle crucial dans la traçabilité et la récupération des biens mal acquis, permettant de priver les criminels de leurs profits illicites.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-resultats-tangibles-dans-la-lutte-contre-la-criminalite-economique"><strong>Des résultats tangibles dans la lutte contre la criminalité économique</strong></h3>



<p>De même, la mise en place du Pôle national économique et financier a permis de concentrer les efforts et l&rsquo;expertise dans la lutte contre la criminalité financière, renforçant ainsi la capacité du Mali à démanteler les réseaux et à traduire leurs auteurs en justice.</p>



<p>Les résultats de ces efforts concertés sont palpables et éloquents. Le ministre Kassogué a fièrement annoncé que ces initiatives ont permis de recouvrer plusieurs centaines de milliards de FCFA. Ce chiffre impressionnant témoigne de la détermination du Mali à assainir son environnement économique et à réinjecter ces fonds dans l&rsquo;économie légale, au bénéfice de la population. Ce succès est un exemple concret de la manière dont des réformes juridiques audacieuses et des institutions dédiées peuvent transformer la lutte contre la criminalité économique en une réalité tangible.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-renforcement-de-la-cooperation-juridique-internationale"><strong>Renforcement de la coopération juridique internationale</strong></h3>



<p>En marge des sessions plénières du forum, la participation du ministre Kassogué a également été marquée par un acte diplomatique significatif. Il a procédé à la signature d&rsquo;un Mémorandum d&rsquo;entente avec le Procureur général de la Fédération de Russie. Cette entente bilatérale ouvre de nouvelles perspectives de coopération judiciaire entre les deux pays, notamment en matière d&rsquo;entraide judiciaire, de lutte contre la criminalité transnationale organisée, et d&rsquo;échange d&rsquo;expertises. Ce mémorandum renforce la position du Mali sur la scène internationale et souligne sa volonté d&rsquo;établir des partenariats solides pour faire face aux défis mondiaux.</p>



<p>La présence du Mali au 13e Forum juridique international de Saint-Pétersbourg est bien plus qu&rsquo;une simple participation ; c&rsquo;est une affirmation de sa place en tant qu&rsquo;acteur engagé dans la construction d&rsquo;un ordre juridique international plus juste et plus transparent. En partageant son expérience et en renforçant ses alliances, le Mali démontre sa détermination à contribuer activement à la résolution des enjeux juridiques contemporains, tout en consolidant ses propres fondations en matière de bonne gouvernance et de justice.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>58 ᵉ session du Conseil des droits de l’homme : le Mali prône une coopération sincère et équilibrée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l&#039;homme]]></category>
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		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudou Kassogué]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mamoudou Kassogué  a réaffirmé la détermination du Mali à respecter ses engagements en matière de promotion et de protection des droits de l’homme, aussi bien sur le plan national qu’international.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>&nbsp;Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a participé, le 25&nbsp;février 2025, au Segment de Haut Niveau de la 58&nbsp;ᵉ Session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies. Dans son allocution, il a réaffirmé la détermination du Mali à respecter ses engagements en matière de promotion et de protection des droits de l’homme, aussi bien sur le plan national qu’international.</em></strong></p>



<p>Le ministre Mamoudou Kassogué a mis en avant les efforts déployés par les Forces armées maliennes (FAMa), avec l’appui de partenaires stratégiques, dans la lutte contre le terrorisme. Il a rappelé que cette menace constitue l’un des principaux facteurs de violation des droits fondamentaux au Mali et dans la région sahélienne.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un engagement ferme contre l’impunité</strong></h3>



<p>Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de mettre en place des solutions durables, ancrées dans les réalités locales. À cet effet, il a évoqué le Dialogue inter-malien et la rédaction d’une Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation. Ces initiatives visent à favoriser une résolution endogène des crises et à renforcer la cohésion nationale.</p>



<p>Le ministre a également souligné l’importance de la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes. Il a assuré que le gouvernement malien mène des enquêtes rigoureuses sur les violations des droits de l’homme, y compris celles qui impliqueraient les Forces armées et de Sécurité malienne. Cette démarche, selon lui, témoigne de la volonté du Mali de garantir la justice et de prévenir toute forme d’abus.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Contre la politisation des droits de l’homme</strong></h3>



<p>Le ministre Kassogué a tenu à dénoncer toute tentative d’instrumentalisation ou de politisation des droits de l’homme à des fins inavouées. Il a rappelé que le Mali reste attaché aux principes universels de promotion et de protection des droits humains, en toute impartialité et indépendance.</p>



<p>Cette position vise à éviter que des considérations politiques ne viennent biaiser l’appréciation de la situation des droits de l’homme au Mali. Il a ainsi réaffirmé la nécessité d’un traitement objectif et équilibré des réalités du terrain.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un appel à la coopération internationale</strong></h3>



<p>Enfin, le garde des Sceaux a réitéré la volonté du Mali de collaborer avec la communauté internationale et tous les partenaires sincères afin d’apporter une réponse rapide et durable à la crise que traverse le pays.</p>



<p>En s’exprimant devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, le Mali réaffirme ainsi son engagement en faveur des valeurs de justice, de paix et de respect des droits humains, tout en appelant à une solidarité internationale pour faire face aux défis actuels.</p>



<p><strong>Ibrahim K Djitteye&nbsp;</strong></p>
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