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	<title>Archives des malnutrition &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des malnutrition &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>L’humanitaire à l’épreuve du feu : les défis et espoirs au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 10:00:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'humanitaire au Mali en première ligne : explorez les défis et l'espoir des Maliens touchés par la pauvreté et les conflits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un pays où la pauvreté, les conflits armés et les crises climatiques se conjuguent avec une intensité dévastatrice, l’humanitaire est devenu le dernier rempart contre la désolation.</em></strong></p>



<p>Au Mali, les visages des crises humanitaires ne se réduisent pas à des chiffres froids ou à des manchettes éphémères. Ce sont ceux des enfants affamés dans les villages reculés du Sahel, des femmes déplacées par les violences intercommunautaires, des hommes blessés dans les attaques terroristes, et des familles cherchant refuge sous des tentes de fortune. Ces vies brisées, bien que souvent invisibles aux yeux du monde, portent en elles l’espoir fragile d’un lendemain meilleur.</p>



<p>Selon les dernières <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">données</a> du Bureau des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), 6,4 millions de Maliens, soit environ 25 % de la population, présentent des besoins humanitaires multisectoriels pour l’année 2025. Derrière ces statistiques se cachent des histoires poignantes, celles de communautés entières privées de nourriture, d’eau potable, d’accès aux soins médicaux et même de dignité humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cercle-vicieux"><strong>Un cercle vicieux</strong></h2>



<p>Le Mali est pris dans un tourbillon de crises multidimensionnelles qui s’alimentent mutuellement. Dans le Nord, les attaques terroristes ont ravagé des villages entiers, forçant des milliers de personnes à abandonner leurs terres ancestrales. Les infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé, ont été également détruites ou fermées, plongeant les populations locales dans une précarité accrue.</p>



<p>Dans le Centre, les tensions entre agriculteurs et éleveurs ont exacerbé les conflits intercommunautaires, rendant les zones rurales impraticables. Les violences armées, combinées à une gouvernance locale affaiblie, ont créé un climat d’insécurité généralisée. Simultanément, les effets dévastateurs des changements climatiques frappent durement : des sécheresses prolongées et des inondations récurrentes menacent les moyens de subsistance des populations déjà vulnérables.</p>



<p>En 2024, près de <a href="https://www.unocha.org/publications/report/mali/mali-besoins-humanitaires-et-plan-de-reponse-2025-janvier-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">450 000</a> personnes, principalement des femmes et enfants, ont été affectées par des inondations de grande ampleur à travers le pays. Ces catastrophes naturelles ont aggravé la situation alimentaire, entraînant une augmentation drastique des cas de malnutrition aiguë chez les enfants. À cela s’ajoutent les fractures politiques et institutionnelles. Depuis le coup d’État militaire de 2020, le Mali traverse une période de transition, marquée par des sanctions internationales et une rupture croissante avec certains partenaires occidentaux. Cette situation a réduit les financements humanitaires et compliqué l’accès aux zones en crise pour les organisations internationales.</p>



<p>Face à ces défis, les organisations humanitaires locales et internationales jouent un rôle important. La Croix-Rouge malienne, présente depuis 6 décennies, est devenue un pilier de la réponse humanitaire dans le pays. Avec ses équipes déployées dans les régions les plus dangereuses, elle distribue de l’aide alimentaire, fournit des soins médicaux d’urgence et soutient les efforts de médiation communautaire pour apaiser les tensions.</p>



<p>Kadidiatou Koné, une bénéficiaire de l’aide humanitaire à Mopti, témoigne&nbsp;:&nbsp;<em>« Sans la Croix-Rouge malienne, nous n’aurions pas survécu. Avant son arrivée, nous vivions des jours très difficiles. Nous n’avions presque plus rien à manger. Les groupes armés avaient incendié nos champs, et beaucoup d’entre nous ont fui nos villages pour chercher refuge dans la brousse. Nous étions coupés du monde, sans eau potable ni soins médicaux. Mes enfants souffraient de malnutrition, et je ne savais pas comment les sauver&nbsp;».</em></p>



<p>En 2024, la <a href="https://www.icrc.org/fr/article/mali-nos-actions-de-janvier-decembre-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Croix Rouge</a> malienne a assisté 15 100 ménages, soit 90 600 personnes, et installé 65 ouvrages d’accès à l’eau potable pour 225 000 personnes à travers le pays. Ces interventions permettent non seulement de répondre aux besoins immédiats, mais aussi de renforcer la résilience des communautés face aux crises futures.</p>



<p>De son côté, Médecins Sans Frontières (MSF) continue d’opérer dans les hôpitaux délabrés du Nord, où les infrastructures de santé ont été détruites par les conflits. Selon un <a href="https://www.msf.org/fr/les-%C3%A9quipes-msf-poursuivent-leur-soutien-%C3%A0-la-population-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">document</a> publié en 2022, MSF a soigné plus de 6 500 enfants malnutris, assisté 12 000 femmes lors de leur accouchement, pris en charge 190 000 malades contre le paludisme, et accompagné près de 500 femmes dans leur combat contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Ces efforts, bien que colossaux, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.</p>



<p>Le <a href="https://saheltribune.com/la-croix-rouge-malienne-mobilise-plus-de-71-millions-pour-les-deplaces-de-kamaneguela/">Comité international de la Croix-Rouge</a> (CICR), en collaboration avec ses partenaires locaux, a réhabilité des puits et des systèmes d’irrigation dans les régions touchées par la sécheresse. Ces projets permettent non seulement de fournir de l’eau potable, mais aussi de relancer l’agriculture dans des zones autrefois prospères, offrant ainsi une perspective durable aux communautés locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-humanitaire-devient-un-combat-quotidien"><strong>Quand l’humanitaire devient un combat quotidien</strong></h2>



<p>Malgré leur dévouement, les acteurs humanitaires font face à des obstacles croissants, en termes d’accès à certaines zones. Dans un <a href="https://arhp.msf.es/wp-content/uploads/2023/07/Case-Study-03-Mali-FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>, MSF souligne que <em>« l’incursion d’acteurs militaires et politiques dans le domaine de l’action humanitaire compromet l’action humanitaire au Mali ». </em>Les travailleurs humanitaires sont souvent pris pour cible, mettant en péril leur sécurité et celle des populations qu’ils tentent de secourir.</p>



<p><em>« Nous savons que nos équipes risquent leur vie chaque fois qu’elles partent en mission. Mais abandonner serait une trahison envers ceux qui comptent sur nous »,&nbsp;</em>confie Awa Diallo, volontaire de la Croix-Rouge malienne.</p>



<p>Outre les dangers physiques, le manque de financements reste un défi majeur. Selon OCHA, 7,1 millions de personnes étaient dans le besoin humanitaire au Mali en 2024, mais le <a href="https://www.nutritioncluster.net/sites/nutritioncluster.com/files/2022-07/mali_hrp_2022.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plan</a> de réponse humanitaire nécessite environ 700 millions de dollars pour répondre aux besoins croissants. À mi-année, seulement 25 % de cette somme avait été mobilisée. Cette pénurie force les ONG à prioriser certaines zones au détriment d’autres, laissant des milliers de personnes sans aide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-humanitaire-reflet-de-notre-humanite"><strong>L’humanitaire, reflet de notre humanité</strong></h2>



<p>L’humanitaire au Mali est bien plus qu’une simple réponse aux crises. C’est un cri d’alarme adressé à l’ensemble de la <a href="https://saheltribune.com/dih-et-reportage-en-periode-de-conflit-lattitude-a-adopter-par-les-journalistes/">communauté internationale</a>. Il révèle à quel point les conflits, les catastrophes naturelles et l’instabilité politique peuvent plonger un pays dans une telle situation humanitaire. Mais il montre aussi la résilience et la solidarité des Maliens, qui, malgré les épreuves, continuent de se soutenir mutuellement.</p>



<p>Dans un village reculé de la région de Tombouctou, une mère serre contre elle son enfant affamé. Personne ne filme. Personne ne parle d’eux. Et pourtant, ils comptent. Ils comptent pour 6,4 millions. Mais dans le bruit assourdissant du monde, ils ne comptent plus assez.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-agir-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard"><strong>Agir avant qu’il ne soit trop tard</strong></h2>



<p>L’humanitaire est un miroir de notre humanité. Il révèle nos capacités de compassion, mais aussi nos limites. Face à l’urgence, à l’échelle nationale et internationale, une question demeure&nbsp;: serons-nous à la hauteur de la dignité de ceux qui n’ont rien, sinon l’espoir qu’on ne les oublie pas&nbsp;?</p>



<p>Les <a href="https://saheltribune.com/bilan-2024-le-cicr-et-la-croix-rouge-malienne-renforcent-leur-engagement-humanitaire/">ONG humanitaires</a>, telles que la Croix-Rouge malienne et ses partenaires internationaux, incarnent une lumière dans l’obscurité des crises mondiales. Leur engagement inlassable sauve des millions de vies chaque année, mais elles ne peuvent agir seules. Face à l’urgence, l’humanitaire n’est pas un choix : c’est une responsabilité collective. Car derrière chaque chiffre, il y a une vie. Une vie qui mérite d’être sauvée.</p>



<p>Au Mali, comme ailleurs, l’espoir repose sur notre capacité à agir ensemble, avant qu’il ne soit trop tard.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Quand l’intelligence artificielle entre dans la guerre contre la faim</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2025 14:16:23 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment l'intelligence artificielle et lutte contre les famines transforme la gestion des crises alimentaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un monde où les saisons deviennent imprévisibles, les récoltes incertaines et l’aide humanitaire de plus en plus rare, l’intelligence artificielle pourrait bien devenir la dernière arme de prévention contre les famines. Du Sahel au Soudan du Sud, de l’analyse satellitaire à la détection des crises agricoles, des géants technologiques aux coopératives locales, l’IA commence à transformer silencieusement la gestion des crises alimentaires. Encore faut-il qu’elle reste un outil au service des populations – et non des intérêts. Une révolution est en marche. Discrète, mais décisive.</em></strong></p>



<p>Le climat dérègle les saisons, les conflits pulvérisent les marchés, les chocs économiques ferment les greniers. Pendant ce temps, un acteur discret, invisible mais puissant, commence à tracer sa route dans la gestion des crises alimentaires : l’intelligence artificielle. Longtemps cantonnée aux laboratoires des géants de la tech, l’IA pourrait bien devenir, demain, l’outil décisif pour anticiper les famines, coordonner les réponses humanitaires, et peut-être, sauver des millions de vies.</p>



<p>Ce n’est pas une promesse. C’est une possibilité. Et dans un monde où plus de 295 millions de personnes souffrent aujourd’hui de faim aiguë, selon le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024, il serait irresponsable de ne pas l’explorer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-voir-venir-la-faim-avant-qu-elle-ne-morde"><strong>Voir venir la faim avant qu’elle ne morde</strong></h3>



<p>Ce que l’IA sait faire mieux que nous ? Croiser les signaux faibles. Analyser les précipitations dans la vallée du Rift, les cours du sorgho sur les marchés de Gao, le déplacement de troupeaux vers le Tchad, et l’évolution du prix du pain à Omdurman. Des informations disparates, que seuls les algorithmes peuvent transformer en modèles prédictifs d’alerte précoce.</p>



<p>C’est le cœur du mécanisme&nbsp;<em>Famine Action Mechanism</em>&nbsp;(FAM), une initiative mondiale lancée par l’ONU, la Banque mondiale et des géants comme Google, Amazon et Microsoft. En croisant données climatiques, économiques, agricoles et de conflit, ce système prédit les zones à risque de famine et déclenche des financements d’urgence avant que le pire ne se produise. Au Nigeria, en Somalie ou au Soudan du Sud, cette technologie a déjà permis d’agir plus tôt — là où, traditionnellement, les humanitaires arrivent trop tard.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-oeil-numerique-sur-les-champs-africains"><strong>L’œil numérique sur les champs africains</strong></h3>



<p>L’IA n’est pas qu’un cerveau de prévision. Elle devient aussi le regard qui surveille les champs, les sols et les rendements. En collaboration avec des instituts comme l’OCP (Office Chérifien des Phosphates), plusieurs gouvernements africains testent des plateformes d’analyse satellitaire capables de repérer les zones à faible croissance, de détecter les carences des sols, ou même d’identifier les besoins en fertilisants. Résultat : des conseils ciblés, des semis mieux planifiés, des récoltes moins incertaines.</p>



<p>Dans certains cas, ces technologies intègrent même des fonctions d’apprentissage automatique. Des modèles pilotés par IA apprennent à détecter les stress hydriques, les maladies des cultures comme le mildiou du manioc, et formulent des recommandations en temps réel — parfois transmises par SMS en langues locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ia-dans-la-logistique-de-la-faim"><strong>L’IA dans la logistique de la faim</strong></h3>



<p>L’intelligence artificielle sait aussi gérer le chaos mieux que les humains. Dans la chaîne de distribution de l’aide, elle peut prédire la demande, organiser les stocks, optimiser les trajets de livraison et identifier les zones de rupture. Moins de pertes post-récolte, moins de gaspillage, plus de rapidité.</p>



<p>Dans un contexte où les financements humanitaires s’effondrent, comme le déplore le rapport GRFC 2024, cette efficacité algorithmique devient une nécessité morale. Le moindre sac de riz doit compter. Et la moindre journée gagnée peut éviter un drame.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-securite-alimentaire-sous-controle-digital"><strong>La sécurité alimentaire sous contrôle digital</strong></h3>



<p>Dans les usines de transformation, les laboratoires, les dépôts, l’IA est aussi en train de transformer les standards de sécurité alimentaire. Grâce à la détection automatique des anomalies dans les chaînes HACCP (<em>Hazard Analysis and Critical Control Points</em>), elle peut déclencher des actions correctives sans attendre l’inspection humaine. Cela garantit une traçabilité plus fiable, un contrôle qualité renforcé — et donc une confiance plus grande dans les systèmes d’aide.</p>



<p>Dans les zones pastorales, notamment au Sahel, des outils IA suivent déjà la santé des troupeaux, identifient les zones de pâturage, optimisent les déplacements saisonniers. Pour ces communautés fragiles, souvent en marge des politiques agricoles, c’est un pas vers la prévisibilité, l’adaptation, et la survie.</p>



<p>Et dans les fermes semi-industrielles du Kenya ou du Ghana, les robots d’analyse vétérinaire appuyés par IA commencent à s’intégrer aux pratiques d’élevage. Ils détectent les infections, régulent l’alimentation, préviennent les épidémies. Moins de pertes animales, plus de revenus durables.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-revolution-sous-condition"><strong>Une révolution sous condition</strong></h3>



<p>Mais attention. L’IA n’est pas une baguette magique. Elle suppose un accès à la donnée, une gouvernance éthique, une souveraineté numérique. Et surtout, elle doit être co-construite avec les acteurs locaux. Un algorithme conçu à Seattle mais déployé à Bamako sans adaptation peut faire plus de mal que de bien.</p>



<p>Il faut donc des garde-fous : transparence des modèles, responsabilité partagée, inclusion des agriculteurs, des pasteurs, des coopératives. Sinon, la technologie risque de reproduire les inégalités qu’elle prétend combattre.</p>



<p>Ce que le climat détruit, l’intelligence humaine et artificielle peut contribuer à réparer — à condition d’agir maintenant. Car si les crises alimentaires deviennent structurelles, c’est aussi parce que les réponses sont trop lentes, trop segmentées, trop technocratiques.</p>



<p>Avec l’IA, nous avons enfin les moyens de prévoir la tempête. Reste à savoir si nous aurons le courage d’agir avant que le vent ne souffle.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Crises climatiques : quand la météo tue aussi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 08:32:36 +0000</pubDate>
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<p>Le climat affecte gravement l’insécurité alimentaire mondiale. Explorez les effets dévastateurs du changement climatique en 2024.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le changement climatique multiplie les sécheresses et inondations extrêmes, le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024 alerte sur un facteur de famine encore sous-estimé : la météo. En 2024, plus de 96 millions de personnes dans 18 pays ont basculé dans l’insécurité alimentaire aiguë à cause de phénomènes climatiques extrêmes, notamment liés à El Niño. De l’Afrique australe à la Corne de l’Afrique, en passant par l’Asie du Sud, les petits agriculteurs paient le prix fort d’un réchauffement mondial auquel ils n’ont presque pas contribué. Le climat, désormais, tue aussi par la faim.</em></strong></p>



<p>La terre craque, les pluies se déchaînent, les champs deviennent poussière ou marécages. Pendant que l’humanité débat de géopolitique et de croissance, le climat, lui, tranche sans négociation. En 2024, selon le dernier&nbsp;<em>Rapport mondial sur les crises alimentaires (GRFC)</em>, les phénomènes météorologiques extrêmes – sécheresses, inondations, pluies diluviennes – ont plongé plus de 96 millions de personnes dans des situations de faim aiguë, dans 18 pays en crise.</p>



<p>C’est la face oubliée de la déstabilisation climatique : pas celle des COP et des grandes promesses, mais celle des villages assoiffés, des bergers ruinés, des femmes qui plantent sans récolter.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-un-declencheur-aussi-cruel-que-silencieux"><strong>Le climat, un déclencheur aussi cruel que silencieux</strong></h3>



<p>«<em> Les conditions météorologiques extrêmes, en particulier les sécheresses et les inondations provoquées par El Niño, ont été un facteur majeur des crises alimentaires en 2024 </em>», alerte le GRFC. Cette année, l’Afrique australe, la Corne de l’Afrique, l’Asie du Sud ou encore l’Amérique centrale ont subi des chocs violents, bouleversant les cycles agricoles, détruisant les récoltes et perturbant l’élevage.</p>



<p>La spécificité de ce facteur est double. D’une part, il est de plus en plus fréquent, avec des épisodes plus intenses et moins prévisibles. D’autre part, il affecte les plus pauvres, ceux qui vivent de la terre, de l’eau ou du bétail. Et surtout, il s’ajoute à d’autres crises – conflits, instabilité, pauvreté – sans laisser le moindre répit.</p>



<p>En Afrique australe, la situation est critique. En Zambie, Zimbabwe, Malawi et dans certaines zones du Mozambique, la sécheresse provoquée par El Niño a décimé les cultures de maïs, denrée de base pour des millions de foyers. Selon le rapport, «<em> ces conditions météorologiques extrêmes ont gravement compromis la sécurité alimentaire de millions de personnes, déjà fragilisées par des années de précarité </em>».</p>



<p>Résultat : des taux de malnutrition infantile en hausse, des prix alimentaires qui flambent sur les marchés, et des tensions accrues entre communautés rurales. Quand l’eau ne vient plus, c’est la solidarité qui s’évapore.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-face-immergee-des-inondations"><strong>La face immergée des inondations</strong></h3>



<p>Ailleurs, ce sont les inondations qui tuent en silence. En Somalie, au Pakistan, au Soudan du Sud ou au Bangladesh, les terres agricoles sont submergées, les stocks détruits, les routes coupées. Le GRFC souligne que ces phénomènes, souvent soudains, «<em> exposent les communautés à des pénuries alimentaires brutales, à la perte de moyens de subsistance et à des déplacements massifs </em>».</p>



<p>Le paradoxe est cruel : trop d’eau tue, tout comme l’absence d’eau. Dans les deux cas, le système alimentaire s’effondre.</p>



<p>Ce sont les petits exploitants agricoles, qui produisent 80 % des denrées dans de nombreux pays en crise, qui subissent de plein fouet ces bouleversements climatiques. Sans irrigation, sans accès à la météo fiable, sans réserve de semences, chaque saison devient un pari sur la survie.</p>



<p>Et quand l’agriculture tombe, c’est toute une économie rurale qui s’écroule : emploi saisonnier, marchés locaux, transport vivrier. La faim s’infiltre partout.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sous-financement-climatique-le-talon-d-achille"><strong>Sous-financement climatique : le talon d’Achille</strong></h3>



<p>Pire encore, les réponses manquent. Le rapport déplore que malgré l’ampleur des dégâts, les financements destinés à l’adaptation au changement climatique restent dérisoires. Les projets de résilience locale sont peu soutenus, les mécanismes d’alerte précoce insuffisamment financés, et les filets sociaux rarement anticipés.</p>



<p>Cindy McCain, directrice exécutive du PAM, est sans détour : «<em> Nous avons des solutions éprouvées pour lutter contre la faim, mais nous manquons du soutien nécessaire pour les mettre en œuvre. </em>»</p>



<p>Face à cette spirale, le rapport plaide pour une action plus ciblée : renforcer les capacités d’adaptation climatique des petits producteurs, investir dans l’irrigation locale, les semences résistantes, les infrastructures rurales, les systèmes d’alerte météo, et surtout dans l’éducation climatique communautaire.</p>



<p>Comme le rappelle Qu Dongyu, directeur général de la FAO : «<em> Investir dans l’agriculture d’urgence, c’est investir dans une solution à long terme.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-meteo-n-est-pas-coupable-l-inaction-l-est"><strong>La météo n’est pas coupable, l’inaction l’est</strong></h3>



<p>L’enjeu n’est pas simplement de constater les ravages du climat, mais d’y répondre avant qu’ils ne deviennent irréversibles. Le climat devient aujourd’hui l’un des premiers déclencheurs de la faim, au même titre que la guerre ou la misère. Il agit lentement, mais frappe sûrement.</p>



<p>Si rien n’est fait, les saisons agricoles deviendront des saisons de deuil, les enfants des statistiques de mortalité, et les terres fertiles des cimetières d’espoirs.</p>



<p>La planète est en surchauffe, les terres en souffrance, et les peuples en attente. L’équation est connue, les solutions existent. Ce qui manque ? Une volonté. Car face à la faim provoquée par le climat, chaque orage est un message. Et chaque sécheresse, un avertissement. À force de les ignorer, le monde pourrait finir par récolter ce qu’il sème : le vide.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La faim, ce nouveau djihad</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 06:48:30 +0000</pubDate>
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<p>L'insécurité alimentaire dans le monde laisse des cicatrices profondes. Explorez les causes et les conséquences de cette crise.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un monde où les conflits tuent à la kalachnikov et les sécheresses à petit feu, la faim s’impose comme le détonateur silencieux des grands dérèglements. Derrière chaque chiffre froid, une colère chaude. Derrière chaque ration supprimée, une frontière qui s&rsquo;effrite. La Banque mondiale alerte, mais qui écoute encore quand le ventre vide devient un cri politique ?</em></strong></p>



<p><em>« La crise de la faim ne menace pas seulement des vies, elle mine la stabilité des sociétés »,&nbsp;</em>affirme Axel van Trotsenburg, directeur général des opérations à la Banque mondiale. C’est plus qu’un avertissement technocratique : c’est une prophétie. Et c’est surtout une phrase qui mérite d’être lue à haute voix dans toutes les capitales qui prétendent encore croire à l’ordre mondial.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-linceuls-de-fortune"><strong>Des linceuls de fortune</strong></h3>



<p>Le&nbsp;<em>Rapport mondial sur les crises alimentaires 2025</em>, livré en mai dans une indifférence polie, ressemble à ces diagnostics implacables que l’on lit, un sourcil levé, avant de tourner la page. Erreur. Ce rapport-là est une sirène. Un avertissement sans frais — pour l’instant. Car si la faim tue, elle fait plus encore : elle fracture les sociétés, érode les États, dissout les pactes civiques, transforme des enfants en combattants, des mères en exilées, des villages entiers en camps de fortune.</p>



<p>295 millions de personnes. C’est la masse critique de ceux qui, en 2024, ont plongé dans l’insécurité alimentaire aiguë. L’expression est froide. Elle dissimule des réalités brûlantes : enfants affaiblis, rations coupées, marchés à l’abandon, files d’attente pour du riz moisi, poings levés contre les convois de l’ONU, et parfois — trop souvent — des linceuls de fortune.</p>



<p>Regardons la carte. Le Soudan est aujourd’hui le théâtre d’une famine certifiée — la première depuis 2020. En bande de Gaza, 100 % de la population est confrontée à une insécurité alimentaire sévère. À Haïti, au Soudan du Sud, au Mali, les zones classées «&nbsp;<em>urgence</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>catastrophe</em>&nbsp;» se multiplient. Dans 36 pays, plus de 35 millions de personnes nécessitent une action immédiate. Le chiffre fait tourner les têtes, mais sur le terrain, ce sont les ventres qui grondent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-kalachnikov-est-devenue-un-plat-du-jour"><strong>La kalachnikov est devenue un plat du jour</strong></h3>



<p>Et pourtant, pendant que la faim progresse, les financements reculent. En Afghanistan, en RDC, au Soudan ou au Yémen, les coupes budgétaires ont paralysé l’aide alimentaire. Les Nations unies préviennent : jusqu’à 45 % de réduction. Comme si l’incendie exigeait moins d’eau.</p>



<p>La faim, hier conséquence, est devenue cause. Elle alimente les conflits comme le bois sec nourrit le feu. Elle pousse à la fuite, creuse les sillons de la migration, ouvre la voie aux discours extrémistes, aux vendettas intercommunautaires, aux alliances avec les seigneurs de guerre et les groupes armés. La kalachnikov est devenue un plat du jour.</p>



<p>À qui profitera ce chaos ? Aux entrepreneurs de violence, aux prophètes de l’apocalypse, à ceux qui ont compris depuis longtemps que le ventre vide est plus facile à enrôler que le cerveau nourri. Boko Haram, Al-Shabaab, les factions tribales du Soudan ou les gangs haïtiens le savent. Dans un monde où l&rsquo;on meurt de faim, l&rsquo;arme devient un outil de survie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-djihad-du-vide"><strong>Le djihad du vide</strong></h3>



<p>Et que fait la planète ? Elle s’agite, puis se lasse. Elle promet, puis se retire. Les financements baissent, les promesses s’étiolent, les diplomates s’égarent dans des palabres sans suite. On dénonce, on condamne, mais on n’agit pas. La famine est une catastrophe qu’on regarde à distance, comme une série Netflix dont l’on peut encore choisir de zapper l’épisode suivant.</p>



<p>Axel van Trotsenburg a dit vrai. Mais il faut aller plus loin : la faim est désormais un acteur politique. Elle redistribue les cartes, recompose les rapports de force, redessine les frontières mentales et géographiques. C’est le djihad du vide, le soulèvement du silence, le chaos du quotidien.</p>



<p>Si le XXIe siècle a un nouveau levier de guerre, ce n’est ni le pétrole, ni les minerais, ni l’intelligence artificielle. C’est la faim. Et tant que le monde civilisé la traitera comme une crise parmi d’autres, elle continuera de ronger les fondations de nos certitudes.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel: l’insécurité alimentaire et la malnutrition atteignent un niveau record en 10 ans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 May 2023 08:30:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité alimentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’insécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest et centrale devrait atteindre le plus haut niveau en juin 2023.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>L’insécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest et centrale devrait atteindre le plus haut niveau en juin 2023.</strong></p>



<p>Les effets combinés des conflits, des chocs climatiques, du Covid-19 et des prix élevés des denrées alimentaires continuent d’aggraver la faim et la malnutrition en Afrique de l’ouest et centrale. Selon une nouvelle étude conjointe du Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM), du FAO, de l’OCHA et de l’UNICEF, l’insécurité alimentaire et la malnutrition dans cette région pourraient atteindre leur niveau le plus élevé depuis dix ans alors que la crise s’étend aux pays côtiers.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>16,5 million d’enfants touchés en 2023</strong></h3>



<p>Cette situation occasionnera «&nbsp;<em>des niveaux catastrophiques de faim dans les zones touchées par les conflits au Burkina Faso et au Mali où l’aide humanitaire est gravement entravée par l’insécurité</em>&nbsp;», souligne le programme alimentaire mondial des Nations unies. Elle touchera, à des niveaux de faim catastrophiques, pour la première fois, 45 000&nbsp;personnes, au Sahel, dont 42 000 au Burkina Faso et 2 500 au Mali. «&nbsp;<em>L’aggravation de la situation de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Afrique de l’Ouest est tout simplement déchirante</em>&nbsp;», a déclaré Chris Nikoi, directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p>16,5&nbsp;millions d’enfants de moins de 5&nbsp;ans seront confrontés à la malnutrition aigüe en 2023, dont 4,8&nbsp;millions souffriront de la forme sévère débilitante (SAM). Selon cette étude, il s’agit donc d’une augmentation de 83&nbsp;% de la malnutrition aigüe globale (MAG) par rapport à la moyenne de la période&nbsp;2015-2022.</p>



<p>Le Programme alimentaire mondial estime que cette situation est tributaire en grande partie des conflits et des déplacements de population. Elle entraine donc une réduction de l’accès aux services sociaux essentiels. L’augmentation des incidents sécuritaire dans la région entre 2019 et 2023 a entrainé des déplacements massifs de population et perturbé l’accès aux terres agricoles et au fourrage. «&nbsp;<em>L’insécurité et les conflits croissants signifient que la vulnérabilité augmente dans la région et qu’il est de plus en plus difficile d’aider les communautés dans les zones isolées</em>&nbsp;», a déclaré Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Investir dans le renforcement des capacités des communautés</strong></h3>



<p>Robert Guei, Coordonnateur sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest estime que «&nbsp;<em>la détérioration continue de la situation alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest et au Sahel est inacceptable ; malgré l’augmentation de la production céréalière, l’accès à la nourriture pour la majeure partie de la population reste difficile en raison du fonctionnement perturbé des marchés dû à l’insécurité civile et aux prix élevés des denrées alimentaires</em>&nbsp;». M.&nbsp;Guei exhorte à s’attaquer aux causes profondes de cette crise de manière concertée et immédiate afin d’éviter que la tendance à la hausse se poursuive. «&nbsp;<em>Il est temps d’agir pour stimuler la production agricole afin de parvenir à la souveraineté alimentaire dans notre région</em>&nbsp;», a ajouté M.&nbsp;Guei.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il est crucial d’investir massivement dans le renforcement des capacités des communautés et des individus à résister aux chocs, tout en donnant la priorité aux solutions locales et à long terme en matière de production alimentaire, de transformation et d’accès pour les groupes vulnérables</em>&nbsp;», a affirmé le directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’OuestChris Nikoi.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Malnutrition au Mali : comment adapter la stimulation psychosociale pour les enfants malnutris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 09:04:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Apporter des soins nutritionnels et un traitement médical aux enfants malnutris ne suffit pas. Il faut une stimulation psychosociale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>En collaboration avec le </strong><strong>ministère malien de la Santé et une ONG de développement social local, Médecin sans frontière (MSF) travaille à adapter la stimulation psychosociale pour les enfants malnutris au Mali. </strong><strong></strong></p>



<p>Apporter des soins nutritionnels et un traitement médical aux enfants malnutris ne suffit pas. Il faut une stimulation psychosociale. L’ONG Médecin sans frontière travaille dans ce sens au Mali, à travers notamment une étude dénommée « <em>StimNut</em> » et qui vise à adapter cette approche de stimulation psychosociale au contexte malien et la mettre en œuvre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Manque d’expertise et de moyen</strong></h3>



<p>Selon MSF, « <em>la <a href="https://benbere.org/au-grin/mali-malnutrition-fleau-alarmant/#:~:text=La%20malnutrition%20est%20due%20%C3%A0%20la%20suralimentation%20ou,changement%20climatique%20et%20la%20situation%20s%C3%A9curitaire%20du%20pays." target="_blank" rel="noreferrer noopener">malnutrition</a> aigüe seule ou en association avec d’autres pathologies — paludisme, diarrhées, maladies des voies respiratoires, infections dites opportunistes —, reste l’une des premières causes de mortalité des jeunes enfants au Mali</em> ».</p>



<p>Les données de l’enquête <a href="https://saheltribune.com/nutrition-accroitre-la-disponibilite-daliments-sains-une-necessite-vitale/">nutritionnelle</a> anthropométrique et de mortalité rétrospective de l’Institut national de la statistique (<a href="https://www.instat-mali.org/fr/publications/enquete-nationale-nutritionnelle-anthropometrique-et-de-mortalite-retrospective-mali-smart" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Instat</a>), en 2021, font froid dans le dos. En 2021, « <em>la prévalence de la malnutrition aigüe était de 10 % chez les enfants de moins de 5 ans et celle de la malnutrition aigüe sévère de 1,8 %</em> », rapporte MSF dans un <a href="https://epicentre.msf.org/actualites/stimnut-ou-comment-adapter-la-stimulation-psychosociale-pour-les-enfants-malnutris-au" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> dont Sahel tribune a eu une copie.  </p>



<p>La stimulation psychosociale fait partie du Protocole de Prise en charge intégrée de la malnutrition aigüe au Mali. Toutefois, elle est rarement proposée aux enfants et à leurs familles en raison non seulement d’un manque d’expertise et de moyens, mais aussi de protocoles adaptés, déplore le MSF.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une étude à trois volets</strong></h3>



<p>Claire Bossard, épidémiologiste à Épicentre et coordinatrice de l’étude, explique&nbsp;: « <em>Avec le soutien de MSF, du Ministère de la santé malien et d’une ONG de développement social local, nous allons adapter les interventions FUSAM au contexte malien et évaluer leur faisabilité et leur acceptabilité à Koutiala pour les enfants âgés de 6 à 23&nbsp;mois atteints de malnutrition aigüe sévère</em> ».</p>



<p>La première partie de cette étude consistait à décrire les facteurs clés, les perceptions, les normes et les pratiques influençant l’état nutritionnel et le développement précoce des jeunes enfants. « <em>Fort de cet état des lieux, nous travaillons désormais à la deuxième partie de l’étude à savoir l’adaptation du protocole FUSAM, par une démarche de recherche participative impliquant des agents de santé, des gestionnaires de programmes nutritionnels, des parents, des tradipraticiens, des informateurs clés et les chercheurs impliqués dans l’étude</em> », précise Dr Aissatou Diallo, coordinatrice de l’étude à Koutiala.</p>



<p>La troisième partie de l’étude — la mise en place de l’intervention de stimulation psychosociale adaptée — sera déployée auprès de 25 à 30 familles, en fin 2022. « <em>Des séances hebdomadaires entre les parents ou accompagnants <a href="https://saheltribune.com/sahel-la-crise-humanitaire-%e2%80%89saggrave-rapidement-et-de-maniere-significative%e2%80%89/">d’enfants sévèrement malnutris</a> et des agents psychosociaux, formés pour accompagner les familles, seront dispensées dans les deux centres de santé sélectionnés pour l’étude et le service pédiatrique de l’hôpital MSF de Koutiala</em> », a précisé le MSF.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sécurité alimentaire : à Nioro du Sahel, remise de plusieurs tonnes de céréales</title>
		<link>https://saheltribune.com/securite-alimentaire-a-nioro-du-sahel-remise-de-plusieurs-tonnes-de-cereales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 05:50:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Commissariat à la sécurité alimentaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Plan national de réponse]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p>Dans le cadre du lancement de la 2e édition du Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Mali, le colonel Assimi Goïta s'est rendu ce mardi 5 juillet à Nioro du Sahel. Plusieurs tonnes de céréales et d’aliments bétails ont été remises aux populations vulnérables des trois localités. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Dans le cadre du lancement de la 2<sup>e</sup>&nbsp;édition du Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Mali, le colonel Assimi Goïta s&rsquo;est rendu ce mardi 5 juillet à Nioro du Sahel. Plusieurs tonnes de céréales et d’aliments bétails ont été remises aux populations vulnérables des trois localités</strong>.</p>



<p>Située à 241&nbsp;km&nbsp;au nord-est de la ville de&nbsp;Kayes et près de 500&nbsp;km de Bamako, la <a href="https://saheltribune.com/de-kayes-a-nioro-du-sahel-un-carnet-de-voyage-sur-le-changement-climatique/">ville de Nioro </a>est à proximité de la&nbsp;frontière mauritanienne. C’est dans cette région au climat sahélien que le président de la transition s’est rendu, ce 5&nbsp;juillet 2022, dans le cadre du lancement de la 2<sup>e</sup>&nbsp;édition du Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Mali.</p>



<p>À l’aéroport Cheick Ahmada Hamahoulla Chérif de Nioro du Sahel, c’était la <a href="https://www.facebook.com/csamali/posts/441634884477116" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ronde des avions</a>. Vers 9&nbsp;h, l’avion du président du Conseil national de transition (CNT), Malick Diaw, a atterri sur le tarmac. Il sera suivi par celui du chef de l’État, trente minutes plus tard.</p>



<p>Dans son treillis, le président Goïta, une fois descendu de la Gaza&nbsp;TZ-12T, après un salut du drapeau, a procédé à la revue des troupes et à la salutation des officiels — parmi lesquels des ministres arrivés dans les deux Gaza — ainsi que des diplomates, arrivés dans un vol spécial, quelques minutes avant les autorités maliennes.</p>



<p>« <em>Nous constatons que la <a href="https://saheltribune.com/agriculture-au-mali-plusieurs-localites-confrontees-a-une-crise-alimentaire/">crise alimentaire</a> et nutritionnelle s’aggrave</em> », a déclaré le diplomate Bart Ouvry, représentant les partenaires du Commissariat à la sécurité alimentaire. Le diplomate Ouvry, également chef de la délégation de l’Union européenne au Mali, indique que 1,8&nbsp;million de Maliens seront en insécurité alimentaire aiguë durant la période de soudure qui débute, soit une augmentation de 41&nbsp;% par rapport à l’année dernière.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Trois localités</strong> </h3>



<p>En vue d’<a href="https://saheltribune.com/insecurite-et-crise-alimentaire-au-sahel-adopter-un-plan-de-riposte-holistique/">atténuer la souffrance des populations</a>, selon le Commissariat à la sécurité alimentaire, 34 147&nbsp;tonnes de céréales ont été ainsi remises pour une distribution gratuite à l’intention de la région de Kayes, Kita et Nioro, durant les 3&nbsp;mois de soudure (juillet &#8211; août et septembre). 6700&nbsp;tonnes d’aliments bétail ont également été remises.</p>



<p>Pour la région de Nioro du Sahel, ce sont 2452&nbsp;tonnes de céréales qui seront distribuées à 90 817&nbsp;bénéficiaires. Et 500&nbsp;tonnes d’aliments bétails aux éleveurs de cette région. En ce qui concerne Kayes, ce sont 500&nbsp;tonnes de céréales qui sont remises contre 289&nbsp;tonnes de céréales pour la région de Kita.</p>



<figure class="wp-block-embed is-provider-facebook wp-block-embed-facebook"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="fb-video" data-allowfullscreen="true" data-href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/videos/1022033815182841/" style="background-color: #fff; display: inline-block;"></div>
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<p>De son côté, le président malien de la transition a déclaré que « <em>les éleveurs aussi bien que les pécheurs et les agriculteurs bénéficieront de cette distribution d’aliments bétails</em> ». Selon ses propos, « <em>le gouvernement se donne pour devoir de venir en aide aux plus nécessiteux chaque fois que le besoin se fait sentir</em> ».</p>



<p>Après la cérémonie de lancement de cette deuxième édition, le colonel Assimi Goïta et sa délégation ont rendu des visites de courtoisie aux notabilités traditionnelles et leaders religieux de la ville. Notamment au Chérif de Nioro, Bouyé Haïdara, et à d’autres familles religieuses, mais aussi au coordinateur des chefs de quartiers de Nioro.</p>



<p>Pour rappel, c’est la région de Mopti qui avait accueilli, en juillet 2021, la p<a href="https://koulouba.ml/lutte-contre-linsecurite-alimentaire-et-la-malnutrition-au-mali-le-president-de-la-transition-lance-officiellement-le-plan-national-de-reponse-a-mopti/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">remière édition de ce Plan </a>national de réponse contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Mali. Une opération d’assistance aux personnes les plus vulnérables.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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