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	<title>Archives des Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : face à la mendicité, l&#8217;État prend ses responsabilités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 08:00:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien a adopté une Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et un Plan d’actions 2026-2028. L’objectif : protéger les enfants, renforcer l’inclusion sociale et promouvoir des alternatives économiques durables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement de la Transition a adopté une Stratégie nationale de lutte contre la mendicité assortie d&rsquo;un Plan d&rsquo;actions 2026-2028. Une réponse structurée, globale et ancrée dans les valeurs maliennes, qui place la protection de l&rsquo;enfant et la cohésion sociale au cœur des priorités de l&rsquo;État.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène est devenue familière dans les rues de Bamako, de Ségou ou de Mopti : des enfants tendant la main aux carrefours, des femmes portant leur nourrisson sur le dos pour apitoyer les passants, des hommes déambulant en quête d&rsquo;une aumône. La mendicité, phénomène complexe aux ramifications sociales, économiques et culturelles, a pris au Mali une ampleur telle qu&rsquo;elle appelle désormais une réponse d&rsquo;État coordonnée et durable, surtout en ce contexte de lutte implaccable contre le terrorisme. C&rsquo;est désormais chose faite. Réuni le 25 juin 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a pris acte d&rsquo;une communication du Premier ministre portant adoption de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et de son Plan d&rsquo;actions 2026-2028.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un phénomène devenu systémique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic posé par le gouvernement est sans ambiguïté. Au cours des dernières décennies, la mendicité a cessé d&rsquo;être un phénomène marginal pour devenir, dans bien des cas, un véritable mode de subsistance. Les crises sécuritaires successives, les déplacements de populations, la pression démographique et la fragilisation du tissu économique rural ont alimenté un exode vers les villes, où une frange croissante de ménages n&rsquo;a d&rsquo;autre recours que la sollicitation de la charité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences sont multiples et préoccupantes. Pour les enfants d&rsquo;abord — et ils sont légion à être exposés à ce phénomène —, la mendicité constitue une atteinte directe à leurs droits fondamentaux : droit à l&rsquo;éducation, droit à la protection, droit à un développement harmonieux. Pour la société ensuite, la visibilité croissante de ce phénomène érode la cohésion sociale et fragilise l&rsquo;image des villes maliennes. Pour le développement humain enfin, elle entretient des logiques d&rsquo;exclusion et de dépendance qui freinent toute dynamique d&rsquo;émancipation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie ancrée dans la vision du Mali kura</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d&rsquo;une approche sécuritaire ou répressive, la stratégie adoptée par le gouvernement choisit délibérément la voie de la prévention et de l&rsquo;inclusion. Elle s&rsquo;inscrit dans le cadre du projet de société «&nbsp;<em>Mali kura nɛtaasira ka ben san 2063 ma</em>&nbsp;» — la vision 2063 — et de la Stratégie nationale pour l&rsquo;Émergence et le Développement durable 2024-2033. Ce double ancrage n&rsquo;est pas anodin : il signale que la lutte contre la mendicité n&rsquo;est pas une politique sectorielle isolée, mais un volet à part entière de la reconstruction nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif central est de contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants, à travers une approche globale reposant sur la prévention, la protection, l&rsquo;inclusion socio-économique et la responsabilisation des familles et des communautés. Le texte mentionne également la promotion d&rsquo;une éducation inclusive conforme aux valeurs religieuses et républicaines du Mali — une formulation qui témoigne de la volonté d&rsquo;articuler tradition et modernité plutôt que de les opposer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quatre axes pour une réponse globale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie repose sur quatre piliers complémentaires. Le premier concerne la promotion des alternatives socio-économiques et la réinsertion des personnes vulnérables. Il s&rsquo;agit ici de s&rsquo;attaquer aux causes profondes de la mendicité en offrant des débouchés économiques à celles et ceux qui y ont recours par nécessité : formation professionnelle, appui à l&rsquo;entrepreneuriat, accès aux filets sociaux. Sans alternatives crédibles, toute politique de lutte contre la mendicité risque de rester lettre morte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième axe vise le renforcement de la responsabilité parentale. Dans un pays où la cellule familiale demeure le premier filet de sécurité, responsabiliser les parents — en les accompagnant plutôt qu&rsquo;en les sanctionnant — constitue un levier puissant. Le troisième pilier porte sur l&rsquo;encadrement et l&rsquo;accompagnement des écoles coraniques, dont certaines pratiquent la mendicité rituelle imposée aux jeunes talibés. Il ne s&rsquo;agit pas de les stigmatiser, mais de les intégrer dans un cadre régulé, qui garantisse la dignité et la protection des enfants qui y sont scolarisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le quatrième axe — l&rsquo;intégration progressive de l&rsquo;enseignement religieux dans le système éducatif national — traduit une ambition de long terme : réconcilier deux systèmes d&rsquo;éducation qui ont trop souvent coexisté en parallèle, au détriment des enfants pris entre eux. En offrant aux familles une éducation qui honore leur foi tout en ouvrant des perspectives d&rsquo;avenir, l&rsquo;État répond à une attente sociale profonde.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>2026-2028 : le temps de l&rsquo;action</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie ne restera pas un document de bureau. Elle entre immédiatement en phase opérationnelle avec un premier Plan d&rsquo;actions couvrant la période 2026-2028. Ce calendrier volontariste place le gouvernement face à ses engagements dans un délai mesurable. Dans un contexte où la Transition est engagé dans un processus de transformation profonde des institutions et d’amélioration concrète des conditions de vie des Maliens, l&rsquo;adoption de ce plan est un signal fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste que la réussite de cette stratégie dépendra de la mobilisation de l&rsquo;ensemble des acteurs : ministères, collectivités territoriales, organisations de la société civile, leaders religieux et communautaires. La mendicité est un fait social total ; sa résorption ne peut être que l&rsquo;œuvre d&rsquo;une société qui se mobilise tout entière. Le gouvernement a posé le cadre. Reste à l&rsquo;habiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le CNT adopte un nouveau régime de protection de la propriété littéraire et artistique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:15:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Conseil national de Transition a adopté à l’unanimité la loi ratifiant l’ordonnance sur la propriété littéraire et artistique. Une réforme majeure destinée à renforcer les droits d’auteur et à moderniser le secteur culturel malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil national de Transition a adopté à l&rsquo;unanimité, le 25 juin 2026, le projet de loi ratifiant l&rsquo;ordonnance instituant un cadre légal rénové pour les droits d&rsquo;auteur au Mali.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cent vingt-huit voix pour, aucune contre, aucune abstention. Rarement un texte législatif aura fait l&rsquo;objet d&rsquo;une adhésion aussi totale au sein du Conseil national de Transition (CNT). En ratifiant l&rsquo;ordonnance n° 2026-015/PT-RM du 10 avril 2026 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique, le Mali franchit une étape décisive dans la structuration et la valorisation de sa création culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un vote sans dissension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans un climat de consensus remarquable que le Conseil national de Transition a clos ses travaux du jeudi 25 juin 2026. Réunis en session plénière en présence du ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, les honorables membres du CNT ont adopté le projet de loi portant ratification de l&rsquo;ordonnance n° 2026-015/PT-RM — un texte appelé à redéfinir les fondements juridiques de la protection des œuvres littéraires et artistiques au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vote, acquis à l&rsquo;unanimité avec 128 voix favorables, traduit une volonté politique forte et partagée de moderniser l&rsquo;arsenal législatif du pays en matière de droits d&rsquo;auteur. À l&rsquo;issue de l&rsquo;examen approfondi du rapport parlementaire et des débats qui ont nourri la réflexion des élus de la Transition, aucun amendement dissident n&rsquo;a été enregistré — signal d&rsquo;une adhésion pleine aux ambitions portées par ce texte.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une ordonnance pour refonder le droit d&rsquo;auteur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prise par la présidence de la Transition le 10 avril 2026, l&rsquo;ordonnance n° 2026-015/PT-RM constitue le socle d&rsquo;une réforme attendue de longue date par les milieux culturels maliens. Elle vise à doter le pays d&rsquo;un régime de propriété littéraire et artistique cohérent, adapté aux mutations du secteur culturel contemporain — notamment à l&rsquo;ère du numérique — et aligné sur les standards internationaux en matière de droits d&rsquo;auteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, le texte entend renforcer les mécanismes de reconnaissance et de protection des œuvres originales, consolider les droits moraux et patrimoniaux des créateurs, et fournir aux structures de gestion collective les outils juridiques nécessaires à l&rsquo;exercice de leurs missions. Il s&rsquo;agit, en somme, de passer d&rsquo;un cadre législatif vieillissant à une architecture normative à même de soutenir l&rsquo;émergence d&rsquo;une filière culturelle professionnalisée et économiquement viable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le ministre Daffé salue une avancée structurante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présent dans l&rsquo;hémicycle, le ministre Mamou Daffé a exprimé sa satisfaction à l&rsquo;issue du vote. Il a remercié chaleureusement les membres du CNT pour l&rsquo;adoption de ce projet de loi, soulignant que ce texte allait permettre de soutenir davantage la structuration du secteur culturel et de protéger concrètement la propriété littéraire et artistique au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le chef du département en charge de la Culture, cette ratification dépasse le cadre strictement juridique : elle incarne une vision politique dans laquelle la culture est reconnue comme pilier du développement national. Une formule, portée par la communication officielle du ministère, résume cette ambition : «&nbsp;<em>La culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau.&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une filière culturelle professionnalisée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adoption de cette loi intervient dans un contexte de revalorisation affichée du secteur culturel par les autorités de la Transition. Depuis 2021, plusieurs initiatives ont été engagées pour structurer les industries créatives maliennes : révision des cadres institutionnels, soutien aux manifestations artistiques, promotion du patrimoine immatériel et affirmation de la souveraineté culturelle dans la politique étrangère du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ratification de l&rsquo;ordonnance sur la propriété littéraire et artistique s&rsquo;inscrit dans cette dynamique. En offrant aux auteurs, musiciens, plasticiens et autres créateurs un socle légal solide, elle crée les conditions d&rsquo;une économie créative plus robuste, capable de générer des emplois et de faire rayonner la production culturelle malienne au-delà des frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste désormais à veiller à la mise en œuvre effective de ce nouveau régime, notamment par le renforcement des capacités des structures chargées de son application et par une information des acteurs culturels sur les droits et recours qu&rsquo;il leur ouvre. La loi est votée ; son impact réel se mesurera à l&rsquo;aune de son application sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Hydrocarbures : le Mali réceptionne près de 30 millions de litres de carburant en une semaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:09:40 +0000</pubDate>
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<p>Réuni autour du ministre Moussa Alassane Diallo, le comité de suivi des hydrocarbures a confirmé la disponibilité des stocks et la volonté du Mali de diversifier ses sources d’approvisionnement pour renforcer sa souveraineté énergétique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré les contraintes logistiques qui continuent de peser sur les corridors régionaux, le Mali maintient un niveau d’approvisionnement soutenu en produits pétroliers. Entre le 15 et le 21 juin, près de 30 millions de litres de carburants ont été acheminés vers le pays à travers 655 citernes. Une performance qui illustre les efforts des autorités et des opérateurs du secteur pour sécuriser l’approvisionnement énergétique national, dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles sources d’importation et la consolidation de la souveraineté énergétique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l&rsquo;Industrie et du Commerce a tenu ce jeudi 25 juin 2026 sa 26e réunion périodique de suivi de l&rsquo;approvisionnement du Mali en hydrocarbures. Présidée par le ministre Moussa Alassane Diallo, cette rencontre a réuni l&rsquo;ensemble des acteurs stratégiques du secteur pétrolier national, dans un contexte international marqué par des évolutions contrastées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une détente internationale qui allège les coûts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan international, les participants ont enregistré avec satisfaction une détente progressive des cours du pétrole. Cette évolution est la résultante directe de l&rsquo;accalmie observée dans le conflit au Moyen-Orient et, surtout, de la réouverture du détroit d&rsquo;Ormuz — artère vitale du commerce mondial des hydrocarbures. Ces développements favorables sont susceptibles d&rsquo;alléger sensiblement les coûts d&rsquo;approvisionnement du Mali dans les semaines à venir, offrant une marge de respiration bienvenue pour les opérateurs nationaux et les consommateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des stocks actifs, des défis logistiques à surmonter</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan opérationnel, les données présentées témoignent d&rsquo;un approvisionnement en cours mais sous surveillance. Du 15 au 21 juin 2026, le Mali a réceptionné 655 citernes représentant un volume total de 29 849 000 litres de carburants. Le dernier convoi enregistré, le 19 juin, comprenait 264 citernes d&rsquo;essence, 337 citernes de gasoil, 47 citernes de fuel et 6 citernes de gaz butane — soit un taux de ravitaillement de 27 %, reflet du dynamisme des importations malgré les difficultés structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, plusieurs défis demeurent. L&rsquo;absence de nouveaux convois depuis le 19 juin, des commandes en attente de livraison et l&rsquo;état dégradé de certaines infrastructures routières continuent de peser sur la fluidité du transport des produits pétroliers à l&rsquo;intérieur du territoire. Ces constats, formulés sans détour lors de la réunion, illustrent la lucidité des autorités de la Transition face aux réalités d&rsquo;un pays enclavé, fortement tributaire des corridors d&rsquo;approvisionnement régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La diversification comme priorité stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces contraintes, les participants ont réaffirmé avec force la nécessité de diversifier les sources d&rsquo;approvisionnement. Une mission conjointe — réunissant les services techniques de l&rsquo;État et les opérateurs privés du secteur — est envisagée à Abidjan afin d&rsquo;engager des échanges approfondis avec les partenaires régionaux. L&rsquo;objectif est d&rsquo;identifier des solutions concrètes permettant de renforcer la résilience et la fluidité des approvisionnements du Mali en hydrocarbures, dans une logique de souveraineté énergétique cohérente avec les orientations de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche s&rsquo;inscrit dans la continuité des efforts engagés par les autorités maliennes pour émanciper progressivement le pays des vulnérabilités héritées de sa dépendance aux circuits d&rsquo;approvisionnement traditionnels, souvent exposés aux aléas géopolitiques ou aux défaillances infrastructurelles des pays de transit.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un engagement gouvernemental sans faille</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En clôturant la réunion, le ministre Moussa Alassane Diallo a tenu à réaffirmer solennellement l&rsquo;engagement du Gouvernement de la Transition à surveiller avec la plus grande vigilance l&rsquo;évolution de la situation et à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver la disponibilité des produits pétroliers sur l&rsquo;ensemble du territoire national. Une posture qui confirme la détermination des autorités à faire de la sécurité énergétique un pilier de la stabilité économique et sociale du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réunions de suivi périodiques — dont la régularité est en soi un signal fort — témoignent d&rsquo;une gouvernance proactive et d&rsquo;une coordination sectorielle renforcée. Dans un environnement régional complexe, la capacité du Mali à anticiper et à gérer ses approvisionnements en hydrocarbures constitue un enjeu de premier ordre pour la souveraineté nationale et le bien-être des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la refondation de la défense nationale prend force de loi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:04:09 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien a adopté un projet de loi réformant l’organisation générale de la défense et de la sécurité. Une étape majeure dans la refondation des FAMa et le renforcement de la souveraineté nationale face aux défis sécuritaires du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres du 25 juin 2026 a adopté un projet de loi réformant l&rsquo;organisation générale de la défense et de la sécurité. Une réforme structurelle engagée par la Transition pour adapter les Forces armées aux nouvelles réalités géostratégiques du Sahel.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une décision à portée historique que le gouvernement de la Transition malienne vient de prendre. Réuni en session ordinaire au Palais de Koulouba sous la présidence du Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, Chef de l&rsquo;État, le Conseil des ministres a adopté, ce jeudi 25 juin 2026, un projet de loi portant organisation générale de la Défense et de la Sécurité. Un texte fondateur, longtemps attendu, qui engage le Mali dans une recomposition profonde de son architecture sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une loi héritée d&rsquo;une autre époque</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2004, l&rsquo;organisation de la défense nationale malienne reposait sur la Loi n°04-051 du 23 novembre 2004. Ce texte avait été conçu pour répondre aux menaces d&rsquo;une époque révolue, dans un contexte géopolitique qui n&rsquo;a plus grand-chose à voir avec les défis actuels auxquels fait face le Sahel. Vingt-deux ans plus tard, les insuffisances de cette loi sont apparues avec acuité, à mesure que le Mali se trouvait confronté à des formes d&rsquo;agression multiples et en constante mutation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la montée en puissance des groupes armés, à la recomposition des alliances régionales et à l&rsquo;évolution des doctrines de sécurité, le cadre légal de 2004 ne suffisait plus. Le gouvernement a pris acte de cette réalité en engageant dès le début de la Transition un chantier de réformes majeures au sein des Forces armées et de sécurité du Mali (FAMa), dont ce projet de loi constitue l&rsquo;aboutissement législatif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La refondation au cœur de la souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de «&nbsp;<em>refondation</em>&nbsp;» n&rsquo;est pas un mot en l&rsquo;air dans le vocabulaire de la Transition. Il traduit une ambition politique cohérente : reconstruire les institutions de l&rsquo;État sur des bases solides, adaptées aux réalités du pays et aux exigences de la souveraineté. Dans ce cadre, la réorganisation de l&rsquo;appareil de défense est une priorité absolue. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;améliorer les capacités opérationnelles des FAMa, mais de redéfinir les fondements mêmes de la défense nationale, en cohérence avec les nouvelles orientations stratégiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet de loi s&rsquo;inscrit également dans la logique de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dont l&rsquo;un des axes structurants est la mutualisation des capacités de défense. Réformer le cadre législatif malien, c&rsquo;est aussi préparer le terrain à une coopération sécuritaire plus efficace entre ces trois États qui ont choisi de faire face ensemble aux menaces qui pèsent sur leur espace commun.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un outil de défense renforcé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport présenté par le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le texte adopté vise à renforcer l&rsquo;outil de Défense et de Sécurité. Formule lapidaire, mais qui recouvre des enjeux considérables : clarification des chaînes de commandement, redéfinition des responsabilités institutionnelles, meilleure articulation entre les différentes composantes des forces de sécurité. Autant de leviers qui, s&rsquo;ils sont activés avec rigueur, peuvent sensiblement améliorer l&rsquo;efficacité opérationnelle des FAMa sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs noteront que cette réforme intervient dans un contexte où les FAMa ont multiplié les succès militaires ces dernières années, réduisant significativement l&#8217;emprise de groupes armés dans plusieurs régions du pays. Consolider ces acquis en dotant l&rsquo;armée d&rsquo;un cadre juridique modernisé constitue une démarche logique, voire indispensable, pour pérenniser les gains obtenus sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi doit désormais suivre le processus législatif ordinaire avant d&rsquo;entrer en vigueur. Mais d&rsquo;ores et déjà, son adoption en Conseil des ministres marque une étape importante dans la construction d&rsquo;un Mali souverain, capable d&rsquo;assurer lui-même la sécurité de son territoire et la protection de ses populations — sans tutelle, sans compromis sur l&rsquo;essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : 15 milliards CFA pour éclairer le pays grâce à Kourouba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 06:57:17 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali ratifie un prêt de 15 milliards FCFA de la BOAD pour financer la centrale hydroélectrique de Kourouba. Un projet stratégique destiné à améliorer l’accès à une électricité fiable, abordable et durable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres du 25 juin 2026 a ratifié un accord de prêt avec la Banque Ouest Africaine de Développement pour financer la construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba. Un investissement stratégique qui doit élargir l&rsquo;accès à une électricité fiable et abordable pour des millions de Maliens.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;énergie comme levier de souveraineté. C&rsquo;est le message que la Transition malienne envoie une nouvelle fois, ce jeudi 25 juin 2026, en adoptant en Conseil des ministres la ratification de l&rsquo;accord de prêt signé à Lomé le 29 avril dernier avec la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD). Montant : 15 milliards de francs CFA, destinés au financement partiel de la construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba et à son raccordement au réseau électrique de la Société Energie du Mali (EDM-SA).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;hydroélectrique, choix d&rsquo;avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de l&rsquo;hydroélectricité n&rsquo;est pas anodin. Dans un pays qui dispose d&rsquo;un potentiel hydraulique considérable — le fleuve Niger et ses affluents traversent un territoire vaste de plus de 1,2 million de kilomètres carrés — miser sur la force de l&rsquo;eau pour produire de l&rsquo;électricité, c&rsquo;est à la fois un choix écologique et un acte de souveraineté économique. La centrale de Kourouba s&rsquo;inscrit dans cette logique : exploiter les ressources nationales pour réduire la dépendance aux importations d&rsquo;énergie fossile, dont le coût pèse lourdement sur les ménages comme sur les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BOAD, institution financière de la zone franc dont le siège est à Lomé, est un partenaire de longue date du développement ouest-africain. Son engagement aux côtés du Mali à hauteur de 15 milliards de francs CFA témoigne de la crédibilité retrouvée de l&rsquo;État malien sur la scène des bailleurs régionaux, dans un contexte où Bamako a su diversifier et rééquilibrer ses partenariats économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;électricité, condition du développement humain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les chiffres et les montages financiers, il y a des réalités humaines concrètes. Au Mali, le taux d&rsquo;accès à l&rsquo;électricité reste insuffisant, particulièrement hors des grands centres urbains. Des ménages qui cuisinent à la lumière des bougies, des centres de santé incapables de conserver correctement les vaccins, des petits commerces contraints de se doter de générateurs coûteux : l&rsquo;insuffisance énergétique est l&rsquo;un des freins les plus puissants au développement du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément sur ce terrain que le projet de Kourouba entend faire la différence. Selon les termes de l&rsquo;accord ratifié, le projet vise à améliorer les conditions de vie des populations à travers l&rsquo;augmentation de l&rsquo;accès à l&rsquo;électricité et la fourniture régulière de l&rsquo;énergie à moindre coût. Deux objectifs indissociables : élargir le périmètre de desserte électrique, mais aussi rendre cette énergie accessible financièrement. Une électricité chère ou intermittente reste, de fait, une électricité inaccessible pour une large part de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>EDM-SA au cœur du dispositif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le raccordement de la centrale au réseau d&rsquo;EDM-SA est un élément central du dispositif. La Société Energie du Mali, opérateur national, sera l&rsquo;interface entre la production d&rsquo;énergie à Kourouba et sa distribution sur l&rsquo;ensemble du territoire. Ce choix de passer par l&rsquo;opérateur public national plutôt que de confier la gestion à un prestataire étranger privé traduit là encore une orientation souverainiste assumée par la Transition : l&rsquo;État malien entend garder la main sur ses infrastructures énergétiques stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ratification de cet accord par le Conseil des ministres ouvre la voie au décaissement effectif du prêt et au démarrage des travaux de construction. Un chantier qui, une fois achevé, devrait transformer durablement la cartographie énergétique du Mali — et avec elle, les conditions d&rsquo;existence de milliers de familles maliennes qui attendent depuis trop longtemps que la lumière arrive jusqu&rsquo;à elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Conditions de destitution du président du Cesec : Le CNT adopte une nouvelle loi organique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 13:21:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Le Conseil national de Transition a adopté une nouvelle loi organique réformant le Cesec. Le texte précise son organisation, élargit ses compétences et fixe les conditions de destitution et de remplacement de son président.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, jeudi 25 juin 2026, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le projet de loi organique portant organisation, fonctionnement et désignation des membres du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec). Le texte fixe également les conditions de destitution et de remplacement du président de cette institution. La séance plénière était présidée par le président du CNT, le Général de corps d&rsquo;armée Malick Diaw.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette adoption marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre des dispositions prévues par la nouvelle Constitution. À travers cette loi organique, les autorités entendent préciser les règles devant encadrer le fonctionnement du Cesec, tout en intégrant plusieurs innovations destinées à adapter cette institution aux nouvelles exigences constitutionnelles. Le texte a été défendu devant les membres du CNT par le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réforme institutionnelle conforme à la nouvelle Constitution</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cesec figure parmi les institutions prévues par la nouvelle Constitution. La loi adoptée vise principalement à mettre en conformité son organisation avec les nouvelles orientations de la Loi fondamentale. Elle introduit plusieurs changements concernant aussi bien les compétences de l&rsquo;institution que son fonctionnement interne. L&rsquo;objectif recherché est de donner un cadre juridique plus précis afin de permettre au Conseil d&rsquo;exercer pleinement les missions qui lui sont désormais confiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les principales innovations figure l&rsquo;élargissement des compétences du Cesec aux questions environnementales. Cette évolution se traduit également par un changement de dénomination de ses membres, qui porteront désormais le titre de «&nbsp;<em>conseillers de la République&nbsp;</em>». Le texte prévoit aussi la mise en place d&rsquo;une procédure de destitution du président de l&rsquo;institution ainsi que les conditions devant permettre l&rsquo;élection d&rsquo;un nouveau président en cas de vacance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nouvelle composition fondée sur plusieurs innovations institutionnelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle loi prend également en compte la représentation des organisations de femmes ainsi que des jeunes dans la composition du Cesec. Cette disposition vient compléter les nouvelles orientations retenues pour assurer une participation plus large au sein de cette institution consultative. Le texte cherche ainsi à adapter le Conseil aux nouvelles dispositions constitutionnelles tout en renforçant son organisation interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport présenté par la commission Lois constitutionnelles du CNT indique également que le projet de loi corrige plusieurs insuffisances relevées dans la législation actuellement en vigueur. Les nouvelles dispositions proposées doivent permettre d&rsquo;améliorer le fonctionnement du Cesec grâce à une organisation davantage adaptée aux missions qui lui sont désormais reconnues par la nouvelle Constitution.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Réorganisation interne suivant les nouvelles dispositions constitutionnelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi crée notamment un nouvel organe dénommé «&nbsp;<em>assemblée</em>&nbsp;», qui s&rsquo;ajoute au bureau dans l&rsquo;organisation de l&rsquo;institution. Le texte détermine également les attributions de cette nouvelle structure afin de préciser son rôle dans le fonctionnement général du Conseil. En revanche, le poste de vice-président est supprimé, conformément aux nouvelles dispositions prévues par la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi fixe également les situations pouvant conduire à la destitution du président du Cesec. Celui-ci pourra être relevé de ses fonctions en cas de manquement aux obligations liées à sa charge. Sont notamment visés le dysfonctionnement du Conseil imputable à sa gestion, la violation du secret des délibérations, le non-respect du devoir de réserve ainsi que les comportements portant atteinte à l&rsquo;image ainsi qu&rsquo;au prestige de l&rsquo;institution.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Procédure stricte encadrant la destitution du président</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte précise aussi les conditions à remplir pour engager une procédure de destitution. La proposition devra être signée par au moins les deux tiers des conseillers de la République pour être recevable. En outre, cette initiative ne pourra intervenir qu&rsquo;après les deux premières années suivant l&rsquo;entrée en fonction du président concerné. Ces règles sont destinées à encadrer strictement une telle procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En présentant le projet devant les membres du Conseil national de Transition, le ministre délégué Mamani Nassiré a expliqué que cette loi organique permettra au Cesec d&rsquo;exercer pleinement les compétences qui lui sont désormais reconnues par la nouvelle Constitution. À l&rsquo;issue des échanges, le texte a été adopté à l&rsquo;unanimité par les 125 membres du CNT présents lors de cette séance plénière, marquant ainsi l&rsquo;aboutissement de son examen par l&rsquo;organe législatif de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : cinq ans de renaissance culturelle sous Assimi Goïta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:34:18 +0000</pubDate>
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<p>Cinq ans après l’arrivée au pouvoir d’Assimi Goïta, le Mali dresse le bilan de sa politique culturelle. Entre valorisation du patrimoine, promotion du Mali Kura, développement de l’artisanat et coopération au sein de l’AES, la culture s’impose comme un pilier de la refondation nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni au Centre International de Conférences de Bamako le 23 juin 2026, le gouvernement de la Transition a dressé un bilan ambitieux de cinq années de politique culturelle, artisanale et touristique. Le ministre Mamou Daffé a défendu une vision centrée sur la mémoire, l&rsquo;identité et la refondation nationale.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a cinq ans, le Mali basculait dans une nouvelle ère. Depuis lors, la Transition conduite par le général d&rsquo;armée Assimi Goïta a fait de la culture non pas un accessoire du politique, mais l&rsquo;un de ses piliers structurants. C&rsquo;est ce message qu&rsquo;ont porté, mardi 23 juin 2026, les membres du gouvernement réunis au Centre International de Conférences de Bamako devant les représentants de la société civile, des milieux artistiques et du monde artisanal.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Année de la Culture, acte fondateur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre des échanges, la décision du chef de l&rsquo;État de proclamer 2025 Année de la Culture au Mali a été saluée comme un acte politique majeur. Le ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, y a vu une rupture symbolique décisive : celle d&rsquo;un État qui choisit d&rsquo;ancrer sa légitimité dans le génie propre de ses peuples, plutôt que dans des modèles importés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix s&rsquo;est traduit par plusieurs chantiers concrets : restauration de la mémoire historique et de la dignité des Maliens, reconnaissance des autorités traditionnelles, déploiement du&nbsp;<em>Programme national d&rsquo;éducation aux valeurs (PNEV)</em>&nbsp;pour transmettre une culture du Mali Kura à la jeunesse, et revitalisation culturelle des territoires les plus reculés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Artisanat et tourisme : des secteurs en mutation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du discours identitaire, le bilan présenté fait état de réformes structurelles dans les secteurs de l&rsquo;artisanat et du tourisme. L&rsquo;amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs culturels, la professionnalisation des filières et la promotion des talents figurent parmi les priorités revendiquées par l&rsquo;exécutif. Dans un pays où ces secteurs représentent un vivier d&#8217;emplois informels considérable, leur formalisation progressive constitue un enjeu économique autant que social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre a également mis en lumière la dimension diplomatique de cette politique culturelle. Le renforcement de la coopération avec les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) — Niger, Burkina Faso et Mali — s&rsquo;inscrit dans une stratégie de rayonnement régional qui entend faire du Mali un pôle d&rsquo;attraction culturelle à l&rsquo;échelle sahélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un projet politique assumé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre du 23 juin illustre la méthode de la Transition : gouverner par la narration autant que par l&rsquo;action. En convoquant les notions de mémoire, de dignité et de Mali Kura — le «&nbsp;<em>Mali nouveau&nbsp;</em>» —, les autorités construisent un récit national alternatif à celui de l&rsquo;ancien ordre institutionnel. La culture, dans cette optique, n&rsquo;est pas un secteur parmi d&rsquo;autres : elle est le ciment de la refondation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à traduire ces ambitions en indicateurs mesurables. Si le discours porté par Mamou Daffé et ses collègues — dont Abdoul Kassim Ibrahim Fomba (Jeunesse), Alhamdou Ag Ilyène (Communication) et Djeneba Sanogo (Promotion de la Femme) — témoigne d&rsquo;une cohérence de vision, l&rsquo;heure du bilan chiffré sera, à terme, le véritable test de la politique culturelle de la Transition malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dambé et Yèrè-don : les fondements moraux du Mali Kura</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, le Dambé ne désigne pas seulement la dignité individuelle. Cette valeur traditionnelle apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour restaurer la gouvernance, la redevabilité et la confiance entre citoyens et institutions dans le cadre du Mali Kura.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La dignité comme valeur politique. Quand un peuple perd le sens du Dambé, il perd aussi la capacité d&rsquo;exiger des comptes à ses dirigeants. Lecture politologique d&rsquo;une valeur morale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe, dans les langues du Mali, un mot que les traductions ne parviennent jamais tout à fait à saisir. Le Dambé. On le rend par «&nbsp;<em>dignité</em>&nbsp;», parfois par «&nbsp;<em>honneur</em>&nbsp;», à l&rsquo;occasion par «&nbsp;<em>intégrité</em>&nbsp;». Mais aucun de ces équivalents n&rsquo;épuise ce que le concept recouvre réellement : une posture existentielle globale, un rapport au monde fondé sur la conscience aiguë de ce qu&rsquo;on doit à soi-même, à sa famille, à sa communauté, et — c&rsquo;est là que tout devient politique — à l&rsquo;État qu&rsquo;on habite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Programme national d&rsquo;éducation aux valeurs (PNEV), adopté par le gouvernement malien de transition, place le Dambé au cœur de son référentiel. Ce n&rsquo;est pas un détail ornemental dans un document administratif. C&rsquo;est un aveu. L&rsquo;aveu que quelque chose de fondamental s&rsquo;est perdu — et que sans le retrouver, aucune réforme institutionnelle, aucune transition politique, aucune promesse de «&nbsp;<em>Malikura</em>&nbsp;» (Mali nouveau) ne pourra véritablement tenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une valeur morale à portée politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La politologie occidentale parle volontiers de «&nbsp;<em>capital social&nbsp;</em>», de «&nbsp;<em>confiance institutionnelle&nbsp;</em>», d&rsquo;«&nbsp;<em>accountability</em>&nbsp;». Ces concepts désignent, dans leur jargon, quelque chose que le Dambé formule depuis des siècles en bambara avec une économie de moyens bien plus grande : la conscience que ta valeur d&rsquo;être humain est liée à ta capacité de tenir ta parole, d&rsquo;assumer tes responsabilités, de ne pas trahir ceux qui te font confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce lien entre dignité individuelle et obligation sociale n&rsquo;est pas une spécificité africaine. On le retrouve dans l&rsquo;ethos républicain romain, dans la notion japonaise de «&nbsp;<em>face</em>&nbsp;», dans le concept grec de&nbsp;<em>timè</em>. Mais au Mali, il prend une forme particulière : le Dambé est à la fois une valeur intime et une norme collective, simultanément intériorisée par l&rsquo;individu et surveillée par la communauté. Le PNEV le dit avec précision : ce sont les «&nbsp;<em>jeux sociaux&nbsp;</em>» autour de la dignité — la réputation, l&rsquo;image, l&rsquo;estime des pairs — qui constituent la «&nbsp;<em>police de conscience</em>&nbsp;», première digue contre la dérive morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la honte disparaît de la vie publique, l&rsquo;impunité cesse d&rsquo;être une exception pour devenir le système. Or c&rsquo;est précisément cette police de conscience qui s&rsquo;est effondrée. Le PNEV le documente avec une franchise brutale : «&nbsp;<em>Beaucoup n&rsquo;éprouvent aucune honte à prendre de l&rsquo;argent pour vendre leurs âmes au diable, commettre des forfaits, proférer des mensonges publics, jouer de déshonneur.</em>&nbsp;» Des élus corrompus qui paradent. Des fonctionnaires qui détournent et continuent d&rsquo;occuper leurs bureaux. Et, fait peut-être plus révélateur encore, des «&nbsp;<em>célèbres détenus</em>&nbsp;» qui «&nbsp;<em>font de la prison un lieu de fête</em>&nbsp;». Quand la honte disparaît de la vie publique, l&rsquo;impunité cesse d&rsquo;être une exception pour devenir le système.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Babemba Traoré ou la leçon perdue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV convoque un ancêtre pour mesurer l&rsquo;ampleur de la chute. Babemba Traoré, roi du Kénédougou, résistant à la pénétration coloniale française à la fin du XIXe siècle, a légué à la postérité cette formule: «&nbsp;<em>Plutôt la mort que la honte.</em>&nbsp;» Le document la cite non comme une curiosité historique, mais comme un idéal régulateur — celui d&rsquo;une éthique publique où la dignité vaut plus que la survie politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de vertigineux à mesurer l&rsquo;écart entre cet idéal et la réalité contemporaine. Car ce que Babemba formulait comme une maxime existentielle était en réalité un principe de gouvernance : un souverain qui se déshonore perd le droit de gouverner. La honte n&rsquo;est pas, dans cette logique, une sanction privée. Elle est un mécanisme politique de révocation symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce mécanisme que le Mali a perdu. Et sa perte n&rsquo;est pas abstraite. Elle se traduit, très concrètement, par l&rsquo;incapacité des citoyens à exiger des comptes. Car on n&rsquo;exige des comptes qu&rsquo;à quelqu&rsquo;un dont on reconnaît la faillibilité — et dont on attend, au moins nominalement, qu&rsquo;il soit capable de honte. Quand cette attente disparaît, la redevabilité n&rsquo;a plus de prise.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Yèrè-don ou la condition de tout le reste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le PNEV articule le Dambé à une autre notion cardinale : le Yèrè-don, la connaissance de soi. Le document affirme sans ambages que c&rsquo;est «&nbsp;<em>la valeur qui prime au Mali</em>&nbsp;». On comprend pourquoi. La dignité ne peut être qu&rsquo;un vernis si elle n&rsquo;est pas fondée sur une conscience claire de ce qu&rsquo;on est, de d&rsquo;où l&rsquo;on vient, de ce que l&rsquo;on doit aux générations qui précèdent et à celles qui suivent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette insistance sur la connaissance de soi a une dimension sociale sous-estimée. Un citoyen qui ne sait pas qui il est — c&rsquo;est-à-dire qui ne s&rsquo;inscrit pas dans une tradition, dans des obligations, dans une généalogie de responsabilités — est un citoyen sans ancrage. Et un citoyen sans ancrage est un citoyen sans contrainte. Il peut promettre n&rsquo;importe quoi, rompre n&rsquo;importe quel engagement, trahir n&rsquo;importe quelle confiance, parce qu&rsquo;il ne se sent redevable à personne — ni aux ancêtres, ni à sa famille, ni aux contemporains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés maliennes traditionnelles avaient résolu ce problème en faisant de l&rsquo;identité une charge publique. Le nom de famille — le patronyme — n&rsquo;était pas seulement une désignation. C&rsquo;était une responsabilité. Entacher ce nom revenait à entacher toute la lignée, vivants et morts. Ce dispositif, aussi informel soit-il, produisait des effets de redevabilité que bien des constitutions écrites peinent à garantir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La dignité ne se décrète pas — elle se pratique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que le PNEV atteint à la fois sa plus grande ambition et son défi le plus redoutable. Car réactiver le Dambé comme valeur politique ne peut pas se faire par décret. On ne restaure pas la culture de l&rsquo;honneur par une circulaire ministérielle. Le document le sait, et il le dit avec une lucidité qui force le respect : «&nbsp;<em>L&rsquo;exemplarité des gouvernants doit être au rendez-vous comme une condition essentielle&nbsp;</em><em>﻿</em><em>de confiance et d’adhésion populaire.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là le nœud gordien. Le PNEV demande aux citoyens de retrouver le sens du Dambé dans leur vie quotidienne — dans leur rapport au travail, à la famille, à la communauté. Mais cette demande ne peut avoir de force que si elle est portée, incarnée, démontrée par ceux qui gouvernent. Or c&rsquo;est précisément l&rsquo;exemple qui manque le plus cruellement. Comment enseigner la dignité à des enfants dont les aînés voient tous les jours que l&rsquo;indignité paie mieux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n&rsquo;est pas rhétorique. Elle est structurelle. Et elle renvoie à un défi que toutes les transitions politiques africaines contemporaines partagent : comment reconstruire la légitimité morale de l&rsquo;État quand cet État a lui-même été le principal vecteur de la désintégration des valeurs qu&rsquo;il prétend aujourd&rsquo;hui restaurer ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne restaure pas la culture de l&rsquo;honneur par une circulaire ministérielle. Mais sans elle, aucune réforme institutionnelle ne tient.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un pari politique raisonnable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, le PNEV ne mérite pas le scepticisme facile. Il représente, au-delà de ses ambitions peut-être intenables à court terme, quelque chose de politiquement rare : la reconnaissance explicite, par un gouvernement africain, que la crise de gouvernance est d&rsquo;abord une crise de valeurs — et que les instruments pour la surmonter ne sont pas à chercher exclusivement dans des modèles importés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réhabiliter le Dambé, le Yèrè-don, la police de conscience communautaire, c&rsquo;est parier que les sociétés africaines disposent en elles-mêmes des ressources morales nécessaires à leur propre régénération. C&rsquo;est un pari audacieux. C&rsquo;est aussi, à bien y réfléchir, le seul pari raisonnable. Parce que les institutions sans valeurs sont des coquilles vides. Parce que la démocratie sans honneur est une procédure sans âme. Et parce qu&rsquo;aucun système juridique, aussi sophistiqué soit-il, ne peut suppléer à l&rsquo;effondrement de la conscience morale collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Babemba Traoré avait raison. Pas seulement pour lui. Pour tous ceux qui, après lui, ont à gouverner des hommes et des femmes qui exigent, avec raison, d&rsquo;être gouvernés par des êtres dignes de ce nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Souveraineté, sécurité et résilience sociale au Sahel : dynamiques et enjeux contemporains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Face aux crises sécuritaires, le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à renforcer leur souveraineté. Analyse des enjeux de résilience sociale, du rôle des femmes, des jeunes et des déplacés internes dans la stabilisation du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les femmes, les jeunes et les déplacés internes sont souvent présentés comme les victimes silencieuses des crises qui traversent le Sahel. Toutefois, leur situation dépasse largement le cadre humanitaire. Elle constitue l’un des indicateurs importants de la résilience des sociétés sahéliennes et des dynamiques à l’œuvre dans le cadre des politiques de stabilisation engagées par les États de la région dans les processus de réappropriation et de consolidation de la souveraineté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers leurs conditions de vie, leur capacité à maintenir des activités économiques, à accéder aux services sociaux essentiels et à préserver leurs liens communautaires, se mesure concrètement la portée des efforts de restauration progressive de l’autorité de l’État sur les territoires concernés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La stabilisation sécuritaire, une étape essentielle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du Mali au Burkina Faso, en passant par le Niger, la souveraineté s’est progressivement imposée comme l’un des principaux référentiels politiques des transitions contemporaines. La reconquête et la sécurisation des territoires, la lutte contre les groupes armés terroristes, le renforcement des capacités nationales de défense ainsi que la réduction des dépendances stratégiques occupent une place centrale dans les orientations des États de la région. Les forces armées nationales constituent à cet égard des acteurs essentiels des dynamiques de stabilisation et de sécurisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, au-delà des enjeux militaires, diplomatiques et géopolitiques, se développe une autre dimension, moins visible mais essentielle : celle de la souveraineté sociale. La souveraineté sécuritaire renvoie à la capacité d’un État à assurer la protection de son territoire et de ses frontières. La souveraineté sociale, quant à elle, désigne la capacité des États à garantir aux populations l’accès aux conditions minimales d’une vie digne dans un contexte de contraintes sécuritaires. Elle concerne notamment l’accès à l’éducation, à la santé, aux moyens de subsistance, à la protection sociale ainsi qu’au maintien de la cohésion communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est importante pour comprendre les dynamiques actuelles du Sahel. Le rétablissement de l’autorité de l’État dans certaines zones ne s’accompagne pas toujours immédiatement du retour des populations déplacées dans leurs localités d’origine, ni de la reprise complète des activités économiques et sociales. La stabilisation sécuritaire constitue une étape essentielle, qui s’inscrit dans un processus plus large de reconstruction sociale et économique progressive.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La crise sahélienne&nbsp;: une crise de production, de circulation et de revenus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cet angle, la situation des femmes, des jeunes et des déplacés constitue un révélateur pertinent de l’évolution des sociétés sahéliennes. Dans plusieurs zones affectées par l’insécurité, les améliorations observées sur le plan sécuritaire s’accompagnent encore de défis importants en matière d’accès aux services sociaux de base, de fonctionnement des infrastructures publiques et d’opportunités économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus d’une décennie, les conflits armés ont profondément transformé les équilibres sociaux, économiques et territoriaux du Sahel. Les insurrections armées, les opérations de sécurisation, les violences communautaires ainsi que les fragilités institutionnelles ont entraîné d’importants déplacements de populations. Ces dynamiques ont progressivement redessiné les espaces de peuplement et influencé les rapports sociaux et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs localités rurales, les déplacements successifs ont conduit à l’abandon partiel ou total de certains villages, tandis que d’autres centres ont connu une croissance démographique importante en raison de l’accueil de populations déplacées internes. Cette évolution exerce une pression sur les ressources disponibles, notamment l’eau, les terres cultivables, les logements, les infrastructures scolaires et les structures sanitaires. Elle modifie également les équilibres sociaux entre populations d’accueil et populations déplacées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance démographique observée dans certaines localités du centre du Mali, notamment dans des zones comme Koro, illustre ces transformations des dynamiques de peuplement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences économiques de ces mutations sont également significatives. La crise sahélienne peut être analysée comme une crise de production, de circulation et de revenus. Dans de nombreuses zones rurales, les activités agricoles, pastorales et commerciales sont affectées par les contraintes sécuritaires, les difficultés d’accès aux zones de production ainsi que les perturbations des marchés hebdomadaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle des femmes&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réduction de la mobilité des acteurs économiques, notamment des commerçants, des éleveurs et des producteurs agricoles, influence les revenus des ménages, dont une part importante dépend de ces activités. À cela s’ajoutent les effets liés à la perturbation ou au fonctionnement de certaines infrastructures économiques et sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains contextes, les mesures sécuritaires mises en œuvre dans les zones concernées répondent à des impératifs de protection des populations et de sécurisation des territoires. Elles peuvent toutefois, selon les situations locales, avoir des effets indirects sur l’accès aux marchés, aux services sociaux et aux activités économiques, en fonction des contraintes opérationnelles et sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité met en évidence la complexité de la gestion de la sécurité dans les espaces sahéliens. Les stratégies militaires et sécuritaires demeurent indispensables à la stabilisation, mais leur efficacité à long terme dépend également de leur articulation avec des actions de reconstruction sociale et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance entre les États et les communautés locales repose ainsi sur plusieurs dimensions complémentaires : la sécurité, l’accès aux services publics, les opportunités économiques et la qualité de la gouvernance locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes occupent une place centrale dans ces dynamiques. Dans de nombreuses communautés sahéliennes, elles jouent un rôle important dans les activités agricoles, la transformation des produits locaux, les échanges commerciaux et la gestion des ménages. Dans les contextes de déplacement, elles contribuent au maintien des activités familiales et à la continuité des solidarités communautaires, participant ainsi aux dynamiques de résilience sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Au Burkina Faso et du Niger, les populations s’adaptent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse est également confrontée à des défis importants, notamment en matière d’accès à l’éducation et aux opportunités économiques. La fermeture ou les perturbations des établissements scolaires et la limitation des débouchés économiques influencent les perspectives d’avenir. Toutefois, les jeunes participent aussi à de nombreuses initiatives locales de solidarité, de résilience communautaire et de reconstruction des activités économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le centre du Mali illustre de manière significative ces dynamiques complexes. Les cercles de Bankass, Koro, Bandiagara, Djenné et Douentza ont connu des transformations importantes liées aux déplacements de populations et aux recompositions sociales. Ces évolutions ont affecté les structures communautaires, les modes de gestion des ressources et les équilibres économiques locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs localités, notamment Diallassagou, l’arrivée de populations déplacées a entraîné de nouveaux enjeux liés à l’accès au logement, à la gestion des ressources, aux infrastructures sociales et à la gouvernance locale. Elle témoigne également des capacités d’adaptation des communautés dans des contextes marqués par des contraintes sécuritaires et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des dynamiques similaires sont observées dans plusieurs régions du Burkina Faso et du Niger. Dans ces espaces, les populations s’adaptent aux contraintes sécuritaires tout en poursuivant leurs activités économiques et sociales dans des environnements parfois instables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La consolidation de la souveraineté repose sur la complémentarité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la souveraineté ne peut être réduite à sa seule dimension militaire ou territoriale. Elle comprend également des dimensions économiques et sociales. La souveraineté économique implique la capacité de préserver les circuits de production et d’échanges. La souveraineté sociale renvoie quant à elle à la capacité de garantir l’accès aux services essentiels et de soutenir les populations vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte sahélien actuel, la consolidation durable de la souveraineté repose sur la complémentarité entre les efforts de sécurisation, la reconstruction des services sociaux, le développement économique et le renforcement de la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stabilité à long terme dépend ainsi de la capacité collective à améliorer les conditions de vie des populations et à soutenir les dynamiques locales de résilience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes qui maintiennent des activités économiques malgré les contraintes, les jeunes qui cherchent à préserver leurs perspectives d’avenir et les populations déplacées qui s’adaptent à de nouveaux environnements incarnent une dimension essentielle des transformations en cours dans le Sahel. Leur situation met en lumière les enjeux humains au cœur des processus de stabilisation et de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Comment les Forces armées maliennes ont changé le rapport de force depuis 2021</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
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		<category><![CDATA[souveraineté sécuritaire]]></category>
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<p>Depuis 2021, les Forces armées maliennes (FAMa) ont engagé une profonde transformation capacitaire et stratégique. Équipements modernes, nouvelles doctrines, partenariats sécuritaires et rapprochement avec les populations : retour sur cinq années de refondation militaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a cinq ans, en 2021, le Mali engageait l’un des chantiers les plus structurants de son histoire récente&nbsp;: la refondation de son outil de défense. Aujourd’hui, force est de constater que les Forces armées de défense et de sécurité (FAMa) ne ressemblent plus à celles d’hier. Montée en puissance capacitaire, doctrine offensive assumée, ancrage renforcé auprès des populations&nbsp;: le Mali a fait de la souveraineté sécuritaire un pilier de sa refondation nationale. Il est temps de le dire, et de le saluer.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De 2021 à nos jours, les FAMa ont connu une mutation capacitaire sans précédent depuis l’indépendance. L’acquisition d’équipements de guerre sophistiqués, l’arrivée de vecteurs aériens modernes — drones de reconnaissance et d’attaque, avions de chasse — ainsi que le renouvellement substantiel des moyens de transport des troupes, tant aériens que terrestres, ont profondément modifié le rapport de force sur le terrain. Une armée qui, hier encore, peinait à projeter rapidement ses unités sur des théâtres d’opérations étendus, dispose désormais d’une mobilité et d’une capacité de frappe qu’on ne lui connaissait pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette montée en puissance ne relève pas du symbole. Elle se traduit, sur le terrain, par une pression accrue et continue sur les groupes armés terroristes, désormais contraints de multiplier les manœuvres de contournement plutôt que les offensives frontales contre des positions militaires de mieux en mieux défendues et de plus en plus mobiles. Il serait malhonnête de prétendre que la menace a disparu — les tentatives répétées d’isolement économique de certaines localités, à travers les attaques visant les axes d’approvisionnement, en sont la preuve la plus récente. Mais il serait tout aussi malhonnête de ne pas reconnaître qu’une armée qui reprend l’initiative, qui frappe plutôt que de simplement se défendre, et qui réduit la liberté de mouvement de ses adversaires, est une armée qui change de visage.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une présence sur tous les fronts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, dans cette refondation, c’est la diversité des missions assumées simultanément par les FAMa. Sécurisation des convois d’hydrocarbures et des produits de première nécessité, protection des déplacements des autorités à l’intérieur du pays, escortes humanitaires et commerciales&nbsp;: l’armée malienne ne se contente pas de combattre, elle protège la continuité de la vie économique et sociale du pays, souvent dans des conditions extrêmement exigeantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute un volet trop souvent ignoré&nbsp;: les missions de développement économique et social menées par les unités au contact des populations. Forages, appuis sanitaires, actions civilo-militaires dans les zones reconquises ou fragilisées — ces initiatives participent d’une stratégie assumée de renforcement du lien armée-nation, condition sine qua non d’une meilleure coordination entre les forces combattantes et les communautés locales dans la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes. Une armée qui se bat seule s’épuise ; une armée adossée à sa population dure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des décisions de la hiérarchie qui paient sur le terrain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les succès tactiques enregistrés ces dernières années ne doivent rien au hasard. Ils sont le fruit de décisions assumées par le commandement militaire, parfois impopulaires sur le moment, mais dont l’efficacité opérationnelle s’est révélée déterminante. L’interdiction des motos grosses cylindrées, vecteur privilégié des groupes armés terroristes pour leurs raids éclairs, l’immatriculation systématique des deux-roues et trois-roues, ainsi que la définition de zones d’intérêt militaire au sein d’une trentaine de massifs forestiers à travers le pays — sanctuaires historiques des groupes armés — ont considérablement réduit la liberté d’action des katibas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute une mesure hautement symbolique et opérationnelle&nbsp;: la mise à prix de la tête de sept cerveaux de groupes armés terroristes, qui a contribué à fragiliser les chaînes de commandement adverses et à semer le doute jusque dans leurs propres rangs. Enfin, la motorisation accélérée des FAMa, couplée au déploiement croissant de drones et d’avions de chasse, a donné à l’armée malienne une capacité de réaction et de projection inédite sur l’ensemble du territoire national.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le poids des partenariats stratégiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation n’aurait pas été possible sans l’appui de partenaires que Bamako qualifie désormais de stratégiques et fiables. La Russie, la Chine et la Türkiye ont fourni à l’armée malienne des équipements et un accompagnement technique déterminants dans cette phase de montée en puissance, à rebours d’une coopération occidentale trop conditionnée, trop lente et trop budgétivore, car ne défendant que leurs intérêts au détriment de ceux du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau régional, la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en 2023 à Bamako à travers la signature de la charte du Liptako-Gourma, a ouvert une nouvelle ère de coopération sécuritaire entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. La Force unifiée de l’AES (FU-AES) incarne cette ambition d’une mutualisation des moyens et du renseignement face à une menace transfrontalière qui ne s’embarrasse, elle, d’aucune frontière.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Honorer ceux qui portent l’uniforme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une armée se juge aussi à la manière dont elle traite les siens. Sur ce plan, les autorités de la transition ont posé des actes forts&nbsp;: prise en charge des familles des militaires et paramilitaires tombés sur les théâtres d’opérations, lancement de la construction de mille logements destinés aux personnels des forces armées, édification d’un hôpital militaire moderne, érection d’un mémorial dédié à la mémoire des soldats tombés pour la nation, et rédaction, actuellement en cours, de l’histoire militaire du Mali. Ces initiatives, loin d’être anecdotiques, participent directement au renforcement du moral des troupes engagées sur des fronts multiples, souvent loin de leurs familles et dans des conditions de combat éprouvantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une vigilance qui reste de mise</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Saluer cette montée en puissance ne dispense pas de lucidité. « <em>Le Mali a besoin de lucidité et non de panique</em> », avait déclaré le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, dans son adresse à la nation du 28&nbsp;avril 2026. La tentative de blocus en septembre 2025 par le Jnim et ses sponsors étatiques étrangers ainsi que ses appuis à l’interne, sur certains axes d’approvisionnement rappelle que la victoire militaire n’est jamais acquise et que l’adversaire, affaibli sur le plan tactique, conserve une capacité de nuisance sur le plan économique et psychologique. C’est précisément pour cela que la trajectoire engagée depuis 2021 doit se poursuivre, s’approfondir et se consolider&nbsp;: équipement, doctrine, lien armée-nation, partenariats diversifiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a fait le choix de reconstruire son outil de défense par lui-même et avec les partenaires de son choix et respectant sa souveraineté. Cinq ans après le début de cette refondation, les Forces armées de défense et de sécurité méritent, à tout le moins, la reconnaissance d’une nation qui leur doit, chaque jour, un peu plus de répit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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