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	<title>Archives des Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Macron et le franc CFA : la fin annoncée d’un système postcolonial ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Emmanuel Macron affirme que la France a réformé le franc CFA, mais les pays de l’AES dénoncent la persistance d’une domination monétaire française et réclament une véritable souveraineté économique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En affirmant que la France avait déjà « pris toutes ses responsabilités » dans la réforme du franc CFA, Emmanuel Macron pensait sans doute clore un vieux débat postcolonial. Mais au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la question monétaire reste au contraire au cœur du combat souverainiste engagé contre l’influence française. Derrière les annonces sur l’ECO et les réformes techniques du CFA, les pays du Sahel dénoncent la persistance d’un système monétaire qu’ils considèrent toujours comme un instrument de dépendance économique et géopolitique.</em></strong></p>



<p>Par-delà les déclarations diplomatiques et les promesses de «&nbsp;<em>modernisation</em>&nbsp;», Emmanuel Macron peine à convaincre une Afrique de l’Ouest de plus en plus critique envers le franc CFA. En affirmant que la France aurait «&nbsp;<em>pris toutes ses responsabilités</em>&nbsp;» dans la réforme du système monétaire ouest-africain, le président français tente surtout de déplacer le débat : celui d’une dépendance monétaire héritée de la colonisation qui demeure, malgré les ajustements techniques annoncés depuis 2019, au cœur des tensions entre Paris et les États africains. Derrière le discours officiel sur la souveraineté des pays africains se cache en réalité une stratégie de préservation d’influence, alors même que les pays du Sahel revendiquent désormais une rupture plus profonde avec l’ordre monétaire postcolonial.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Franc CFA : Macron renvoie l’Afrique à ses contradictions monétaires</strong><strong></strong></h2>



<p>En marge du sommet Africa Forward, Emmanuel Macron a assuré que la France avait déjà fait tout ce qu’elle pouvait concernant la réforme du franc CFA. Selon lui, Paris a supprimé les principaux symboles de sa présence dans le fonctionnement de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), notamment la représentation française dans les organes de gouvernance et le mécanisme de centralisation des réserves de change au Trésor français. Ne resteraient donc que la garantie de convertibilité et l’ancrage fixe du CFA à l’euro, maintenus à la demande des États africains concernés.</p>



<p>Mais cette lecture est contestée dans de nombreux milieux politiques et intellectuels africains. Car au-delà des ajustements institutionnels, la structure même du système monétaire demeure intacte. Le franc CFA reste arrimé à l’euro selon une parité fixe décidée dans un cadre largement influencé par les intérêts européens. Pour les critiques du système, cette architecture continue de limiter les marges de manœuvre budgétaires, industrielles et commerciales des États africains.</p>



<p>Dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger — la question monétaire s’inscrit désormais dans une dynamique politique plus large de reconquête de souveraineté. Les autorités de transition présentent le franc CFA comme l’un des derniers instruments de domination française sur les économies africaines.</p>



<p>En février 2024, le général Abdourahamane Tiani du Niger évoquait publiquement la possibilité d’une monnaie commune entre les pays de l’AES. «&nbsp;<em>La monnaie est une étape de sortie de cette colonisation&nbsp;</em>», déclarait-il sur la télévision nigérienne. Le chef de l’État nigérien estimait alors que «&nbsp;<em>la souveraineté totale</em>&nbsp;» passait nécessairement par une rupture avec le système monétaire hérité de la période coloniale.</p>



<p>Même tonalité au Burkina Faso. Le capitaine Ibrahim Traoré affirmait en 2024 que l’abandon du franc CFA pourrait constituer l’une des prochaines étapes du combat engagé contre «&nbsp;<em>les liens qui maintiennent le pays dans l’esclavage</em>&nbsp;». Des déclarations qui traduisent une évolution profonde du discours politique sahélien, désormais centré sur l’idée d’émancipation économique et stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Eco, souveraineté et CFA : le grand blocage monétaire ouest-africain</strong><strong></strong></h2>



<p>Au Mali également, la critique du franc CFA est désormais intégrée dans la vision prospective officielle du pays. Dans le document stratégique «&nbsp;<em>Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;», les autorités maliennes considèrent que la France chercherait à «&nbsp;<em>pirater</em>&nbsp;» le projet de monnaie régionale ECO afin de préserver les avantages géopolitiques et économiques liés au contrôle du CFA. «&nbsp;<em>Les tentatives de la France appuyée par certains dirigeants africains sont entrain de pirater le processus en vue de conserver les avantages que lui procure le contrôle du FCFA.&nbsp;</em>», lit-on dans la Vision Mali 2063. Le texte envisage explicitement plusieurs scénarios de rupture : soit une nouvelle monnaie commune entre États partageant les mêmes ambitions souverainistes, soit une monnaie nationale.</p>



<p>Face à cette montée des discours souverainistes, Emmanuel Macron tente aujourd’hui d’inverser la charge politique. En déclarant attendre des États africains qu’ils «&nbsp;<em>aillent au bout</em>&nbsp;» du processus, le président français cherche à faire porter sur les dirigeants africains la responsabilité du maintien du franc CFA. Une posture qui suscite des critiques croissantes.</p>



<p>Car si Paris affirme ne plus s’opposer à une réforme profonde, beaucoup rappellent que la France demeure l’un des principaux bénéficiaires indirects de la stabilité du système CFA. La convertibilité garantie par le Trésor français offre à Paris un levier d’influence financière et diplomatique considérable dans la région. Pour plusieurs économistes africains, cette garantie agit aussi comme un mécanisme de contrôle stratégique des politiques monétaires ouest-africaines.</p>



<p>Le projet de monnaie ECO, censé remplacer progressivement le CFA, illustre d’ailleurs les ambiguïtés du processus. Annoncée depuis plusieurs années, la nouvelle devise peine toujours à voir le jour. Les divergences économiques entre États membres de la CEDEAO, les retards de convergence macroéconomique et les tensions géopolitiques régionales compliquent considérablement le calendrier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sortir du franc CFA : pourquoi les États africains hésitent encore à franchir le pas</strong><strong></strong></h2>



<p>Mais pour de nombreux observateurs africains, les blocages ne sont pas uniquement techniques. Ils traduisent également la difficulté de sortir d’un système monétaire historiquement conçu pour maintenir l’espace ouest-africain dans une dépendance structurelle vis-à-vis de la France.</p>



<p>Les pays de l’AES entendent désormais vouloir accélérer leur propre agenda monétaire, indépendamment des lenteurs de la CEDEAO. Même si aucune monnaie commune sahélienne n’est encore officiellement lancée, le débat est désormais ouvert et politiquement assumé.</p>



<p>Au fond, la sortie du franc CFA dépasse largement la seule question économique. Elle touche à l’identité politique des États africains, à leur capacité à définir librement leurs politiques publiques et à leur volonté de rompre avec les héritages institutionnels de la Françafrique.</p>



<p>En affirmant que «&nbsp;<em>tout dépend désormais des Africains&nbsp;</em>», Emmanuel Macron tente de solder symboliquement un dossier devenu explosif. Mais dans le Sahel, beaucoup considèrent au contraire que la France reste au cœur du problème. Et que tant que les mécanismes fondamentaux du système monétaire ne seront pas démantelés, le CFA continuera d’incarner, aux yeux d’une partie croissante des opinions publiques africaines, la survivance d’une domination économique postcoloniale.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>15ᵉ édition des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie : « refabulation » pour réinventer les récits  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 21:58:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako-Biennale africaine de la photographie se tiendra de novembre 2026 à janvier 2027 autour du thème “Refabulation”, entre création artistique, mémoire et souveraineté culturelle africaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les activités de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako-Biennale africaine de la photographie ont été officiellement lancées ce jeudi 14 mai 2026 à la Maison africaine de la photographie. La cérémonie était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière, du Tourisme, Mamou Daffé, en présence de la Commissaire générale Armelle Dakouo, du Délégué général El Hadj Amadou Diop ainsi que de nombreux invités diplomatiques et culturels.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Cette édition se déroulera du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027, avec une semaine professionnelle prévue du 26 novembre au 2 décembre. Placée sous le thème «&nbsp;<em>Refabulation</em>&nbsp;», elle s’inscrit dans l’Année de l’éducation et de la culture décrétée par les autorités maliennes. Comme toutes les éditions précédentes, elle demeure consacrée à la photographie contemporaine africaine.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une biennale fidèle à la photographie</strong></h2>



<p>Dans son allocution, le ministre Mamou Daffé a rappelé que la photographie n’est pas seulement un outil pour capter l’image, mais une écriture du réel, une mémoire vivante, un miroir des sociétés en mutation. Il a insisté sur la capacité des artistes à imaginer une nouvelle Afrique ainsi qu’un nouveau Mali à travers leurs œuvres, en contribuant à la construction de récits collectifs et à la projection vers l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le thème «&nbsp;<em>Refabulation</em>&nbsp;» puise son inspiration dans la pensée de l’écrivain nigérian Chinua Achebe. La commissaire Armelle Dakouo conçoit la refabulation comme une méthode de création, une résistance face aux récits dominants. Elle invite les artistes africains, diasporiques, afro‑descendants à réinventer les narrations. La photographie devient une puissance narrative, capable de transformer les perceptions et de proposer de nouveaux imaginaires collectifs.&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="530" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--1024x530.jpeg" alt="Les participants à la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako" class="wp-image-22397" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--1024x530.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--300x155.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--768x397.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--585x303.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--600x310.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako-.jpeg 1032w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au lancement de  la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako, le 14 mai 2026. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>«&nbsp;Refabulation&nbsp;» comme outil de résistance culturelle</strong></h2>



<p>Depuis sa création en 1994, les Rencontres de Bamako se sont imposées comme le principal rendez‑vous international consacré à la photographie africaine contemporaine. Elles ont révélé des figures majeures telles que Seydou Keïta ou Malick Sidibé. Pendant deux mois, Bamako se transformera en épicentre mondial de l’art visuel, renforçant la souveraineté culturelle du Mali ainsi que son rayonnement international. Cet événement incarne la continuité d’une identité artistique africaine.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le Délégué général El Hadj Amadou Diop a, pour sa part, insisté sur la portée collective de cette Biennale. Il a affirmé que participer à cette édition est un acte de résistance et a annoncé l’investissement de six sites principaux à Bamako dont la Maison africaine de la photographie, le Musée national du Mali, le Mémorial Modibo Keïta, le Palais de la Culture ainsi que la Place OMVS.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Six sites culturels mobilisés à Bamako</strong></h2>



<p>Un appel à projets a été lancé pour associer un large réseau d’artistes et multiplier les voix créatives. Les Rencontres de Bamako ne se limitent pas à une sélection officielle : elles invitent photographes, vidéastes, plasticiens africains et diasporiques à s’emparer du thème sous toutes ses formes. Expositions, performances, interventions in situ, résidences courtes ainsi que contributions numériques viendront enrichir la programmation.&nbsp;</p>



<p>Le ministre Mamou Daffé a insisté sur la dimension éducative de l’événement. Des ateliers pour enfants, des conférences ainsi que des débats universitaires sont prévus afin de renforcer la transmission des savoirs. La Biennale devient un outil pédagogique, permettant aux jeunes générations de découvrir la photographie comme mémoire vivante, miroir des sociétés. Elle s’inscrit dans une logique de formation citoyenne.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dimension éducative au cœur de l’édition</strong></h2>



<p>Cette 15ᵉ édition se veut une renaissance culturelle ainsi qu’une affirmation de la souveraineté africaine. Elle défend le narratif malien ainsi que celui du continent sur la scène internationale, en rappelant que la culture est un pilier du développement durable, du dialogue des peuples. Les organisateurs invitent les artistes à faire de cette Biennale un moment de partage, de rayonnement, au‑delà des frontières africaines.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La Biennale africaine de la photographie est un espace d’excellence, d’innovation, de rayonnement continental. Elle incarne la conviction que l’art ainsi que la culture sont des solutions durables pour bâtir une Afrique unie, souveraine, prospère. Bamako s’apprête à vibrer au rythme de la création photographique.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>KazanForum : le Mali rejette les rumeurs de chaos et de blocus dans la capitale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 20:21:40 +0000</pubDate>
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<p>Depuis le KazanForum en Russie, le ministre  de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Bouréma Kansaye affirme que Bamako n’est pas sous blocus et dénonce la campagne médiatique de désinformation de certains médias français contre le Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Depuis le KazanForum en Russie, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Bouréma Kansaye affirme que Bamako n’est pas sous blocus et dénonce la campagne médiatique de désinformation de certains médias français contre le Mali.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien rejette fermement les informations relayées ces derniers jours par plusieurs médias occidentaux évoquant un supposé «&nbsp;<em>blocus de Bamako</em>&nbsp;». En marge du Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique : KazanForum</em>&nbsp;», le ministre malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Bouréma Kansaye, a dénoncé une campagne médiatique visant à fragiliser l’image du Mali sur la scène internationale.</p>



<p>Dans une déclaration accordée à&nbsp;<em>African Initiative</em>, le ministre affirme que «&nbsp;<em>la situation est sous contrôle</em>&nbsp;» et assure que la capitale malienne continue de fonctionner normalement malgré le contexte sécuritaire tendu ayant suivi les attaques coordonnées du 25 avril 2026 contre plusieurs localités stratégiques du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bamako réfute tout scénario d’effondrement</strong></h2>



<p>Pour les autorités maliennes, les récits faisant état d’un isolement de Bamako relèvent davantage d’une bataille informationnelle que d’une réalité observable sur le terrain. Bouréma Kansaye explique que certaines rédactions occidentales, particulièrement françaises, cherchent à installer l’idée d’un État en perte de contrôle.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il y a eu une tentative de renversement du régime, mais ils n’y sont pas parvenus&nbsp;</em>», a déclaré le ministre, avant d’ajouter que cette situation a donné lieu à «&nbsp;<em>une campagne de relations publiques pour montrer que tout va mal au Mali&nbsp;</em>».</p>



<p>Selon lui, la circulation dans la capitale, les activités administratives et la vie économique suivent leur cours habituel. «&nbsp;<em>Il n’y a aucun blocus à Bamako</em>&nbsp;», insiste-t-il, rappelant qu’il a lui-même quitté récemment la capitale pour se rendre en Russie.</p>



<p>Cette sortie intervient dans un contexte où les autorités de transition travaillent à reprendre la maîtrise du récit autour de la situation sécuritaire du pays, alors que les réseaux sociaux et certains médias internationaux diffusent régulièrement des informations alarmistes sur l’état du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre de perception autour du Sahel</strong></h2>



<p>Au-delà du seul cas malien, cette séquence illustre la dimension informationnelle croissante des crises sahéliennes. Depuis plusieurs années, les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger dénoncent le traitement biaisé des questions sécuritaires par une partie de la presse occidentale.</p>



<p>Les gouvernements de l’Alliance des États du Sahel (AES) dénoncent régulièrement certains médias étrangers de minimiser les avancées militaires des armées sahéliennes tout en amplifiant les difficultés internes afin de nourrir une perception d’instabilité permanente.</p>



<p>Cette défiance a conduit plusieurs États de la région à suspendre ou interdire certains médias internationaux, dans le cadre de la lutte contre la désinformation et l’atteinte au moral des populations et des forces armées.</p>



<p>Dans ce contexte, la communication officielle devient un enjeu stratégique majeur. Bamako entend désormais projeter l’image d’un État résilient, capable de faire face aux attaques terroristes sans sombrer dans le chaos institutionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>KazanForum, vitrine diplomatique du repositionnement malien</strong></h2>



<p>La déclaration de Bouréma Kansaye intervient également dans un cadre diplomatique symbolique. Le KazanForum, organisé en Russie du 12 au 17 mai, réunit des délégations issues de plus de 90 pays, notamment d’Afrique et du monde islamique.</p>



<p>Pour Bamako, cette participation s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des partenariats internationaux, accélérée depuis la rupture progressive avec plusieurs partenaires occidentaux.</p>



<p>Dans cette bataille de récits comme dans celle des alliances, les autorités maliennes montrent que, malgré les turbulences sécuritaires, l’État demeure debout et entend contrôler lui-même la narration de sa crise.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : les valeurs traditionnelles au cœur de la réconciliation nationale</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale adoptée au Mali en 2025 met en avant les valeurs traditionnelles — humanitude, parenté à plaisanterie, pardon et dialogue — comme fondement de la reconstruction du vivre-ensemble.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, promulguée le 22 août 2025, fait un pari ambitieux : puiser dans le génie culturel millénaire du Mali pour recoudre un tissu social mis à rude épreuve par des années de crise. Un choix philosophique fort, qui replace l&rsquo;humain et ses traditions au centre du projet de refondation nationale.</em></strong><em></em></p>



<p>Quand les États cherchent à panser leurs blessures, ils se tournent souvent vers les institutions, les lois, les mécanismes formels. Le Mali, lui, a choisi de regarder d&rsquo;abord vers ses villages, ses griots, ses anciens. La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, adoptée par le Conseil national de Transition le 7 août 2025 et promulguée le 22 du même mois, consacre un titre entier aux «&nbsp;<em>valeurs partagées</em>&nbsp;» du peuple malien. Une liste de seize valeurs fondatrices, de l&rsquo;humanitude au multilinguisme, en passant par la parenté à plaisanterie, le pardon et la solidarité.</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas un simple inventaire poétique. Ces valeurs ont force de loi.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;humanitude, pierre angulaire du vivre-ensemble</strong></h2>



<p>Le texte ouvre avec une notion rare dans le vocabulaire juridique : l&rsquo;humanitude. Définie comme «&nbsp;<em>une valeur cardinale du vivre-ensemble, de la sociabilité et de la solidarité qui caractérise l&rsquo;humain</em>&nbsp;», elle transcende, selon la Charte, «&nbsp;<em>les différences liées à l&rsquo;âge, à l&rsquo;origine sociale, à l&rsquo;ethnie, au statut, à la religion, à la situation de handicap.</em>&nbsp;»</p>



<p>Derrière ce mot se cache une philosophie profondément africaine : celle de l&rsquo;individu qui n&rsquo;existe que dans et par la communauté. Une vision du monde que résume un proverbe cité dans le texte même :&nbsp;<em>« Une seule paire de pieds ne trace pas un chemin. »</em>&nbsp;Dans un pays où les fractures communautaires ont alimenté des années de violence, ce rappel à l&rsquo;interdépendance fondamentale des êtres humains prend une résonance particulière.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La parenté à plaisanterie : un outil de paix vieux comme le Mali</strong></h2>



<p>Parmi les valeurs retenues, la parenté à plaisanterie occupe une place de choix. Cette pratique, propre aux sociétés d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, établit entre certains groupes ethniques ou familles des relations codifiées d&rsquo;interpellation, de taquinerie et de dédramatisation des tensions. Entre un Coulibaly et un Traoré, entre un Keita et un Kouyaté, les piques fusent, mais la paix est préservée.</p>



<p>La Charte en fait officiellement «&nbsp;<em>un outil de négociation sociale, de réconciliation, de pardon qui utilise les relations et les pactes historiques entre les noms de famille, les ethnies, les individus et les villages.&nbsp;</em>» Ce qui était une pratique informelle transmise de génération en génération devient ainsi un mécanisme d&rsquo;État reconnu pour prévenir et gérer les conflits.</p>



<p>Pour de nombreux observateurs, cette reconnaissance est à la fois symbolique et stratégique. Dans les zones de tension intercommunautaire, notamment dans le centre et le nord du pays, ces liens ancestraux ont parfois constitué le dernier rempart contre la violence généralisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le pardon, « clé qui ouvre la porte de la paix »</strong></h2>



<p>Difficile de parler de réconciliation sans évoquer le pardon. La Charte lui consacre un développement remarquable, le définissant comme «&nbsp;<em>un acte par lequel une personne, un groupe de personnes, une communauté ou un État, victime d&rsquo;une offense, d&rsquo;un tort ou d&rsquo;une faute, décide, après le repentir de l&rsquo;offenseur, de renoncer à toute rancune et à tout ressentiment ou désir de vengeance.&nbsp;</em>»</p>



<p>Le texte prend soin de préciser que le pardon n&rsquo;est pas une capitulation. Il «&nbsp;<em>nécessite l&rsquo;acceptation de la demande et la reconnaissance par l&rsquo;autre partie de son tort et son engagement à ne pas récidiver.</em>&nbsp;» Il est un processus, pas un effacement. Et il implique une condition fondamentale : le repentir sincère de celui qui a commis le tort.</p>



<p>Le proverbe choisi pour l&rsquo;illustrer résume à lui seul toute une philosophie de la paix :&nbsp;<em>« On ne lave pas le sang avec du sang. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le dialogue comme mode de gouvernance</strong></h2>



<p>La Charte érige également le dialogue en principe de gouvernance. «&nbsp;<em>C&rsquo;est en dialoguant qu&rsquo;on éteint le feu&nbsp;</em>», dit l&rsquo;un des proverbes qui ponctuent le texte. Cette valorisation du dialogue ne se limite pas aux relations entre communautés : elle s&rsquo;applique aux relations entre l&rsquo;État et les citoyens, entre les institutions et les partis politiques, entre le gouvernement et les syndicats.</p>



<p>Dans un contexte où la Charte elle-même reconnaît «&nbsp;<em>l&rsquo;effritement de la confiance entre l&rsquo;État et les citoyens&nbsp;</em>», cette insistance sur la parole partagée devient une réponse directe à l&rsquo;une des causes profondes de la crise malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des proverbes qui font loi</strong></h2>



<p>L&rsquo;une des particularités les plus frappantes de ce texte juridique est la place accordée aux proverbes. Pour chaque valeur, la Charte cite plusieurs adages issus de la tradition orale malienne, lui donnant ainsi une dimension culturelle et pédagogique inédite pour un document législatif.</p>



<p><em>« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »</em>&nbsp;pour la solidarité.&nbsp;<em>« Là où est le cœur, là est la patrie »</em>&nbsp;pour le patriotisme.&nbsp;<em>« Si ce n&rsquo;est pas vrai, ne le dites pas »</em>&nbsp;pour l&rsquo;honneur. Ces formules, connues de tout Malien dès l&rsquo;enfance, sont intégrées dans la loi pour rappeler que la réconciliation ne se décrète pas : elle se vit, au quotidien, dans les gestes les plus simples.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un pari sur la mémoire collective</strong></h2>



<p>En ancrant ainsi la réconciliation nationale dans la culture et les traditions, le Mali fait le pari que la mémoire collective est plus forte que les divisions récentes. Que derrière les fractures ethniques et communautaires instrumentalisées par les groupes armés, il existe un socle commun, des valeurs partagées que personne n&rsquo;a inventées mais que tout le monde reconnaît.</p>



<p>Ce pari est-il suffisant face à l&rsquo;ampleur des défis sécuritaires et politiques ? La Charte elle-même ne prétend pas que les valeurs traditionnelles seront à elles seules la solution. Elle les associe à des mécanismes institutionnels, à des réformes juridiques, à une politique de sécurité ambitieuse.</p>



<p>Mais en choisissant de commencer par là, par ce que le Mali a de plus profond et de plus commun, elle envoie un message clair à son peuple : la paix ne viendra pas de l&rsquo;extérieur. Elle viendra de vous, de nous, de ce que nous sommes ensemble depuis des siècles.&nbsp;<em>« Les doigts de la main ne sont pas égaux, mais ils travaillent ensemble. »</em></p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : gouvernement et médias mobilisés contre la désinformation après les attaques du 25 avril</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 14:17:34 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, le gouvernement et les organisations de presse appellent à une mobilisation nationale des médias pour lutter contre la désinformation et renforcer la cohésion nationale après les attaques du 25 avril.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyene, a animé le lundi 11 mai 2026 un point de presse à la Maison de la Presse de Bamako. À ses côtés se trouvaient le président de la Haute Autorité de la Communication, Gaoussou Coulibaly, le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, ainsi que plusieurs responsables des faîtières et des organisations professionnelles. L’objectif était de sensibiliser les acteurs des médias sur la situation nationale.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Cette rencontre s’est déroulée après les attaques du 25 avril et face à une recrudescence des campagnes de désinformation. La presse malienne, dans toutes ses composantes, était représentée : médias publics, privés, audiovisuels, écrits et en ligne. Cette mobilisation démontre la volonté des journalistes de participer activement à la défense des intérêts supérieurs du pays et au renforcement de la cohésion nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans son intervention, le ministre Alhamdou Ag Ilyene a rappelé la mission essentielle de la presse. Selon lui, «&nbsp;<em>informer avec responsabilité, relayer avec professionnalisme et contribuer à la stabilité nationale&nbsp;</em>» sont des devoirs incontournables. Il a ajouté que les médias doivent rester vigilants face aux campagnes de désinformation et jouer un rôle central dans la consolidation de la souveraineté nationale. Ses propos ont placé la presse au cœur de la riposte contre les manipulations hostiles.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Unité et solidarité des journalistes maliens</strong></h2>



<p>Le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, a salué l’initiative du ministère et insisté sur l’unité des journalistes face aux défis actuels. Il a déclaré que «&nbsp;<em>la diversité des médias est une richesse, mais elle doit être encadrée par des principes de responsabilité et de professionnalisme&nbsp;</em>». Il a également mis l’accent sur la solidarité entre les journalistes et la nécessité de préserver la liberté d’informer dans le respect des lois et des valeurs nationales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Bassaro Haïdara, représentant du syndicat, a dénoncé le déficit d’information auquel la presse malienne est confrontée. Selon lui, il est inconcevable que la population soit informée par des sources extérieures faute de données locales fiables. Il a rappelé que dans d’autres pays, les agences de presse jouent un rôle central. Au Mali, l’absence d’un tel dispositif fragilise la crédibilité et expose les journalistes à des risques dans l’exercice de leur métier.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Responsabilité accrue dans la guerre médiatique</strong></h2>



<p>Le président de l’URTEL, Mahamoudou Bocoum, est surtout revenu sur la responsabilité de la presse dans la guerre médiatique actuelle. Il a affirmé que «&nbsp;<em>les journalistes doivent déconstruire les narratifs hostiles au pays en produisant une information crédible et critique</em>&nbsp;». Selon lui, la presse reste le dernier rempart de la population, notamment dans les zones reculées. Il a plaidé pour un accompagnement de l’État afin de renforcer les capacités des médias et leur permettre de jouer pleinement leur rôle.&nbsp;</p>



<p>Le directeur de l’AMAP, Alassane Souleymane, a rappelé le rôle central de son institution comme agence nationale d’information. Il a accentué son intervention sur la nécessité de consolider l’AMAP afin qu’elle puisse jouer pleinement sa mission dans la riposte médiatique. Selon lui, «&nbsp;<em>l’agence doit être renforcée pour garantir une information crédible et coordonnée face aux campagnes hostiles</em>&nbsp;». Il a appelé à une meilleure organisation des médias publics pour soutenir la cohésion nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Importance des médias sociaux et jeunesse</strong></h2>



<p>Le président de l’APPEL Mali, Modibo Fofana, a centré son intervention sur les médias sociaux, qu’il considère comme le prolongement de l’armée dans la guerre médiatique. Il a dénoncé le matraquage subi depuis le 25 avril, marqué par la désinformation et l’usage de l’intelligence artificielle. Il a ajouté que «&nbsp;<em>la tranche d’âge de 24 à 40 ans est la plus active sur internet et la plus exposée aux narratifs hostiles</em>&nbsp;».&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le président de l’ASSEP, Boubacar Yalkoué, a rappelé, quant à lui, que les événements du 25 avril doivent renforcer la cohésion et l’unité entre les Maliens. Il a particulièrement mis l’accent sur la responsabilité collective des journalistes et des citoyens dans la défense des intérêts supérieurs du pays. Selon lui, «&nbsp;<em>la presse doit rester vigilante face aux manipulations et contribuer à la stabilité nationale&nbsp;</em>». Il a appelé à la solidarité et à l’engagement patriotique pour surmonter les défis actuels.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Synergie des médias maliens et AES</strong></h2>



<p>Salif Sanogo, représentant la télévision Tafouk (la chaîne de l’AES), a mis en avant les difficultés rencontrées par les télévisions locales face à la puissance des médias internationaux. Il a également insisté sur «&nbsp;<em>la nécessité d’une synergie entre les médias maliens et ceux de l’Alliance des États du Sahel afin de renforcer la souveraineté médiatique et construire un narratif commun&nbsp;</em>». Cette coopération est jugée indispensable pour donner plus de force et de crédibilité à l’information nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le président de la Haute Autorité de la Communication, Gaoussou Coulibaly, a insisté sur «&nbsp;<em>la responsabilité et le professionnalisme des journalistes face aux campagnes de désinformation</em>&nbsp;». Il a rappelé que la HAC doit protéger les acteurs des médias et garantir un cadre équilibré. Selon lui, la presse doit contribuer efficacement à la cohésion nationale et à la stabilité du pays, en restant fidèle à ses principes déontologiques.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le ministre Alhamdou Ag Ilyene a conclu la rencontre en réaffirmant la disponibilité du gouvernement à travailler avec l’ensemble des acteurs du secteur. Il a appelé à «&nbsp;<em>la vigilance, la responsabilité et l’engagement patriotique de tous les journalistes&nbsp;</em>». Selon lui, «&nbsp;<em>la presse doit rester un pilier de la cohésion nationale et un outil de défense des intérêts supérieurs du pays&nbsp;</em>». La rencontre s’est achevée sur un appel à la solidarité et à la mobilisation collective.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Centre du Mali : nouvelles attaques dans la région de Bandiagara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 07:22:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Plusieurs attaques ont frappé la région de Bandiagara, au centre du Mali. Entre insécurité persistante, fragilité sociale et défis sécuritaires, les villages du pays dogon restent exposés aux violences des groupes armés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Plusieurs attaques ont frappé la région de Bandiagara, au centre du Mali. Entre insécurité persistante, fragilité sociale et défis sécuritaires, les villages du pays dogon restent exposés aux violences des groupes armés.</em></strong></p>



<p>La région de Bandiagara, au centre du Mali, a été frappée par une nouvelle série d’attaques meurtrières en mai 2026. À Gomossogou et Kori-Kori, plusieurs habitants ont été tués lors d’assauts attribués à des groupes armés. Ces violences rappellent la fragilité persistante de la sécurité dans le pays dogon, malgré les opérations militaires et les tentatives de retour à la normale dans plusieurs localités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des attaques meurtrières dans plusieurs villages</strong></h2>



<p>La région de Bandiagara, au centre du Mali, a de nouveau été secouée par une série d’attaques meurtrières en mai 2026. À Gomossogou, dans le cercle de Diallassagou, ainsi qu’à Kori-Kori, dans la commune rurale de Doucombo, plusieurs personnes ont été tuées lors d’assauts attribués à des groupes armés, selon des sources locales et administratives relayées par la presse.</p>



<p>Le gouverneur de la région a confirmé des pertes humaines, sans avancer de bilan définitif. Ces attaques rappellent la persistance de la conflictualité dans le centre du Mali. Dans plusieurs zones rurales, les groupes armés continuent d’exploiter l’isolement des villages, la faiblesse des dispositifs de protection et les difficultés de communication pour maintenir un climat de peur et imposer leur domination.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une accalmie fragile brutalement remise en cause</strong></h2>



<p>Ces violences surviennent alors que certaines localités du centre malien avaient connu ces derniers mois une relative accalmie. Le retour progressif des forces de sécurité, la reprise des activités agricoles et le retour de certains déplacés dans le cercle de Bankass avaient nourri l’espoir d’une stabilisation progressive.</p>



<p>Mais cette résurgence des attaques fragilise ces efforts et ravive les inquiétudes dans une région marquée par des cycles récurrents de violences.</p>



<p>Au-delà du bilan humain, ces attaques réactivent une mémoire traumatique profondément ancrée dans les communautés. Les drames de Koulogon Peulh,<strong> </strong>Ogossagou et Sobane Da continuent en effet de hanter les mémoires collectives dans le centre du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un équilibre social longtemps préservé dans le pays dogon</strong></h2>



<p>Longtemps, le pays dogon a pourtant représenté un espace de stabilité relative. La société locale reposait sur des mécanismes traditionnels de régulation sociale, des autorités coutumières reconnues et des traditions de coexistence entre communautés.</p>



<p>Jusqu’aux années 2000, l’autorité morale des Ogon, figures centrales de l’organisation sociale dogon, contribuait à maintenir un certain équilibre. L’influence des lignées religieuses héritières des grands foyers islamiques liés à El Hadj Oumar Tall participait également à cette régulation.</p>



<p>La localité de&nbsp;<strong>Degembéré</strong>&nbsp;demeurait notamment un important lieu de pèlerinage et de médiation religieuse dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une population rurale confrontée à la peur</strong></h2>



<p>À Gomossogou, Moussa, un commerçant revenu de Côte d’Ivoire après les violences de Diallassagou, décrit une profonde désillusion. «&nbsp;<em>On avait commencé à défricher les espaces abandonnés pour préparer les cultures de mil et de sorgho. Les champs étaient presque prêts pour l’hivernage. Mais les tirs ont repris là où personne ne s’y attendait.</em>&nbsp;», explique-t-il.&nbsp;</p>



<p>Selon lui, la présence de forces de sécurité à quelques kilomètres avait permis aux habitants d’adopter certaines mesures de survie. «&nbsp;<em>On s’est cachés dans les maisons et dans la brousse, comme en 2022. Aujourd’hui, peut-on encore espérer cultiver ?</em>&nbsp;», s’interroge-t-il.&nbsp;</p>



<p>Ce témoignage illustre l’impact psychologique des attaques répétées sur les populations rurales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des dispositifs d’autodéfense aux moyens limités</strong></h2>



<p>Face à l’insécurité persistante, certains villages ont mis en place des dispositifs d’autodéfense communautaire pour pallier l’absence d’une présence militaire permanente.</p>



<p>Mais ces structures restent fragiles et disposent de moyens très limités. À Kori-Kori, Aïssata, veuve de 45 ans, raconte : «&nbsp;<em>Mon mari participait à la protection du village avec les chasseurs des localités voisines. Les terroristes l’ont tué en décembre alors qu’il revenait de Bandiagara. Aujourd’hui, ils exécutent leurs menaces avec cette nouvelle attaque.</em>&nbsp;»</p>



<p>Selon elle, les assaillants circulent à moto et disposent d’armes automatiques&nbsp;: «&nbsp;<em>Les soldats passent parfois en convoi. Mais dès leur départ, les motos reviennent la nuit, phares éteints.</em>&nbsp;», précise-t-elle.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie d’insécurité dans les zones rurales</strong></h2>



<p>Ces violences surviennent pourtant dans un contexte marqué par des opérations militaires coordonnées menées fin avril et par des annonces officielles de réorganisation sécuritaire.</p>



<p>Malgré cette pression, les groupes armés conservent une capacité de nuisance importante dans les espaces ruraux. Tandis que l’armée concentre ses opérations autour des centres urbains et des axes stratégiques, les assaillants ciblent les villages périphériques.</p>



<p>Cette stratégie vise à fragiliser le tissu social, perturber les activités agricoles et maintenir un climat d’insécurité durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Restaurer la paix au-delà de la réponse militaire</strong></h2>



<p>Dans la région de Bandiagara, la restauration durable de la paix ne peut se limiter à une logique strictement militaire ou humanitaire.</p>



<p>Elle suppose également une reconstruction sociale et politique fondée sur la confiance, la légitimité des acteurs locaux et le rétablissement progressif de l’autorité publique.</p>



<p>Cela implique notamment la réactivation des mécanismes locaux de médiation associant chefs coutumiers, autorités religieuses, chefs de terre et structures traditionnelles encore influentes dans les communautés rurales.</p>



<p>Une présence étatique crédible dans les villages, sur les pistes rurales et dans les zones agricoles apparaît aujourd’hui essentielle pour restaurer durablement la stabilité dans le centre du Mali.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pain au Mali : le gouvernement maintient les prix malgré les tensions d’approvisionnement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Réunis à Bamako autour du ministre Moussa Alassane Diallo, les acteurs de la filière pain ont confirmé le maintien du prix du pain et de la farine au Mali malgré les tensions d’approvisionnement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Bamako, les autorités maliennes entendent préserver l’équilibre d’une filière stratégique pour la consommation quotidienne. Réunis autour du ministre de l’Industrie et du Commerce, les acteurs de la filière pain ont confirmé le maintien du prix du pain et de la farine, malgré les difficultés d’approvisionnement.</em></strong><em></em></p>



<p>Le gouvernement malien veut éviter toute flambée du prix du pain. Lundi 11 mai, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé à Bamako une réunion avec les principaux acteurs de la filière pain afin d’évaluer la situation du secteur et d’assurer la stabilité du marché.</p>



<p>Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des tensions sur l’approvisionnement en matières premières, notamment la farine, produit central dans la fabrication du pain, aliment de base pour des millions de ménages maliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une filière stratégique sous surveillance</strong></h2>



<p>Selon le ministère, la réunion s’inscrit dans la mise en œuvre de l’axe 3 de la lettre de cadrage adressée au gouvernement, consacré à la satisfaction des besoins fondamentaux des populations.</p>



<p>Face aux inquiétudes des boulangers et des opérateurs du secteur, les discussions ont permis de faire un état des lieux de la chaîne d’approvisionnement et de consolider les engagements entre les différents acteurs : importateurs de farine, minoteries, distributeurs et boulangers.</p>



<p>L’objectif affiché par les autorités est d’éviter toute perturbation dans la production et la distribution du pain sur l’ensemble du territoire national.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Prix du pain et de la farine maintenus</strong></h2>



<p>À l’issue des échanges, les autorités et les professionnels du secteur ont confirmé le maintien des prix actuellement en vigueur.</p>



<p>Le prix du pain, tout comme celui du sac de farine, demeure inchangé, conformément aux dispositions prévues dans la convention qui lie les différents acteurs de la filière.</p>



<p>Cette décision vise à protéger le pouvoir d’achat des ménages maliens, particulièrement dans un contexte économique marqué par les effets combinés des tensions internationales sur les matières premières et des contraintes logistiques régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Garantir l’accès aux produits de première nécessité</strong></h2>



<p>Lors de la rencontre, le ministre Moussa Alassane Diallo a réaffirmé l’engagement du gouvernement à garantir la disponibilité des produits de première nécessité.</p>



<p>Les autorités assurent vouloir mobiliser tous les leviers nécessaires pour sécuriser l’approvisionnement en matières premières et maintenir l’accessibilité des denrées essentielles pour les populations.</p>



<p>Dans un pays où le pain constitue l’un des aliments les plus consommés dans les zones urbaines, toute variation de prix peut rapidement devenir une question sociale et politique majeure.</p>



<p><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le discours Macron ou l&#8217;art de renverser les responsabilités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 21:05:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au sommet Africa Forward à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali aurait demandé le départ des forces françaises parce qu’il ne voulait plus « se battre contre le terrorisme ». Une déclaration qui renverse les responsabilités et occulte le bilan sécuritaire des opérations militaires françaises au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au sommet <em>Africa Forward</em> à Nairobi, Emmanuel Macron a affirmé que le Mali aurait demandé le départ des forces françaises parce qu’il ne voulait plus « se battre contre le terrorisme ». Une déclaration qui renverse les responsabilités et occulte le bilan sécuritaire des opérations militaires françaises au Sahel. Dans cette tribune, <strong>Oumarou Fomba</strong> démonte les ressorts d’un récit politique qui cherche à transformer un échec stratégique en faute du partenaire africain.</em></strong></p>



<p>Emmanuel Macron, dans une déclaration récente à Nairobi, a affirmé que si le Mali a demandé le départ des forces françaises, c&rsquo;est parce que le pays «&nbsp;<em>ne voulait plus se battre contre le terrorisme&nbsp;</em>». Cette formule, assénée avec la désinvolture d&rsquo;un «&nbsp;<em>no offense</em>&nbsp;», mérite d&rsquo;être soumise à l&rsquo;épreuve des faits. Car derrière la rhétorique de la rupture se cache une réalité que le président français s&#8217;emploie méthodiquement à occulter : dix ans de présence militaire française au Mali se sont soldés par un échec sécuritaire patent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La rhétorique de l&rsquo;auto-justification</strong></h2>



<p>Le propos central de Macron —&nbsp;<em>« Vous ne voulez plus de la France parce que vous ne voulez plus vous battre contre le terrorisme »</em>&nbsp;— est une reformulation fallacieuse. Les autorités maliennes de la transition n&rsquo;ont pas expulsé la France pour cesser de combattre le terrorisme. Elle a exigé le respect de ses principes de souveraineté, de non ingérences politiques françaises, et surtout le bilan cuisant de dix ans d&rsquo;opérations militaires. Ne voulant pas accepté ces conditions, la France a annoncé unilatéralement son départ. Lorsqu’elle voulaient tenter de faire demi-tour, les autorités maliennes s’étaient déjà braqués. Attribuer ce départ à une dérobade malienne, c&rsquo;est inverser les responsabilités pour masquer une défaite stratégique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali.png"><img decoding="async" width="1024" height="806" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1024x806.png" alt="Bilan de la présence française au Mali" class="wp-image-22349" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1024x806.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-300x236.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-768x604.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-1170x921.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-585x460.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali-600x472.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Bilan-de-la-presence-francaise-au-Mali.png 1484w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Bilan de la présence française au Mali. ©Graphique généré à l&rsquo;aide de l&rsquo;IA. </figcaption></figure>
</div>


<p>Cette inversion est une figure rhétorique classique : transformer l&rsquo;échec du dominant en faute du dominé. Ce n&rsquo;est pas le Mali qui a failli — c&rsquo;est la stratégie militaire française qui s&rsquo;est révélée structurellement inadaptée à la nature du conflit sahélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;aveu masqué : la France n&rsquo;a pas réussi</strong></h2>



<p>Macron reconnaît lui-même que «&nbsp;<em>l&rsquo;actualité montre que ce n&rsquo;était sans doute pas la meilleure décision que les putschistes maliens avaient prise pour leur pays</em>&nbsp;». C&rsquo;est une lecture intéressée : elle laisse entendre que le Mali se porte mal&nbsp;<em>à cause</em>du départ français, en occultant soigneusement que le Mali se portait déjà mal&nbsp;<em>malgré</em>&nbsp;la présence française. Le terrorisme au Sahel a explosé sous Barkhane, non après.</p>



<p>Les données sont implacables. Selon l&rsquo;ACLED (Armed Conflict Location and Event Data Project), les attaques jihadistes au Sahel ont été multipliées par sept entre 2016 et 2021 — en plein déploiement de l&rsquo;opération Barkhane, forte de 5 000 à 9 000 soldats. Le pic des violences a coïncidé avec le pic du dispositif militaire français. Ce seul fait devrait suffire à invalider le récit de Macron.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mythe de la rupture de 2017</strong></h2>



<p>Affirmer que «&nbsp;<em>depuis 2017, c&rsquo;est terminé</em>&nbsp;» l&rsquo;époque du pré-carré est une fiction narrative soigneusement entretenue. Passé ce discours de rupture, qu&rsquo;a changé concrètement la France en Afrique ? Elle a maintenu ses bases militaires, ses accords de défense asymétriques, le mécanisme de la zone franc sous contrôle indirect du Trésor français, et ses réseaux diplomatiques actifs. Aucune rupture structurelle n&rsquo;a eu lieu. Seulement un changement de registre communicationnel.</p>



<p>Prétendre avoir rompu avec le passé tout en maintenant exactement les mêmes structures, c&rsquo;est substituer au néocolonialisme d&rsquo;action un néocolonialisme de discours. La forme change ; le fond demeure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un bilan militaire que Macron passe sous silence</strong></h2>



<p>C&rsquo;est le point cardinal que le président français s&#8217;emploie à ignorer. Depuis l&rsquo;opération Serval (2013) jusqu&rsquo;au retrait de Barkhane (2022), neuf ans de présence militaire française n&rsquo;ont pas permis de neutraliser durablement les groupes armés — GSIM, JNIM, EIGS —, de sécuriser le territoire hors des grandes agglomérations, ni d&rsquo;enrayer la diffusion du terrorisme vers le Burkina Faso et le Niger. La menace s&rsquo;est étendue, les violences se sont intensifiées, et les institutions maliennes se sont fragilisées davantage.</p>



<p>Cette réalité n&rsquo;est pas nouvelle. Elle s&rsquo;inscrit dans un continuum historique que Macron occulte également : depuis l&rsquo;indépendance du Mali en 1960, la France n&rsquo;a jamais cessé d&rsquo;être présente — militairement, diplomatiquement, économiquement. Et cette présence n&rsquo;a jamais empêché les crises de se succéder. La rébellion touarègue de 1990–1996, celle de 2006–2009, le coup d&rsquo;État de 2012, la progression du MNLA : toutes ces crises ont eu lieu&nbsp;<em>sous</em>&nbsp;présence française, pas en son absence.</p>



<p>La question s&rsquo;impose donc avec une clarté gênante : si la présence française était la condition de la stabilité, comment expliquer soixante ans d&rsquo;instabilité répétée ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La décolonisation du récit</strong></h2>



<p>Le discours de Macron illustre parfaitement ce que l&rsquo;on pourrait appeler la rhétorique postcoloniale de dénégation. Elle fonctionne en trois temps : affirmer la rupture avec le passé (<em>« depuis 2017 c&rsquo;est terminé »</em>), se présenter comme partenaire équitable (<em>« je crois à un partenariat équilibré »</em>), puis attribuer aux dirigeants africains la responsabilité des échecs structurellement produits par la politique française elle-même.</p>



<p>La demande de départ du Mali n&rsquo;est pas un refus de combattre le terrorisme. C&rsquo;est le rejet d&rsquo;une présence militaire étrangère qui a démontré, sur une décennie, son incapacité à résoudre le problème qu&rsquo;elle prétendait traiter — tout en aggravant les ressentiments populaires et en affaiblissant la légitimité des États hôtes.</p>



<p>Que le Mali souffre aujourd&rsquo;hui, personne ne le nie. Mais imputer cette souffrance au seul départ français, c&rsquo;est refuser de voir que cette souffrance existait avant, pendant, et indépendamment de la présence française. C&rsquo;est, en définitive, continuer à penser l&rsquo;Afrique comme un objet de politique étrangère plutôt que comme un sujet de son propre destin.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le code minier 2023 crée un fonds dédié à la recherche géologique et à la formation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 09:30:29 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali a créé, via son code minier 2023, un fonds dédié à la recherche géologique, à la formation et au renforcement des capacités afin de transformer la rente minière en levier de souveraineté technique et scientifique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Discret mais stratégique, le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation, inscrit dans le nouveau code minier malien, ambitionne de transformer les revenus miniers en levier de souveraineté scientifique et technique. Un pari sur l&rsquo;avenir, dans un secteur qui pèse lourd dans l&rsquo;économie nationale.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Le Mali dispose désormais d&rsquo;un outil juridique et financier inédit pour construire sa propre expertise minière. Le code minier de 2023 institue, en son article 94, cinq fonds sectoriels destinés à redistribuer une partie de la rente minière au profit du développement national. Parmi eux, l&rsquo;un mérite une attention particulière : le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Cinq fonds pour structurer la rente minière</strong></h2>



<p>Dès leur arrivée au pouvoir les autorités maliennes de loa transition ont ouvert un vaste chantier de réformes politiques, institutionnelles et économiques. Parmi celles-ci figurent le secteur minier à travers le Code minier de 2023 et de Son Contenu local avec pour objectif faire profiter plus aux Maliens les richesses de leur sous-sol. Le législateur malien a fait le choix d&rsquo;une architecture financière diversifiée. L&rsquo;article 94 du code minier crée simultanément :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le Fonds minier de développement local, destiné aux communautés riveraines des sites d&rsquo;exploitation ;</li>



<li>le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l&rsquo;usage des produits chimiques prohibés, réponse directe aux ravages de l&rsquo;orpaillage non contrôlé ;</li>



<li>le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, outil de rayonnement et d&rsquo;attractivité ;</li>



<li>le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation, cœur du dispositif scientifique ;</li>



<li>le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, levier de désenclavement des zones minières.</li>
</ul>



<p>Ensemble, ces cinq mécanismes dessinent une ambition : faire du secteur minier non plus une simple source de devises, mais un moteur structurant du développement malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un fonds alimenté par les grandes mines</strong></h2>



<p>Le fonctionnement du Fonds de recherche géologique repose sur une contribution obligatoire des opérateurs miniers. Selon l&rsquo;article 99 du code minier, les titulaires de permis d&rsquo;exploitation de grande mine, de petite mine, ainsi que les bénéficiaires d&rsquo;autorisation d&rsquo;exploitation industrielle de substances de carrières, sont tenus de verser 0,50 % de leur chiffre d&rsquo;affaires trimestriel à ce fonds.</p>



<p>Ce taux, appliqué à un secteur qui génère des milliards de francs CFA chaque année — l&rsquo;or représentant à lui seul plus de 70 % des recettes d&rsquo;exportation du Mali — devrait permettre de constituer une enveloppe financière substantielle et pérenne.</p>



<p>Les ressources ainsi collectées financeront les activités de formation professionnelle dans le secteur minier, le renforcement des capacités techniques des acteurs nationaux, les travaux de recherche et de cartographie géologique, ainsi que les activités de maîtrise de l&rsquo;innovation, y compris les voyages d&rsquo;études. Ce dernier point, inscrit noir sur blanc dans la loi, traduit une volonté d&rsquo;ouvrir les techniciens et chercheurs maliens aux meilleures pratiques internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transparence et redevabilité : les garde-fous prévus</strong></h2>



<p>Les autorités maliennes de la transition ont également anticipé les risques de mauvaise gestion, trop souvent associés aux fonds sectoriels dans la sous-région. Le code minier prévoit que les ministères en charge des Mines et des Finances produiront conjointement un rapport annuel exhaustif sur l&rsquo;état des contributions au Fonds minier de développement local — rapport publié au Journal officiel et sur le site internet du ministère des Mines dans les six mois suivant la clôture de l&rsquo;exercice budgétaire.</p>



<p>L&rsquo;utilisation des ressources fera également l&rsquo;objet de rapports annuels soumis à l&rsquo;adoption des conseils municipaux et régionaux, et au contrôle des structures compétentes de l&rsquo;État. Ces rapports seront publiés selon les mêmes modalités. Un mécanisme de transparence ambitieux, dont l&rsquo;effectivité dépendra, comme toujours, de la volonté politique de l&rsquo;appliquer.</p>



<p>L&rsquo;organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds seront précisées par décret en Conseil des ministres — texte d&rsquo;application dont la publication rapide sera déterminante pour que le dispositif devienne opérationnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans le sillage de la Vision Mali 2063</strong></h2>



<p>Cette réforme s&rsquo;inscrit dans un cadre stratégique plus large : la Vision 2063 ou «&nbsp;<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma&nbsp;</em>», programme de transformation nationale qui ambitionne de faire du Mali une nation émergente à l&rsquo;horizon 2063, avec un revenu par habitant cible de 13 900 dollars et un taux de croissance annuel moyen de 10 %. Une vision issue des recommandations des Assises nationales de la refondation de 2021.&nbsp;</p>



<p>Au sein de ce programme, le projet «&nbsp;<em>Kanku Musa Seginna</em>&nbsp;» — le Retour à l&rsquo;âge d&rsquo;or de Kankou Moussa — place l&rsquo;activité minière au cœur d&rsquo;un projet de développement durable intégrant les dimensions sociale, économique et environnementale. Une référence historique chargée de sens : Kankou Moussa, le souverain manding du XIVe siècle dont la fortune en or avait stupéfait le monde, incarne ici l&rsquo;idéal d&rsquo;une souveraineté économique malienne pleinement assumée.</p>



<p>Former les géologues, les ingénieurs et les techniciens de demain sur le sol malien, avec des ressources issues des mines maliennes : telle est, en substance, la promesse du Fonds de financement de la recherche géologique.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Macron en Afrique : la rupture proclamée, le double jeu poursuivi</title>
		<link>https://saheltribune.com/macron-en-afrique-la-rupture-proclamee-le-double-jeu-poursuivi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 22:26:43 +0000</pubDate>
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<p>À Nairobi, Emmanuel Macron promet la fin de la Françafrique. Mais les révélations sur le Mali et les relais ukrainiens interrogent la réalité de la stratégie française au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Nairobi pour le sommet Africa Forward, le président français a une nouvelle fois promis d&rsquo;en finir avec la Françafrique. Pendant ce temps, au Mali, des relais ukrainiens liés à Paris appuient des rebelles alliés de circonstance à Al-Qaïda. La main tendue et la main cachée.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Il y a quelque chose de presque désarmant dans la constance d&rsquo;Emmanuel Macron. Depuis 2017, il proclame à intervalles réguliers la fin du «&nbsp;<em>pré carré</em>&nbsp;» français en Afrique. Cette fois, c&rsquo;est à Nairobi — premier sommet Africa Forward tenu en pays anglophone, symbole assumé d&rsquo;une France qui regarderait enfin le continent «&nbsp;<em>comme un tout</em>&nbsp;» — qu&rsquo;il a répété le mantra :&nbsp;<em>« C&rsquo;est fini. Depuis 2017, c&rsquo;est terminé cette époque. »</em></p>



<p>Le problème, c&rsquo;est que l&rsquo;actualité de la semaine écoulée raconte une tout autre histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le discours : la souveraineté comme nouvelle doctrine</strong></h2>



<p>Il faut lui reconnaître une certaine habileté rhétorique. À la State House de Nairobi, aux côtés du président kényan William Ruto, Macron a fourni lui-même la démonstration de sa thèse. Le Mali a chassé la France ? Qu&rsquo;à cela ne tienne :&nbsp;<em>« On s&rsquo;en va ! Comme on dit en bon français, no offense. »</em>&nbsp;La formule fait rire. Elle est censée valider la rupture : Paris ne ferait plus ni défaire les gouvernements africains, ne garantirait plus les régimes en place, respecterait la souveraineté des États — même celle issus de coup d’Etat.</p>



<p>C&rsquo;est propre. C&rsquo;est moderne. C&rsquo;est exactement ce que les partenaires africains, lassés de décennies de tutelle néocoloniale, souhaitaient entendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La réalité : le billard à plusieurs bandes</strong></h2>



<p>Sauf que la même semaine, le journaliste Georges Malbrunot révélait sur RTL et dans&nbsp;<em>Le Figaro</em>&nbsp;que des unités du renseignement militaire ukrainien — le GUR — opèrent au Mali en coordination avec les rebelles touaregs du Front de Libération de l&rsquo;Azawad. Parmi elles : des dizaines d&rsquo;ex-légionnaires ukrainiens francophones, anciens membres de la Légion étrangère française. Leur mission : former, conseiller, appuyer militairement des forces qui combattent les autorités maliennes de la transition et, en bout de chaîne, les militaires usses de l&rsquo;Africa Corps.</p>



<p>Paris aurait fourni un soutien technique — notamment en matière de transmissions. Le ministère des Armées, interrogé, a répondu que si ces militaires ukrainiens avaient quitté la Légion pour «&nbsp;<em>servir l&rsquo;Ukraine de la manière qu&rsquo;ils jugent utile</em>&nbsp;», il n&rsquo;avait pas d&rsquo;autre commentaire à formuler. Un silence qui, dans la langue diplomatique, ressemble furieusement à une confirmation.</p>



<p>Le «&nbsp;<em>pré carré</em>&nbsp;», en somme, ne serait pas tant abandonné que sous-traité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;angle mort : le JNIM profite de la manœuvre</strong></h2>



<p>Ce qui rend ce jeu particulièrement trouble, c&rsquo;est son bénéficiaire inattendu. Sur le terrain malien, les rebelles touaregs du FLA combattent en alliance de circonstance avec le JNIM — branche officielle d&rsquo;Al-Qaïda au Sahel, organisation responsable d&rsquo;attaques qui ont tué des dizaines de civils ces dernières semaines et dont la mouvance a inspiré des attentats à Madrid, Londres, Paris et Nice.</p>



<p>En hiérarchisant ses ennemis — les Russes avant les jihadistes — la France prendrait donc le risque de contribuer, indirectement, aux violences d&rsquo;un groupe terroriste classé ennemi stratégique numéro un de l&rsquo;Occident. Ce paradoxe, Macron ne l&rsquo;a pas évoqué à Nairobi. Il était pourtant au cœur de l&rsquo;actualité sahélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Algérie, ou l&rsquo;art de la réconciliation sélective</strong></h2>



<p>L&rsquo;autre séquence significative de cette tournée concerne l&rsquo;Algérie. Macron a dit espérer que la visite d&rsquo;Alice Rufo, sa ministre déléguée aux Armées, à Alger marque&nbsp;<em>« le début</em>&nbsp;» d&rsquo;une reprise des relations entre les deux pays, après deux ans de crise diplomatique profonde. Il a dénoncé les «&nbsp;<em>postures de politique intérieure</em>&nbsp;» qui ont «&nbsp;<em>causé beaucoup de tort</em>&nbsp;» — allusion transparente aux sorties de l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Intérieur Gérald Darmanin et aux tensions autour de la mémoire coloniale.</p>



<p>Le pragmatisme affiché est réel. Mais il dit aussi quelque chose de la méthode Macron : la réconciliation avec Alger se fait au nom des intérêts français — sécuritaires, migratoires, économiques — exactement comme l&rsquo;engagement au Mali se fait au nom de la lutte contre l&rsquo;influence russe. La souveraineté africaine est invoquée quand elle sert Paris, contournée quand elle ne sert pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nairobi ou le théâtre du renouveau</strong></h2>



<p>Tenir ce sommet au Kenya — pays anglophone, puissance émergente d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, non contaminé par les cicatrices de la Françafrique — est un geste politique habile. Il permet à Macron de se projeter dans une relation franco-africaine débarrassée de son histoire. Mais l&rsquo;histoire, elle, ne disparaît pas par décret présidentiel.</p>



<p>Tant que la France parlera de souveraineté à Nairobi tout en manœuvrant par procuration à Bamako, tant qu&rsquo;elle promettra l&rsquo;équité sur les estrades tout en protégeant ses intérêts stratégiques dans les coulisses, les dirigeants africains — et leurs opinions publiques — auront toutes les raisons de douter.</p>



<p>La rupture avec la Françafrique ne se proclame pas. Elle se prouve. Et pour l&rsquo;instant, les preuves manquent.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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