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	<title>Archives des Mali sécurité &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : pourquoi l’alliance de dupe entre le FLA et le JNIM pourrait rapidement imploser</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Alliance de dupe contre Bamako, le rapprochement entre le FLA et le JNIM repose sur des objectifs incompatibles. Entre séparatisme et projet jihadiste, les tensions internes pourraient rapidement faire éclater cette coalition fragile.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les séparatistes ont cru pouvoir instrumentaliser les terroristes du Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans pour reconquérir le nord du Mali. Ce pari cynique, construit sur le mensonge réciproque, vacille désormais sous le poids de contradictions irréconciliables.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une loi immuable dans les alliances de façade : le plus faible finit toujours par être évincé. Le Front de libération de l&rsquo;Azawad (FLA) semble l&rsquo;avoir oublié. À vouloir faire du «&nbsp;<em>Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM)&nbsp;</em>» un instrument de sa propre stratégie indépendantiste, la coalition séparatiste touarègue a peut-être ouvert une trappe sous ses propres pieds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis leur défaite commune à Kidal en novembre 2023 face aux forces armées maliennes et à leurs partenaires russes, FLA et JNIM ont entamé de longs mois de négociations secrètes. L&rsquo;objectif était de construire un front commun contre Bamako. La réalité, beaucoup moins avouable, révèle deux partenaires qui se regardent en chiens de faïence, chacun convaincu de pouvoir se servir de l&rsquo;autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le scénario du dupe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie du FLA est lisible : utiliser la puissance de frappe terroriste pour déstabiliser l&rsquo;État malien, fragiliser l&rsquo;autorité de Bamako dans les cinq régions du nord — Kidal, Gao, Tombouctou, Ménaka et Taoudéni — et créer les conditions d&rsquo;une autonomie élargie, voire d&rsquo;une indépendance pour l&rsquo;Azawad, à en croire les explications des experts du Crisis group. Dans cette équation, le JNIM joue le rôle de bras armé d&rsquo;une cause qui n&rsquo;est pas la sienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément ce que confirme le Crisis Group dans une récente analyse, publiée le 8 mai 2026. Selon l&rsquo;organisation, les attentats du 25 avril 2026 ont mis en évidence un rapprochement opérationnel entre les deux mouvements. Mais à l&rsquo;intérieur des négociations, les positions se révèlent diamétralement opposées. Un dirigeant du FLA impliqué dans les pourparlers l&rsquo;a lui-même confié : les séparatistes exigent du JNIM qu&rsquo;il rompe ses liens avec Al-Qaïda et adopte un programme purement local. En retour, le JNIM réclame aux séparatistes d&rsquo;abandonner leur quête d&rsquo;indépendance et d&rsquo;accepter l&rsquo;instauration de la charia à travers le Mali et le Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Un partenariat tactique, pas une vision partagée</em>&nbsp;», peut-on résumer la confidence du dirigeant anonyme du FLA aux experts du Crisis Group. Ces deux conditions sont mutuellement exclusives. L&rsquo;alliance n&rsquo;a donc jamais été autre chose qu&rsquo;une fiction commode, entretenue par la nécessité militaire du moment. Comme l&rsquo;admettent eux-mêmes les dirigeants du FLA, l&rsquo;assaut conjoint sur Kidal ne reflétait pas une alliance formelle ou une vision politique partagée, mais un simple partenariat tactique visant à «&nbsp;<em>évincer leurs ennemis communs&nbsp;</em>». Les deux groupes&nbsp;﻿ont des «&nbsp;<em>visions irréconciliables, dans le temps long&nbsp;».&nbsp;</em>Ce qui limite la<em>&nbsp;«&nbsp;pérennité de leur coopération&nbsp;</em>», explique Dr Bakary Sambe, président du Timbuktu Institute, dans un rapport publié le 13 mai 2026, intitulé «&nbsp;<em>﻿</em><em>Mali : Anatomie d&rsquo;un séisme sécuritaire et perspectives régionales.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Timbuktu Institue évoque également une «&nbsp;<em>alliance de circonstances, dictée par l’ennemi commun – le régime de Bamako &#8211; et non d’un pacte stratégique durable. Les objectifs divergent profondément : le JNIM poursuit l’imposition évolutive de la charia sur un territoire élargi, tandis que le FLA, héritier des rébellions touareg, défend un projet d’autonomie ou d’indépendance de l’Azawad.</em>&nbsp;» Une conviction se dégage dans ce rapport&nbsp;: «&nbsp;﻿<em>Le JNIM va défendre ses intérêts et ne va jamais vouloir renforcer le FLA.</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire offre un miroir saisissant. En 2012, lors de la conquête du nord du Mali, le Mouvement pour l&rsquo;unicité et le jihad en Afrique de l&rsquo;Ouest (MUJAO) avait dans un premier temps composé avec les groupes touaregs du MNLA. Très rapidement, les djihadistes avaient retourné leurs alliés de circonstance et les avaient purement et simplement évincés de Kidal, Gao et Tombouctou. Les séparatistes, qui croyaient tenir les jihadistes en laisse, s&rsquo;étaient retrouvés expulsés de leur propre territoire. Le FLA joue aujourd&rsquo;hui le même jeu dangereux avec le JNIM, un mouvement autrement plus structuré et idéologiquement ancré.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le soutien algéro-mauritanien : un parapluie illusoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour renforcer sa position, le FLA s&rsquo;appuie sur des soutiens régionaux. L&rsquo;Algérie et la Mauritanie, traditionnellement méfiantes envers l&rsquo;expansion de l&rsquo;influence russe au Sahel, ont fourni une forme de couverture diplomatique aux séparatistes. C&rsquo;est précisément au moment où les autorités maliennes de la transition mettent en place l&rsquo;observatoire de la paix et la réconciliation nationale en vue de la mise en œuvre de la Charte pour la paix que le FLA choisit de réactiver son partenariat opérationnel avec le JNIM. Un timing qui ne doit rien au hasard et qui révèle une volonté délibérée de déstabiliser tout processus de normalisation avant qu&rsquo;il ne prenne racine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alger et Nouakchott soutiennent cette cause autonomiste visant à déstabiliser le Mali et par ricochet toute la région d’Afrique de l’Ouest. La question qui se pose avec une acuité croissante est donc celle-ci : jusqu&rsquo;où ces parrains régionaux accepteront-ils de couvrir une alliance qui porte en elle les germes d&rsquo;une islamisation radicale du nord malien et de la scission du Mali ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le JNIM se laissera-t-il instrumentaliser ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie inconnue réside dans les calculs internes du JNIM. Le mouvement, affilié à Al-Qaïda, a sa propre feuille de route : l&rsquo;établissement d&rsquo;un ordre islamique strict à travers l&rsquo;ensemble du Sahel. En acceptant de coopérer avec des indépendantistes laïcs financés par des capitales arabes modérées, il prend le risque de diluer son message et de contrarier sa hiérarchie. Iyad Ag Ghaly, le chef du JNIM lui-même d&rsquo;origine touarègue, navigue dans ces eaux troubles avec une prudence calculée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les précédents historiques plaident pour une rupture à venir. Le JNIM a régulièrement marginalisé, puis absorbé ou éliminé les partenaires qui avaient cru pouvoir l&rsquo;utiliser. La logique djihadiste n&rsquo;admet pas les alliés de long terme aux objectifs divergents : elle admet des auxiliaires temporaires, qu&rsquo;elle digère en temps voulu.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une alliance sur le point de fissurer</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les signaux d&rsquo;une fracture prochaine s&rsquo;accumulent. Les négociations entre FLA et JNIM achoppent précisément sur les questions qui ne souffrent aucun compromis : l&rsquo;identité politique du futur territoire, le rôle de la religion dans la gouvernance, les allégeances internationales. Deux visions du monde s&rsquo;affrontent dans des salles de négociation dont personne ne ressortira vainqueur à mi-chemin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FLA a voulu jouer les apprentis sorciers, convaincue de maîtriser une force qu&rsquo;elle ne comprend pas vraiment. Le scénario de 2012 avec le MUJAO se répète, avec des acteurs plus aguerris des deux côtés. Sauf qu&rsquo;en 2026, le Mali n&rsquo;est plus le même, les forces armées de défense se sont restructurées, et Bamako observe avec une attention soutenue les fissures qui lézardent ce front du refus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;alliance de circonstance entre le FLA et le JNIM n&rsquo;a jamais été qu&rsquo;un mariage de raison entre ennemis reportés. La question n&rsquo;est plus de savoir si elle va se rompre, mais quand — et qui, le premier, retournera ses armes contre l&rsquo;autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comprendre la nouvelle nature de la guerre au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Analyse des nouvelles dynamiques de la guerre au Sahel : évolution de la menace terroriste, rôle du Mali et de l’AES, importance de la cohésion sociale et des légitimités locales dans la stabilisation régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sahel, la lutte contre le terrorisme ne se limite plus à un affrontement militaire classique. Elle s’inscrit désormais dans une conflictualité complexe mêlant enjeux sécuritaires et recompositions géopolitiques. Au cœur de cette dynamique, le Mali et l’Alliance des États du Sahel (AES) apparaissent comme un laboratoire des transformations contemporaines de la guerre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre antiterroriste menée par les États du Sahel ne relève plus des schémas classiques de la conflictualité enseignés dans les doctrines militaires traditionnelles. Elle s’impose désormais comme un phénomène global, où s’entrecroisent dynamiques sécuritaires, crises de légitimité, tensions socio-économiques et recompositions géopolitiques, le tout structuré autour d’un enjeu central : la souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet environnement instable, le Mali, au cœur de l’Alliance des États du Sahel (AES), ne constitue pas seulement un théâtre d’opérations, mais un espace révélateur des mutations contemporaines de la guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le déplacement du centre de gravité de la menace</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’évolution récente du conflit met en évidence un déplacement du centre de gravité de la menace. Longtemps confinée aux zones rurales et aux espaces périphériques, l’action des groupes armés s’oriente désormais vers les centres urbains et les lieux de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique traduit une stratégie de pression diffuse : il ne s’agit plus prioritairement de conquérir des territoires, mais de fragiliser l’État dans ses fonctions essentielles. En perturbant la continuité institutionnelle, en érodant la crédibilité des autorités et en exacerbant les fractures sociales, ces groupes visent une désorganisation progressive du corps politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette évolution, les autorités maliennes ont réaffirmé la primauté de la sécurité et de l’intégrité territoriale, notamment à travers les orientations issues du Conseil supérieur de la défense nationale du 29 avril 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse militaire nécessaire mais insuffisante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les opérations menées par les Forces armées maliennes (FAMa), en coordination avec la Force unifiée de l’AES, témoignent d’une reprise d’initiative. Sécurisation des axes routiers, escortes de convois et neutralisation de groupes armés indiquent une adaptation progressive à une menace mobile et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette montée en puissance militaire, bien que nécessaire, ne saurait suffire. La nature du conflit impose un changement de cadre d’analyse : il ne s’agit plus d’une confrontation linéaire entre armées régulières et groupes irréguliers, mais d’une guerre diffuse visant les structures profondes des sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’attaquant aux économies locales, aux mécanismes de régulation sociale et au lien de confiance entre populations et institutions, les groupes armés déplacent le champ de bataille vers le tissu social lui-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle stratégique des autorités traditionnelles et religieuses</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les légitimités traditionnelles et religieuses apparaissent comme des acteurs stratégiques de premier plan. Ancrées dans les communautés et dotées d’une autorité sociale souvent antérieure à l’État moderne, elles jouent un rôle essentiel dans la régulation des conflits locaux et la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur affaiblissement a, dans certaines zones, facilité l’implantation des groupes armés. À l’inverse, leur réintégration dans les dispositifs de stabilisation peut contribuer à restaurer l’autorité et à reconstruire le lien social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance de leur rôle dans le cadre institutionnel constitue une avancée, mais leur efficacité dépendra de leur intégration opérationnelle dans les politiques publiques territoriales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’AES, une tentative de réponse régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle régionale, la mise en place de la Force unifiée de l’AES marque une inflexion stratégique significative. En mutualisant les moyens militaires, en coordonnant le renseignement et en harmonisant les opérations, le Mali, le Burkina Faso et le Niger entendent dépasser les limites des réponses strictement nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique traduit une volonté de réappropriation collective de la sécurité, fondée sur une souveraineté assumée et partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette recomposition s’inscrit dans un environnement géopolitique complexe. Les États sahélo-sahariens évoluent dans un espace traversé par des rivalités d’influence, des intérêts économiques divergents et des alliances fluctuantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stabilisation qui dépend aussi du lien social</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stabilité d’un État repose sur un équilibre constant entre capacité militaire, solidité institutionnelle et cohésion sociale. Or, dans le contexte sahélien, cette cohésion est devenue un espace central de confrontation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes armés ne ciblent plus uniquement les forces de défense : ils exploitent les fractures sociales, attisent les tensions communautaires et installent une insécurité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la guerre au Sahel ne peut être comprise à travers les seules catégories du terrorisme ou de la conflictualité classique. Elle se situe à l’intersection du militaire, du politique et du social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa résolution suppose une approche intégrée, combinant action sécuritaire, gouvernance territoriale, mobilisation des légitimités locales et coopération régionale. C’est de cette articulation, plus que de la seule intensité des opérations militaires, que dépendra la stabilisation durable du Mali et de l’ensemble de l’espace sahélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le commandant Djibrila Maïga : « La population doit éviter toute forme de justice populaire »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 20:03:11 +0000</pubDate>
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<p>Après les attaques terroristes du 25 avril, le commandant Djibrila Maïga appelle les Maliens à éviter toute justice populaire et à renforcer la collaboration avec les FAMa face à la menace.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le sous-directeur des relations publiques des armées, le commandant Djibrila Maïga, a animé ce mercredi 6 mai 2026 un point de presse à la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA). Cette rencontre visait à présenter la riposte des Forces armées maliennes (FAMa) après les attaques coordonnées du 25 avril, tout en informant l’opinion nationale et internationale sur la situation sécuritaire actuelle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les assauts simultanés sur Bamako et plusieurs régions du pays ont été décrits comme une tentative globale de déstabilisation. Les FAMa ont neutralisé des véhicules kamikazes visant des hautes autorités, démontrant leur professionnalisme et leur capacité de réaction. Le commandement a insisté sur la gravité de cette offensive, soutenue par des relais internes et des sponsors externes, qui cherchait à fragiliser l’État dans un contexte de tension accrue.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Riposte militaire face aux attaques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La riposte militaire a été immédiate et massive. Le bilan opérationnel fait état de plusieurs centaines de terroristes neutralisés, ainsi que de nombreux matériels récupérés ou détruits, notamment des véhicules et des motos. Cette réponse énergique illustre la détermination des FAMa à protéger le territoire national et à empêcher toute tentative de déstabilisation durable. Le message transmis est celui d’une armée prête à défendre la souveraineté du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les groupes armés terroristes, le commandant Maïga a précisé : «<em> Ils sont actuellement en déroute, soumis à une pression constante. Nos frappes aériennes ciblées et nos reconnaissances offensives au sol les empêchent de se réorganiser. La surveillance accrue réduit leurs marges de manœuvre et affaiblit leurs capacités </em>». A Kidal, un réajustement du dispositif militaire a été opéré, tandis que le poste stratégique de Labbezanga a été rétabli.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vigilance renforcée sur les axes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces succès, le commandement reste vigilant. Des tentatives de réorganisation et des infiltrations sont surveillées de près. Sur le plan économique, l’armée s’attèle à sécuriser les axes routiers essentiels à l’approvisionnement. Les routes Ouéléssebougou-Bougouni et Ségou-Bamako sont désormais praticables, tandis que des opérations se poursuivent vers Kayes et Kita. Un effort particulier est porté sur le carburant, avec l’arrivée de plus de 850 camions-citernes à Bamako sous protection militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un volet important du point de presse a concerné la cohésion nationale. «<em> Seules les FAMa sont habilitées à identifier les suspects. La population doit éviter toute forme de justice populaire et privilégier la collaboration avec les autorités. Le centre d’appel Démésso est là pour renforcer la confiance et la coopération </em>», a rappelé le commandant Maïga qui a insisté sur le fait que ce dispositif vise à consolider la relation entre citoyens et forces de défense.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Responsabilité citoyenne face aux menaces</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le commandant Maïga a également lancé un appel à la responsabilité des citoyens et des médias. Il a demandé d’éviter la diffusion de propagande ou d’images sensibles sur les réseaux sociaux, rappelant que l’ennemi peut utiliser des tenues militaires pour tromper la population. La DIRPA a insisté sur le fait qu’il n’existe au Mali que des groupes armés terroristes, et non des rebelles indépendantistes, afin de clarifier le discours public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette guerre de l’information, la cohésion nationale est présentée comme le rempart ultime aux côtés des FAMa. Le message est clair : la lutte contre le terrorisme ne se limite pas aux opérations militaires, mais implique aussi la vigilance citoyenne et la responsabilité médiatique. Les autorités entendent ainsi consolider l’unité nationale face aux menaces persistantes et renforcer la résilience collective du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Souleymane Dembélé démonte les « faux blocus » et confirme le repli des terroristes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 22:04:30 +0000</pubDate>
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<p>La situation sécuritaire au Mali en août expliquée : le Colonel-major Dembélé clarifie les faits face aux rumeurs persistantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce lundi 8 septembre 2025, au siège de la DIRPA à Bamako, le Colonel-major Souleymane Dembélé, Directeur de l’Information et des Relations Publiques des Armées, a fait face à la presse nationale et internationale. Un rendez-vous désormais mensuel, voulu par les autorités de transition, pour conjurer les rumeurs, rétablir les faits et rappeler, chiffres et terrain à l’appui, que les Forces armées maliennes – et avec elles l’Alliance des États du Sahel (AES) – ne subissent pas la guerre mais la mènent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant une salle comble de journalistes venus des médias publics et privés, le porte-parole de la «&nbsp;<em>grande muette</em>&nbsp;» a d’abord balayé les accusations de «&nbsp;<em>blocus</em>&nbsp;» relayées par certaines sources locales. «&nbsp;<em>Il n’y a pas de siège imposé par les groupes armés terroristes, mais parfois des difficultés passagères dues à la saison des pluies ou à des attaques sporadiques</em>&nbsp;», a-t-il expliqué. Dans un pays au territoire vaste comme deux fois la France, où le relief et les pluies dictent encore les mobilités, l’aveu d’une vulnérabilité passagère se conjugue à l’assurance d’une réponse rapide, coordonnée, ciblée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-forces-de-l-aes-nbsp-sont-en-position-de-force-nbsp"><strong>Les forces de l’AES «&nbsp;<em>sont en position de force</em>&nbsp;»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le message essentiel est ailleurs. Selon Dembélé, «&nbsp;<em>l’ennemi est en repli stratégique, bousculé par la montée en puissance des FAMa</em>&nbsp;». Incapables d’affronter directement les forces régulières, les groupes armés n’auraient d’autre choix que de se rabattre sur des cibles «&nbsp;<em>lâches</em>&nbsp;» : convois de citernes, véhicules civils, infrastructures économiques. Objectif : retourner les populations contre Bamako et ses alliés burkinabè et nigériens. Résultat : «&nbsp;<em>les populations ont compris le jeu&nbsp;</em>», insiste l’officier, soulignant que la guerre de l’information, désormais, se joue autant sur le terrain que dans les esprits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette bataille, l’arsenal adverse évolue – drones, engins explosifs improvisés, sabotages, kidnappings –, mais la réponse, elle, se veut implacable. Le Colonel-major rappelle que les forces de l’AES «&nbsp;<em>sont en position de force</em>&nbsp;» et que l’interopérabilité, renforcée par les patrouilles conjointes et l’échange de renseignements, permet de reprendre l’initiative.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-unite-nationale-condition-sine-d-un-mali-fort-nbsp"><strong>L’unité nationale, condition sine d’un Mali fort&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, au-delà du champ militaire, Souleymane Dembélé a tenu à rappeler la ligne rouge tracée par le Président de la Transition : la stabilité institutionnelle. Revenant sur la tentative avortée de coup d’État, il a martelé qu’«&nbsp;<em>aucune subversion ne sera tolérée, aucune complaisance accordée&nbsp;</em>». L’armée, dit-il, restera debout, loyale, disciplinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, le porte-parole a lancé un appel clair à l’unité nationale, condition sine qua non pour que le Mali, fort de l’appui de ses partenaires sahéliens, consolide les acquis sécuritaires et restaure partout l’autorité de l’État. La transparence de ces points de presse, leur régularité, mais surtout leur ton offensif traduisent la conviction d’une transition qui veut faire de l’information une arme de guerre – et de la confiance entre les FAMa et le peuple malien, le cœur de sa stratégie de victoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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