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	<title>Archives des Madagascar &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Madagascar &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Madagascar : la justice face à l’ombre d’Andry Rajoelina</title>
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		<pubDate>Thu, 07 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À Madagascar, les autorités envisagent la mise en accusation de l’ex-président Andry Rajoelina. Entre justice, politique et transition, les interrogations demeurent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Madagascar, les autorités envisagent la mise en accusation de l’ex-président Andry Rajoelina. Entre justice, politique et transition, les interrogations demeurent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien président malgache Andry Rajoelina, renversé en octobre 2025 et aujourd’hui exilé à Dubaï, se trouve à nouveau au cœur de l’actualité politique de Madagascar. Les nouvelles autorités semblent déterminées à engager des poursuites judiciaires à son encontre, dans un contexte où la question de la responsabilité des anciens dirigeants s’impose comme l’un des marqueurs de la transition politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mise en accusation de l’ancien président inscrite à l’ordre du jour</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi 5 mai, à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a tenu des propos sans ambiguïté sur l’avenir judiciaire de l’ancien chef de l’État. Depuis décembre dernier, une plainte déposée par le mouvement Gen Z devant l’Assemblée nationale vise Andry Rajoelina pour des soupçons de détournements de fonds, des dépenses publiques controversées et des décisions jugées contestables dans la gestion de la crise du Covid-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la Garde des sceaux, l’ex-président pourrait prochainement être amené à répondre devant la justice. «&nbsp;<em>J’ai demandé au président de l’Assemblée nationale si la mise en accusation de l’ancien président de la République est inscrite à l’ordre du jour. Il a répondu oui</em>&nbsp;», a-t-elle indiqué, ajoutant que le gouvernement souhaite que cette procédure intervienne dès les premières semaines de la session parlementaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’usurpation de la nationalité malgache</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le système institutionnel malgache, le vote de la mise en accusation par l’Assemblée nationale constitue en effet une étape préalable obligatoire avant toute saisine de la Haute Cour de justice, seule juridiction compétente pour juger un ancien chef de l’État. Cette procédure exceptionnelle souligne la gravité des accusations portées contre l’ex-dirigeant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les autorités semblent déjà envisager une alternative en cas d’échec du vote parlementaire. Fanirisoa Ernaivo a ainsi évoqué l’existence d’un «&nbsp;<em>plan B</em>&nbsp;», précisant que d’autres recours pourraient être envisagés. «&nbsp;<em>Si la mise en accusation n’aboutit pas, nous trouverons d’autres voies, puisque l’ancien président ne possède pas la nationalité malgache et qu’il aurait également usurpé le titre de président de la République</em>&nbsp;», a-t-elle affirmé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Influencer la perception de l’État de droit dans la Grande Île</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déclarations soulèvent néanmoins plusieurs interrogations dans les milieux politiques et juridiques. Certains observateurs s’interrogent sur la cohérence de la démarche gouvernementale. Si les autorités contestent la qualité d’ancien président d’Andry Rajoelina, pourquoi privilégier la procédure de la Haute Cour de justice, précisément réservée aux chefs d’État ? À l’inverse, si cette qualité est reconnue, pourquoi évoquer l’hypothèse d’une absence de nationalité malgache ou d’une usurpation de fonction ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres juristes estiment qu’une voie judiciaire classique aurait pu être envisagée, par l’intermédiaire du parquet, avec l’ouverture d’une enquête pénale de droit commun assortie, le cas échéant, d’un mandat d’arrêt international. Pour l’heure, ces questions demeurent sans réponse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas personnel d’Andry Rajoelina, cette séquence révèle les tensions qui traversent la transition politique malgache. Entre volonté de rendre des comptes et impératif de stabilité institutionnelle, les nouvelles autorités avancent sur une ligne étroite. La manière dont cette affaire sera traitée pourrait durablement influencer la perception de l’État de droit dans la Grande Île.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Moscou plutôt que Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 17:21:36 +0000</pubDate>
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<p>La visite de Michaël Randrianirina à Moscou ouvre la voie à une diplomatie africaine plus diversifiée et affirmée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président de transition malgache Michaël Randrianirina a choisi Moscou plutôt que les capitales occidentales, pour cette 1ère sortie à l&rsquo;internationale. Un déplacement hautement politique qui s’inscrit dans la recomposition des influences en Afrique, au moment où la France tente de reprendre pied sur un continent où la concurrence stratégique s’intensifie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre drones, coopération énergétique et évocation d’une possible adhésion aux BRICS, la visite de Randrianirina en Russie dépasse largement le cadre bilatéral. Elle symbolise l’affirmation d’une diplomatie africaine plus diversifiée et la montée des rivalités de puissances sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous sommes ravis de vous annoncer notre détermination à travailler avec la Russie. Nous sommes prêts à entamer une nouvelle ère de coopération et nous pensons que la Russie va beaucoup nous aider dans cette période un peu difficile tant sur le plan politique qu’économique »</em>, a déclaré le président malgache, qui doit se rendre à Paris dans quelques jours. Cette visite de Michaël Randrianirina à Moscou n’a rien d’anodin. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de recomposition des alliances africaines, dans laquelle les États cherchent à élargir leurs marges de manœuvre face aux partenaires traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la France multiplie les initiatives diplomatiques sur le continent — notamment en Afrique du Nord et au Sahel — la visite du dirigeant malgache en Russie est le témoignage de la montée en puissance d’acteurs alternatifs capables d’offrir coopération sécuritaire, énergétique et technologique sans condition politique explicite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-africaine-plus-autonome"><strong>Une diplomatie africaine plus autonome</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Moscou, ce rapprochement s’inscrit dans une stratégie patiente d’implantation en Afrique, fondée sur des projets concrets — énergie, infrastructures, agriculture — mais aussi sur des instruments d’influence culturelle comme l’ouverture annoncée d’une Maison russe à Antananarivo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération militaire et les discussions sectorielles relèvent d’une approche globale visant à renforcer l’interdépendance avec des partenaires africains en quête de diversification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Madagascar, l’enjeu est de multiplier les partenaires afin de réduire la dépendance à un seul pôle d’influence. L’évocation d’une possible adhésion aux BRICS s’inscrit dans cette logique d’intégration à un ordre international plus multipolaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce positionnement traduit une tendance plus large observée sur le continent. L’affirmation d’États qui cherchent à arbitrer entre puissances concurrentes pour maximiser leurs intérêts économiques et politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-recul-relatif-de-l-influence-francaise"><strong>Le recul relatif de l’influence française</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la France apparaît confrontée à une érosion progressive de son influence historique, malgré des efforts récents pour relancer sa présence diplomatique. La concurrence de la Russie, mais aussi de la Chine, de la Turquie, des Etats-Unis d’Amérique ou des pays du Golfe, redessine un paysage où Paris n’est plus l’interlocuteur privilégié qu’elle fut longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite de Randrianirina à Moscou illustre finalement une transformation plus profonde.&nbsp; L’Afrique est devenue un espace central de compétition stratégique dans un monde fragmenté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre quête de souveraineté, recherche d’investissements et diversification des alliances, les États africains redéfinissent leurs partenariats selon une logique de pragmatisme, annonçant une ère diplomatique plus fluide — et plus concurrentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte anticorruption : pourquoi l’Afrique subsaharienne peine à sortir du bas du tableau</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 12:08:22 +0000</pubDate>
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<p>L’Afrique subsaharienne est en bas du classement mondial selon l’Indice de perception de la corruption 2025. Informez-vous sur les enjeux.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec une moyenne de 32 points sur 100 à l’Indice de perception de la corruption 2025, l’Afrique subsaharienne demeure en queue de peloton mondial. Malgré quelques progrès isolés, la majorité des États de la région voient leurs efforts anticorruption freinés par des faiblesses institutionnelles persistantes et un manque de volonté politique.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique subsaharienne continue d’occuper la dernière place du classement mondial de la corruption. C’est le principal enseignement de l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025, publié ce 10 février par Transparency International. Avec un score régional moyen de 32 sur 100, seuls quatre des quarante-neuf pays évalués dépassent la barre des 50 points, seuil considéré comme un minimum acceptable en matière d’intégrité du secteur public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la dernière décennie, la situation s’est globalement détériorée : dix pays ont enregistré une baisse significative de leur score depuis 2012, tandis que seuls sept ont connu une amélioration notable. Pour l’ONG basée à Berlin, ces chiffres témoignent de « <em>l’inefficacité des stratégies actuelles de lutte contre la corruption </em>» et d’un déficit de gouvernance publique dans une région pourtant confrontée à de multiples urgences sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-corruption-qui-frappe-les-plus-vulnerables"><strong>Une corruption qui frappe les plus vulnérables</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Transparency International souligne que la corruption dans la gestion des fonds publics a des conséquences directes sur la vie quotidienne des populations. Accès à l’eau, à l’électricité, à la santé ou à l’éducation : autant de secteurs affectés par des détournements et un manque de transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La corruption dans le secteur public frappe toujours plus durement les personnes les plus vulnérables </em>», insiste Paul Banoba, conseiller régional pour l’Afrique au sein de l’organisation. Selon lui, les gouvernements africains doivent désormais transformer leurs engagements internationaux en « <em>mesures décisives</em> », notamment en renforçant les institutions de contrôle, en protégeant l’espace civique et en favorisant la participation citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mouvements sociaux récents illustrent cette pression populaire. À Madagascar, noté 25 sur 100, les scandales de corruption ont été l’un des déclencheurs des manifestations de la génération Z ayant conduit à la chute du gouvernement en octobre 2025. Les protestataires dénonçaient notamment les détournements de fonds publics responsables de défaillances chroniques dans les services essentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-trajectoires-contrastees"><strong>Des trajectoires contrastées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques pays se distinguent néanmoins par leurs performances relatives. Les Seychelles arrivent en tête du classement régional avec 68 points, devant le Cap-Vert (62), le Botswana (58) et le Rwanda (58). Mais même ces États sont confrontés à des fragilités : aux Seychelles, une affaire présumée de blanchiment de 50 millions de dollars a mis en lumière la lenteur des enquêtes judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’autre extrémité du classement figurent le Soudan (14), l’Érythrée (13), la Somalie (9) et le Soudan du Sud (9), illustrant le lien étroit entre corruption, conflits armés et effondrement institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains pays montrent toutefois des signes d’amélioration. L’Angola a gagné 17 points depuis 2015 grâce à plusieurs réformes engagées contre les réseaux de prédation. Mais selon des enquêtes d’opinion, une grande partie de la population estime toujours que dénoncer la corruption expose à des représailles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali obtient un score de 28/100 (136ᵉ sur 182), en légère amélioration (+1), tandis que le Niger recule à 31/100 (124ᵉ, –3) et le Burkina Faso à 40/100 (84ᵉ, –1). La Guinée (26/100, 142ᵉ, –2) figure parmi les plus mal classés de la région. À l’inverse, le Sénégal progresse légèrement avec 46/100 (65ᵉ, +1), se situant au-dessus de la moyenne régionale, tandis que la Côte d’Ivoire (43/100, 76ᵉ, –2) marque un recul. L’Algérie (34/100, 109ᵉ) et la Mauritanie (30/100, 130ᵉ) stagnent.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-democratique-majeur"><strong>Un enjeu démocratique majeur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Transparency International, la lutte contre la corruption ne peut être dissociée du renforcement de la démocratie. « <em>Il reste encore beaucoup à faire, plus de vingt ans après l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption </em>», rappelle Paul Banoba. L’organisation appelle à une meilleure transparence budgétaire, à l’indépendance de la justice et à la protection des lanceurs d’alerte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de transitions politiques, de tensions sociales et de pression économique, la corruption apparaît ainsi comme un facteur aggravant des crises de confiance entre États et citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si quelques progrès sont observés, le constat est que l’Afrique subsaharienne demeure la région la plus exposée à la corruption publique dans le monde. Un signal d’alarme pour les gouvernements, mais aussi pour les partenaires internationaux engagés dans le financement du développement et des réformes institutionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Afrique: les coups d’État ne sont plus des ruptures, mais les symptômes d’une fatigue institutionnelle</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 13:41:44 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>De Bamako&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Porto-Novo</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, de Niamey à Bissau, la&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>demie-décennie</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;2020–2025 aura vu se lever une génération de&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>militaires</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;que d’aucuns disent « putschistes », mais que leurs partisans, dans les rues poussiéreuses des capitales africaines, appellent « refondateurs ».</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux premières heures de ce dimanche 7 décembre, un groupe de militaires béninois est apparu à la télévision publique pour annoncer avoir «&nbsp;<em>démis de ses fonctions</em>&nbsp;» le président Patrice Talon, censé quitter le pouvoir en avril 2025 après dix années à la tête de l’État. Quelques heures plus tard, l’entourage du chef de l’État a toutefois assuré que la situation était «&nbsp;<em>parfaitement sous contrôle</em>&nbsp;» et que le président était sain et sauf. Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, a appelé la population «&nbsp;<em>à vaquer sereinement à ses occupations&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, en Afrique, les militaires prennent généralement&nbsp;le pouvoir par les armes, souvent sans tirer un coup de feu, mais toujours au nom d’un même diagnostic :&nbsp;la faillite du modèle démocratique importé depuis les conférences nationales des années 1990.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trente ans de multipartisme de façade, de scrutins verrouillés, d’alternances de clans sous les habits de la République. Trente ans de promesses trahies, d’élections «&nbsp;<em>à la carte</em>&nbsp;» et de présidents «&nbsp;<em>élus&nbsp;</em>» par la fraude, la fatigue ou la peur. Et quand l’État s’effrite, que l’école s’effondre et que les&nbsp;terroristes&nbsp;gagnent du terrain, le peuple se tourne vers ceux qui restent : les militaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-kati-conakry-ouagadougou-les-nouvelles-capitales-de-la-colere"><strong>Kati, Conakry, Ouagadougou : les nouvelles capitales de la colère</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence à&nbsp;Kati, près de Bamako, ce 18 août 2020. Le président Ibrahim Boubacar Keïta, submergé par la colère populaire, est arrêté. En une nuit, un nom surgit :&nbsp;Assimi Goïta, visage impassible, discours clair. Les Maliens acclament.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques mois plus tard, à Conakry, un autre colonel,&nbsp;Mamadi Doumbouya, renverse un Alpha Condé cramponné à son troisième mandat comme un naufragé à sa planche de salut. Puis vient&nbsp;Ouagadougou, où le capitaine&nbsp;Ibrahim Traoré&nbsp;s’empare du pouvoir dans un pays au bord du gouffre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque fois, la scène se répète : liesse populaire, promesses de refondation, drapeaux brandis, hymnes nationaux repris en chœur. Loin du cliché du putsch de palais, ces ruptures se veulent des&nbsp;soulèvements correctifs, une manière de reprendre la main sur un destin que les urnes truquées avaient confisqué.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-democraties-d-apparat-ont-echoue"><strong>Les démocraties d’apparat ont échoué</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’on le veuille ou non, ces coups d’État sont d’abord&nbsp;les enfants légitimes des échecs démocratiques africains. Depuis les années 1990, le continent a multiplié les constitutions taillées sur mesure, les troisièmes mandats, les parlements d’obéissance et les oppositions de façade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les urnes sont devenues des rituels sans foi, les peuples des figurants. Dans des pays comme la Guinée, le Gabon ou le Niger, la démocratie n’a pas échoué parce qu’elle a été trahie par les militaires, mais parce qu’elle a été&nbsp;épuisée par les civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À force de manipulations constitutionnelles, d’inégalités criantes et de promesses non tenues, les présidents «&nbsp;<em>élus&nbsp;</em>» ont perdu le droit moral de gouverner. Les armées n’ont fait, dans bien des cas, que&nbsp;ramasser les morceaux d’un édifice déjà en ruine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-des-regimes-de-caserne"><strong>Le retour des régimes de caserne</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Du&nbsp;Mali&nbsp;au Bénin, de&nbsp;Niger&nbsp;à&nbsp;Guinée-Bissau, ils sont aujourd’hui sept États africains à être dirigés, ou en phase de l’être,&nbsp;par des régimes militaires assumés. Ce n’est pas un hasard, ces pays sont aussi ceux où la&nbsp;colère sociale&nbsp;et la&nbsp;désillusion démocratique&nbsp;ont été les plus fortes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Sahel, les&nbsp;militaires&nbsp;se posent en boucliers contre le terrorisme et en gardiens d’une souveraineté malmenée. À Niamey, à Bamako, à Ouagadougou, le rejet de la tutelle française et la recherche de nouveaux partenaires – souvent russes, chinois ou turc&nbsp;– traduisent une aspiration à&nbsp;reprendre le contrôle d’un destin confisqué par les injonctions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les&nbsp;dirigeants militaires au sahel&nbsp;n’ont pas inventé la rhétorique souverainiste. Elles la traduisent en actes, parfois maladroitement, souvent brutalement, mais toujours avec cette conviction que&nbsp;la dignité nationale vaut mieux que la dépendance assistée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-des-nbsp-militaires-miroir-des-peuples"><strong>L’Afrique des&nbsp;</strong><strong>militaires</strong><strong>, miroir des peuples</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les observateurs occidentaux appellent «&nbsp;<em>régression autoritaire</em>&nbsp;»,&nbsp;vu d’Afrique,&nbsp;c’est plutôt&nbsp;une&nbsp;révolution silencieuse contre la fatigue démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple applaudit quand les militaires renversent un président jugé corrompu, incompétent ou illégitime, parce qu’il voit dans l’uniforme non pas la menace, mais&nbsp;le dernier rempart contre la faillite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les rues de Bamako, de Conakry ou de Libreville, les drapeaux brandis ne sont pas ceux de la nostalgie, mais ceux de la revanche. «&nbsp;<em>Enfin des hommes qui osent&nbsp;</em>», disent les foules. Et si l’histoire nous a appris que les régimes de caserne ne sont jamais des havres de liberté,&nbsp;elle nous enseigne aussi que les démocraties sans justice ni résultats sont les meilleures écoles du désordre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-generationnel-et-symbolique"><strong>Un tournant générationnel et symbolique</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle génération d’officiers – Goïta, Traoré, Doumbouya, Tchiani, Nguema – n’a ni le verbe idéologique de Nkrumah ni la verve socialiste d’un Sankara.&nbsp;Mais elle partage une même conviction, celui d’avoir la ferme conviction que le&nbsp;salut du continent ne viendra pas des urnes corrompues, mais de la reconstruction morale et souveraine de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils se disent temporaires, mais rêvent d’inscrire leurs noms dans l’histoire. Leurs transitions s’allongent, leurs discours se durcissent, leurs alliances se diversifient. Et pendant ce temps, les peuples oscillent entre espoir et inquiétude, lucidité et loyauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces coups d’État ne sont pas le triomphe des armes sur la démocratie, mais&nbsp;la revanche de la souveraineté sur l’impuissance institutionnelle.&nbsp;Leur message, qu’on l’aime ou qu’on le craigne, est limpide : l’Afrique n’acceptera plus de se contenter d’urnes sans justice, de républiques de façade et d’élites déconnectées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les militaires ne sont pas les sauveurs d’un continent, mais le symptôme d’une maladie plus ancienne :&nbsp;celle de démocraties mal enracinées, trop vite célébrées, trop mal construites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie telle qu’on la connaît n’a pas échoué par manque d’élections, mais par manque de résultats.&nbsp;Et quand les urnes mentent,&nbsp;le bruit des bottes devient le cri de ceux qu’on n’écoute plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Madagascar : Rajoelina, passager de classe affaires sur la Françafrique Airlines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 15:01:03 +0000</pubDate>
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<p>L’exfiltration d’Andry Rajoelina par la France, un acte qui soulève des questions sur l'ingérence française en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sous prétexte de « préserver la stabilité », Paris s’est de nouveau immiscée dans une crise africaine. L’exfiltration d’Andry Rajoelina par un avion militaire français, au cœur de la tourmente malgache, ravive un débat ancien : la France sait-elle vraiment rompre avec ses réflexes d’ingérence sur le continent ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une scène que Paris aurait préféré garder dans l’ombre : celle d’un président africain, exfiltré par un avion militaire français, en pleine tempête politique.<br>Le 12 octobre 2025, Andry Rajoelina, chef de l’État malgache, quittait discrètement son pays, à bord d’un appareil de l’armée française. Officiellement, «&nbsp;<em>pour éviter un bain de sang&nbsp;</em>». Officieusement, pour sauver ce qui pouvait encore l’être d’un régime à bout de souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un accord de «&nbsp;<em>président à président</em>&nbsp;» — entre Emmanuel Macron et Rajoelina — aurait permis cette fuite organisée. Les relais de l’armée française de&nbsp;<em>La Réunion</em>&nbsp;ont agi avec une efficacité sans faille. L’opération fut propre, sans éclat, mais lourde de symboles. Paris affirme ne pas s’ingérer, mais c’est encore Paris qui ferme la porte derrière un président africain déchu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vieille-habitude-sauver-les-siens-preserver-les-apparences"><strong>Une vieille habitude : sauver les siens, préserver les apparences</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Officiellement, l’Élysée s’en tient à une ligne simple : aucune intervention, aucune prise de position. En coulisses, c’est tout autre chose. Depuis le 25 septembre, Antananarivo s’enfonce dans le désordre : pénuries d’eau, coupures d’électricité, manifestations, puis mutineries.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la débâcle, l’appareil d’État s’est disloqué. Dimanche, la gendarmerie nationale a basculé du côté des protestataires, sous la houlette du général Nonos Mbina Mamelison, désormais autoproclamé nouveau commandant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, à Paris, les téléphones chauffaient. Les diplomates et les conseillers de l’Élysée n’ont jamais cessé de suivre la situation heure par heure. Comme souvent dans ces crises africaines, la tentation de «&nbsp;<em>gérer</em>&nbsp;» discrètement le chaos s’est imposée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On se souvient d’autres épisodes — Bokassa évacué par un DC-8 français en 1979, Blaise Compaoré exfiltré vers la Côte d’Ivoire en 2014 — autant de pages jaunies du manuel officieux de la politique africaine de la France : ne jamais abandonner totalement un ami, même déchu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ingerence-douce-mais-constante"><strong>Une ingérence douce, mais constante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables français se défendent de toute intervention. Pourtant, la France reste omniprésente dans la mécanique du pouvoir malgache. Les Forces armées de la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI), basées à&nbsp;<em>La Réunion</em>, encadrent les échanges militaires ; l’Agence française de développement (AFD) irrigue les finances publiques malgaches ; et les grands groupes français, du bâtiment à l’énergie, pèsent lourd dans l’économie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous Rajoelina, les contrats se sont multipliés : téléphérique de 150 millions d’euros, projets d’infrastructures, financements électoraux. La France est restée le premier investisseur et bailleur bilatéral. Un lien que l’on appelle pudiquement «&nbsp;<em>coopération</em>&nbsp;», mais qui ressemble souvent à une tutelle sous perfusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, quand Paris affirme qu’il ne&nbsp;«&nbsp;<em>fait que faciliter un départ</em>&nbsp;», on entend surtout la voix d’une puissance qui, sous couvert d’humanitarisme et de prudence diplomatique, continue de s’autoriser un droit de regard sur la scène politique africaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-paradoxes-d-un-partenaire-encombrant"><strong>Les paradoxes d’un partenaire encombrant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Andry Rajoelina, l’ancien DJ devenu président, était un allié à géométrie variable. Soutenu par la France en 2009 après un coup d’État, il avait su parler le langage des affaires et des diplomates. Son pouvoir, contesté mais utile, convenait bien à Paris : stabilité apparente, ouverture économique, coopération sécuritaire dans l’océan Indien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la lune de miel s’est ternie. En 2023, la révélation de sa double nationalité française, acquise dans le plus grand secret, a créé un malaise durable. Comment défendre un président qui, tout en brandissant le drapeau de la souveraineté, possédait un passeport tricolore ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question embarrassait l’Élysée autant qu’elle fragilisait Rajoelina. Son exfiltration en 2025, orchestrée par les mêmes réseaux qui l’avaient jadis installé, apparaît aujourd’hui comme l’épilogue d’une dépendance mutuelle. Paris protège, Rajoelina s’efface.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-madagascar-miroir-d-un-systeme-a-bout-de-souffle"><strong>Madagascar, miroir d’un système à bout de souffle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce départ en catimini relance un débat qui dépasse largement les frontières de la Grande Île : la France sait-elle encore se tenir à distance des crises africaines ? Chaque fois qu’un régime vacille — qu’il s’agisse du Mali, du Niger, autrefois, ou désormais de Madagascar — Paris est tentée d’arbitrer, de conseiller, parfois d’évacuer.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous couvert de «&nbsp;<em>préserver la stabilité</em>&nbsp;», l’ingérence française se pare d’habits moraux. Mais sur le terrain, elle nourrit la méfiance et alimente le ressentiment anti-français qui monte partout sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique change, ses capitales bougent, ses alliances se déplacent. La France, elle, semble encore croire qu’elle peut écrire la fin des histoires africaines — à condition d’en maîtriser le scénario.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-exfiltration-ou-la-diplomatie-du-dernier-refuge"><strong>L’exfiltration, ou la diplomatie du dernier refuge</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Emmanuel Macron, l’affaire Rajoelina n’est pas seulement un épisode tropical : c’est un révélateur. Malgré les discours sur la «&nbsp;<em>nouvelle relation</em>&nbsp;» entre la France et l’Afrique, les vieux réflexes coloniaux demeurent, ceux du parapluie protecteur et du coup de main fraternel à un président ami. Une ingérence qui ne dit pas son nom, mais qui s’inscrit dans la continuité : sauver l’ordre avant la justice, la stabilité avant la démocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Antananarivo, la population célèbre peut-être la chute d’un président. À Paris, on se félicite d’avoir évité un bain de sang. Entre ces deux vérités, se glisse toute l’ambiguïté de la politique africaine de la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Madagascar : le pouvoir se dit “debout”, mais chancelle sur ses appuis</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 17:46:29 +0000</pubDate>
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<p>À Madagascar, la situation est confuse avec des mutineries militaires et une lutte pour le pouvoir à Antananarivo.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Antananarivo, le pouvoir malgache tente de reprendre la main après une journée de confusion et de rumeurs. Pendant que des militaires mutins proclament la “prise du pouvoir”, la présidence assure que tout va bien. L’orchestre continue de jouer, même si le bateau tangue.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce samedi 11 octobre 2025, Madagascar a connu l’un de ces jours où l’histoire hésite entre tragédie et comédie politique. En fin de matinée, des soldats du CAPSAT — le Corps d’administration des personnels et services de l’armée de terre —, déjà entrés dans la légende pour leurs mutineries passées, annoncent qu’ils “<em>prennent leurs responsabilités</em>” et déclarent le pouvoir “<em>dissous</em>”. Dans la foulée, ils instaurent un couvre-feu et appellent la population à “<em>rester chez elle</em>”, ce qui, à Antananarivo, signifie généralement descendre dans la rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures plus tard, alors que la place du 13-Mai, symbole historique des révoltes malgaches, est envahie par une foule euphorique scandant la fin du régime, la présidence de la République sort enfin de son silence. Le message ? Non, le président Andry Rajoelina n’a pas fui. Oui, il est “<em>au pays</em>”. Et mieux encore : il “<em>coordonne les affaires nationales</em>” aux côtés de son Premier ministre, le général Fortunat Ruphin Zafisambo. Un communiqué à la tonalité plus rassurante que crédible, dans un pays où les démentis officiels précèdent souvent les ruptures de régime.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-premier-ministre-en-funambule"><strong>Un Premier ministre en funambule</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Apparu à la télévision nationale, le général Zafisambo — raide comme un porte-drapeau — s’est voulu rassembleur : “<em>Le pouvoir en place se tient debout et est prêt à écouter toutes les factions, qu’il s’agisse des jeunes, des syndicats ou des militaires.”</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ton mesuré, presque apaisé, loin du lexique martial habituel. Comme s’il voulait convaincre que l’on peut encore dialoguer quand les fusils parlent. Le Premier ministre a même rappelé qu’une concertation nationale, sous l’égide du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM), est “<em>en cours de préparation”</em>. Une manière de dire que la religion, une fois de plus, sert de planche de salut politique à un État dévissé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Signe de lucidité ou aveu d’impuissance, Zafisambo a lancé un appel à ne pas “<em>laisser les forces armées s’entretuer</em>”. Une phrase lourde de sens, car elle trahit ce que tout le monde sait : le pouvoir ne contrôle plus totalement ses propres troupes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-presidence-sur-le-fil"><strong>Une présidence sur le fil</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Rajoelina, l’homme de 2009 qui s’était hissé au pouvoir en renversant Marc Ravalomanana avec l’appui de ce même CAPSAT, est désormais rattrapé par sa propre histoire. Ironie du sort : ceux qui l’avaient jadis propulsé pourraient bien aujourd’hui le renverser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière le vernis des communiqués et les discours d’apaisement, la réalité malgache demeure brutale : une armée fracturée, une population épuisée, un président contesté, et une économie asphyxiée. Le tout sur fond de colère sociale nourrie par la pauvreté et les coupures d’électricité, dans un pays où les illusions de stabilité ne durent jamais plus qu’un cycle électoral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, Antananarivo retient son souffle. Le pouvoir dit qu’il “<em>se tient debout</em>”, mais à Madagascar, on sait depuis longtemps que la verticalité politique est un sport de déséquilibriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre démentis officiels et rumeurs virales, le flou règne, et c’est peut-être cela, le vrai pouvoir du moment : la confusion. Car à Madagascar, comme souvent, les crises politiques ne s’achèvent pas — elles changent simplement d’acteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Planète Z : Ils ont vingt ans et ils n’attendront plus</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:06:27 +0000</pubDate>
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<p>Les manifestations dans le monde reflètent une colère générationnelle. Découvrez comment la Gen Z s'engage pour la justice sociale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De Katmandou à Casablanca, de Manille à Antananarivo, une même génération se lève. Connectée, lucide, en colère, la Gen Z descend dans la rue pour dénoncer un monde corrompu, injuste et à bout de souffle. Enquête sur une révolte planétaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils n’ont pas les codes des partis, mais ceux de TikTok. Pas de chefs charismatiques, mais des hashtags viraux. Pas de livre rouge, mais un drapeau pirate tiré d’un manga japonais. Ils s’appellent Luffy, Fatima, Anasse, Aina. Ils ont 17, 22, parfois 28&nbsp;ans. Et ils sont partout. À Rabat, Katmandou, Dacca, Antananarivo, Paris ou Manille, une même génération se lève, à mains nues, contre un monde qu’elle ne reconnaît plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Gen Z entre en scène. Et elle ne demande pas la permission.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-maroc-nbsp-deux-morts-mille-raisons-de-se-lever"><strong>Maroc&nbsp;: deux morts, mille raisons de se lever</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le signal est venu du sud, dans la ville de Leqliaa, le 1er&nbsp;octobre. Deux manifestants tués par balles devant une gendarmerie attaquée. Première effusion de sang d’un mouvement qui, en quelques jours, a enflammé le pays. À l’appel du collectif Gen Z&nbsp;212, né sur les réseaux, des milliers de jeunes défilent contre l’injustice sociale, la corruption, la misère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bernoussi, quartier populaire de Casablanca, la marche est calme, mais les pancartes sont sans détour&nbsp;:&nbsp;<em>« Nous voulons une vie digne »</em>. À Rabat, la police arrête. À Casablanca, elle encadre. Le pouvoir oscille. Les manifestants, eux, avancent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fatima, 64&nbsp;ans, regarde passer les jeunes&nbsp;: « <em>Ce sont nos enfants. Ils crient ce que nous avons tu.</em> » Une génération brise le silence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nepal-nbsp-48-nbsp-heures-pour-faire-tomber-un-gouvernement"><strong>Népal&nbsp;: 48&nbsp;heures pour faire tomber un gouvernement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Katmandou, le pouvoir a vacillé comme un château de cartes. Un simple décret&nbsp;: blocage de 26&nbsp;réseaux sociaux. Une étincelle. En deux jours, le gouvernement népalais de Khadga Prasad Sharma Oli tombe, balayé par des jeunes massés devant les ministères, brandissant le drapeau de&nbsp;<em>One Piece</em>. Luffy en tête de cortège, icône d’une génération qui ne veut plus obéir, mais choisir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot-dièse #NepoKids — référence aux enfants des élites étalant leur luxe sur Instagram — a tout déclenché. Dans un pays où 20&nbsp;% des 15-25&nbsp;ans sont sans emploi, la colère a été foudroyante. Elle ne demande pas d’idéologie. Juste des comptes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-madagascar-nbsp-la-jeunesse-entraine-les-syndicats"><strong>Madagascar&nbsp;: la jeunesse entraîne les syndicats</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Antananarivo, le scénario s’écrit en temps réel. La Gen Z malgache, d’abord seule, a été rejointe le 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre par la Solidarité syndicale, principale plateforme de travailleurs de l’île. Enseignants, douaniers, soignants&nbsp;: tous réclament la fin du règne d’Andry Rajoelina, « <em>président absent, autoritaire et inapte à répondre à la crise</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le collectif jeune réclame eau, électricité, écoles ouvertes, et des hôpitaux qui fonctionnent. Les adultes parlent salaires gelés, droits syndicaux bafoués. Mais tous scandent la même chose&nbsp;: « <em>On ne vit plus. On survit.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-france-nbsp-le-malaise-social-sous-le-vernis-de-la-republique"><strong>France&nbsp;: le malaise social sous le vernis de la République</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, en France, 300 000&nbsp;personnes battent le pavé pour réclamer plus de justice sociale. Ce n’est pas une explosion, c’est une lente dépression. Le Premier ministre Lecornu promet des baisses d’impôts mais rien sur les retraites, rien sur la précarité des jeunes, rien sur l’impôt sur la fortune. La jeunesse française, surdiplômée, sous-payée, ne manifeste plus en masse. Elle quitte, elle zappe, elle fuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n’attaque pas les gendarmeries, mais elle déserte les urnes. Et vote extrême. Ou se replie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-generation-mondiale-unifiee-par-le-desespoir-numerique"><strong>Une génération mondiale, unifiée par le désespoir numérique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le fil rouge ? Internet. L’effet miroir. La comparaison permanente. Les contradictions visibles à l’œil nu&nbsp;: discours de modernité, actes de répression. Grands projets d’infrastructure, écoles délabrées. Politiciens qui promettent la transparence et censurent les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Cette génération ne supporte plus l’hypocrisie institutionnelle</em> », explique Élodie Gentina, professeure spécialiste de la Gen Z. « <em>Elle exige des résultats concrets, et ne se contente plus de promesses. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Gen Z n’est pas naïve. Elle sait qu’elle hérite d’un monde à genoux&nbsp;: climat, économie, droits sociaux, paix. Elle ne veut plus réformer un système pourri. Elle veut le réinventer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-centrafrique-nbsp-un-simulacre-de-democratie-boycotte"><strong>Centrafrique&nbsp;: un simulacre de démocratie boycotté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Même au cœur de l’Afrique, le schéma se répète. En Centrafrique, la présidentielle de décembre est boycottée par le principal bloc d’opposition (BRDC), qui refuse de cautionner une élection qu’elle juge « <em>verrouillée d’avance</em> ». Aucun membre du bloc ne déposera de candidature. « <em>Le dialogue est mort-né</em> », déclare Crépin Mboli-Goumba. À quoi bon participer à une farce ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie vidée de son sens. Une autre constante.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-braises-d-un-soulevement-global"><strong>Les braises d’un soulèvement global</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue n’est pas une série de crises locales. C’est un soulèvement global, générationnel, structurel. Une collision entre un monde trop lent et une génération trop rapide. Trop connectée pour être dupe, trop lucide pour espérer naïvement, trop fatiguée pour attendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un tiers de la population mondiale est née entre 1997 et 2012. Et elle entre dans l’histoire avec une rage calme. Elle filme tout. Poste tout. Dénonce tout. Et commence à renverser les dominos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la vague ne cesse des’étendre. Aux États-Unis, des rassemblements sont prévus dans une dizaine d’États le 18&nbsp;octobre, de New York à l’Alabama, pour dénoncer la dérive autoritaire, la militarisation intérieure ou défendre les droits des migrants. Au Pérou, les chauffeurs de bus, taxis et motos-taxis de Lima entreront en grève le 2&nbsp;octobre pour protester contre l’extorsion mafieuse qui gangrène leur quotidien. En Géorgie, cela fait plus de 90&nbsp;jours que les citoyens occupent les rues de Tbilissi pour une démocratie réelle et une Europe non fantasmée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même cartographie mouvante dans les pays du Sud&nbsp;: au Kenya, au Népal, en Indonésie ou aux Philippines, la Génération Z prend la rue, agite les réseaux et réclame des comptes. Et déjà, des appels anonymes circulent en Algérie pour une manifestation dite « GenZ 213 », dans la foulée du mouvement marocain. Les autorités, elles, crient à la manipulation étrangère. Mais le feu couve. Et partout, une jeunesse interconnectée refuse désormais de se contenter d’un monde cassé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un monde nouveau est peut-être en train de naître. Mais il ne viendra pas d’un sommet international. Il sortira de la rue. D’un smartphone. D’un manga. D’une pancarte griffonnée la veille au soir. De la rage douce d’une génération qui dit&nbsp;: assez.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Covid-Organics : et si les dirigeants africains faisaient bloc uni autour du Madagascar ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2020 14:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Andry Rajoelina]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
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		<category><![CDATA[Remède contre le covid_19]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Depuis la découverte du Covid-Organics par la Madagascar, tous les débats sont orientés sur ce remède. Mais le plus surprenant est le mutisme des autres dirigeants africains au sujet de ce produit.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis la découverte du Covid-Organics par le<a> </a>Madagascar, tous les débats sont orientés sur ce remède. Mais le plus surprenant est le mutisme des autres dirigeants africains au sujet de ce produit.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’instar de la représentation cartographique, dans la réalité concrète Madagascar semble être seul. En bras de fer avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Madagascar n’entend point la voix des autres pays du continent autour d’elle. Une mésintelligence liée au Covid-organic, un remède traditionnel contre le Coronavirus trouvé par les chercheurs malgaches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1917&amp;action=edit">Récession économique : les chefs d’État de la zone CEDEAO demandent l’annulation de leur dette publique</a></p>



<h2 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Covid-organics, remède à soutenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.bbc.com/afrique/region-52391701" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lancement officiel</a> de ce produit à base de plantes médicinales locales a eu lieu le lundi 20 avril 2020. Un événement au cours duquel le chef d’État malgache, à travers une gorgée du remède, a annoncé le lancement et autorisé l’usage de ce remède dans le traitement et la prévention du Coronavirus. « <em>Covid-Organics, remède traditionnel amélioré à base d’artemisia &amp; de plantes endémiques, curatif &amp; préventif contre le </em><a href="https://twitter.com/hashtag/Covid19?src=hashtag_click" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>#&nbsp;Covid19</em></a><em>, est lancé !</em> », a déclaré Andry Rajoelina, le président malgache, sur son compte twitter lors du lancement de ce produit.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="624" height="351" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/04/Le-président-a-demandé-aux-chercheurs-de-proposer-un-produit-fabriqué-localement-ce-quils-ont-fait-en-un-temps-record.jpg" alt="Boutelles de Covid-Organics" class="wp-image-1954" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/04/Le-président-a-demandé-aux-chercheurs-de-proposer-un-produit-fabriqué-localement-ce-quils-ont-fait-en-un-temps-record.jpg 624w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/04/Le-président-a-demandé-aux-chercheurs-de-proposer-un-produit-fabriqué-localement-ce-quils-ont-fait-en-un-temps-record-600x338.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/04/Le-président-a-demandé-aux-chercheurs-de-proposer-un-produit-fabriqué-localement-ce-quils-ont-fait-en-un-temps-record-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 624px) 100vw, 624px" /><figcaption>Des bouteilles du Covid-Organics. Crédit photo: Rajoelina</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’OMS, il n’existe <em>« aucune preuve »</em> aujourd’hui que le Covid-Organic est capable de <em>« prévenir ou guérir »</em> du coronavirus. Pourtant, lors du lancement de ce produit fabriqué à base de la plante artémisia, le président malgache a bien précisé&nbsp;: « <em>Des tests ont été effectués — deux personnes ont maintenant été guéries par ce traitement.</em> » Il a poursuivi en précisant que <em>« Cette tisane donne des résultats en sept jours. » </em><em></em></p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Faire bloc uni autour de la Malgache</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si jusque-là aucun homologue du président malgache ne lui avait montré son soutien, il faut noter que le vendredi 24 avril 2020, Macky&nbsp;Sall, le chef d’État sénégalais l’a fait. Celui-ci a d’ailleurs passé une première commande du Covid-organic. Avant lui, le mercredi 22 avril 2020, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi a aussi adressé ses félicitations au président Rajoelina pour cette découverte.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="590" height="360" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/04/Macky-Sall.jpg" alt="Covid-Organics" class="wp-image-1952" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/04/Macky-Sall.jpg 590w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/04/Macky-Sall-300x183.jpg 300w" sizes="(max-width: 590px) 100vw, 590px" /><figcaption>Capture d&rsquo;écran du compte Facebook du président Malgache</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On se demande bien ce que les autres chefs d’État attendent pour agir ? Sûrement ils sont animés par la peur de ne pas se faire tomber sur la tête des sanctions de l’OMS en cette période de lutte contre un ennemi commun&nbsp;: le Covid_19.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="594" height="315" src="http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/04/Tshisekedi.jpg" alt="Covid-Organics" class="wp-image-1953" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/04/Tshisekedi.jpg 594w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2020/04/Tshisekedi-300x159.jpg 300w" sizes="(max-width: 594px) 100vw, 594px" /><figcaption>Capture d&rsquo;écran du compte Twitter de Rajoelina</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">S’il est vrai que l’union fait la force, je ne vois aucune raison pour les autres pays africains de se laisser animer par la peur. Face au Coronavirus, c’est la course au remède pour les uns et la course au profit pour les autres. Cette course au profit n’est l’œuvre que des grandes puissances capables d’engager des scientifiques dans les laboratoires de recherche durant des mois pour l’élaboration d’un remède contre cette pandémie. Quant à la course au remède, elle est l’œuvre des pays à faible revenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1756&amp;action=edit">12 nouveaux cas de covid-19 dans les rangs de la MINUSMA</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudrait souligner que le mieux pour ces pays à faible revenu est de se soutenir dans la lutte contre cette pandémie. Car ce que le virus a fait aux grandes puissances et les dispositifs mis en place par celles-ci pour le combattre ne sont pas à la portée de la plupart des pays africains par faute de ressources financières.</p>



<h3 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Des doutes sur l’OMS</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Suite au doute de l’OMS de l’efficacité de ce produit traditionnel malgache, on est tenté de donner raison à Trump lorsqu’il sevrait l’Organisation mondiale de la santé de sa contribution. On se rappelle que le locataire de la Maison-Blanche a même taxé cette organisation onusienne de la santé d’avoir négligé cette maladie lorsqu’elle est apparue en Chine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1746&amp;action=edit">Coronavirus : plus de 250 millions de personnes menacées d’insécurité alimentaire</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le refus de l’OMS d’autoriser ce remède vient renforcer les doutes en la bonne foi de cette Organisation dans la lutte contre le Coronavirus. Surtout que son directeur avait annoncé, bien avant que beaucoup de pays africains ne soient touchés par la maladie, que le continent devrait s’attendre au pire. Ce prophétisme auréolé de catastrophisme n’a pas d’explication valable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important aujourd’hui pour gagner le combat contre le covid-19 et changer de regard sur l’Afrique que le Covid-organic soit soutenu par les autres pays africains.&nbsp;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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