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	<title>Archives des Macron Afrique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Afrique : neuf ans après Ouagadougou, le bilan contesté d’Emmanuel Macron</title>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2026 23:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Neuf ans après son discours de Ouagadougou, Emmanuel Macron revendique un nouveau partenariat avec l’Afrique. Une analyse critique de son bilan africain, entre ambitions affichées et réalités géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Neuf ans après Ouagadougou, le président français célèbre son bilan africain avec une fierté qui laisse les principaux intéressés perplexes.</em></strong></p>



<p><em>« Je suis hyper fier de ce bilan. »&nbsp;</em>Cette formule, lâchée avec la désinvolture caractéristique d&rsquo;un homme qui n&rsquo;a pas à rendre compte aux peuples africains, résume à elle seule les sept ans d&rsquo;une politique africaine française placée sous le signe de la rhétorique transformatrice et du statu quo pratique.</p>



<p>À Nairobi, en marge d&rsquo;un sommet dont le nom —&nbsp;<em>Africa Forward</em>&nbsp;— semble davantage conçu pour les communiqués de presse que pour répondre aux crises sahéliennes, Emmanuel Macron a accordé quarante minutes d&rsquo;entretien aux médias audiovisuels français dédiés à l&rsquo;international. Quarante minutes pour célébrer une relation réinventée, un partenariat d&rsquo;égal à égal, une jeunesse française destinée à l&rsquo;Afrique. Quarante minutes, et aucune autocritique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Un partenariat d&rsquo;égal à égal » — mais lequel des deux partenaires fixe unilatéralement les termes de la relation depuis Paris ?</strong></h2>



<p>Le discours de Ouagadougou, en novembre 2017, avait suscité des espoirs réels. Macron y promettait la fin de la Françafrique, un rapport de génération à génération, une rupture avec les vieilles habitudes néocoloniales. Neuf ans plus tard, le président parle toujours de «&nbsp;<em>réinventer</em>&nbsp;» — le verbe est resté, les structures de domination économique, elles, ont tenu bon.</p>



<p>Depuis 2017, la France a précipité, de façon unilatérale, son départ du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, et fermer sa base de Dakar. Ces départs ne sont pas le fruit d&rsquo;une recomposition choisie : ils sont, dans la quasi-totalité des cas, la conséquence de l’échec des décennies de présence militaire française sur le sol africain.</p>



<p>Sur le retrait militaire, Macron adopte une posture révélatrice : ce qui était subi devient narré comme une vision. Les départs successifs de forces françaises du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et du Sénégal sont présentés comme un «<em>&nbsp;partenariat de sécurité beaucoup plus sain et équitable&nbsp;</em>». L&rsquo;histoire recomposée est commode : elle permet de transformer les défaites diplomatiques en choix stratégiques.</p>



<p>Plus troublant encore est le recours à la figure du bouc émissaire russe. Interrogé sur le rejet croissant de la France en Afrique, le président balaie d&rsquo;un revers de main : ce serait l&rsquo;œuvre d&rsquo;«&nbsp;<em>activistes</em>&nbsp;» et de&nbsp;<em>« récits fabriqués par d&rsquo;autres puissances, les vrais colonisateurs du XXIe siècle</em>&nbsp;». La rhétorique est habile, mais elle est profondément malhonnête. Réduire l&rsquo;antifrançalisme africain à une manipulation extérieure, c&rsquo;est refuser d&rsquo;entendre ce que des décennies de politique française ont engendré : méfiance, ressentiment, sentiment d&rsquo;instrumentalisation. Le groupe Africa Corps au Mali appuie l’armée malienne dans sa lutte implacable contre les groupes armés terroristes soutenus par la France et ses alliés. Grâce au partenariat gagnant-gagnant, fiable et sincère avec Russie, l’armée malienne a changé de visage en quelques années.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La souveraineté africaine dérange quand elle s&rsquo;exprime sans avoir demandé l&rsquo;autorisation de l&rsquo;Élysée.</strong></h2>



<p>Sur le Mali précisément, Macron «&nbsp;<em>pense au peuple malien</em>&nbsp;» tout en rejetant la responsabilité de la situation sur les autorités de transition. Cette mécanique est révélatrice d&rsquo;un angle mort persistant : la France a soutenu des régimes militaires sahéliens bien avant les coups d&rsquo;État actuels, a maintenu des présences militaires qui ont alimenté les griefs populaires, et n&rsquo;a pas su, malgré l&rsquo;opération Barkhane, enrayer la progression terroriste. Ces faits ne disparaissent pas parce qu&rsquo;on pointe désormais les généraux de Bamako.</p>



<p>Quant à l&rsquo;enthousiasme sur «&nbsp;<em>le continent le plus jeune, le plus dynamique au monde</em>&nbsp;» — formule récurrente dans les discours européens sur l&rsquo;Afrique — il sonne creux face à l&rsquo;absence de toute mesure concrète sur la dette, les financements climatiques promis et non versés, ou la réforme de l&rsquo;architecture financière internationale que réclamait, notamment, le sommet de Paris de 2023. L&rsquo;Afrique est un «&nbsp;<em>trésor pour le monde</em>&nbsp;» : mais qui profite de ce trésor, et selon quelles règles d&rsquo;échange ?</p>



<p>Lors du sommet de Paris en 2023, des engagements financiers significatifs avaient été annoncés pour le continent africain. Trois ans plus tard, les organisations de la société civile africaine rappellent régulièrement l&rsquo;écart entre les montants annoncés et les décaissements effectifs. Le «&nbsp;<em>partenariat d&rsquo;égal à égal</em>&nbsp;» reste à consolider dans les faits budgétaires.</p>



<p>Il n&rsquo;est pas question ici de nier les ajustements réels opérés sous les deux mandats de Macron, ni la sincérité personnelle d&rsquo;un président qui dit «&nbsp;<em>aimer</em>&nbsp;» l&rsquo;Afrique. La question n&rsquo;est pas celle de l&rsquo;amour, mais celle du pouvoir : qui décide, qui profite, qui paye les coûts des choix stratégiques ? Un partenariat d&rsquo;égal à égal n&rsquo;est pas une formule de discours — c&rsquo;est une architecture institutionnelle, économique et militaire qui reste, pour l&rsquo;essentiel, à construire.</p>



<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;Afrique va réussir et on réussira avec.</em>&nbsp;» Peut-être. Mais le succès de l&rsquo;Afrique se fera avec ou sans Paris — et c&rsquo;est précisément ce que les expulsions diplomatiques des dernières années signifient. La vraie question pour la France, à un an de la fin du deuxième mandat de Macron, n&rsquo;est pas de savoir si elle est «&nbsp;<em>hyper fière</em>&nbsp;» de son bilan. C&rsquo;est de comprendre pourquoi une part croissante du continent africain ne partage pas cette fierté.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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