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	<title>Archives des Macky Sall &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Macky Sall &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>ONU : la candidature de Macky Sall rejetée par l’Union africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 23:50:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rejet de la candidature de Macky Sall à l'ONU par l'Union africaine a été confirmé. Découvrez les détails de cette décision.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le projet de soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies a été rejeté au sein de l’Union africaine. Une vingtaine d’États membres, dont le Sénégal, ont opposé leur veto à l’initiative portée par le Burundi, qui assure actuellement la présidence tournante de l’organisation.</em></strong></p>



<p>Présenté vendredi 27 mars aux 55 États membres de l’UA, le projet de décision n’a pas obtenu le consensus requis. Selon une note interne de la Commission, vingt pays se sont formellement opposés au texte. Parmi eux figurent notamment la Tunisie, l’Afrique du Sud et le Nigeria.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dakar-s-oppose-officiellement-a-l-initiative"><strong>Dakar s’oppose officiellement à l’initiative</strong></h2>



<p>Après plusieurs semaines de silence, les autorités sénégalaises ont clarifié leur position le 27 mars. Dans un courrier adressé à la Commission de l’Union africaine par la mission permanente du Sénégal, Dakar affirme ne soutenir en aucune manière la candidature de l’ancien chef de l’État.</p>



<p>Le gouvernement sénégalais précise n’avoir «&nbsp;<em>à aucun stade endossé cette candidature&nbsp;</em>» et souligne ne pas avoir été associé à l’initiative diplomatique lancée par le Burundi. Le pays ne peut donc être considéré comme «&nbsp;<em>partie prenante de ladite démarche&nbsp;</em>», indique la correspondance officielle.</p>



<p>Cette prise de position a pesé lourd dans l’issue du vote informel. L’initiative devait être adoptée selon la procédure dite d’«&nbsp;<em>approbation tacite</em>&nbsp;», qui exige qu’aucune objection ne soit formulée par plus d’un tiers des 55 États membres. Avec vingt refus enregistrés, le seuil a été largement dépassé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-de-la-rotation-a-l-onu"><strong>La question de la rotation à l’ONU</strong></h2>



<p>Au-delà des tensions politiques, certains États ont également invoqué des arguments institutionnels. Le Nigeria, notamment, estime que soutenir la candidature d’un Africain irait à l’encontre du principe de rotation régionale au sein de l’Organisation des Nations unies.</p>



<p>Selon cette logique informelle, le prochain secrétaire général devrait provenir d’une autre région du monde, en l’occurrence de l’Amérique latine ou des Caraïbes. L’actuel chef de l’ONU, Antonio Guterres, doit achever son mandat à la fin de l’année.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-relations-tendues-au-senegal"><strong>Des relations tendues au Sénégal</strong></h2>



<p>Pour les autorités sénégalaises, l’échec de cette initiative constitue une victoire diplomatique discrète. Depuis l’alternance politique survenue il y a deux ans, les relations entre le pouvoir actuel et l’ancien président sont notoirement tendues.</p>



<p>Les nouvelles autorités accusent notamment Macky Sall d’avoir fortement endetté le pays et d’être responsable de la répression violente des manifestations politiques qui ont secoué le Sénégal entre 2021 et 2024, faisant au moins 65 morts.</p>



<p>Dans ce contexte, la perspective de voir l’ancien chef d’État accéder à la tête des Nations unies apparaissait politiquement sensible pour Dakar. L’absence de soutien de l’Union africaine semble désormais refermer, au moins pour l’instant, cette hypothèse diplomatique.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : Diomaye Faye — Ousmane Sonko, la fin de l’innocence politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:28:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le couple présidentiel, Ousmane Sonko et Diomaye Faye, traverse une crise marquée par des ambitions rivales et des tensions croissantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Moins de deux ans après leur victoire historique, le tandem qui incarnait le renouveau politique sénégalais se fissure. Entre le président Bassirou Diomaye Faye, soucieux d’affirmer son autorité, et son Premier ministre Ousmane Sonko, toujours porté par sa ferveur militante, la tension est désormais palpable. Derrière les sourires officiels, une guerre froide s’installe, faite de calculs politiques, de défiance réciproque et d’ambitions rivales.</em></strong></p>



<p>Par un de ces retournements dont la politique sénégalaise a le secret, l’idylle entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a viré à la méfiance. Le duo fraternel de la conquête est devenu un couple présidentiel en crise. Le rêve de la cohabitation harmonieuse s’effrite, laissant place à une guerre froide où chacun affûte désormais ses armes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-l-amitie-militante-a-la-rivalite-d-etat"><strong>De l’amitié militante à la rivalité d’État</strong></h2>



<p>Ceux qui les ont connus dans les geôles du régime Sall, partageant le même idéal de rupture, peinent à reconnaître les deux anciens compagnons d’infortune. À peine un an et demi après la victoire éclatante de mars 2024, les fissures sont devenues crevasses.<br>Depuis juillet 2025, les signaux d’alerte s’accumulent&nbsp;: Sonko, fidèle à son « <em>verbe volcanique</em> », avait publiquement reproché au chef de l’État son « <em>silence</em> » face aux attaques de ses adversaires. Faye, plus feutré, avait tenté d’éteindre l’incendie en rappelant que le Sénégal avait « <em>d’autres urgences</em> ». Mais sous le vernis de la fraternité, les rancunes couvaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-jour-ou-tout-a-bascule"><strong>Le jour où tout a basculé</strong></h2>



<p>Le 11&nbsp;novembre 2025, la hache de guerre est déterrée. Par un décret laconique, Diomaye Faye écarte Aïda Mbodj, fidèle lieutenante de Sonko, de la coordination de la coalition présidentielle, pour confier la tâche à Aminata Touré. Un choix audacieux — certains diront provocateur — tant l’ex-Première ministre incarne la technostructure politique que le Pastef voulait précisément balayer.</p>



<p>Sonko encaisse mal le coup&nbsp;: trois jours plus tôt, à Téra, il avait publiquement juré qu’Aïda Mbodj « <em>ne bougerait pas</em> ». En rétorquant que « <em>celui qui veut s’affirmer n’a qu’à descendre dans l’arène </em>», le Premier ministre adressait, sans la nommer, une flèche au palais.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-des-legitimites"><strong>La guerre des légitimités</strong></h2>



<p>Derrière cette querelle de casting, une bataille plus vaste se dessine&nbsp;: celle de la légitimité. Diomaye Faye, élu président mais longtemps considéré comme l’héritier politique de Sonko, veut désormais s’émanciper. Sonko, lui, refuse de devenir un ornement institutionnel, cantonné à la primature.</p>



<p>Le communiqué présidentiel évoque pudiquement des « <em>facteurs de division</em> » ; les stratèges, eux, y voient la volonté de Faye de préparer son avenir. En réactivant la coalition sous un visage plus docile, le chef de l’État trace son propre sillon, au-delà de l’ombre tutélaire de son mentor. 2029 n’est pas si loin.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pastef-sort-les-griffes"><strong>Le Pastef sort les griffes</strong></h2>



<p>La riposte du parti de Sonko est immédiate. Dans un communiqué incendiaire, le Pastef dénonce une « <em>décision illégitime</em> » et refuse de reconnaître Aminata Touré. Traduction politique&nbsp;: le Premier ministre défie ouvertement l’autorité de son président. Le Sénégal découvre alors une cohabitation de feu, où chaque camp revendique l’héritage du même électorat.</p>



<p>Les juristes y voient une question de prérogatives ; les politistes, un choc d’egos entre deux visions du pouvoir&nbsp;: celle, institutionnelle et hiérarchique, de Faye ; celle, messianique et populaire, de Sonko.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-piegee-par-son-propre-succes"><strong>Une alliance piégée par son propre succès</strong></h2>



<p>Le paradoxe est cruel. La victoire de 2024 devait incarner la renaissance politique du pays. Elle se mue en guerre de positions. Faye, jadis secrétaire général discret, s’impose désormais comme un président soucieux d’ordre et de méthode. Sonko, tribun charismatique et chef de file du Pastef, reste l’âme du mouvement, mais plus tout à fait le maître du jeu.</p>



<p>Ce tandem improbable, uni contre Macky Sall, se retrouve aujourd’hui enlisé dans la mécanique du pouvoir&nbsp;: l’un veut gouverner, l’autre continue de militer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-spectre-d-une-rupture-annoncee"><strong>Le spectre d’une rupture annoncée</strong></h2>



<p>Pour l’heure, les deux hommes jurent que rien ne les oppose. Mais le climat, dans les couloirs de la primature comme à la présidence, est électrique. Des proches de Faye murmurent qu’un remaniement pourrait sceller la fin de la cohabitation. D’autres évoquent, du côté de Sonko, la tentation d’une démission fracassante, au nom de la « <em>cohérence morale</em> ».</p>



<p>Dans un pays où la stabilité politique repose souvent sur l’équilibre subtil des egos, ce duel fraternel pourrait peser lourd.</p>



<p>Cette brouille ne se joue pas seulement à deux. Elle interroge une jeunesse sénégalaise qui, en mars 2024, croyait voter pour un renouveau. Les promesses de rupture, de justice et de souveraineté économique peinent à survivre au choc des ambitions.</p>



<p>Le pouvoir Faye-Sonko, né de la révolte, risque de mourir de la normalisation. Le Sénégal, laboratoire démocratique de l’Afrique de l’Ouest, entre dans une zone de turbulences.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : la Cour suprême confirme la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 09:32:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez les détails de la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko et son impact sur la démocratie sénégalaise.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>&nbsp;La démocratie sénégalaise, souvent saluée comme modèle en Afrique de l’ouest, entre de nouveau dans une véritable zone de turbulence. La Cour suprême a confirmé, le mardi 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 2025, la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko pour diffamation. Une décision rare pour un dignitaire en fonction. Cette affaire, qui maintient une peine de prison avec sursis et la déchéance de ses droits civiques, relance le débat sur l’indépendance de la justice et la résilience des institutions sénégalaises. La contre-attaque de Sonko, qui demande une révision de son procès, soulève des questions et met à l’épreuve l’équilibre des pouvoirs dans le pays.</em></strong></p>



<p>La confirmation de la peine contre Ousmane Sonko est un événement rare sur le continent. Alors qu&rsquo;il occupe désormais le poste de numéro trois de la République, le Premier ministre se voit imposer les conséquences d&rsquo;un jugement prononcé alors qu&rsquo;il était encore dans l&rsquo;opposition. Il écope six mois de prison avec sursis, 200 millions de F CFA de dommages et intérêts, et surtout, la déchéance de ses droits civiques. Cette dernière clause l&rsquo;avait déjà écarté de la course à la dernière présidentielle.</p>



<p>Ce verdict, validé en appel par les plus hautes instances judiciaires, est perçu par beaucoup comme un témoignage de la solidité des institutions sénégalaises. Dans une région où l&rsquo;impunité des dirigeants est parfois la norme, le Sénégal semble tracer une voie différente. Ce n&rsquo;est pas la première fois que la justice sénégalaise fait preuve d&rsquo;une telle fermeté. En 2024 déjà, elle avait joué un rôle crucial en mettant fin aux tentatives de l&rsquo;ancien chef de l&rsquo;État, Macky Sall, de s&rsquo;accrocher au pouvoir. La confirmation de la condamnation de Sonko, loin d&rsquo;être un acte isolé, renforce l&rsquo;idée qu&rsquo;au Sénégal, les institutions sont suffisamment fortes pour que nul ne puisse se soustraire à la Justice, fût-il un haut dignitaire. Le droit est la seule boussole.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-contre-offensive-du-premier-ministre-justice-ou-calcul-politique"><strong>La contre-offensive du Premier ministre, justice ou calcul politique ?</strong></h2>



<p>La réaction d&rsquo;Ousmane Sonko à ce revers judiciaire n&rsquo;a pas tardé. Loin de s&rsquo;incliner, il a immédiatement déposé une demande de révision de son procès auprès du ministère de la Justice. Il promet d&rsquo;y apporter des preuves qu&rsquo;il affirme déterminantes, notamment le fameux document de l&rsquo;Inspection Générale des Finances (IGF), qu&rsquo;il invoquait pour justifier ses accusations de malversations financières à l&rsquo;encontre de Mame Mbaye Niang dans le cadre du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC).</p>



<p>Bien que la loi sénégalaise offre cette voie de recours, cette initiative du Premier ministre suscite de vives interrogations sur ses réelles motivations. Pour de nombreux observateurs, cette démarche vise avant tout à donner une coloration politique à l&rsquo;affaire. L&rsquo;idée serait de transférer le dossier à de nouveaux magistrats, potentiellement nommés par le pouvoir en place, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;obtenir un revirement de situation. Cette perception est renforcée par le fait que Sonko demande également la révision de l&rsquo;affaire de viol pour laquelle il avait également été condamné.</p>



<p>Cette stratégie interroge la cohérence du discours sur l&rsquo;État de droit. Si Ousmane Sonko cherchait véritablement à prouver son attachement à une justice impartiale, n&rsquo;aurait-il pas dû, selon ses critiques, se plier au verdict de la Cour suprême, d&rsquo;autant plus que ce sont ses propres avocats qui avaient initialement interjeté appel ? La question est simple et cinglante : qu&rsquo;aurait-il fait si la décision de la Cour avait été en sa faveur ? Il est probable qu&rsquo;il l&rsquo;aurait célébrée comme une victoire de la justice, tandis que la partie plaignante aurait dénoncé un scandale. Cette divergence d&rsquo;appréciation est un classique des décisions de justice, toujours perçues différemment selon les intérêts des parties en conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enjeux-d-une-democratie-en-pleine-evolution"><strong>Les enjeux d&rsquo;une démocratie en pleine évolution</strong></h2>



<p>L&rsquo;affaire Sonko dépasse largement le cadre d&rsquo;un simple litige judiciaire. Elle met à l&rsquo;épreuve la maturité démocratique du Sénégal. Elle soulève des questions fondamentales sur la véritable séparation des pouvoirs et la capacité du pays à maintenir la confiance de ses citoyens envers son système judiciaire. La façon dont ce dossier sera géré dans les prochains mois aura des répercussions bien au-delà des frontières sénégalaises.</p>



<p>Le Sénégal est confronté à un immense défi. Il doit garantir que la justice reste impartiale, même lorsque le Premier ministre est impliqué, tout en naviguant dans un paysage politique complexe. Le pays se trouve à un tournant crucial. C&rsquo;est une réelle opportunité pour le Sénégal de réaffirmer son statut de modèle en Afrique. Il peut prouver que même face aux plus grands enjeux de pouvoir, le droit demeure et doit rester la seule boussole.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dialogue national à Dakar : un exercice sans crise ou une crise sans issue ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 10:06:14 +0000</pubDate>
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<p>Analysez le Dialogue national au Sénégal: rituels politiques ou véritables solutions pour des tensions persistantes?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que les autorités sénégalaises affirment qu’aucune crise politique ne mine le pays, le dialogue national qui s’ouvre ce 28 mai à Dakar soulève une question de fond : exercice démocratique sincère ou rituel de façade pour masquer des tensions bien réelles ?</em></strong></p>



<p>Au Sénégal, les traditions ont parfois des allures de scénarios bien huilés. Chaque fois que les tensions politiques prennent un tour trop aigu, qu’une tempête menace de noyer le fragile équilibre républicain, une même parade institutionnelle est convoquée : le dialogue national. Et chaque fois, le rituel s’exécute dans la grande salle feutrée du Centre international de conférence Abdou-Diouf, à Diamniadio, avec ses mots choisis, ses intentions proclamées, ses absents remarqués.</p>



<p>Le cru 2025 n’échappe pas à la règle. Officiellement, il ne s’agit pas de résoudre une crise — puisqu’il n’y en a pas, martèle Ousmane Sonko, Premier ministre en croisade contre «<em>&nbsp;la politique politicienne&nbsp;</em>». Il s’agit, dit-on, de&nbsp;<em>réformer le système électoral</em>, de&nbsp;<em>clarifier le rôle de l’opposition</em>, de&nbsp;<em>donner un sens plus transparent au financement des partis</em>, de&nbsp;<em>rationaliser le calendrier</em>&nbsp;et, en toile de fond, de légitimer, par la forme, un pouvoir fraîchement installé mais déjà contesté.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-table-ronde-aux-contours-flous"><strong>Une table ronde aux contours flous</strong></h3>



<p>Autour de la table, pendant huit jours, un aréopage de personnalités politiques, syndicales, universitaires, religieuses, et une société civile en rangs dispersés. Il faut dire que l’agenda du dialogue semble plus voulu que vécu : ni l’APR, le parti de Macky Sall, ni ses figures les plus emblématiques – Barthélémy Dias, Aïssata Tall Sall, Thierno Alassane Sall – n’ont jugé utile de s’y asseoir. Ils dénoncent en chœur&nbsp;<em>« un climat de chasse aux sorcières »</em>, dominé par les inculpations ciblées d’anciens ministres du régime précédent, avec en point d’orgue, l’arrestation du beau-frère de Macky Sall, Mansour Faye, 48 heures avant l’ouverture des travaux.</p>



<p>Une coïncidence judiciaire, diront certains. Un signal politique, murmureront les autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-apr-aux-abonnes-absents-le-pds-de-retour"><strong>L’APR aux abonnés absents, le PDS de retour</strong></h3>



<p>Le paradoxe est là : ceux qui ont jadis incarné le pouvoir refusent le débat, pendant que ceux qui l’ont longtemps combattu, comme Khalifa Sall ou le PDS version Karim Wade, font acte de présence. Dans une démocratie où l’alternance ne fait plus débat, la conflictualité ne disparaît pas, elle se déplace — des urnes vers les tribunaux, des débats vers les boycotts.</p>



<p>Le gouvernement Diomaye Faye, qui veut incarner une «&nbsp;<em>rupture</em>&nbsp;», assure de son côté que ce dialogue est une initiative proactive, non une réponse à une crise. Mais comment ignorer que cette édition 2025 s’inscrit, une fois encore, dans une séquence de tensions politiques mal digérées ? 2023 : dialogue à la veille de la condamnation d’Ousmane Sonko. 2024 : dialogue au cœur de la polémique sur le report de la présidentielle. 2025 : dialogue au lendemain d’une vague d’inculpations de figures de l’ancien régime.</p>



<p>Sur le papier, les ambitions sont nobles : un fichier électoral plus juste, des partis mieux financés, une opposition mieux définie, une justice électorale plus indépendante. Dans les faits, le pays ne parvient pas à dégager un consensus de fond, ni même à éviter l’instrumentalisation des procédures. Une douzaine de milliers de contributions en ligne sur la plateforme Jubbanti — à l’échelle d’un pays de 17 millions d’habitants — donne la mesure de la distance entre l’inclusivité affichée et l’enthousiasme réel.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-dialogue-outil-democratique-ou-rideau-de-scene"><strong>Le dialogue : outil démocratique ou rideau de scène ?</strong></h3>



<p>On peut voir dans ces assises une tentative sincère de rationaliser la vie politique, ou un mécanisme habile pour occuper l’espace, désamorcer les critiques, voire légitimer un pouvoir qui cherche ses marques. Dans un cas comme dans l’autre, le Sénégal, dont les transitions démocratiques ont jusqu’ici fait figure d’exemple sur le continent, semble aujourd’hui englué dans un entre-deux : celui d’un système électoral à bout de souffle et d’une classe politique toujours en guerre de légitimité.</p>



<p>Pendant ce temps, les urgences sociales – chômage, jeunesse désorientée, tension sur les prix – restent en suspens. Le dialogue national aura-t-il un écho dans le quotidien des Sénégalais ? Rien n’est moins sûr.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-theatre-sans-public"><strong>Un théâtre sans public ?</strong></h3>



<p>Si dialogue il y a, encore faut-il qu’il débouche sur des actes. Et surtout, qu’il ne soit pas l’alibi poli d’une régression démocratique maquillée en concertation ouverte. La démocratie sénégalaise, souvent célébrée pour sa maturité, donne ici un spectacle étrange : celui d’un théâtre sans public, où l’on parle de tout sauf de ce qui fâche vraiment.</p>



<p>Alors, le Sénégal a-t-il un problème politique ? Officiellement non. Mais ce déni, martelé à la une des journaux, est peut-être la meilleure preuve du contraire.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Billet d’humeur — Sénégal : l’alternance, mais à quel prix ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 05:57:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Il a salué la démocratie, puis refermé la porte sans bruit. En livrant un État endetté jusqu’à l’os, Macky Sall n’a pas passé le témoin. Il a tendu un piège. À Diomaye Faye et Ousmane Sonko de le désamorcer sans y laisser leur légitimité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Il a salué la démocratie, puis refermé la porte sans bruit. En livrant un État endetté jusqu’à l’os, Macky Sall n’a pas passé le témoin. Il a tendu un piège. À Diomaye Faye et Ousmane Sonko de le désamorcer sans y laisser leur légitimité.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>C’est donc pour ça. Oui, c’était trop beau. Trop net. Trop élégant. Un président sortant, qui, après avoir muselé l’opposition, enfermé ses principaux adversaires et verrouillé l’espace public, se retire au dernier moment en saluant la victoire de ses bourreaux électoraux. Une leçon de démocratie, disait-on. Un modèle d’alternance pacifique. Et certains, déjà, rêvaient d’ériger Macky Sall en sage continental, prêt à siéger dans quelque panel de hauts médiateurs africains entre deux républiques à feu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La prudence comme vertu</strong></h3>



<p>Mais à Dakar, comme ailleurs, il y a toujours une autre lecture. Une lecture moins médiatique, moins naïve, mais diablement plus lucide. Car on ne laisse pas un État en cadeau d’adieu quand on a passé plus d’une décennie à en contrôler chaque vis.</p>



<p>Macky Sall n’a pas cédé. Il a piégé.<strong>&nbsp;</strong>Il a tendu à Diomaye Faye et à Ousmane Sonko un État saturé, surendetté, piégé à l’excès. Une sorte de palais bien repeint en surface, mais aux fondations minées. Un pays à gouverner avec, pour seuls instruments, des tiroirs vides et des dettes invisibles.</p>



<p>L’ancien président n’a pas égorgé le poulet sur le linge blanc, comme on dit. Il a égorgé sous la nappe, discrètement, sans éclaboussures.</p>



<p>Il aurait suffi que Sonko et Faye, grisés par leur victoire, se jettent à corps perdu dans les nominations, les réformes, les symboles. Il aurait suffi qu’ils négligent l’ombre pour ne voir que la lumière. Très vite, l’odeur aurait monté. Très vite, les Sénégalais, promptement retournés, les auraient traités d’illusionnistes. Et le pays, encore engourdi par les déceptions passées, se serait enfoncé dans le chaos.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ce n’est pas la façade qui compte, mais les fondations</strong></h3>



<p>Mais un homme averti, dit-on, en vaut deux. Et les nouveaux venus au pouvoir ont compris qu’avant de gouverner, il fallait savoir dans quoi on avait mis les pieds.</p>



<p>Leur premier réflexe n’a pas été de changer les rideaux du palais. Il a été d’ouvrir les comptes. De fouiller les bilans. De sonder la dette. Et ce qu’ils y ont trouvé dépasse les simples irrégularités comptables. C’est un système. Une architecture. Une dette cachée d’au moins 7 milliards de dollars, révélée par la Cour des comptes, confirmée par le FMI.</p>



<p>Un État livré comme un cheval de Troie, beau à l’extérieur, explosif à l’intérieur. La démocratie, ce n’est pas seulement perdre des élections. C’est aussi savoir ce qu’on laisse à ceux qui arrivent. Et à ce jeu-là, Macky Sall n’a rien d’un démocrate modèle. Il a le vernis, pas la sincérité. Il a soigné la sortie, mais piégé l’entrée.</p>



<p>Et comme toujours en Afrique, ce n’est pas la façade qui compte, mais les fondations.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Macky Sall, le FMI et les milliards qu’on ne voulait pas voir </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 07:47:58 +0000</pubDate>
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<p>Derrière les chiffres maquillés, une vérité comptable éclate, le Sénégal de Macky Sall aurait dissimulé 7 milliards de dollars de dette. Une affaire technique ? Non. Un choc politique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Derrière les chiffres maquillés, une vérité comptable éclate</em></strong><strong><em>,</em></strong><strong><em>&nbsp;le Sénégal de Macky Sall aurait dissimulé 7 milliards de dollars de dette. Une affaire technique ? Non. Un choc politique.</em></strong><em></em></p>



<p>Cela commence, comme souvent, par un chiffre. Froid, précis, implacable : 7 milliards de dollars. Non pas une projection, ni même une estimation. Un trou. Une cavité dans la comptabilité d’un pays, creusée, selon les mots du FMI, en toute conscience, entre 2019 et 2024, sous l’œil vigilant – ou complice – de l’administration Macky Sall.</p>



<p>Une dette cachée. Un aveu d’autant plus retentissant qu’il émane non pas de quelque opposant en mal de tribune, mais du Fonds monétaire international lui-même. Et que cette révélation vient sceller ce que la Cour des comptes sénégalaise avait déjà inscrit noir sur blanc en février : la dette publique n’était pas de 70 %, mais proche de 100 % du PIB. Autrement dit, l’État sénégalais n’a pas menti à ses créanciers. Il a maquillé sa vérité.</p>



<p>Edward Gemayel, chef de mission du FMI à Dakar, n’y va pas par quatre chemins. Il parle de décision délibérée. D’un calcul politique, économique, stratégique. Montrer un visage serein aux marchés, obtenir des taux avantageux, éviter la panique. C’est toute l’ironie de la chose. La dette ne tue pas lorsqu’elle est élevée, mais lorsqu’elle est mal avouée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Macky Sall, le legs embarrassant</strong></h3>



<p>À trop vouloir paraître solvable, le Sénégal a franchi la ligne rouge. Celle qui sépare l’optimisme financier du mensonge budgétaire. Le programme d’aides de 1,8 milliard d’euros accordé par le FMI est donc, logiquement, gelé. Dans les couloirs climatisés des institutions de Bretton Woods, ce n’est pas un scandale. C’est un manquement technique. Mais sur le plan politique, c’est un séisme moral.</p>



<p>L’ancien président Macky Sall, artisan de la stabilité institutionnelle et diplomate à l’écoute des capitales occidentales, laisse ainsi derrière lui un parfum d’ambiguïté comptable. L’homme qui se voulait bâtisseur, promoteur d’un «&nbsp;<em>Sénégal émergent</em>&nbsp;», aura sans doute construit… mais sur une base fragilisée par des enjambées budgétaires mal calibrées.</p>



<p>L’administration actuelle, issue d’une alternance inédite, n’a pas tardé à ouvrir les livres. Et ce qu’elle y a trouvé n’est pas une surprise. C’est une confirmation. Depuis septembre, les signaux se sont accumulés : chiffres corrigés, documents révisés, dettes réapparues comme par enchantement. Les nouveaux dirigeants de Dakar ont préféré l’aveu au silence. Le FMI, lui, a préféré l’arrêt à la poursuite d’un programme reposant sur du sable.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le prix de la transparence</strong></h3>



<p>Rien n’est encore perdu. Le FMI attend désormais des réformes structurelles. Un compte unique du Trésor, une centralisation des entités de gestion de la dette, des mécanismes de contrôle consolidés. En un mot, une architecture de confiance. L’institution se donne quelques semaines pour décider si le Sénégal pourra bénéficier d’une dérogation, ou s’il devra rembourser les fonds déjà débloqués avant de prétendre à un nouveau programme.</p>



<p>Mais au-delà des procédures et des audits, ce qui est en jeu, c’est la crédibilité d’un pays, son image dans un monde où la transparence financière est devenue une exigence autant qu’un outil de souveraineté. Car manipuler les chiffres, c’est manipuler l’avenir, et dans une région déjà minée par l’instabilité, le Sénégal ne peut se permettre une telle perte de confiance.</p>



<p>On croyait le Sénégal exemplaire. Il ne l’est plus tout à fait. Mais il peut encore le redevenir. À condition de tirer les leçons politiques d’un épisode technocratique. La démocratie, ce n’est pas seulement le respect du calendrier électoral. C’est aussi la rigueur dans les chiffres, la vérité dans les bilans, la confiance dans les institutions.</p>



<p>Et si cette affaire devait laisser une cicatrice, qu’elle serve au moins de rappel. Dans la gestion d’un État, la sincérité des comptes est la première des vertus républicaines.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : Macky Sall, la justice et l’ombre d’un retour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 17:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Accusé de mauvaise gestion financière par le gouvernement sénégalais et visé par un rapport accablant de la Cour des comptes, Macky Sall rejette en bloc les accusations, tandis que la justice pourrait bien devenir l’arène d’un nouvel affrontement politique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Accusé de mauvaise gestion financière par le gouvernement sénégalais et visé par un rapport accablant de la Cour des comptes, Macky Sall rejette en bloc les accusations, tandis que la justice pourrait bien devenir l’arène d’un nouvel affrontement politique.</em></strong></p>



<p>C’était écrit. Qu’un ancien président fraîchement débarqué du pouvoir se retrouve dans le viseur de la justice est presque devenu une tradition politique en Afrique. Au Sénégal, Macky Sall n’échappe pas à la règle. Moins d’un an après son départ, voilà son nom jeté en pâture par le gouvernement en place, accusé d’avoir transformé la gestion des finances publiques en terrain de non-droit.</p>



<p>À en croire Moustapha Ndjekk Sarré, porte-parole du gouvernement et ministre de la Formation professionnelle, l’ancien chef de l’État ne pourrait pas éviter la case justice. « <em>Chef de gang</em> », « <em>actes criminels</em> », « <em>absence de circonstances atténuantes</em> », le réquisitoire est sans appel. Le pouvoir actuel semble avoir trouvé son coupable idéal. Celui par qui tous les maux sont arrivés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une dette abyssale et une justice inévitable ?</strong></h3>



<p>Tout est parti d’un rapport de la Cour des comptes publié le 12&nbsp;février, véritable torpille dans les eaux troubles du legs de Macky Sall. Une dette qui frôle les 100&nbsp;% du PIB, un déficit budgétaire trois fois plus élevé que les chiffres officiels, des prêts bancaires non déclarés… Les conclusions sont sans appel. Le régime précédent aurait maquillé la réalité économique du pays.</p>



<p>L’intéressé, lui, balaye d’un revers de main ces accusations, dénonçant un « <em>procédé politique </em>» dans un entretien à Jeune Afrique. Depuis son exil doré au Maroc, il rejette en bloc les chiffres, les accusations et la perspective d’une convocation judiciaire. Un classique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le spectre d’un retour politique</strong></h3>



<p>Mais derrière cette offensive judiciaire se cache un autre enjeu, éminemment politique. Car dans l’histoire récente du Sénégal, ceux qui ont fait face à la justice n’en sont pas toujours sortis affaiblis. Khalifa Sall, Ousmane Sonko… Tous ont su rebondir après des ennuis judiciaires, transformant leur statut de paria en levier politique.</p>



<p>Alors, Macky Sall est-il le prochain sur la liste ? Sa traversée du désert marocain pourrait bien n’être qu’une parenthèse stratégique. Dans un pays où les exils sont rarement définitifs et où les retours sont souvent triomphants, la question n’est pas tant de savoir s’il sera poursuivi, mais s’il compte revenir. Et si oui, sous quelle bannière ?</p>



<p>Au Sénégal, la justice est parfois une salle d’attente pour le retour aux affaires. Macky Sall en fera-t-il l’expérience ? À suivre.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Législatives au Sénégal: Macky Sall foudroie ses successeurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 19:08:35 +0000</pubDate>
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<p>Macky Sall adresse une lettre amère aux Sénégalais, dénonçant la situation catastrophique dans laquelle le pays se trouve à l'approche des législatives.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Macky Sall, ancien président du Sénégal, lance une critique sévère contre la gestion de ses successeurs, qu’il accuse d’avoir plongé le pays dans une « situation catastrophique » à l’approche des législatives du 17 novembre.</em></strong> <em><strong>Détails.</strong></em></p>



<p>L’ex-président Macky Sall a décidé de sortir de son silence, et il le fait en des termes amers. Dans une lettre adressée aux Sénégalais, le 6&nbsp;novembre dernier, il critique sans détour la gestion de ses successeurs, qu’il accuse d’avoir plongé le pays dans une « <em>situation catastrophique</em> ». Ce coup de plume intervient alors que le Sénégal se prépare pour les législatives du 17&nbsp;novembre, où Macky Sall prend la tête de la coalition Takku Wallu Sénégal. En décrivant un pays en proie à des problèmes économiques, institutionnels et sociaux croissants, il brosse un tableau sombre, espérant mobiliser l’électorat sénégalais à sa cause. Que cache réellement cette missive, et quels en sont les enjeux pour le Sénégal ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-entree-en-scene-calculee"><strong>Une entrée en scène calculée</strong></h3>



<p>Le choix du moment n’est pas anodin. Macky Sall a attendu la dernière ligne droite avant les élections pour frapper fort. Pendant huit mois, il s’est montré discret, adoptant la posture d’un ancien président respectueux des institutions et de la transition démocratique. Ce silence, brisé à quelques jours des législatives, marque une volonté de reprendre le contrôle du débat politique. En présentant une « <em>situation catastrophique</em> », Sall espère raviver l’inquiétude et la colère des électeurs déçus par le nouveau régime.</p>



<p>L’ex-président rappelle avec insistance les « <em>réussites</em> » de son mandat&nbsp;: croissance économique malgré la crise du Covid-19, infrastructures modernes, réformes sociales ambitieuses et une influence diplomatique accrue pour le Sénégal. Par contraste, il accuse ses successeurs d’avoir laissé les choses se dégrader. Cet argumentaire, qu’il déroule dans une rhétorique d’urgence, s’adresse directement aux Sénégalais déçus de l’actuelle administration et en quête d’une figure expérimentée pour redresser le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-heritage-et-accusation-nbsp-une-confrontation-directe"><strong>Entre héritage et accusation&nbsp;: une confrontation directe</strong></h3>



<p>La lettre de Macky Sall ne fait pas que vanter son bilan. Elle vise à ébranler la confiance dans le gouvernement actuel, qu’il accuse d’être incompétent, populiste et manipulateur. Il fait état d’une économie en déclin, d’un chômage croissant, de la détérioration des infrastructures et d’une gouvernance qu’il juge « <em>incohérente</em> » et « <em>calamiteuse</em> ». Ces accusations s’appuient sur des faits marquants&nbsp;: la baisse de la note souveraine du Sénégal par les agences de notation, des scandales non résolus dans des institutions publiques, et des promesses électorales non tenues. En dénonçant ce qu’il considère comme un reniement des engagements de campagne et une absence d’action concrète, Macky Sall se pose en défenseur de l’intégrité et de la cohérence institutionnelle.</p>



<p>Son message est clair&nbsp;: il appelle les Sénégalais à refuser cette gouvernance qu’il estime « <em>stérile</em> » et à privilégier une équipe expérimentée et dévouée aux intérêts du pays. La coalition Takku Wallu Sénégal, qu’il dirige, se présente ainsi comme le dernier rempart contre la chute de l’économie et le délitement des institutions. En insistant sur les valeurs de « <em>réconciliation</em> » et de « <em>stabilité</em> », Macky Sall tente de convaincre que son retour aux affaires est une nécessité pour sauvegarder la paix et la prospérité du Sénégal.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-nationale"><strong>Un appel à la mobilisation nationale</strong></h3>



<p>L’ancien président expose également une feuille de route concrète en cas de victoire de sa coalition&nbsp;: restauration des institutions républicaines, réconciliation nationale, aide d’urgence aux victimes des inondations, soutien à l’emploi des jeunes et réduction du coût de la vie. Ce programme, énuméré comme une série d’engagements, vise à donner aux Sénégalais une vision claire de ce que pourrait être un retour de Sall aux commandes. L’objectif est de mobiliser les électeurs sur des promesses tangibles, tout en se posant en alternative sérieuse face à l’actuel pouvoir, perçu comme populiste et inefficace.</p>



<p>Ce projet de redressement prend une teinte de patriotisme, Sall évoquant les « <em>idéaux et valeurs </em>» qui, selon lui, font la grandeur du Sénégal&nbsp;: la paix, la liberté et la cohésion nationale. En appelant les citoyens à un « <em>sursaut citoyen d’envergure</em> », il cherche à transcender les clivages partisans, prônant une mobilisation collective pour éviter ce qu’il voit comme une déroute nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-duel-politique-a-distance"><strong>Un duel politique à distance</strong></h3>



<p>Les réactions ne se sont pas fait attendre. Ayib Daffé, secrétaire général du Pastef, parti au pouvoir, a rapidement fustigé la démarche de Macky Sall, l’accusant de « <em>mépris</em> » envers les Sénégalais. Pour Daffé, un véritable retour de l’ancien président sur le terrain sénégalais, plutôt qu’un discours à distance, aurait été plus respectueux de la population. Cette réponse cinglante souligne la profondeur des divisions politiques actuelles et l’intensité de la bataille électorale. Macky Sall est perçu comme une figure du passé, et certains opposants tentent de discréditer sa tentative de retour en l’associant à une époque révolue.</p>



<p>Néanmoins, en s’adressant aux Sénégalais avec une lettre qui se veut solennelle, Macky Sall joue la carte de l’expérience et de la stature d’homme d’État. Sa lettre est autant une critique du présent qu’une réaffirmation de sa capacité à gouverner et à rassembler, une manœuvre politique qui pourrait convaincre une partie de l’électorat de lui donner une seconde chance. La question que l’on pourrait amener à se poser est&nbsp;: Macky Sall compte-t-il prendre les rênes du pouvoir au Sénégal comme l’a fait Donald Trump aux Etats-Unis ?&nbsp;</p>



<p>Le 17&nbsp;novembre, c’est donc bien l’avenir du pays qui se jouera dans les urnes, sous le regard attentif de l’ancien président, déterminé à redevenir une figure centrale de la vie politique nationale.</p>



<p><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Élections législatives : la stratégie risquée de Macky Sall avec Avisa Partners</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 08:05:55 +0000</pubDate>
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<p>Macky Sall trahit les valeurs sénégalaises en s'associant avec le cabinet Avisa Partners pour sa campagne législative.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La République du Sénégal en marche vers les urnes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 16:07:38 +0000</pubDate>
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<p>Le 24 mars 2024 sera une journée décisive pour le peuple sénégalais. Apprenez-en plus sur la date des élections présidentielles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>L&rsquo;annonce retentit comme un coup de gong, marquant le début d&rsquo;une course dont l&rsquo;enjeu est la destinée d&rsquo;une nation. Par les décrets n° 2024-690 et 2024-691, le Conseil constitutionnel a fait résonner dans l&rsquo;éther politique sénégalais un message clair : les dés sont jetés, la date est fixée, la présidence se jouera le 24 mars 2024.</strong></p>



<p>La démocratie sénégalaise, un flambeau dans la nuit africaine, se prépare à tenir son engagement le plus sacré envers le peuple : garantir que chaque voix compte, que chaque vote est une strophe dans la grande épopée de l&rsquo;histoire nationale. Dans la lettre n° 504/PR/SG, le Président de la République a convoqué le corps électoral, une démarche affirmant l&rsquo;adhésion aux principes républicains et au respect des échéances constitutionnelles.</p>



<p>Le Conseil constitutionnel, dans son rôle de gardien de la constitutionnalité, a également affirmé sa position. C&rsquo;est un signal d&rsquo;alarme pour l&rsquo;inertie administrative, une réponse à l&rsquo;exigence d&rsquo;une reprise du processus électoral sans entrave ni délai. Car la démocratie, ce n&rsquo;est pas seulement un mot; c&rsquo;est une pratique, un exercice quotidien de droits et de responsabilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-avant-vers-les-urnes">En avant, vers les urnes</h2>



<p>Ce n&rsquo;est pas sans une certaine gravité que l&rsquo;on aborde l&rsquo;approche de ces élections. Le scrutin présidentiel porte avec lui non seulement les espoirs et les rêves d&rsquo;une population, mais aussi la lourde charge de diriger la destinée d&rsquo;un pays tout entier. L&rsquo;encre du président Mamadou Badio Camara sur ce document est bien plus qu&rsquo;une formalité &#8211; c&rsquo;est la manifestation d&rsquo;un pacte entre le gouvernement et son peuple.</p>



<p>Le Sénégal, « <em>Un Peuple &#8211; Un But &#8211; Une Foi</em>« , avance donc résolument vers ce jour décisif. Et dans les rues de Dakar, de Saint-Louis, de Ziguinchor, l&rsquo;air semble vibrer d&rsquo;une tension palpable. Les décrets, avec leur formalité, ne peuvent capturer l&rsquo;essence du moment, l&rsquo;effervescence des cœurs et des esprits alors que le pays se tient à l&rsquo;aube d&rsquo;une nouvelle ère.</p>



<p>Dans l&rsquo;attente du 24 mars, chaque citoyen sénégalais détient une part de cette histoire en devenir. C&rsquo;est un moment de réflexion, un moment où l&rsquo;avenir du Sénégal se tiendra, une fois de plus, dans le sanctuaire de l&rsquo;isoloir. Que les débats soient riches, que les idées soient fortes, et que le meilleur chemin pour le Sénégal soit choisi. En avant, vers les urnes, avec le cœur ancré dans la foi et les yeux fixés sur l&rsquo;horizon d&rsquo;un Sénégal prospère.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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