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	<title>Archives des M23 &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>À Malabo, l’union se décompose : autopsie d’une crise diplomatique africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 17:41:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le retrait du Rwanda de la CEEAC met en lumière l'impuissance des organisations africaines face aux rivalités géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Malabo, le sommet qui devait acter une transition ordinaire à la tête de la CEEAC s’est transformé en scène de rupture. Le Rwanda, privé de la présidence tournante, claque la porte. En toile de fond : le conflit rwandais-congolais, désormais transporté dans l’arène diplomatique. Et une question : que reste-t-il de l’intégration régionale quand les États règlent leurs comptes à ciel ouvert ?</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 8 juin 2025, Kigali a claqué la porte. En refusant de transmettre la présidence tournante de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) au Rwanda, les chefs d’État réunis à Malabo ont provoqué une crise diplomatique d’une ampleur inédite dans l’histoire de cette organisation créée en 1983. Derrière le prétexte institutionnel, c’est un contentieux plus profond, plus ancien, plus explosif – celui entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) – qui a refait surface, projetant son ombre sur l’intégration régionale tout entière.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-kinshasa-bloque-kigali"><strong>Quand Kinshasa bloque Kigali</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne devait s’agir que d’une formalité. Une transmission de témoin, en somme : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la Guinée équatoriale, cédant la présidence tournante de la CEEAC à son homologue rwandais, Paul Kagame. Mais à Malabo, rien ne s’est passé comme prévu. Le Burundi s’y est opposé. La RDC a haussé le ton. Résultat : statu quo prolongé. Obiang reste président. Kagame s’éclipse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les coulisses du sommet, les mots ont fusé. Un commissaire de la CEEAC confie : «&nbsp;<em>C’était électrique. Le ministre rwandais voulait comprendre pourquoi cette transmission lui était refusée. Celui de la RDC a répondu que ses autorités ne pouvaient pas accepter d’avoir à se rendre au Rwanda tant que ce pays menait une agression contre leur territoire&nbsp;</em>». Ambiance.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-kigali-denonce-kinshasa-persiste"><strong>Kigali dénonce, Kinshasa persiste</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué au vitriol publié le 8 juin au matin, le ministère rwandais des Affaires étrangères accuse : «&nbsp;<em>La CEEAC a été instrumentalisée par la RDC. Le droit du Rwanda à assumer la présidence tournante a été sciemment bafoué pour permettre à Kinshasa d’imposer sa volonté.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pilule est d’autant plus amère à Kigali que ce n’est pas la première fois que le Rwanda se sent marginalisé. En 2023 déjà, lors d’un sommet tenu à Kinshasa, Kigali avait été exclu des débats. La scène se rejoue, cette fois à Malabo. Et cette fois, Kigali préfère se retirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté congolais, la réponse n’a pas tardé. Selon la présidence de la RDC, «&nbsp;<em>les chefs d’État de la CEEAC ont reconnu l’agression rwandaise et ont appelé Kigali à retirer ses troupes de l’est de la RDC&nbsp;</em>». Le ton est sans appel. Pour Félix Tshisekedi, aucun dialogue n’est possible tant que le Rwanda est perçu comme fauteur de guerre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-organisation-prise-en-otage"><strong>Une organisation prise en otage</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du conflit bilatéral, c’est toute la crédibilité de la CEEAC qui vacille. L’organisation, qui se voulait un espace de coopération économique, de dialogue politique, de développement solidaire, devient la scène d’un duel. L’épisode de Malabo donne à voir une structure régionale paralysée, incapable de faire respecter ses propres règles, à commencer par celle de la rotation de sa présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ironie du sort : au même moment, les chefs d’État valident le lancement d’une zone de libre-échange régionale, prévue pour le 30 août 2025. Mais comment bâtir une union économique quand un de ses membres les plus dynamiques – le Rwanda – est exclu du cercle ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-precedent-sahelien"><strong>Le précédent sahélien</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue ici dépasse le cas d’école. La crise que traverse la CEEAC résonne avec celle que vit la CEDEAO à l’ouest, où le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte pour fonder leur propre organisation, la Confédération des États du sahel. L’Afrique régionale se fragmente. L’unité continentale, tant prônée par l’Union africaine, se heurte à la realpolitik des capitales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette érosion institutionnelle, la CEEAC devra choisir : réforme ou délitement. Le retrait du Rwanda n’est pas anodin. Kigali est un poids lourd stratégique, diplomatique et économique. L’écarter revient à se priver d’un partenaire de premier plan. Mais le garder, aux yeux de Kinshasa, c’est adouber un agresseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le divorce rwandais révèle les limites du multilatéralisme à l’africaine quand les intérêts nationaux prennent le pas sur les ambitions communautaires. Ce n’est pas seulement la présidence tournante qui a été confisquée à Malabo. C’est l’idée même de solidarité régionale qui a volé en éclats. Et à mesure que les fractures s’accentuent, c’est l’Afrique centrale tout entière qui s’enfonce dans une instabilité institutionnelle durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Analyse. Rwanda, M23, puissances occidentales : qui veut vraiment la paix en RDC ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 14:45:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Derrière ces prises de territoire, derrière ces centaines de milliers de déplacés supplémentaires, se cache une réalité plus vaste : celle d’une guerre qui dépasse la seule RDC.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’histoire nous enseigne que l’instabilité d’un territoire est rarement le fruit du hasard. Elle est toujours le symptôme d’un jeu plus vaste, orchestré par des intérêts multiples, locaux et étrangers, visibles et invisibles. Ce qui se joue aujourd’hui dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ne fait pas exception.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le M23, ce groupe armé dont l’écho résonne depuis plus d’une décennie, refait surface avec une brutalité renouvelée. En quelques mois, il s’est emparé de positions stratégiques, rendant l’avenir de cette région plus incertain encore. À Goma, à Bukavu, l’insécurité est devenue la norme. Pourtant, derrière ces prises de territoire, derrière ces centaines de milliers de déplacés supplémentaires, se cache une réalité plus vaste&nbsp;: celle d’une guerre qui dépasse la seule RDC.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un conflit géopolitique aux ramifications profondes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rwanda est pointé du doigt. Un rapport des Nations unies, publié en janvier 2025, évoque la présence de 4 000&nbsp;soldats rwandais dans le Kivu, en appui au M23. Kigali, comme toujours, dément ces allégations. Mais les preuves s’accumulent&nbsp;: images satellites, témoignages, vidéos. Alors pourquoi cet appui militaire ? Pourquoi ce soutien persistant au M23 ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire récente offre une explication. Pour le Rwanda, l’instabilité de l’est congolais n’est pas un accident. C’est un levier stratégique. En affaiblissant l’État congolais, Kigali s’assure une influence durable sur cette région riche en minerais, enjeu central des rivalités économiques et politiques. Et il n’est pas seul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’implication de puissances extérieures n’est pas une hypothèse, mais une certitude. Depuis l’époque coloniale, la RDC est un terrain de jeu des grandes puissances. Aujourd’hui encore, derrière les conflits locaux, se cachent des stratégies globales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines nations occidentales, tout en condamnant publiquement le conflit, ménagent Kigali. Pourquoi ? Parce que le Rwanda est devenu un partenaire stratégique pour plusieurs États. Des accords comme celui du Royaume-Uni, visant à y envoyer ses demandeurs d’asile, illustrent cette indulgence. Une posture qui laisse à penser que l’instabilité de la RDC profite à certains, qui y voient une opportunité d’accès aux ressources naturelles et un moyen de maintenir le continent africain divisé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les dangers d’une escalade incontrôlable</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences de cette guerre ne se limitent pas à l’est de la RDC. Elles pourraient se propager bien au-delà, menaçant la stabilité de toute la région des Grands Lacs. Trois risques majeurs se dessinent et nécessitent une attention urgente.<br>La crise congolaise menace de s’étendre aux pays voisins, notamment au Burundi. Si le conflit continue de s’intensifier, il risque de provoquer un effet domino, alimentant des tensions déjà existantes et créant une situation de chaos généralisé. La région des Grands Lacs, déjà marquée par des conflits récurrents, pourrait ainsi sombrer dans une instabilité prolongée, compromettant les efforts de paix et de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres sont accablants. Plus de six millions de morts en trois décennies. À cela s’ajoutent des millions de déplacés, contraints de fuir l’insécurité et la violence. Les populations civiles, principales victimes de ce conflit, sont laissées à elles-mêmes, exposées aux violations des droits humains, à la famine et aux maladies. L’indifférence de la communauté internationale ne fait qu’aggraver la tragédie, transformant cette crise en l’une des pires catastrophes humanitaires du XXIᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque conflit interne en Afrique devient une opportunité pour les puissances extérieures. En exploitant ces divisions, certains acteurs étrangers parviennent à asseoir leur influence et à tirer profit des richesses naturelles du continent. L’histoire l’a montré à maintes reprises : un continent divisé est un continent vulnérable. Tant que l’Afrique restera fragmentée, elle restera une proie facile pour ceux qui cherchent à la piller et à manipuler ses dirigeants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces menaces, il est impératif que des solutions durables soient mises en place pour éviter une déstabilisation irréversible de la région et du continent tout entier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Face à l’urgence, une diplomatie sous pression</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Des initiatives émergent. Mardi&nbsp;18&nbsp;février 2025, Didier Mazenga Mukanzu, envoyé spécial du Président Tshisekedi, s’est rendu au Tchad pour solliciter une aide militaire. Un signe que Kinshasa cherche des appuis régionaux. Mais ces démarches suffiront-elles ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps presse. Plus l’incertitude dure, plus le rapport de force se déséquilibre. L’absence d’une réaction forte de la communauté internationale, notamment africaine, pourrait condamner la RDC à une instabilité chronique, où les groupes armés, soutenus ou tolérés par des États étrangers, poursuivront leur entreprise de destruction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La RDC est un symbole. Un territoire immensément riche, pillé depuis des siècles. Un pays au potentiel extraordinaire, condamné à l’instabilité par ceux qui y trouvent un intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité, une seule réponse est possible&nbsp;: une solidarité africaine sans faille. Ni l’ONU, ni les grandes puissances ne viendront régler cette crise. Seuls les Africains peuvent reprendre en main leur destin. Cela passe par un réveil diplomatique, une coordination militaire, une réaffirmation de la souveraineté continentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le M23 ne serait qu’un détail insignifiant si le continent cessait d’être spectateur de sa propre histoire. La question n’est pas de savoir si la RDC peut se relever, mais si l’Afrique est prête à l’y aider.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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