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	<title>Archives des lutte contre la corruption &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Au Mali, de lourdes condamnations dans l’affaire des contrats militaires « Paramount et Embraer »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 00:22:37 +0000</pubDate>
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<p>Le verdict de la justice malienne condamne Boubou Cissé à 20 ans de réclusion dans l'affaire des contrats militaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La justice malienne a rendu, vendredi 27 mars, son verdict dans l’affaire dite « Paramount et Embraer », liée à des contrats d’équipements militaires conclus en 2015 sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta. Plusieurs anciens ministres et responsables militaires ont été reconnus coupables de détournement de fonds et condamnés à de lourdes peines.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’épilogue judiciaire d’un dossier emblématique des dérives présumées dans la gestion des finances publiques au Mali. Après trois mois de procès, la chambre criminelle du pôle national économique et financier a prononcé, vendredi, des peines particulièrement lourdes à l’encontre de plusieurs figures de l’ancien régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien Premier ministre Boubou Cissé a été condamné à 20 ans de réclusion. Une peine identique a été infligée à Tiéman Hubert Coulibaly, ancien ministre des Affaires étrangères, et à Mamadou Igor Diarra, ex-ministre de l’Economie. Même sanction pour Babaly Bah, ancien directeur de la Banque malienne de solidarité (BMS), soupçonnée d’avoir servi de canal pour des flux financiers irréguliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, Tiéna Coulibaly, autre ancien ministre de l’Economie, a été condamné à cinq ans de prison. Plusieurs officiers des Forces armées maliennes (FAMa) ont également écopé de peines similaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-contrat-militaire-au-coeur-des-soupcons"><strong>Un contrat militaire au cœur des soupçons</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire remonte à 2015, dans un contexte de dégradation sécuritaire aiguë. Le gouvernement d’alors, dirigé par Ibrahim Boubacar Keïta, chef de l’Etat à l’époque des faits, engage une politique de renforcement des capacités militaires à travers la loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, l’État malien conclut un contrat d’environ 60 millions de dollars avec les sociétés Paramount Group et Embraer. L’accord porte sur l’acquisition de véhicules blindés, de pièces détachées et la remise en état de deux appareils de l’armée de l’air.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais rapidement, des soupçons émergent : surfacturation, irrégularités dans les procédures d’attribution, et détournements présumés de fonds publics. Le dossier devient explosif, mêlant enjeux sécuritaires et accusations de corruption à haut niveau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-audits-post-coup-d-etat-et-mandats-d-arret"><strong>Audits post-coup d’État et mandats d’arrêt</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après le renversement d’IBK en 2020, les autorités de transition dirigées par le général d’armée Assimi Goïta lancent une série d’audits sur la gestion des finances publiques. L’un d’eux met en évidence des «&nbsp;<em>irrégularités majeures</em>&nbsp;» dans les contrats passés avec Paramount et Embraer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la base de ces conclusions, la justice malienne émet, en juillet 2022, des mandats d’arrêt internationaux visant plusieurs anciens responsables, dont Boubou Cissé, Mamadou Igor Diarra, Tiéman Hubert Coulibaly et Babaly Bah.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-proces-a-forte-portee-politique"><strong>Un procès à forte portée politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ouvert le 22 décembre, le procès s’est déroulé dans un climat tendu, sur fond d’attentes fortes de l’opinion publique. Le ministère public avait requis la réclusion à perpétuité contre les principaux accusés en exil, et dix ans de prison contre ceux présents à l’audience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les juges ont finalement retenu plusieurs chefs d’accusation, notamment « faux et usage de faux », « atteinte aux biens publics » et « blanchiment de capitaux ». Sept coaccusés ont, en revanche, été relaxés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des condamnations individuelles, ce verdict marque une étape importante dans la lutte contre la corruption au Mali. Il intervient dans un contexte où les autorités de transition affichent leur volonté de rompre avec les pratiques passées et de restaurer la crédibilité de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays confronté à des défis sécuritaires et économiques majeurs, la question de la gouvernance publique demeure, plus que jamais, au cœur des enjeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso &#8211; Extradition de Paul Henri Sandaogo Damiba : une coopération judiciaire exemplaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 07:49:21 +0000</pubDate>
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<p>Paul Henri Sandaogo Damiba a été extradé à la suite d'un mandat d'arrêt international. Explorez les détails de cette affaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba a été extradé du Togo vers le Burkina Faso le 17 janvier 2026, à la suite d’un mandat d’arrêt international lancé par les autorités burkinabè. Cette procédure fait suite à une dénonciation adressée le 5 janvier 2026 au parquet près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I, mettant en lumière l’implication présumée de plusieurs personnes, civiles et militaires, dans des actes préparatoires portant atteinte à la sûreté et à la sécurité de l’État.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces accusations, le Procureur du Faso a immédiatement requis du juge d’instruction l’ouverture d’une information judiciaire. Il a également demandé la délivrance d’un mandat d’arrêt international contre Damiba et le recours à la coopération pénale internationale avec la République du Togo. L’objectif était clair : obtenir l’extradition de l’ancien chef militaire vers le Burkina Faso afin qu’il réponde des faits qui lui sont reprochés devant la justice. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lancement-de-la-procedure-judiciaire"><strong>Lancement de la procédure judiciaire</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 6 janvier 2026, le juge d’instruction a donné suite à cette requête en ouvrant une information judiciaire. Les charges retenues contre Damiba sont lourdes : détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, recel aggravé, incitation à la commission de délits et blanchiment de capitaux. Ces infractions sont prévues et réprimées par plusieurs articles du code pénal burkinabè ainsi que par la loi n°046-2024/ALT relative à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la foulée, un mandat d’arrêt international a été décerné contre Damiba. Le juge d’instruction a soumis aux autorités togolaises une demande officielle d’extradition. Cette démarche illustre la volonté du Burkina Faso de mobiliser les instruments de coopération judiciaire régionale pour lutter contre la criminalité financière et préserver la stabilité de l’État. La procédure s’est inscrite dans un cadre légal strict, respectant les conventions internationales en vigueur. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reponse-des-autorites-togolaises"><strong>La réponse des autorités togolaises</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12 janvier 2026, les autorités togolaises ont reçu la demande d’extradition. Après examen de sa régularité, elles ont donné suite conformément aux règles en matière d’extradition. Le 16 janvier, Damiba a été interpellé à Lomé en exécution du mandat d’arrêt. Il a ensuite été écroué, dans l’attente de la décision de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, saisie pour statuer sur la requête introduite par le Burkina Faso. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son audience publique tenue le 16 janvier 2026, la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé a rendu l’arrêt n°013/2026. Cette décision a validé l’extradition de Damiba vers le Burkina Faso. Les juges togolais ont fondé leur avis favorable sur l’offre de réciprocité des autorités burkinabè, sur les instruments internationaux auxquels le Togo est partie, ainsi que sur les garanties offertes concernant le respect des droits fondamentaux de l’intéressé. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-garanties-et-respect-des-droits-humains"><strong>Garanties et respect des droits humains</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces garanties figuraient l’intégrité physique et la dignité de Damiba, son droit à un procès équitable et l’assurance de l’absence de peine de mort. Ces éléments ont été déterminants pour convaincre la juridiction togolaise de donner suite à la demande. Le respect des droits humains dans le cadre des procédures judiciaires internationales a été mis en avant comme une condition essentielle de la coopération entre États. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 janvier 2026, Paul Henri Sandaogo Damiba a été remis aux autorités burkinabè. Son extradition effective marque une étape importante dans la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux au Burkina Faso. Elle témoigne également de la solidité des relations judiciaires et diplomatiques entre le Burkina Faso et le Togo, deux pays qui ont su conjuguer leurs efforts pour faire aboutir cette procédure sensible. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reconnaissance-officielle-du-burkina-faso"><strong>Reconnaissance officielle du Burkina Faso</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement burkinabè, par la voix du ministre de la Justice, Maître Edasso Rodrigue Bayamo, a exprimé sa profonde reconnaissance aux autorités togolaises. Dans un communiqué daté du 20 janvier 2026, il a salué cette coopération exemplaire : « C’est le lieu de traduire, au nom du Gouvernement du Burkina Faso, toute notre reconnaissance aux autorités de la République sœur du Togo pour cette parfaite coopération judiciaire ». &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté togolais, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits humains, a également confirmé la régularité de la procédure. Dans un communiqué daté du 19 janvier 2026, il a rappelé que l’extradition s’était déroulée conformément aux instruments internationaux et aux garanties offertes par le Burkina Faso : « La chambre d’instruction a donné un avis favorable sur le fondement des garanties offertes quant au respect de l’intégrité physique et de la dignité de Monsieur Damiba ». &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-regionale-renforcee"><strong>Une coopération régionale renforcée</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire Damiba illustre ainsi la capacité des États africains à coopérer efficacement dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et la corruption. Elle démontre que les mécanismes juridiques régionaux peuvent être mobilisés avec succès pour garantir que nul ne soit au-dessus de la loi. Le processus d’extradition, mené dans le respect des droits fondamentaux, constitue un précédent important pour la région. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’extradition de Paul Henri Sandaogo Damiba vers le Burkina Faso représente bien plus qu’une simple procédure judiciaire. Elle incarne la volonté des États de défendre la probité publique, de protéger leurs institutions et de renforcer la coopération régionale. À travers cette affaire, le Burkina Faso et le Togo envoient un signal fort : « La justice reste un pilier incontournable de la stabilité étatique », selon les termes des autorités burkinabè.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, la transparence prend ses quartiers : l’Afrique de l’Ouest en conclave sur l’audit interne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:24:57 +0000</pubDate>
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<p>L'Audit interne en Afrique prend de l'ampleur avec les efforts du Mali pour une gouvernance rigoureuse et transparente.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sous le sceau de la rigueur et de la transparence, le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a reçu au palais de Koulouba, le vendredi 17 octobre 2025, une délégation de l’Union des Instituts d’Audit interne de l’Afrique de l’Ouest. À travers cette rencontre, en marge des 3ᵉ Journées ouest-africaines de l’audit interne, Bamako s’impose comme l’un des nouveaux pôles africains du contrôle public et de la gouvernance responsable. Loin d’un simple exercice protocolaire, cette audience traduit la volonté du Mali de faire de la bonne gouvernance non plus un slogan, mais une pratique souveraine et stratégique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte continental où la transparence est devenue un mot d’ordre politique autant qu’un instrument de souveraineté, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a reçu le vendredi 17 octobre 2025, une délégation de l’Union des Instituts d’Audit Interne de l’Afrique de l’Ouest (<em>UAI-AO</em>). Une rencontre tenue au palais de Koulouba, en marge de la 3ᵉ édition des Journées ouest-africaines de l’audit interne, accueillie cette année à Bamako, du 16 au 17 octobre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-l-audit-n-est-pas-un-instrument-de-suspicion-nbsp"><strong>«&nbsp;L’audit n’est pas un instrument de suspicion&nbsp;»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’apparente technicité du sujet, l’enjeu est politique. Car en acceptant d’être parrain de cette édition régionale, le chef de l’État malien inscrit sa démarche dans la logique de la refondation morale et institutionnelle du Mali Kura, fondée sur la rigueur, la redevabilité et la gestion vertueuse des affaires publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conduite par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, la délégation comprenait les principales figures du contrôle et de la gouvernance financière de la sous-région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de l’audience, Mme Traoré Hawaly Koné, présidente de l’Association des Contrôleurs, Inspecteurs et Auditeurs du Mali (ACIAM), a salué «&nbsp;<em>l’attention personnelle du Président à la question de la transparence et de la bonne gouvernance.</em>&nbsp;» Elle a saisi l’occasion pour rappeler que «&nbsp;<em>l’audit n’est pas un instrument de suspicion, mais de performance, un levier essentiel pour des institutions fortes et responsables.&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ancrer-la-gouvernance-publique-dans-la-reddition-des-comptes"><strong>Ancrer la gouvernance publique dans la reddition des comptes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union, qui regroupe dix pays membres — les huit de l’UEMOA, plus la Guinée et la Mauritanie —, vise à renforcer la culture du contrôle et la compétence professionnelle dans les administrations et entreprises publiques ou privées. Ces Journées ouest-africaines de l’audit interne, expliquait Mme Koné, ont vocation à être «&nbsp;<em>un espace de dialogue et de perfectionnement professionnel, mais aussi un outil d’intégration régionale par la transparence&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la Transition, le Mali a fait de la rigueur budgétaire et de la lutte contre la corruption un pilier de sa refondation. Dans le sillage des réformes économiques et institutionnelles initiées depuis 2022, Bamako affiche désormais la volonté d’ancrer la gouvernance publique dans la reddition des comptes. Et c’est ce message que le président Goïta a tenu à adresser, en recevant personnellement les représentants de l’audit ouest-africain : celui d’un Mali exemplaire, souverain, mais transparent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-audit-interne-une-arme-strategique-de-souverainete-et-d-efficacite"><strong>L’audit interne, une arme stratégique de souveraineté et d’efficacité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Promouvoir la pratique professionnelle de l’audit interne, c’est garantir la performance des organisations et la bonne gestion des ressources publiques</em>&nbsp;», a expliqué Mme Koné, avant d’annoncer la tenue de la prochaine édition au Togo, en octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bamako se positionne donc comme un pôle régional de réflexion sur la gouvernance, à l’heure où de nombreux États africains redécouvrent les vertus d’un contrôle autonome de leurs finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cet engagement, le chef de l’État indique donc que dans le Mali Kura, l’audit n’est plus un simple outil administratif, mais une arme stratégique de souveraineté et d’efficacité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>65 ans d’indépendance : un Mali tourné vers la sécurité et le développement‎</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Sep 2025 23:09:11 +0000</pubDate>
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<p>Les 65 ans d'indépendance sont honorés par un discours sur la sécurité, la souveraineté, et l'héritage des pères fondateurs.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la veille de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, président de l’Alliance des États du Sahel (AES), s’est adressé à la Nation, ce dimanche 21 septembre 2025. Dans son allocution, il a mis en avant la sécurité, la souveraineté, la résilience économique et les réformes sociales comme piliers de l’avenir du pays.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’entame, il a rendu hommage aux pères fondateurs, notamment à Modibo Keïta et à ses compagnons de lutte. «&nbsp;<em>Les idéaux qu’ils ont toujours défendus et qui demeurent des réalités de notre temps continueront de nous servir de boussole</em>&nbsp;», a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre le terrorisme et le renforcement de l’armée ont occupé une place centrale dans son message. Goïta a rappelé la mise en œuvre du plan Dougoukolo Ko et de l’opération&nbsp;<em>An Siguignogon</em>, qui ont permis de restaurer l’autorité de l’État et de renforcer la coopération avec les pays de l’AES. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de «&nbsp;<em>disposer d’une armée autonome, capable d’assurer la défense souveraine du territoire national et de protéger les intérêts fondamentaux du Mali</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-resilience-economique-et-reformes"><strong>Résilience économique et réformes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, le président a salué la capacité du pays à résister aux chocs sécuritaires et géopolitiques. «&nbsp;<em>Le Mali a poursuivi ses efforts dans le sens d’une gestion efficiente des finances publiques, avec une trajectoire de croissance positive de l’ordre de 6 % en 2025, contre un déficit budgétaire de moins de 2,7 % attendu</em>&nbsp;», a-t-il annoncé. La digitalisation des services publics a permis d’augmenter les recettes, tandis que de nouveaux investissements dans l’énergie, notamment avec des centrales solaires, visent à améliorer l’approvisionnement électrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Goïta a salué l’adoption récente de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, présentée comme un «&nbsp;<em>document de référence qui fixe désormais le cap pour la résolution durable des conflits</em>&nbsp;». Il a également mis en avant les réformes dans la justice, qui visent à améliorer l’accès des citoyens et à renforcer la lutte contre la corruption et les litiges fonciers.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sante-jeunesse-et-education"><strong>Santé, jeunesse et éducation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement prévoit de transformer les centres de santé de Bamako en hôpitaux de district et d’en construire de nouveaux dans plusieurs régions. Goïta a assuré qu’une attention particulière serait accordée à «&nbsp;<em>l’accessibilité des services de santé, au renforcement des capacités humaines et à la solidarité&nbsp;</em>». La jeunesse et la promotion de la femme sont aussi au cœur des réformes, avec la construction de centres de formation professionnelle et le développement d’universités régionales.‎</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déclarée année de la culture, 2025 a permis de valoriser le patrimoine national et de soutenir les acteurs culturels. Le président a aussi rappelé l’importance de la diaspora, soulignant que «&nbsp;<em>l’unité et la solidarité doivent rester le ciment qui lie les Maliens où qu’ils se trouvent&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le général Assimi Goïta a placé son message sous le signe de la paix et de l’unité, saluant l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. «&nbsp;<em>Ensemble, nous ferons le Mali Kura. Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens</em>&nbsp;», a conclu le général d’armée Assimi Goïta dans une allocution empreinte de solennité et de détermination.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>‎Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : vote historique des lois anticorruption de Diomaye Faye</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 08:13:40 +0000</pubDate>
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<p>Analysez les Lois anticorruption de Diomaye Faye. Quelles réformes ont été adoptées pour lutter contre la corruption au Sénégal ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 25&nbsp;août, l’Assemblée nationale sénégalaise a voté deux textes phares du vaste arsenal anticorruption voulu par Bassirou Diomaye Faye. Un geste politique fort, mais qui pose déjà une question&nbsp;: entre promesse de rupture et inertie des pratiques, la transparence peut-elle devenir une réalité au pays de la Teranga ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’image a valeur de symbole. Moins de seize mois après son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye obtient enfin le vote de ses premières grandes réformes. L’Assemblée nationale, souvent accusée de complaisance envers les exécutifs successifs, a adopté le 25 août <a href="https://www.rts.sn/actualite/detail/a-la-une/lassemblee-nationale-adopte-deux-lois-cles-pour-renforcer-la-lutte-contre-la-corruption" target="_blank" rel="noreferrer noopener">deux textes centraux</a> de son programme : la refondation d’un Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) indépendant et l’instauration élargie de la déclaration obligatoire de patrimoine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-genese-politique"><strong>Une genèse politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès son investiture en avril 2024, l’ancien prisonnier politique avait promis de <a href="https://www.dakarmatin.com/lassemblee-nationale-adopte-deux-lois-cles-pour-renforcer-la-lutte-contre-la-corruption/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">moraliser la vie publique</a>. Sa méthode : rompre avec l’impunité et la connivence. Après des mois de concertation avec la société civile et les corps de contrôle, quatre projets de loi furent ficelés puis adoptés en Conseil des ministres le 30 juillet 2025. Moins d’un mois plus tard, deux piliers sont gravés dans le marbre législatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OFNAC nouvelle version n’a plus rien d’un organisme décoratif. Accès direct aux données bancaires, pouvoir d’audition, possibilité de geler les avoirs suspects. Autant d’attributions qui font frémir certains barons de la République. Signe de rupture, ses douze membres seront désormais désignés par appel à candidatures pour un mandat unique de cinq ans, afin d’éviter la capture politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-patrimoine-nbsp-la-fin-de-l-ombre"><strong>Patrimoine&nbsp;: la fin de l’ombre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième loi élargit considérablement le spectre des assujettis à la déclaration de patrimoine. Le seuil est abaissé de 1 milliard à 500 millions FCFA, et l’obligation s’étend désormais aux magistrats, chefs de juridictions, responsables des secteurs stratégiques (mines, hydrocarbures) et à tous les gestionnaires de budgets publics importants. Autrement dit, une partie de l’élite jusque-là à l’abri du regard public devra désormais <a href="https://www.jeuneafrique.com/1715864/politique/reformes-scandales-et-reglements-de-comptes-au-senegal-le-difficile-chemin-de-la-transparence/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rendre des comptes</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Diomaye Faye, la bataille ne fait que commencer. La société civile, à commencer par le Forum Civil, exige que ces textes ne restent pas lettre morte. Car l’Afrique regorge de lois ambitieuses restées dans les tiroirs d’administrations complaisantes. Le Sénégal, lui, a la possibilité d’écrire un autre scénario&nbsp;: celui d’une démocratie qui se donne enfin les moyens de prévenir l’enrichissement illicite, de protéger les deniers publics et de restaurer la confiance dans ses institutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pari-diomaye"><strong>Le pari Diomaye</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En votant ces lois, l’Assemblée a donné corps à une <a href="https://www.pressafrik.com/Lutte-contre-la-corruption-le-President-Diomaye-annonce-la-mise-sur-pied-de-4-projets-de-lois_a278963.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">promesse de campagne</a>. Mais l’essentiel reste devant : l’application. Car dans ce Sénégal où les scandales politico-financiers rythment les mandats, la transparence n’est pas une option morale, elle est une urgence politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture proclamée par Bassirou Diomaye Faye sera jugée non pas à la beauté des textes, mais à la solidité de leur mise en œuvre. L’histoire dira si, à Dakar, la transparence restera un mot creux ou deviendra enfin une pratique quotidienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Modernisation de l’Administration publique : la digitalisation progressive des services publics en marche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 07:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>La modernisation de l’Administration publique au Mali avance avec la digitalisation. Explorez cette transformation et ses effets.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 22&nbsp;juin 2024, au stade Babemba Traoré de Sikasso, le chef de l’État annonçait la très prochaine digitalisation des moyens de paiement et services publics de l’État. Le 19&nbsp;juillet 2024, dans la salle des banquets du Palais de Koulouba, il a procédé au lancement officiel de cette initiative. Une année après l’annonce et le lancement officiel, que peut-on constater ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si au départ cette digitalisation a commencé par le paiement mobile des frais d’établissement de certains actes administratifs, il faut reconnaître, qu’à ce jour, elle est en train de s’étendre à tous les secteurs de l’Administration publique. D’ailleurs, moins d’un mois après ce lancement, il nous est revenu d’apprendre lors d’une visite de quelques grands axes routiers de Bamako par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile qu’à la date du jeudi&nbsp;08&nbsp;août 2024, un seul poste de police de la circulation routière a pu encaisser la somme de 3 595 000&nbsp;F CFA en une semaine. Ce qui augure des lendemains meilleurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet exemple démontre que la digitalisation permet de renforcer la transparence, la responsabilité et la confiance du public. En d’autres termes, elle permet de lutter efficacement contre la fraude, la corruption, le népotisme et les falsifications de documents administratifs, tout en améliorant l’accessibilité des citoyens aux services publics. De plus, elle améliorera la performance de l’administration en renforçant le système de suivi-évaluation et, permettra de réaliser des économies d’échelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-renforcer-le-suivi-evaluation-des-agents-de-l-etat-nbsp">&nbsp;<strong>Renforcer le suivi-évaluation des agents de l’État&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce faire, les autorités sont en train de doter l’administration publique d’un outil pour la gestion efficace et efficiente des ressources humaines. Il s’agit du SIGRH (Système intégré de gestion des ressources humaines). Son opérationnalisation n’est qu’une question de jours. C’est ce qui ressort d’une série de visites de plusieurs membres du gouvernement, le vendredi&nbsp;20&nbsp;juin 2025, sur les installations du projet.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation de ministres était conduite par Bakary Traoré, ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions. Ces visites sur le terrain ont permis aux ministres de s’enquérir de l’état de fonctionnement des installations interconnectées, en prélude au lancement officiel du système. Il faut noter que le SIGRH est un outil performant permettant entre autres&nbsp;: la mise à disposition d’un fichier unique de traitement des salaires des agents de l’État et des Collectivités territoriales ; l’interconnexion entre les différentes structures en charge de la gestion des ressources humaines ; la disponibilité des statistiques fiables pour la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ; la mise en service d’un système permettant une meilleure gouvernance du capital humain de l’État ; et enfin, l’instauration d’un mécanisme efficient d’aide à la décision pour les Autorités nationales dans le domaine de Ressources humaines de l’État et des Collectivités territoriales</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-realiser-des-economies-d-echelle-nbsp"><strong>réaliser des économies d’échelle&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas, parmi tant d’autres, du secteur de l’éducation illustre parfaitement que la digitalisation permet de faire des économies. Déjà fonctionnelle, l’application Web dédiée au sous-secteur de l’enseignement fondamental et secondaire a permis au ministère de l’Éducation nationale d’économiser 4&nbsp;milliards de FCFA. Cette application est une solution numérique innovante, composée de 14&nbsp;modules, qui permet de gérer notamment la présence, les examens, les concours, les inscriptions et les orientations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau de l’enseignement supérieur, il y a plusieurs applications digitales fonctionnelles comme le Progiciel de Gestion intégrée « <em>PGI</em> », l’application mobile&nbsp;<strong>« </strong><em>Mon CENOU à domicile</em> », le système intégré de Gestion des Œuvres universitaires « <em>SIGOU</em> », le « <em>Système intégré de Gestion d’Université</em> ». Ce système permet de centraliser et d’optimiser l’organisation de l’université, la gestion des candidatures, des inscriptions, du suivi des parcours étudiants, des évaluations, des ressources humaines et du pilotage stratégique. Ce système, à lui seul, permet au CENOU de réaliser une économie annuelle d’un milliard de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Procès du siècle à Bamako : les ailes brûlées du régime IBK</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 22:41:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le procès de l'avion présidentiel au Mali révèle des intrigues judiciaires entourant l'achat controversé d'Ibrahim Boubacar Keïta.</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bamako, les fantômes d’un Boeing planent toujours sur le ciel judiciaire malien. Dix ans après son acquisition controversée, l’avion présidentiel d’Ibrahim Boubacar Keïta n’a pas fini de faire du bruit. Cette fois, ce ne sont plus les moteurs qui rugissent, mais les voix d’un prétoire où anciens ministres, hauts gradés et financiers doivent répondre de l’impensable : avoir survolé les règles pour s’offrir un symbole&#8230; au prix fort.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un avion comme les autres. C’est celui de tous les soupçons. Celui que l’ancien président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, avait choisi d’acheter en 2014, dans un fracas d’emprunts et de silence administratif, pendant que le pays vacillait entre guerre et austérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Boeing présidentiel et ses annexes militaires – pour plus de 130 milliards de francs CFA – n’ont pas seulement fait décoller les chiffres ; ils ont précipité la défiance. Au menu des accusations : détournements de fonds, surfacturation, corruption, usage de faux, trafic d’influence. Le tout arrosé d’une opacité budgétaire que même le FMI avait, à l’époque, désapprouvée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-embarque-sans-plan-de-vol"><strong>Embarqué sans plan de vol</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire, enterrée sous les tapis du pouvoir pendant des années, a refait surface après août 2020. Avec la Transition conduite par le général Assimi Goïta, la justice a changé de cap. Finies les turbulences politiques ; place à l’atterrissage judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre 2024, le procès s’ouvre à Bamako. Sur le banc des accusés : dix noms, et non des moindres. L’ancienne ministre de l’Économie, Bouaré Fily Sissoko, fait face à la vindicte. Elle nie en bloc, évoque des actes «&nbsp;<em>conformes à la loi</em>&nbsp;», rejette les accusations comme autant de turbulences ex post. Dans la salle, l’ancien Premier ministre Moussa Mara dépose avec la gravité d’un témoin d’époque. Il rappelle les alertes, les critiques du FMI, et ce sentiment diffus d’avoir été embarqué sans plan de vol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 8 juillet 2025, le couperet tombe : dix ans ferme pour Mme Sissoko, sept pour le colonel-major Nouhoum Dabitao. D’autres, comme le général Moustapha Drabo ou l’ancien ministre Mamadou Camara, quittent le prétoire blanchis. Cinq accusés restent hors d’atteinte, condamnés par contumace, quelque part entre Paris, Abidjan et la rumeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juger un avion, c’est juger une époque. Celle où les palais voulaient voler plus haut que les peuples, où les chiffres s’envolaient pendant que les salaires stagnaient. Ce procès est un signal. La Transition malienne montre qu’elle sait tenir le manche de la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Réformes judiciaires au Mali : Le ministre Mamoudou Kassogué fait le point sur les avancées et les défis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 08:41:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Taabolow ani Tabiaw]]></category>
		<category><![CDATA[Code de procédure pénale 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, parle des réformes judiciaires au Mali pour renforcer l'efficacité et la démocratie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte de refondation de l’État malien, la justice se trouve au cœur des transformations engagées par les autorités de la Transition. Invité de l’émission Malikura Taasira, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a dressé un état des lieux franc et détaillé du secteur judiciaire. Il a réfuté avec vigueur les accusations de restriction des libertés publiques et a souligné les réformes profondes en cours pour redonner à la justice toute sa crédibilité et son efficacité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’entame de son intervention, le ministre Kassogué a dénoncé un «&nbsp;<em>faux procès</em>&nbsp;» intenté à la Transition par certains de ses compatriotes, qui accusent le gouvernement de bafouer les principes démocratiques et les fondements de l’État de droit. Il a rappelé que la justice reste le dernier rempart pour les citoyens contre les abus, et a regretté une incompréhension persistante entre les citoyens et l&rsquo;appareil judiciaire. «&nbsp;<em>Très souvent, les gens perçoivent la justice à l’aune de leurs propres intérêts, ce qui rend difficile l’adhésion unanime</em>&nbsp;», a-t-il expliqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux critiques concernant la réduction du nombre de partis politiques et d’associations, Kassogué a précisé que cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation. Il s’agit, selon lui, d’aller vers un modèle plus rationnel et efficace, avec des partis performants, responsables et inscrits dans une logique de reddition des comptes. Il a insisté : «&nbsp;<em>Le seul cas où nos services interviennent, c’est lorsque l’exercice des libertés empiète sur la loi.</em>&nbsp;»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-justice-en-mutation-profonde"><strong>Une justice en mutation profonde</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre aux attentes des citoyens, le ministère de la Justice a initié une série de réformes institutionnelles et juridiques. Sept nouvelles structures ont été créées, parmi lesquelles le Pôle national économique et financier, la Cour administrative d’appel ou encore l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis. À cela s’ajoutent la relecture du statut de la magistrature et des greffiers, ainsi que l’adoption d’un nouveau Code pénal – en vigueur depuis décembre 2024 – et d’un Code de procédure pénale qui entrera en vigueur le 13 juin 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces outils juridiques modernisés visent à rendre la justice plus accessible, performante et respectueuse des droits des justiciables. Une ligne verte baptisée Bingani-Kunafoni a d’ailleurs été mise en place pour permettre aux citoyens de signaler les dysfonctionnements et abus constatés dans les juridictions. En seulement six mois, elle a enregistré plus de 450 appels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le ministre reconnaît que le défi du personnel reste immense. Le Mali compte actuellement 499 magistrats pour une population de près de 23 millions d’habitants, soit un ratio bien en deçà des normes internationales. Pour y remédier, 316 auditeurs de justice, 240 greffiers et 125 agents pénitentiaires ont été recrutés sur les trois dernières années. Ces efforts ont permis de rétablir une régularité dans la tenue des sessions d’assises, avec au moins deux sessions annuelles et même des sessions spéciales axées sur la lutte contre la corruption et les violations graves des droits humains.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-fin-de-l-impunite-et-lutte-contre-la-corruption"><strong>Fin de l’impunité et lutte contre la corruption</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mamoudou Kassogué a été clair : «&nbsp;<em>Il n’y a plus d’intouchables au Mali.</em>&nbsp;» L’incarcération de hauts responsables, y compris celui de l’administration pénitentiaire, en témoigne. Concernant l’affaire très médiatisée de l’achat de l’avion présidentiel, il a dénoncé une tentative de manipulation de l’opinion, tout en promettant que le procès de l’ex-ministre Bouaré Fily Sissoko se tiendra dans le strict respect de la dignité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts dans la lutte contre la corruption ont d’ores et déjà permis de recouvrer environ 400 milliards de Fcfa en 2024. En plus de ces montants colossaux, des biens ont été saisis et rendus indisponibles dans l’attente de la fin des procédures. Le ministre s’est aussi félicité de la nouvelle disposition légale rendant les infractions économiques imprescriptibles et facilitant la saisie des biens même en cas de décès des mis en cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité a également enregistré des résultats tangibles, grâce à des outils spécialisés et une meilleure coordination dans la répression des crimes numériques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-perspectives-ambitieuses"><strong>Des perspectives ambitieuses</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À moyen terme, le ministre Kassogué annonce la fin de la Loi d’orientation du secteur de la justice, qui sera remplacée par un Programme décennal de la justice. D&rsquo;autres initiatives inédites verront le jour, telles que la Médaille d&rsquo;honneur de la justice et le prix Daniel Amagoin Tessougué qui récompensera les acteurs judiciaires les plus intègres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère prépare également l’adoption d’une nouvelle politique pénitentiaire – la première depuis l’indépendance et une stratégie genre. Enfin, la digitalisation progressive des procédures et des paiements dans le système judiciaire est en cours, dans le but de gagner en transparence, en rapidité et en efficacité. Avec ces réformes, le Garde des Sceaux veut rompre avec le passé et poser les fondations d’une justice indépendante, performante et résolument tournée vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l’OCLEI ou l’architecture d’une révolution silencieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 07:11:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Moumouni Guindo présente les résultats de la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali. Un bilan essentiel dans la transition politique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au moment où d’autres fuient leurs bilans comme la peste, lui les dépose sur la table du Premier ministre en toute sérénité. Moumouni Guindo, magistrat d’État et président sortant de l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), a livré le vendredi 30 mai 2025, un rapport qui fera date. Huit années de lutte contre l’argent sale, le silence coupable, les fortunes suspectes. Huit années à désacraliser l’impunité.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Mali des années de transition, un mot naguère tabou fait désormais partie du lexique républicain : corruption. Pas pour en faire un slogan, mais pour l’éradiquer par la rigueur de l’institution. Ce mot, pourtant absent dans l’intitulé officiel de l’OCLEI – une anomalie que Moumouni Guindo n’a pas manqué de relever dans ses recommandations finales – a été au cœur de l’action de l’organe depuis 2017.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-etat-mis-en-chiffres"><strong>Un État mis en chiffres</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">32 milliards de francs CFA. C’est le montant total des détournements identifiés par l’Office sur 63 dossiers de corruption, soigneusement extraits d’un lot de 100 cas documentés. Les suspects ? Une quarantaine de noms, liés à plus de 500 biens immobiliers répartis dans le pays et au-delà. Des villas, des comptes, des investissements, des entreprises. La cartographie d’un Mali vampirisé par ses propres serviteurs, désormais contraints de justifier leurs fastes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’OCLEI ne s’est pas contenté de dénoncer. Elle a aussi proposé. Organisé. Éduqué. Depuis 2017, plus de 2000 déclarations de biens ont été collectées, contre 43 avant la création de l’institution. Grâce à un protocole d’accord inédit avec la Cour suprême, le Mali entre enfin dans l’ère de la transparence patrimoniale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ethique-comme-politique-publique"><strong>L’éthique comme politique publique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">De Ségou à Kayes, de Mopti à Sikasso, l’OCLEI a sillonné le pays. Conférences, clubs scolaires, relais religieux, émissions radiophoniques : la corruption a été placée au banc des accusés, jusque dans l’imaginaire collectif. Mieux : elle est devenue un sujet d’enseignement civique. Le pari de la pédagogie n’était pas gagné d’avance. Il est en passe d’être remporté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan diplomatique, l’Office a su bâtir un réseau discret mais solide. Douze accords signés avec des pays partenaires pour traquer les avoirs mal acquis, pour empêcher que Bamako finance, sans le vouloir, des villas sur la Riviera ou des entreprises-écrans à Dubaï. La lutte contre l’enrichissement illicite, désormais, a des ramifications et des relais. Elle ne se joue plus à huis clos.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-engagement-politique-renforce"><strong>Un engagement politique renforcé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En recevant le rapport des mains du président sortant, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a été clair :&nbsp;<em>« La lutte contre l’enrichissement illicite est une priorité présidentielle ».</em>&nbsp;Pas une option. Pas un habillage cosmétique. Une priorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’on a trop souvent volé l’État avec la bénédiction de l’administration, voir un magistrat tenir la chronique de huit ans d’intégrité est, à lui seul, un acte politique fort. En l’invitant au cœur du dispositif institutionnel, les autorités de la transition ont non seulement soutenu l’OCLEI, elles en ont fait un pilier du nouveau contrat social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat est loin d’être terminé. Le secteur privé reste à réguler. Les textes doivent être harmonisés. Et surtout, les moyens juridiques renforcés. Mais une chose est certaine : la peur a changé de camp. Et cela, le président sortant peut l’inscrire en lettres capitales dans le marbre de son mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fin de mandat pour Samba Alhamdou Baby : à Koulouba, la transparence fait son inventaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 10:29:56 +0000</pubDate>
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<p>Le fin de mandat pour Samba Alhamdou Baby marque une étape clé dans la gouvernance publique au Mali. Lisez le bilan.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Président de la Transition, Assimi Goïta, a reçu ce 22 mai 2025 le Vérificateur Général sortant, Samba Alhamdou Baby. L’occasion, au-delà de la remise d’un rapport, de dresser le bilan d’un combat discret mais capital : celui pour la transparence et la moralisation de la vie publique au Mali. Et d’ouvrir une nouvelle ère sous le sceau de la continuité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, ce jeudi 22 mai, les murs feutrés de Koulouba ont accueilli une audience qui n’avait rien de purement protocolaire. Face au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, un homme en fin de mission a remis un rapport en forme de testament administratif. Il s’appelle Samba Alhamdou BABY, et pendant sept ans, il a tenu les rênes du Bureau du Vérificateur Général (BVG), cette vigie silencieuse de la gouvernance publique malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son document, intitulé sobrement&nbsp;<em>rapport-bilan 2018-2025</em>, est un inventaire à la fois technique et politique. Car derrière les chiffres, il y a une réalité brute : celle d’un pays en quête de moralité publique, décidé à tourner la page des abus, des passe-droits et des comptes sans comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">232 missions de vérification. Un chiffre qui parle, surtout lorsqu’on apprend que 183 d’entre elles ont été menées sous la Transition actuelle. Un signal fort envoyé à tous ceux qui croyaient encore que la gouvernance n’était qu’un mot vide dans les hautes sphères de l’État malien.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-gouverner-c-est-aussi-verifier"><strong>Gouverner, c’est aussi vérifier</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les vérifications se sont déclinées en 140 contrôles financiers et de conformité, 29 audits de performance, 56 missions de suivi, et 7 évaluations sectorielles. Derrière cette mécanique bien huilée, une obsession : traquer les dérives, et imposer la règle à ceux qui, souvent, croient pouvoir la réécrire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne un autre fait marquant : 158 dossiers transmis aux pôles économiques et financiers de Kayes, Bamako, Mopti et autres juridictions, pour suspicion d’infractions. 147 autres cas ont été portés devant la Section des comptes, pour manquement à la législation budgétaire. Et surtout, près de 12 milliards de francs CFA ont été régularisés ou remboursés, parfois avant même la fin des contrôles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’impunité économique a longtemps été la norme, ces chiffres ne sont pas seulement des résultats : ce sont des actes de foi dans l’État de droit.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-sous-surveillance-presidentielle"><strong>Une gouvernance sous surveillance… présidentielle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En prenant la parole à l’issue de l’audience, Samba Alhamdou Baby a salué « <em>l’attention constante et l’accompagnement du Chef de l’État </em>», rappelant que ce bilan est d’abord le fruit d’un engagement partagé pour une gouvernance rigoureuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si l’heure était au passage de relais, il ne s’agissait pas d’une rupture. Car le nouveau Vérificateur Général, nommé le 16 mai par décret présidentiel, n’est pas un inconnu. Abdoul Aziz Ag AGUISSA, administrateur civil, incarne la continuité dans la vigilance, à la croisée des missions de l’État et des attentes citoyennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-etat-qui-rend-des-comptes-un-peuple-qui-reprend-confiance"><strong>Un État qui rend des comptes, un peuple qui reprend confiance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ses dernières réformes, le BVG aura aussi innové. Premières évaluations du secteur public, publications sectorielles en ligne, ouverture au public des données de vérification. À bas bruit, c’est une culture de la transparence qui a commencé à s’enraciner. Une révolution silencieuse, mais durable, dans un Mali en quête d’autorité morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Assimi Goïta, chef d’une Transition souvent scrutée pour ses choix politiques et sécuritaires, cette séquence est stratégique. Elle rappelle que la refondation ne se mesure pas seulement au nombre de blindés ou à la fermeté des discours, mais aussi à la rigueur de ceux qui surveillent les comptes publics, ligne après ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mandat de Samba Alhamdou Baby s’achève, mais son bilan laisse des traces : des chiffres, certes, mais surtout un acte de foi dans l’institution malienne, celle qui ne cède ni à la complaisance ni à la résignation. Et avec le passage de témoin à Abdoul Aziz Ag Aguissa, le Bureau du Vérificateur Général s’installe durablement comme un contre-pouvoir républicain, dans un État qui, entre deux tempêtes, redécouvre la vertu de regarder ses comptes en face.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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