<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des livre papier | Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/livre-papier/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/livre-papier/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 14 Jan 2021 19:50:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des livre papier | Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/livre-papier/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Débat : En France, le livre papier a-t-il encore un avenir ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/debat-france-livre-papier-encore-avenir/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/debat-france-livre-papier-encore-avenir/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[livre numérique]]></category>
		<category><![CDATA[livre papier]]></category>
		<category><![CDATA[surproduction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=3478</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>l’industrie du livre a souffert de la crise sanitaire et du confinement : pertes économiques (les estimations oscillant entre 20 et 40 % de perte de chiffre d’affaires, problèmes de trésorerie et d’endettement. Néanmoins, si la crise a permis de mettre en évidence les défauts du système, elle peut être l’occasion d’une prise de conscience de la nécessité de les résoudre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/profiles/alain-busson-1132270" target="_blank">Alain Busson</a>, <em><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/institutions/hec-paris-business-school-2276" target="_blank">HEC Paris Business School</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les autres industries culturelles françaises, l’industrie du livre a souffert de la crise sanitaire et du confinement : pertes économiques (les estimations oscillant <a href="https://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/Covid-19-secteur-livre-lexpectative-2020-04-14-1201089373" target="_blank" rel="noreferrer noopener">entre 20 et 40 % de perte de chiffre d’affaires</a>, problèmes de trésorerie et d’endettement. Néanmoins, si la crise a permis de mettre en évidence les défauts du système, elle peut être l’occasion d’une prise de conscience de la nécessité de les résoudre.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Résoudre le problème de la surproduction</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les problèmes récurrents du secteur figure la surproduction des ouvrages : chaque année, le nombre de titres publiés augmente tandis <a href="https://www.sne.fr/app/uploads/2019/06/RS19_Synthese_Web01_VDEF.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">que les ventes s’essoufflent</a> et <a href="https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Etudes-et-statistiques/L-enquete-pratiques-culturelles/L-enquete-2018/Generations-tous-les-resultats-de-l-enquete-2018/Livres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">que les Français lisent moins</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour permettre aux ouvrages publiés juste avant le confinement de trouver leur public et aux librairies d’écouler leur stock, les maisons d’édition ont choisi de reporter la publication d’ouvrages. Ainsi, Gallimard va baisser de 40&nbsp;% le nombre de nouveautés à partir de l’automne pour se concentrer sur des auteurs phares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le confinement remet en lumière un problème chronique : il y a près de 68 000 productions par an, soit trois fois plus qu’il y a 30 ans, pour des titres qui ne se vendent qu’à quelques milliers d’exemplaires. Ce déséquilibre important fait partie des questions liées à la surproduction entendue comme une « surpublication ». Le confinement n’a fait que confirmer <a href="https://www.livreshebdo.fr/article/les-20-livres-les-plus-vendus-durant-le-confinement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cette tendance de best-sellerisation du secteur</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une centaine de maisons d’édition indépendantes ont allié leurs voix <a href="https://www.actualitte.com/article/tribunes/ce-qui-depend-de-nous-appel-de-118-editeurs-independants-a-leur-public/100652#:%7E:text=H%C3%A9las%2C%20la%20situation%20cache%20une,des%20ouvrages%20non%20vendus%2C%20et" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pour dénoncer cette tendance</a>). La course aux titres est défendue par les groupes à cause de l’incertitude liée au succès d’une œuvre mais aussi parce que les best-sellers servent à financer des ouvrages moins vendeurs mais qui tiennent à cœur aux éditeur (voir notamment l’interview croisée de Sabine Wespieser et Olivier Nora dans <a href="https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/05/14/sabine-wespieser-et-olivier-nora-preserver-la-chaine-du-livre-de-l-editeur-au-lecteur_6039626_3260.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Monde</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une maison, la question de la surproduction rejoint celle de la ligne éditoriale. Si certains ouvrages permettent d’en financer d’autres, la logique d’une création à deux vitesses est-elle véritablement tenable&nbsp;? Si le nombre de titres doit être revu à la baisse, quels ouvrages faut-il favoriser&nbsp;? Comment allier succès de vente et diversité créative&nbsp;? Le choix du blockbuster est-il le choix de la facilité ou une exigence pour survivre&nbsp;? Faut-il privilégier un auteur «&nbsp;maison&nbsp;» en négligeant de donner sa chance à la jeune création&nbsp;? Ces questions se posaient déjà depuis longtemps et sont exacerbées par la crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les libraires, l’épuisement tient de la difficulté à gérer et écouler les stocks. Comme nous en a fait part Lucile Frassy, de la librairie «&nbsp;La Suite&nbsp;» à Versailles, les libraires reçoivent aujourd’hui trop d’ouvrages – notamment des grands éditeurs – et n’ont plus le temps de faire ce long travail de réflexion, de conseil au lecteur, en somme, un véritable métier de passeur entre deux mondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impression à la demande ou le développement d’outils numériques qui permettraient plus d’agilité dans le système des commandes pourraient permettre de faire front contre les plates-formes dont les algorithmes de recommandation tuent la rencontre hasardeuse avec un livre.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Faire de la librairie un tiers lieu</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La librairie a terriblement souffert de la crise du Covid-19. Pour ne rien arranger, les comportements du consommateur pendant le confinement <a href="https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/05/14/edition-lignes-d-horizon-au-sortir-du-confinement_6039586_3260.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">n’incitent pas à l’optimisme</a>). Les données sont certes alarmantes mais pas catastrophiques : les enquêtes réalisées après le déconfinement montrent <a href="https://www.afdas.com/actualites/cp_harris-afdas-2020">que la </a><a href="https://www.afdas.com/actualites/cp_harris-afdas-2020" target="_blank" rel="noreferrer noopener">librairie</a><a href="https://www.afdas.com/actualites/cp_harris-afdas-2020"> a gardé tout son attrait</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ou trois chiffres pour s’en convaincre&nbsp;: 42&nbsp;% des français ont déclaré qu’aller en librairie leur a manqué pendant le confinement (et 12&nbsp;% beaucoup manqué)… et les pourcentages montent respectivement à 63&nbsp;% et 19&nbsp;% pour les clients des libraires. La librairie possède en effet un certain nombre d’atouts que les professionnels ont déjà commencé à valoriser et qui pourraient véritablement ancrer ce commerce dans un paysage urbain reconfiguré&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Le livre (papier) est un objet d’une grande modernité&nbsp;: mobile, que l’on peut feuilleter, annoter et les lecteurs y sont durablement attachés.</li><li>La librairie doit bénéficier de l’attrait, renforcé par la crise du Covid-19 et les enjeux climatiques, pour le commerce de proximité.</li><li>La librairie doit poursuivre et amplifier le mouvement initié il y a plusieurs années pour se transformer en «&nbsp;lieu de vie&nbsp;». Si le libraire se contente de vendre des livres, il ne supportera pas longtemps la concurrence des grandes plates-formes de vente à distance.</li></ul>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Les maisons d’édition&nbsp;: un nouveau rôle à jouer&nbsp;?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur traverse une triple crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une crise de rentabilité d’abord : déjà faible, la rentabilité du secteur va souffrir d’une contraction forte de son activité due à la crise du COVID et son impact sur l’économie générale ; selon le SNE en mai 2020, un quart des maisons chiffrent <a href="https://www.sne.fr/document/sondage-sne-covid-19-la-situation-des-editeurs-de-livres-face-la-crise/">leur </a><a href="https://www.sne.fr/document/sondage-sne-covid-19-la-situation-des-editeurs-de-livres-face-la-crise/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perte </a><a href="https://www.sne.fr/document/sondage-sne-covid-19-la-situation-des-editeurs-de-livres-face-la-crise/">sur l’année à plus de 40 % de leur chiffre d’affaires</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une crise d’efficacité ensuite avec la surproduction chronique dont nous avons déjà parlé et un effet de polarisation ; la concentration croissante du secteur met les petits éditeurs en situation de précarité croissante… et ces rapports déséquilibrés se retrouvent dans la distribution des ouvrages (tribune parue dans <a href="http://www.socialter.fr/es/module/99999672/906/_nous_sommes_en_crise___il_est_temps_de_faire_un_choix" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Socialter</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une crise de légitimité, enfin : le milieu littéraire, élitiste pour certains, s’empoussière et surtout fait l’objet de polémiques récurrentes Les prix littéraires en sont un bon exemple, accusés par certains d’être l’objet de <a href="https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/intrigues-reseaux-dans-les-coulisses-des-prix-litteraires-11-10-2019-8170719.php">« </a><a href="https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/intrigues-reseaux-dans-les-coulisses-des-prix-litteraires-11-10-2019-8170719.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manipulations </a><a href="https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/intrigues-reseaux-dans-les-coulisses-des-prix-litteraires-11-10-2019-8170719.php">» et de « petits arrangements »</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette triple crise, que la chute des revenus rend pressante, deux solutions s’imposent. La première consiste à baisser les dépenses (licencier, diminuer les coûts de fonctionnement, restreindre le nombre de nouveaux titres…). Cette solution préserverait la structure de la chaîne du livre après la crise. Mais pour combien de temps&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre option consiste à tenter d’accroître les recettes. Pour cela, il convient de toucher un lectorat plus large ou d’approfondir les liens avec le lectorat existant. Jadis seules référentes de la qualité de tel ou tel livre, les maisons d’édition doivent adopter une posture de mise au service du lecteur. Cette démarche ne passe pas forcément par une perte de qualité des titres. Il s’agit plutôt de se rapprocher de la communauté de lecteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les maisons d’édition ont, de manière globale, fait preuve d’assez peu d’inventivité pendant le confinement. Hachette a certes distribué des manuels scolaires gratuits et quelques livres audio&nbsp;; toutefois, les initiatives ont été disparates, peu coordonnées, et surtout éphémères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment est propice au développement de formats plus interactifs. L’essor des e-books ou des livres audio <a href="https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/hausse-persistante-des-ventes-de-books-et-daudio-books-1194790" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pendant </a><a href="https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/hausse-persistante-des-ventes-de-books-et-daudio-books-1194790">le confinement en est la preuve</a>), et montre une piste à suivre pour se rapprocher des lecteurs. La pérennité de ces solutions fait toutefois débat : la tendance pourrait revenir à la stagnation pour l’e-book (qui représentait 5 % du marché en 2019), et à la croissance modérée pour le livre audio. Elles montrent néanmoins la marche à suivre : consolider et entretenir le lien avec les lecteurs, tout en montrant plus d’écoute et d’adéquation à leurs besoins. Face à une offre culturelle surabondante, à la prise d’importance de « l’expérience » et à une concurrence audacieuse (musée, spectacle, VOD…), ce rapprochement est devenu essentiel.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Vers une hybridation des formes&nbsp;?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Même si dans l’ensemble le secteur a été peu innovant, il faut néanmoins relever certaines propositions alternatives proposées pendant la crise qui se situent à la frontière d’autres disciplines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’image de la Maison de la poésie à Paris, un certain nombre de théâtres, festivals ou même des initiatives indépendantes d’auteurs ont proposé des lectures de textes (littéraires au sens large) par des comédiens (<a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/quand-theatre-s-invite-telephone-confinement-1818076.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France </a><a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/quand-theatre-s-invite-telephone-confinement-1818076.html">3</a>). Le but ici est de rester attractif dans un écosystème où les propositions pullulent. Ces initiatives laissent présager la possibilité d’une plus grande porosité entre les secteurs, notamment avec une part importante d’initiatives en ligne (plus ludiques, accessibles, touchant un public plus large).</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cet article a été rédigé avec le concours de Noa Ammar, Aurore Fierobe et Garance Mazlier (HEC-Paris)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/alain-busson-1132270">Alain </a><a href="https://theconversation.com/profiles/alain-busson-1132270" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Busson</a>, Professeur émérite ( Docteur ès Sciences Economiques), <em><a href="https://theconversation.com/institutions/hec-paris-business-school-2276">HEC </a><a href="https://theconversation.com/institutions/hec-paris-business-school-2276" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paris </a><a href="https://theconversation.com/institutions/hec-paris-business-school-2276">Business School</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com" target="_blank">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/debat-en-france-le-livre-papier-a-t-il-encore-un-avenir-143363">article </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/debat-en-france-le-livre-papier-a-t-il-encore-un-avenir-143363" target="_blank">original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/143363/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />

<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/debat-france-livre-papier-encore-avenir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3478</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Aïcha Diarra, directrice des éditions Gafe : « Notre secteur souffre du délaissement de nos autorités »</title>
		<link>https://saheltribune.com/aicha-diarra-directrice-des-editions-gafe-%e2%80%89notre-secteur-souffre-du-delaissement-de-nos-autorites%e2%80%89/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aicha-diarra-directrice-des-editions-gafe-%e2%80%89notre-secteur-souffre-du-delaissement-de-nos-autorites%e2%80%89/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Aicha Diarra]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[éditions Gafe]]></category>
		<category><![CDATA[éditions numérique]]></category>
		<category><![CDATA[formation des éditeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale du livre]]></category>
		<category><![CDATA[livre papier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=1731</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Pendant cette Journée mondiale du livre, les éditions Gafe lance un concours interclubs littéraire. Un concours qui sera axé sur la lecture et le livre. Ce concours sera lancé et les clubs de lecture pourront s’inscrire. Ce concours se nomme Gafe-confinement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le monde célèbre demain jeudi&nbsp;23 avril 2020, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. À cette occasion, nous avons eu un entretien avec <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Wq0S9JTx9Jo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aïcha Diarra</a>, écrivaine et directrice de la maison d’édition Gafé. Il a été question des difficultés que traverse le secteur de l’édition au Mali, mais aussi des défis du futur dans ce secteur au Mali ainsi que des préparatifs de cette Journée dédiée aux livres.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: veuillez nous présenter votre maison d’édition à nos lecteurs !</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aïcha Diarra</strong>&nbsp;: les éditions Gafe est une maison spécialisée dans l’édition, la publication des livres, la diffusion et la promotion de l’auteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le moment, nous avons une couverture nationale, mais nous sommes en train de travailler pour avoir une couverture internationale. Nous travaillons également à concrétiser les projets d’écriture dans nos langues nationales. D’ailleurs, c’est cela notre principale activité&nbsp;: concrétiser les projets d’écriture qui aident à promouvoir nos langues nationales qui ne sont pas assez prises en compte dans le domaine de l’édition. Cette volonté de promotion de nos langues nationales peut se voir à travers le nom Gafe (document).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons pour le moment trois collections&nbsp;: la collection Nyéléni, la collection Pöe et la collection Gafetèque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1717&amp;action=edit">Journée mondiale du livre : pourquoi les enfants n’aiment pas la lecture</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première est celle qui accueille les textes qui rendent hommage à la femme et à ses combats. Quant à la collection Poï, elle accueille les textes d’expression poétique. Quant à la troisième collection, elle accueille les textes comme les essais, les textes de partage des connaissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons des services que nous sommes en train de mettre en place. Il y a Gafedistribution, qui va être un réseau de distribution à l’internationale. Nous avons également le service Gafetalk qui est là pour la promotion du livre et de l’auteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de tous ceux-ci, notre maison évolue dans la rédaction, la relecture, la correction, la traduction, la mise en page des livres, etc. Nous évoluons également dans le domaine de l’infographie. Ce service est appelé Gafegraphie.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Gafe est une jeune maison d’édition malienne qui cherche encore sa voie. Comment traversez-vous cette période de pandémie ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes une jeune maison d’édition qui tente de surmonter des défis liés au monde de l’édition. Mais bien avant cette période de pandémie, des difficultés et des défis existaient déjà. La crise sanitaire n’a fait que les amplifier. En guise d’exemple, avant cette crise, le marché du livre était presque à l’arrêt. Mais avec le covid-19, on peut dire qu’il vit sa période de léthargie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1714&amp;action=edit">« Femmes invisibles » : la vie des femmes dans un monde conjugué au masculin</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation est générale pour le monde éditorial au Mali. Ce secteur peinait à être compétitif et souffrait de délaissement depuis des années et d’un manque de soutien de la part de nos autorités.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand nous prenons des pays comme le Sénégal où il y a des années que le secteur de l’édition est soutenu par les autorités avec un fonds de plus de 1 milliard, nous nous rendons compte aisément du délaissement dont je viens de parler. Il n’existe même pas un fonds d’aide à l’édition au Mali. C’est vraiment dommage !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les éditeurs maliens traversent une période qui risque de provoquer la fermeture de certaines maisons d’édition si l’État ne les soutient pas à surmonter ce défi. Après tout, nous sommes des producteurs de livres, du savoir. Le livre, c’est pour l’éducation, c’est pour la culture, c’est pour les écoles, etc. Je suis vraiment étonné de constater que le secteur qui s’occupe de ce travail soit l’un des secteurs le plus négligés pendant cette période de confinement.&nbsp;</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Nous savons que chez les éditions Gafe, les livres sont disponibles uniquement, pour le moment, en version papier. Cette maladie n’a-t-elle pas des effets sur votre marché du livre ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">C’est vrai qu’aux éditions Gafe nous travaillons uniquement en version papier. Notre politique éditoriale prévoit, depuis le démarrage de la maison, d’éditer et de se lancer dans la version numérique. C’est non seulement en tendance dans le monde, mais aussi c’est pratique. Pour des raisons économiques et compétitives, surtout pour la diffusion de nos livres, de nos auteurs, mais aussi pour la maison d’édition elle-même, le numérique peut être d’une grande aide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1697&amp;action=edit">Pourquoi lire « Génération offensée » de Caroline Fourest au Mali</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les éditeurs maliens sont obligés de s’adapter à ce terrain qui est vraiment nouveau. Que cela soit ou sans le Covid-19, le format numérique fait partie des défis du futur. Malheureusement ou heureusement, l’arrivée du Covid-19 accélère ce projet de notre maison d’édition parce que nous sommes en train de travailler actuellement et de nous donner les moyens pour nous lancer dans ce domaine. Nous comptons être une référence en cela en Afrique.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Cette crise mondiale n’aura-t-elle pas servi de cadre pour le monde de l’édition de mieux évaluer l’avenir du livre papier ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouvelles technologies arrivent à impacter sur tous les domaines. De plus en plus, les gens ont tendance à lire sur leur téléphone, leur smartphone ou tablette, etc. C’est très pratique et il est vraiment aujourd’hui nécessaire que les éditeurs maliens se tournent vers l’avenir pour des raisons commerciales, c’est-à-dire la vente, la diffusion, la visibilité du livre, de l’auteur, de l’éditeur lui-même et de la rentabilité. C’est surtout très économique. Mais également pour des raisons sociologiques, parce que les besoins des consommateurs changent. Il faut s’adapter à ce changement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’avenir du livre papier n’est pas si sombre qu’il parait être. Parce que beaucoup d’éditeurs sont nostalgiques. Les auteurs également veulent toucher de leur main leur livre. Ce qui n’est forcément pas le cas avec la version numérique. Cette forme traditionnelle du livre aura du mal à disparaitre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1683&amp;action=edit">Journée mondiale du livre : quelques propositions pour freiner la photocopie</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut tout de même se rappeler que des coûts sont vraiment liés à la version papier&nbsp;: l’impression, la diffusion, etc. Ce qui n’est pas forcément le cas pour la version numérique. Avec cette version, il n’y a pas d’impression, mais aussi un éditeur n’aura pas besoin d’envoyer tel nombre d’exemplaires dans telle ou telle librairie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une plateforme de vente en version électronique, où que l’acheteur soit, il peut acheter sur la plateforme et télécharger la version. Le numérique gagne en temps. C’est très rapide et on n’a pas besoin de frais de transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inconvénient est que l’acheteur ou le client après avoir acheté son livre peut perdre son téléphone. Il sera dans l’obligation de racheter le même livre. Beaucoup de lecteurs ont également du mal à lire un livre entier sur écran. La majeure partie de ces gens préfère rester dans la version papier, qui reste une perte de temps pour d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En version papier, tu peux garder le livre, l’offrir. Cette version peut faire des siècles quand c’est bien gardé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1676&amp;action=edit">« Comment avoir une vie plus riche » : les huit recettes pour réussir son entreprise</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avenir de la version papier n’est pas si désastreux malgré la version numérique qui la menace de plus en plus. Toutefois, il est impératif que nous nous tournions vers la version numérique.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment préparez-vous l’après-Covid ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">On espère d’abord que cette crise prendra fin très vite. Parce que le secteur de l’édition du livre est vraiment à terre au Mali. Comme je l’ai dit, bien avant cette maladie, ce secteur avait déjà du mal à avancer. Le Covid-19 ralentit la rentabilité financière des maisons parce que le livre ne s’achète pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, ces difficultés ne doivent pas nous empêcher de travailler sur des projets nous permettant d’amortir les manques à gagner. Cette période nous permet de faire une pause et d’évaluer les réussites et les manquements de notre maison d’édition. Mais aussi d’évaluer le secteur même en général qui voit ses défis amplifiés à cause de cette crise sanitaire. Nous avons aussi des activités et des projets éducatifs qui ont été suspendus que très certainement nous allons relancer. De nouvelles activités seront également lancées. Nous allons lancer également notre réseau de distribution que nous sommes en train de créer en relation avec quelques pays. Notre maison d&rsquo;édition prévoit aussi des activités avec les clubs littéraires et surtout nous lancer dans la littérature pour enfants.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Nous sommes à la veille de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Que vous dit cette journée ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement né de l’UNESCO qui est fêté chaque 23 avril est l’une des dates préférées du monde du livre. Car ça rend un vibrant hommage au livre, mais aussi aux auteurs, aux acteurs du livre (les éditeurs, les libraires, les imprimeurs, les clubs littéraires, mais aussi les lecteurs eux-mêmes). Peu d’événements célèbrent le livre alors que le livre est la source du savoir, de l’éducation. <a>Le livre emmagasine tout ce que l’être humain a pu faire comme recherche dans toutes les sciences.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1604&amp;action=edit">« Mon héroïne, c’est toi » : un conte pour enfant qui aide à mieux comprendre le coronavirus et y faire face</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette Journée est comme un rappel au caractère sacré du livre que l’histoire a montré. Il aide à éveiller les consciences et à avancer le monde. Cela me fait rappeler que la parole s’envole, mais que l’écrit reste. Il faut écrire parce que chaque pan de l’histoire est à transcrire. Il faut écrire chaque astuce du développement, chaque découverte, chaque science pour les futures générations qui doivent trouver dans les livres que nous écrivons l’exemple et l’explication nécessaire pour leur permettre de bâtir un monde meilleur. Le livre pour moi n’a pas de culture. Le livre voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partage du savoir, c’est ce qui est vraiment célébré à l’occasion de cette Journée.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En tant que directrice d’une jeune maison d’édition, pourrez-vous nous dire quelles sont les difficultés auxquelles le secteur de l’édition est confronté au Mali aujourd’hui ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur de l’édition et du livre est confronté à de nombreux défis liés au coût élevé de l’édition du livre, de la publication, de la distribution, de la promotion des auteurs et de leurs œuvres. On peut également noter qu’au Mali il y a une inexistence d’une politique nationale du livre, l’absence de réseau de distribution et de véritables entreprises de librairie, l’inexistence d’un réseau étendu de bibliothèque à l’école et dans la communauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut noter également le manque d’une culture de la lecture. Il y a également le coût élevé du livre comparé au faible pouvoir d’achat. Parce qu’il est difficile pour quelqu’un qui cherche ses frais de condiments de s’acheter un livre ou de l’acheter pour son enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1564&amp;action=edit">« Au nom de Sankar » : un essai pour dénoncer les crimes d’honneur et le système castéiste dans le monde</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les gens n’ont pas le goût à la lecture. Nous sommes un peuple enraciné dans l’oralité. Ce qui peut expliquer pourquoi la lecture n’est pas le domaine préféré des Maliens. À ces défis s’ajoutent l’inexploitation de nos langues nationales qui ne sont pas suffisamment écrites, l’inexploitation locale des œuvres publiées au Mali et de leur apport pour faire avancer la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons constater que dans les programmes scolaires ce sont les livres étrangers que nos élèves, nos étudiants étudient plus alors que nous avons des écrivains maliens qui sont très talentueux. Mais malheureusement leurs écrits ne sont pas exploités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai aussi mentionné précédemment l’inexistence d’un fonds d’aide au livre et à l’édition au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ces défis entraînent une démotivation des auteurs parce qu’il y a un faible revenu provenant des droits d’auteurs que les auteurs perçoivent. Notre secteur souffre du délaissement de nos autorités.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Selon vous, que faut-il faire pour améliorer ce secteur dans notre pays ?&nbsp;</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, il faut une politique d’aide au livre. Il faut surtout que nos autorités accordent de l’intérêt à ce secteur. Par la mise en place d’un fonds d’aide pour le secteur de l’édition. Il faudrait également que le ministère de la Culture ainsi que les partenaires du Mali aide à mettre une chaîne de distribution du livre. La formation des éditeurs aux nouveaux défis du monde éditorial est nécessaire comme par exemple la traduction de la version papier à la version numérique qui est vraiment impérative pour les éditeurs maliens. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État doit également pouvoir commander au moins un livre chez chaque éditeur pour qu’il puisse vivre. Parce que nous avons remarqué que les plus grosses commandes de nos autorités sont faites à l’extérieur. Or, elles peuvent aussi le faire auprès des éditeurs maliens. Il faudrait aussi que les éditeurs maliens se forment parce que le défi de l’édition, c’est vraiment produire des livres de qualité dans le contenu aussi bien que dans la présentation physique. Cela est indispensable pour que nos livres soient compétitifs sur le plan international.</p>



<h5 class="has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Pour la célébration de cette Journée mondiale du livre, qu’est-ce que les éditions Gafe prévoit ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">En cette période de confinement où les écoles sont fermées, les populations sont quasiment confinées, les livres sont et restent un des moyens pour combattre l’isolement, mais aussi de permettre de s’instruire pour ne pas perdre le niveau, surtout pour les élèves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1513&amp;action=edit">Zéni Traoré, jeune auteure de « Prénoms bambara » : « Les prénoms bambara sont aussi des principes de laïcité qu’il importe de préserver »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant cette période, il faut mettre en place des politiques qui donnent le temps et que les élèves eux-mêmes se donnent le temps pour lire et surtout de profiter de ce mois de la Journée mondiale du livre de lire pour célébrer la lecture et le livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant cette Journée mondiale du livre, les éditions Gafe lance un concours interclubs littéraire. Un concours qui sera axé sur la lecture et le livre. Ce concours sera lancé et les clubs de lecture pourront s’inscrire. Ce concours se nomme Gafe-confinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre objectif, c’est vraiment de célébrer la lecture, le livre, mais aussi de permettre et de voir une animation littéraire pendant ce mois de la Journée mondiale du livre. Parce que tout est arrêté et il faut vraiment une animation dans le secteur éditorial pour que le secteur ne se meure pas. Il y a des clubs motivés, mais par manque d’activités en cette période, ils risquent d’être fragilisés. Le secteur même risque d’être fragilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1475&amp;action=edit">Amélie Diack : « Je pense que nous croulerons sous les écrits concernant ce virus. »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les difficultés, nous sommes obligés de rester debout et nous n’allons pas céder au covid-19. L’objectif, c’est vraiment avoir une animation culturelle même si c’est en confinement. Aussi, voudrait-on aider à instaurer le goût de la lecture et du livre à la jeunesse malienne. Aider pendant cette période, à instruire et à partager la connaissance. Même si nous n’organisons pas d’activités compte tenu de la situation, le savoir ne doit pas connaitre un coup d’arrêt. On ne doit pas arrêter de partager le savoir. Pour cela, il faut utiliser tous les moyens nécessaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aicha-diarra-directrice-des-editions-gafe-%e2%80%89notre-secteur-souffre-du-delaissement-de-nos-autorites%e2%80%89/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1731</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
