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	<title>Archives des livre numérique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des livre numérique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>[Tribune] Le danger des nouvelles technologies sur les habitudes de lecture chez les jeunes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2022 08:12:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La lecture n’a que des avantages. Elle est le meilleur moyen pour l’apprentissage, le développement mental et l’expression orale. Elle développe les fonctions cognitives dans des proportions étonnantes. Peut-on en dire autant de la télévision, du multimédia ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Mayssa Ben Mrad, jeune lycéenne tunisienne, qui publie fréquemment des tribunes sur sahel tribune, s’adonne dans ce énième article, à une analyse comparative entre les médias modernes et la lecture de livres. Les nouvelles technologies constituent, à ses yeux, des dangers sur les habitudes de lecture chez les jeunes. Elle retient que rien ne peut se substituer aux livres physiques, en raison de leurs nombreux bienfaits. &nbsp;</strong></p>



<p>La lecture est un exercice des plus profitables, sous bien des aspects. Pourtant, il semble que cette excellente habitude soit <a href="https://etudiant.lefigaro.fr/article/les-jeunes-francais-lisent-de-moins-en-moins-selon-une-etude_ec3e1dec-9156-11eb-8804-00a9374ab700/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">menacée par les médias modernes</a>.</p>



<p>Il existe, en effet un risque de voir la lecture supplantée par les médias modernes avec, pour première conséquence, une détérioration des facultés mentales et l’augmentation de l’illettrisme. Ce problème est d’autant plus grave que chez les jeunes, on ne s’en rend même pas compte.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Meilleur moyen pour l’apprentissage</strong></h3>



<p>Citons les propos d’un journaliste japonais&nbsp;: « <em>D’une culture de lecteurs, nous dérivons vers une culture de spectateurs.</em> », déplorant le rôle toujours plus grand des divertissements audiovisuels, télévision comprise. Le danger télévisuel existe-t-il ? Comment donner goût à la lecture, aux petits comme aux grands ?</p>



<p>À être émue, à rêver, à vivre « <em>par procuration</em> », mais aussi et surtout à entrer dans la vision du monde d’un autre, à découvrir les choses sous un autre angle, parfois même à être interloquée, déroutée, peut-on espérer plus ? Certains livres nous font plonger dans des réflexions sans fin, et c’est passionnant. D’autres laissent planer un mystère jamais percé, laissent alors place à de multiples interprétations.</p>



<p><a href="https://saheltribune.com/dans-le-ventre-dun-prince-ou-lhistoire-dun-jeune-couple-aux-relations-difficiles/">Certains livres</a> nous transportent par la puissance de leur réflexion sur le monde, sur les hommes, sur le sens de la vie. Rien de plus beau que de se laisser bercer par le rythme que nous transmet un texte ; que d’être transporté ailleurs par un magnifique ouvrage.</p>



<p>Lire c’est un apport certain, c’est aussi <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-de-la-poesie-%e2%80%89la-poesie-detient-un-pouvoir-sans-egal%e2%80%89/">s’évader</a>, et oublier ses soucis quotidiens connaître, une autre vie, parfois un autre soi. Lire c’est apprendre sur un genre, un style, une manière de s’exprimer, d’écrire, car chaque auteur est différent par son style et sa visée.</p>



<p>Ainsi, la lecture d’un roman, d’un classique, permet de réfléchir à un sujet, un thème, un problème que nous présente l’auteur tout en nous imprégnant de son époque, ou de celle qu’il tente de décrire.</p>



<p>La lecture n’a que des avantages. Elle est le meilleur moyen pour l’apprentissage, le développement mental et l’expression orale. Elle développe les fonctions cognitives dans des proportions étonnantes. Peut-on en dire autant de la télévision, du multimédia ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Défaillance psychologique</strong></h3>



<p>Voyons quelques-uns seulement des bienfaits de la lecture, comparativement aux autres médias. Pour faire un parallèle classique, confrontons la lecture et la <a href="https://maroc-diplomatique.net/limpact-des-nouvelles-technologies-sur-les-habitudes-de-lecture-chez-les-jeunes-marocains/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">télévision sur les plans cognitif et psychologique</a>.</p>



<p>Pour nous en convaincre, mentionnons les résultats d’examens réalisés avec un enregistreur d’ondes cérébrales. Devant un écran de télévision, le système montre une prédominance d’ondes alpha dans le cerveau. Ce sont les ondes typiques d’un état de relaxation. En d’autres termes, devant un téléviseur, on ne pense à rien ! Il n’y a bien que quelques documentaires de bout goût, en proportion, assez rare, qui limitent encore les dégâts. Mais il y a plus « <em>grave</em> ». Cet état est appelé état de fascination secondaire. Il implique une forme d’isolement sensoriel, et l’activité cognitive et sensorielle est réduite à sa plus simple expression, tendant vers zéro.</p>



<p>Des études signalent en effet que ceux, qui passent des heures devant un écran de téléviseur, développent une tendance à l’impatience — en lien avec la fébrilité passive acquise devant la télévision — et sont souvent agités ou agissent inconsidérément, comme sur des coups de tête. L’impact porte sur les relations sociales, professionnelles et familiales. En extrapolant à peine un peu, ce ne sont pas les jeux vidéos dits « <em>d’action</em> » qui vont inverser la tendance.</p>



<p>D’un point de vue seulement logique, c’est compréhensible. La télévision pense à notre place, en présentant, selon les intentions du metteur en scène ou de la production, les expressions, voix, décor, environnement, etc. Il n’est donc pas nécessaire de faire un quelconque effort d’imagination. Cette incapacité devient défaillance psychologique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La lecture un atout nécessaire pour la réussite</strong></h3>



<p>La <a href="https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=bienfaits-lecture-enfants-adolescents" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lecture</a>, quant à elle, développe la patience. Neil Postman, spécialiste en communication, a écrit&nbsp;: « <em>Les phrases, les paragraphes et les pages se déroulent lentement, à tour de rôle, et selon une logique qui est loin d’être intuitive</em> ». Le lecteur doit nécessairement construire sa lecture, interprétant, comparant, évaluant et jaugeant chaque page et sa relation avec les autres. L’incroyable processus mental qui sous-tend la lecture insuffle persévérance, détermination et patience.</p>



<p>La lecture est dotée d’immenses bienfaits. Il n’y a en effet absolument pas d’autre moyen d’acquérir un vocabulaire étendu que de lire. Plus fort encore, la lecture est intrinsèquement liée à nos capacités orales.</p>



<p>La réussite d’un élève dépend énormément de son vocabulaire, autant dans ce qu’il comprend en lisant que dans sa manière de raisonner par écrit.</p>



<p>Certains avancent que des <a href="https://saheltribune.com/ismaila-samba-traore-producteur-realisateur-radio-a-historien-litterature-malienne/">lecteurs « <em>invétérés</em> »</a> finissent par se couper de leur environnement tant ils restent plongés dans leurs livres. C’est possible, mais c’est aussi le cas des jeux vidéo, et leurs pénibles dépendances.</p>



<p>Voyons encore comment les médias modernes peuvent être un frein au développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’agressivité, la désensibilisation</strong></h3>



<p>Comme souvent, ce sont les jeunes gens qui restent les cibles privilégiées des vendeurs de temps — oui, ces divertissements semblent avoir l’incroyable faculté de créer du temps libre. Le risque qui nous intéresse, au-delà de faire un semblant de procès à l’industrie du jeu, du télévisuel, et du multimédia, est celui de générer une véritable <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-du-livre-pourquoi-les-enfants-naiment-pas-la-lecture/">indifférence à la lecture.</a></p>



<p>La <a href="https://www.algerie360.com/comment-encourager-lhabitude-de-la-lecture-chez-les-jeunes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lecture est une habitude</a> qu’il convient de prendre très tôt. Les parents jouent donc un rôle important pour ce qui est d’amener leurs enfants à être de bons lecteurs réguliers. Des études extrêmement sérieuses livrent des conclusions impressionnantes. La télévision favorise d’abord les risques de sédentarité, avec ses répercussions sur la santé. Il faut aussi évoquer les images violentes, renforcées par les jeux vidéos, qui stimulent l’agressivité du spectateur et le désensibilisent, au fil du temps, à la souffrance d’autrui, étouffant toute empathie. Ces qualités sont pourtant vitales sur le chapitre des relations humaines.</p>



<p>Tout ceci pour souligner, par contraste, à quel point la lecture peut être bénéfique, utile et enrichissant pour peu qu’on la privilégie. Elle développe l’esprit critique constructif, à l’opposé de l’imprégnation passive engendrée par le petit écran.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p>Pour en conclure avec ces comparaisons écran/livre, disons qu’il est avantageux de faire le choix de limiter le temps passé devant la télévision (ou encore un écran d’ordinateur pour des raisons non professionnelles, une console de jeux) et de le remplacer par la lecture. Moyennant quelques efforts préliminaires, le plaisir de lire viendra ensuite.</p>



<p>Ne confondez pas la lecture avec un livre dans les mains et la lecture sur un écran d’ordinateur. Prudence, car la lecture sur écran, surtout un ordinateur, ne produit pratiquement pas de plaisir. L’ordinateur se prête bien à des recherches précises, à une approche courte et ciblée, au traitement de données.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des avantages certains de la lecture</strong></h3>



<p>La lecture est encore le meilleur moyen d’acquérir de l’information, de l’assimiler confortablement, de se détendre, de marcher avec l’auteur d’un livre. La lecture entretient nos facultés cognitives comme aucune autre activité,</p>



<p>La lecture n’est pas un processus inné, mais bien le résultat d’une éducation, d’une formation, d’un apprentissage et, surtout de la pratique. L’illettrisme serait un problème méconnu et sous-estimé, un obstacle dans toutes les sphères de la vie familiale, citoyenne et professionnelle.</p>



<p>Dans une revue américaine (Fortune), Stratford Sherman donne une vision intéressante de cette probable tendance à la désaffection de la lecture&nbsp;: « <em>Nous avons maintenant nos chaînes câblées, notre magnétoscope, notre console nintendo et notre walkman ; il y a bien moins de chances que l’on veuille se fatiguer à lire un livre qu’à l’époque où l’on menait une vie plus dépouillée.</em> » Il est vrai que les médias électroniques ont puissamment influencé le paysage « <em>culturel</em> ». Actuellement, en France, le citoyen lambda passerait trois heures et vingt-cinq minutes chaque jour devant son téléviseur.</p>



<p>Quelles que soient nos <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/05/29/les-jeunes-reinventent-les-usages-de-la-lecture_6128097_3234.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">habitudes en matière de lecture</a>, il sera intéressant de faire le point sur ce qui nous dissuade de lire et sur les incomparables avantages de cette pratique, tant culturels que cognitifs. Il s’agit de comprendre à quel point elle peut enrichir notre vie et améliorer nos aptitudes et nos relations. Les bienfaits de la lecture sont immenses, dont voici les plus cités&nbsp;:</p>



<p><em><u>La lecture stimule le cerveau&nbsp;</u></em><em>:</em> un roman peut tout simplement nous transporter dans une autre dimension. Un article intéressant peut nous distraire.</p>



<p><em><u>Elle améliore les connaissances&nbsp;</u></em>: elle nous équipe pour affronter de nouveaux défis.</p>



<p><em><u>Elle accroît le vocabulaire&nbsp;: s</u></em>’exprimer de manière éloquente et précise est un précieux atout professionnel. Être capable de communiquer avec en ayant confiance en soi est un excellent moyen d’améliorer son estime de soi.</p>



<p><em><u>La lecture développe la mémoire&nbsp;:</u></em> pour bien comprendre un livre, on doit se rappeler d’une multitude d’informations</p>



<p>Elle développe les capacités d’analyses&nbsp;: à chaque fois que l’on forme une nouvelle mémoire, on crée de nouvelles synapses.</p>



<p><em><u>La lecture améliore l’attention et la concentration</u></em>&nbsp;: dans nos sociétés qui gravitent autour d’Internet et du « <em>multi-tâches</em> », notre capacité à nous concentrer est attaquée de toutes parts. Ce comportement hyperactif génère du stress et ralentit la productivité. Quand on lit un livre, toute notre attention est dirigée vers l’intrigue de l’ouvrage.</p>



<p>La lecture d’œuvres publiées et bien écrites va avoir un effet notoire sur notre propre style de rédaction. Observer la cadence, la fluidité, et le style d’autres auteurs va inévitablement influencer notre propre manière d’écrire.</p>



<p><em><u>Tranquillise l’esprit</u></em> la lecture est synonyme de relaxation. Mais au-delà de cette qualité reconnue, la thématique d’un livre peut aussi nous apporter la tranquillité d’esprit et une paix intérieure considérable.</p>



<p><em><u>Améliore la rédaction&nbsp;</u></em>: la lecture d’œuvres bien écrites va avoir un effet notoire sur&nbsp;notre propre style de rédaction. Observer la cadence, la fluidité, et le style d’autres auteurs va inévitablement influencer notre propre manière d’écrire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Un enfant qui lit sera un adulte qui pense »</strong></h3>



<p>La lecture est autrement plus riche. Il faut décider par nous-mêmes des visages, des genres, des lieux, etc. Ensuite, les dimensions de l’édifice seront variables, toujours selon les éléments du livre, jusqu’à former une représentation cohérente avec l’ensemble. Et cette implication met en œuvre une infinité de capacités cognitives, pour leur plus grand bien. Or, de l’avis de tous, seule une activité mentale soutenue et régulière peut développer nos facultés cognitives et surtout les préserver en cas de dégénérescences.</p>



<p>Il est vrai que la télévision reste excellente lors, par exemple, de présentations documentaires où les images renseignent sur certains aspects. Mais au-delà des seuls avantages visuels, le texte écrit reste la meilleure source d’informations et d’apprentissage.</p>



<p>Aujourd’hui, conscientes de l’importance de la lecture, « <em>certaines émissions adaptent pour la télévision des livres pour enfants ou des thèmes scientifiques incitant les jeunes à se tourner vers des livres abordant ces sujets.</em> », d’après The <em>Encyclopedia Americana</em>. Avec équilibre, il semble donc possible d’user intelligemment de ces moyens d’information. Reste que sur le plan cognitif, la lecture remporte tous les suffrages.</p>



<p><em>« Un enfant qui lit sera un adulte qui pense. »</em></p>



<p><strong>Mayssa Ben Mrad</strong></p>



<p><strong>Élève Bac Maths Lycée Pilote Hammam Lif</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Débat : En France, le livre papier a-t-il encore un avenir ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/debat-france-livre-papier-encore-avenir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>l’industrie du livre a souffert de la crise sanitaire et du confinement : pertes économiques (les estimations oscillant entre 20 et 40 % de perte de chiffre d’affaires, problèmes de trésorerie et d’endettement. Néanmoins, si la crise a permis de mettre en évidence les défauts du système, elle peut être l’occasion d’une prise de conscience de la nécessité de les résoudre.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/profiles/alain-busson-1132270" target="_blank">Alain Busson</a>, <em><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/institutions/hec-paris-business-school-2276" target="_blank">HEC Paris Business School</a></em></p>



<p>Comme les autres industries culturelles françaises, l’industrie du livre a souffert de la crise sanitaire et du confinement : pertes économiques (les estimations oscillant <a href="https://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/Covid-19-secteur-livre-lexpectative-2020-04-14-1201089373" target="_blank" rel="noreferrer noopener">entre 20 et 40 % de perte de chiffre d’affaires</a>, problèmes de trésorerie et d’endettement. Néanmoins, si la crise a permis de mettre en évidence les défauts du système, elle peut être l’occasion d’une prise de conscience de la nécessité de les résoudre.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Résoudre le problème de la surproduction</h3>



<p>Parmi les problèmes récurrents du secteur figure la surproduction des ouvrages : chaque année, le nombre de titres publiés augmente tandis <a href="https://www.sne.fr/app/uploads/2019/06/RS19_Synthese_Web01_VDEF.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">que les ventes s’essoufflent</a> et <a href="https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Etudes-et-statistiques/L-enquete-pratiques-culturelles/L-enquete-2018/Generations-tous-les-resultats-de-l-enquete-2018/Livres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">que les Français lisent moins</a>).</p>



<p>Pour permettre aux ouvrages publiés juste avant le confinement de trouver leur public et aux librairies d’écouler leur stock, les maisons d’édition ont choisi de reporter la publication d’ouvrages. Ainsi, Gallimard va baisser de 40&nbsp;% le nombre de nouveautés à partir de l’automne pour se concentrer sur des auteurs phares.</p>



<p>Le confinement remet en lumière un problème chronique : il y a près de 68 000 productions par an, soit trois fois plus qu’il y a 30 ans, pour des titres qui ne se vendent qu’à quelques milliers d’exemplaires. Ce déséquilibre important fait partie des questions liées à la surproduction entendue comme une « surpublication ». Le confinement n’a fait que confirmer <a href="https://www.livreshebdo.fr/article/les-20-livres-les-plus-vendus-durant-le-confinement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cette tendance de best-sellerisation du secteur</a>).</p>



<p>Une centaine de maisons d’édition indépendantes ont allié leurs voix <a href="https://www.actualitte.com/article/tribunes/ce-qui-depend-de-nous-appel-de-118-editeurs-independants-a-leur-public/100652#:%7E:text=H%C3%A9las%2C%20la%20situation%20cache%20une,des%20ouvrages%20non%20vendus%2C%20et" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pour dénoncer cette tendance</a>). La course aux titres est défendue par les groupes à cause de l’incertitude liée au succès d’une œuvre mais aussi parce que les best-sellers servent à financer des ouvrages moins vendeurs mais qui tiennent à cœur aux éditeur (voir notamment l’interview croisée de Sabine Wespieser et Olivier Nora dans <a href="https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/05/14/sabine-wespieser-et-olivier-nora-preserver-la-chaine-du-livre-de-l-editeur-au-lecteur_6039626_3260.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Monde</a>).</p>



<p>Pour une maison, la question de la surproduction rejoint celle de la ligne éditoriale. Si certains ouvrages permettent d’en financer d’autres, la logique d’une création à deux vitesses est-elle véritablement tenable&nbsp;? Si le nombre de titres doit être revu à la baisse, quels ouvrages faut-il favoriser&nbsp;? Comment allier succès de vente et diversité créative&nbsp;? Le choix du blockbuster est-il le choix de la facilité ou une exigence pour survivre&nbsp;? Faut-il privilégier un auteur «&nbsp;maison&nbsp;» en négligeant de donner sa chance à la jeune création&nbsp;? Ces questions se posaient déjà depuis longtemps et sont exacerbées par la crise.</p>



<p>Pour les libraires, l’épuisement tient de la difficulté à gérer et écouler les stocks. Comme nous en a fait part Lucile Frassy, de la librairie «&nbsp;La Suite&nbsp;» à Versailles, les libraires reçoivent aujourd’hui trop d’ouvrages – notamment des grands éditeurs – et n’ont plus le temps de faire ce long travail de réflexion, de conseil au lecteur, en somme, un véritable métier de passeur entre deux mondes.</p>



<p>L’impression à la demande ou le développement d’outils numériques qui permettraient plus d’agilité dans le système des commandes pourraient permettre de faire front contre les plates-formes dont les algorithmes de recommandation tuent la rencontre hasardeuse avec un livre.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Faire de la librairie un tiers lieu</h3>



<p>La librairie a terriblement souffert de la crise du Covid-19. Pour ne rien arranger, les comportements du consommateur pendant le confinement <a href="https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/05/14/edition-lignes-d-horizon-au-sortir-du-confinement_6039586_3260.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">n’incitent pas à l’optimisme</a>). Les données sont certes alarmantes mais pas catastrophiques : les enquêtes réalisées après le déconfinement montrent <a href="https://www.afdas.com/actualites/cp_harris-afdas-2020">que la </a><a href="https://www.afdas.com/actualites/cp_harris-afdas-2020" target="_blank" rel="noreferrer noopener">librairie</a><a href="https://www.afdas.com/actualites/cp_harris-afdas-2020"> a gardé tout son attrait</a>).</p>



<p>Deux ou trois chiffres pour s’en convaincre&nbsp;: 42&nbsp;% des français ont déclaré qu’aller en librairie leur a manqué pendant le confinement (et 12&nbsp;% beaucoup manqué)… et les pourcentages montent respectivement à 63&nbsp;% et 19&nbsp;% pour les clients des libraires. La librairie possède en effet un certain nombre d’atouts que les professionnels ont déjà commencé à valoriser et qui pourraient véritablement ancrer ce commerce dans un paysage urbain reconfiguré&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Le livre (papier) est un objet d’une grande modernité&nbsp;: mobile, que l’on peut feuilleter, annoter et les lecteurs y sont durablement attachés.</li><li>La librairie doit bénéficier de l’attrait, renforcé par la crise du Covid-19 et les enjeux climatiques, pour le commerce de proximité.</li><li>La librairie doit poursuivre et amplifier le mouvement initié il y a plusieurs années pour se transformer en «&nbsp;lieu de vie&nbsp;». Si le libraire se contente de vendre des livres, il ne supportera pas longtemps la concurrence des grandes plates-formes de vente à distance.</li></ul>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Les maisons d’édition&nbsp;: un nouveau rôle à jouer&nbsp;?</h3>



<p>Le secteur traverse une triple crise.</p>



<p>Une crise de rentabilité d’abord : déjà faible, la rentabilité du secteur va souffrir d’une contraction forte de son activité due à la crise du COVID et son impact sur l’économie générale ; selon le SNE en mai 2020, un quart des maisons chiffrent <a href="https://www.sne.fr/document/sondage-sne-covid-19-la-situation-des-editeurs-de-livres-face-la-crise/">leur </a><a href="https://www.sne.fr/document/sondage-sne-covid-19-la-situation-des-editeurs-de-livres-face-la-crise/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perte </a><a href="https://www.sne.fr/document/sondage-sne-covid-19-la-situation-des-editeurs-de-livres-face-la-crise/">sur l’année à plus de 40 % de leur chiffre d’affaires</a>)</p>



<p>Une crise d’efficacité ensuite avec la surproduction chronique dont nous avons déjà parlé et un effet de polarisation ; la concentration croissante du secteur met les petits éditeurs en situation de précarité croissante… et ces rapports déséquilibrés se retrouvent dans la distribution des ouvrages (tribune parue dans <a href="http://www.socialter.fr/es/module/99999672/906/_nous_sommes_en_crise___il_est_temps_de_faire_un_choix" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Socialter</a>).</p>



<p>Une crise de légitimité, enfin : le milieu littéraire, élitiste pour certains, s’empoussière et surtout fait l’objet de polémiques récurrentes Les prix littéraires en sont un bon exemple, accusés par certains d’être l’objet de <a href="https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/intrigues-reseaux-dans-les-coulisses-des-prix-litteraires-11-10-2019-8170719.php">« </a><a href="https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/intrigues-reseaux-dans-les-coulisses-des-prix-litteraires-11-10-2019-8170719.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manipulations </a><a href="https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/intrigues-reseaux-dans-les-coulisses-des-prix-litteraires-11-10-2019-8170719.php">» et de « petits arrangements »</a>)</p>



<p>Face à cette triple crise, que la chute des revenus rend pressante, deux solutions s’imposent. La première consiste à baisser les dépenses (licencier, diminuer les coûts de fonctionnement, restreindre le nombre de nouveaux titres…). Cette solution préserverait la structure de la chaîne du livre après la crise. Mais pour combien de temps&nbsp;?</p>



<p>L’autre option consiste à tenter d’accroître les recettes. Pour cela, il convient de toucher un lectorat plus large ou d’approfondir les liens avec le lectorat existant. Jadis seules référentes de la qualité de tel ou tel livre, les maisons d’édition doivent adopter une posture de mise au service du lecteur. Cette démarche ne passe pas forcément par une perte de qualité des titres. Il s’agit plutôt de se rapprocher de la communauté de lecteurs.</p>



<p>Les maisons d’édition ont, de manière globale, fait preuve d’assez peu d’inventivité pendant le confinement. Hachette a certes distribué des manuels scolaires gratuits et quelques livres audio&nbsp;; toutefois, les initiatives ont été disparates, peu coordonnées, et surtout éphémères.</p>



<p>Le moment est propice au développement de formats plus interactifs. L’essor des e-books ou des livres audio <a href="https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/hausse-persistante-des-ventes-de-books-et-daudio-books-1194790" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pendant </a><a href="https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/hausse-persistante-des-ventes-de-books-et-daudio-books-1194790">le confinement en est la preuve</a>), et montre une piste à suivre pour se rapprocher des lecteurs. La pérennité de ces solutions fait toutefois débat : la tendance pourrait revenir à la stagnation pour l’e-book (qui représentait 5 % du marché en 2019), et à la croissance modérée pour le livre audio. Elles montrent néanmoins la marche à suivre : consolider et entretenir le lien avec les lecteurs, tout en montrant plus d’écoute et d’adéquation à leurs besoins. Face à une offre culturelle surabondante, à la prise d’importance de « l’expérience » et à une concurrence audacieuse (musée, spectacle, VOD…), ce rapprochement est devenu essentiel.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Vers une hybridation des formes&nbsp;?</h3>



<p>Même si dans l’ensemble le secteur a été peu innovant, il faut néanmoins relever certaines propositions alternatives proposées pendant la crise qui se situent à la frontière d’autres disciplines.</p>



<p>À l’image de la Maison de la poésie à Paris, un certain nombre de théâtres, festivals ou même des initiatives indépendantes d’auteurs ont proposé des lectures de textes (littéraires au sens large) par des comédiens (<a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/quand-theatre-s-invite-telephone-confinement-1818076.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France </a><a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/quand-theatre-s-invite-telephone-confinement-1818076.html">3</a>). Le but ici est de rester attractif dans un écosystème où les propositions pullulent. Ces initiatives laissent présager la possibilité d’une plus grande porosité entre les secteurs, notamment avec une part importante d’initiatives en ligne (plus ludiques, accessibles, touchant un public plus large).</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p><em>Cet article a été rédigé avec le concours de Noa Ammar, Aurore Fierobe et Garance Mazlier (HEC-Paris)</em></p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/alain-busson-1132270">Alain </a><a href="https://theconversation.com/profiles/alain-busson-1132270" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Busson</a>, Professeur émérite ( Docteur ès Sciences Economiques), <em><a href="https://theconversation.com/institutions/hec-paris-business-school-2276">HEC </a><a href="https://theconversation.com/institutions/hec-paris-business-school-2276" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paris </a><a href="https://theconversation.com/institutions/hec-paris-business-school-2276">Business School</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com" target="_blank">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/debat-en-france-le-livre-papier-a-t-il-encore-un-avenir-143363">article </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/debat-en-france-le-livre-papier-a-t-il-encore-un-avenir-143363" target="_blank">original</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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