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	<title>Archives des littérature malienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des littérature malienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Rencontre littéraire à l’Université Yambo Ouologuem : sur les traces de la romancière Fatoumata Keïta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 14:47:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
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		<category><![CDATA[Université Yambo Ouologuem]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’Université Yambo Ouologuem de Bamako, la romancière malienne Fatoumata Keïta a dialogué avec une génération avide de sens et de récits. Entre mémoire sociale, féminisme d’action et foi en l’éducation, sa parole a transcendé le simple exercice littéraire pour devenir un manifeste d’espoir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Club Lettres a accueilli, le 26&nbsp;avril 2025, à l’Université Yambo Ouologuem de Bamako, l’écrivaine malienne Fatoumata Keïta pour un café littéraire exceptionnel autour de son dernier roman, « Sur les Traces du Destin ». Dans une salle comble, étudiants, enseignants, éditeurs et amoureux des lettres ont vécu un moment d’échanges profonds sur le pouvoir de la littérature et la force du rêve, même dans les conditions les plus rudes.</em></strong></p>



<p>Modérée par Siaka Coulibaly, président du Club des Lecteurs du Mali, la rencontre a été ouverte par une présentation percutante du roman par l’étudiant Adama B. Soumaré. Le livre retrace le parcours de Bata, une jeune fille arrachée au confort familial, confrontée à la misère, à l’injustice et aux conséquences des politiques d’ajustement structurel. Malgré les épreuves, Bata s’accroche à son rêve d’éducation et parvient à s’affirmer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-heroine-symbole-de-resilience"><strong>Une héroïne symbole de résilience</strong></h3>



<p>Dans un style simple, poétique et ancré dans la réalité sociale africaine, l’auteure dépeint la souffrance silencieuse des familles brisées par la précarité, tout en exaltant la force de l’espoir et de l’éducation. Bata devient ainsi un miroir pour de nombreux jeunes, notamment ceux et celles issus de milieux défavorisés.</p>



<p>Adama B. Soumaré a su capter l’attention de l’auditoire en décryptant les thèmes majeurs du roman&nbsp;: injustice, silence, courage, espoir, et surtout sacrifice. Une lecture vivante, saluée par de nombreux participants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-auteure-s-adresse-aux-filles-et-aux-futures-epouses"><strong>L’auteure s’adresse aux filles et aux futures épouses</strong></h3>



<p>Mais ce qui a marqué l’assistance, au-delà de l’analyse littéraire, ce sont les paroles puissantes de Fatoumata Keïta, adressées à la jeunesse. « <em>Ce livre,&nbsp;</em>a-t-elle déclaré<em>, est aussi un mot aux filles, aux jeunes filles, à toutes mes sœurs, mes filles et mes petites-filles à venir. L’effort que vous devez consentir pour votre épanouissement, pour votre progrès, c’est maintenant que vous devez le faire</em>. »</p>



<p>Elle a exhorté les étudiantes à agir sans attendre&nbsp;: « <em>Si vous ne le faites pas maintenant, dans cinq ou dix ans, vous allez continuer toute votre vie à courir après. La seule façon de transcender votre condition féminine aujourd’hui, c’est de travailler, d’entreprendre, de construire votre autonomie. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-roman-dedie-aux-oublies-de-la-societe"><strong>Un roman dédié aux oubliés de la société</strong></h3>



<p>Fatoumata Keïta a rappelé que « <em>Sur les Traces du Destin »&nbsp;</em>est une ode à ceux qui, malgré les circonstances sociales les plus dures, gardent la foi en eux-mêmes<em>. « Ce roman est dédié à tous ceux pour qui rien n’est jamais donné, mais qui font quand même le choix d’y croire</em>. »</p>



<p>Elle a souligné que ce sont souvent les enfants des familles modestes, brisées par la misère ou les décisions politiques extérieures, qui trouvent la force de se relever. Un hommage vibrant à une jeunesse déterminée.</p>



<p>L’auteure a également mis en lumière l’importance du public dans la vie d’un livre. « <em>Quand nous écrivons un livre, il ne nous appartient plus. Ce sont vos lectures, vos critiques, vos interprétations qui donnent vie à nos œuvres.</em> »</p>



<p>Et de conclure avec bienveillance&nbsp;: « <em>Il n’y a pas de mauvaise lecture, pas de mauvaise question. Vos mots nous parlent, ils nous guident pour mieux écrire demain</em>. »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-patience-et-a-la-rigueur-litteraire"><strong>Un appel à la patience et à la rigueur littéraire</strong></h3>



<p>De son côté, l’éditeur Moussa Gansooré a insisté sur la rigueur du travail éditorial. Il a encouragé les jeunes auteurs à prendre leur temps, à faire preuve de patience et d’humilité, afin de produire des œuvres solides et durables. « <em>Écrire, c’est aussi écouter les relecteurs, accepter la critique, et affiner son texte jusqu’à la maturité</em> », a-t-il déclaré.</p>



<p>L’éditeur a aussi profité de l’occasion pour saluer le courage et la polyvalence de Fatoumata Keïta, « <em>une figure emblématique de la littérature malienne et africaine </em>», soulignant sa capacité à naviguer entre roman, poésie, essai et littérature jeunesse.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-moment-d-inspiration-pour-toute-une-generation"><strong>Un moment d’inspiration pour toute une génération</strong></h3>



<p>La rencontre s’est achevée par des échanges ouverts entre le public et l’auteure. Certains étudiants ont exprimé leur émotion, d’autres ont formulé des critiques constructives ou partagé leur propre expérience. L’ambiance était empreinte de respect, d’écoute et de complicité.</p>



<p>Ce café littéraire restera gravé dans les esprits comme un moment de transmission, de prise de conscience et de motivation. Fatoumata Keïta, par son engagement, sa plume et sa sincérité, a semé des graines d’espoir dans le cœur des jeunes lecteurs. Elle leur a rappelé que, malgré les vents contraires, chacun peut tracer ses propres « <em>traces du destin</em> ».</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Littérature malienne : Seydou ou l’enfant aux cicatrices du siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 12:07:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
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		<category><![CDATA[Harmattan]]></category>
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		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Il est cet enfant gorgé de lumière, né dans le confort, initié à Aristote par un père pédagogue, nourri de contes par une mère aimante — et que la barbarie fait basculer dans la brutalité, et l’écolier modèle devient Scorpion 11, enfant-soldat. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le roman Enfant des ruines de Fousseni Togola est désormais disponible au Mali, aux éditions L’Harmattan, situées à l’immeuble Jean Marie Cissé à Hamdallaye ACI&nbsp;2000, ainsi qu’à la librairie Bah du Grand Hôtel de Bamako.</em></strong><em></em></p>



<p>Il est des livres qui se lisent comme on marche dans un champ de ruines : avec précaution, respect et une forme de vertige. <em><a href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/enfant-des-ruines/78374" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfant des ruines</a></em>, dernier roman de Fousseni Togola, après <em>Bintou, une fille singulière</em>, est de ceux-là. L’auteur malien, philosophe de formation, journaliste dans l’âme et romancier par devoir de mémoire, livre ici un récit d’une force rare. Celle qui naît du silence des victimes, de l’écho des coups de feu, et de cette question qui traverse l’Afrique contemporaine : que reste-t-il de l’enfance lorsqu’elle croise le chemin de la guerre ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les influences d’Aimé Césaire, de Cheikh Hamidou Kane,…</strong></h3>



<p>Son héros, Seydou, est tout sauf un personnage de fiction. Il est une synthèse. Une condensation littéraire de milliers de destins brisés du Sahel, du Kivu ou du Nil Bleu. Il est cet enfant gorgé de lumière, né dans le confort, initié à Aristote par un père pédagogue, nourri de contes par une mère aimante — et que la barbarie, un jour, arrache à l’innocence. La bascule est brutale, sans transition. La tendresse laisse place au sang, l’éveil à la brutalité, et l’écolier modèle devient Scorpion&nbsp;11, enfant-soldat d’une guerre qui ne dit jamais son vrai nom.</p>



<p>Togola, qui ne verse jamais dans le pathos, écrit avec une retenue poignante. Il ne cherche pas à faire pleurer. Il fait penser. À travers les pages, l’auteur interroge les fractures de nos sociétés, les trahisons de l’éducation, et cette incapacité du politique à protéger ce qu’il y a de plus fragile&nbsp;: les enfants. Il y a chez lui une volonté évidente de rendre à ces enfants soldats leur dignité narrative. De rappeler que derrière chaque kalachnikov, il y a un regard d’enfant.</p>



<p>Ce roman n’est pas un simple cri. C’est une thèse déguisée. Une réflexion philosophique sur la résilience, le libre arbitre et la part de lumière qu’il reste en l’homme, même au cœur de la nuit. On y retrouve, en filigrane, les influences d’Aimé Césaire, de Cheikh Hamidou Kane, et parfois même de Malraux. L’écriture est sobre, presque austère, mais d’une précision chirurgicale. Chaque mot compte. Chaque image frappe.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dans les ténèbres, un enfant peut choisir la lumière</strong></h3>



<p>Et puis, il y a cette phrase, comme un aveu&nbsp;:&nbsp;<em>« Il savait qu’il marchait sur un fil, oscillant entre la survie et le refus de se laisser totalement corrompre par la haine. »</em>&nbsp;Tout est dit. La ligne de crête. Le combat intérieur. Le refus de sombrer.</p>



<p><em>Enfant des ruines</em>&nbsp;est un roman nécessaire. Parce qu’il donne voix à ceux que les rapports d’ONG chiffrent mais que les nations oublient. Parce qu’il montre que même dans les ténèbres, un enfant peut choisir la lumière. Parce qu’il rappelle que, parfois, la littérature est la seule patrie possible pour ceux qu’on a privés de terre, de toit, et d’avenir.</p>



<p><strong>Bakary Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La Sahélienne, David contre Goliath : une maison d’édition qui résiste aux tempêtes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 05:03:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[éditions La Sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[littérature malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[salon du livre africain de Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Présente pour la deuxième année consécutive au Salon du Livre africain de Paris, les éditions La Sahélienne confirme son statut de maison d’édition incontournable au Mali, voire en Afrique de l’Ouest. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Présente pour la deuxième année consécutive au&nbsp;</em></strong><strong><em>Salon du Livre africain de Paris</em></strong><strong><em>,&nbsp;</em></strong><strong><em>les éditions La Sahélienne</em></strong><strong><em>&nbsp;confirme son statut de maison d’édition incontournable au Mali, voire en Afrique de l’Ouest. Portée par&nbsp;</em></strong><strong><em>Ismaila Samba Traoré</em></strong><strong><em>, écrivain de grande renommée internationale, elle dévoile un catalogue riche, allant de la&nbsp;</em></strong><strong><em>littérature jeunesse</em></strong><strong><em>&nbsp;aux&nbsp;</em></strong><strong><em>essais engagés</em></strong><strong><em>, en passant par les&nbsp;</em></strong><strong><em>Presses universitaires du Sahel</em></strong><strong><em>. Entre reconnaissance internationale et défis locaux, l’éditeur malien trace sa route, malgré la piraterie et le manque de soutien institutionnel.</em></strong></p>



<p>À bientôt 80&nbsp;ans,&nbsp;Ismaila Samba Traoré&nbsp;n’a rien perdu de sa verve. Il parle du livre comme d’autres parlent de politique, avec la conviction du combattant et l’obsession du bâtisseur. Depuis&nbsp;1992,&nbsp;La Sahélienne, sa maison d’édition, trace sa route, défiant les vents contraires, la piraterie éditoriale et l’indifférence institutionnelle. Aujourd’hui, elle s’impose comme un acteur incontournable de l’édition en&nbsp;Afrique de l’Ouest, notamment au Mali. Et&nbsp;Paris, une fois encore, lui déroule son tapis rouge.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une reconnaissance grandissante</strong><strong></strong></h3>



<p>Cette année, au&nbsp;Salon du Livre africain de Paris, du&nbsp;14 au 16&nbsp;mars 2025,&nbsp;La Sahélienne&nbsp;ne vient pas en figurante. Elle revient en conquérante.&nbsp;Deux années consécutives de présence, des livres salués par la critique, une reconnaissance grandissante&nbsp;: « <em>Nous avons pris conscience du volume de travail abattu par La Sahélienne de 1992 à ce jour</em><em> </em>», confie&nbsp;Ismaila Samba. Un catalogue « <em>riche et diversifié </em>» qui surprend même les jeunes managers de la maison, fascinés par l’ampleur de l’œuvre.</p>



<p>Mais pour l’éditeur malien,&nbsp;Paris&nbsp;n’est qu’une étape. Car&nbsp;l’ambition de La Sahélienne dépasse les frontières. Déjà elle se prépare à investir le&nbsp;Maghreb, tandis que des demandes affluent de&nbsp;Chine, de Guyane, du Brésil et d’Afrique centrale. Une reconnaissance qui doit tout au travail acharné d’une équipe resserrée et passionnée.</p>



<p>« <em>Nous construisons au forceps, au jour le jour, avec de très petits moyens. Mais la passion fait le reste</em><em> </em>», lâche l’auteur des&nbsp;<em>Ruchers de la capitale</em>, lucide sur les défis qui l’attendent. Car si&nbsp;La Sahélienne&nbsp;s’impose, c’est&nbsp;sans le soutien de l’État malien ni des mécènes. « <em>Tout ce beau travail que nous menons se fait sur ressources internes</em><em> </em>», insiste-t-il. Et dans un environnement où le&nbsp;piratage des livres&nbsp;est un sport national, où les&nbsp;librairies clandestines&nbsp;prospèrent en toute impunité, le combat est permanent.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une vitrine de la créativité sahélienne</strong><strong></strong></h3>



<p>À&nbsp;Paris,&nbsp;La Sahélienne&nbsp;mettra en avant trois axes stratégiques&nbsp;:&nbsp;la littérature jeunesse, un secteur en pleine explosion ;&nbsp;les Presses universitaires du sahel, pour structurer la recherche africaine ; et&nbsp;le catalogue général, vitrine d’une&nbsp;créativité sahélienne&nbsp;sans complexe.</p>



<p>Parmi les ouvrages phares présentés cette année, trois lauréats du&nbsp;Concours littéraire Jeune Écrivain malien&nbsp;2024&nbsp;seront sous les projecteurs&nbsp;:&nbsp;<em>la vie en fumée</em>,&nbsp;<em>le refus de la dot</em>,&nbsp;<em>le procès de la vie</em>.&nbsp;</p>



<p>Mais&nbsp;La Sahélienne&nbsp;ne se limite pas à la fiction. Elle porte aussi des œuvres engagées sur des enjeux de société brûlants, comme&nbsp;<em>la paix et la cohésion sociale face au discours de haine</em>,&nbsp;<em>La Maquisarde de Bamako</em>. Autre titre présent,&nbsp;<em>les familles fondatrices de Bamako</em>.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Au-delà des salons, une bataille pour la reconnaissance</strong><strong></strong></h3>



<p>« <em>Les salons sont importants pour jauger la créativité d’une maison d’édition</em> », rappelle Ismaila&nbsp;Samba Traoré. Mais au-delà de la performance commerciale,&nbsp;il y a une quête plus intime. Celle d’un homme qui,&nbsp;à l’approche des 80&nbsp;ans, refuse de baisser les bras.&nbsp;« <em>C’est une passion qui me porte et qui me permet de garder la distance avec les chapelles en tout genre. </em>»</p>



<p>Un pied dans la transmission, un autre dans la résistance.&nbsp;Le livre, pour lui,&nbsp;reste une arme. Et&nbsp;La Sahélienne, plus qu’une maison d’édition,&nbsp;un état d’esprit.</p>



<p>Dans un monde où&nbsp;l’Afrique&nbsp;est encore trop souvent un marché et non&nbsp;un producteur de savoirs,&nbsp;Ismaila Samba Traoré&nbsp;fait figure de&nbsp;franc-tireur. Il avance, imperturbable.&nbsp;Paris l’accueille. Le Maghreb l’attend. Le combat continue.</p>



<p><strong>F.Togola&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Littérature malienne : deux organisations littéraires veulent promouvoir les écrivains disparus</title>
		<link>https://saheltribune.com/litterature-malienne-deux-organisations-litteraires-veulent-promouvoir-les-ecrivains-disparus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2022 12:57:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Drissa Diakité]]></category>
		<category><![CDATA[écrivains disparus]]></category>
		<category><![CDATA[littérature malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Thiény Konaté]]></category>
		<category><![CDATA[Yaya Sangaré]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Union des Écrivains du Mali (UEM) et le mouvement littéraire les Jeunes Esprits de la Littérature malienne (JELMA), ont rendu de vibrants hommages à des écrivains maliens disparus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>L’Union des Écrivains du Mali (UEM) et le mouvement littéraire les Jeunes Esprits de la Littérature malienne (JELMA), ont rendu de vibrants hommages à des écrivains maliens disparus. C’était le 27&nbsp;août 2022, à la bibliothèque nationale. Une initiative qui vise à rendre ces écrivains plus vivants auprès de la jeune génération.</strong></p>



<p>En vue de magnifier les chefs-d’œuvre de quelques écrivains maliens disparus, deux organisations du monde littéraire malien ont accordé leur violon pour rendre un vibrant hommage à <a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=930495f28fe71d3fJmltdHM9MTY2MjY4MTYwMCZpZ3VpZD0zNGI0NWU5YS03MjNiLTY0YzgtMmNjNi00ZTJjNzNkYjY1MjMmaW5zaWQ9NTE3MA&amp;ptn=3&amp;hsh=3&amp;fclid=34b45e9a-723b-64c8-2cc6-4e2c73db6523&amp;u=a1aHR0cHM6Ly9tYWxpYWN0dS5uZXQvbWFsaS1vdXNtYW5lLXRoaWVueS1rb25hdGUtcmFuZ2UtYS1qYW1haXMtc2EtcGx1bWUtc2Fucy1xdWUtbGVuY3JpZXItbmUtc2VjaGUv&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ousmane Thiény Konaté</a>, <a href="https://maliactu.net/mali-qui-est-qui-a-la-decouverte-de-m-yaya-sangare-le-parcours-exceptionnel-dun-directeur/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yaya Sankaré</a> et <a href="https://maliactu.net/hommage-temoignage-posthume-au-professeur-drissa-diakite/">Dr Drissa Diakité</a>. Des écrivains qui ont marqué leur parcours à travers leur combat pour le rayonnement de la littérature malienne, mais dont la plupart restent peu connus par la jeune génération.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ousmane Thiény Konaté</strong></h3>



<p>Écrivain et éditorialiste malien, né en 1953 à Kita où il effectuera ses études primaires avant de poursuivre le secondaire et le supérieur à Bamako. De l’École Normale supérieure (ENSUP), il sort diplômer en lettres modernes. &nbsp;</p>



<p>Initié à l’écriture par son frère, <a href="https://www.lepoint.fr/culture/mort-de-l-ecrivain-moussa-konate-01-12-2013-1763845_3.php#:~:text=Moussa%20Konat%C3%A9%2C%20n%C3%A9%20en%201951%20%C3%A0%20Kita%2C%20%C3%A9tait,le%20pays%20dogon%20dans%20L%27empreinte%20du%20renard%2C%20notamment." target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’écrivain Moussa Konaté</a>, Ousmane Thiény Konaté est resté au service de la littérature jusqu’à son dernier souffle. Il était le président de l’Union des&nbsp;écrivains&nbsp;du Mali (UEM). Parmi ces œuvres, il faut retenir <em>« </em><a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=ef78ae97a5ef0a0bJmltdHM9MTY2MjY4MTYwMCZpZ3VpZD0zNGI0NWU5YS03MjNiLTY0YzgtMmNjNi00ZTJjNzNkYjY1MjMmaW5zaWQ9NTE4NQ&amp;ptn=3&amp;hsh=3&amp;fclid=34b45e9a-723b-64c8-2cc6-4e2c73db6523&amp;u=a1aHR0cHM6Ly93d3cuZWRpdGlvbnMtaGFybWF0dGFuLmZyL2xpdnJlLWxlX2xpbmdlX3NhbGVfc2VfbGF2ZV9hdV9jaW1ldGllcmVfb3VzbWFuZV90aGllbnktOTc4OTk5NTI1NDcwNC0zOTM0Ni5odG1s&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le linge sale se lave au cimetière</em> </a>», et « <a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=b3a45bded587b770JmltdHM9MTY2MjY4MTYwMCZpZ3VpZD0zNGI0NWU5YS03MjNiLTY0YzgtMmNjNi00ZTJjNzNkYjY1MjMmaW5zaWQ9NTE3MA&amp;ptn=3&amp;hsh=3&amp;fclid=34b45e9a-723b-64c8-2cc6-4e2c73db6523&amp;u=a1aHR0cHM6Ly93d3cubWFsaXdlYi5uZXQvaW50ZXJ2aWV3L291c21hbmUtdGhpZW55LWF1dGV1ci1kdS1saXZyZS1hbGxlcnMtc2ltcGxlcy1wb3VyLXNlZ291LXNpLW5vdXMtZmFpc29ucy1kZS1sYS10ZXJyZS11bi1saWV1LWRlLWJvbmhldXItbGEtbW9ydC1kZXZpZW5kcmEtdW5lLWFtaWUtcG91ci10b3VzLTI4NjYxNDUuaHRtbA&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Allers simples pour Ségou</em> </a>». Des œuvres qui lui ont valu le prix de la meilleure nouvelle en langue française du centre culturel français de Bamako.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Yaya Sankaré</strong></h3>



<p> Natif de Konso, dans la région de Mopti, Yaya Sankaré décroche son diplôme d’Études fondamentales en 1972 et se rend ensuite au Lycée Franco-arabe de Tombouctou (CFAT) où il sort avec un Baccalauréat de Philosophie et Langues. Il fréquente ensuite l’École Normale Supérieure de Bamako (ENSUP).</p>



<p>Amoureux des belles lettres, Yaya Sankaré est entre autres l’auteur de <em>Le talon et le serpent</em> (théâtre). <em>L’enfant adoptif</em> (théâtre) qui a été présenté au 12e du concours du Prix ACCT de la littérature africaine en 1994. Parmi ces œuvres, il faut citer aussi <em>Hôtes de marques</em> (Récit), qui a également obtenu le 1er Prix de la littérature africaine pour enfant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dr Drissa Diakité</strong></h3>



<p>Produit de la Sorbonne (Université de Paris1), cet écrivain malien a enseigné à l’École normale supérieure de Bamako de 1982 à 1996. Il a beaucoup écrit sur l’histoire des sociétés africaines. Il est notamment l’auteur de&nbsp;<a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=f334d0b2fc0c7d43JmltdHM9MTY2MjY4MTYwMCZpZ3VpZD0zNGI0NWU5YS03MjNiLTY0YzgtMmNjNi00ZTJjNzNkYjY1MjMmaW5zaWQ9NTE3OQ&amp;ptn=3&amp;hsh=3&amp;fclid=34b45e9a-723b-64c8-2cc6-4e2c73db6523&amp;u=a1aHR0cHM6Ly93d3cubGFib3V0aXF1ZWFmcmljYXZpdnJlLmNvbS9saXZyZXMvMTAyMDY3LWt1eWF0ZS1sYS1mb3JjZS1kdS1zZXJtZW50LWF1eC1vcmlnaW5lcy1kdS1ncmlvdC1tYW5kaW5ndWUtOTc4MjI5NjA5MjI5Ny5odG1s&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Kuyatè la force du</em> <em>serment, aux origines du griot mandingue</em></a>, mais au du <em><a href="https://www.cairn.info/petit-precis-de-remise-a-niveau-sur-l-histoire--9782707158710.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy</a></em>. Un ouvrage auquel il a participé aux côtés d’Adam Ba Konaré. Pour son ouvrage <em>Le Mansaya et la société mandingue</em>, il est lauréat du prix lauréat du prix Moussa Sow de la rentrée littéraire du Mali, en 2002.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rendre&nbsp;plus vivantes leurs œuvres</strong></h3>



<p><em>« Ces hommages sont rendus pour reconnaître les combats menés par ces écrivains dans la littérature&nbsp;malienne »</em>, indique Modibo Ibrahima Kanfo, président du JELMA. Cet évènement qui se veut&nbsp;désormais une tradition permettra de pérenniser le mérite des écrivains maliens disparus à travers la promotion de leurs œuvres auprès de la jeune génération.&nbsp;</p>



<p>Urbain Dembélé, ancien président de l’Union des Écrivains du Mali (UEM), a salué cette initiative de ces jeunes écrivains d’instituer un cadre de promotion des écrivains disparus. Selon lui, cette cérémonie&nbsp;rend plus vivantes les œuvres des illustres disparus. C’est une marque de reconnaissance obligatoire, surtout au regard de leurs contributions sur le plan littéraire et celui du développement du Mali et de l’Afrique, a-t-il expliqué.</p>



<p>C’est partant du constant que de nombreux écrivains sont laissés dans des oubliettes après leur disparition que ces organisations de jeunes écrivains ont eu l’idée d’instituer une Journée dédiée à ces « baobabs » de la littérature malienne. </p>



<p><strong>Abdramane Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ismaïla Samba Traoré : de producteur réalisateur de radio à historien de la littérature malienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Feb 2021 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[éditeur]]></category>
		<category><![CDATA[éditions La Sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ismaïla Samba Traoré]]></category>
		<category><![CDATA[littérature malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Malivaleurs]]></category>
		<category><![CDATA[PenMali]]></category>
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<p>Reconnu de tous comme historien du livre et de la littérature au Mali, Ismaila Samba Traoré joue un rôle prépondérant dans la préservation et la valorisation de la culture malienne.&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Reconnu de tous comme historien du livre et de la littérature au Mali, Ismaila Samba Traoré joue un rôle prépondérant dans la préservation et la valorisation de la culture malienne. Il possède une riche bibliographie qui fait de lui un écrivain de renommé nationale et internationale. Mais comment est-il arrivé à ce stade&nbsp;? &nbsp;</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color">Dans ses bureaux à Bacodjicoroni ACI, Ismaïla Samba Traoré présente l’allure d’un homme très actif, téléphone fixé à l’oreille gauche, les yeux rivés (sans lunettes) sur son écran d’ordinateur, ou sur son agenda qu’il remplit au fur et à mesure de ses engagements, il peut néanmoins soutenir une conversation, tout en passant les doigts sur son clavier d’ordinateur et un œil sur son agenda déposé à portée de main sur sa table de travail. L’homme est grand et bien bâti, de teint noir, cheveux blanchis, assez souvent drapé dans un long boubou.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Une vie à l’horloge </strong><strong></strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Cet homme hyperactif, écrivain, éditeur, chercheur, animateur d’un réseau de consultants, président d’associations et de collectifs, est un homme auquel on recourt volontiers dans le milieu, en sa qualité d’historien de la littérature malienne, de point focal pour fournir les contacts des professionnels du secteur de la culture.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Il partage ses journées entre relecture des manuscrits, accueil et orientation des auteurs, élaboration et conduite de programmes de recherche. Toujours souriant, à peine un appel terminé il peut décrocher un autre téléphone, et de sa voix grave, il oriente en quelques mots ses correspondants.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Le plus souvent, il lui arrive aussi de consacrer toute une matinée aux entretiens avec ses auteurs, notamment les jeunes qui se lancent dans cette aventure de l’édition sans pour autant avoir une véritable expérience dans le domaine. Il a produit, à compte d’éditeur au cours des derniers mois, pas moins de dix ouvrages d’auteurs débutants et moins jeunes. «&nbsp;<em>Ce sont mes coups de cœur&nbsp;»</em>, confie-t-il en souriant.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Ismaila Samba ne fait pas économie de sa personne, se donnant sans compter. La dernière née de ses initiatives, c’est la mise en place du <em>Collectif Urgence Ecoles, </em>un regroupement d’écrivains-enseignants qui ont décidé de se battre pour que leurs ouvrages parviennent aux destinataires que sont les enseignants et scolaires. Puisque les formules d’achat de livres sont à l’arrêt depuis de nombreuses années. <em>«&nbsp;La refondation et requalification de l’école malienne se fera avec les contenus que nous produisons, ou ne se fera pas. Puisque l’Etat ne fournit pas les écoles en livres, nous avons décidé d’explorer la piste des Sponsors et ONG, ainsi que des leaders politiques, qui disposent de projet de société qui font la part belle à l’éducation</em> ». Il avoue volontiers être insomniaque, dormant peu, très tôt réveillé, conséquences d’un mode de vie contracté depuis l’adolescence. &nbsp;</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Le scénariste des coups d’Etat </strong><strong></strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Producteur réalisateur à la radiodiffusion nationale du Mali au début de sa carrière de 1972 à 74, il décroche une bourse pour entreprendre des études universitaires en France, entre 1974 à 1982. Passionné par l’écriture depuis l’adolescence, il bascule définitivement dans ce choix de vie central à partir de la parution en 1982 de son premier roman, «&nbsp;<em>Les ruchers de la capitale</em>&nbsp;».</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Certains centres d’intérêt ont valu à ce roman de figurer au programme des écoles, comme la description de la famille, de l’exode rural ayant engendré les quartiers spontanés des nouvelles villes africaines, les clivages entre riches et démunis, l’ouvrage se prête à une lecture politique de la post indépendance. Il a prophétisé le système manipulateur mis en œuvre par les auteurs de putsch au Mali. Qui se met en mouvement entre rumeurs et manipulations&#8230;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Les écrits de M. Traoré font l’objet d’exposés, de mémoires et thèses dans des universités en Afrique et en France.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La Sahélienne, au-delà de l’édition </strong><strong></strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">La maison d’édition de livres qu’il a fondée en 1992, <a href="http://editionslasahelienne.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Sahélienne</a>, est la plus connue au Mali. Elle dispose d’une librairie, d’une bibliothèque de lecture et d’un espace consacré aux conférences-débats.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">La Sahélienne compte plusieurs collections, consacrées aux romans et récits, aux essais et documents, à la littérature de jeunesse, à la poésie. Sa production de livres en langues nationales compte pour un quart du total de ses publications, en toutes langues nationales du Mali. En plus de l’édition, La Sahélienne est aussi un centre de recherche et de consultation avec un solide réseau de consultants. C’est aussi une structure de formation et d’éducation non formelle.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Implantée dans un grand espace de deux étages, entouré de verdure, le cadre comporte une belle terrasse qui accueille en longueur de journée du monde. En plus des clients qui passent pour des achats de livres, cet espace est un véritable lieu de coworking, où des auteurs viennent le plus souvent se réfugier pour bénéficier non seulement des commodités du lieu, mais aussi et surtout des expériences du vieil écrivain.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Référence de la culture malienne</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">«&nbsp;<em>C’est un baobab pour le Mali</em>&nbsp;» confie enthousiaste un jeune auteur qui le fréquente depuis quelques années. «&nbsp;<em>Ses romans et chroniques, ses essais sur les filières artistiques et agricoles, ses monographies, recueils de poésie, livres pour enfants, en français aussi bien qu’en bamanankan, représentent une &nbsp;contribution importante dans la construction et la diffusion des savoirs sur notre pays&nbsp;</em>».</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Une autre confie&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>C’est son esprit d’ouverture, son humanisme et surtout son amour pour son métier qui sont frappants au premier contact</em>&nbsp;».</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Ismaila Samba Traoré est président du centre malien de Pen International,  et du mouvement <a href="http://malivaleurs.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Malivaleurs</a>. En  2019 il a reçu la haute distinction de Chevalier de l’Ordre national du Mali.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">On raconte de Ismaila Samba Traoré qu’à travers le Collectif Solidarité Ecoles fondé depuis 1994, et plus tard avec le Mouvement Malivaleurs, il a réussi à faire sortir beaucoup d’enfants de la déperdition scolaire en raison du manque de moyen de leurs parents.&nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">La riche expérience de Ismaïla Samba Traoré vient non seulement de son poste de producteur réalisateur, mais aussi, et surtout de ses fonctions de directeur national, de conseiller technique, de chargé de mission et de chef de cabinet, au ministère de la Culture et au ministère de l’Éducation de base.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">A 72 ans, IsmaïIa Samba Traoré n’a rien perdu de sa rigueur et de sa vigueur. Car <em>« En ce moment, je prépare la relève à La Sahélienne…Je vais me consacrer bientôt, si Dieu veut, à la relecture et publication des nombreux écrits qui attendent dans mes ordinateurs, fruits de mes longues années de recherche et d’écriture.</em> », ne cesse-t-il de rappeler au besoin.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">L’homme est à l’aise avec toutes les générations qui fréquentent ses espaces. Malgré l’âge et ses nombreuses occupations, il a une mémoire d’éléphant. C’est véritablement un homme-mémoire, à tous points de vue.</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Littérature malienne : les productions de Ismaïla Samba Traoré au cœur de nombreux travaux académiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 15:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Ismaïla Samba Traoré]]></category>
		<category><![CDATA[littérature malienne]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire sur Tunkaranké]]></category>
		<category><![CDATA[productions littéraires]]></category>
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<p>Les productions littéraires d’Ismaïla Samba Traoré font l’objet d’un foisonnement de travaux académiques au Mali ainsi qu’en dehors de nos frontières. En Côte d’Ivoire, un étudiant de l’Université de Bouaké&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Les productions littéraires d’Ismaïla Samba Traoré font l’objet d’un foisonnement de travaux académiques au Mali ainsi qu’en dehors de nos frontières. En Côte d’Ivoire, un étudiant de l’Université de Bouaké vient de soutenir, avec mention Très bien, un master sur le thème </strong><strong><em>« Stylistique et poétique du rythme dans Esquisses soudaniennes et Élégie pour la femme d’Ismaila Samba TRAORE</em></strong><strong> ». </strong><strong></strong></p>



<p>Ce mémoire représente le énième travail académique sur un des ouvrages de l’écrivain malien, Ismaïla Samba Traoré, fondateur des éditions La Sahélienne. Ce mémoire de master, préparé et présenté par Narcisse Kouamé Alui, étudiant en Lettres modernes à l’Université de Bouaké, Côte d’Ivoire, a été réalisé sur deux composantes du grand recueil « <em>Tunkaranké, le discours des migrants</em> ». Un ouvrage de Ismaïla Samba Traoré publié à La Sahélienne et chez Gafé en 2019.</p>



<p>Bien que ce travail de Narcisse Kouamé Alui ne soit pas le premier travail académique sur ses ouvrages, l’écrivain de renom se dit « <em>honoré</em> » par ce énième travail qui montre tout l’intérêt que suscitent ses ouvrages à travers le monde.</p>



<p>Joint par téléphone, M.&nbsp;Traoré n’a pas manqué d’exprimer son « <em>sentiment de fierté »</em>&nbsp;et de reconnaissance. Il se dit disponible pour faire le voyage à l’université de Bouaké, « <em>afin de communiquer avec les professeurs et les étudiants </em>» sur ses écrits littéraires, plus particulièrement sur sa poésie&nbsp;à travers « <em>Tunkaranké, le discours des migrants »</em>, objet de ce mémoire de Master. L’auteur a également lancé une invitation au jeune étudiant afin qu’il vienne à la rencontre des milieux universitaires et littéraires maliens à Bamako. Au compte et aux frais de La Sahélienne et du Mouvement Malivaleurs.</p>



<p>Notons que d’autres écrits de M.&nbsp;Traoré sont inscrits dans les programmes scolaires au Mali et à l’étranger et ont fait l’objet de mémoires et thèses. Les plus étudiés sont <em>«&nbsp;Les Ruchers de la Capitale&nbsp;»</em> et les <em>« Amants de l’esclaverie</em> ».</p>



<p>Toutefois, M.&nbsp;Traoré fait comprendre que c’est en Côte d’Ivoire que le plus de travaux sont réalisés autour de ses œuvres. D’où tout sa satisfaction à la suite de ce énième travail académique.</p>



<p>Notons que ce travail de mémoire, qui a valu à l’étudiant concerné la mention “<em>Très bien</em>”, a été réalisé sous la supervision de Professeur Fulbert&nbsp;<em>Loukou</em>, Maitre de conférences.</p>



<p>«&nbsp;<em>Ismaïla Samba Traoré, vous n’aurez pas vécu inutilement</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>F. Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Tegu Na ou le Grand Palabre » : les effets de la rupture entre la tradition et la modernité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2020 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[abandon des valeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Hamidou Ongoïba]]></category>
		<category><![CDATA[littérature malienne]]></category>
		<category><![CDATA[modernité]]></category>
		<category><![CDATA[Tegu Na ou le Grand Palabre]]></category>
		<category><![CDATA[tradition]]></category>
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<p>S’il existe un livre qui mérite aujourd’hui qu’on lui accorde une place inestimable dans nos bibliothèques et librairies, c’est bien « Tegu Na ou le Grand Palabre » de Wamseru A. Assama Ongoïba</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Vieux professeur de mathématiques et conseiller pédagogique, assistant du 2<sup>ème</sup> vice-président de l’Assemblée nationale du Mali, Hamidou Ongoïba a publié en juillet 2020 son troisième roman chez les éditions La Sahélienne Mali. Intitulé « <em>Tegu Na ou le Grand Palabre</em> », cet ouvrage de 150 pages nous évoque les problèmes liés à la rupture entre la tradition et la modernité.</strong></p>



<p>S’il existe un livre qui mérite aujourd’hui qu’on lui accorde une place inestimable dans nos bibliothèques et librairies, c’est bien «&nbsp;<em>Tegu Na ou le Grand Palabre&nbsp;»</em> de Wamseru A. Assama Ongoïba, de son vrai nom Hamidou Ongoïba. Simplicité, clarté, précision constituent entre autres quelques caractéristiques majeures qui donnent envie de dévorer cet ouvrage en un laps de temps. &nbsp;A tout dire, aucun lecteur ne peut résister au style de l’auteur. Un style direct et pédagogique qui facilite tout de suite une bonne assimilation du récit, même si M. Ongoïba entretient volontairement le suspense afin de garder l’attention du lecteur éveillée. En tout cas, c’est ce que nous dit le préfacier du livre, Dr Bouréima Sory Guindo, un consultant en Sciences de l’éducation&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est une histoire très captivante et très attachante par la force et la justesse des sentiments qui s’y expriment, qui entretient le suspense et focalise l’attention du lecteur tout au long de sa narration&nbsp;»</em>.</p>



<p>Captivante et attachante, oui. Puisqu’il s’agit d’un récit qui nous plonge, comme tout roman d’ailleurs, dans des réalités de la communauté dogon, au centre du Mali. L’ouvrage décrit les conséquences sociales de la désobéissance des valeurs traditionnelles. Mais pas que. Amasagu est la figure de cette transgression des valeurs, de cette rupture entre la modernité et la tradition. Il refuse de donner sa fille unique en mariage au Nonmon, génie tutélaire et protecteur de la communauté de Orolèye. Cette communauté recommande qu’une jeune fille soit donnée en sacrifice à ce génie, tous les sept ans. Or, <em>«&nbsp;la transgression peut entraîner un désordre, des troubles de toutes sortes, un chaos durable au sein de la communauté, dès lors que la violation d’un des fondements de la protection du village et de la cohésion sociale est actée et connue de tous</em>&nbsp;».</p>



<p>Mais ce crime ne peut-il pas être également un facteur d’émancipation, de protection des droits de l’homme&nbsp;? Si la vie est sacrée et que toute vie mérite protection, quelle justification, à notre époque, du sacrifice humain&nbsp;? «&nbsp;<em>Tegu Na ou le Grand Palabre</em>&nbsp;» expose aux lecteurs ce divorce, souvent nécessaire, entre la tradition et la modernité.</p>



<p>En ces temps troubles, ce récit pourrait trouver écho dans la quasi-totalité des communautés maliennes. Des sociétés qui traversent pour la plupart leur crise de valeurs. Partant de ce constat, ne pourrions-nous pas admettre que «&nbsp;<em>Tegu Na ou le Grand Palabre</em>&nbsp;» est un roman qui fait ressortir toute la problématique liée au vivre ensemble ainsi qu’à la cohésion sociale dans nos sociétés&nbsp;? En tout cas, l’éventail qu’il embrasse est assez large. Maintes problématiques actuelles dans nos sociétés peuvent puiser dans ce livre des réponses satisfaisantes.</p>



<p>A la lecture de ce livre, on ne peut point s’empêcher, en tout cas pour ceux qui l’ont découvert, de faire un lien avec le film malien «&nbsp;<em>SIA</em>&nbsp;», la fille qui devrait être sacrifiée au grand serpent protecteur du village de Wagadu. Mais face à la résistance de son fiancé, elle ne le sera point.</p>



<p>M. Ongoïba a réussi le pari. Car ce livre tient le lecteur en haleine du début jusqu’à la fin. On finit de le parcourir sans se rendre compte de la longueur du récit.</p>



<p>«&nbsp;<em>Tegu Na ou le Grand palabre</em>&nbsp;» est disponible en vente aux éditions La Sahélienne, sis à Bacodjicoroni ACI, ainsi qu’auprès de l’auteur lui-même. Il est également disponible dans plusieurs librairies de la capitale malienne, Bamako.</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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