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	<title>Archives des Liptako-Gourma | Sahel Tribune</title>
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		<title>26 mars : l’héritage des martyrs à l’heure des réformes</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:25:17 +0000</pubDate>
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<p>Trente-cinq ans après, le Mali se souvient des martyrs et continue de construire un État démocratique et juste.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Trente-cinq ans après la chute de Moussa Traoré, le Mali commémore les martyrs du changement de trajectoire du Mali, dans une période de refondation profonde de l’État. 35&nbsp;ans après la marche historique du peuple malien, le pays se trouve en plein chantier afin d’honorer la mémoire des martyrs de mars 1991.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne suffit plus de se souvenir. Le 26&nbsp;mars 1991 n’est pas qu’un moment d’histoire. C’est une promesse. Celle d’un État juste, d’une démocratie réelle, d’une rupture avec les logiques de prédation et de dépendance.&nbsp;Trente-cinq ans après ces événements, la démocratie malienne poursuit son chemin. L’idéal porté par les révolutionnaires de 1991 visait l’émergence d’un Mali nouveau. Un État libéré de la corruption, du favoritisme, du clientélisme et des restrictions des libertés. En d’autres termes, le passage d’une « <em>société close</em> » à une « <em>société ouverte</em> », comme le résumait si bien le slogan populaire&nbsp;: « <em>An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura </em>» — nous ne voulons plus de l’ordre ancien, nous voulons du renouveau — entendu par la renaissance du Mali&nbsp;: le&nbsp;<em>Mali Kura</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-anrs-et-la-nouvelle-constitution-nbsp"><strong>Les ANRs et la nouvelle Constitution&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce vide et cette recommandation populaire que la Transition actuelle entend combler. Non pas en répétant les symboles, mais en réinvestissant le réel. Depuis 2021, une série de réformes structurantes dessine en lettre d’or cette ambition des autorités maliennes de la Transition à la refondation. L’une des premières tâches fut de réunir le peuple malien autour d’une table de discussion à travers les Assises nationales de la Refondation, en 2021 — qui ont porté un diagnostic sans complaisance sur les maux du pays et proposé des solutions idoines pour la résolution des nombreuses crises qui assaillent la nation— secteur par secteur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue des ANRs, une nouvelle Constitution a été adoptée et promulguée le 22&nbsp;juillet 2023. Le Mali redéfinit ainsi ses partenariats internationaux, affirme une souveraineté politique assumée et réorganise l’appareil d’État. Les conclusions des Assises nationales de la refondation se sont prolongées dans la Vision Mali&nbsp;2063, qui ambitionnent de donner une colonne vertébrale stratégique au pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan de l’architecture institutionnelle, il convient de rappeler surtout la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de restaurer la crédibilité des scrutins, longtemps contestée et objet de déstabilisation politique, en témoigne les nombreuses crises post-électorales connues par le Mali. Dans le même esprit, les propositions de réforme du système politique — encadrement du nomadisme partisan, durcissement des conditions d’accès à la magistrature suprême, remise en cause du statut de chef de file de l’opposition — traduisent une volonté de moralisation et de rationalisation du jeu politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais aucune refondation ne tient sans sécurité. Il s’agit surtout de restaurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État. La montée en puissance des Forces armées maliennes, désormais mieux équipées et structurées, s’inscrit dans une doctrine assumée de fermeté. En plus de l’équipement, il convient de mentionner aussi le rehaussement du moral des troupes à travers notamment la considération accordée aux familles des militaires et paramilitaires tombés pour la nation reconnaissante — prise en charge de leurs enfants dans le cadre des pupilles de la nation, la construction en cours d’un mémoriel militaire en leur mémoire, la rédaction en cours de l’histoire militaire, la remise de chèques géants à leur famille, etc.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même veine, il convient de souligne le projet de construction de la maison des pupilles, dans la zone aéroportuaire. La pose de la première de cette infrastructure a eu lieu en février 2024.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le prolongement régional, la création de l’Alliance des États du Sahel — réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger —&nbsp;consacre une approche collective de la sécurité, centrée sur le bassin stratégique du Liptako-Gourma. L’ambition est non seulement de sécuriser les territoires, mais aussi de valoriser leurs ressources dans une logique de développement endogène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconquête passe aussi par le retour concret de l’État. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes se sont attelées à la réorganisation territoriale, à la création de nouvelles circonscriptions, à la réhabilitation des infrastructures administratives — notamment dans le Nord. L’objectif est de rapprocher l’administration des citoyens et de corriger les fractures héritées des crises successives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-de-l-extraversion-des-richesses-naturelles"><strong>La fin de l’extraversion des richesses naturelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est sans doute sur le terrain économique que la rupture est la plus lisible — et la plus attendue. Longtemps, le Mali a été un paradoxe&nbsp;: un géant aurifère, mais un État pauvre. L’or sortait, la richesse s’évaporait. Les zones minières, elles, restaient enclavées, marginalisées, oubliées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme du Code minier de 2023 marque à cet égard un tournant majeur. Elle ne se contente pas d’ajuster des règles. Elle redéfinit la philosophie même de l’exploitation des ressources. Désormais, l’objectif est de faire du secteur minier un levier de développement national et non plus un simple moteur d’extraction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle gouvernance repose sur plusieurs piliers. D’abord, une meilleure redistribution des revenus, avec la création de fonds dédiés, dont le Fonds minier de développement local, alimenté notamment par une contribution de 0,75&nbsp;% du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce mécanisme vise à réinjecter directement les richesses dans les territoires concernés — infrastructures, santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, la mise en place d’une politique de contenu local, qui impose une intégration accrue des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur. Emploi, sous-traitance, transfert de compétences. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter, mais de construire une économie autour de la ressource.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, une exigence renforcée de transparence et de redevabilité, avec des mécanismes de suivi à plusieurs niveaux — communal, régional et national — pour garantir que les fonds bénéficient réellement aux populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette même dynamique, le développement du bassin du Liptako-Gourma est pensé comme un chantier stratégique, combinant sécurité, exploitation des ressources et amélioration des conditions de vie. À cela s’ajoutent des politiques sociales ciblées&nbsp;: programmes d’emploi des jeunes, soutien aux micro-entreprises rurales, promotion d’activités génératrices de revenus dans plusieurs régions. Le « <em>Projet présidentiel d’urgence hospitalière</em> », avec la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires modernes, illustre également cette volonté de traduire la refondation dans le quotidien des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sanitaire, il faut noter aussi la construction en cours depuis 2022, du 4<sup>e</sup>&nbsp;Hôpital de référence, à Banancoro, à quelques kilomètres de Bamako, en vue de réduire&nbsp;l’évacuation sanitaire vers l’étranger de 95&nbsp;%</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-relance-d-unites-industrielles-nbsp"><strong>La relance d’unités industrielles&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réorientation n’est pas anodine. Elle répond à une exigence centrale du 26&nbsp;mars&nbsp;: mettre fin à la confiscation des richesses par une minorité et faire de l’État un instrument au service du plus grand nombre. En ce sens, la réforme minière est l’une des traductions les plus concrètes de l’idéal de 1991.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la refondation ne se joue pas uniquement dans le secteur minier. Elle s’étend à d’autres secteurs économiques comme la relance industrielle avec la remise en activité d’unités comme la COMATEX ou l’UMPP, le projet de construction d’une école des mines, l’investissement dans l’éducation — avec la régionalisation des universités et des projets innovants comme une école d’intelligence artificielle et de robotique —, ou encore la signature du pacte de stabilité sociale et de croissance pour encadrer les relations avec les partenaires sociaux. Soulignons aussi la relance du chemin de fer bien que ce secteur observe toujours quelques difficultés de redécollage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie ne se résume ni à des élections ni à des symboles. Elle suppose un État capable, souverain et légitime. C’est précisément cette équation que la Transition entend de résoudre, dans un contexte régional et international particulièrement contraint.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 26&nbsp;mars 2026 est donc plus qu’une commémoration. C’est un moment de clarification. Entre mémoire et action, entre héritage et refondation, le Mali est à la croisée des chemins. Les martyrs de 1991 n’ont pas seulement ouvert une page de l’histoire ; ils ont posé une exigence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : les armées de l’AES redessinent la carte de la sécurité régionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 08:32:49 +0000</pubDate>
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<p>Les armées de l’AES redéfinissent la lutte antiterroriste au Sahel, alliant sécurité et développement dans une vision collective.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au Mali, analyse la transformation profonde de la lutte antiterroriste dans le Sahel à la lumière du recentrage stratégique des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Entre souveraineté retrouvée, solidarité régionale et rupture avec les paradigmes sécuritaires hérités de l’extérieur, il montre comment la guerre devient désormais une affirmation politique collective, où la sécurité et le développement s’enracinent dans une même vision de souveraineté partagée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contrôle progressif des axes routiers traditionnellement utilisés par les groupes armés terroristes, assuré par les forces armées des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — créée le 16 septembre 2023 à travers la signature de la Charte du Liptako-Gourma à Bamako — marque une inflexion décisive dans la lutte antiterroriste au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reprise en main, renforcée par une surveillance accrue des voies d’interconnexion dans le Grand Nord du Mali et dans la zone des « trois frontières », rompt avec les pratiques sécuritaires antérieures. Elle exerce une pression inédite sur des groupes habitués à opérer dans des espaces faiblement contestés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-rupture-avec-les-anciennes-strategies-de-securite"><strong>La rupture avec les anciennes stratégies de sécurité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mutation tranche avec la posture attentiste qui prévalait durant la coopération avec certains partenaires extérieurs, notamment européens. Leur action, souvent distante, répondait à des agendas politiques et économiques exogènes. Les stratégies déployées administraient l’insécurité plutôt que de la résorber, en imposant des solutions déconnectées des populations et des autorités nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Acculés par la neutralisation de chefs notoires, la désorganisation de leurs réseaux de contrebande — carburant et produits de première nécessité en provenance de pays pétroliers frontaliers — et le dysfonctionnement de leurs circuits économiques et logistiques, les groupes terroristes ont dû quitter leurs sanctuaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle logique sécuritaire de l’AES les contraint à des incursions directes dans les centres urbains, modifiant qualitativement leur mode opératoire. L’attaque de Sévaré et de l’aéroport a gravé cette évolution dans la conscience collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-autonomie-strategique-du-mali-et-la-mutualisation-regionale"><strong>L’autonomie stratégique du Mali et la mutualisation régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique confirme que la guerre suit les décisions politiques. Elle en est la continuation par d’autres moyens, selon la formule classique. L’exemple de Kidal est emblématique. Longtemps perçue comme hors de l’autorité républicaine, la ville réintègre l’ordre étatique depuis sa reconquête par la vaillante armée du Mali, le 14 novembre 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grandes villes maliennes sous le giron de la République sont constamment approvisionnées en produits de première nécessité, assurant le fonctionnement normal des services publics et le quotidien des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’être isolé, le Mali a recentré sa stratégie sur son armée nationale et formalisé le retrait des forces étrangères hostiles à la ligne politique de l’État. L’AES, formée avec le Burkina Faso et le Niger, mutualise la sécurité régionale. Ce réalignement force les groupes armés à réajuster leurs discours. Jadis ancrés dans des revendications religieuses ou ethnocentriques, ils intègrent désormais, de manière instrumentale, des rhétoriques et des critiques des politiques étatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-nouvelles-cibles-du-terrorisme-l-economie-et-la-societe-civile"><strong>Les nouvelles cibles du terrorisme : l’économie et la société civile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Incapables de tenir des positions face aux forces de défense et de sécurité, ces groupes déploient leur violence contre des cibles « molles » : convois, entreprises, infrastructures économiques et civils. Routes, villes et espaces productifs deviennent des théâtres d’opérations visant à perturber la vie publique, à asphyxier l’économie et à user l’État via le quotidien des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie d’usure vise la survie. Le discours du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta — notamment adressé aux autorités coutumières —, traduit la conscience de cette dimension multidimensionnelle du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La riposte étatique, désormais assumée, frappe le terrorisme dans ses volets sécuritaire, économique, politique et médiatique. La visite du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara, à Kidal en mai 2025, a révélé l’imbrication du terrorisme dans les circuits économiques locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité et la gestion des ressources relèvent de la souveraineté exclusive de l’État. Tout contrevenant s’exclut du cadre républicain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-menaces-persistantes-et-les-mediations-ambigues"><strong>Les menaces persistantes et les médiations ambiguës</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les opérations de sécurisation des convois commerciaux en provenance des pays côtiers attestent de la maturité opérationnelle des armées de l’AES, qui se renforcent davantage grâce à l’opérationnalisation de la Force Unifiée (FU-AES), le 20 décembre 2025. Les corridors reliant les sites nigériens à Bamako, via le Burkina Faso, incarnent la solidarité de l’Alliance et l’adhésion populaire à ce projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’intensification des attaques, leur synchronisation avec des échéances politiques comme le sommet confédéral de Bamako, et la réapparition d’acteurs proposant des médiations ambiguës interrogent. Aucune désescalade crédible ne saurait tolérer discours incendiaires ou déstabilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, refonder les cadres de conquête et d’exercice du pouvoir via une concertation publique élargie sur l’espace AES, comme annoncé lors de la présentation des vœux de nouvel an par le général d’armée Goïta au Mali, est essentiel à la stabilité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement, bloqué par la guerre permanente, exige l’éradication totale du terrorisme. Car, « il ne saurait y avoir de développement sans sécurité, et il ne saurait y avoir de sécurité sans développement », aime à expliquer le président de la Transition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-totale-et-integration-regionale-nbsp"><strong>Souveraineté totale et intégration régionale&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en service à Bamako de la force unifiée de la Confédération des États du Sahel, le 20 décembre 2025, son déploiement frontalier, le projet de production d’armement et d’intégration économique concrétisent cette doctrine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, combler les vides sécuritaires au flanc maghrébin (Algérie et Mauritanie), surtout dans les zones et emprises minières en exploitation ou en projet, reste une priorité absolue. Restaurer la pleine souveraineté des peuples sur leurs ressources, sans ingérences exogènes, définit l’horizon de cette phase décisive de la lutte antiterroriste au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : Moscou dénonce une instrumentalisation de la lutte antiterroriste et appelle à une “solidarité réelle” avec les États de l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 08:29:33 +0000</pubDate>
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<p>Moscou dénonce une instrumentalisation de la lutte antiterroriste lors d'une réunion de l'ONU sur la paix en Afrique de l'Ouest.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Lors d’un briefing du Conseil de sécurité des Nations unies consacré à la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest, la représentante permanente adjointe de la Russie, Anna Evstigneeva, a dénoncé les ingérences extérieures et les manipulations médiatiques autour de la situation sécuritaire au Sahel. Elle a réaffirmé le soutien de Moscou aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).</em></strong></em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">A quelques semaines de l’ouverture des activités du 2ème sommet de la Confédération des États du Sahel, qui est annoncé en décembre à Bamako, le Conseil de sécurité de l’ONU tient sa session ordinaire.&nbsp;La Russie s’est une nouvelle fois exprimée sur la situation au Sahel, lors&nbsp;de cette&nbsp;réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la stabilité en Afrique de l’Ouest. Anna Evstigneeva, représentante permanente adjointe de la Fédération de Russie, a exprimé la “<em>vive préoccupation</em>” de son pays face à l’évolution de la situation dans la région Sahara-Sahel, “<em>devenue un terrain d’expérimentation pour des acteurs géopolitiques et économiques extérieurs, souvent au détriment des populations locales</em>”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la diplomate, la recrudescence des attaques terroristes, notamment celles du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), illustre “<em>une mutation tactique</em>” soutenue par des “<em>fournitures d’armes et de technologies avancées venues de l’extérieur</em>”. Elle a cité en exemple les tentatives récentes de blocus du carburant dans certaines villes du Mali.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-manipulations-mediatiques-et-destabilisation-informationnelle"><strong>Manipulations médiatiques et déstabilisation informationnelle</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Evstigneeva a également dénoncé “<em>une vaste campagne d’influence coordonnée</em>” visant à saper les autorités des pays du Sahel, en particulier celles du “<em>Sahel Trio</em>” — Burkina Faso, Mali et Niger.&nbsp;Selon elle, plusieurs médias occidentaux, notamment français et américains, “<em>reprennent sans vérification des récits fabriqués</em>”, contribuant ainsi à “<em>alimenter la propagande terroriste et à décrédibiliser les gouvernements sahéliens</em>”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomate a évoqué la décision récente du Mali de suspendre la diffusion de TF1 et LCI, accusées par la Haute Autorité de la Communication (HAC) d’avoir diffusé des contenus “<em>justifiant le terrorisme et incitant à la déstabilisation</em>”.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-renforcement-du-partenariat-entre-moscou-et-les-pays-de-l-aes"><strong>Renforcement du partenariat entre Moscou et les pays de l’AES</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Évoquant la situation interne du Mali, Mme Evstigneeva a souligné que “<em>la normalisation est en cours</em>”, notamment grâce à l’escorte de convois de carburant par des forces russes, qui a permis d’atténuer les pénuries. “<em>Les écoles ont rouvert et la population soutient la souveraineté énergétique du pays</em>”, a-t-elle déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a salué les “<em>opérations conjointes réussies</em>” menées par les forces de l’AES dans le triangle du Liptako-Gourma, qui ont abouti à “<em>l’élimination de plusieurs chefs de groupes armés</em>”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Moscou, ces avancées démontrent la capacité des États sahéliens à faire face à la menace, malgré les “<em>conséquences désastreuses de l’intervention occidentale en Libye en 2011</em>”, que la diplomate a qualifiée de “<em>source directe du chaos sécuritaire dans la région</em>”.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-appel-a-une-solidarite-internationale-sans-agenda-cache"><strong>Appel à une solidarité internationale sans agenda caché</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Evstigneeva a appelé la communauté internationale à fournir une “<em>aide sincère, sans double standard ni arrière-pensées</em>”, fondée sur le respect de la souveraineté des États. Elle a également mis en garde contre toute tentative de relancer des initiatives régionales sans le consentement des pays concernés, rappelant “<em>l’échec du G5 Sahel</em>” et “<em>les sanctions injustes imposées à l’AES après les changements politiques intervenus en 2023</em>”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">“<em>Les initiatives de lutte contre le terrorisme ne peuvent réussir sans le plein accord des gouvernements sahéliens et sans une coordination pragmatique sur le terrain</em>”, a-t-elle insisté.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-technique-accrue-avec-la-russie"><strong>Une coopération technique accrue avec la Russie</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Réaffirmant l’engagement de Moscou aux côtés de ses “<em>partenaires africains</em>”, la représentante russe a annoncé que son pays continuerait de soutenir les forces armées et les services de sécurité des États de l’AES “<em>par la formation, l’équipement et le partage d’expertise</em>”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a aussi appelé à renforcer les programmes de l’ONU dans les domaines de la sécurité des frontières, du renseignement et de la lutte contre le financement du terrorisme. “<em>Les projets mis en œuvre avec la Fédération de Russie ont déjà reçu des retours extrêmement positifs</em>”, a-t-elle affirmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, Anna Evstigneeva a plaidé pour une “<em>solidarité africaine authentique</em>” et un soutien international fondé sur le respect mutuel :“<em>Les pays du Sahel n’ont pas besoin de tutelle, mais de partenaires sincères. Leurs efforts méritent un appui concret, cohérent et respectueux de leur souveraineté.</em>”</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Confédération AES : l’ALG transformée en bras opérationnel de développement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 17:50:44 +0000</pubDate>
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<p>Explorez les résultats de la 8ème session de l'ALG et la nouvelle Agence d'Exécution des projets de développement.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De l’Autorité de Développement Intégré du Liptako-Gourma (ALG) à l’Agence d’Exécution des projets de la Confédération des États du Sahel (AES), les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger actent une transformation historique de l’intégration régionale. Un tournant assumé, porté par une volonté de souveraineté et d’efficacité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Niamey-Bamako-Ouagadougou : un triangle de pouvoir se redessine. Ce vendredi 11 juillet 2025, à l’occasion de la 8e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’ALG, tenue par visioconférence sous la présidence du Général Abdourahamane Tiani, les leaders de l’AES ont apposé leur sceau sur ce qui s’apparente à une reconfiguration silencieuse, mais profonde, de l’architecture sahélienne. Un acte fondateur qui voit l’ALG muter en une Agence d’Exécution des projets et programmes de développement de la Confédération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-de-rupture-mesuree"><strong>Un discours de rupture mesurée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali et Président de la Confédération AES, n’a pas mâché ses mots :&nbsp;<em>« Ce que&nbsp;</em><em>nous célébrons aujourd’hui découle de notre volonté commune de prendre en compte les réalités géopolitiques actuelles, mais aussi la nécessité d’ajuster les structures de notre organisation face aux défis du moment.</em><em>&nbsp;</em><em>»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En des termes choisis mais sans détour, le président malien a rappelé que l’ALG, fondée en 1970, avait démontré sa résilience pendant 55 ans, menant des projets concrets dans les domaines de l’agriculture, des mines, de l’énergie ou encore de l’environnement. Mais que face&nbsp;<em>« aux mutations géopolitiques actuelles »</em>, il était temps que&nbsp;&nbsp;l’ALG s’adapte «&nbsp;<em>aux nouveaux défis pour accomplir pleinement sa mission&nbsp;</em><em>»</em>&nbsp;afin de faire de cette institution un levier central de la souveraineté et du développement confédéral.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-mots-aux-actes"><strong>Des mots aux actes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et les chefs d’État n’ont pas tergiversé. Dans leur communiqué final, ils actent formellement la transformation de l’ALG en&nbsp;<em>Agence d’Exécution des Projets de Développement de l’AES</em>. Une décision stratégique, visant à mutualiser les ressources, éviter les doublons institutionnels, et affirmer une capacité de réalisation autonome, loin des schémas de dépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mandat a été donné au Président en exercice de nommer un Administrateur provisoire chargé d’assurer cette transition. Un audit préalable de l’ALG est également prévu, tout comme la mise en œuvre effective de la transformation avant le 31 décembre 2025.&nbsp;<em>Une réforme à marche forcée mais assumée.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-confederation-en-construction"><strong>Une Confédération en construction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce basculement n’a rien de bureaucratique. Il s’inscrit dans une logique de rationalisation et de recentrage sur les priorités des peuples.&nbsp;<em>« Capitaliser les acquis de l’ALG »</em>, disent les chefs d’État, mais pour les mettre au service des objectifs de développement définis par et pour les États de l’AES. Exit les agendas dictés de l’extérieur, bienvenue à une coopération intégrée, pilotée depuis Bamako, Ouagadougou et Niamey.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette session s’est également inscrite dans la dynamique de consolidation de la Confédération des États du Sahel, proclamée en juillet 2024. Dans les couloirs diplomatiques comme dans les discours publics, l’ambition est claire : faire de l’AES non une alliance circonstancielle, mais un bloc stratégique à vocation pérenne. Le développement devient ainsi l’un de ses piliers cardinaux, aux côtés de la sécurité et de la souveraineté politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-triptyque-continuite-rupture-efficacite"><strong>Un triptyque : continuité, rupture, efficacité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En filigrane, c’est toute la doctrine sahélienne qui se précise. Une doctrine où le passé est intégré, mais au service d’une vision nouvelle. Où les institutions sont conservées, mais transfigurées. Où les peuples, longtemps laissés à la marge des décisions prises ailleurs, retrouvent une voix, un visage et une ambition incarnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc attendu&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>des ministres de tutelle et des experts des propositions concrètes, qui nous permettront non seulement de mieux définir la forme que prendra notre institution, mais aussi ses nouvelles missions.</em>&nbsp;»,&nbsp;a indiqué le Président Goïta.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Révision de la Charte de la Transition au Mali : un mandat de 5 ans pour consolider la souveraineté et les réformes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 07:18:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>La révision de la charte de la transition au Mali vise à renforcer les réformes et assurer la sécurité dans la région du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong>Adoptée en Conseil des ministres, la révision de la Charte de la Transition consacre un mandat de cinq ans renouvelable au Chef de l’État malien. Dans un contexte de refondation institutionnelle, de lutte contre l’insécurité et de consolidation régionale avec l’AES, cette décision répond à l’impératif de stabilité et à l’exigence de souveraineté.</strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette révision s&rsquo;inscrit directement dans la lignée des Assises Nationales de la Refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021. Ces assises, qui ont mobilisé l&rsquo;ensemble des forces vives de la nation, avaient abouti à 517 recommandations majeures. Parmi celles-ci, une vision politique claire s&rsquo;était dégagée : «&nbsp;<em>Mener des réformes politiques et institutionnelles prioritaires, avant d’organiser des élections</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre de ces recommandations a déjà porté ses fruits. Le Mali a notamment adopté une nouvelle Constitution par référendum le 18 juin 2023, promulguée par le Président de la Transition, Chef de l&rsquo;État, le 22 juillet 2023. Cette nouvelle loi fondamentale est un pilier de la refondation de l&rsquo;État, jetant les bases d&rsquo;une gouvernance renouvelée et plus stable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-souverainete-et-defis-exterieurs-un-contexte-complexe"><strong>Souveraineté et défis extérieurs, un contexte complexe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la rectification de la transition, survenue en mai 2021, et l&rsquo;affirmation d&rsquo;une souveraineté pleine et entière, le Mali se trouve confronté à une multitude de défis. La lutte pour la stabilité et la sécurité est particulièrement ardue, d&rsquo;autant plus que le pays fait face à des ingérences extérieures. Selon les autorités maliennes, certains de ces défis sont «&nbsp;<em>soutenus par des sponsors étrangers</em>&nbsp;», ce qui complique davantage la situation sécuritaire et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité, le Mali n&rsquo;est pas isolé. En effet, il a forgé des alliances stratégiques avec ses voisins, le Burkina Faso et le Niger, qui partagent des problématiques similaires. Cette coopération a donné naissance à l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), instituée le 16 septembre 2023 par la Charte du Liptako-Gourma. Plus récemment, le 06 juillet 2024, ces trois nations ont franchi une étape supplémentaire en créant la Confédération des États du Sahel, renforçant ainsi leur synergie dans la lutte contre l&rsquo;insécurité et pour le développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-necessite-d-une-nbsp-pacification-totale-nbsp"><strong>La nécessité d&rsquo;une «&nbsp;pacification totale&nbsp;»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les avancées significatives, telles que l&rsquo;adoption d&rsquo;une nouvelle Constitution et les succès des Forces Armées et de Sécurité maliennes dans le contrôle du territoire et la lutte contre le terrorisme et l&rsquo;extrémisme violent, la menace persiste. Le Mali et les autres pays de l&rsquo;AES restent exposés à la déstabilisation internationale et à l&rsquo;atteinte aux intérêts vitaux des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la prolongation de la Transition est perçue comme une nécessité cruciale. La question de la «&nbsp;<em>pacification totale de nos États</em>&nbsp;» se pose avec acuité, soulignant l&rsquo;impératif de créer un environnement de sécurité et de stabilité durable avant d&rsquo;envisager un retour à l&rsquo;ordre constitutionnel plein et entier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mandat-de-cinq-ans-pour-la-stabilite-regionale"><strong>Un mandat de cinq ans pour la stabilité régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi adopté par le Conseil des Ministres s&rsquo;inscrit donc dans cette logique de consolidation et de persévérance. Il vise à répondre aux «&nbsp;<em>attentes légitimes du Peuple malien&nbsp;</em>», notamment en ce qui concerne la poursuite des réformes et la sécurisation du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La révision de la Charte de la Transition prévoit d&rsquo;accorder au Chef de l&rsquo;État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025. Cette décision est alignée avec la durée des mandats de ses pairs au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), ce qui renforce la cohérence et la solidarité entre les nations membres. Cette prolongation vise à donner le temps nécessaire aux autorités pour mener à bien les réformes engagées et parvenir à une pacification complète du Mali, créant ainsi les conditions propices à un avenir plus stable et souverain pour l&rsquo;ensemble du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Éditorial] Une nouvelle aube pour le Liptako-Gourma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Nov 2023 17:33:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[rencontre ministérielle à Bamako]]></category>
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<p>Découvrez les avancées significatives dans la coopération régionale et le développement économique au sein de l'Espace du Liptako-Gourma. Lisez notre éditorial sur la réunion ministérielle historique de l'Alliance des États du Sahel (AES), où les représentants du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger ont tracé une vision commune pour la sécurité, la prospérité et l'intégrité de la région. Explorez les recommandations audacieuses formulées par les Ministres, visant à accélérer la mise en place de l'architecture institutionnelle, à promouvoir la libre circulation, à renforcer la sécurité alimentaire et énergétique, et à créer des mécanismes financiers innovants. Un avenir harmonieux se profile dans le Liptako-Gourma, façonné par une coopération renforcée et une vision partagée pour le développement économique durable.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En ce jour mémorable du 25 novembre 2023, nous assistons à l&rsquo;émergence d&rsquo;une ère nouvelle dans la région du Liptako-Gourma, alors que les représentants du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger se sont rassemblés à Bamako pour une rencontre ministérielle d&rsquo;une importance cruciale. Cette réunion, fruit de la création récente de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), témoigne de l&rsquo;engagement inébranlable des dirigeants de la région en faveur de la sécurité, du développement économique et de l&rsquo;intégrité de l&rsquo;espace du Liptako-Gourma.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les&nbsp;</strong><strong>réformes</strong><strong>&nbsp;indispensables&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;origine de cette initiative, la Charte instituant l&rsquo;Alliance des États du Sahel, signée le 16 septembre 2023 à Bamako, a jeté les bases d&rsquo;une coopération stratégique sans précédent. Les Chefs d&rsquo;État du Burkina Faso, de la République du Mali, et de la République du Niger ont tracé un chemin audacieux pour répondre aux défis communs, affirmant ainsi leur vision partagée de l&rsquo;avenir de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion ministérielle qui a suivi a été le théâtre de discussions approfondies et de délibérations sur des questions cruciales liées au développement économique et social&nbsp;des trois pays. Malgré les défis économiques et sécuritaires persistants dans la région, les&nbsp;ministres ont démontré une détermination exceptionnelle, réaffirmant leur solidarité face aux attaques terroristes et exprimant leur engagement envers le bien-être des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux des experts, préalablement tenus les 23 et 24 novembre 2023, ont jeté une lumière vive sur des thèmes essentiels tels que les échanges commerciaux, la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique, la transformation industrielle, et les réformes financières nécessaires. Ces discussions ont formé la toile de fond des recommandations ambitieuses qui ont été formulées par les&nbsp;ministres, selon le communiqué final de la Rencontre ministérielle des pays membres de l’AES, qui s’est tenu à Bamako, ce samedi 25 novembre 2023.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Booster le secteur de l’économie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les nombreuses résolutions, l&rsquo;appel à une accélération de la mise en place de l&rsquo;architecture juridico-institutionnelle de l&rsquo;AES résonne comme un engagement envers la création d&rsquo;un environnement propice au développement harmonieux. La nécessité d&rsquo;améliorer la libre circulation des personnes, de renforcer la sécurité des corridors d&rsquo;approvisionnement, et d&rsquo;accélérer la mise en œuvre de projets énergétiques et agricoles a été soulignée comme des impératifs majeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité alimentaire et énergétique a été au cœur des débats, avec une reconnaissance unanime du besoin de mécanismes communs de riposte aux crises alimentaires et d&rsquo;investissements massifs dans le secteur énergétique. La transformation industrielle a également été mise en avant, avec un appel à l&rsquo;élaboration d&rsquo;une stratégie commune d&rsquo;industrialisation pour dynamiser le tissu industriel de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan financier, les&nbsp;ministres ont confronté les difficultés de financement des déficits budgétaires, appelant à la promotion d&rsquo;un partenariat public-privé, à la création d&rsquo;une banque d&rsquo;investissement de l&rsquo;AES, et à la mise en place d&rsquo;un fonds de stabilisation. Ces propositions audacieuses visent à assurer une base solide pour le financement du développement économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>U</strong><strong>ne nouvelle voie pour l&rsquo;</strong><strong>e</strong><strong>space du Liptako-Gourma</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En clôturant cette journée historique, les&nbsp;ministres ont exprimé leurs félicitations à Alousséni&nbsp;Sanou,&nbsp;ministre de l&rsquo;Économie et des Finances du Mali, pour l&rsquo;organisation impeccable de la rencontre. Des remerciements chaleureux ont été adressés aux autorités maliennes pour leur accueil exceptionnel, soulignant ainsi l&rsquo;esprit d&rsquo;unité qui a prévalu tout au long de la journée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le 25 novembre 2023 restera inscrit dans les annales comme le jour où la coopération et le développement ont tracé une nouvelle voie pour l&rsquo;espace du Liptako-Gourma. Le courage des dirigeants et la vision partagée des peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont défini une trajectoire vers un avenir prospère, démontrant que l&rsquo;unité peut surmonter les défis et ouvrir la voie à un avenir plus fort et plus solidaire pour tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>Yacouba Dogoni : « L’armée tchadienne viendrait appuyer la force Barkhane »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 11:39:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[armée Tchadienne]]></category>
		<category><![CDATA[contingent tchadien]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Yacouba Dogoni]]></category>
		<category><![CDATA[Liptako-Gourma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La levée du blocus sur Farabougou (dans la région de Ségou), l’arrivée de 1200 soldats tchadiens dans le Liptako-Gourma ainsi que les accusations de bavures contre la force Barkhane, etc.&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>La levée du blocus sur Farabougou (dans la région de Ségou), l’arrivée de 1200 soldats tchadiens dans le Liptako-Gourma ainsi que les accusations de bavures contre la force Barkhane, etc. C’est les questions que nous abordons avec Dr Yacouba Dogoni, enseignant-chercheur au département de sociologie à la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHSE) de Bamako.</strong><strong></strong></p>



<h2 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Phileingora&nbsp;: Quelle analyse faites-vous de l’intervention du Haut Conseil Islamique à Farabougou ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yacouba Dogoni</strong>&nbsp;: ce geste est salutaire parce que la population de Farabougou était prise au piège par les djihadistes et même les chasseurs. Une situation qui empêchait les habitants de vaguer à leurs occupations. D’autres problèmes sociaux surgissaient également.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il faut comprendre dans la situation de cette zone, c’est que nous tendons vers une problématique religieuse parce que de plus en plus les djihadistes prônent la vertu religieuse. Le haut conseil islamique, qui n’est pas à sa première intervention dans ce sens, est donc dans ses droits. Car si le problème est religieux, la solution ne peut être que religieuse. Le plus important est qu’il ait réussi à résoudre cette crise.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La levée de ce blocus permettra de relancer les bases du développement économique. Les populations pourront ainsi avoir accès aux services sociaux de base, certaines infrastructures pourront également être renforcées.</p>



<h3 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Pensez-vous que cette crise de Farabougou est définitivement résolue ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette zone, il est important qu’il y ait une rencontre beaucoup plus formelle, un cadre beaucoup plus idéal et dans un espace beaucoup plus ouvert au dialogue pour une résolution définitive de ce conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais si au lieu de cela, on autorise les groupes djihadistes à faire des prêches dans la ville, alors il faut se dire que le problème ne serait pas résolu. Car si les citoyens n’adhèrent pas aux idéologies de ces hommes, il pourrait y avoir des actes de répression. C’est pourquoi il serait important que l’État prenne toutes ses responsabilités pour recadrer tous les acteurs qui interviennent dans la localité en les inculquant les valeurs de la laïcité.</p>



<h4 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Quelle est votre appréciation de l’arrivée du contingent tchadien de 1200 soldats pour le renforcement de la sécurité dans le Liptako-Gourma ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette arrivée pourrait contribuer à la stabilité de la zone. Mais il convient de rappeler que les Maliens n’ont pas oublié ce qui s’est passé en 2013. Cette armée tchadienne avait beaucoup d’histoires à Kidal, notamment à Aguelhoc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la libération des différentes villes, Gao, Tombouctou, etc., l’armée tchadienne s’est retrouvée seule avec l’armée française dans la région de Kidal. Qu’est-ce que ces armées faisaient dans cette zone ? Beaucoup de questions se sont posées autour de cette situation.</p>



<h5 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Pensez-vous que cette intervention est purement « <em>géostratégique</em> » ? &nbsp;</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la force Barkhane concentre de plus en plus ses efforts sur la zone des trois frontières. C’est la raison pour laquelle je pense que cette nouvelle intervention ne serait qu’une stratégie pour appuyer Barkhane. Ce qui m’amène à parler plutôt de mercenaires (des gens recrutés par la France et mis au service de l’armée française) que d’armée tchadienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes dans une perspective géostratégique. À ce titre, on ne peut pas exclure l’hypothèse selon laquelle l’armée tchadienne vient appuyer la force Barkhane.</p>



<h6 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Les « <em>termes d’intervention</em> » ne sont donc pas clairs selon vous ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Si c’est pour sécuriser le Liptako Gourma, il doit forcément y avoir une coordination des opérations entre l’armée malienne et l’armée tchadienne. Ces opérations doivent être dirigées par le commandant de la zone qui ne sera pas choisi en dehors de l’armée malienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc éclaircir les termes d’intervention. Cette intervention ne doit pas se concentrer sur une seule zone comme l’armée française l’avait fait à Konna avec l’opération Serval. Une opération qui a d’ailleurs permis aux groupes djihadistes d’occuper les régions du centre. Cela parce que la stratégie adoptée n’était pas adaptée.</p>



<h6 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>À quoi faut-il s’attendre&nbsp;si cette intervention se concentrait sur une seule zone ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Au lieu de contribuer à la sécurisation du Liptako-Gourma, elle contribuera à la dissémination des groupes djihadistes. Si les opérations ne sont pas bien coordonnées, on risque de voir encore des groupes envahir davantage la zone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">N’oublions pas surtout que l Liptako-Gourma est une zone stratégique, une zone tampon. La France, engagée dans des exploitations de ressources minières au Niger aussi bien qu’en Mauritanie, a besoin de plus de sécurité dans la zone du Liptako-Gourma afin de réussir ses activités. L’armée tchadienne vient dans ce cadre pour lui prêter main-forte.</p>



<h6 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Cette intervention a lieu surtout pendant une période difficile pour la force Barkhane qui est accusée de plus en plus de bavure. S’agirait-il d’une simple coïncidence ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont ces mêmes reproches, qu’on faisait à l’armée malienne, qui ont contribué à la création de beaucoup de milices au centre du Mali. Aujourd’hui, nous sommes en face d’un fait similaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si aujourd’hui on parle de plus en plus de bavure, d’exaction, c’est pour pousser la population à la révolte contre une armée française qui est mal vue au Mali parce que l’objet et les résultats de son intervention ne sont pas appréciés par le peuple malien qui aspire à la paix et à la sécurité, que cette force était censée lui en procurer.</p>



<h6 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Au Mali aussi bien que dans le reste du sahel, on parle de plus en plus de l’implication des civils dans la gestion de la crise sécuritaire. Quelle est votre position à ce sujet ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Les civils sont incontournables dans la gestion de la crise sécuritaire. Sécuriser n’est pas toujours de prendre les armes. C’est aussi prendre en compte les aspects sociaux qui ne peuvent être gérés que par des civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut une implication effective des populations de la localité. Cela ne doit pas se faire sur la seule base des renseignements fournis. D’ailleurs, généralement, ceux qui vont sur cette base se retrouvent assassinés par des groupes djihadistes.</p>



<h6 class="has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Alors à quoi doit donc consister cette implication des civils ?</strong></h6>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut permettre à la population de se sécuriser, c’est-à-dire lui permettre de s’organiser en groupes d’auto-défense. On se rappelle le conflit dans les régions du Nord ainsi que du centre où il y a eu des initiatives locales de sécurité qui ont porté des fruits. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons aller vers une décentralisation de la sécurité. Un aspect qui n’est pas pris en compte dans la politique actuelle de sécurité au Mali. À travers cette décentralisation, on adoptera une approche par proximité. Cela voudrait dire que les décisions concernant la sécurité ou la paix viendront des gouverneurs des régions, des présidents des conseils régionaux ainsi que des élus locaux au niveau des cercles et des communes. Cela permettra à ceux-ci d’avoir leur propre armée ainsi que des équipements de sécurité afin de pouvoir sécuriser la population de plus près.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décentralisation ou même régionalisation permettra d’avoir au moins 20 militaires à proximité, prêts à intervenir à tout moment sans avoir besoin d’attendre la décision de l’État central ou du chef d’État-major général des armées. Mais si on doit rester dans la politique de l’État qui gère la sécurité, on prendra encore du temps avant d’arriver à un véritable règne de cette sécurité.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre le terrorisme : « Un bataillon de 1200 militaires tchadien est arrivé à Niamey »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Mar 2021 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[bataillon tchadien]]></category>
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		<category><![CDATA[Liptako-Gourma]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité au sahel]]></category>
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<p>Dans son communiqué du 12&#160;mars 2021, la Force Barkhane félicite les efforts qui continuent d’être déployés pour le retour de la sécurité dans le Sahel. Le même communiqué annonce l’arrivée&#8230;</p>
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<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Dans son communiqué du 12&nbsp;mars 2021, la Force Barkhane félicite les efforts qui continuent d’être déployés pour le retour de la sécurité dans le Sahel. Le même communiqué annonce l’arrivée d’un bataillon tchadien de 1200 militaires au Niger. Un bataillon qui rejoindra la force conjointe du G5 Sahel (FCG5-Sahel).</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">En coopération avec les différentes armées partenaires, les Forces Armées Sahéliennes poursuivent leurs efforts dans la région dite des « trois frontières » en menant des opérations de harcèlement dans le Gourma et le Liptako.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Succession d’opérations ponctuelles dans la région des trois frontières</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Depuis quelques semaines, la concentration des efforts dans la région des trois frontières s’est traduite par une succession d’opérations menées aussi bien depuis les airs qu’au sol. Le 5&nbsp;mars, en fin de matinée, dans la région du Liptako, à l’est d’Amalaoulaou près de la frontière nigérienne, la composante aérienne de la Force Barkhane a réalisé une frappe neutralisant un Groupe armé terroriste (GAT) et détruisant deux motos, deux armes légères et un équipement de communication.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">En parallèle dans le Gourma, une manœuvre renseignement a permis de confirmer la présence d’un campement d’hommes armés appartenant à un GAT. Les commandos de la Force Barkhane ont été déployés rapidement afin de mettre en place un dispositif de surveillance et d’interception autour du site. Leur infiltration a permis de les neutraliser et de saisir l’ensemble de leurs équipements (armes et moyens de communication).</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Poursuite de la montée en puissance de la TF Takuba</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Cette semaine, sur la base opérationnelle avancée de Ménaka, le personnel médical français, tchèque et suédois a conduit un exercice d’afflux massif de blessés&nbsp;: le plan MASCAL (massive casualities).</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Médecins, infirmiers, auxiliaires sanitaires et secouristes au combat se sont entraînés à mettre en œuvre le matériel médical, préparer les perfusions, évaluer l’état des blessés pour les répartir dans les postes de soin adéquats. Cet exercice sanitaire de grande ampleur avait pour but d’évaluer la capacité de réaction des équipes médicales en place et de travailler la bonne coordination des différents acteurs européens.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">En parallèle, sur cette même base, les travaux assurés par les militaires du génie et des entreprises locales se poursuivent, permettant de pérenniser l’installation de différents contingents. Ils couvrent un large spectre allant de la construction des héliports, aux forages en passant par l’aménagement des zones de vie jusqu’au poste de commandement des forces spéciales européennes.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>BAT TCHAD soutenu par ses partenaires</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Mi-février, un bataillon de 1200 militaires tchadien est arrivé à Niamey. Stationné à l’extérieur de la ville, il bénéficie d’un soutien logistique complémentaire de la Base aérienne projetée (BAP) de Niamey</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Le bataillon tchadien sera prochainement placé sous le commandement et soutenu par la Force conjointe du G5 (FCG5) Sahel. Il rejoindra les forces partenaires pour participer à la lutte contre les GAT. L’intégration du bataillon portera à 5750 le nombre de militaires engagés au sein de la FC GS Sahel.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Sorties air hebdomadaires (bilan du 03 au 09&nbsp;mars inclus)</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph">Les avions de la Force Barkhane ont réalisé 101 sorties, parmi lesquelles 25 sorties chasse, 22 sorties ISR et 54 missions de transport ou de ravitaillement.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Source&nbsp;: opération Barkhane</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><em>Le surtitre, le titre et le chapô sont de notre rédaction</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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