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	<title>Archives des liberté et démocratie &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des liberté et démocratie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Faut-il refonder la démocratie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Crise démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les problèmes récurrents dans les démocraties modernes forcent à douter de la validité de ce régime à l’époque actuelle. La démocratie n’aurait-elle pas atteint ses limites et demanderait à être&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Les problèmes récurrents dans les démocraties modernes forcent à douter de la validité de ce régime à l’époque actuelle. La démocratie n’aurait-elle pas atteint ses limites et demanderait à être réformée ? Ce régime mérite aujourd’hui que des réflexions soient portées sur ses principes.</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><em>« La démocratie soulève de grandes difficultés. [NDLR] Les problèmes les plus importants et les plus difficiles sont les problèmes d’ordre moral</em> », déclare <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Popper" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Karl Popper</a>, philosophe du 20<sup>e</sup> siècle. Ces problèmes de moralité font croire à des citoyens que les avantages qu’accorde ce régime leur donnent tout le droit. Ce qui pourrait expliquer pourquoi la stabilité est difficilement accessible en démocratie.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Trop de libertés asphyxient la liberté</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Ces difficultés relèvent du «&nbsp;<em>paradoxe de la liberté</em>&nbsp;». L’octroi d’une multitude de libertés au peuple conduit généralement à l’abus de ces libertés pour la satisfaction d’intérêts personnels. Selon Popper, ces abus s’expliquent par la coresponsabilité, dont l’exercice requiert la liberté d’expression, d’accès à l’information et de diffusion de l’information, de publication, etc.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">« <em>“Trop” d’État conduit à l’absence de liberté. Mais il peut aussi y avoir “trop” de liberté. Il existe malheureusement un abus de la liberté, analogue à l’abus du pouvoir de l’État </em>», explique-t-il. Les abus de la liberté d’expression et de publication conduisent à la désinformation ainsi qu’à l’incitation à la violence. Des situations auxquelles nous assistons au Mali de nos jours. Ces pratiques sont de plus en plus développées alors que le pays vient de connaitre le <a href="http://saheltribune.com/demission-dibk-les-conclusions-du-sommet-virtuel-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao/">quatrième coup d’État</a> de son histoire.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Quand les citoyens prennent ainsi goût à une trop grande liberté, la stabilité politique et institutionnelle devient un idéal. Car aucun pouvoir ne recevra l’unanimité. En plus, l’union dont il a besoin pour son bon fonctionnement devient également un mirage. En un mot, le pays devient ingouvernable.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>La démocratie patine</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">La démocratie malienne traverserait toujours cette crise d’adolescence&nbsp;qui a tendance d’acquérir valeur d’habitude. En tout cas, ce régime politique, traduit littéralement comme la souveraineté du peuple, semble être insuffisamment compris au Mali. Car si la démocratie met le peuple au centre de la gouvernance politique en lui octroyant des libertés, des droits et des devoirs, elle prévoit des limites aux libertés. Sauf qu’au Mali, les droits semblent prendre le dessus des devoirs ; les libertés ne semblent plus avoir de limites. Les abus sont plus nombreux que la conformité aux normes. En conséquence, la démocratie patine, toute la nation tangue au risque de chavirer.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Ces abus, pour le cas spécifique du Mali, relève d’une politique d’instrumentalisation du peuple. Des hommes politiques, en quête de popularité, s’érigent en représentants ou défenseurs du peuple. Cette couverture les aide dans leur entreprise de déstabilisation.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">&nbsp;Ne faudrait-il pas alors donner raison au philosophe français du 18e siècle, <a href="https://iep.utm.edu/rousseau/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Jacques Rousseau</a> à travers ce passage de son ouvrage <a href="https://ebooks-bnr.com/ebooks/pdf4/rousseau_du_contrat_social.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>« Du contrat social </em></a><em>»&nbsp;: « S’il y avait un peuple de Dieux, il se gouvernerait démocratiquement ». </em>Parce qu’il s’agit d’un régime parfait. <em>« Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes </em>», a-t-il fini par indiquer. &nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">La nature imparfaite de l’homme aurait fini par corrompre la démocratie, considérée comme parfaite. Si tel est le cas, c’est que la démocratie n’a jamais été parfaite, puisque le parfait n’est pas corruptible. &nbsp;</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Refonder la démocratie</strong></h3>



<p class="has-black-color has-text-color">Thomas Hobbes aurait pressenti ce labyrinthe en proposant que l’État ait plus de liberté afin de régner en « <em>léviathan</em> » pour faire peur et obliger au respect des principes. « <em>Nous avons besoin de la liberté pour empêcher les abus de l’État, et nous avons besoin de l’État pour empêcher les abus de la liberté</em> », explique Popper. Les limites des libertés n’auraient pas été assez perceptibles. D’où les nombreuses violations auxquelles nous assistons. &nbsp;</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Dans sa classification des différents régimes politiques et leur déclinaison, Platon expliquait&nbsp;: « <em>La démocratie — souveraineté du peuple, du grand nombre, de la masse. Ici, selon Platon, il n’existe qu’une seule forme et elle est mauvaise, parce que parmi beaucoup d’hommes, il y a toujours beaucoup d’hommes mauvais</em> », explique Karl Popper. D’où la critique de ce philosophe contre l’idée qui fait de la souveraineté populaire « <em>l’initiative populaire </em>». Selon lui, il vaut mieux prôner pour le « <em>jugement du peuple</em> ».</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Depuis l’Antiquité, la démocratie est objet d’interrogation. Les problèmes récurrents au cœur de la gestion de ce régime et qui n’épargnent aucun État actuel, quels que soient ses nombres d’années d’expérience dans la pratique, nécessitent que de véritables réflexions soient menées sur le fonctionnement de ce régime.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">Faut-il une refonte de la démocratie ? <a href="https://www.monde-diplomatique.fr/1997/05/RAMONET/4325" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ignacio Ramonet</a> répond par l’affirmatif&nbsp;: « <em>Une architecture politique conçue, pour l’essentiel, au cours de la seconde moitié du XVIIIe&nbsp;siècle, en Angleterre, aux États-Unis et en France sur la base des exemples antiques grec et romain, a nécessairement besoin d’une refondation</em> ».</p>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Fousseni Togola&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Interpellation de Bandiougou Doumbia: la liberté oui, mais la stabilité du pays aussi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Feb 2020 15:44:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Bandiougou Doumbia arrêté]]></category>
		<category><![CDATA[Interpellation de Bandiougou Doumbia]]></category>
		<category><![CDATA[liberté et démocratie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Comme on ne peut pas vouloir à la fois, une chose et son contraire, l’interpellation du prêcheur, Bandiougou Doumbia, la semaine dernière par la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ), ne mérite trop de délitements de langue.</p>
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<p>« <em>Nous avons besoin de la liberté pour empêcher les abus de l’État, et nous avons besoin de l’État pour empêcher les abus de la liberté »</em>. Ces propos ont été prononcés par Karl Popper, philosophe anglais du XXe siècle, le 9 juin 1988 lors d’une conférence à Bayerischer Hof de Munich (en Allemagne). Un passage qui sonne aujourd’hui comme une vérité d’évidence dans la plupart des pays démocratiques, notamment au Mali. L&rsquo;interpellation de Bandiougou Doumbia est mal vue par certains citoyens de ce pays.</p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=653&amp;action=edit">Les législatives à tout prix ou la politique de l’Autruche ?</a></p>


<p>La démocratie en tant que
régime politique dans lequel la souveraineté est exercée par le peuple requiert
l’exercice de la liberté. Cette liberté qui donne le droit d’action au peuple,
dans la mesure du possible, doit être assez circonscrite pour éviter des
dérapages qui mettront dans les fers la liberté des autres citoyens voire
compromettre l’existence de l’État. </p>


<p>Cette délimitation du
champ d’action de la liberté doit être surveillée par les autorités, garantes
de ce droit. Car comme on préfère le reprendre à l’occasion de plusieurs de nos
discussions sur la liberté&nbsp;: « <em>Trop de liberté tue la liberté</em> ». D’où
la nécessité de toujours veiller sur elle. Le peuple l’exerce pour interpeler
les autorités étatiques et celles-ci pour éviter des dérapages de la part du
peuple. L’exercice de la liberté a besoin de ce contrôle externe pour éviter
qu’elle déborde. </p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=621&amp;action=edit">Guerre de propagande ou mauvaise foi politique ?</a></p>


<p>Pour reprendre Thomas
Hobbes, philosophe anglais, l’homme laissé naturellement à lui-même ne peut être
qu’un « <em>loup</em> » pour son prochain. D’où la nécessité d’un État qui soit
fort pour imposer le respect des lois de la République en exigeant à chacun le
respect des limites de sa liberté. </p>


<p>Comme on ne peut pas
vouloir à la fois, une chose et son contraire, l’interpellation du prêcheur, Bandiougou
Doumbia, la semaine dernière par la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ), ne
mérite trop de délitements de langue. Pour rappel, <a href="https://www.afribone.com/?Bandiougou-Doumbia-le-precheur-de">en
2009</a>,
c’est le même prêcheur qui s’est attelé au même exercice en allant jusqu’à
inviter les militaires à un « <em>assassinat politique</em> ». Ses insultes ont
été ardues à l’endroit des autorités de l’État au sujet du code des personnes
et de la famille. Chose qui avait été d’ailleurs félicitée par maints citoyens.
</p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=617&amp;action=edit">Le drame du Mali, c’est d’avoir aussi un peuple papillon !</a></p>


<p>Pour éviter son interpellation, c’était lui-même qui est allé à la rencontre de ces mêmes autorités, à commencer par Amadou Toumani Touré alias ATT, ex-président du Mali, pour présenter ses excuses. C’est depuis ces temps « <em>du Général Makossa »</em>, pour reprendre Sirafily Diango dans <em>Il pleut sur le sud</em> <em>suivi de Il neige sur Kidal</em>, que la soumission du droit au sentiment a commencé dans ce pays. </p>


<p>&nbsp;Cette <a rel="noreferrer noopener" aria-label="énième interpellation (opens in a new tab)" href="https://www.malicanal.com/arrestation-du-precheur-bandiougou-doumbia-le-haut-conseil-islamique-juge-les-propos-indignes-il-presente-ses-excuses-et-demande-sa-liberation/" target="_blank">énième interpellation</a> de Bandiougou Doumbia ayant conduit à son arrestation doit être analysée sans emportement. Certes, en tant que citoyens, de surcroit, leader religieux, nous avons la liberté d’exprimer nos opinions, mais nos propos ne doivent nullement constituer une menace pour la stabilité de l’État. Dans le contexte difficile que traverse le pays, il serait difficile de justifier ce coup de cœur de ce prêcheur malien. </p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=607&amp;action=edit">Comment faut-il dialoguer avec les terroristes ?</a></p>


<p>Même si des voix se sont levées pour demander la clémence des autorités afin d’obtenir la libération de leur confrère, il faut noter que les autorités doivent aussi travailler à appliquer la loi de la République. Sans quoi, ceux pour qui elles sont en service diront qu’elles n’accomplissent pas leur travail. Comme pour rappeler que <em>« Nul n’est au-dessus de la loi ». </em></p>


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<iframe title="Le Haut conseil islamique demande pardon à IBK et à tous les Maliens au nom de Bandiougou Doumbia" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/b1mfl6zunsA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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