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	<title>Archives des liberté d&#039;expression &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Fake news et discours haineux : Un duo explosif qui fragilise le vivre-ensemble</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 05:02:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Dans l'ère numérique, les fake news et discours de haine perturbent notre société. Explorez les solutions pour une meilleure communication.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un monde où l’information circule à la vitesse de la lumière, la désinformation et les discours de haine se propagent comme une trainée de poudre. Ces phénomènes, bien que distincts, se nourrissent mutuellement et menacent la cohésion sociale, un pilier fondamental de toute société démocratique. Comment ces fléaux influencent-ils nos interactions, nos perceptions et, plus largement, notre capacité à vivre ensemble ? Quelles solutions pouvons-nous envisager ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’ère du numérique, où chaque clic peut semer la discorde et chaque partage amplifier le mensonge, la vérité devient une victime collatérale — et la société, son foyer&nbsp;principal.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-desinformation-une-arme-invisible-contre-la-verite"><strong>La désinformation, une arme invisible contre la vérité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation, ou <em>« infox »,</em> consiste en la diffusion intentionnelle de fausses informations dans le but de tromper ou de manipuler. Avec l’avènement du numérique, ce phénomène a connu une croissance exponentielle. Selon une étude réalisée en 2023 par l’Université d’Oxford, près de <a href="https://www.oii.ox.ac.uk)/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">81 %</a> des pays du monde ont été confrontés à des campagnes organisées de désinformation. De plus, un <a href="https://www.counterhate.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> du Centre for Countering Digital Hate (CCDH) souligne qu’entre  2019 et 2023, le nombre de fausses informations partagées sur les réseaux sociaux a augmenté de 150 %. Ces campagnes, souvent orchestrées par des acteurs malveillants (États, groupes politiques ou individus), visent à manipuler l’opinion publique, semer la confusion et polariser les débats. La période de la pandémie de Covid-19 reste un exemple emblématique durant laquelle des rumeurs infondées sur les vaccins ont circulé massivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une <a href="https://www.who.int/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête</a> menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a révélé que 25 % des personnes interrogées dans 15 pays avaient été exposées à des informations erronées sur les vaccins, ce qui a contribué à une baisse de la confiance envers les autorités sanitaires. Au-delà des questions de santé, la désinformation touche également à des sujets sensibles comme les élections, les crises économiques ou les conflits internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pourquoi la désinformation se propage-t-elle aussi rapidement ? Une <a href="https://www.mit.edu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a> menée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 2018 montre que les fausses informations voyagent six fois plus vite que les informations véridiques sur X (anciennement Twitter). Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs, notamment l’émotionnalité des contenus où les fausses informations sont souvent formulées de manière sensationnelle ou choquante, incitant les utilisateurs à les partager sans vérification. Il s’agit également des algorithmes des réseaux sociaux où ces derniers privilégient les contenus engageants, même s’ils sont inexacts, pour maximiser le temps passé sur leurs plateformes. À cette liste s’ajoute le manque d’éducation aux médias où beaucoup d’internautes ne savent pas distinguer une information fiable d’une fake news.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-discours-de-haine-un-poison-pour-la-cohesion-sociale"><strong>Les discours de haine, un poison pour la cohésion sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours de haine désigne toute forme d’expression — verbale, écrite ou symbolique — qui attaque une personne ou un groupe sur la base de critères tels que la race, la religion, le genre, l’orientation sexuelle, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à la désinformation, les discours de haine prolifèrent sur Internet. Ils sont notamment caractérisés par des propos discriminatoires, racistes, sexistes ou xénophobes, ciblant souvent des minorités vulnérables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <a href="https://www.hatespeechinternational.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet Hate Speech International</a>, les discours de haine en ligne ont augmenté de 40 % entre 2020 et 2023, avec des pics lors d’événements sensibles comme les élections ou les conflits internationaux. Aux États-Unis, le <a href="https://www.splcenter.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Southern Poverty Law Center</a> (SPLC) a également documenté une augmentation de 25 % des incidents de haine contre les communautés asiatiques depuis le début de la pandémie, en grande partie alimentée par des discours xénophobes véhiculés sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces discours ne sont pas sans conséquences. Ils stigmatisent certains groupes, renforcent les divisions entre communautés et fragilisent le vivre-ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-desinformation-nourrit-la-haine"><strong>Quand la désinformation nourrit la haine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation et les discours de haine sont étroitement liés. La première est souvent utilisée pour justifier ou légitimer les seconds. Par exemple, des théories conspirationnistes accusant une minorité d’être responsable d’un problème sociétal peuvent inciter à des actes de discrimination ou de violence. Une <a href="https://www.reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête</a> de l’Institut Reuters indique que 30 % des Européens croyaient à au moins une théorie complotiste, créant un terreau fertile pour les discours de haine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée de la désinformation et des discours de haine représente un véritable défi pour nos sociétés modernes. Cependant, ces phénomènes ne sont pas une fatalité. Grâce à une approche combinant&nbsp;: régulation, éducation et engagement citoyen, il est possible de reconstruire des ponts entre les individus et de renforcer notre capacité à vivre ensemble. La question n’est pas seulement de savoir comment combattre ces fléaux, mais aussi de réaffirmer les valeurs qui nous unissent : tolérance, respect et solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’a souligné l’historien Yuval Noah Harari, <em>« la vérité est fragile, mais elle reste notre meilleur rempart contre le chaos ».</em> En protégeant l’information et en combattant la haine, nous pouvons préserver ce bien précieux qu’est la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Sénégal, une démocratie qui punit aussi les abus de langage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Nov 2024 17:14:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[abus de langage]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[espace public]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d&#039;expression]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'arrestation de Moustapha Diakhaté relance le débat sur la liberté d'expression et les limites du discours public au Sénégal.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Sénégal, l’arrestation de Moustapha Diakhaté pour ses propos jugés insultants relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans une démocratie moderne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal, souvent cité en exemple pour sa stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, fait à nouveau la une avec une affaire mêlant liberté d’expression et limites du discours public. Cette fois, c’est Moustapha Diakhaté, ancien président du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yaakaar, qui est au centre de la controverse. Ses propos, qualifiant les Sénégalais de « <em>peuple maudit</em> » pour avoir choisi Bassirou Diomaye Faye comme président, lui ont valu une garde à vue prolongée, marquant un nouvel épisode de tensions autour de la liberté d’expression dans le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-democratie-et-responsabilite-nbsp-l-equilibre-fragile"><strong>Démocratie et responsabilité&nbsp;: l’équilibre fragile</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à d’autres pays de la sous-région, notamment le Mali, où les militaires en treillis dictent les règles, le Sénégal se distingue par une gouvernance civile élue et des institutions démocratiques solides. Cependant, cet avantage ne l’exempte pas de défis majeurs, notamment celui de concilier liberté d’expression et respect des valeurs sociétales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrestation de Moustapha Diakhaté met en lumière cette tension. S’exprimant sur une chaîne privée, il a fait des déclarations jugées offensantes envers toute une nation. Le recours à des lois datant des années&nbsp;60 pour encadrer ces excès, comme l’a dénoncé Seydi Gassama d’Amnesty International, montre que même dans une démocratie, les abus de langage ne sont pas exempts de conséquences.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-juridique-depasse-mais-pas-sans-fondement"><strong>Un contexte juridique dépassé, mais pas sans fondement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Seydi Gassama soulève un point pertinent&nbsp;: les lois régissant l’expression publique au Sénégal datent d’une époque où les médias d’État contrôlaient l’information et où les partis uniques dominaient la scène politique. Dans un contexte moderne marqué par les réseaux sociaux et les médias privés, ces lois semblent désuètes, voire oppressives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, leur application rappelle que le droit à la parole libre n’est pas absolu. Même dans une démocratie, il existe des limites nécessaires pour prévenir les discours haineux ou incendiaires. Le cas Diakhaté illustre la volonté de l’État de ne pas laisser l’espace public devenir une arène où tout est permis, sous prétexte de liberté d’expression.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-senegal-entre-modernite-et-tradition"><strong>Le Sénégal, entre modernité et tradition</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait simpliste de comparer directement la situation sénégalaise à celle de ses voisins comme le Mali. Là où Bamako fait face à des dissensions parfois radicales sous la poigne de dirigeants militaires, Dakar s’efforce de maintenir l’ordre tout en respectant les fondements d’un État de droit. Pourtant, cette affaire met en évidence un paradoxe&nbsp;: les valeurs démocratiques sénégalaises, censées garantir la liberté d’expression, peuvent elles-mêmes être invoquées pour réprimer cette même liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration de Moustapha Diakhaté n’est pas anodine. Décrire un peuple comme « <em>maudit</em> » dépasse la simple critique politique. C’est une attaque directe contre la dignité nationale. Une démocratie ne peut tolérer de tels dérapages sans réagir, car laisser ces propos impunis reviendrait à fragiliser le tissu social.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-reforme-des-lois-sur-l-expression-publique"><strong>Vers une réforme des lois sur l’expression publique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cela dit, la critique d’Amnesty International mérite d’être entendue. L’arrestation de Diakhaté relance le débat sur l’adéquation des lois actuelles aux réalités d’une société démocratique moderne. Si le Sénégal veut continuer à se démarquer comme un modèle, il doit réformer ses textes juridiques pour qu’ils protègent autant la liberté d’expression que le respect mutuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de permettre tous les écarts, mais de définir clairement les frontières du discours acceptable, tout en évitant un usage excessif des outils répressifs. À l’heure où les réseaux sociaux amplifient chaque mot, cette tâche est plus urgente que jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal, bien qu’épargné par les crises institutionnelles que traversent certains de ses voisins, montre ici que la démocratie ne garantit pas l’absence de tensions. La garde à vue de Moustapha Diakhaté est la preuve que même dans un État de droit, des propos jugés insultants ou offensants peuvent conduire à des sanctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi pour Dakar sera de maintenir cet équilibre fragile entre justice et liberté, sans tomber dans les travers d’un autoritarisme déguisé. Mais une chose est sûre&nbsp;: au Sénégal comme dans tout autre pays, on peut être élu et civil, mais les excès de langage ne passent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Nuit de l’UJRM, 3e édition : Ibrahim K. Djitteye distingué meilleur journaliste reporter</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 09:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d&#039;expression]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[meilleur journaliste reporter]]></category>
		<category><![CDATA[presse écrite]]></category>
		<category><![CDATA[récompense]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ibrahim Kalifa Djitteye récompensé lors de la Nuit de l'Union des Journalistes Reporters du Mali pour sa contribution à la paix et à la cohésion sociale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce vendredi&nbsp;26&nbsp;juillet 2024, Ibrahim Kalifa Djitteye, contributeur au site Sahel Tribune et à l’hebdomadaire Sahel Kunafoni, a été distingué comme meilleur journaliste reporter&nbsp;2024 dans la catégorie presse écrite. La remise de ce prestigieux prix a eu lieu au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), lors de la 3e&nbsp;édition de la Nuit de l’Union des Journalistes Reporters du Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le natif de Tombouctou a été récompensé pour sa production portant sur le thème « <em>Paix et cohésion sociale&nbsp;: Le Mali au-delà de tous clivages politiques et idéologiques. </em>» Son travail, salué pour sa profondeur et son impartialité, met en lumière les défis et les espoirs d’un Mali uni, au-delà des divisions.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-carriere-qui-commence-au-quotidien-le-pays-nbsp"><strong>Une carrière qui commence au quotidien Le Pays&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce prix souligne l’engagement de Djitteye envers un journalisme de qualité, dédié à la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Son succès est une source d’inspiration pour ses collègues et futurs journalistes, rappelant l’importance cruciale d’une presse libre et rigoureuse dans le paysage médiatique malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeune journaliste a commencé à travailler au journal Le Pays en septembre 2019. Ibrahim Kalifa Djitteye, passionné par l’écriture et la recherche de la vérité, s’est rapidement distingué par son engagement et sa rigueur professionnelle. Dès ses débuts, il a su se faire remarquer par ses reportages pertinents et ses analyses approfondies, couvrant des sujets d’actualité aussi variés que cruciaux pour la société malienne. Son travail au journal Le Pays a non seulement renforcé ses compétences journalistiques, mais aussi mis en lumière sa capacité à aborder des sujets complexes avec clarté et objectivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ibrahim continue de se former en journalisme et communication à EGI-SUP à Bamako, tout en poursuivant son engagement pour une information de qualité. Son parcours est un exemple inspirant pour les jeunes aspirants journalistes de la région, démontrant que la passion et le travail acharné peuvent mener à une carrière prometteuse.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-passion-qui-le-conduit-a-la-radio-nbsp"><strong>Une passion qui le conduit à la radio&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Polyvalent, Ibrahim Kalifa Djitteye a su se démarquer dans le paysage médiatique malien. Il a débuté à la radio Kalémé de Tombouctou et a été le directeur de programmes de la Web Radio « <em>Faso</em> » de Bamako. Aujourd’hui, Djitteye a été distingué comme meilleur journaliste reporter de l’année&nbsp;2024 dans la catégorie presse écrite. Cette reconnaissance vient couronner une jeune carrière marquée par son dévouement, son professionnalisme et sa passion pour le journalisme, qui ont fait de lui une figure incontournable des médias au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son parcours exemplaire, de la radio à la presse écrite, illustre parfaitement sa capacité à s’adapter et à exceller dans différents domaines du journalisme. Cette distinction est une reconnaissance bien méritée de son travail acharné et de sa contribution significative au monde de l’information.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-freelance"><strong>Un freelance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Son travail a été publié dans L’Analyse de la Semaine, un magazine hebdomadaire réputé pour ses analyses approfondies sur le Mali, le Sahel et l’Afrique de l’Ouest. Ce magazine est apprécié pour sa capacité à décortiquer les dynamiques complexes de la région avec rigueur et perspicacité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ibrahim Kalifa Djitteye contribue également au journal Le Devoir, connu pour son approche analytique et critique de l’actualité. Ses articles dans ce journal reflètent une compréhension approfondie des enjeux locaux et internationaux. Il collabore aussi avec Le Canard de la Venise, un journal qui se distingue par son regard satirique sur les événements, offrant ainsi une perspective unique et souvent critique sur l’actualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, ses écrits apparaissent fréquemment dans le Journal Sahel Kunafoni et Sahel Tribune, deux publications importantes qui couvrent l’actualité régionale et internationale avec un souci constant de précision et d’objectivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ses diverses contributions, Ibrahim Kalifa Djitteye démontre un engagement indéfectible envers une information de qualité, enrichissant ainsi le débat public et l’analyse critique dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C. Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Les deux visages du numérique : opportunités et pièges de la liberté en ligne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2024 11:09:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[3 mai 2024]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale de la liberté de la presse]]></category>
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		<category><![CDATA[technologie numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La démocratie et la liberté de presse à l'ère numérique: opportunités et défis pour la liberté d'expression.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un monde hyperconnecté, l’Internet et les plateformes de médias sociaux ont bouleversé le paysage médiatique, offrant des opportunités sans précédent pour la liberté d’expression tout en posant de nouveaux défis majeurs à la liberté de presse. Ces défis, notamment la désinformation, la censure en ligne, et la surveillance, analyse Fousseni Togola, professeur de philosophie et journaliste-communicant, mettent à l’épreuve les fondements mêmes de la démocratie et de la liberté d’expression, défendue par des penseurs tels que Karl Popper, philosophe des sciences et un théoricien politique austro-britannique, né en 1902 à Vienne et décédé en 1994.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’arène numérique mondiale, Internet et les réseaux sociaux se révèlent être des armes à double tranchant. D’un côté, ils émancipent les voix en donnant à chaque utilisateur le pouvoir de <a href="https://saheltribune.com/la-fondation-tuwindi-nourrit-la-liberte-dexpression-au-mali/">partager librement ses pensées </a>et ses convictions, créant ainsi un espace démocratique sans précédent. De l’autre côté, ces mêmes outils se métamorphosent en instruments de contrôle, de censure et de surveillance, soulevant des défis cruciaux pour les fondements même de la liberté d’expression et de la démocratie. Sous ce nouveau jour, nous sommes appelés à naviguer entre les vagues d’opportunités et les courants traîtres de manipulation, à la recherche d’un équilibre qui honorera l’héritage de penseurs tels que <a href="https://saheltribune.com/gouvernance-democratique-lecture-popperienne-necessaire-complicite-citoyens-gouvernants/">Karl Popper</a>, qui préconisait une société ouverte nourrie par le débat et la critique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-liberte-d-expression-et-l-ouverture-des-plateformes-numeriques"><strong>La liberté d’expression et l’ouverture des plateformes numériques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La liberté d’expression sur les plateformes numériques, soutenue par la pensée de Karl Popper dans « <em>La Société ouverte et ses ennemis</em> », se manifeste par une accessibilité sans précédent à l’information et par la capacité de chaque individu à diffuser des idées. Cette dynamique s’appuie sur l’idéal de Popper selon lequel une société démocratique prospère sur la critique et le débat ouverts. Cependant, pour approfondir notre compréhension des défis contemporains que ces plateformes posent à la liberté d’expression, il est instructif de considérer également les perspectives d’autres penseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">John Stuart Mill, dans « <em>De la liberté</em> », articule l’importance de la liberté d’expression comme un moyen non seulement de vérité individuelle, mais aussi de progrès social. Mill soutient que la suppression d’une opinion est un vol à l’humanité, car elle prive les individus de la contribution au débat qui pourrait contenir une part de vérité. Ainsi, les réseaux sociaux, en offrant un espace pour ces expressions diverses, incarnent le principe millien de la liberté comme un fondement nécessaire au progrès et à l’amélioration de la condition sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hannah Arendt, dans « <em>La condition de l’homme moderne</em> », évoque l’importance de l’espace public pour la liberté politique, où la liberté d’expression est cruciale pour une participation active à la démocratie. Les plateformes numériques modernes, par leur nature globale et immédiate, créent un nouvel espace public où ces débats peuvent se dérouler. Toutefois, Arendt nous met en garde contre la dégradation de cet espace public quand il devient une scène pour la simple exhibition, plutôt qu’un forum pour la délibération véritable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, Jürgen Habermas, dans « <em>L’espace public&nbsp;: archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise</em> », critique la transformation de l’espace public en un médium contrôlé par les intérêts des médias et des puissances économiques. Habermas s’inquiète de la manière dont les médias traditionnels et maintenant les plateformes numériques peuvent être manipulés pour façonner l’opinion publique plutôt que de la refléter ou de la former de manière organique. Cette perspective est essentielle pour comprendre comment les algorithmes des réseaux sociaux et les politiques de modération peuvent façonner les débats et potentiellement limiter la liberté d’expression en favorisant certaines voix au détriment d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les théories de Noam Chomsky sur la fabrication du consentement dans les médias traditionnels peuvent être transposées au contexte numérique, où la prolifération des fausses nouvelles et la manipulation de l’information par des entités puissantes posent de graves défis à la liberté d’expression. Chomsky nous rappelle que la liberté d’expression implique non seulement la capacité de parler, mais aussi la capacité d’être entendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pensée de ces auteurs nous encourage à poursuivre un dialogue ouvert sur la manière dont nous pouvons maintenir et améliorer cet espace pour le bénéfice de toutes les voix dans la société.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-defis-de-la-desinformation"><strong>Les défis de la désinformation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation en ligne présente un défi majeur pour la démocratie moderne, en particulier dans la mesure où elle peut compromettre les principes d’une société ouverte, comme l’a décrit Karl Popper. En effet, la propagation rapide de fausses informations crée un environnement où les croyances non questionnées et les idéologies rigides peuvent prévaloir, rappelant ainsi les « <em>tribus fermées </em>» que Popper critiquait. Cette situation menace le dialogue rationnel et critique qui est essentiel pour la santé d’une société démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hannah Arendt, dans ses travaux sur la banalité du mal et la manipulation de la vérité dans les régimes totalitaires, offre une perspective complémentaire. Pour Arendt, la désinformation est un outil puissant utilisé pour déstabiliser la perception publique de la réalité, rendant ainsi les individus plus susceptibles de suivre sans esprit critique les directives des leaders. Dans le contexte des réseaux sociaux, cette stratégie peut être utilisée pour amplifier les peurs, les préjugés et les fausses croyances, érodant ainsi le tissu de la cohésion sociale et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, Michel Foucault aurait pu voir la désinformation comme une technique de pouvoir dans son exploration de la relation entre pouvoir, savoir et discours. Pour Foucault, le pouvoir se manifeste à travers la capacité de façonner la vérité et le savoir. Les plateformes numériques, en facilitant la propagation d’informations non vérifiées ou fausses, peuvent donc devenir des arènes de lutte pour le pouvoir discursif, où différentes vérités sont en compétition, souvent au détriment de la vérité objective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Noam Chomsky, dans ses analyses des médias, met en lumière comment la concentration des médias et la manipulation des messages peuvent servir les intérêts de groupes élites. Dans le contexte numérique, bien que les plateformes semblent offrir une démocratisation de la parole, elles peuvent également être cooptées pour renforcer des agendas spécifiques, noyant la vérité sous un flot de désinformation calculée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour contrebalancer ces forces, il est essentiel d’encourager l’esprit critique et l’éducation aux médias. Encourager les individus à questionner les informations qu’ils consomment et à rechercher des sources diversifiées peut aider à combattre les effets corrosifs de la désinformation. De plus, la régulation des plateformes numériques, pour assurer la transparence et la responsabilité dans la diffusion de l’information, devient un impératif pour protéger les fondations démocratiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-censure-en-ligne"><strong>Censure en ligne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Karl Popper, dans son exploration du « <em>paradoxe de la tolérance</em> », soutient que, pour préserver une société ouverte, il peut être nécessaire de limiter la liberté de ceux qui <a href="https://saheltribune.com/les-quatre-4-raisons-de-lopposition-de-popper-au-marxisme/">menacent la liberté </a>elle-même. Cette idée trouve un écho particulier dans le débat contemporain sur la censure en ligne, où le contrôle du contenu est souvent justifié par la protection contre la désinformation et les discours de haine. Cependant, cette approche soulève des questions complexes sur la frontière entre protection et oppression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">John Stuart Mill, dans son œuvre « <em>De la liberté</em> », argumente que la liberté d’expression devrait être presque absolue, avec des restrictions limitées seulement aux discours qui causent un préjudice direct et clair. Pour Mill, la vérité émerge le mieux d’un « <em>marché libre</em> » des idées, où les fausses croyances sont confrontées et réfutées par des arguments plus solides. Appliqué à notre ère numérique, ce concept soutiendrait une opposition à la censure, favorisant plutôt l’éducation des utilisateurs et l’encouragement à un débat ouvert pour combattre la désinformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Hannah Arendt met en lumière les dangers de la <a href="https://saheltribune.com/democratie-pourquoi-la-violence-comme-mode-dexpression-ou-de-revendication/">manipulation de la vérité</a> et la dégradation de l’espace public. Dans « <em>La Crise de la culture</em> », elle explore comment la vérité et la politique sont souvent en tension, et comment la désinformation peut devenir un outil de pouvoir politique. Pour Arendt, une réponse efficace à la désinformation nécessiterait non seulement de réguler ou de censurer le contenu, mais aussi de renforcer les institutions démocratiques qui favorisent une citoyenneté informée et engagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Noam Chomsky, dans ses discussions sur la « <em>fabrication du consentement</em> », critique la manière dont les médias traditionnels et les structures de pouvoir filtrent et distordent l’information pour maintenir l’élite au pouvoir. Dans le contexte numérique, Chomsky pourrait voir la censure par des plateformes comme un prolongement de ces mécanismes de contrôle, où les entreprises technologiques, souvent en collaboration avec les États, décident quelles informations atteignent le public. Chomsky défendrait probablement une transparence accrue et des mécanismes de contrôle démocratique sur ces décisions de modération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, la pensée de Michel Foucault sur le pouvoir et la connaissance peut aussi éclairer ce débat. Pour Foucault, le pouvoir se manifeste à travers la construction des discours qui définissent ce qui est considéré comme vrai et acceptable. Dans notre ère numérique, cela se traduit par le contrôle des algorithmes et des politiques de modération qui façonnent la visibilité et la légitimité des idées. Une approche foucaldienne exhorterait à une vigilance constante contre les formes subtiles de contrôle et de surveillance qui pourraient se cacher sous le prétexte de réguler la désinformation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-surveillance-et-vie-privee"><strong>Surveillance et vie privée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://saheltribune.com/le-projet-de-loi-qui-inquiete-un-coup-porte-au-journalisme-dinvestigation-ivoirien/">surveillance numérique </a>est une arme à double tranchant : elle peut aussi bien servir de bouclier contre les menaces qu’agir comme un outil de contrôle étouffant l’autonomie individuelle. Karl Popper, fervent défenseur de la société ouverte, aurait vu cette surveillance généralisée comme une menace directe à l’indépendance et à la liberté d’expression qui sont essentielles à une société dynamique et critique. Pour lui, la protection de la vie privée est cruciale pour la liberté de pensée et d’action sans lesquelles une société ouverte ne peut exister.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En élargissant cette perspective, Michel Foucault dans sa théorie du « <em>panoptique</em> » explique comment la surveillance peut conduire à une société de contrôle dans laquelle les individus régulent leur propre comportement, sachant qu’ils pourraient être observés à tout moment. Cette auto-régulation perpétuelle est l’antithèse de la société ouverte de Popper où le débat, le désaccord et la diversité des opinions sont nécessaires pour le progrès de la connaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, Benjamin Franklin a prévenu contre les dangers de sacrifier la liberté essentielle pour une sécurité temporaire, une idée qui résonne fortement dans le contexte actuel de surveillance justifiée par la sécurité nationale. Ces mesures, bien qu’initialement conçues pour protéger, peuvent souvent limiter les libertés civiles au point d’ériger des barrières contre la liberté d’expression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hannah Arendt soulève également des préoccupations pertinentes à ce sujet dans ses discussions sur l’importance de l’espace public pour la liberté. La surveillance numérique, en érodant l’anonymat et la séparation entre l’espace privé et l’espace public, peut diminuer l’espace disponible pour les discours libres et non contrôlés, essentiels pour une démocratie saine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, l’approche de Shoshana Zuboff sur « <em>L’âge du capitalisme de surveillance&nbsp;: Le combat pour un avenir humain face aux nouvelles frontières du pouvoir</em> » montre une autre dimension du problème où les données personnelles sont commercialisées, transformant les individus en produits. Cette commercialisation intrusive de la vie privée change non seulement la relation entre les individus et les entreprises, mais pose des questions profondes sur l’autonomie et le consentement dans la société numérique.<em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces penseurs collectivement mettent en lumière les diverses façons dont la surveillance numérique peut miner les fondations d’une société libre, ouverte et démocratique. Ils soulignent l’importance cruciale de protéger la vie privée et d’encourager une régulation qui respecte et maintient l’équilibre entre sécurité et liberté, sans quoi les fondations mêmes de la démocratie pourraient être érodées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour naviguer ces eaux troubles, une approche équilibrée doit être adoptée. Il est essentiel de renforcer les cadres légaux et règlementaires qui encouragent la transparence et la responsabilité des plateformes tout en protégeant la vie privée et la liberté d’expression. L’éducation aux médias devient cruciale pour armer les citoyens contre la désinformation. Comme le suggère la philosophie de Popper, maintenir un espace public ouvert où diverses voix, y compris celles dissidentes et minoritaires, peuvent s’exprimer librement est essentiel pour une société démocratique robuste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola, philosophe et journaliste-communicant.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>RSF lance une bouée de sauvetage juridique pour les journalistes d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 16:01:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l&#039;ouest]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme d&#039;investigation]]></category>
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		<category><![CDATA[protection des journalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Reporters sans frontières (RSF) lance un réseau d'avocats en Afrique de l'Ouest pour protéger les journalistes. Une démarche révolutionnaire pour défendre la liberté de la presse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans une démarche salutaire pour lutter contre les menaces croissantes contre la liberté de la presse en Afrique de l&rsquo;Ouest, Reporters sans frontières (RSF) a dévoilé un réseau d&rsquo;aigles légaux. Cette initiative promet un bastion de défense pour les journalistes confrontés à des persécutions en raison de leur travail crucial.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Reporters sans frontières (RSF) a initié une démarche révolutionnaire en Afrique de l&rsquo;Ouest en créant un réseau d&rsquo;avocats dédiés à la protection des journalistes, en particulier ceux du journalisme d&rsquo;investigation, contre les assauts des persécutions, des agressions physiques et des arrestations arbitraires auxquels ils sont fréquemment confrontés. Cette mesure audacieuse offre aux journalistes une assistance juridique en cas d’arrestation ou lorsqu’ils doivent s’adresser aux institutions judiciaires régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-journalistes-d-investigation-remplissent-un-role-essentiel">Les journalistes d’investigation remplissent un rôle essentiel </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative apparaît comme une bouée de sauvetage cruciale pour les journalistes d’investigation de toute l’Afrique de l’Ouest, en leur fournissant un bouclier protecteur sous la forme d’une aide juridique fournie par un groupe sélectionné d’avocats engagés. Ces professionnels du droit sont prêts à défendre les journalistes qui se retrouvent arbitrairement détenus, persécutés ou agressés en raison de leurs activités professionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, ce réseau vise non seulement à offrir un soutien juridique mais aussi à sensibiliser les journalistes à leurs droits et, si nécessaire, à consolider les efforts de plusieurs avocats sur des cas uniques, renforçant ainsi le mécanisme de défense des journalistes menacés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF, a exprimé l&rsquo;urgence d&rsquo;un tel réseau, reconnaissant les graves attaques que subissent les journalistes en Afrique de l&rsquo;Ouest. Du Niger au Sénégal, des avocats reconnus ont apporté leur soutien, soulignant la volonté de RSF d&rsquo;étendre son réseau à toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Cela garantit que les journalistes d’investigation peuvent remplir librement leur rôle essentiel dans la société.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-le-respect-et-la-defense-de-la-liberte-journalistique">Vers le respect et la défense de la liberté journalistique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les bases du réseau ont été posées lors d&rsquo;une conférence tenue à Lomé, au Togo, en février 2024, à laquelle ont participé des avocats expérimentés de la région, dont Elom Kpadé, qui a déjà défendu d&rsquo;éminents journalistes d&rsquo;investigation au Togo. Les participants du Sénégal, du Niger et du Bénin, aux côtés de diverses organisations et journalistes qui ont été arrêtés, ont souligné l&rsquo;esprit de collaboration de cette entreprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce réseau est une réponse au besoin urgent d&rsquo;assistance juridique, notamment dans les zones reculées de crise, comme le souligne le journaliste d&rsquo;investigation togolais Édouard Kamboissoa Samboé. Ses expériences personnelles d&rsquo;arrestation sans représentation légale soulignent l&rsquo;importance d&rsquo;une aide juridique facilement disponible pour les journalistes, en particulier ceux qui travaillent dans des conditions précaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À une époque où la liberté de la presse est de plus en plus menacée en Afrique de l’Ouest, la création de ce réseau marque une étape importante vers le respect et la défense de la liberté journalistique. Les professionnels du droit comme Moussa Sarr et Brice Houssou considèrent ce réseau comme une plateforme essentielle pour échanger des expériences et renforcer la défense des journalistes confrontés à des défis juridiques, garantissant ainsi la préservation et l&rsquo;exercice de la liberté de la presse en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L&#8217;heure sombre de l&#8217;information : Le cri du cœur de HADAFO Médias</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 19:18:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Hadafo médias]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d&#039;expression]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le communiqué de HADAFO Médias révèle une tristesse palpable face à l'inertie forcée du chômage technique massif en Guinée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec la sobriété d&rsquo;un écho dans un hall vide, le communiqué de HADAFO Médias s&rsquo;est répandu, ce mercredi 6 mars 2024, portant le poids de nouvelles que l&rsquo;on espère ne jamais entendre. En ces lignes, une tristesse palpable se mêle à la gravité d&rsquo;une situation qui dépasse les murs de l&rsquo;entreprise : c&rsquo;est un pan de la liberté d&rsquo;expression en Guinée qui vacille sous le coup d&rsquo;un chômage technique massif.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginez les bureaux autrefois animés par le bourdonnement constant de l&rsquo;activité journalistique, désormais figés dans un silence presque irréel. Plus de 70% des employés de HADAFO Médias confrontés à l&rsquo;inertie forcée, à compter du 6 mars 2024. Une durée de trois mois, certes, mais qui dans l&rsquo;urgence d&rsquo;une actualité toujours plus pressante, sonne comme une éternité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-hadafo-medias-acteur-majeur-de-l-information-en-guinee">HADAFO Médias, acteur majeur de l&rsquo;information en Guinée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué évoque des périodes de crises antérieures – l&rsquo;épidémie d&rsquo;Ebola, la crise de la COVID-19 – durant lesquelles un service minimum avait été maintenu. Mais aujourd&rsquo;hui, les restrictions imposées par les autorités semblent avoir tari à la source même la possibilité de ce service essentiel. Le cœur du problème ? Un impact financier indéniable, laissant entrevoir la vulnérabilité d&rsquo;un secteur qu&rsquo;on imagine souvent indestructible : celui de l&rsquo;information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de mettre en chômage technique une part si considérable de son personnel n&rsquo;a pas été prise à la légère, comme en témoigne la tonalité du message. On y décèle la lourdeur du cœur et l&rsquo;écrasante responsabilité ressentie par la direction face à l&rsquo;impact social et financier inévitable. Derrière chaque pourcentage et chaque statistique se trouvent des visages, des familles, des destins bouleversés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">HADAFO Médias, en tant qu&rsquo;acteur majeur de l&rsquo;information, se dresse non seulement comme témoin mais aussi comme pilier de la démocratie et de l&rsquo;état de droit en Guinée et, par extension, en Afrique. Leur engagement envers la nation et le continent résonne comme un engagement envers la vérité et la liberté, des valeurs qui ne connaissent pas de chômage technique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-croire-en-l-importance-cruciale-d-une-presse-libre-et-robuste">Croire en l&rsquo;importance cruciale d&rsquo;une presse libre et robuste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la promesse de maintenir un service minimum, HADAFO Médias fait plus que de sauvegarder un fil d&rsquo;information ; elle préserve une lueur d&rsquo;espoir dans un horizon obscurci. Un espoir que, malgré les turbulences et les épreuves, la presse continuera de jouer son rôle indispensable, celui d&rsquo;informer, d&rsquo;éclairer et de connecter les gens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces temps incertains, la solidarité exprimée par la direction générale envers ses employés touchés est un baume. Mais elle est également un appel à la conscience collective : nous devons, tous ensemble, soutenir non seulement HADAFO Médias mais aussi le principe même de l&rsquo;information libre et indépendante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce communiqué n&rsquo;est pas un simple morceau de papier, c&rsquo;est un appel à l&rsquo;action, un rappel que l&rsquo;information est un droit, un besoin, une nécessité qui doit persévérer contre vents et marées. C&rsquo;est un billet d&rsquo;humeur qui, dans sa mélancolie, porte un message de résilience et d&rsquo;espoir pour tous ceux qui croient en l&rsquo;importance cruciale d&rsquo;une presse libre et robuste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La fondation Tuwindi nourrit la liberté d&#8217;expression au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 07:36:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique subsaharienne]]></category>
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		<category><![CDATA[Renforcement de la liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien à la démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Tuwindi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Formation journalistique par Tuwindi : déontologie, liberté d'expression, démocratie en Afrique subsaharienne, Mali. Modules de 7 jours, incluant principes fondamentaux, lutte contre la désinformation, et approches sensibles au genre. Impact national, Tuwindi soutient la démocratie en Afrique subsaharienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Fondation Tuwindi organise une session de renforcement des capacités à Bamako du 27 novembre au 3 décembre 2023, dans le cadre de son projet visant à renforcer la liberté d&rsquo;expression et soutenir la démocratie en Afrique subsaharienne, Mali. Cette formation concerne une vingtaine de journalistes et blogueurs et met l&rsquo;accent sur la déontologie journalistique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les intentions déclarées des <a href="https://saheltribune.com/tidiani-togola-ceo-tuwindi-ce-retablissement-aurait-du-avoir-lieu-il-y-a-une-decennie/">autorités de la transition</a> de lutter contre les <a href="https://saheltribune.com/mali-kenekanko-une-plateforme-de-lutte-contre-la-corruption-et-la-violation-des-droits-de-lhomme/">violations des droits humains </a>et du genre, de telles pratiques persistent en République du Mali. Pour répondre concrètement à ces défis, la Fondation Tuwindi a initié, le 27 novembre dernier, une formation de 7 jours destinée aux journalistes et blogueurs maliens. Cette initiative vise à les doter de compétences en déontologie journalistique, en mettant particulièrement l&rsquo;accent sur les droits humains et le genre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Modules essentiels et pratiques concrètes dans la formation journalistique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du projet ambitieux « <em>Renforcer la liberté d&rsquo;expression et soutenir la démocratie en Afrique subsaharienne, Mali</em> », l&rsquo;objectif est de contribuer de manière significative au développement de la presse malienne en renforçant les compétences des journalistes locaux, affirme Tidiani Togola, directeur exécutif de la Fondation Tuwindi. Il souligne que la mission globale de ce projet est de <a href="https://saheltribune.com/mali-la-fondation-tuwindi-et-ses-partenaires-sont-plus-que-jamais-determines-a-lutter-contre-la-desinformation/">lutter contre la désinformation</a> et les discours de haine pouvant entraver le <a href="https://saheltribune.com/referendum-du-18-juin-2023-la-fondation-tuwindi-sengage-en-faveur-de-la-reussite-du-processus/">progrès démocratique </a>dans la région.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--1024x768.jpeg" alt="Ouverture de la formation" class="wp-image-13616" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--1024x768.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--600x450.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--300x225.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--768x576.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--1536x1152.jpeg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--150x113.jpeg 150w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--696x522.jpeg 696w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--1068x801.jpeg 1068w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation--1920x1440.jpeg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2023/11/Ouverture-de-la-formation-.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les journalistes et blogueurs participants à la formation initiée par Tuwindi, du 27 novembre au 3 décembre 2023. Tuwindi. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ces 7 jours de formation, les participants seront immergés dans plusieurs modules cruciaux pour l&rsquo;exercice du métier de journaliste. Cela inclut les principes fondamentaux du journalisme et les techniques de base, le développement des compétences en reportage d&rsquo;investigation, la <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-la-desinformation-au-mali-la-foundation-tuwindi-initie-la-grande-redaction/">vérification des faits,</a> la lutte contre la désinformation avec des outils numériques, ainsi que l&rsquo;exploration de l&rsquo;intersection entre le journalisme et les processus électoraux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Formation approfondie et extension nationale avec Tuwindi</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En les préparant au rôle du journalisme dans la <a href="https://saheltribune.com/apres-la-demission-dibk-voici-les-propositions-de-tuwindi-pour-une-sortie-de-crise/">consolidation de la paix</a>, englobant la couverture des dynamiques de sécurité et des droits de l&rsquo;homme, cette session de formation permettra également aux participants de s&rsquo;initier aux approches de journalisme sensible au genre. Des études de cas pratiques et des exercices seront présentés, mettant en avant des projets de synthèse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de noter que cette série de formations ne se limitera pas à Bamako. Selon les précisions de M. Togola, elle s&rsquo;étendra sur toute l&rsquo;étendue du territoire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://tuwindi.io">Tuwindi</a>, en tant qu&rsquo;organisation internationale, œuvre à rehausser la qualité de la démocratie en favorisant la co-construction de villes intelligentes grâce au numérique. Son action s&rsquo;étend notamment dans les domaines de la gouvernance, du développement des médias, et de l&rsquo;économie numérique. Tuwindi s&rsquo;engage également dans le renforcement de la liberté d&rsquo;expression et le soutien à la démocratie en Afrique subsaharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bakary Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : le régime Macky Sall doit respecter les droits à la liberté d’expression et à l’information (Amnesty International)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Aug 2023 08:14:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[information]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d&#039;expression]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Macky Sall]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Durant le week-end du 29 juillet 2023, le journaliste Papé Alé Niang alors en liberté provisoire, a été mis aux arrêts. Il a été placé en détention, selon Amnesty International, avant d’être inculpé et placé sous mandat de dépôt pour appel à l’insurrection, actes ou manœuvres à compromettre la sécurité publique. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>La directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Habibatou Goloko, demande la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste sénégalais Papé Alé Niang. Elle dénonce également dans sa note écrite les nouvelles restrictions relatives à la liberté individuelle, à l’espace civique, aux arrestations et détentions arbitraires.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant le week-end du 29 juillet 2023, le journaliste Papé Alé Niang alors en liberté provisoire, a été mis aux arrêts. Il a été placé en détention, selon Amnesty International, avant d’être inculpé et placé sous mandat de dépôt pour appel à l’insurrection, actes ou manœuvres à compromettre la sécurité publique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Patron du site d’informations Dakar Matin, avait commenté le 28&nbsp;juillet passé l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko dans une vidéo directe, devenue virales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’instar du Journaliste Papé Alé, plusieurs autres personnes du parti d’opposition Pastef ont été arrêtées du 1<sup>er</sup>&nbsp;au 2&nbsp;aout du même chef d’inculpation, dont le maire de Parcelles assainies et celle de la Patte d’Oie.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Libération immédiate et inconditionnelle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la foulée, le 31&nbsp;juillet, les autorités sénégalaises ont également dissout le parti d’opposition Pastef-les patriotes, et ont suspendu le réseau social TikTok via les données mobiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Amnesty International, le journaliste Papé Alé a été arrêté et inculpé le 1<sup>er</sup>&nbsp;aout dernier, pour tout simplement avoir joué son rôle de journaliste en toute indépendance. Ainsi en « <em>enquêtant sur des affaires politicojudiciaires dites sensibles</em> ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon son avocat, le procureur n’a apporté aucune preuve pour justifier ces accusations. L’organisation internationale de la défense des droits humains, Amnesty, appelle à la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste Papé Alé Niang.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Respecter les droits à la liberté d’expression et à l’information</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les médias ont rapporté la mort d’au moins trois personnes, le lundi&nbsp;31&nbsp;juillet dernier, suite aux manifestations qui ont éclaté dans les différentes villes sénégalaises. L’Amnesty exhorte les autorités d’enquêter sur ces morts et celles enregistrées lors des manifestations de 2021.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Amnesty International, les autorités devraient respecter les droits humains, cesser de détenir arbitrairement des journalistes et des membres de l’opposition, tout en respectant les droits à la liberté d’expression et à l’information en levant «<em> immédiatement la suspension de l’internet via les données mobiles et du réseau social TikTok</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohamed Camara&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Médias au sahel : le journalisme indépendant en danger (rapport RSF)</title>
		<link>https://saheltribune.com/medias-au-sahel-le-journalisme-independant-en-danger-rapport-rsf/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 13:12:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[droit des journalistes]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d&#039;expression]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[RSF]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Des journalistes tués, enlevés ou portés disparus récemment. Beaucoup d’autres sont menacés d’exercer leur métier au risque de leur vie. En 40 pages, le rapport du RSF intitulé « Dans la peau d’un journaliste au Sahel », révèle la détérioration des conditions d’exercice du journalisme dans cette partie du monde.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tout juste quelques semaines après la libération en grande pompe du journaliste français, Olivier Dubois. Plus de 700&nbsp;jours de captivité au giron des terroristes dans le grand Sahara du Mali. Le RSF dévoile au grand public les contenus de son enquête sur les « menaces croissantes sur le journalisme dans la bande sahélienne. »&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des journalistes tués, enlevés ou portés disparus récemment. Beaucoup d’autres sont menacés d’exercer leur métier au risque de leur vie. En 40&nbsp;pages, le rapport du RSF intitulé « <em>Dans la peau d’un journaliste au Sahel</em> », révèle la détérioration des conditions d’exercice du journalisme dans cette partie du monde. Et comment la zone se transforme en une « <em>zone de non-information</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>L’immense joie que nous a procurée la libération d’Olivier Dubois, en mars dernier, ne peut occulter les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les journalistes au Sahel. Cette partie du continent africain est dangereusement en train de devenir une région privée de journalistes indépendants et d’informations fiables, où l’autocensure devient la norme », </em>explique Sadibou Marong, directeur du bureau de RSF pour l’Afrique subsaharienne.En vue d’éviter que le Sahel devienne<em> « une zone de non-information, ce rapport lance aussi un appel aux États de la région. Un sursaut est absolument nécessaire pour ne pas priver 110&nbsp;millions de Sahéliens de leur droit élémentaire à être informés</em>. ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une région meurtrière pour les journalistes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le RSF, l’exécution de la journaliste <em>Ghislaine Dupont</em> et du technicien <em>Claude Verlon</em> de la RFI par leurs ravisseurs au Mali en 2013 a suscité d’autres crimes contre les hommes de média dans la zone. <em>Obed Nangbatna</em> de la chaine nationale <em>télé Tchad</em>, a été tué au Tchad en 2019. Le reporter espagnol <em>David Beriain</em> et son cameraman <em>Roberto Fraile</em> ont été également tués en plein reportage avec une « <em>unité anti-braconnage dans l’est du Burkina Faso</em> » en 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enlevé à Gao depuis avril 2021 par un groupe obscurantiste affilié à Al-Qaida, le journaliste français <em>Olivier Dubois</em> a retrouvé la liberté après 711&nbsp;jours dans la geôle des terroristes, le 20 mars dernier. D’après le <em>rapport RSF</em>, deux autres journalistes maliens, <em>Hamadoun Nialibouly</em> et <em>Moussa M’Bana Dicko</em>, ont été également enlevés par des groupes armés au Mali. Ils sont toujours portés disparus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les journalistes sont considérés comme de potentielles monnaies d’échange. L’un d’entre eux a été enlevé pour des articles qui avaient déplu à ses ravisseurs</em> », relate RSF.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« <strong>Des restrictions administratives abusives </strong>»</h3>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>L’expansion des zones interdites ou difficiles d’accès pour les journalistes est criante au Sahel</em> », souligne RSF dans son rapport. Il énumère des menaces « <em>directes</em> » à leur « <em>intégrité physique</em> », jusqu’aux difficultés liées à l’obtention d’une « <em>accréditation et toutes les autorisations nécessaires pour faire du reportage</em>. » Et il souligne l’expulsion arbitraire des journalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les militaires au pouvoir au Mali et au Burkina Faso en faveur des coups d’État, précise RSF, « <em>n’hésitent pas à refaçonner le paysage médiatique en expulsant des journalistes, en suspendant des médias</em>. » Les chaines françaises RFI et France&nbsp;24 illustrent cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le RSF, la désinformation prend une ampleur particulière au sahel. Cette organisation de défense du droit des journalistes estime que la zone devient un laboratoire d’expérimentation pour « <em>les mercenaires de la désinformation »</em>. Qui officient notamment sur les réseaux sociaux. Mais, selon le rapport RSF, « <em>au sein même des juntes au pouvoir qui affichent désormais un soutien sans faille à leurs nouveaux alliés russes</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">À coup d’injonctions patriotiques au Mali, ou de note de cadrage au Bénin, « <em>les autorités au pouvoir tentent de façonner l’information et de contrôler les discours médiatiques</em> », explique le RSF. Ce qui menace directement l’indépendance des journalistes et la fiabilité de l’information, selon le rapport.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« <strong>Fact Checking</strong> »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mieux, le RSF dans son long rapport rapporte que la situation sécuritaire a remis en cause « <em>les avancées législatives</em> ». Qui, entre les années&nbsp;1990 et 2010, avaient contribué à « <em>progressivement structurer le secteur des médias et à protéger l’exercice du métier de journaliste dans les pays du sahel. » </em>Il s’appuie sur le<em> « code du numérique </em>» au Bénin, utilisé pour détenir arbitrairement plusieurs journalistes, comme Ignace Sossou, de <em>Bénin Web TV</em>, en 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les constants du RSF, nonobstant la difficulté liée à l’environnement, des initiatives de lutte contre la désinformation prend du poids au niveau local. Ce qui a poussé certaines rédactions à développer des services de « <em>fact checking</em> ». Ils ont la mission de vérifier systématiquement les affirmations largement partagées par les autorités politiques ou diffusées dans l’espace public. Il énumère des cas de projets comme <em>Mali check</em>, <em>Africa Chech</em>, ou <em>désintox Tchad</em>, s’attaquant à la désinformation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Possibilité de protéger le journalisme au sahel</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le RSF salue de nouvelles initiatives mettant en réseau les journalistes. Comme <em>Studios Yafa</em>, <em>Kalangou</em> et <em>Tamani</em> couvrant l’actualité dans les différentes langues locales parlées au sahel. Ce qui fournit des informations indispensables aux populations confrontées aux crises. Même démarche pour la <em>Radio Ndarason internationale</em> de Tchad. Alors que la CENOZO renforce le journalisme d’enquête en toute indépendance dans la région, se réjouit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le RSF rappelle aux pays du sahel que la complexité de la gestion des attaques terroristes et la riposte des armées régulières ne peuvent être « <em>un motif</em> » pour violer le droit à l’information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il recommande aux organisations sous-régionales de la zone, notamment, la Cédéao et la CEMAC d’élaborer un code de conduite sous-régional pour la sécurité des journalistes. Ce dans les zones de conflits. De reconnaitre la norme de certification JTI dans les régions pour promouvoir les informations fiables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohamed Camara&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Salif Sacko, enseignant-chercheur : « Le conflit est une négation des droits de l’homme »</title>
		<link>https://saheltribune.com/salif-sacko-enseignant-chercheur-conflit-est-negation-droits-homme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 11:21:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[conflit et droits de l&#039;homme]]></category>
		<category><![CDATA[déclaration universelle des droits de l&#039;homme]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l&#039;homme]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d&#039;expression]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[protection des civiles]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<category><![CDATA[violation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le conflit est une négation des droits de l’homme. En temps de conflit, la violation des droits de l’homme est très fréquente, car les personnes civiles sont massacrées, elles sont violées, torturées, leur dignité est bafouillée. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Mali traverse une période d’instabilité et de conflit depuis le coup d’État militaire de 2012 et l’occupation du nord par des groupes armés. La population continue d’être victimes « <em>d’exactions et de préjudices</em> », malgré la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Ager, en 2015.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://saheltribune.com/?s=Salif+Sacko&amp;post_type=post">Salif Sacko</a>, enseignant-chercheur, consultant et président du collectif pour la promotion de l’état de droit, répond en exclusivité aux questions de Sahel Tribune, sur la situation des droits de l’homme au Mali.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Tribune&nbsp;: à quand remonte la notion des droits de l’homme au Mali ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Salif Sacko</strong>&nbsp;: elle remonte à l’année des indépendances. Les exquises de droit de l’homme sont nées sous la première Constitution de la République du Mali. À partir de <a href="https://saheltribune.com/atelier-constitution-1992-53-propositions-modification-issue-travaux/">1992, avec la constitution</a> de la <a href="https://saheltribune.com/tribune-analyse-politico-juridique-de-la-troisieme-republique-au-mali/">3<sup>e</sup>&nbsp;république,</a> nous avons pu constater la consécration juridique des droits de l’homme à travers le premier Titre de la Loi fondamentale intitulée <em>« Droit et devoir de la personne humaine</em> », qui garantit les droits de l’homme au Mali.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>De nos jours, quelle est la situation de ces droits dans notre pays ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://reliefweb.int/report/mali/situation-des-droits-de-l-homme-au-mali-rapport-de-l-expert-ind-pendant-sur-la-1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">situation des droits de l’homme</a> dans notre pays est alarmante et délétère depuis plus de 10&nbsp;ans. En 2012, nous avons connu un conflit armé. Une guerre qui, au départ, ne concernait que le nord du pays, mais qui a vite embrasé le centre et le sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette insécurité grandissante remet considérablement en cause les droits de l’homme au Mali. Les droits fondamentaux, notamment les droits à la sécurité, à la vie, à la dignité, à l’éducation, sont bafouillés.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En période de conflit, comment parler de respect des droits de l’homme ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">C’est<a href="https://www.un.org/fr/chronicle/article/la-resolution-des-conflits-et-les-droits-de-lhomme-dans-la-consolidation-de-la-paix-examiner-les" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> difficile d’en parler</a>. Le conflit est une négation des droits de l’homme. En <a href="https://www.erudit.org/fr/revues/philoso/2015-v42-n2-philoso02326/1034743ar/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">temps de conflit</a>, la violation des droits de l’homme est très fréquente, car les personnes civiles sont massacrées, elles sont violées, torturées, leur dignité est bafouillée. Elles sont également privées de leur liberté de manière abusive. Les militaires aussi sont généralement victimes de violation des droits de l’homme en temps de conflit.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Quelles sont les formes de violations des droits humains que nous rencontrons généralement au Mali ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L’insécurité en elle-même constitue une violation des droits de l’homme. Il faut ajouter à cela, les massacres, le viol, des privations abusives de liberté.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Au Mali, peut-on dire que le droit est garanti pour toutes les couches socio-professionnelles ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Non. Aujourd’hui, nous ne pouvions pas affirmer cela. Certaines couches socio-professionnelles font objet de violation de leur droit fondamental. Je prends exemple sur la <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-de-la-liberte-de-la-presse-%e2%80%89les-medias-maliens-sont-soumis-a-des-pressions-officielles%e2%80%89/">liberté d’expression</a> au Mali. Il est très difficile de tenir certains <a href="https://saheltribune.com/tribune-au-mali-faut-il-encore-un-etat-de-droit-dans-la-transition/">propos à l’endroit de nos autorités </a>sans s&rsquo;attirer certains mauvais regards.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau des médias, certaines <a href="https://saheltribune.com/suspension-de-joliba-tv-news-la-hac-a-procede-a-la-levee-de-la-mesure/">chaînes de télévision</a> ont récemment été fermées sans véritable motif. Tous ceux-ci prouvent que les droits de l’homme ne sont pas garantis pour toutes les couches socio-professionnelles. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>En quoi la mise à mort des voleurs est-elle une violation des droits humains ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Naturellement, cela constitue une violation des droits de l’homme. Car nul ne doit se rendre justice soi-même. De ce point de vue, mettre à mort un voleur constitue une violation flagrante des droits de l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un voleur est avant tout un être humain et les droits de l’homme ont pour objectif de protéger toutes les catégories de personne, qu’il soit voleur ou pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un voleur vole, il doit être mis à la disposition de la justice qui va le juger et condamner, en fonction de ces actes. <a href="https://malijet.com/les_faits_divers_au_mali/274516-braquage-rate-au-grand-marche-de-bamako-les-3-voleurs-lynches-a-.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tué un voleur</a> n’est donc pas une alternative et constitue une violation flagrante des droits de l’homme.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>À quoi faut-il s’attendre en cas de non-respect des droits de l’homme ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Bien évidemment, l’individu s’expose à des sanctions. C’est ce qui fait la beauté des droits de l’homme. Ils sont garantis constitutionnellement et sur le plan international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter surtout que le non-respect des droits de l’homme peut entrainer aussi un manque de confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Les gouvernants doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour que les citoyens puissent être en sécurité, recouvrer les droit fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par</strong> <strong>Hawa </strong>Diaby</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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