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	<title>Archives des liberté d’expression &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : dans les nuits des « Koutouba philosophiques », la jeunesse réinvente le débat public</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:27:58 +0000</pubDate>
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<p>Les Koutouba philosophiques permettent une réflexion enrichissante pendant le Ramadan, promouvant le partage d'idées au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali en quête de refondation, les « Koutouba philosophiques » —une initiative de l’Union des étudiants en philosophie (UEP) — s’imposent comme un espace rare de respiration intellectuelle. Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces nuits de réflexion organisées durant le Ramadan 2026 réunissent étudiants, enseignants et chercheurs autour d’un principe simple mais exigeant : faire primer la force des arguments. Au-delà du débat académique, ces rencontres interrogent la place de la pensée critique dans la construction du « Mali Koura », entre réforme de l’école, crise de l’État postcolonial et impératif de souveraineté intellectuelle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À rebours d’un espace public souvent saturé de certitudes, d’invectives et de postures figées, une expérience discrète mais féconde se déploie au Mali : celle des «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;». Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces rencontres — organisées notamment durant le mois de Ramadan 2026 — réhabilitent un art trop souvent négligé : celui de penser ensemble. Comme le rappelle le Dr Souleymane Keïta, superviseur de ces nuits de réflexions philosophiques. Ces espaces sont «&nbsp;<em>le lieu où il n’y a ni Dieu, ni Maître, mais celui de la force des arguments en lieu et place des arguments de force&nbsp;</em>». Dans un pays en quête de refondation, cette initiative s’impose comme un véritable laboratoire citoyen, où la pensée critique devient un instrument de souveraineté intellectuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-penseurs-pensent-nbsp"><strong>« Les penseurs pensent&nbsp;»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions menées en 2026 révèlent d’abord une urgence : repenser la place de la philosophie dans la société malienne. Les participants dénoncent surtout une marginalisation institutionnelle de la discipline et appellent à reconnaître la licence de philosophie dans les recrutements publics. «&nbsp;<em>L’employabilité des philosophes ne saurait se réduire à l’enseignement&nbsp;</em>», expliquent Abdramane et Drissa Coulibaly, membres de l’Union des étudiants en philosophie (UEP). Ils plaident pour une valorisation des compétences analytiques dans l’administration, la gouvernance et les politiques publiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même élan, Abdramane et Drissa, tous deux des écrivains, jugent important d’aller vers une réforme profonde des programmes scolaires dans le cadre du Mali Koura. Ils plaident surtout pour l’intégration des thématiques contemporaines — changement climatique, bioéthique, terrorisme, civisme — dans la formation des citoyens éclairés et ancrés dans leur époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la réflexion ne s’arrête pas là. Les Koutouba dressent un diagnostic sans concession du système éducatif malien, qualifié de «&nbsp;<em>grand corps malade</em>&nbsp;». Cette analyse est surtout celle de Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. Entre écoles fermées pour cause d’insécurité, insuffisance d’enseignants et infrastructures inadaptées, les constats sont sévères. Les membres de l’UEP dénoncent un «&nbsp;<em>éternel retour des états généraux de l’éducation sans praxis</em>&nbsp;», soulignant que «&nbsp;<em>les penseurs pensent, mais les décisions dorment dans les tiroirs</em>&nbsp;». La réforme de l’école est ainsi érigée en préalable absolu.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-systeme-educatif-coherent-adapte-aux-realites-de-la-mondialisation"><strong>Un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette critique s’étend aux conditions des enseignants, notamment dans le privé, où la précarité est décrite avec acuité : salaires dérisoires, absence de protection sociale, instabilité chronique. «&nbsp;<em>Dans ces conditions, la lutte pour la survie prime sur l’intellect</em>&nbsp;», résume ces enseignants en philosophie. Pour les philosophes, l’amélioration de l’éducation passe nécessairement par une revalorisation de la condition enseignante et une application rigoureuse des textes existants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la question linguistique, les débats invitent à dépasser les postures idéologiques. Si la Constitution consacre les langues nationales, les participants mettent en garde contre une approche précipitée : «&nbsp;<em>On n’impose pas une langue, elle s’impose par sa capacité à produire du savoir »</em>, expliquent Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. L’enjeu n’est donc pas d’opposer langues locales et langues étrangères, mais de construire un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ethique-du-vivre-ensemble-fondee-sur-l-humanisme"><strong>Une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Koutouba explorent également les mutations sociales contemporaines. À travers le prisme des réseaux sociaux, ils soulignent à la fois les opportunités — accès à l’information, promotion culturelle — et les dérives : désinformation, cybercriminalité, fragilités psychologiques. Des développements ont été faits sur ces mutations par Sékou Sanogo sous le thème «&nbsp;<em>Jeunesse malienne et réseaux sociaux : usages, opportunités et défis pour l&rsquo;avenir&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;La solution réside dans une éducation numérique responsable et la valorisation de contenus locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain religieux, les débats pointent une montée des tensions intra et interconfessionnelles, aggravées par l’absence de régulation du prêche. Les participants appellent à «&nbsp;<em>ne pas tolérer l’intolérance religieuse</em>&nbsp;» et à encadrer davantage les discours pour préserver la cohésion sociale, a expliqué notamment Sétigui Traoré, dans son intervention. «&nbsp;<em>Avant d’être croyant, on est d’abord humain</em>&nbsp;», rappellent-il, plaidant pour une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reinvention-de-l-etat-postcolonial"><strong>Réinvention de l’État postcolonial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réflexion politique, elle, s’attaque à des questions majeures : la recrudescence des coups d’État et la crise de la démocratie. Le constat est nuancé : «&nbsp;<em>Ce n’est pas la démocratie qui échoue, mais sa mise en œuvre&nbsp;</em>», explique Mohamed Ombotimbé. Les coups d’État apparaissent comme des symptômes d’une gouvernance défaillante, sans pour autant constituer une solution viable. Dans cette perspective, la réinvention de l’État postcolonial s’impose comme un chantier central : décentralisation, lutte contre la corruption, institutions fortes et légitimes. «&nbsp;<em>La réinvention de l’État postcolonial apparaît comme une voie possible pour concilier héritage historique, modernité politique et développement&nbsp;</em>», souligne Sodiougo Sagara.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux sociaux ne sont pas en reste. Drogue, mariage précoce, inégalités de genre : autant de défis qui hypothèquent l’avenir du pays. Les débats mettent en lumière des réalités préoccupantes — «&nbsp;<em>70 % des consommateurs de drogue ont entre 15 et 45 ans</em>&nbsp;», rappelle Allaye Karembe en se référant des chiffres de l’OCS — et appellent à une mobilisation collective.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la condition féminine, une contradiction persistante est soulignée : malgré leur montée en puissance économique, les femmes continuent d’assumer une charge domestique écrasante et un pouvoir décisionnel limité. La solution passe par «&nbsp;<em>la transformation des mentalités</em>&nbsp;» et une application effective des lois, préconisent Zaratou Boré et Oumou Bah. Arouna Diallo, pour sa part, estime qu’«&nbsp;<em>une approche</em>&nbsp;<em>collective est indispensable pour lutter efficacement contre le mariage précoce et promouvoir la scolarisation des filles au Mali</em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-medias-maliens-et-transition-politique"><strong>Médias maliens et transition politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les Koutouba insistent sur le rôle stratégique des médias et de l’éducation citoyenne. Dans un contexte de transition politique et de défis sécuritaires, les médias sont décrits comme «&nbsp;<em>un couteau à double tranchant</em>&nbsp;» : instruments de construction ou de déstabilisation, explique Alpha Hama Boré, dans le développement de sa thématique&nbsp;: «&nbsp;<em>Médias maliens et transition politique :&nbsp;Entre liberté d’expression et transition politique, responsabilité sociale et enjeux sécuritaire.&nbsp;»</em>. D’où la nécessité d’une presse libre, responsable et éthique, capable de concilier liberté d’expression et impératifs nationaux. Ainsi, l’éducation à la citoyenneté trouve toute sa nécessité ajoute Cheick Cissé. Il soutient que cette éducation doit être décentralisée faisant la promotion du patriotisme dans tous les secteurs du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, les «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;» dessinent l’ambition de faire émerger un Mali où la pensée critique irrigue l’action publique, où la jeunesse s’approprie les outils du débat et où la souveraineté s’ancre aussi dans les esprits. Car, comme le suggèrent ces échanges, il n’y a pas de Mali Kura sans révolution intellectuelle. Et cette révolution commence, peut-être, par une simple conversation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : la grâce présidentielle accordée au député malien Mamadou Hawa Gassama</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:27:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mamadou Hawa Gassama, député malien, a bénéficié d'une grâce présidentielle le 10 février 2026. Découvrez les détails.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Condamné à trois ans de prison pour offense au chef de l’État ivoirien après des propos virulents diffusés sur les réseaux sociaux, le député malien Mamadou Hawa Gassama a été libéré ce 10 février 2026 à la suite d’une grâce présidentielle. Une décision à forte portée politique, dans un contexte de relations délicates entre Abidjan et Bamako.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire a accordé, mardi 10 février 2026, la grâce présidentielle à Mamadou Hawa Gassama, député malien et membre du Conseil national de Transition (CNT). Cette mesure met fin à près de six mois de détention après sa condamnation par la justice ivoirienne pour « <em>offense au chef de l’État </em>» et « <em>propos outrageants</em> » diffusés sur les réseaux sociaux à l’encontre du président Alassane Ouattara.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lourde-condamnation-judiciaire"><strong>Une lourde condamnation judiciaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce a été faite par son avocat, Me Mamadou Ismaïla Konaté, qui a confirmé la libération immédiate de son client à la suite de la décision présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mamadou Hawa Gassama avait été interpellé le 30 juillet 2025 à Abidjan, où il séjournait à titre privé. Les autorités ivoiriennes lui reprochaient plusieurs déclarations publiques jugées injurieuses et diffamatoires à l’encontre du chef de l’État ivoirien, diffusées dans des vidéos et interviews largement relayées sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plusieurs mois de détention provisoire, le tribunal correctionnel d’Abidjan avait prononcé, le 30 janvier 2026, une peine de trois ans de prison ferme, assortie d’une amende importante et d’une interdiction de territoire ivoirien à l’issue de sa peine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son avocat avait alors reconnu que la voie judiciaire était pratiquement close, misant sur une solution politique. Il avait invoqué l’âge avancé de son client, son état de santé et surtout son statut d’élu malien pour plaider une issue par la grâce présidentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-d-apaisement-politique"><strong>Un geste d’apaisement politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La décision du président Alassane Ouattara s’inscrit dans une tradition ivoirienne d’usage de la grâce pour désamorcer des dossiers à forte charge politique. Pour de nombreux observateurs, cette mesure vise à éviter une escalade diplomatique avec Bamako et à restaurer un climat plus serein entre les deux pays voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire relance le débat sur les frontières entre liberté d’expression et protection des chefs d’État en Afrique de l’Ouest. Si certains défenseurs des droits humains ont dénoncé une condamnation excessive, les autorités ivoiriennes ont rappelé que les propos incriminés relevaient d’infractions prévues par la loi pénale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La libération de Mamadou Hawa Gassama ne signifie pas l’effacement de sa condamnation, mais suspend l’exécution de sa peine. Son image politique reste associée à cet épisode, qui a mis en lumière la fragilité de l’espace de parole politique à l’ère des réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-test-pour-les-relations-ivoiro-maliennes"><strong>Un test pour les relations ivoiro-maliennes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas individuel, la grâce présidentielle est interprétée comme un signal d’apaisement diplomatique. La Côte d’Ivoire et le Mali doivent coopérer sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment en matière de sécurité régionale et d’échanges économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Mamadou Hawa Gassama, cette décision ouvre la voie à un retour sur la scène politique malienne. Mais son avenir public dépendra de sa capacité à se repositionner après une affaire qui a révélé les risques politiques et judiciaires liés à la radicalisation du discours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la justice confirme en appel la condamnation de l’ex-premier ministre Moussa Mara</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 15:37:15 +0000</pubDate>
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<p>La Cour d'appel confirme la condamnation de Moussa Mara en appel à deux ans de prison, une décision marquante pour le Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, la Cour d’appel a confirmé, ce lundi, la condamnation de l’ancien premier ministre Moussa Mara à deux ans de prison, dont un an ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA. Une décision qui vient conforter la position des autorités de la transition, déterminées à faire respecter l’ordre institutionnel et à sanctionner toute remise en cause jugée dangereuse pour la stabilité du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà condamné en première instance fin octobre, Moussa Mara, en détention depuis le 1ᵉʳ août, était poursuivi pour « <em>atteinte au crédit de l’État </em>» et « <em>opposition à l’autorité légitime</em> ». La justice lui reproche un message publié sur les réseaux sociaux dans lequel il affirmait vouloir se « <em>battre par tous les moyens</em> » pour que le « <em>soleil</em> » succède à « <em>la nuit </em>», des propos interprétés par les magistrats comme un appel à la contestation de l’ordre établi, dans un contexte national marqué par de fortes tensions sécuritaires et politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-signal-judiciaire-dans-un-contexte-sensible"><strong>Un signal judiciaire dans un contexte sensible</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de la transition, cette décision s’inscrit dans une logique de fermeté assumée face à des discours susceptibles d’alimenter l’instabilité. Depuis la prise du pouvoir par les militaires, en 2020 puis 2021, Bamako souhaite rompre avec une culture d’impunité et restaurer l’autorité de l’État, notamment face aux acteurs politiques accusés de fragiliser le processus de refondation en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays confronté à une menace sécuritaire persistante, à une recomposition diplomatique régionale et à de profondes réformes institutionnelles, les autorités estiment que les appels ambigus, même formulés sur les réseaux sociaux, peuvent être perçus comme des signaux dangereux. La justice malienne a ainsi choisi de retenir une interprétation stricte des propos de l’ancien chef de gouvernement, soulignant la responsabilité particulière qui incombe aux figures publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-d-une-indulgence-envers-les-anciens-dirigeants"><strong>La fin d’une indulgence envers les anciens dirigeants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ancien premier ministre sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, Moussa Mara reste une figure clivante de la scène politique malienne. Cette condamnation marque la fin d’une indulgence longtemps accordée aux anciens responsables politiques, accusés d’avoir contribué à l’affaiblissement de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En confirmant la peine prononcée en première instance, la Cour d’appel rappelle ainsi que nul n’est au-dessus de la loi, quel que soit son passé au sommet de l’État. Une ligne défendue avec constance par le pouvoir de transition, qui fait de la restauration de l’autorité judiciaire un pilier de sa gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2021, les autorités maliennes affirment vouloir replacer la justice au cœur du projet de refondation nationale. L’affaire Moussa Mara s’inscrit dans cette dynamique, aux côtés d’autres procédures visant des acteurs politiques, administratifs ou économiques, présentées comme la preuve d’une volonté de rupture avec les pratiques du passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>X dans le viseur du parquet de Paris pour des soupçons de graves infractions numériques</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 14:29:26 +0000</pubDate>
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<p>Perquisition à Paris dans les locaux de X dans le cadre d'une enquête sur la diffusion de contenus illicites. Détails ici.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une nouvelle étape judiciaire vient d’être franchie dans les relations déjà tendues entre les autorités françaises et la plateforme X (ex-Twitter). Ce mardi 3 février 2026, le parquet de Paris a annoncé qu’une perquisition était en cours dans les locaux français du réseau social, dans le cadre d’une enquête ouverte début 2025 pour des soupçons graves liés au fonctionnement de la plateforme et à la diffusion de contenus illicites.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, Elon Musk, propriétaire de X, et Linda Yaccarino, ancienne directrice générale de l’entreprise, ont été convoqués pour une « <em>audition libre </em>» le 20 avril prochain, a précisé la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau. Ils seront entendus « <em>en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-soupcons-portant-sur-les-algorithmes-et-les-contenus-illegaux"><strong>Des soupçons portant sur les algorithmes et les contenus illégaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête avait été initialement déclenchée à la suite de signalements de plusieurs députés français, qui dénonçaient des algorithmes biaisés susceptibles d’altérer le fonctionnement normal du réseau social et de favoriser la diffusion de contenus problématiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, le champ des investigations s’est considérablement élargi. Le parquet évoque désormais plusieurs infractions potentielles, parmi lesquelles la complicité de détention et de diffusion d’images pédopornographiques, l’utilisation de deepfakes à caractère sexuel, ainsi que des faits de négationnisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chefs d’accusation s’inscrivent dans un contexte de surveillance accrue des grandes plateformes numériques par les autorités européennes, soucieuses de faire respecter les législations nationales et les règlements communautaires, notamment en matière de protection des mineurs et de lutte contre la désinformation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-salaries-de-x-egalement-entendus"><strong>Des salariés de X également entendus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre Elon Musk et Linda Yaccarino, plusieurs salariés de X seront également convoqués entre le 20 et le 24 avril pour être entendus comme témoins. Selon la procureure de Paris, ces auditions doivent permettre aux responsables de la plateforme « <em>d’exposer leur position sur les faits et, le cas échéant, les mesures de mise en conformité envisagées</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix d’une procédure d’« <em>audition libre </em>» témoigne, à ce stade, d’une volonté de coopération plutôt que de confrontation immédiate. « <em>La conduite de cette enquête s’inscrit dans une démarche constructive, dans l’objectif de garantir in fine la conformité de la plateforme X aux lois françaises, dans la mesure où elle opère sur le territoire national </em>», a souligné Laure Beccuau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-perquisition-menee-avec-europol"><strong>Une perquisition menée avec Europol</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La perquisition en cours est menée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, en collaboration avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie française et Europol. Elle vise notamment à recueillir des éléments techniques sur les mécanismes internes de modération et sur le fonctionnement des algorithmes de diffusion de contenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette procédure judiciaire intervient alors que la plateforme X est régulièrement critiquée pour son assouplissement des règles de modération depuis son rachat par Elon Musk en 2022. Plusieurs ONG et institutions européennes estiment que ces choix ont favorisé la prolifération de discours haineux, de contenus complotistes et de fausses informations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-dossier-a-forte-portee-politique-et-internationale"><strong>Un dossier à forte portée politique et internationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cadre français, cette affaire pourrait avoir des répercussions internationales. X compte des millions d’utilisateurs en Afrique et dans le monde francophone, où la plateforme est devenue un espace central de débat politique, mais aussi un vecteur de rumeurs et de campagnes de manipulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En convoquant directement le propriétaire du réseau social, la justice française envoie un signal fort : les géants du numérique ne sont pas au-dessus des lois nationales. Reste à savoir si cette enquête débouchera sur des poursuites judiciaires ou sur un engagement formel de la plateforme à renforcer ses mécanismes de contrôle et de protection des utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 20 avril prochain, les auditions d’Elon Musk et de Linda Yaccarino pourraient marquer un tournant dans ce bras de fer entre la justice française et l’un des réseaux sociaux les plus influents de la planète.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Boualem Sansal, du cachot à la Coupole : le prix d’un destin littéraire traversé par l’épreuve</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 23:22:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
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<p>Boualem Sansal, écrivain franco-algérien, élu à l'Académie française, témoigne d'un parcours remarquable entre épreuve et succès.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Gracié par les autorités algériennes après une détention qui avait ému les milieux intellectuels, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été élu à l’Académie française le 29 janvier 2026. Une consécration qui vient clore un parcours marqué par l’alternance entre épreuve politique et reconnaissance littéraire, où la prison aura paradoxalement précédé l’immortalité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il aura fallu passer par la prison pour accéder à l’immortalité. À 81 ans, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été élu, le 29 janvier 2026, au fauteuil numéro 3 de l’Académie française, vacant depuis la mort de l’avocat et académicien Jean-Denis Bredin en 2021. Une consécration majeure, moins de trois mois après sa grâce présidentielle en Algérie, qui met en lumière un itinéraire fait d’ombres et de lumière, où le malheur semble avoir préparé le terrain du bonheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>J’ai le sentiment d’entrer dans l’histoire de la France</em> », a confié l’auteur après son élection. Une phrase qui résume à elle seule le paradoxe d’un homme longtemps marginalisé dans son propre pays, devenu aujourd’hui l’un des symboles de la littérature francophone contemporaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-condamnation-a-la-reconnaissance"><strong>De la condamnation à la reconnaissance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 novembre 2024, Boualem Sansal est arrêté à Alger. Il est ensuite condamné à cinq ans de prison pour « <em>atteinte à l’unité nationale </em>», à la suite de déclarations controversées sur les frontières entre l’Algérie et le Maroc. Son incarcération provoque une onde de choc dans les milieux intellectuels européens et africains. De nombreux écrivains, éditeurs et gouvernements plaident pour sa libération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En novembre 2025, Abdelmadjid Tebboune lui accorde finalement une grâce présidentielle, sur intercession diplomatique, notamment de l’Allemagne. L’écrivain sort affaibli physiquement, mais renforcé symboliquement. Son sort est désormais indissociable de la question de la liberté d’expression dans le monde arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séquence dramatique agit comme un révélateur. Celui qui doutait encore de sa légitimité à briguer un siège à l’Académie française franchit le pas quelques semaines plus tard.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-je-n-aurais-jamais-ose-viser-l-everest"><strong>« Je n’aurais jamais osé viser l’Everest »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant son arrestation, Boualem Sansal reconnaissait qu’il n’aurait jamais « <em>osé</em> » s’attaquer à ce qu’il appelait « <em>l’Everest</em> » de l’Académie française. Pourtant, l’institution du Quai de Conti n’avait cessé de lui envoyer des signes de reconnaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2013, elle lui avait décerné le prix de la francophonie. En 2015, il recevait le Grand Prix du roman pour <em>2084</em>, partagé avec Hédi Kaddour. Autant d’étapes préparatoires à une consécration qui paraissait encore improbable pour cet ancien haut fonctionnaire algérien devenu écrivain dissident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son élection, intervenue après plusieurs candidatures – la sienne ayant été déposée à la dernière minute le 8 janvier 2026 – apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un long chemin de légitimation littéraire, mais aussi morale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-victoire-personnelle-et-symbolique"><strong>Une victoire personnelle et symbolique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à huis clos sous la Coupole, les académiciens ont choisi Boualem Sansal parmi six candidats. Il rejoint désormais les rangs des « <em>immortels</em> », aux côtés de figures comme Amin Maalouf, Jean-Christophe Rufin, Sylviane Agacinski, Chantal Thomas ou Erik Orsenna. Sur les quarante sièges que compte l’Académie, cinq restent aujourd’hui vacants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son accession à cette institution prestigieuse revêt une dimension politique et symbolique. Elle consacre un écrivain dont l’œuvre n’a cessé d’interroger les dérives autoritaires, les enfermements idéologiques et la mémoire des sociétés maghrébines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle consacre aussi une trajectoire faite de ruptures, où l’épreuve devient moteur de reconnaissance. L’emprisonnement, loin de l’effacer, l’a projeté au centre de la scène intellectuelle internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-epreuve-devient-tremplin"><strong>Quand l’épreuve devient tremplin</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de Boualem Sansal illustre une dialectique ancienne : celle d’un destin façonné par l’alternance entre le malheur et le bonheur. La disgrâce politique a précédé la gloire littéraire ; la prison a précédé l’Académie ; la solitude a précédé l’immortalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où les écrivains sont parfois réduits au silence, son parcours rappelle que la littérature peut survivre à la répression et que la reconnaissance peut naître de l’épreuve. À 81 ans, Boualem Sansal n’entre pas seulement à l’Académie française : il y entre avec un récit personnel qui épouse les fractures de son époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la cellule à la Coupole, son itinéraire dit une chose essentielle : certaines promotions ne s’obtiennent qu’après avoir traversé toutes les péripéties du destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Abidjan : cinq ans de prison requis contre le Malien Mamadou Hawa Gassama pour offense au président Ouattara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 12:55:37 +0000</pubDate>
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<p>Mamadou Hawa Gassama risque cinq ans de prison pour offense au président ivoirien. Découvrez les détails de son procès.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Devant le tribunal d’Abidjan, le procureur de la République a requis, vendredi 9 janvier 2026, cinq ans de prison ferme et 500 000 francs CFA d’amende contre Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de Transition (CNT) du Mali. L’homme politique, arrêté en juillet 2025, est poursuivi pour offense au chef de l’État ivoirien et diffusion d’expressions injurieuses par internet.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal correctionnel d’Abidjan-Plateau a accueilli, vendredi 9 janvier, une audience particulièrement attendue : celle du procès de Mamadou Hawa Gassama, personnalité politique malienne détenue depuis plus de six mois à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrêté le 2 juillet 2025 à l’aéroport d’Abidjan, il est accusé d’avoir, en septembre 2022, tenu des propos jugés offensants envers le président ivoirien Alassane Ouattara, qualifié d’« <em>ennemi du Mali </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parquet ivoirien estime que ces déclarations constituent une violation du respect dû aux institutions et relèvent de l’article 264 du Code pénal sur l’offense au chef de l’État, ainsi que de l’article 367 concernant la diffusion d’expressions injurieuses via un système d’information.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-defense-axee-sur-la-liberte-d-expression-et-la-clemence"><strong>Une défense axée sur la liberté d’expression et la clémence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’audience, le procureur de la République a prononcé un réquisitoire particulièrement sévère, demandant au tribunal de condamner Gassama à cinq ans d’emprisonnement ferme et à 500 000 francs CFA d’amende.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le représentant du ministère public a rappelé la gravité des propos diffusés sur les réseaux sociaux et affirmé que « <em>les dérives verbales n’étaient pas sans conséquence sur la stabilité des relations entre États </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fermeté s’inscrit dans une politique judiciaire de tolérance zéro face aux infractions en ligne et aux atteintes à la dignité présidentielle. Selon le parquet, les excuses publiques formulées par l’accusé fin 2025 « <em>n’effacent ni l’acte commis, ni son impact diplomatique</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défense de Mamadou Hawa Gassama, assurée par Maître Mamadou Ismaïla Konaté, ancien ministre malien de la Justice et avocat aux barreaux de Paris et Bamako, a plaidé l’apaisement et la mesure.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son avocat, l’ex-ministre malien de la Justice Mamadou Ismaila Konaté, a plaidé l’indulgence des juges face au « <em>repentir</em> » de son client, qui avait déjà présenté des excuses rapidement après son arrestation. Il s’est dit toutefois « <em>surpris</em> » de la lourdeur de la peinerequise, rappelant le « <em>contexte politique </em>» tendu entre les deux pays. « <em>La décision sera scrutée à Bamako </em>» et « <em>fera du bruit</em> », a mis en garde Me Konaté face aux juges.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-delibere-attendu-le-30-janvier-2026"><strong>Un délibéré attendu le 30 janvier 2026</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue des réquisitions et des plaidoiries, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 30 janvier 2026. Le verdict devrait déterminer si la justice ivoirienne suit les réquisitions du parquet ou accorde des circonstances atténuantes à l’accusé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire, au-delà de sa dimension judiciaire, revêt une portée politique et diplomatique. Le dossier Gassama survient dans un contexte de relations tendues entre Bamako et Abidjan, marqué par les divergences régionales au sein de la CEDEAO et de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023, à Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le procès de Mamadou Hawa Gassama pose une question de fond : où s’arrête la liberté d’expression politique dans un espace régional où les frontières de la souveraineté sont de plus en plus sensibles ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les observateurs, la décision à venir du tribunal d’Abidjan servira de test pour l’indépendance de la justice ivoirienne et pour la capacité des deux pays à préserver leurs relations diplomatiques malgré les tensions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’attente du jugement du 30 janvier 2026, l’homme politique malien reste détenu à la MACA. Une issue clé pour un dossier où le droit et la diplomatie se mêlent étroitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : l’influenceur malien « Général Chico » condamné pour incitation à la haine religieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 21:45:53 +0000</pubDate>
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<p>La condamnation du général Chico soulève des questions sur la responsabilité numérique et les limites de la liberté d'expression en Afrique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Condamné à un an de prison ferme par le tribunal de Dakar, l’influenceur malien Cheikhna Nimaga, alias Général Chico, devient le symbole des dérives d’une parole numérique sans filtre. Ses vidéos polémiques, mêlant insultes et provocations religieuses, ont déclenché une vague d’indignation et ravivé le débat sur les limites de la liberté d’expression en Afrique de l’Ouest. Entre justice nationale, pressions sociales et responsabilité numérique, l’affaire Chico marque un tournant dans la régulation des discours en ligne sur le continent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cheikhna Nimaga, plus connu sous le pseudonyme de « <em>Général Chico</em> » ou « <em>Chico 223 </em>», n’a que 25 ans, mais son nom est désormais associé à l’une des affaires judiciaires les plus commentées entre le Mali et le Sénégal. Ce jeune influenceur malien, installé à Dakar, a été condamné le 7 janvier 2026 à un an de prison ferme pour «<em> injures publiques par le biais d’un système informatique </em>» et « <em>incitation à la discrimination religieuse </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son parcours illustre la dérive d’une célébrité numérique devenue symbole des excès des réseaux sociaux en Afrique de l’Ouest. L’affaire met en lumière la difficile conciliation entre liberté d’expression, responsabilité en ligne et respect des sensibilités religieuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-chute-d-un-influenceur"><strong>La chute d’un influenceur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire trouve son origine dans un conflit personnel entre Chico et le chanteur malien Sidiki Diabaté. Admirateur devenu détracteur, l’influenceur avait multiplié sur TikTok des directs dans lesquels il accusait la star de comportements immoraux. Ces vidéos, suivies par des milliers d’internautes, ont conduit le musicien à porter plainte pour diffamation, injures publiques et chantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le différend a rapidement pris une tournure plus grave. Le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) et plusieurs organisations religieuses se sont constitués parties civiles contre l’influenceur, l’accusant d’avoir tenu des propos blasphématoires et outrageants envers l’islam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrêté à Dakar le 4 décembre 2025, Chico a été jugé par le tribunal hors classe de la capitale sénégalaise. Les juges l’ont reconnu coupable d’avoir diffusé, à plusieurs reprises, des propos jugés contraires aux bonnes mœurs et à la tolérance religieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le verdict, assorti d’une amende de 500 000 francs CFA, a été salué comme un « <em>rappel à l’ordre</em> ». Cette décision judiciaire vise à préserver la paix sociale dans un contexte régional marqué par la montée des discours haineux et des tensions confessionnelles en ligne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-justice-transfrontaliere-a-l-ere-du-numerique"><strong>Une justice transfrontalière à l’ère du numérique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le procès de Chico, bien que mené au Sénégal, a mobilisé la diaspora malienne et relancé le débat sur les responsabilités des influenceurs dans l’espace numérique ouest-africain. Les faits étant survenus sur les réseaux sociaux, leur dimension transfrontalière a obligé la justice sénégalaise à intervenir, rappelant la nécessité d’une coopération judiciaire renforcée entre pays de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les juges ont aussi voulu rappeler que les propos tenus en ligne, même sous couvert d’humour ou de provocation, restent soumis aux lois nationales. Dans son jugement, le tribunal a souligné que la liberté d’expression « <em>ne saurait s’exercer au détriment du respect dû aux croyances et à la dignité d’autrui </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lecon-pour-les-reseaux-sociaux-africains"><strong>Une leçon pour les réseaux sociaux africains</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas Chico, cette affaire ouvre un débat de fond sur la régulation du discours numérique dans un espace médiatique en pleine mutation. Les plateformes sociales sont devenues des arènes politiques, religieuses et sociales où les frontières entre satire, critique et incitation sont souvent floues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux observateurs, cette condamnation marque un tournant dans la gouvernance numérique africaine. Les États cherchent désormais à établir un équilibre entre la liberté d’expression et la préservation de la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chico, lui, paie le prix fort d’une parole devenue incontrôlable. Son cas restera sans doute un précédent pour les influenceurs du continent, invités à mesurer, désormais, le poids de chaque mot prononcé à l’écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tunisie : un post Facebook, une condamnation à mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 08:06:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>La condamnation de Saber Chouchane relance le débat sur la liberté d'expression en Tunisie et le respect dû aux institutions sur les réseaux sociaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Condamné à mort pour des publications critiques sur Facebook, Saber Chouchane, simple citoyen tunisien de 51 ans, cristallise les dérives d’un pouvoir de plus en plus répressif. Derrière l’affaire, un signal glaçant envoyé par le régime de Kaïs Saïed à une société civile déjà sous pression.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Saber Chouchane n’est ni militant politique, ni figure de la dissidence tunisienne. À 51 ans, ce père de famille sans emploi stable s’est fait connaître malgré lui par la sévérité de la peine prononcée à son encontre : une condamnation à mort, rendue le 1er octobre par un tribunal tunisien, sur la base de l’article 72 du Code pénal. Son tort ? Avoir publié, sur un compte Facebook au nom provocateur – «&nbsp;<em>Kaïs Saïed l’infortuné</em>&nbsp;» –, une série de messages jugés attentatoires à la forme du gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-limites-de-la-liberte-d-expression-a-l-ere-numerique"><strong>Des limites de la liberté d’expression à l’ère numérique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les faits, cette décision n’aboutira pas à une exécution : la Tunisie applique depuis 1991 un moratoire sur la peine capitale. Il n’empêche, la disproportion apparente entre l’acte – des publications à faible audience – et la sanction – la plus extrême prévue par le droit tunisien – a suscité un malaise dans l’opinion publique et dans certains cercles de la société civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il s’en étonner ? Pas forcément. Car cette affaire soulève une question plus vaste, et plus actuelle que jamais : celle des limites de la liberté d’expression à l’ère numérique. À une époque où les réseaux sociaux sont devenus des arènes incontrôlées, où chacun se fait tribun ou procureur, la tentation de l’outrance est constante. L’anonymat relatif offert par ces plateformes, la viralité des propos, la culture du clash – tout pousse à la démesure. Et parfois à la transgression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, dans une République, la liberté d’expression n’est pas l’absence de règles. Elle s’exerce dans un cadre : celui de la loi, celui du respect dû aux institutions, et surtout à la fonction présidentielle. Dans toutes les cultures politiques, le chef de l’État incarne la continuité de la nation. En Afrique comme ailleurs, il est, qu’on l’apprécie ou non, une figure d’autorité, dépositaire d’une légitimité populaire, et à ce titre, il mérite respect. Non pas dévotion, mais retenue. Non pas silence, mais mesure.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fermete-ne-saurait-remplacer-la-pedagogie"><strong>La fermeté ne saurait remplacer la pédagogie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne signifie pas que toute critique devient sacrilège, ni que le citoyen doit se taire. Mais il y a, entre la liberté et l’invective, une frontière. Celle que Saber Chouchane, à sa manière, a franchie – peut-être sans en mesurer les conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que cette affaire révèle, aussi, c’est la difficulté pour des systèmes judiciaires à s’adapter aux mutations de l’espace public numérique. Faut-il pour autant dégainer l’article 72 à la première incartade sur Facebook ? Probablement pas. À l’inverse, peut-on laisser se banaliser les discours de haine, les attaques&nbsp;<em>ad hominem</em>, les remises en cause violentes de l’ordre institutionnel ? Certainement pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’équilibre est délicat. Il suppose, de part et d’autre, responsabilité. Responsabilité des citoyens dans leur expression, mais aussi responsabilité des juges dans l’application des peines. La fermeté ne saurait remplacer la pédagogie, ni la loi se substituer à la prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car au fond, ce que cette affaire nous dit, c’est que l’avenir du débat public – en Tunisie comme ailleurs – dépend moins des tribunaux que de notre capacité collective à réapprendre les règles élémentaires du vivre-ensemble numérique. Cela commence par un principe simple : toute liberté s’arrête là où commence la dignité d’autrui. Et cela vaut aussi, et peut-être surtout, lorsqu’il s’agit de celle du chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la presse, matrice d’une nation en devenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[construction nationale]]></category>
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<p>Découvrez le rôle de la presse dans la construction du Mali, un acteur clé pour la cohésion nationale et la mémoire commune.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De la lutte anticoloniale aux défis sécuritaires contemporains, la presse malienne a toujours joué un rôle structurant dans la fabrication du lien national. Entre censure, pluralisme, résistance et résilience, elle a porté le souffle d’une République en devenir. Aujourd’hui encore, la soutenir, c’est investir dans l’avenir du Mali.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On s’illusionne souvent sur ce qu’est une nation. On croit qu’elle naît dans le fracas des indépendances, qu’elle se consolide par la seule volonté politique ou par la mise en place d’institutions formelles. Mais l’histoire enseigne une vérité plus subtile. &nbsp;Aucune nation ne se bâtit sans récit partagé, sans mémoire commune, sans regard critique sur elle-même. Or, la presse est, en Afrique comme ailleurs, l’un des principaux artisans de ce récit national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas malien est, à cet égard, exemplaire. De la période coloniale à nos jours, la presse n’a cessé d’accompagner, de questionner, de construire les différents moments de l’identité nationale malienne. Parfois encadrée, souvent entravée, elle a néanmoins survécu, persévéré, et, plus que toute autre institution, posé les jalons d’un avenir commun.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-parole-comme-instrument-de-liberation"><strong>La parole comme instrument de libération</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les années 1940, dans les pages fragiles de quelques publications encore sous surveillance coloniale, une parole nouvelle émerge. Celle de l’émancipation. Le Congrès de Bamako de 1946, moment fondateur du RDA, ne fut pas seulement une réunion de cadres politiques. Ce fut un moment d’éveil médiatique, où la presse devint un vecteur de conscientisation et un catalyseur de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La presse du Soudan français, bien avant l’indépendance, portait déjà les germes de la liberté. Elle interrogeait l’ordre établi, relayait les voix dissonantes, et contribuait à l’émergence d’une opinion publique. C’est par les mots que le Mali a commencé à exister politiquement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-etat-la-presse-et-la-nation"><strong>L’État, la presse et la nation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’indépendance proclamée en 1960 aurait pu consacrer une presse libre, garante du pluralisme. Il n’en fut rien. Le régime de Modibo Keïta, comme tant d’autres en Afrique postcoloniale, opta pour une presse d’État, au service de l’unité nationale et du projet socialiste. L’intention n’était pas mauvaise. Utiliser la presse comme outil d’éducation civique. Mais le monopole de la parole finit toujours par l’appauvrir. Et la liberté s’étiole quand la critique devient trahison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la dictature militaire de Moussa Traoré (1968-1991), la presse malienne entre dans une ère de censure structurée, où l’information devient outil de propagande. Pourtant, même sous cette chape de plomb, des voix résistantes surgissent. Des journaux clandestins circulent. Des journalistes s’exilent ou écrivent entre les lignes. Car la vérité finit toujours par chercher une forme, fût-elle imparfaite.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-breve-fenetre-de-liberte"><strong>Une brève fenêtre de liberté</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">1991, le vent de la démocratie balaie le vieux régime. La presse, en première ligne des mouvements de contestation, retrouve ses droits. Elle devient multiple, dynamique, foisonnante. Radios libres, hebdomadaires critiques, titres indépendants. &nbsp;Le Mali connaît une effervescence médiatique sans précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant deux décennies, la presse accompagne le renouveau démocratique. Elle informe, débat, critique. Elle dérange aussi. Car en Afrique, comme ailleurs, la liberté d’informer est d’autant plus précieuse qu’elle est fragile.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-media-sous-pression-dans-un-etat-sous-tension"><strong>Un média sous pression dans un État sous tension</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2012, la crise sécuritaire, l’instabilité politique, les transitions successives et les défis économiques ont de nouveau fragilisé l’écosystème médiatique malien. La liberté de ton recule. Les pressions, parfois armées, parfois financières, réduisent les marges d’indépendance. Mais malgré les menaces, la presse continue d’exister. Elle rend compte du conflit, elle donne la parole aux oubliés, elle documente les fractures et, parfois, propose des chemins de réconciliation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les journalistes maliens affrontent non seulement la précarité matérielle, mais aussi le poison de la désinformation, la pression des réseaux sociaux, et le soupçon permanent d’allégeance. Pourtant, leur mission reste la même : servir la vérité, nourrir la citoyenneté, éclairer la complexité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-presse-comme-boussole-de-la-nation"><strong>La presse comme boussole de la nation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali comme ailleurs, le combat pour la liberté de la presse est un combat pour l’avenir. Il n’y aura pas de stabilité politique, pas de cohésion sociale, pas de paix durable sans médias libres, rigoureux et reconnus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La presse n’est pas un simple miroir du pouvoir ou un instrument de critique. Elle est l’un des piliers invisibles de la construction nationale. À travers ses récits, ses dénonciations, ses espoirs, elle forge une mémoire, structure un débat, donne corps à une communauté de destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps que les autorités, les citoyens, et les partenaires internationaux le comprennent. Soutenir la presse malienne, c’est investir dans le Mali lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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