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	<title>Archives des le préfet de Gourma-Rharous &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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		<title>Otage au Mali : une enquête exclusive sur le dossier Drissa Sanogo, deux ans après son rapt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 08:38:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Alors qu'il se rendait à Gourma-Rharous où il servait l’Etat malien, le préfet Drissa Sanogo a été enlevé par des hommes armés. C’était le 02 mai 2020. Deux ans après son rapt, nous avons enquêté pendant trois semaines sur l’état de son dossier.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Alors qu&rsquo;il se rendait à Gourma-Rharous où il servait l’Etat malien, le préfet Drissa Sanogo a été enlevé par des hommes armés. C’était le 02 mai 2020. Deux ans après son rapt, nous avons enquêté pendant trois semaines sur l’état de son dossier.</strong></p>



<p>Drissa Sanogo était le préfet du cercle de Gourma-Rharous. Poste qu&rsquo;il occupait depuis 2018 après avoir servi dans des zones comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_de_Bafoulab%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bafoulabé</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/San_(Mali)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">San</a>. Le 02 mai 2020, il est enlevé entre Tombouctou et la ville de Rharous, aux environs de 16 h GMT. Il quittait la ville de Tombouctou pour regagner son poste juste après les <a href="https://saheltribune.com/elections-legislatives-deputes-malheureux-remettent-memorandum-missions-diplomatiques/">élections législatives</a> de 2020.</p>



<p>Selon les informations de sa famille, recoupées auprès d’autres sources, ils étaient cinq personnes arrêtées au cours de leur voyage. <em>«&nbsp;Qui est le préfet </em>[parmi vous]<em>&nbsp;»</em>, ont-ils demandé puisque la cible était en civil ce jour-là dans le véhicule. Les autres ont été libérés sur le champ.</p>



<p>Son enlèvement avait fait écho à l’époque dans les journaux. Dans un <a href="https://www.google.com/amp/s/amp.rfi.fr/fr/afrique/20200505-mali-le-pr%25C3%25A9fet-rharous-enlev%25C3%25A9-hommes-arm%25C3%25A9s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élément</a> de Serges Daniel pour un média étranger, mis en ligne le 05 mai 2020, on explique que «&nbsp;<em>ses ravisseurs conduisaient trois motos&nbsp;</em>:<em> ils l’ont obligé à monter sur un des engins [et] les autres les ont suivis</em> ». D’après le récit du <a href="https://www.babelio.com/auteur/Serge-Daniel/26754">journaliste-écrivain</a> franco-béninois, il a été conduit vers <em>un véhicule 4×</em>4 en attente « <em>à une quarantaine de kilomètres plus loin</em>&nbsp;» du lieu où s’est passé le rapt.</p>



<p>Ils l’ont acheminé vers un endroit non connu pour le reste. Par qui&nbsp;? «<em>&nbsp;Le préfet Sanogo a été enlevé par le JNIM [Jamaat Nosrat el-Islam wal-Muslimin] juste après les élections législatives</em>&nbsp;», laisse entendre à <em>Sahel tribune</em> une source sécuritaire originaire de la localité. «<em>&nbsp;A l’époque, le JNIM enlève les personnes travaillant ou ayant des liens avec <a href="https://issafrica.org/fr/iss-today/les-enlevements-face-cachee-de-la-crise-malienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le gouvernement et ses alliés</a>&nbsp;</em>», ajoute notre source sécuritaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Lettres</strong></h3>



<p>Suite à son rapt, des intermédiaires ont proposé rapidement à l’État leur service en vue d’obtenir sa libération. «<em>&nbsp;Mais il fallait payer 10&nbsp;000&nbsp;000 de francs CFA (15&nbsp;000 euros)&nbsp;</em>», évoque l’article ci-mentionné. Interrogés sur l’histoire de ces dix-millions, ses enfants nous relatent avec réserve que «&nbsp;<em>ces négociations ne sont plus apparemment d’actualité</em>&nbsp;».</p>



<p>Ce qui est sûr, poursuivent-ils, « <em>après la <a href="https://saheltribune.com/otages-civils-militaires-exiger-liberation-collegues-administrateurs-civils-ring%e2%80%89/">marche pacifique de ses collègues</a> [15 octobre 2020, à Bamako], il y a un commerçant qui s’est proposé à payer la rançon pour qu’il soit libéré si le gouvernement arrive à trouver un terrain d&rsquo;entente avec  ses ravisseurs</em> ». Comme « <em>rien ne s’est passé par la suite</em> », la famille dit avoir perdu contact avec ce dernier.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<p>Autre information&nbsp;: selon sa famille, le préfet Drissa Sanogo est en vie aux dernières nouvelles, mais malade surtout avec le poids de l’âge (68 ans à la date de son rapt). Comment l’ont-ils su&nbsp;? A travers des lettres à la dizaine près dont deux reçues par l’intermédiaire d’une organisation humanitaire non gouvernementale, reconnue d’utilité publique par l’Etat malien depuis septembre 1965 (décret). Parmi ces lettres à la dizaine près, certaines ont été livrées via un autre canal. «<em>&nbsp;Il nous envoie des lettres pour nous donner de ses nouvelles. Il nous dit qu’il a besoin des médicaments car il est malade&nbsp;</em>», nous confie un de ses enfants cadets.</p>



<p>D’après ce dernier, il devait opérer ses yeux après son retour de son lieu de service. Mais «&nbsp;<em>malheureusement</em>&nbsp;», il a été enlevé. Il se plaint de ses yeux et d’autres maladies comme le palu. «&nbsp;<em>On lui envoie des médicaments à chaque fois qu’il en demande. C’est comme cela qu’on sait que notre père est encore en vie et [l’organisation humanitaire non gouvernementale] nous aide à nous faire parvenir ses lettres</em>&nbsp;», poursuit-il.</p>



<p>Aussi faut-il le rappeler, il y a quelques mois, le préfet Drissa Sanogo et le sous-préfet de Farako Ali Cissé sont apparus pour la première fois dans <a href="https://information.tv5monde.com/video/mali-les-otages-locaux-oublies-par-l-etat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une vidéo publiée</a> par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, «<em>JNIM</em>&nbsp;»). A en croire les confidences d’un préfet en service dans l’une de régions au septentrion du pays, contacté, ils sont à ce jour leurs seuls collègues encore en otage&nbsp;: l’un enlevé dans la région de Tombouctou (Drissa Sanogo) et l’autre dans celle de Ségou (Ali Cissé, 13 décembre 2019).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Chéquier</strong></h3>



<p>Selon nos informations, depuis son enlèvement, des négociations ont été engagées par l’État malien qui n’ont malheureusement pas donné de suite jusqu’aujourd’hui, mais elles continuent toujours. «&nbsp;<em>Le Gouverneur de Tombouctou et les autorités de Gourma-Rharouss, où il servait, continuent de multiplier les efforts malgré tout pour obtenir sa libération&nbsp;</em>», indique cette autre source sous anonymat. Il y a quelques mois, poursuit notre source, «<em> un nouveau préfet a été nommé</em>&nbsp;» à la tête de la préfecture de Gourma-Rharouss. &nbsp;</p>



<p>D’après les résultats de nos recherches, il s’agit du colonel Mamadou Sékou Traoré qui est nommé à ce poste lors du <a href="https://m.facebook.com/Presidence.Mali/photos/a.1082783818407776/5418583074827807/?locale=ms_MY&amp;_rdr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil des ministres malien</a> du 23 mars 2022. Avec comme premier adjoint, l’administrateur civil Lamine Kouyaté, nommé au même conseil des ministres.</p>



<p>S’agissant du cas de Drissa Sanogo, avec son enlèvement, la situation est devenue intenable pour sa famille. Cinq mois après son rapt, <a href="https://www.cnrtl.fr/definition/ch%C3%A9quier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le chéquier</a> du patriarche de la famille – qu’il leur avait laissé – est épuisé. Par conséquent, sa famille ne peut plus toucher à son salaire. «&nbsp;<em>Le gouvernement nous aide avec une somme chaque trois mois puisque le chéquier de mon père est fini cinq mois après son enlèvement&nbsp;</em>», raconte un de ses fils ainés qui dit se battre pour la famille.</p>



<p>Pour avoir accès à son compte, poursuit-il, «&nbsp;<em>la banque nous a demandés un papier devant être délivré par le ministère de l’administration territoriale et légalisé à la mairie, qui atteste qu’il est enlevé. Mais [l’Etat malien] a préféré&nbsp;procéder autrement au lieu de ‘’débloquer’’ le salaire pour la famille.</em> »</p>



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<iframe title="DR KEB - ABANA (Clip Officiel)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/69mH7DHTLX8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption><em>Premier clip officiel d’Amadou Kébé dit Dr Keb, rappeur et auteur compositeur malien, après sa <a href="https://saheltribune.com/otage-au-mali-le-jeune-rapeur-dr-keb-et-bacozy-enfin-libres/">libération</a> des mains de ses ravisseurs. Ex-otage enlevé dans le cercle de Gourma-Rharous. </em>«<em>&nbsp;ABANA [c’est fini]&nbsp;», compte YouTube Dr KEB Officiel.</em></figcaption></figure>



<p>Pour certaines de nos personnes ressources contactées, c’est un cas techniquement difficile à traiter étant donné que les cas d’enlèvement des fonctionnaires de l’Etat – dans l’exercice de leurs fonctions – ne sont pas prévus dans <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;url=https://www.drh-education.ml/files/Loi-02-053-Statut-General-Fonctionnaires.pdf&amp;ved=2ahUKEwiy-L-buYr4AhUNbRoKHc5yCx4QFnoECBwQAQ&amp;usg=AOvVaw1jSFmIwlksMJ_l0_doU4ze" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la législation malienne</a> en vigueur. Celle-ci date de décembre 2002, mais il existe un projet d’ordonnance portant sa modification qui est adopté lors du <a href="https://primature.ml/communique-du-conseil-des-ministres-du-mercredi-29-decembre-2021/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil des ministres</a> du 29 décembre 2021. Ces cas d’enlèvement, poursuivent nos personnes ressources, peuvent cependant être traités exceptionnellement, ou socialement comme le paiement de certaines primes à la famille, notamment celles dues à celle-ci, en attendant.</p>



<p>Aussi, apprend-on auprès de sa famille, le septuagénaire Drissa Sanogo a fait valoir ses droits à la retraite le 1<sup>er</sup> janvier 2022 alors qu’il est toujours en <a href="https://saheltribune.com/livre-otage-au-mali-dalain-maufinet-ou-le-parcours-malheureux-dun-amoureux-du-desert/">otage</a>. Près de trois mois avant, le 24 octobre 2021, toujours à son absence, «&nbsp;<em>un</em>&nbsp;» de ses enfants cadets s’est marié(e).</p>



<p>Nous avons contacté le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, et le <a href="https://saheltribune.com/entre-les-administrateurs-civils-et-le-gouvernement-cest-la-fin-des-haricots/">syndicat</a> autonome des administrateurs civils [resté en contact avec la famille de leur collègue]&nbsp;: ils n’ont pas souhaité répondre à nos préoccupations au moment où nous avons décidé de mettre cet article sous presse après plusieurs jours d’attente et de rappel.</p>



<p><strong>Sagaïdou Bilal</strong></p>



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<ul class="wp-block-list"><li><em>Cet article d’enquête est écrit dans le cadre du projet <a href="https://kenekanko.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kenekanko</a> de l’Observatoire citoyen contre l’impunité et pour la redevabilité — OCCIPRE, un consortium de Tuwindi, Amnesty International Mali et Free Press Unlimited (en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne au Mali).</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Vous pouvez aussi (re) lire : <a href="https://benbere.org/au-grin/au-sahel-la-question-des-otages-en-debat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Au Sahel, la question des otages en débat</a>, écrit par Sagaïdou Bilal pour Benbere et publié le 7 décembre 2020.</em></li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Par souci de protection de nos sources, au regard de <a href="https://saheltribune.com/mahmoud-dicko-au-forum-de-bamako-nous-sommes-face-une-impasse-totale/">la situation actuelle</a> du pays, nous avons opté d’emblée pour l’anonymat dans la rédaction de cet article.</em></li></ul>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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