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	<title>Archives des Laurent Gbagbo &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Ouattara et ses voisins : le crépuscule du « vieux bloc » ouest-africain</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 15:21:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À la veille de la présidentielle ivoirienne du 25 octobre 2025, Alassane Ouattara brigue un quatrième mandat dans un climat tendu. Entre exclusion des rivaux, répression des manifestations et isolement régional, la Côte d’Ivoire vacille entre mémoire des crises et peur du lendemain.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À 83 ans, Alassane Ouattara s’avance vers un quatrième mandat sous les applaudissements forcés de ses partisans et les soupirs fatigués d’une opposition décimée. À la veille du scrutin du 25 octobre, la Côte d’Ivoire se souvient de ses blessures passées et s’interroge : la stabilité promise n’est-elle pas devenue un autre nom pour l’immobilisme ?</em></strong></p>



<p>À Abidjan, les vieux démons s’agitent de nouveau. À la veille du scrutin du 25 octobre 2025, l’atmosphère politique en Côte d’Ivoire a la lourdeur d’une saison sèche qui ne veut pas finir. Les files de partisans, les tentes du RHDP, les affiches soigneusement retouchées du président Alassane Ouattara masquent mal une vérité simple : c’est une élection sans véritable adversité, dans un pays qui se regarde une fois de plus dans le miroir trouble de son passé politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-en-sursis-electoral"><strong>Un pays en sursis électoral</strong></h2>



<p>Cinq candidats seulement sur les soixante dossiers initiaux ont été validés par le Conseil constitutionnel. Exit Laurent Gbagbo, l’ancien président revenu des cendres de La Haye, recalé pour une histoire de casier judiciaire ; exit Tidjane Thiam, héritier d’Houphouët-Boigny et incarnation d’une opposition moderniste, déclaré inéligible pour raisons administratives ; exit encore Affi N’Guessan et Blé Goudé, figures déchues d’une gauche nationale divisée et surveillée.</p>



<p>Reste Ouattara, 83 ans, prêt à rempiler pour un quatrième mandat sous le prétexte juridique de la «&nbsp;<em>remise à zéro</em>&nbsp;» constitutionnelle. Les mots sont polis, la manœuvre, moins. Le pouvoir a verrouillé le jeu. Et l’opposition, décapitée, crie à la confiscation démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-fantomes-de-2010-et-la-tentation-du-deja-vu"><strong>Les fantômes de 2010 et la tentation du déjà-vu</strong></h2>



<p>En Côte d’Ivoire, les crises post-électorales ne se ressemblent jamais, mais elles s’enchaînent avec une régularité déconcertante. En 1999, le général Robert Guéï renversait Bédié au nom d’un salut national. En 2010, la bataille des urnes entre Gbagbo et Ouattara vira à la guerre civile, faisant 3 000 morts. En 2020, la candidature d’un Ouattara «&nbsp;<em>troisième mandat</em>&nbsp;» fit à nouveau descendre la rue, laissant 85 morts dans les quartiers populaires d’Abidjan.</p>



<p>Vingt-cinq ans après le premier putsch de son histoire, la Côte d’Ivoire vit toujours sous le règne du soupçon, entre la mémoire des crises et la peur du recommencement. Cette fois encore, les signes ne trompent pas : rassemblements interdits, opposants harcelés, journalistes bousculés, gaz lacrymogènes dans l’air d’Abobo. Le vieux pays du cacao et des cathédrales de béton se prépare à voter, mais sans conviction et sans confiance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ouattara-et-ses-voisins-la-solitude-du-president-roi"><strong>Ouattara et ses voisins : la solitude du président-roi</strong></h2>



<p>Dans la région, Alassane Ouattara est désormais un homme seul.<br>Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, unis dans l’Alliance des États du Sahel (AES), ont rompu avec la CEDEAO qu’il présidait naguère comme un club d’amis du libéralisme tempéré.<br>À Bamako, on raille «&nbsp;<em>le doyen du bloc occidental africain</em>&nbsp;» ; à Niamey, on se souvient des sanctions économiques imposées avec son aval. Le Nigeria d’Asiwaju Tinubu regarde ailleurs, accaparé par ses propres fissures internes. Quant au Sénégal, en pleine recomposition, il n’a plus l’enthousiasme d’antan pour le «&nbsp;<em>modèle ivoirien</em>&nbsp;».</p>



<p>Ouattara demeure, à sa manière, le dernier des mohicans de la vieille CEDEAO, un patriarche entouré de nouveaux régimes militaires dont il ne comprend ni la posture, ni le langage. Ses alliés sont désormais des technocrates européens et des bailleurs internationaux ; ses ennemis, des souverainistes nationaux qui, de Ouagadougou à Bamako, redessinent la carte du pouvoir ouest-africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-ordre-a-bout-de-souffle"><strong>Un ordre à bout de souffle</strong></h2>



<p>Les partisans d’Alassane Ouattara parlent de stabilité, de croissance, de continuité.<br>Mais à Abidjan comme à Bouaké, ce mot sonne creux. Sous la façade des tours vitrées du Plateau, les frustrations s’accumulent. Dans les quartiers, on murmure que «&nbsp;<em>le vieux&nbsp;</em>» ne veut pas lâcher ; dans les chancelleries, on se demande jusqu’où il ira pour imposer son dernier mandat.</p>



<p>La Côte d’Ivoire, naguère moteur de la sous-région, se replie sur elle-même, surveillée par ses propres forces de sécurité et ignorée par ses anciens alliés africains.<br>Le temps de l’houphouëtisme triomphant est loin. Désormais, le pays s’avance vers le scrutin avec la peur au ventre, la mémoire du sang encore vive, et un président qui, à 83 ans, semble vouloir entrer dans l’histoire à la force du décret.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-morale-ivoirienne-d-un-vieux-conte-africain"><strong>La morale ivoirienne d’un vieux conte africain</strong></h2>



<p>Comme souvent en Afrique de l’Ouest, le pouvoir a l’allure d’une promesse non tenue.<br>La Côte d’Ivoire, hier symbole de renaissance démocratique, se retrouve au bord d’un nouveau paradoxe : trop stable pour être libre, trop verrouillée pour être apaisée.</p>



<p>Alassane Ouattara voulait incarner la modernité, il risque désormais de symboliser la permanence du pouvoir. Et dans cette région où les transitions s’improvisent souvent au son des bottes, son isolement pourrait bien être le prix de sa longévité.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Présidentielle ivoirienne : le sacre annoncé d’Ouattara face à une opposition décapitée</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 20:46:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Présidentielle ivoirienne d'octobre 2025 approche. Découvrez les implications de la candidature d'Alassane Ouattara sur la démocratie.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Abidjan, tout semble déjà joué : le 25 octobre, Alassane Ouattara, 83 ans, part pour un quatrième mandat, adoubé par un Conseil constitutionnel docile et débarrassé de ses rivaux. Une victoire annoncée qui interroge : la Côte d’Ivoire s’offre-t-elle la stabilité, ou s’enferme-t-elle dans une démocratie sans alternance ?</em></strong></p>



<p>À Abidjan, rien ne change et tout recommence. Le 25 octobre prochain, les électeurs ivoiriens iront voter, ou plutôt se résigneront à déposer un bulletin dont l’issue ne fait guère de doute. Alassane Ouattara, 83 ans, brigadera un quatrième mandat, validé sans sourciller par un Conseil constitutionnel désormais réduit au rôle de chambre d’enregistrement. Comme en 2020, comme en 2015, l’argument est rodé : la continuité, l’expérience, la stabilité. Mais derrière cette façade rassurante, l’air sent de plus en plus le renfermé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-decapitee"><strong>Une opposition décapitée</strong></h2>



<p>Laurent Gbagbo, radié pour une condamnation qu’il n’a jamais reconnue. Tidjane Thiam, écarté au nom de sa double nationalité. Deux figures majeures éliminées du jeu politique par un cocktail de manœuvres juridiques et d’arguties administratives. Résultat : un champ de bataille déserté, où s’avancent quelques candidatures marginales – Simone Gbagbo en ombre portée, Jean-Louis Billon en entrepreneur reconverti, Ahoua Don Mello en dissident orphelin. Face à ce paysage désolé, Ouattara est seul en scène. Une victoire assurée, mais sans adversaire. Un sacre, mais sans ferveur.</p>



<p>Treize ans de pouvoir, bientôt seize si tout se déroule comme prévu. Le vieil économiste formé au FMI est devenu ce qu’il avait juré de ne jamais être : un chef d’État accroché au fauteuil, brandissant la Constitution comme un bouclier à géométrie variable. Officiellement, son quatrième mandat est légal. Politiquement, il est une gifle à ceux qui espéraient un souffle nouveau. Le discours de la stabilité masque mal l’usure d’un système qui, à force de verrouiller la scène, étouffe toute alternance et entretient le spectre de nouvelles violences post-électorales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-sur-la-corde-raide"><strong>Un pays sur la corde raide</strong></h2>



<p>Car la Côte d’Ivoire n’est pas une île. Le Sahel voisin s’embrase, les djihadistes gagnent du terrain vers le sud, et les frontières du nord sont des passoires. Grand-Bassam en 2016, Kafolo en 2020 : les attaques ne sont pas un souvenir lointain, elles rappellent que l’éléphant ivoirien est vulnérable. Ajoutez à cela un contexte régional bouleversé : le Mali, le Burkina et le Niger, désormais ligués dans la Confédération des États du Sahel, tournent le dos à la CEDEAO et s’arriment à Moscou. Dans ce nouvel échiquier, Abidjan reste la pièce maîtresse de l’influence française et occidentale. Un atout stratégique, mais aussi une cible.</p>



<p>Premier producteur mondial, la Côte d’Ivoire continue de dépendre d’une fève qui ne nourrit plus ses planteurs. Six millions de personnes vivent du cacao, mais plus de la moitié sous le seuil de pauvreté. Sécheresse, qualité en baisse, transformation locale insuffisante : le modèle s’essouffle. Derrière les tours vitrées du Plateau, la jeunesse gronde, entre chômage chronique et inégalités régionales criantes. La croissance à 7 % ne se mange pas à table.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ultime-paradoxe"><strong>L’ultime paradoxe</strong></h2>



<p>Ouattara gagnera, sans doute dès le premier tour. Mais ce sera une victoire par défaut, plus proche d’une confirmation administrative que d’un véritable plébiscite. Le pays, lui, restera suspendu entre deux réalités : vitrine de stabilité pour les investisseurs étrangers, poudrière sociale et politique pour ses propres citoyens. Dans ce contraste se joue l’avenir ivoirien : celui d’un État présenté comme modèle régional mais prisonnier de ses vieux démons, incapable de penser la relève.</p>



<p>En Côte d’Ivoire, la présidentielle d’octobre 2025 n’est pas seulement une élection. C’est un révélateur : celui d’une démocratie qui tourne à vide, d’un pouvoir qui se survit à lui-même et d’un peuple qui, une fois encore, doit voter sans vraiment choisir.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : la tentation du quatrième mandat et le spectre de l’exclusion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 21:30:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Présidentielle 2025 en Côte d'Ivoire approche. Quels enjeux pour Alassane Ouattara et les candidats exclus ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À trois mois de la présidentielle, la Côte d’Ivoire se prépare à voter sans ses figures historiques. Alassane Ouattara, 83 ans, s’accroche à un quatrième mandat, tandis que Gbagbo, Thiam, Blé Goudé et Soro sont rayés de la liste électorale. Une élection verrouillée avant même d’avoir lieu, qui ravive le spectre des crises passées et pose la question centrale : quelle légitimité pour un président élu par défaut ?</em></strong><em></em></p>



<p>À Abidjan, le calendrier électoral a beau être fixé au 25 octobre 2025, la présidentielle ivoirienne a déjà commencé… sur fond de fractures anciennes, de calculs froids et d’un parfum de revanche qui sature l’air politique. Trois mots suffisent pour résumer l’équation : Ouattara, exclusion, colère.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ouattara-l-eternel-revenant"><strong>Ouattara, l’éternel revenant</strong></h2>



<p>À 83 ans, Alassane Dramane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, s’invite une nouvelle fois dans l’histoire. Le 29 juillet dernier, celui qui avait juré, la main sur le cœur en 2020, vouloir transmettre le flambeau à une nouvelle génération, s’est finalement résolu à briguer un quatrième mandat consécutif. Sa justification ? Les défis sécuritaires, monétaires et économiques «&nbsp;<em>sans précédent</em>&nbsp;» qui exigeraient, selon lui, expérience et continuité.</p>



<p>Un argumentaire qui sonne familier : en 2020 déjà, Ouattara avait cédé à la tentation de rester après le décès de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly. L’homme qui se rêvait en sage passeur de relais, en version ivoirienne de Nelson Mandela, est redevenu joueur de pouvoir pur et dur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-opposition-decapitee"><strong>L’opposition décapitée</strong></h2>



<p>Mais ce scrutin n’est pas qu’un duel entre un vieil homme et son ambition. C’est surtout le récit d’une opposition décapitée. Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro, tous exclus de la liste électorale par la CEI, au nom de condamnations judiciaires ou de nationalités jugées incompatibles. Une véritable purge politique, que les adversaires qualifient de stratégie d’élimination méthodique.</p>



<p>Le PPA-CI de Gbagbo et le PDCI de Thiam, naguère ennemis héréditaires, ont dû s’unir en un «&nbsp;<em>Front Commun</em>&nbsp;», étrange mariage de raison forgé par l’exclusion. Simone Ehivet Gbagbo, en embuscade, a lancé sa propre coalition. Résultat : une opposition fragmentée, contestataire, mais privée de ses têtes d’affiche.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-des-vieux-demons"><strong>Le retour des vieux démons</strong></h2>



<p>Le décor est planté : manifestations réprimées, arrestations ciblées, violences sporadiques à Gagnoa, Abidjan ou Bouaké. Comme un écho funeste à la crise de 2010-2011, qui avait laissé plus de 3 000 morts. L’ombre du chaos plane, mais chacun fait semblant de l’ignorer.</p>



<p>À l’étranger, la CEDEAO envoie ses missions d’observation, promet 200 superviseurs électoraux, rédige des communiqués policés. Mais la vraie question est ailleurs : quelle légitimité pour un président réélu face à des adversaires bannis avant même le coup d’envoi ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-qui-cache-la-tempete"><strong>Une économie qui cache la tempête</strong></h2>



<p>Officiellement, la Côte d’Ivoire se porte bien : croissance de 6,5 % en moyenne entre 2021 et 2023, infrastructures modernisées, hub régional consolidé. Mais derrière les chiffres miroirs se cachent des fractures sociales béantes, une jeunesse désabusée — 75 % de la population a moins de 35 ans — et une soif de renouvellement qui ne trouve aucun exutoire politique.</p>



<p>Et comme si cela ne suffisait pas, l’instabilité du Sahel voisin (Mali, Burkina Faso, Niger) nourrit des inquiétudes sécuritaires. À la frontière nord, l’onde de choc de l’Alliance des États du Sahel rappelle qu’Abidjan, malgré ses tours de verre et son glamour économique, n’est jamais à l’abri des convulsions régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-impasse-ivoirienne"><strong>L’impasse ivoirienne</strong></h2>



<p>À trois mois du scrutin, trois scénarios se dessinent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un Ouattara réélu sans gloire mais avec l’appareil d’État,</li>



<li>une opposition mobilisée dans la rue mais incapable d’empêcher le scrutin,</li>



<li>ou, pire, le retour d’un cycle de violences que l’on croyait enterré.</li>
</ul>



<p>Dans ce pays-phare de l’Afrique de l’Ouest, l’élection de 2025 ne se joue pas seulement à Abidjan : elle symbolise l’éternel dilemme africain entre continuité autoritaire et renouvellement incertain.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire :  quatrième mandat de Ouattara, entre légalité constitutionnelle et risques d’instabilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 20:18:00 +0000</pubDate>
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<p>Les répercussions de la candidature d’Alassane Ouattara au quatrième mandat : enjeux démocratiques et tensions sociales à l’horizon 2025.</p>
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<p><strong>L’annonce par le président ivoirien Alassane Ouattara de sa candidature à un quatrième mandat lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025 marque un tournant à la fois politique, institutionnel et symbolique pour la Côte d’Ivoire. Si le chef de l’État invoque la légalité de sa démarche en se fondant sur la réforme constitutionnelle de 2016, cette décision ravive de profondes inquiétudes sur la résilience démocratique du pays, la cohésion sociale et les implications sécuritaires et économiques, dans un contexte régional déjà extrêmement volatil.</strong></p>



<p>L’argument de la remise à zéro des mandats consécutifs grâce à la Constitution de 2016 a déjà été mobilisé lors de la présidentielle de 2020, suscitant de vives controverses. À l’époque, cette lecture du droit constitutionnel avait été jugée cynique par une large frange de l’opposition, qui y voyait une manœuvre pour pérenniser un pouvoir personnel. Le retour de ce même raisonnement en 2025, pour justifier une nouvelle candidature, ne fait qu’accentuer le malaise. Si le texte fondamental autorise effectivement cette possibilité, la répétition d’un tel acte électoral soulève des questions sur la culture démocratique en Côte d’Ivoire, où l’alternance politique reste perçue comme un exercice à géométrie variable.</p>



<p>La situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs figures de l’opposition, notamment l’ancien président Laurent Gbagbo ou encore Tidjane Thiam, ont été disqualifiées du processus électoral, réduisant de manière significative l’offre politique face à un président sortant disposant de tous les leviers de l’appareil d’État. Ce déséquilibre alimente un climat de défiance généralisée, qui risque d’attiser les tensions au fil de la campagne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-paix-fragile-face-aux-risques-securitaires"><strong>Une paix fragile face aux risques sécuritaires</strong></h2>



<p>Si la Côte d’Ivoire bénéficie aujourd’hui d’une relative stabilité institutionnelle, les cicatrices des crises passées ne sont pas complètement refermées. Le souvenir des violences post-électorales de 2010-2011, comme celles survenues en 2020, est encore vivace. La probabilité de tensions pendant la campagne électorale reste élevée, surtout si l’opposition ou une partie de la société civile estime que les règles du jeu ne sont pas équitables.</p>



<p>Sur le plan sécuritaire, le pays est également confronté à une menace jihadiste persistante dans ses régions septentrionales. Depuis l’attaque de Kafolo, la pression exercée par les groupes terroristes affiliés à AQMI et au JNIM s’est intensifiée. Les autorités ivoiriennes ont certes renforcé les capacités de surveillance et de riposte, mais le risque d’attaques ciblées ou d’infiltration dans les zones frontalières avec le Burkina Faso et le Mali reste réel. Dans un tel contexte, une instabilité politique intérieure viendrait accentuer la vulnérabilité du pays, créant un terrain favorable à une déstabilisation plus large.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-locomotive-economique-en-equilibre-instable"><strong>Une locomotive économique en équilibre instable</strong></h2>



<p>Sur le plan économique, la Côte d’Ivoire affiche l’un des taux de croissance les plus dynamiques de la sous-région, avec une projection de +6 % pour l’année 2025. Cette performance repose notamment sur la diversification des investissements, la stabilité monétaire assurée par l’ancrage au franc CFA et le développement des infrastructures. Toutefois, cette dynamique reste conditionnée à un climat politique apaisé et prévisible.</p>



<p>Toute dérive autoritaire, toute crise de légitimité électorale ou tout épisode de violence urbaine pourrait remettre en cause les engagements des bailleurs et faire fuir certains investisseurs. En tant que pilier économique de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire joue un rôle central dans les échanges régionaux. Une instabilité prolongée à Abidjan pourrait ainsi provoquer un effet domino sur les économies voisines, notamment celles déjà fragilisées comme le Mali ou le Burkina Faso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-continuite-institutionnelle-et-urgence-democratique"><strong>Entre continuité institutionnelle et urgence démocratique</strong></h2>



<p>La candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat incarne un paradoxe ivoirien, celui d’une légalité constitutionnelle invoquée dans un contexte de faible légitimité perçue. Si le président ivoirien entend garantir la continuité et la stabilité, cette démarche pourrait, à l’inverse, raviver les tensions, exacerber les divisions politiques et compromettre les acquis économiques.</p>



<p>L’enjeu pour la Côte d’Ivoire ne se résume pas à une simple élection, mais à la capacité du pays à affirmer sa maturité démocratique et à instaurer un jeu politique plus inclusif, condition essentielle pour préserver la paix sociale et consolider son rôle de leader régional.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
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		<title>Côte d’Ivoire 2025 : l’épreuve du miroir</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 17:48:53 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les enjeux de la présidentielle d'octobre en Côte d'Ivoire, un scrutin sous haute surveillance.</p>
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<p><strong><em>À Abidjan, la présidentielle d’octobre s’annonce comme un étrange huis clos : un scrutin verrouillé, une opposition décapitée, un président éternel. Et une démocratie qui, à force de manœuvres juridiques, finit par ressembler à un miroir déformant.</em></strong><em></em></p>



<p>Qu’est-ce qu’un scrutin quand les principaux opposants sont écartés, le favori est quasi plébiscité, et le débat, déplacé dans les prétoires et les conférences de presse ? À quatre mois de l’élection présidentielle ivoirienne, prévue pour le 25 octobre 2025, la Côte d’Ivoire se prépare moins à voter qu’à entériner — à valider un ordre établi, huilé, verrouillé.</p>



<p>Avec Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et Tidjane Thiam rayés de la liste électorale pour motifs judiciaires ou administratifs, le président Alassane Ouattara se retrouve face à lui-même. Et peut-être, seulement, à son image.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-tentation-d-un-quatrieme-mandat-ou-d-un-dernier-tour-de-piste"><strong>La tentation d’un quatrième mandat… ou d’un dernier tour de piste ?</strong></h2>



<p>Officiellement investi par son parti, le RHDP, le président Ouattara souffle le chaud et le flou : candidat, oui, mais peut-être pas. À 83 ans, l’homme fort d’Abidjan joue la montre, laisse ses lieutenants mobiliser les foules et multiplie les déclarations sibyllines — comme ce 22 juin au stade d’Ebimpé, devant 60 000 partisans déchaînés : «&nbsp;<em>Je prendrai ma décision en mon âme et conscience</em>&nbsp;».</p>



<p>En réalité, tout semble déjà joué. Depuis le tour de passe-passe constitutionnel de 2020 qui lui a permis un troisième mandat, l’idée d’une nouvelle candidature choque moins qu’elle ne lasse. Le débat juridique a été tranché, au profit du prince. Reste le débat éthique. Et celui-là, seul l’Histoire le juge.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-reduite-a-l-etat-d-ombre"><strong>Une opposition réduite à l’état d’ombre</strong></h2>



<p>Privée de ses têtes d’affiche, l’opposition tente de reconstituer ses forces : Gbagbo et Thiam, bien que disqualifiés, se sont rapprochés dans un front inédit ; pendant que le PDCI, le FPI, le MGC de Simone Gbagbo et les débris du Soroïsme se regroupent sous l’étiquette de la Coalition pour l’Alternance Pacifique (CAP).</p>



<p>Mais comment peser sur un processus dont les règles excluent a priori les challengers sérieux ? À défaut de bulletins, c’est la rue que certains envisagent comme levier. Gbagbo a déjà lancé le mouvement «&nbsp;<em>Trop, c’est trop</em>&nbsp;», dénonçant une dérive autoritaire, un glissement vers le parti unique. Le verbe est là. Mais la dynamique populaire, elle, reste incertaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-parrainages-cei-reformes-l-illusion-participative"><strong>Parrainages, CEI, réformes : l’illusion participative</strong></h2>



<p>Depuis 2020, un système de parrainage citoyen impose aux candidats de collecter des milliers de signatures à travers le pays. Officiellement, il s’agit d’éviter les candidatures fantaisistes. Officieusement, c’est un filtre de plus, opaque, potentiellement redoutable pour ceux qui ne disposent pas de l’appareil d’État.</p>



<p>Pendant ce temps, la Commission électorale indépendante, toujours décriée pour sa composition jugée déséquilibrée, organise réunions et formations. De l’huile dans les rouages, sans que personne n’ose vraiment interroger la légitimité du moteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-democratie-sous-perfusion-une-stabilite-en-trompe-l-oeil"><strong>Une démocratie sous perfusion, une stabilité en trompe-l&rsquo;œil</strong></h2>



<p>La Côte d’Ivoire d’ADO, c’est aussi un pays en croissance, en reconstruction, en apparence apaisé. Depuis 2011, l’infrastructure avance, les investisseurs reviennent, les conflits se sont déplacés vers les tribunaux. Mais à trop enterrer les contentieux politiques sous la chape de la stabilité, on en oublie leur pouvoir de résurgence.</p>



<p>En 2010, le scrutin s’était transformé en guerre civile. En 2020, des dizaines de morts ont accompagné la réélection d’Ouattara. À l’approche de 2025, les vieilles blessures sont encore là. Camouflées sous les discours, prêtes à se rouvrir au premier choc.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-et-apres-l-eternel-recommencement"><strong>Et après ? L’éternel recommencement</strong></h2>



<p>Si Alassane Ouattara se représente, il est probable qu’il l’emportera. Si l’opposition boycotte, ce sera un plébiscite. Mais que vaudra ce mandat de plus — ce sursis de pouvoir — dans une société qui réclame du souffle neuf, de la relève, de la justice équitable ?</p>



<p>Le vrai défi de la Côte d’Ivoire ne réside plus dans les chiffres d’une élection, mais dans la capacité de ses élites à céder la place, à construire une alternance crédible. Sans exclusion. Sans vengeance. Sans scénario pré-écrit.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
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		<title>L&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest confrontée à une crise des armes légères : pourquoi certains pays parviennent-ils mieux à la gérer que d&#8217;autres ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 08:14:41 +0000</pubDate>
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<p>Les recherches ont montré qu'à l'échelle mondiale, les armes légères augmentent la probabilité, l'intensité et la durée des conflits.</p>
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<p><strong>Les recherches ont montré qu&rsquo;à l&rsquo;échelle mondiale, les armes légères <a href="https://www.armscontrol.org/act/1998_08-09/mkas98" target="_blank" rel="noreferrer noopener">augmentent</a> la probabilité, l&rsquo;intensité et la durée des conflits.</strong></p>



<p>Les armes légères et de petit calibre <a href="https://unidir.org/sites/default/files/publication/pdfs//the-complex-dynamics-of-small-arms-in-west-africa-en-329.pdf#page=9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sont responsables</a> de la plupart des décès liés aux conflits sur le continent africain. On estime que <a href="https://oneearthfuture.org/news/stemming-tide-african-leadership-small-arms-and-light-weapons-control" target="_blank" rel="noreferrer noopener">100 millions</a> d&rsquo;armes légères circulent en Afrique. Environ <a href="https://www.giaba.org/media/f/613_519_giaba%20salw%20nexus-final.pdf#page=4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">8 millions</a> sont entre les mains d&rsquo;acteurs non étatiques en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p>En 1998, la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) <a href="https://unidir.org/sites/default/files/publication/pdfs//moratoire-ouest-africain-sur-les-armes-legeres-consultations-de-haut-niveau-sur-les-modalites-de-la-mise-en-oeuvre-du-pcased-fr-13.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">a établi</a> le premier moratoire au monde sur les armes légères et de petit calibre. Il est devenu une convention juridiquement contraignante en <a href="https://disarmamenthandbook.org/fr/manuel/bonnes-pratiques-parlementaires-recommandations-et-exemples/un-desarmement-qui-sauve-des-vies/les-armes-legeres-et-de-petit-calibre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2006</a>.</p>



<p>Dans un <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/14702436.2023.2188199?journalCode=fdef20" target="_blank" rel="noreferrer noopener">récent article</a>, j&rsquo;ai évalué la manière dont les membres de la CEDEAO ont appliqué la convention sur les armes légères et de petit calibre. Le respect de la convention varie d&rsquo;un pays à l&rsquo;autre et l&rsquo;article s&rsquo;intéresse à la légitimité politique nationale pour expliquer ces différences.</p>



<p>J&rsquo;ai utilisé les études de cas du Ghana et de la Côte d&rsquo;Ivoire pour appuyer cette explication.</p>



<p>L&rsquo;étude a révélé que la légitimité politique nationale était primordiale pour une application et un respect efficaces. La légitimité influence le comportement des États et des groupes nationaux. Un manque de légitimité peut conduire à des achats illégaux d&rsquo;armes légères et de petit calibre.</p>



<p>Les résultats suggèrent que la légitimité politique est importante pour la capacité des États à mettre en œuvre des accords de sécurité collective tels que celui sur les armes légères et de petit calibre. Les membres de la CEDEAO qui ont des problèmes de légitimité doivent être soutenus dans la mise en œuvre, car ils ne peuvent pas le faire individuellement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La légitimité de l&rsquo;État comme facteur de différenciation</strong></h3>



<p>Lorsqu&rsquo;un État est considéré comme légitime, c&rsquo;est parce que ceux qui détiennent le pouvoir l&rsquo;ont obtenu par des moyens largement acceptés et l&rsquo;exercent de façon légitime. Un État légitime est légal et a le pouvoir de donner des ordres. Les citoyens leur obéissent parce que les dirigeants ont une autorité morale. La légitimité d&rsquo;un État passe par l&rsquo;intégrité des élections le degré d&rsquo;adhésion des populations envers les gouvernements qui les représentent.</p>



<p>Lorsqu&rsquo;un État n&rsquo;agit pas de manière légitime, il s&rsquo;ensuit une opposition politique organisée et des luttes armées soutenues ou des insurrections. Lorsqu&rsquo;un gouvernement ne bénéficie pas d&rsquo;un soutien populaire, il recourt à des tactiques d&rsquo;intimidation, comme l&rsquo;obtention illégale d&rsquo;armes légères et de petit calibre, pour gouverner.</p>



<p>J&rsquo;ai examiné les tendances de la Côte d&rsquo;Ivoire et du Ghana en matière de respect des règles et le rôle de la légitimité de l&rsquo;État. Ces pays sont voisins et ont de nombreux points communs, mais ils diffèrent sur deux points : leur légitimité nationale et leur bilan en matière de mise en œuvre de la convention sur les armes légères de la région.</p>



<p>J&rsquo;ai évalué le respect de la convention en examinant les mesures prises par les pays pour lutter contre la production et la possession illégales d&rsquo;armes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Côte d&rsquo;Ivoire</strong></h3>



<p>La Côte d&rsquo;Ivoire est l&rsquo;un des pays qui a le plus violé les conventions sur les armes légères.</p>



<p>Par exemple, entre 2000 et 2011, le gouvernement de Laurent Gbagbo a acheté des armes de manière éhontée en utilisant des <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/14702436.2023.2188199?af=R&amp;journalCode=fdef20" target="_blank" rel="noreferrer noopener">documents illégaux</a>. Les experts en armement des Nations unies ont découvert de vastes quantités de munitions et d&rsquo;armes que le gouvernement de Gbagbo avait achetées illégalement. Une société liée à des personnes nommées par Gbagbo a illégalement vendu au gouvernement des armes d&rsquo;une valeur de <a href="https://www.occrp.org/en/biometric-bribery-semlex/how-semlex-and-gunvor-armed-the-ivorian-civil-war" target="_blank" rel="noreferrer noopener">16,3 millions de dollars</a>.</p>



<p>Les achats légaux ont également augmenté brusquement, représentant plus de <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/14702436.2023.2188199?journalCode=fdef20" target="_blank" rel="noreferrer noopener">50 %</a> des armes légères importées dans la région pour la seule année 2003.</p>



<p>Le non-respect de ces règles par le gouvernement de Gbagbo correspondait à des problèmes de légitimité interne. Les crises de légitimité liées aux processus électoraux ont provoqué les première et deuxième guerres civiles ivoiriennes entre 2002 et 2011, augmentant la demande d&rsquo;armes légères. Gbagbo, sous le contrôle duquel le régime de la convention sur les armes légères a été mis en place, a choisi de ne pas l&rsquo;appliquer en raison de sa faible légitimité politique.</p>



<p>L&rsquo;affaiblissement de la légitimité politique en Côte d&rsquo;Ivoire a fait dévier le respect de la convention en détournant l&rsquo;attention de Gbagbo et en réorientant l&rsquo;énergie de l&rsquo;opposition vers la conquête du pouvoir politique, qui nécessite davantage d&rsquo;armes.</p>



<p>Gbagbo a contesté les résultats des <a href="https://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Alassane-Ouattara-proclame-vainqueur-de-la-presidentielle-ivoirienne-_NG_-2010-12-03-559806" target="_blank" rel="noreferrer noopener">élections</a> de 2010, remportées par Alassane Ouattara. Il a acheté plus d&rsquo;armes illégalement pour s&rsquo;accrocher au pouvoir politique. En réponse, les combattants de Ouattara ont lancé une offensive militaire pour chasser Gbagbo du pouvoir.</p>



<p>Les combattants de Ouattara ont sollicité des armes légères illicites auprès de fournisseurs étrangers et des voisins. Lorsque les forces loyales à Ouattara sont sorties victorieuses, les rebelles élevés au rang de commandement militaire ont utilisé des armes illégales, tandis que les troupes loyales à Gbagbo ont combattu l&rsquo;État à partir de bases situées au Liberia.</p>



<p>En Côte d&rsquo;Ivoire, l&rsquo;illégitimité politique s&rsquo;est transformée en violence territoriale, mettant à mal le respect des règles par le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ghana</strong></h3>



<p>Au Ghana, il n&rsquo;existe aucune preuve connue de l&rsquo;achat illégal d&rsquo;armes par les autorités ghanéennes ou des groupes organisés. Mon argument est que cela est dû à la légitimité relativement forte de l&rsquo;État et de ses institutions.</p>



<p>Certains Russes et Ukrainiens <a href="https://www.jstor.org/stable/3568892" target="_blank" rel="noreferrer noopener">auraient enregistré</a> des sociétés écrans au Ghana et ont tenté d&rsquo;utiliser des en-tête falsifiés des ministères ghanéens de la Défense et des Affaires étrangères pour vendre des armes en 2003. Ces tentatives ont toutefois été déjouées.</p>



<p>Depuis qu&rsquo;il a adhéré à la convention de la CEDEAO, le Ghana a connu une stabilité politique accrue et une consolidation démocratique. La légitimité relative de l&rsquo;État ghanéen repose sur la volonté de l&rsquo;élite de réguler la concurrence pour le pouvoir politique.</p>



<p>La gestion consensuelle et efficace des différences sociales et des processus électoraux peut expliquer l&rsquo;absence de crise de légitimité de l&rsquo;État. La stabilité relative du Ghana minimise le recours aux armes.</p>



<p>Bien que le Ghana ait connu un taux de conformité élevé au niveau national, le pays dispose d&rsquo;un marché artisanal des armes très développé. Les gens fabriquent des armes au Ghana et <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/14702436.2023.2188199?af=R&amp;journalCode=fdef20" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les vendent à des acheteurs dans d&rsquo;autres pays</a> où la légitimité de l&rsquo;État a été remise en question.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion</strong></h3>



<p>En Côte d&rsquo;Ivoire, les problèmes de légitimité interne ont alimenté les comportements de recherche d&rsquo;armes légères et de petit calibre par des groupes étatiques et non étatiques. Au Ghana, l&rsquo;application de la convention sur les armes s&rsquo;est avérée plus efficace en raison de la légitimité nationale du pays.</p>



<p>Les résultats suggèrent que dans les régions troublées comme la zone de la CEDEAO, les caractéristiques nationales de l&rsquo;État ont une incidence sur l&rsquo;application des régimes de sécurité collective au niveau de l&rsquo;État et, au niveau régional, sur leur succès global.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/daniel-banini-1428954" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Daniel Banini</a>, Researcher and analyst, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/eastern-illinois-university-4998" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Eastern Illinois University</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/lafrique-de-louest-confrontee-a-une-crise-des-armes-legeres-pourquoi-certains-pays-parviennent-ils-mieux-a-la-gerer-que-dautres-205714" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/205714/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade" />
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		<title>Côte d’Ivoire : le PPA-CI reçoit froidement la grâce accordée à Laurent Gbagbo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Aug 2022 13:57:50 +0000</pubDate>
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<p>« Dans le souci de renforcer la cohésion sociale », le président ivoirien a accordé la grâce à l’ex-chef d’État Laurent Gbagbo. Suite à cette décision, le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), Parti de l’ex-Président Laurent Gbagbo, a fait une déclaration pour juger cette grâce insuffisante.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Samedi 6 août 2022, en prélude à la célébration du 62<sup>e</sup> anniversaire de l’indépendance de la République de Côte d’Ivoire, le Président ivoirien, Alassane Ouattara, a accordé la <a href="https://www.voaafrique.com/a/6672200.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">grâce</a> à son prédécesseur, Laurent Gbagbo. Visé par une condamnation de 20 ans de prison par la justice ivoirienne. Cette décision a été une douche froide pour les partisans de Laurent Gbagbo, qui s’attendaient à une amnistie pour leur mentor.</strong></p>



<p>« Dans le souci de <a href="https://unowas.unmissions.org/fr/une-paix-durable-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-repose-sur-le-renforcement-de-la-coh%C3%A9sion-sociale-la" target="_blank" rel="noreferrer noopener">renforcer la cohésion sociale </a>», le président ivoirien a accordé la grâce à l’ex-chef d’État Laurent Gbagbo. Suite à cette décision, le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), Parti de l’ex-Président Laurent Gbagbo, a fait une déclaration pour <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/cote-d-ivoire-le-parti-de-laurent-gbagbo-juge-la-grace-accordee-par-alassane-ouattara" target="_blank" rel="noreferrer noopener">juge</a>r cette grâce insuffisante.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une décision mitigée</strong></h3>



<p>Le PPA-CI, créé l’an dernier par <a href="https://saheltribune.com/apres-une-decennie-dabsence-laurent-gbagbo-foule-le-sol-ivoirien/">Laurent Gbagbo</a> (suite à sa rupture d’avec le Front populaire ivoirien), attendait que leur leader soit amnistié par le président Ouattara. Cette grâce annoncée samedi dernier <em>« ne correspond pas aux attentes légitimes de nos compatriotes »</em>, a indiqué ce <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-laurent-gbagbo-lance-un-nouveau-parti-politique-panafricaniste/">parti « <em>panafricaniste</em> »</a>. Aussi, Laurent Gbagbo se déclare en faveur d’une <em>« loi d’amnistie »,</em> qui efface la peine, contrairement à la grâce présidentielle, soutient Justin Koné Katinan, porte-parole du PPA-CI, dans une déclaration lue à la presse, rapporte TV5 Monde. Celui-ci a également rappelé que cette loi d’amnistie, devant concerner aussi, <em>« les prisonniers civils et militaires »</em> de la crise postélectorale sanglante de 2010-2011, avait été préconisée par le <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-reprise-du-dialogue-politique-de-la-derniere-chance/">dialogue politique</a>, initié par le pouvoir ivoirien en vue de la réconciliation nationale.</p>



<p>Le PPA-CI se félicite de l’annonce par le président Ouattara, du dégel des comptes de Laurent Gbagbo et du paiement de ses arriérés de rentes viagères, ainsi que de la libération conditionnelle de deux anciennes figures de l’appareil militaire et sécuritaire de son régime, condamnées pour leur rôle dans la <a href="https://www.ofpra.gouv.fr/sites/default/files/atoms/files/20_civ_chrono_2010-2011.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise de 2010-2011.</a> Selon le PPA-CI, Laurent Gbagbo estime qu’<em>« il est temps de fermer la parenthèse »</em> de cette crise qui a fait 3 000 morts, <em>« en suivant la voie ouverte par la Cour pénale internationale »,</em> qui l’a acquitté depuis mars 2021.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une question qui <em>« relève de la loi »</em></strong></h3>



<p>Au cours d’un long <a href="https://emedia.sn/LE-PPA-CI-VEUT-UNE-AMNISTIE.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">entretien télévisé</a>, mardi 9 août dernier, sur la demande d’amnistie faite par le camp de Laurent Gbagbo, le ministre ivoirien en charge de la réconciliation nationale, Kouadio Konan Bertin, a indiqué que l’amnistie de Gbagbo dépend de l’Assemblée nationale ivoirienne. <em>« L’amnistie relève de la loi, la loi se prend à l’Assemblée, au parlement. Si tant est que nos frères de PPA-CI veuillent une amnistie, alors même qu’ils ont des députés et un groupe parlementaire, pourquoi n’ont-ils pas emprunté cette voie eux-mêmes ? »,</em> a déclaré KKB, mardi dernier dans un entretien télévisé consacré au bilan de ses 20 premiers mois à la tête du ministère de la réconciliation nationale. Pour lui, la grâce <em>« est un premier pas »</em> que Laurent Gbagbo devait accepter dans le processus de réconciliation nationale, qui <em>« est la priorité ».</em></p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo lance un nouveau Parti politique panafricaniste</title>
		<link>https://saheltribune.com/cote-divoire-laurent-gbagbo-lance-un-nouveau-parti-politique-panafricaniste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 20:37:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Gbagbo]]></category>
		<category><![CDATA[parti politique]]></category>
		<category><![CDATA[PPA-CI]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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<p>Après 10 ans d’absence sur la scène politique ivoirienne, l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, marque son retour avec la création du nouveau Parti des Peuples Africains — Côte d’Ivoire (PPA-CI).</p>
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<p><strong>Après 10 ans d’absence sur la scène politique ivoirienne, l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, marque son retour avec la création du nouveau Parti des Peuples Africains — Côte d’Ivoire (PPA-CI).</strong></p>



<p>À la suite de son <a href="https://saheltribune.com/cote-divoire-le-divorce-consomme-entre-laurent-gbagbo-et-pascal-affi-nguessan/">acquittement</a> par la Cour Pénale internationale (CPI), l’ex-président ivoirien est <a href="https://saheltribune.com/apres-une-decennie-dabsence-laurent-gbagbo-foule-le-sol-ivoirien/">revenu en Côte d’Ivoire</a> le 17 juin dernier. Quatre mois après, il lance le PPA-CI, réalisant ainsi son retour au premier plan sur la scène politique de son pays, après dix ans d’absence.</p>



<p>Lors du <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/cote-d-ivoire-laurent-gbagbo-prepare-deja-ses-militants-la-resistance-pour-l-election-de" target="_blank" rel="noreferrer noopener">congrès constitutif du PPA-CI</a>, nouveau Parti de Laurent Gbagbo, tenu à Sofitel Hôtel ivoire, d’Abidjan, les 16 et 17 octobre 2021, l’ex-président Laurent Gbagbo a lui-même été élu — par acclamation — premier président du parti.</p>



<p>La création de ce nouvel instrument politique, qui concrétise le retour de Laurent Gbagbo sur la scène politique ivoirienne, reste un enjeu favorable à la réconciliation nationale. Un processus qui peine toujours à être un acquis dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest. <em>« Nous allons reprendre ensemble le chemin », </em>a lancé Laurent Gbagbo, devant plusieurs centaines de cadres et militants au congrès de ce nouveau mouvement qui se veut <em>« panafricain ».</em><em>« Ce nouveau Parti qui va naître viendra renforcer la vitalité démocratique »</em>, a déclaré Adama Bictogo, numéro 2 du Parti au pouvoir, qui était présent à la tribune du congrès du PPA-CI, samedi dernier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Je ferai de la politique jusqu’à ma mort !&nbsp;»</strong></h3>



<p>Dans son allocution, remplie d’anecdotes, Laurent Gbagbo est longuement revenu sur ses années d’incarcération à La Haye, entre 2011-2019. Il s’est prononcé sur les poursuites pour crimes contre l’humanité engagées par la Cour Pénale internationale (CPI) dont il a finalement été acquitté l’an dernier. À travers son allocution, l’ex-président ivoirien n’a pas manqué d’afficher sa volonté de faire la politique tant qu’il est vivant. <em>« Je ferai de la politique jusqu’à ma mort ! »</em>, a-t-il assuré, sous une ovation.</p>



<p>Concernant la prochaine présidentielle, prévue pour octobre 2025, et qui anime déjà les débats en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo a toutefois laissé planer le suspens sur ses intentions. <em>« À cet âge-là, après ce parcours-là, la sagesse c’est de se décider à partir. Mais j’ai décidé que je ne partirai pas brusquement… »,</em> a-t-il laissé entendre.</p>



<p>À noter que l’exécutif ivoirien envisage d’introduire une limite d’âge à 75 ans pour se présenter à l’élection présidentielle. Si cela se confirme, et le chef de l’État actuel, Alassane Ouattara (79 ans), et ses deux prédécesseurs, Henri Konan Bédié (87 ans) et Laurent Gbagbo (76 ans), seraient empêchés de concourir. Ces trois figures qui dominent la vie politique ivoirienne depuis une trentaine d’années seraient alors obligées de prendre leur retraite politique, gage de rajeunissement de la classe politique du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Il faut que les États africains s’unissent »</strong></h3>



<p>Maintes fois évoqué, mais jamais concrétisé. La concrétisation du concept des États-Unis d’Afrique semble une nécessité pour ce continent extrêmement riche, mais sous-développé par rapport aux autres. Cela, afin de relever les défis majeurs.</p>



<p>À travers cette nouvelle formation politique, Laurent Gbagbo se veut restaurateur de cette union des États africains qui peine à être une réalité. <em>« Regardez dans le monde et voyez quels sont les puissants, ce sont les pays grands de taille, la Chine, les États-Unis, la Russie, le Canada. Tant que nous sommes dans les micro-États, nous ne sommes rien. Il faut que les États africains s’unissent »</em>, a affirmé Laurent Gbagbo lors du congrès constitutif de son nouveau Parti.</p>



<p>En effet, ce nouveau Parti pourrait devenir une des principales forces d’opposition, avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-président, Henri Konan Bédié. Dans un manifeste, M. Bédié mentionne le <em>« recul évident des acquis démocratiques dans le pays » </em>et critique notamment <em>« la dépendance financière » </em>aux puissances étrangères.</p>



<p>Pour rappel, l’ancien président Laurent Gbagbo avait quitté le Front populaire ivoirien (<a href="https://saheltribune.com/tension-au-sein-du-fpi-affi-nguessan-livre-des-precisions/">FPI</a>), en août dernier, le laissant aux mains de Pascal Affi N’Guessan, son ancien Premier ministre avec lequel il est en rupture politique. Depuis 2014, ce Parti historique, fondé dans la clandestinité en 1982 par Laurent Gbagbo, était divisé entre les partisans de Pascal Affi N’Guessan et ceux restés fidèles à Laurent Gbagbo. Lors d’un comité organisé le 9 août dernier, il avait annoncé cette volonté de créer une autre famille politique.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : le divorce consommé entre Laurent Gbagbo et Pascal Affi N’guessan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Aug 2021 06:34:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise ivoirienne]]></category>
		<category><![CDATA[FPI]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Gbagbo]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Affi N&#039;guessan]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle ivoirienne]]></category>
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<p>Laurent Gbagbo a annoncé la création d’un nouveau parti politique. L'ex-président ivoirien entend abandonner le Front Populaire Ivoirien (FPI).</p>
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<p><strong>Après le retour dans son pays, l&rsquo;ex-président ivoirien a annoncé, lors d&rsquo;un meeting, la création d’un nouveau parti politique. Laurent Gbagbo entend laisser son ancien parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI), entre les mains de Pascal Affi N’guessan. Le divorce est consommé entre les deux anciens compagnons.</strong></p>



<p>« <em>Aujourd’hui, je suis revenu de prison, il nous faut avancer. Je propose&nbsp;: laissons Affi avec l’enveloppe qu’il détient. Nous allons baptiser le FPI autrement. Nous allons continuer à lutter. Le FPI, c’est nous. Nous allons changer de nom. C’est tout</em> », a laissé entendre, Laurent Gbagbo, lundi&nbsp;9&nbsp;août dernier, au Palais de la Culture d’Abidjan, rapporte <a href="https://www.jeuneafrique.com/1215527/politique/cote-divoire-pourquoi-laurent-gbagbo-abandonne-le-fpi-a-pascal-affi-nguessan/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jeune Afrique</a>. À travers cette annonce, le divorce est prononcé entre les deux acolytes.</p>



<p>Depuis <a href="https://saheltribune.com/apres-une-decennie-dabsence-laurent-gbagbo-foule-le-sol-ivoirien/">son retour</a> en Côte d’Ivoire, le 17&nbsp;juin dernier, une bataille semble éclatée entre lui et son ancien Premier ministre, Pascal Affi N’guessan autour du contrôle du FPI.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Crise interne au sein du FPI</strong></h3>



<p>Depuis la <a href="https://www.dw.com/fr/lessentiel-de-la-crise-en-c%C3%B4te-divoire-depuis-la-pr%C3%A9sidentielle-2010/a-6364159" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise de 2010-2011</a>, qui avait profondément affecté la stabilité de la Côte d’Ivoire avec <a href="https://www.fidh.org/IMG/pdf/cne_resume_rapport_d_enquete.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus de 3000 morts</a>, de nombreux blessés et personnes déplacées internes, le FPI, fondé par Laurent Gbagbo en 1982, est divisé en deux camps. L’un est resté fidèle à Laurent Gbagbo<em> « Gbagbo Ou Rien&nbsp;(GOR) »</em>. L’autre est resté fidèle à Pascal Affi N’guessan<em> « FPI légal ».</em></p>



<p>Le FPI, <em>« notre seul instrument de lutte politique est confisqué par Monsieur Affi N’guessan et malgré les nombreuses initiatives pour le raisonner, il s’arc-boute sur sa soi-disant légalité »</em>, peut-on lire dans un communiqué du FPI, publié à la suite d’une réunion des instances dirigeantes de Laurent Gbagbo. Le communiqué précise que Laurent Gbagbo <em>« a pris acte de la volonté et l’obstination de Monsieur Affi N’guessan de prendre en otage le FPI, foulant ainsi au pied les années de sacrifice des militantes et militants du parti. »</em></p>



<p>D’ores et déjà, l’ex-président ivoirien a <em>« demandé au comité central du (FPI) d’autoriser la mise en place d’un comité de préparation du congrès constitutif »</em> au nouveau parti, qui pourrait se tenir en octobre prochain.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Présidentielle de 2025</strong></h3>



<p>Le camp de Pascal Affi N’guessan, président du FPI, dit <em>« légal »</em> et reconnu par les autorités judiciaires ivoiriennes, avait estimé dans un communiqué que <em>« bien que membre fondateur du parti », Laurent Gbagbo « n’est pas le président en exercice du FPI ». </em>Dans ce communiqué, on indique que le FPI <em>« légal » « luttera de toutes ses forces contre le culte de la personnalité et l’aristocratie, le chemin de la dictature ».</em></p>



<p>Suite à son acquittement définitif, en mars dernier, L.&nbsp;Gbagbo a rencontré de nombreuses personnalités du pays, dont son <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210727-rencontre-au-sommet-entre-laurent-gbagbo-et-alassane-ouattara" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ancien rival</a> Alassane Ouattara, ainsi que Henri Konan Bédié. Mais il n’y a eu aucune rencontre avec Pascal Affi N’guessan, son ancien compagnon politique.</p>



<p>Cette annonce permet de comprendre mieux certains aspects qui restaient encore obscurs. La présidentielle de 2025 est pleine d’incertitude.</p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
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		<title>Après une décennie d’absence, Laurent Gbagbo foule le sol ivoirien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 17:37:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Gbagbo]]></category>
		<category><![CDATA[retour de Gbagbo]]></category>
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<p>En Côte d’Ivoire, l’ancien président de la République, Laurent Gbagbo est de retour au bercail après une décennie d’absence. Plusieurs de ses militants étaient au rendez-vous, ce jeudi&#160;17&#160;juin 2021. À&#8230;</p>
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<p><strong>En Côte d’Ivoire, l’ancien président de la République, Laurent Gbagbo est de retour au bercail après une décennie d’absence. Plusieurs de ses militants étaient au rendez-vous, ce jeudi&nbsp;17&nbsp;juin 2021.</strong></p>



<p>À l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo a été accueilli dans une ambiance bon enfant, ce jeudi&nbsp;17&nbsp;juin 2021, par ses partisants. Des chants d’honneur et cris de joie ont marqué cet événement qui se veut un tournant décisif pour la politique ivoirienne. Même les incidents qui ont précédé son arrivée n’ont pas pu enlever à cet accueil toute sa saveur.&nbsp; Des incidents condamnés par le porte-parole de Laurent Gbagbo, Katinan Koné&nbsp;: « <em>Le gouvernement n’a pas interdit un quelconque rassemblement pour l’accueil, et une police ne peut agir sans ordre des supérieurs</em> ». Insinuant une « <em>manipulation</em> », il estimait craindre pour la sécurité de l’ex-président.&nbsp; &nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Tourner définitivement la page de deux décennies de division »</strong></h3>



<p>Quelques heures avant l’arrivée de Gbagbo sur la terre de ses ancêtres, Simone Gbagbo s’est adressée aux Ivoiriens ainsi qu’au monde entier. Selon elle, ce retour de Laurent Gbagbo n’est que la <em>« conclusion positive et victorieuse</em> » de toutes les luttes menées depuis la crise post-électorale ayant conduit à leur arrestation. Cette arrivée du président du Front populaire ivoirien (FPI) « <em>ouvre de nouvelles perspectives</em> » pour la Côte d’Ivoire, a-t-elle martelé tout en demandant la libération des autres prisonniers des événements de 2010-2011.&nbsp;</p>



<p><em>Il s’agit d’« une étape importante dans le processus de réconciliation nationale</em> » entre les Ivoiriens, selon Guillaume Soro. Toutefois, celui-ci plaide également pour la <em>« libération de tous les prisonniers politiques et militaires encore en détention et le retour dans leur pays de tous les Ivoiriens contraints à l’exil</em> ».</p>



<p>« <em>Nous sommes arrivés au terme d’un combat politique et juridique qui a concerné la Côte d’Ivoire tout entière, qui a mobilisé l’engagement de toute l’Afrique et focalisé l’attention du monde entier</em> », a conclu Simone Gbagbo. « <em>Ce retour de ce fils de la Côte d’Ivoire doit être l’occasion de tourner définitivement la page de deux décennies de division et de conflits et de s’engager irrémédiablement sur la voie de la renaissance de notre patrie </em>», juge Guillaume Soro.</p>



<p><strong>F. Togola</strong></p>
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